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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-17T01:12:20+02:00</updated>
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   <title>"L’École des femmes" par Philippe Adrien... Une mise en lumière de la fragilité des destins</title>
   <updated>2013-10-08T18:51:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/L-Ecole-des-femmes-par-Philippe-Adrien-Une-mise-en-lumiere-de-la-fragilite-des-destins_a983.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/5938122-8849300.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-10-08T18:32:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L’histoire de "L’École des femmes" de Molière est connue : elle est celle de la séquestration d’une jeune fille abandonnée, Agnès. Son bourreau, Arnolphe alias M. de La Souche, veut la forcer au mariage tout en ne voulant pas être un mari trompé. Il a tout fait pour qu’Agnès soit bête et inculte.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5938122-8849300.jpg?v=1381251062" alt=""L’École des femmes" par Philippe Adrien... Une mise en lumière de la fragilité des destins" title=""L’École des femmes" par Philippe Adrien... Une mise en lumière de la fragilité des destins" />
     </div>
     <div>
      La tenue de la maison est absolument irraisonnable. Les femmes y passent pour le potage de l’homme et c’est là-bas que, du côté de la barbe, se veut la toute-puissance. Les serviteurs y sont particulièrement idiots. Le petit chat y meurt. Assurément les choux des potagers fussent-ils des chou-pins ne porteront pas de choupinettes.       <br />
              <br />
       Agnès ingénue découvre à rebours son intelligence, sa liberté et sa force dans l’amour avec un jeune homme, Horace.       <br />
              <br />
       De rebondissements en coups de théâtre, Molière sublime le thème traditionnel du mariage forcé. À la fois témoignage et plaidoyer pour la liberté, la pièce oscille entre réalisme, drame, comédie et farce jusqu’à un happy end d’apothéose. Frappée au coin du bon sens et de l’expérience, elle est pure comédie et offre à chaque comédien matière à chatoiement ; et au spectateur matière à divertissement et réflexion.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5938122-8849301.jpg?v=1381251063" alt=""L’École des femmes" par Philippe Adrien... Une mise en lumière de la fragilité des destins" title=""L’École des femmes" par Philippe Adrien... Une mise en lumière de la fragilité des destins" />
     </div>
     <div>
      Philippe Adrien qui met en scène fait confiance au texte, à la jeunesse et au jeu, laisse le plaisir de jouer se diffuser en toute liberté. Le jeu est juste, et le spectateur ravi voit le théâtre se nourrir du théâtre dans l’enfantement de sa vérité.       <br />
              <br />
       C’est ainsi que les costumes du XIXe siècle, les cousins d’Amérique présentés en amish, renforcent la cohérence interne de la pièce plutôt que d’apparaitre comme éléments anachroniques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5938122-8849304.jpg?v=1381251063" alt=""L’École des femmes" par Philippe Adrien... Une mise en lumière de la fragilité des destins" title=""L’École des femmes" par Philippe Adrien... Une mise en lumière de la fragilité des destins" />
     </div>
     <div>
      La proposition de faire d’Horace un jeune homme métis est une authentique intuition dramaturgique qui relie, densifie les destins des deux amoureux. Historiquement crédible, elle fait en effet d’Horace un enfant de l’amour entre un colon blanc de l’Amérique et une esclave noire.       <br />
              <br />
       Le spectateur adore la fraicheur et la vitalité de cette proposition qui renvoie à la fragilité des destins.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L’École des femmes" </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5938122-8849305.jpg?v=1381251064" alt=""L’École des femmes" par Philippe Adrien... Une mise en lumière de la fragilité des destins" title=""L’École des femmes" par Philippe Adrien... Une mise en lumière de la fragilité des destins" />
     </div>
     <div>
      Texte : Molière.       <br />
       Mise en scène : Philippe Adrien.       <br />
       Avec : Raphaël Almosni (Enrique et notaire), Vladimir Ant (Oronte), Gilles Comode (Alain), Pierre Diot (Chrysalde)       <br />
       Joanna Jianoux (Georgette), Valentine Galey (Agnès), Pierre Lefebvre (Horace), Patrick Paroux (Arnolphe).       <br />
       Scénographie : Jean Haas.       <br />
       Lumières : Pascal Sautelet, assisté de Maëlle Payonne.       <br />
