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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-15T08:51:38+02:00</updated>
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   <title>"Le Bourgeois gentilhomme"… prosaïquement superbe de modernité</title>
   <updated>2015-07-09T16:32:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Bourgeois-gentilhomme-prosaiquement-superbe-de-modernite_a1390.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2015-07-08T09:53:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans la mise en scène très créative de Denis Podalydès, "Le Bourgeois gentilhomme" est au carrefour du classique et du moderne, du comique et du tragique, renouant aussi avec la comédie-ballet de Molière autour de chants lyriques et de la musique de Lully.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7998879-12447342.jpg?v=1436451921" alt=""Le Bourgeois gentilhomme"… prosaïquement superbe de modernité" title=""Le Bourgeois gentilhomme"… prosaïquement superbe de modernité" />
     </div>
     <div>
      C'est drôle, inventif, avec la rencontre de deux époques, moderne dans la scénographie et classique avec la musique de Lully. Le cadre de la pièce dévoile une approche théâtrale audacieuse dans une mise en scène intervenant par petites touches tout au long de la pièce. Celle-ci est savamment mise en valeur par la déclamation théâtrale des comédiens et le phrasé des répliques. Le théâtre de Molière et la musique de Lully forment un bel ensemble artistique nourri de chants lyriques et de danse classique.       <br />
              <br />
       Les personnages sont une gourmandise d'invention. Il y a M. Jourdain, plein d'emphase, d'énergie et de croquant. Mme Jourdain est habitée par un jeu à la fois hautain et drôle lorsqu'elle mime une dinde, M. Jourdain lui donnant la réplique. Il y a aussi les émissaires du grand Turc, très drôles avec leurs petites tailles et leurs petites voix. Chaque personnage, de Cléonte et Covielle jusqu'à Dorante et Dolimène, respire d'originalité. Le jeu transpire d'énergie, d'audace où la farce et la gaudriole outrepassent le contemporain et le classique de la pièce lui donnant ainsi un accent intemporel.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7998879-12447344.jpg?v=1436452137" alt=""Le Bourgeois gentilhomme"… prosaïquement superbe de modernité" title=""Le Bourgeois gentilhomme"… prosaïquement superbe de modernité" />
     </div>
     <div>
      M. Jourdain est autant enclin au jeu, à l'espièglerie qu'au sérieux et à l'ambition d'être considéré comme un noble. Nous sommes au carrefour de personnages qui ont chacun une marque, une griffe, un timbre scénique. Il n'y a pas de petits rôles, que de grands personnages.       <br />
              <br />
       Ainsi, de l'inventivité de la mise en scène qui fait de chaque scène une histoire, nous sommes à découvrir chaque personnage dans une évolution nourrie par le contexte scénographique, les situations. Chacun, même si la trame respecte un caractère qui lui être propre, s'amuse, autant de lui-même que de l'autre, faisant de la pièce une comédie a plusieurs entrées.       <br />
              <br />
       La mise en scène de Podalydès fait de chaque rôle un axe d'évolution de la pièce. C'est par eux que les ressorts dramaturgiques puisent leur source. C'est par eux que l'histoire et les situations se façonnent, comme s'ils étaient indépendants de tout destin scénique ou théâtral. Ils semblent en être les instigateurs, les seuls maîtres à bord sur scène rendant à Molière un hommage appuyé à son génie créateur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Bourgeois gentilhomme"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7998879-12447371.jpg?v=1436452184" alt=""Le Bourgeois gentilhomme"… prosaïquement superbe de modernité" title=""Le Bourgeois gentilhomme"… prosaïquement superbe de modernité" />
     </div>
     <div>
      Comédie-ballet de Molière avec la musique de Lully.       <br />
       Mise en scène : Denis Podalydès, Sociétaire de la Comédie-Française, assisté de Laurent Podalydès.       <br />
