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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-15T00:50:53+02:00</updated>
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   <title>"Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux</title>
   <updated>2026-02-04T09:05:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Au-nom-du-ciel-Vol-au-dessus-d-un-nid-de-coucou-ou-le-meurtre-d-un-Palestinien-autiste-observe-a-hauteur-d-oiseaux_a4468.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2026-02-04T06:21:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le metteur en scène israélien Yuval Rozman, né à Tel-Aviv et installé en France où il a créé sa compagnie, clôt sa "Quadrilogie de ma Terre" par ce dernier volet saisissant d'humanité… vue à hauteur d'oiseaux. Impertinents à souhait dans leurs langages fleuris et leurs attitudes volatiles, un Bulbul, une Perroquet Drara et un Martinet Noir vont "survoler" le drame d'un jeune autiste palestinien abattu par un soldat de la police israélienne pour en faire entendre le tragique absolu. Le tour de force étant, qu'entre disputes de potaches et remarques déjantées, ce drame rebattu à longueur d'infos – au risque de nous laisser pétrifiés – reprend… vie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94076192-65631574.jpg?v=1770147192" alt=""Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux" title=""Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux" />
     </div>
     <div>
      Si, au siècle de Périclès, Aristophane avait invité en toute (fausse) innocence – dans sa comédie &quot;Les Oiseaux&quot; écrite en pleine guerre du Péloponnèse – la sagesse des volatiles comme recours à la folie guerrière des Grecs et de leurs Dieux avides de sacrifices, les trois spécimens à plumes, auxquels prêtent ici voix Yuval Rozman, ne manquent pas non plus de clairvoyance délicieusement (im)pertinente… Personnages hauts en couleur, dotés d'un franc-parler à faire pâlir les pères de toutes les Confessions, ils saturent de leurs voltiges acrobatiques l'espace du plateau, faisant de cette &quot;comédie noire&quot; un lieu terriblement lumineux.       <br />
              <br />
       Tout commence par une chanson du Bulbul qui, sur un air joyeux et plein de légèreté bonhomme, égrène sur sa guitare les composantes du drame s'étant déroulé sous leurs yeux d'oiseaux… Sa commère Drara, au beau plumage vert, s'embrouille avec lui tant son insouciance enjouée perturbe la lecture de l'écran faisant défiler minute par minute le contexte de la mort d'Iyad al-Hallaq, abattu aux portes de la vieille ville de Jérusalem par un soldat Magav (police israélienne des frontières). Contrastant avec la gravité de la situation terrestre, les volages hôtes vont se livrer à une dispute à hauteur des cours de récréation tant les plaisanteries-invectives du Bulbul farceur &quot;volent bas&quot;, vraiment très très bas, tout comme les répliques de la Drara agacée… Farce grotesque et pure tragédie juxtaposées dans la même unité de temps et de lieu, l'une et l'autre s'étayant, comme en calligraphie les déliés sont là pour faire ressortir les pleins.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94076192-65631575.jpg?v=1770147221" alt=""Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux" title=""Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux" />
     </div>
     <div>
      Duel verbal entre eux qui croisent leurs mots pour tenter de reconstituer ce que chacun peut dire de ce drame, eux qui, alors qu'ils guettaient le précieux jus s'échappant des sacs au-dessus du local à poubelles proche de l'entrée de Jérusalem Est, ont surplombé l'événement de leur poste d'observation… Quant au Martinet Noir, sa nonchalance mélancolique contraste avec la fougue de ses deux jeunes condisciples ailés auprès desquels il trouve réconfort ; un vieux sage sympathique, un peu fêlé du bocal, qui se laissera joyeusement embarquer à l'insu de son plein gré dans un jeu de devinettes plus ou moins scabreuses… Si cette première séquence de charades futiles est à vivre comme une respiration bienvenue (cf. plus haut) dans un récit chargé des actes d'un assassinat en règle, elle pourrait apparaître – pour certains terriens – démesurée dans son contenu et sa longueur… Ce serait là omettre que, chez les oiseaux, toutes les envolées sont permises…       <br />
              <br />