       Musique et son : Stéphanie Gibert.       <br />
       Costumes : Cidalia Da Costa.       <br />
       Maquillages : Sophie Niesseron.       <br />
       Collaboration artistique : Clément Poirée.       <br />
       Direction technique : Martine Belloc.       <br />
       Habillage : Emilie Lechevallier et Françoise Ody.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 13 septembre au 27 octobre 2013 (prolongations jusqu'au 2 novembre).</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, le dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre de la Tempête, Salle Serreau, 01 43 28 36 36 .       <br />
       <a class="link" href="http://www.la-tempete.fr/" target="_blank">&gt;&gt; la-tempete.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Le Misanthrope version Sivadier... une féérie où Arsinoé est reine de la nuit</title>
   <updated>2013-06-14T16:37:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Misanthrope-version-Sivadier-une-feerie-ou-Arsinoe-est-reine-de-la-nuit_a919.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/5580961-8323237.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-06-04T17:17:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L’homme éructe, vitupère, vocifère, l’homme en colère… Alceste a l'humeur méchante, Alceste souffre de sincérité. Débordé par sa propre outrance, ne sachant plus où donner de la tête, il reste parfois abattu sur une chaise, à cour, à contempler les effets de son caractère sur le public et ses congénères…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5580961-8323237.jpg?v=1370359706" alt="Le Misanthrope version Sivadier... une féérie où Arsinoé est reine de la nuit" title="Le Misanthrope version Sivadier... une féérie où Arsinoé est reine de la nuit" />
     </div>
     <div>
      Ses congénères justement sont les enfants des précieuses : <span style="font-style:italic">babies precious</span>. Ils sont post punk post modern, post &quot;touskevouvoulé&quot;, ils extravaguent pauvres <span style="font-style:italic">fashion victim</span> et cherchent façon qui ne rime à rien. D’autant plus fragiles et pathétiques que leur extravagance impose exigence et médisance de tous les instants.       <br />
              <br />
       Alceste cherche solution à l'énigme de sa présence au monde.        <br />
              <br />
       À l’opposé des infatuations de tous genres. Sur la ligne de crête là où rudesse et rusticité seraient élégance et phrases justes et naturelles.        <br />
              <br />
       Alceste est sur la ligne de crête là où une rusticité de trop fait quitter l'urbanité et envoie au désert <span style="font-style:italic">Should i stay or should i go ?</span>       <br />
              <br />
       Alceste est misanthrope et amoureux. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5580961-8323238.jpg?v=1370359707" alt="Le Misanthrope version Sivadier... une féérie où Arsinoé est reine de la nuit" title="Le Misanthrope version Sivadier... une féérie où Arsinoé est reine de la nuit" />
     </div>
     <div>
      Avec Jean François Sivadier, qui met en scène &quot;Le Misanthrope&quot; de Molière avec Nicolas Bouchaud dans le rôle titre, le plateau technique a toujours raison et c’est pour le spectateur un enchantement que cette réalité qui ne craint pas de s’assumer pour mieux se sublimer. Le plateau fait exploser à la fois la farce et les personnages. <span style="font-style:italic">Deus ex machina</span> bien visible, il est un bateleur qui transforme tout en or et ses effets estomaquent. La pièce envoie tout le monde dans une féérie où Arsinoé est reine de la nuit.       <br />
              <br />
       Les comédiens dans une telle boîte magique sont à la fête, trouvent dans chaque inflexion du texte répons et amplification de l’espace. Le jeu est libre et expansif.       <br />
              <br />
       Les duos et les duels renvoient au rêve du meilleur du théâtre, du meilleur du cinéma, de celui capté dans la mémoire collective qui dans l’intensité réunit Arlequin à Colombine ou Charlie Chaplin à Virginia Cherrill.       <br />
              <br />
       L’énergie de Nicolas Bouchaud en Alceste est hénaurme, et ses compères et commères sont éblouissants.       <br />
              <br />
       La Célimène de Norah Krief est un double rééquilibré. Dans le miroir que son jeu tend à Alceste se lisent les liens sensibles (et visibles du seul public) qui fondent la complicité théâtrale.       <br />
              <br />