       Direction musicale : Christophe Coin.       <br />
       Collaboration artistique : Emmanuel Bourdieu.       <br />
       Scénographie : Éric Ruf, assisté de Delphine Sainte-Marie.        <br />
       Avec (en alternance) :       <br />
       Comédiens : Emeline Bayart, Julien Campani, Manon Combes, Bénédicte Guilbert, Elodie Huber, Francis Leplay, Leslie Menu, Hermann Marchand, Nicolas Orlando, Laurent Podalydès, Pascal Rénéric, Alexandre Steiger, Thibault Vinçon.       <br />
       Danseuses : Windy Antognelli, Noémie Ettlin, Flavie Hennion et Artemis Stavridi.       <br />
       Chanteurs : Geoffroy Buffière, Romain Champion, Cécile Granger, Matthieu Heim, Marc Labonnette, Vincent Lière-Picard et Francisco Mañalich.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7998879-12459569.jpg?v=1436452307" alt=""Le Bourgeois gentilhomme"… prosaïquement superbe de modernité" title=""Le Bourgeois gentilhomme"… prosaïquement superbe de modernité" />
     </div>
     <div>
      Solistes de L'Ensemble La Révérence  : Jérôme Akoka, Christophe Coin, Louis Creach, Stéphan Dudermel, Yvan Garcia, Domitille Gilon, François Guerrier, Nicolas Mazzoleni, Nathalie Petibon, Emmanuel Resche, Vincent Robin, Atsushi Sakai et Maria Tecla Andreotti.       <br />
       Lumières  : Stéphanie Daniel.       <br />
       Costumes : Christian Lacroix, assisté de Jean-Philippe Pons.       <br />
       Chorégraphie : Kaori Ito.       <br />
       Maquillages et coiffures : Véronique Soulier-Nguyen.       <br />
       Durée : 3 h avec entracte.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 26 juin 2015 au 26 juillet 2015.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, matinées les dimanches à 16 h et relâche le mardi 14 juillet.       <br />
       Théâtre des Bouffes du Nord, Paris 10e, 01 46 07 34 50.       <br />
       <a class="link" href="http://www.bouffesdunord.com" target="_blank">&gt;&gt; bouffesdunord.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Une forme concertante sensible qui relie regards et gestes, voix humaine et musiques</title>
   <updated>2014-04-04T20:19:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Une-forme-concertante-sensible-qui-relie-regards-et-gestes-voix-humaine-et-musiques_a1094.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/6495893-9797579.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-04-04T19:47:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C’est un vieil homme qui tient conférence sur les méfaits du tabac. Michel Robin, pour qui Nioukhine (c’est le nom du personnage) fut son tout premier rôle quand il débutait, l’éclaire de son œil pétillant et malicieux. C’est un vieil homme qui tient conférence lors d’un concert de bienfaisance qu'organise d’une poigne de fer, on l’apprend au hasard du récit, son épouse brutale et avaricieuse, directrice de pensionnat pour jeunes filles pauvres.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6495893-9797579.jpg?v=1396635010" alt="Une forme concertante sensible qui relie regards et gestes, voix humaine et musiques" title="Une forme concertante sensible qui relie regards et gestes, voix humaine et musiques" />
     </div>
     <div>
      C’est une ombre grise et sautillante, aux vêtements élimés, un peu perturbé et maladroit et miséreux. C’est un papa gâteau pour les pensionnaires. Homme à tout faire, un peu gâteux,  un peu sourd, un peu oublieux, qui trouve refuge dans la musique, dans le silence de la musique et qui dévoile sa vie brusquement, dans un accès de liberté, d’années d’humiliations sous l'œil inquiet, attentif, attendri des musiciennes, pianiste, violoniste, cantatrice, dont il interrompt le concert.       <br />
              <br />
       Et de manière très ironique pour le spectateur, la conférence est tenue justement par ce qu'elle ne se déroule pas et que le personnage est à lui-même sa démonstration, son alibi. Le vieil homme avoue qu’il fume et le spectateur en découvre les causes sociales et familiales à défaut d’en connaitre les conséquences physiques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6495893-9797580.jpg?v=1396635011" alt="Une forme concertante sensible qui relie regards et gestes, voix humaine et musiques" title="Une forme concertante sensible qui relie regards et gestes, voix humaine et musiques" />