       Endossant tour à tour les rôles de l'assistante de vie du jeune autiste abattu, du policier ayant lancé l'alerte pour avoir confondu les gants noirs et le masque Covid portés par le jeune Palestinien avec l'attirail d'un terroriste, de l'agent de la police des polices interrogeant son collègue, du commandant Magav responsable de la jeune recrue qui a tué Iyad, du gardien du local poubelles, du juge du tribunal aussi rigoureux dans son interrogatoire des prévenus que fantaisiste dans ses remarques annexes, ou encore du jeune soldat israélien ayant tiré les coups mortels, les trois oiseaux vont mener &quot;ailes battantes&quot; l'enquête… où les musiques de western s'inviteront ainsi que les accords en-joués de Georges Brassens.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94076192-65631620.jpg?v=1770147253" alt=""Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux" title=""Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux" />
     </div>
     <div>
      Une enquête d'autant plus passionnante à suivre que chacun des représentants à plumes parlera avec sa personnalité propre. Goguenard de banlieue, féministe ne s'en laissant pas conter par son collègue mâle à la gouaille envahissante, vieux sage à la mémoire capricieuse et aux intestins déliés, se succéderont ainsi face à la Justice incarnée… par le Martinet Noir affublé de la perruque solennelle du juge. Quant au bureau de ce même juge trouvant refuge dans une boîte à kébab XXL pour examiner des faits eux à haute valeur tragique, quant à la reconstitution &quot;patte à patte&quot; du mouvement amorcé par le jeune homme pris pour cible et interprété par les volatiles en folie dans un ballet burlesque contrastant avec la mort annoncée, ils participent l'un et l'autre au même dessein : magnifier le burlesque pour mieux faire résonner le tragique à l'œuvre.       <br />
              <br />
       Quand viendra l'heure du verdict et que les chamailleries des oiseaux à &quot;la hauteur de vue&quot; différente s'apaiseront dans un élan d'amour, la conscience hors champ du téléscripteur défilant reconnaîtra l'entièreté de la responsabilité d'un régime qui <span style="font-style:italic">&quot;traite les Palestiniens comme des êtres inférieurs, comme des sous-hommes&quot;</span>. Et quand bien même le Martinet Noir sera-t-il victime d'un caillou perdu jeté par un manifestant en soutien au jeune Iyad, quand bien même la paix rêvée prendra-t-elle ainsi &quot;un plomb dans l'aile&quot; aussitôt qu'énoncée, la chute confiée à une chanson d'Elvis Presley colorera d'une immense note d'espoir l'étendue des terres (in)humaines.       <br />
              <br />
       Merci à ces trois oiseaux – nés de l'envol d'un auteur metteur en scène, lequel, comme Athéna née du crâne de Zeus délivre un message de sagesse et d'espoir en la raison – de nous avoir fait toucher, du bout de leurs ailes fantasques, les réalités sombres de nos passions guerrières transcendées… de manière aérienne.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 21 janvier 2026 dans la Grande salle Vitez du tnba - CDN de Bordeaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Au nom du ciel"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94076192-65631626.jpg?v=1770147302" alt=""Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux" title=""Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux" />
     </div>
     <div>
      Quatrième opus de &quot;Quadrilogie de ma terre&quot;, création novembre 2025.       <br />
       Texte : Yuval Rozman (édité chez Les Solitaires Intempestifs, novembre 2025).       <br />
       Mise en scène : Yuval Rozman.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Antoine Hirel.       <br />
       Collaboration à l'écriture : Gaël Sall.       <br />
       Avec : Cécile Fišera, Gaël Sall, Gaëtan Vourc'h.       <br />
       Scénographie et création lumières : Victor Roy.       <br />
       Création sonore : Roni Alter, accompagnée de Jean-Baptiste Soulard.       <br />
       Création costumes : Julien Andujar.       <br />
       Régisseur son : Quentin Florin.       <br />
       Régie Plateau : Nicolas Bignan.       <br />
       Régie générale : Christophe Fougou.       <br />
       Regard chorégraphique : Anna Chirescu.       <br />
       Accompagnement vol : Marc Bizet.       <br />
       Production : Compagnie Inta Loulou.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 2 h.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94076192-65631649.jpg?v=1770147420" alt=""Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux" title=""Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux" />