       Dans cette proposition scénique, Jean-François Sivadier donne en partage la tragédie du comique. Pris au piège de la lumière et du regard, l’homme ne peut que faire rire. C’est le mystère de Poquelin dit Molière.       <br />
              <br />
       Alors Jean-François Sivadier dans cette virtuosité se sert il de Molière ? Lui est-il fidèle ?       <br />
       Peu importe ! Il n’est de bonne trahison qui soit fidélité. Il suffit d’entendre les rires dans la salle.  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Misanthrope"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5580961-8323283.jpg?v=1370359707" alt="Le Misanthrope version Sivadier... une féérie où Arsinoé est reine de la nuit" title="Le Misanthrope version Sivadier... une féérie où Arsinoé est reine de la nuit" />
     </div>
     <div>
      Texte : Molière.       <br />
       Mise en scène : Jean-François Sivadier.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Véronique Timsit.       <br />
       Scénographie : Daniel Jeanneteau, Christian Tirole, Jean-François Sivadier.       <br />
       Collaboration artistique : Nicolas Bouchaud, Véronique Timsit.       <br />
       Avec : Cyril Bothorel, Nicolas Bouchaud, Stephen Butel, Vincent Guédon, Anne-Lise Heimburger, Norah Krief, Christophe Ratandra, Christèle Tual.       <br />
       Lumières : Philippe Berthomé, assisté de Jean-Jacques Beaudouin.       <br />
       Costumes : Virginie Gervaise.       <br />
       Perruques : Cécile Kretschmar.       <br />
       Son : Ève-Anne Joalland.       <br />
       Chant : Emmanuel Olivier.       <br />
       Durée : 2 h 30 sans entracte.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 22 mai au 29 juin 2013.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre de l’Odéon, Paris 6e, 01 44 85 40 40.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-odeon.eu/fr" target="_blank">&gt;&gt; theatre-odeon.eu</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Un bourgeois d'anthologie... au cœur de la compréhension du baroque et déjà dans la modernité</title>
   <updated>2012-07-03T23:18:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Un-bourgeois-d-anthologie-au-coeur-de-la-comprehension-du-baroque-et-deja-dans-la-modernite_a658.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/4477399-6722868.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-07-03T19:46:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Monsieur Jourdain vêtu de somptueux habits s’essaye au port de gentilhomme, à la vie de cour. Dans la version de Denis Podalydès, le bourgeois gentilhomme s’exerce au sein de son propre atelier. Celui-ci est parfaitement en ordre avec tous ses lés de tissus, ses rouleaux, sa table de coupe, ses squelettes de fauteuils à l’étage en attente de finition. Dans cette maison, on a le goût du tissu et du travail bien fait. Cet espace, avec ses moyens, va progressivement devenir le lieu de représentation de spectacle vivant. De théâtre danse. De comédie ballet.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4477399-6722868.jpg?v=1341338608" alt="Un bourgeois d'anthologie... au cœur de la compréhension du baroque et déjà dans la modernité" title="Un bourgeois d'anthologie... au cœur de la compréhension du baroque et déjà dans la modernité" />
     </div>
     <div>
      Monsieur Jourdain expérimente un programme d’éducation dont les règles de base sont simples. Apprendre l’escrime, la musique, la danse, la syntaxe, le bien parler… la comédie. Acquisition de la vélocité. Éprouvé, ce programme hérité des précieuses a mis à vif les nerfs de plus d’un noble. Ils ont tous ri aux dépens de l’un des leurs. Se moquer, ils savent. C’est le tour du bourgeois.       <br />
              <br />
       Madame Jourdain admoneste son mari pour ses ridicules prétentions et lui rappelle combien il finance trop, beaucoup trop les marquis impécunieux. Monsieur bat Madame.       <br />
              <br />
       Le spectateur est bien aux premières loges pour assister aux scènes d’un ménage qui finit en farce de coalition contre le père de famille. En apothéose.       <br />
              <br />
       Replacées dans le contexte, elles prennent la forme d’un hommage appuyé au grand père de Molière, tapissier qui aimait le théâtre, était de ces bourgeois de Paris qui ont aidé et financé le grand père de Louis XIV, Henri IV. Cet Henri IV justement pour laquelle monsieur Jourdain éprouve une réelle tendresse, déboussolé qu’il est, devant l’évolution des mœurs de la cour. Molière soutient implicitement la cause d’une noblesse du travail et peut être un paradis perdu .