     </div>
     <div>
      Comme toujours avec Tchekhov, le rire immédiat de la farce est figé par l’authenticité du drame qui se déroule sous les yeux du spectateur, et par la précision des détails de la vie anodine et quotidienne fournis par l’auteur. Découpés comme au scalpel, notés comme autant de symptômes d’une énigme à résoudre, le récit révèle par petites touches le dessous des apparences et l'irrépressible dégât du temps.        <br />
              <br />
       Dans le suspend de cette conférence, c’est bien de solitude, de ruine physique et de mort qui s’annonce qu’il est question. L’ironie qui perce est désamorcée par le jeu. Elle devient pure comédie humaine. Et rire. Et applaudissements. Preuve d’amour ultime parce que tout cela est enchantement, parce que cela est théâtre.       <br />
              <br />
       Le spectacle distillé par Denis Podalydès et Floriane Bonanni mêle théâtre et musique. Tchekhov à Tchaïkovski, Jean Sébastien Bach et Luciano Berio. Il est de toute beauté et procure au spectateur le plaisir d’un jeu de correspondances et de miroirs bienveillants entre les arts et les êtres. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6495893-9797640.jpg?v=1396635067" alt="Une forme concertante sensible qui relie regards et gestes, voix humaine et musiques" title="Une forme concertante sensible qui relie regards et gestes, voix humaine et musiques" />
     </div>
     <div>
      Cette conférence sur les méfaits du tabac révèle un art consommé du dialogue qui s’appuie sur l’expressivité sensible des regards et des gestes. C’est un joyau de conversation silencieuse plein d’attentions réciproques. Une forme concertante qui relie Tchekhov et son ami Tchaïkovski dont les arts sonnent à l’unisson. Qui relie les voix et la musique, les gestes et les regards, le mime et le jeu, la vie réelle et la fiction, la vieillesse et la jeunesse.       <br />
              <br />
       Il faut voir, et avec quel talent, comment Nioukhine probablement sourd bat la mesure et trouve, sous l’agressivité apparente de la Sequenza VIII de Berio que lui assène le violon, le souvenir bien présent et harmonieux d’une romance. Douceur du souvenir et de l’enfance.       <br />
              <br />
       Cet acte de Tchekhov est un authentique concert d’un quatuor pour voix humaine, chant, violon et piano. Du grand théâtre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Méfaits du tabac"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6495893-9797647.jpg?v=1396635110" alt="Une forme concertante sensible qui relie regards et gestes, voix humaine et musiques" title="Une forme concertante sensible qui relie regards et gestes, voix humaine et musiques" />
     </div>
     <div>
      Concert en un acte.       <br />
       Texte : Anton Tchekhov       <br />
       Musiques :  Jean-Sébastien Bach, Luciano Berio, Piotr Ilitch Tchaïkovski.       <br />
       Mise en scène : Denis Podalydès.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Élodie Huber.       <br />
       Conception du spectacle : Floriane Bonanni.       <br />
       Avec : Michel Robin (Nioukhine), Floriane Bonanni (violon), Muriel Ferraro (soprano) et Emmanuelle Swiercz (piano).       <br />
       Scénographie : Delphine Sainte-Marie.       <br />
       Costumes : Christian Lacroix.       <br />
       Lumières : Stéphanie Daniel.       <br />
       Maquillages et coiffures : Véronique Soulier-Nguyen.       <br />
       Assistant costumes : Jean-Philippe Pons.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <b>Programme musical :</b>       <br />
       &quot;Sonate n°1 en si mineur BW1014 pour violon et piano&quot; de J.S. Bach.       <br />
       &quot;Romance op 47 n°1&quot; de P.I. Tchaïkovski.       <br />
       &quot;Sequenza VIII pour violon&quot; de L. Berio.       <br />