     </div>
     <div>
      <b>A été représenté du 21 au 24 janvier 2026 dans la Grande salle Vitez du tnba - Théâtre national Bordeaux Aquitaine (33).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">27 et 28 février 2026 :</span> deSingel - Centre d'art, Anvers (Belgique).       <br />
       5 et 6 mars 2026 : Grrranit - Scène nationale, Belfort (90).       <br />
       Du 18 et 20 mars 2026 : Théâtre de Liège (Belgique).       <br />
       Du 28 au 30 avril 2026 : Théâtre de la Croix Rousse (avec le Théâtre les Célestins), Lyon (69).       <br />
       Saison 26-27 en cours : Maison de la culture - Scène nationale, Bourges (18) ; Théâtre de l'Union - CDN, Limoges (87) ; Théâtre de Dijon Bourgogne - CDN, Dijon (21).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Les Vengeurs - Le Flower Killer" Un retour "théâtralement télévisuel" dans les années quatre-vingt, jouissif et libératoire</title>
   <updated>2024-10-01T20:57:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Vengeurs-Le-Flower-Killer-Un-retour-theatralement-televisuel-dans-les-annees-quatre-vingt-jouissif-et-liberatoire_a4054.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2024-10-02T07:23:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Un duo, surnommé les Vengeurs, est chargé d'enquêter sur la mort mystérieuse de plusieurs pervenches. Au cours d'une quête haletante, ces vengeurs vont côtoyer des personnages hauts en couleurs (voire totalement barrés) et mettre à jour un gigantesque complot destiné à déstabiliser le pays.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83189120-59596636.jpg?v=1727809074" alt=""Les Vengeurs - Le Flower Killer" Un retour "théâtralement télévisuel" dans les années quatre-vingt, jouissif et libératoire" title=""Les Vengeurs - Le Flower Killer" Un retour "théâtralement télévisuel" dans les années quatre-vingt, jouissif et libératoire" />
     </div>
     <div>
      Il a dû en falloir de l'imagination, de l'inspiration fertile et du temps, à Carlos Lafuente et à Jennifer Moret, pour élaborer une pièce semblable, rendant finalement hommage à la TV des années quatre-vingt, une télé définitivement obsolète, mais non dénuée de potentiel impérissable.       <br />
              <br />
       Inspirée en grande partie par la série &quot;Chapeau Melon et Bottes de cuir&quot; – mettant en scène le personnage de John Steed accompagné de différentes partenaires féminines dont la plus connue est Emma Peel, tous deux nommés ici Emmy Perle et Joe Speed, le couple mythique de la série –, la pièce &quot;Les Vengeurs&quot; est un spectacle délicieusement décalé et régressif, dont on peut dire qu'elle est <span style="font-style:italic">&quot;la seule série policière adaptée au Théâtre&quot;</span> (sic).       <br />
              <br />
       D'aucuns se souviendront aussi, en assistant à cette pièce, de certaines publicités, elles aussi désuètes, du moins celles et ceux les plus adeptes du petit écran ! Ou encore de &quot;Dallas&quot;, &quot;Zorro&quot; ou &quot;L'Homme qui valait trois milliards&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83189120-59596639.jpg?v=1727809101" alt=""Les Vengeurs - Le Flower Killer" Un retour "théâtralement télévisuel" dans les années quatre-vingt, jouissif et libératoire" title=""Les Vengeurs - Le Flower Killer" Un retour "théâtralement télévisuel" dans les années quatre-vingt, jouissif et libératoire" />
     </div>
     <div>
      Pour assister aux &quot;Vengeurs - Le Flower Killer&quot;, il est certes préférable d'aimer la comédie à la folie, et de savoir se laisser porter par elle. Préférable aussi d'aimer les bons jeux de mots frôlant l'absurde, d'aimer rire sans arrière-pensée. De se laisser porter. Juste pour passer un bon moment, simple et divertissant.       <br />
              <br />
       En revanche, il est fort probable – au risque de nous répéter – que l'écriture de la pièce n'a pas dû être aussi fluide. Car la transmission du rire n'est guère chose aisée. Ni celle de la parodie.       <br />
              <br />