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4477399-6722869.jpg?v=1341338636" alt="Un bourgeois d'anthologie... au cœur de la compréhension du baroque et déjà dans la modernité" title="Un bourgeois d'anthologie... au cœur de la compréhension du baroque et déjà dans la modernité" />
     </div>
     <div>
      Dans la logique du jeu théâtral, cette pièce révèle ainsi la proximité de Louis XIV et de son maître farceur. Quand il faut adopter un mode de polissage de la noblesse à la vie de cour, leur complicité dans le rire est totale. Et la nature du rire désigne qui fait vraiment tapisserie, qui est du côté de la gouvernance. Rira bien, parmi les spectateurs, qui rira le dernier. Le roi a son farceur et son farceur est le plus souple des courtisans qui sait danser et éviter les coups de bâton.       <br />
              <br />
       L’unité de lieu telle qu’elle est proposée par Denis Podalydès est une véritable intuition créatrice. Et la manière dans la mise en scène, à l’instar d’une mise en abyme, donne sens à toutes les instances du texte vers lesquelles convergent en toute cohérence tous ses éléments esthétiques.        <br />
              <br />
       L’objet théâtral de Denis Podalydès est précieux. Il fixe l’œuvre de Molière dans l’univers baroque (que des pionniers comme Jordi Savall, Francine Lancelot, Benjamin Lazar ont contribué à faire redécouvrir) Elle tient compte du public et se caractérise dans sa modernité par la vivacité et la fluidité des enchaînements entre la danse, le jeu, la musique. Jamais plaqués, glissant l’un sur l’autre sans heurts de la comédie à la danse par l’entremise de la musique et de la farce. Celle-ci porté par Pascal Rénéric est toujours pleine d’adresse, de grâces et de roueries. Dans les adresses au public, comme autant de clins d’œil, elle nourrit le rire et la poésie comme le font les clowns et donne du relief à tous les signes donnés.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4477399-6722871.jpg?v=1341338668" alt="Un bourgeois d'anthologie... au cœur de la compréhension du baroque et déjà dans la modernité" title="Un bourgeois d'anthologie... au cœur de la compréhension du baroque et déjà dans la modernité" />
     </div>
     <div>
      Ceux-ci sont riches dans tous les sens du terme.       <br />
              <br />
       Christian Lacroix avec ses costumes somptueux développe une réflexion sur l’art du tissu et de l’illusion qu’il procure. De la broderie surchargée au simple plissé, le vêtement de scène fonde le caractère de celui qui le porte, facilite et amplifie le jeu. Où quand l’extrême richesse d’une basque développe une vanité des vanités et l’oripeau le vivant et sa couleur du bonheur. La scène du sacre du Mamamouchi, par son inventivité et sa cohérence, sa vraisemblance interne, est à cet égard réellement étonnante.       <br />
              <br />
       Les personnages, portés par des comédiens avec leurs personnalités fortes et pourtant comme imprégnés du tempérament du metteur en scène, vivent une forme d’abstraction rêveuse que les musiciens impliqués dans l’action tirent soit vers la brillance, la pompe et la gaité de Lully, soit les tonalités plus sombres, plus archaïques du caractère que procurent les discrètes insertions de Delalande, Couperin ou Telemann.       <br />
              <br />
       La danse, elle, débridée, emprunte à toutes les traditions y compris contemporaines ou circassiennes et réconcilie tous les genres. De la bastonnade au mime, au menuet et autres contorsions, le final est éblouissant. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4477399-6722885.jpg?v=1341338698" alt="Un bourgeois d'anthologie... au cœur de la compréhension du baroque et déjà dans la modernité" title="Un bourgeois d'anthologie... au cœur de la compréhension du baroque et déjà dans la modernité" />
     </div>
     <div>
      Cette présentation dégage une forme de force et de quiétude intérieure. Assurément, au sein de cette manufacture, on peut s’essayer en gentilhomme, battre sa femme et subir la farce de ses proches en toute vraisemblance. C’est pourquoi dans cette mise en scène l’on peut rire sans gêne, sans moquerie, sans outrance.       <br />
              <br />