       Pourtant, le résultat est probant, les six comédiennes et comédiens revêtent leurs différents costumes respectifs avec sincérité et véracité, portés(es) par un texte dont, par moments, peut-être, nous aurions préféré ne pas percevoir les insertions un peu trop &quot;prévisibles&quot;.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Après plusieurs réécritures, nous avons fait le choix de passer du sourire au rire tout en gardant la structure d'enquête policière solide. Nous avons &quot;poussé les curseurs&quot; en nous inspirant de l'humour déjà bien présent dans la série, pour en faire un divertissement assez potache, sans perdre de vue l'enquête&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Certes, les &quot;curseurs&quot; sont effectivement très haut placés à de nombreuses reprises pour ce qui est de l'humour, mais l'ensemble est en totale adéquation avec la mise en scène, ainsi que le choix des costumes. Une certaine plasticité dans les tenues des comédiennes qui, à bien y regarder, ne sont pas si démodées que cela (les tenues, pas les comédiennes !)… Et qui accordent à leurs silhouettes harmonieuses une élégance certaine.       <br />
              <br />
       Le public ressent une grande complicité entre les deux comédiennes et les quatre comédiens, laquelle apporte à cette comédie policière une jolie couleur ensoleillée malgré le meurtre des pervenches !       <br />
              <br />
       Par ailleurs, une dimension écolo de la pièce est finement ajustée, faisant un clin d'œil approprié à nos &quot;années 2000&quot;, et permet de reconcentrer le public plutôt habilement derrière une impression d'emblée farfelue.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Vengeurs - Le Flower Killer"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83189120-59596691.jpg?v=1727809127" alt=""Les Vengeurs - Le Flower Killer" Un retour "théâtralement télévisuel" dans les années quatre-vingt, jouissif et libératoire" title=""Les Vengeurs - Le Flower Killer" Un retour "théâtralement télévisuel" dans les années quatre-vingt, jouissif et libératoire" />
     </div>
     <div>
      &quot;Les Vengeurs - Le Flower Killer&quot;       <br />
       Texte : Carlos Lafuente et Jennifer Moret.       <br />
       Mise en scène : Jennifer Moret       <br />
       Avec : Thomas Bousquet, Hervé Terrisse, Jennifer Moret, Françoua Garrigues, Mathieu Montbroussous et Julie Bori en alternance avec Aline Parmenon.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 24 septembre au 24 décembre 2024.</span>       <br />
       Mardis à 21 h 15. Relâche le 29 octobre.       <br />
       Théâtre La Divine Comédie, Paris 9e,  01 42 46 03 63.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredivinecomedie.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatredivinecomedie.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Roméo et Juliette"... Passion tragique autant intemporelle que futuriste !</title>
   <updated>2024-03-19T12:30:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Romeo-et-Juliette-Passion-tragique-autant-intemporelle-que-futuriste-_a3844.html</id>
   <category term="Danse" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/78997826-57277281.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-03-19T11:38:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Sur une musique du compositeur russe Prokofiev et une création du chorégraphe britannique Matthew Bourne, la tragédie shakespearienne "Roméo et Juliette" bascule dans une époque très moderne, voire futuriste, avec sa scénographie et un focus particulier sur la violence dans les champs privé et institutionnel.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78997826-57277281.jpg?v=1710848444" alt=""Roméo et Juliette"... Passion tragique autant intemporelle que futuriste !" title=""Roméo et Juliette"... Passion tragique autant intemporelle que futuriste !" />
     </div>
     <div>
      Rideau sur un décor en briques blanches avec, côté jardin, une entrée avec des barreaux blancs surplombée par l'inscription &quot;GIRLS&quot; et, côté cour, la même entrée avec &quot;BOYS&quot; au-dessus. Au centre, une porte neutre et blanche. Nous sommes dans le &quot;Verona Institute&quot;, établissement ajouté à la trame de la tragédie shakespearienne pour nous plonger dans un espace-temps qui n'est pas celui de Vérone du XVIe siècle. La scénographie avec ses murs propres, blancs et les costumes de Lez Brotherston nous plongent dans une époque très moderne, voire futuriste, où la haine entre clans familiaux est prorogée par l'institution policière jusqu'à empêcher une passion amoureuse, celle de Roméo et Juliette.       <br />
              <br />
       Le ballet éponyme du compositeur, pianiste et chef d'orchestre russe Sergueï Prokofiev (Sergueï Sergueïevitch Prokofiev) (1891-1953) donne à la représentation du volume tragique et une forte tension rythmique. Il est un élément essentiel à la trame qui s'y joue et est composé de trois actes. Il a été écrit en 1935 après son retour en Union soviétique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78997826-57277283.jpg?v=1710848477" alt=""Roméo et Juliette"... Passion tragique autant intemporelle que futuriste !" title=""Roméo et Juliette"... Passion tragique autant intemporelle que futuriste !" />
     </div>
     <div>
      À l'entame de la représentation, la danse est géométrique, lui donnant un caractère froid, sans être dénuée de poésie et de grâce, avec des danseurs dont l'expressivité est furtive et presque absente. Les têtes se tournent vers le côté avec un cou en pivot, les troncs se baissent et les avant-bras jouent de mouvements de va-et-vient à hauteur de taille. Les gestuelles sont linéaires et anguleuses avec des trajectoires horizontales toujours mouvantes. Sur le plan vertical, les attitudes sont quasiment fixes avec, pour axe, la partie moyenne du corps.       <br />
              <br />
       Dans cette découpe à deux niveaux, la querelle familiale est symbolisée par la verticalité des corps presque statiques plantés sur leurs jambes vis-à-vis d'une passion amoureuse qui le transgresse, symbolisée par des membres supérieurs toujours en déplacement et qui s'opposent autant dans le rythme que dans la direction avec la gestique des troncs.       <br />
              <br />
       Est présent sur scène un policier armé d'un attirail qui ressemble plus à celui utilisé pour réprimer toute action violente qu'à rassurer et qui intervient physiquement afin, entre autres, d'enfermer Juliette. Avec cette incursion, la danse investit un champ beaucoup plus vaste qu'une violente querelle familiale et pointe aussi celui d'une société qui entre dans le champ privé des relations humaines, comme dans toute dictature.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78997826-57277294.jpg?v=1710848507" alt=""Roméo et Juliette"... Passion tragique autant intemporelle que futuriste !" title=""Roméo et Juliette"... Passion tragique autant intemporelle que futuriste !" />
     </div>
     <div>
      À l'exception des duos entre Juliette (Monique Jonas, Bryony Pennington) et Roméo (Paris Fitzpatrick, Andrew Monaghan), les danses sont essentiellement effectuées en groupe, composées de couples synchronisés avec des corps droits, oscillant, tournant ou s'abaissant.       <br />
              <br />
       Les mouvements deviennent parfois plus lâches, plus amples avec des membres inférieurs et supérieurs qui se glissent les uns dans les autres comme dans cette très belle séquence du balcon entre Roméo et Juliette. Cette fusion, nous la retrouvons en scène finale entre nos deux amants. La chorégraphie sous le balcon devient joyeuse, entraînante avec une gestique aérée et aérienne, les corps se touchant, se glissant l'un en appui de l'autre. Cela bascule avec les membres supérieurs de Roméo qui viennent se mettre en pivot pour que Juliette puisse être portée et être objet de bascule. Ils courent ensuite par petits pas joyeux.       <br />
              <br />
       Ces gestuelles sont antinomiques avec celles géométriques du début du spectacle. Entre la courbure des unes et &quot;l'angularité&quot; des autres se détachent au centre des danses beaucoup plus frontales et combatives. Ainsi alternent différentes ambiances portées par les chorégraphies comme baromètres de tensions et d'émotions.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78997826-57277316.jpg?v=1710848606" alt=""Roméo et Juliette"... Passion tragique autant intemporelle que futuriste !" title=""Roméo et Juliette"... Passion tragique autant intemporelle que futuriste !" />
     </div>
     <div>
      La scène finale, avec la mort de nos deux amoureux, fait écho à la scène du balcon où la première est source de vie quand la seconde est signal de mort. Le rouge sang sur leurs blouses détonne avec la blancheur immaculée que l'on retrouve essentiellement sur le plateau. Le blanc et le noir sont les deux couleurs de la scénographie, le noir représentant la violence et la mort, quand le blanc est celui de la vie et de l'amour.       <br />
              <br />
       L'interprétation est très belle avec une modernité et une variété chorégraphique qui donnent au spectacle une couleur audacieuse dans sa dénonciation actuelle de la violence des clans et des camps ainsi que de la modernité futuriste d'une société qui pourrait basculer, si les contrefeux numériques ne sont pas mis en place à temps, dans un mode opératoire d'investigation du champ strictement privé comme dans certaines dictatures.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Roméo et Juliette"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78997826-57277326.jpg?v=1710848634" alt=""Roméo et Juliette"... Passion tragique autant intemporelle que futuriste !" title=""Roméo et Juliette"... Passion tragique autant intemporelle que futuriste !" />