       Ce &quot;bourgeois gentilhomme&quot;, dans sa dimension complète de comédie ballet, est au cœur de la compréhension du baroque et pleinement ouvert sur le monde contemporain. Homogène et contrasté, il est une joie pour le spectateur. Et les enfants, leurs parents sont éblouis par la simplicité, la beauté, la densité de la représentation et rient bonnement. Un bourgeois d’anthologie à conserver dans les mémoires des familles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Bourgeois Gentilhomme"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4477399-6722887.jpg?v=1341338741" alt="Un bourgeois d'anthologie... au cœur de la compréhension du baroque et déjà dans la modernité" title="Un bourgeois d'anthologie... au cœur de la compréhension du baroque et déjà dans la modernité" />
     </div>
     <div>
      Comédie-ballet de Molière.       <br />
       Musique : Lully.       <br />
       Mise en scène : Denis Podalydès, Sociétaire de la Comédie Française.       <br />
       Direction musicale : Christophe Coin.       <br />
       Scénographie : Éric Ruf, Sociétaire de la Comédie Française.       <br />
       Costumes : Christian Lacroix.       <br />
       Chorégraphie : Kaori Ito.       <br />
       Lumières : Stéphanie Daniel.       <br />
       Maquillages et coiffures : Véronique Soulier-Nguyen.       <br />
       Collaboration artistique : Emmanuel Bourdieu.       <br />
       Avec : Isabelle Candelier (Madame Jourdain), Manon Combes (Nicole), Bénédicte Guilbert (Dorimène), Julien Campani (le Maître de musique et Dorante), Manuel le Lièvre (le Maître d'armes et le Grand Mufti), Francis Leplay (le Maître de philosophie), Hermann Marchand (Un laquais), Leslie Menu (Lucile et le Garçon tailleur), Nicolas Orlando (Un laquais), Pascal Rénéric (Monsieur Jourdain), Alexandre Steiger (le Maître tailleur et Covielle), Thibault Vinçon (le Maître de danse et Cléonte), Kaori Ito, Artemis Stavridi, Jennifer Macavinta (danseuses en alternance), Romain Champion, Cécile Granger, Marc Labonnette, Francisco Mañalich (chanteur).       <br />
       Avec 7 solistes de l'Ensemble Baroque de Limoges : Clavecin : François Guerrier, Olivier Fortin, Yvan Garcia ; Flute : Maria Tecla, Andreotti ; Hautbois : Lola Soulier ; Violons et alto : Nicolas Mazzoleni, Louis Creach.       <br />
       Durée : 2 h 50 (avec entracte).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4477399-6722892.jpg?v=1341338777" alt="Un bourgeois d'anthologie... au cœur de la compréhension du baroque et déjà dans la modernité" title="Un bourgeois d'anthologie... au cœur de la compréhension du baroque et déjà dans la modernité" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Spectacle du 19 juin au 21 juillet 2012.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 21 h, matinée le samedi à  15 h 30.       <br />
       Relâche le samedi le 14 juillet.       <br />
       Théâtre des Bouffes du Nord, Paris 10e, 01 46 07 34 50.       <br />
       <a class="link" href="http://www.bouffesdunord.com/" target="_blank">&gt;&gt; bouffesdunord.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Les dates de la tournée 2012-2013 :</b>       <br />
       ● 26 au 29 septembre 2012 : Les Théâtres de la Ville de Luxembourg. Réservation : 05 24 70 89 51.       <br />
       ● 13 octobre 2012 : Le Carré, Sainte-Maxime. Réservations : 04 94 56 77 77.       <br />
       ● 16 et 17 octobre 2012 : Théâtre Olympia, Arcachon. Réservations : 05 57 52 97 75.       <br />
       ● 20 et 21 octobre 2012 : Le Prisme, Elancourt. Réservation : 01 30 51 46 06.       <br />
       ● 23 au 25 octobre 2012 : Maison de la Culture, Amiens. Informations : 03 22 97 79 79.       <br />
       ● 9 au 16 novembre 2012 : Théâtre de la Place, Liège (Belgique). Réservation : 00324 342 00 00.       <br />
       ● 19 au 21 novembre 2012 : Opéra Royal de Versailles. Réservation : 01 30 83 78 98.       <br />
       ● 24 et 25 octobre 2012 : Opéra de Vichy. Réservation : 04 70 30 50 30.       <br />
       ● 1er et 2 décembre 2012 : Opéra de Massy. Réservation : 01 60 13 13 13.       <br />
       ● 6 au 8 décembre 2012 : CNCDC de Châteauvallon, Ollioules. Réservation : 04 94 22 02 02.       <br />
       ● 11 au 15 décembre 2012 : Théâtre de Caen. Réservation : 02 31 30 48 00.       <br />
       ● 19 et 20 décembre 2012 : Opéra de Limoges. Réservation : 05 55 45 95 95.       <br />
       ● 5 au 11 janvier 2013 : La Criée, Marseille. Réservation : 04 91 54 70 54.       <br />
       ● 15 au 18 janvier 2013 : Théâtre Royal de Namur (Belgique). Réservation : 081 226 026.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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