     </div>
     <div>
      D'après la pièce de Shakespeare.       <br />
       Direction artistique et chorégraphie : Matthew Bourne.       <br />
       Musique : Sergueï Prokofiev.       <br />
       Avec : Paris Fitzpatrick, Andrew Monaghan (Romeo), Monique Jonas, Bryony Pennington (Juliette), Danny Reubens, Richard Winsor (Tybalt).       <br />
       La compagnie : Matthew Amos, Tanisha Addicott, Tasha Chu, Carla Contini, Adam Davies, Anya Ferdinand, Jackson Fisch, Cameron Flynn, Euan Garrett, Kurumi Kamayachi, Daisy May Kemp, Hannah Kremer, Kate Lyons, Rory Macleod, Blue Makwana, Leonardo McCorkindale, Eleanor McGrath, Enrique Ngbokota, Harry Ondrak-Wright, Alan Vincent.       <br />
       Décors et costumes : Lez Brotherston.       <br />
       Lumières : Paule Constable.       <br />
       Orchestration : Terry Davies.       <br />
       Création sonore : Paul Goothuis.       <br />
       Associée à la direction artistique : Etta Murfitt.       <br />
       Associée à la chorégraphie : Arielle Smith.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1ère partie 1 h, entracte 20 minutes, 2e partie 35 minutes.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 au 28 mars 2024.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre du Châtelet, Grande Salle, Paris 1er, 01 40 28 28 40.       <br />
       <a class="link" href="https://www.chatelet.com" target="_blank">&gt;&gt; chatelet.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Romeo-et-Juliette-Passion-tragique-autant-intemporelle-que-futuriste-_a3844.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Du sang sur les planches avec "Smog… Polar théâtral"</title>
   <updated>2022-05-31T08:18:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Du-sang-sur-les-planches-avec-Smog-Polar-theatral_a3265.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/64979483-46465048.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-05-31T07:45:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Tout est question d'ambiance, de climat… "Smog", sous-titré "Polar théâtral", plonge racines et radicelles dans cette recherche d'ombres et de lumières où les instincts volent la vedette à la conscience. À la manière des grands films porteurs de ténèbres (ceux d'Hitchcock par exemple), la pièce commence dans un univers banal. Quotidien. La salle d'un bar avant l'ouverture. Un décor réaliste, rassurant car stéréotypé.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64979483-46465048.jpg?v=1639505960" alt="Du sang sur les planches avec "Smog… Polar théâtral"" title="Du sang sur les planches avec "Smog… Polar théâtral"" />
     </div>
     <div>
      Mais très vite l'histoire racontée ici jette une teinture sanglante sur les murs froids. Une jeune femme a été retrouvée morte non loin d'ici. Son cadavre gisant dans un égout. C'est dans ce bar qu'elle a été vue hier pour la dernière fois. C'est aussi dans cette salle que vont se dérouler les principaux interrogatoires menés par l'équipe de police. Mais également, en fond de scène, derrière un tulle, dans le laboratoire glacial du médecin légiste où le corps de l'assassinée viendra témoigner de toute sa chair mise à nu.       <br />
               <br />
       Le mystère, comme la brume, enveloppe tous les personnages, et pas seulement ceux que l'on soupçonne. Les deux conceptrices de la pièce, Claire Barrabes et Pauline Collin, ont pris un soin extrême pour imaginer des caractères atypiques, un peu borderline pour la plupart et avec des rapports entre eux souvent près de la crise. Qu'ils soient proches de la victime, témoins ou enquêteurs, tous apportent leurs parts d'ombres et leurs humeurs exacerbées.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64979483-46465049.jpg?v=1639505992" alt="Du sang sur les planches avec "Smog… Polar théâtral"" title="Du sang sur les planches avec "Smog… Polar théâtral"" />
     </div>
     <div>
      Le fil de l'action suit le déroulement de l'enquête et des différentes hypothèses, mais parallèlement, l'on explore avec la joie du voyeur les méandres des relations intimes de ce microcosme de société. L'histoire se déroule dans une toute petite ville où tout le monde se connaît, tout le monde se croise, tout le monde s'observe en attendant que le sordide soit dévoilé. Bref, la vie de village. Le meurtre en lui-même n'est ici que le prétexte pour peindre cette petite société sans horizon où tout est caché, où pourtant tout se sait, tout se devine, les désirs honteux, les trafics et les blessures qu'on inflige ou qu'on subit.       <br />
               <br />
       La mise en scène comme la construction du texte elle-même est imprégnée de l'univers des séries policières actuelles. On sent l'influence directe de ces schémas dramatiques et du rythme rapide des scènes inspiré par le média vidéo. C'est peut-être le dommage de ce spectacle qui tente de rivaliser sur un terrain où la scène, lieu de respiration du temps et de l'explosion de l'espace, ne peut rivaliser avec la puissance de l'image et le montage vidéo.       <br />
               <br />
       Mais c'est un choix, et l'histoire tient la route grâce notamment à une belle et riche distribution où chacun propose son personnage, tranchant, original, à vif.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Vu le 1er décembre 2021 au Théâtre Jean Vilar, Montpellier, dans le cadre du Festival printemps des Comédiens 2021.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Smog"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64979483-46465050.jpg?v=1639506023" alt="Du sang sur les planches avec "Smog… Polar théâtral"" title="Du sang sur les planches avec "Smog… Polar théâtral"" />
     </div>
     <div>
      <b>Création Festival printemps des Comédiens 2021.</b>       <br />
       Conception : Claire Barrabes et Pauline Collin.       <br />
       Texte : Claire Barrabes.       <br />
       Mise en scène : Pauline Collin.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Romain Debouchaud.       <br />
       Avec : Barbara Atlan, Laurie Barthélémy, Claire Barrabès, Florent Dupuis, Quentin Gratias, Stéphanie Marc, Lison Rault, Frédéric Roudier, Sylvère Santin.       <br />
       Lumières : Christian Pinaud.       <br />
       Musique : Nicolas Daussy et Florent Dupuis.       <br />
       Régie son : Nicolas Daussy.       <br />
       Scénographie : Gala Ognibene.       <br />
       Accessoires : Pauline Collin et Gala Ognibene       <br />
       Régie générale et régie plateau : Mathieu Zabé.       <br />
       Costumes : Élisabeth Haury.       <br />
       Production déléguée Compagnie Giant’s Guts.       <br />
       Durée : 1 h 50.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64979483-46465051.jpg?v=1639506054" alt="Du sang sur les planches avec "Smog… Polar théâtral"" title="Du sang sur les planches avec "Smog… Polar théâtral"" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 1er au 19 juin 2022</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h 30, dimanche à 16 h 30       <br />
       Rencontre avec l’équipe prévue le mardi 7 juin après la représentation.       <br />
       Théâtre de la Tempête, Salle Copi, La Cartoucherie, Paris 12e, 01 43 28 36 36.       <br />
       <a class="link" href="http://www.la-tempete.fr/" target="_blank">&gt;&gt; la-tempete.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Du-sang-sur-les-planches-avec-Smog-Polar-theatral_a3265.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Du sang sur les planches avec "Smog… Polar théâtral"</title>
   <updated>2021-12-15T09:05:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Du-sang-sur-les-planches-avec-Smog-Polar-theatral_a3128.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/61017440-44564325.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-12-15T06:58:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Tout est question d'ambiance, de climat… "Smog", sous-titré "Polar théâtral", plonge racines et radicelles dans cette recherche d'ombres et de lumières où les instincts volent la vedette à la conscience. À la manière des grands films porteurs de ténèbres (ceux d'Hitchcock par exemple), la pièce commence dans un univers banal. Quotidien. La salle d'un bar avant l'ouverture. Un décor réaliste, rassurant car stéréotypé.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61017440-44564325.jpg?v=1639505960" alt="Du sang sur les planches avec "Smog… Polar théâtral"" title="Du sang sur les planches avec "Smog… Polar théâtral"" />
     </div>
     <div>
      Mais très vite l'histoire racontée ici jette une teinture sanglante sur les murs froids. Une jeune femme a été retrouvée morte non loin d'ici. Son cadavre gisant dans un égout. C'est dans ce bar qu'elle a été vue hier pour la dernière fois. C'est aussi dans cette salle que vont se dérouler les principaux interrogatoires menés par l'équipe de police. Mais également, en fond de scène, derrière un tulle, dans le laboratoire glacial du médecin légiste où le corps de l'assassinée viendra témoigner de toute sa chair mise à nu.       <br />
               <br />
       Le mystère, comme la brume, enveloppe tous les personnages, et pas seulement ceux que l'on soupçonne. Les deux conceptrices de la pièce, Claire Barrabes et Pauline Collin, ont pris un soin extrême pour imaginer des caractères atypiques, un peu borderline pour la plupart et avec des rapports entre eux souvent près de la crise. Qu'ils soient proches de la victime, témoins ou enquêteurs, tous apportent leurs parts d'ombres et leurs humeurs exacerbées.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61017440-44564334.jpg?v=1639505992" alt="Du sang sur les planches avec "Smog… Polar théâtral"" title="Du sang sur les planches avec "Smog… Polar théâtral"" />
     </div>
     <div>
      Le fil de l'action suit le déroulement de l'enquête et des différentes hypothèses, mais parallèlement, l'on explore avec la joie du voyeur les méandres des relations intimes de ce microcosme de société. L'histoire se déroule dans une toute petite ville où tout le monde se connaît, tout le monde se croise, tout le monde s'observe en attendant que le sordide soit dévoilé. Bref, la vie de village. Le meurtre en lui-même n'est ici que le prétexte pour peindre cette petite société sans horizon où tout est caché, où pourtant tout se sait, tout se devine, les désirs honteux, les trafics et les blessures qu'on inflige ou qu'on subit.       <br />
               <br />
       La mise en scène comme la construction du texte elle-même est imprégnée de l'univers des séries policières actuelles. On sent l'influence directe de ces schémas dramatiques et du rythme rapide des scènes inspiré par le média vidéo. C'est peut-être le dommage de ce spectacle qui tente de rivaliser sur un terrain où la scène, lieu de respiration du temps et de l'explosion de l'espace, ne peut rivaliser avec la puissance de l'image et le montage vidéo.       <br />
               <br />
       Mais c'est un choix, et l'histoire tient la route grâce notamment à une belle et riche distribution où chacun propose son personnage, tranchant, original, à vif.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Vu le 1er décembre 2021 au Théâtre Jean Vilar, Montpellier.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Smog"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61017440-44564349.jpg?v=1639506023" alt="Du sang sur les planches avec "Smog… Polar théâtral"" title="Du sang sur les planches avec "Smog… Polar théâtral"" />
     </div>
     <div>
      <b>Création Festival printemps des Comédiens 2021.</b>       <br />
       Conception : Claire Barrabes et Pauline Collin.       <br />
       Texte : Claire Barrabes.       <br />
       Mise en scène : Pauline Collin.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Romain Debouchaud.       <br />
       Avec : Barbara Atlan, Claire Barrabes, Laurie Barthélémy, Florent Dupuis, Stéphanie Marc, Cyril Metzger, Lison Rault ou Élise Douyère, Frédéric Roudier, Sylvère Santin.       <br />
       Création et régie lumières : Christian Pinaud.       <br />
       Création musicale et sonore : Nicolas Daussy et Florent Dupuis.       <br />
       Régie son : Nicolas Daussy.       <br />
       Scénographie : Gala Ognibene.       <br />
       Accessoires : Pauline Collin et Gala Ognibene       <br />
       Régie générale et régie plateau : Mathieu Zabé.       <br />
       Costumes : Élisabeth Haury.       <br />
       Durée : 2 h 10.       <br />
              <br />
       A été créé du 1er au 3 décembre 2021 au Théâtre Jean Vilar, Montpellier, dans le cadre du Festival printemps des Comédiens 2021.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61017440-44564358.jpg?v=1639506054" alt="Du sang sur les planches avec "Smog… Polar théâtral"" title="Du sang sur les planches avec "Smog… Polar théâtral"" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       8 et 9 mars 2022 : Théâtre Sénart - Scène nationale, Lieusaint (77).       <br />
       1er au 19 juin 2022 : Théâtre de la Tempête, La Cartoucherie, Paris 12e.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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