       &quot;Partita n°2 en do mineur, BWV 826&quot; de J.S. Bach.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 18 mars au 12 avril 2014.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 19 h.       <br />
       Théâtre des Bouffes du Nord, Paris 10e, 01 46 07 34 50.       <br />
       <a class="link" href="http://www.bouffesdunord.com/" target="_blank">&gt;&gt; bouffesdunord.com</a>       <br />
              <br />
       17 et 18 avril 2014 : Théâtre d’Arras, Arras.       <br />
       11 au 19 juin 2014 : Tournée en Roumanie (Sibiu Festival, Timisoara Festival, Théâtre Bulandra de Bucarest).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Une-forme-concertante-sensible-qui-relie-regards-et-gestes-voix-humaine-et-musiques_a1094.html" />
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  <entry>
   <title>Un bourgeois d'anthologie... au cœur de la compréhension du baroque et déjà dans la modernité</title>
   <updated>2012-07-03T23:18:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Un-bourgeois-d-anthologie-au-coeur-de-la-comprehension-du-baroque-et-deja-dans-la-modernite_a658.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/4477399-6722868.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-07-03T19:46:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Monsieur Jourdain vêtu de somptueux habits s’essaye au port de gentilhomme, à la vie de cour. Dans la version de Denis Podalydès, le bourgeois gentilhomme s’exerce au sein de son propre atelier. Celui-ci est parfaitement en ordre avec tous ses lés de tissus, ses rouleaux, sa table de coupe, ses squelettes de fauteuils à l’étage en attente de finition. Dans cette maison, on a le goût du tissu et du travail bien fait. Cet espace, avec ses moyens, va progressivement devenir le lieu de représentation de spectacle vivant. De théâtre danse. De comédie ballet.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4477399-6722868.jpg?v=1341338608" alt="Un bourgeois d'anthologie... au cœur de la compréhension du baroque et déjà dans la modernité" title="Un bourgeois d'anthologie... au cœur de la compréhension du baroque et déjà dans la modernité" />
     </div>
     <div>
      Monsieur Jourdain expérimente un programme d’éducation dont les règles de base sont simples. Apprendre l’escrime, la musique, la danse, la syntaxe, le bien parler… la comédie. Acquisition de la vélocité. Éprouvé, ce programme hérité des précieuses a mis à vif les nerfs de plus d’un noble. Ils ont tous ri aux dépens de l’un des leurs. Se moquer, ils savent. C’est le tour du bourgeois.       <br />
              <br />
       Madame Jourdain admoneste son mari pour ses ridicules prétentions et lui rappelle combien il finance trop, beaucoup trop les marquis impécunieux. Monsieur bat Madame.       <br />
              <br />
       Le spectateur est bien aux premières loges pour assister aux scènes d’un ménage qui finit en farce de coalition contre le père de famille. En apothéose.       <br />
              <br />
       Replacées dans le contexte, elles prennent la forme d’un hommage appuyé au grand père de Molière, tapissier qui aimait le théâtre, était de ces bourgeois de Paris qui ont aidé et financé le grand père de Louis XIV, Henri IV. Cet Henri IV justement pour laquelle monsieur Jourdain éprouve une réelle tendresse, déboussolé qu’il est, devant l’évolution des mœurs de la cour. Molière soutient implicitement la cause d’une noblesse du travail et peut être un paradis perdu .
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4477399-6722869.jpg?v=1341338636" alt="Un bourgeois d'anthologie... au cœur de la compréhension du baroque et déjà dans la modernité" title="Un bourgeois d'anthologie... au cœur de la compréhension du baroque et déjà dans la modernité" />
     </div>
     <div>
      Dans la logique du jeu théâtral, cette pièce révèle ainsi la proximité de Louis XIV et de son maître farceur. Quand il faut adopter un mode de polissage de la noblesse à la vie de cour, leur complicité dans le rire est totale. Et la nature du rire désigne qui fait vraiment tapisserie, qui est du côté de la gouvernance. Rira bien, parmi les spectateurs, qui rira le dernier. Le roi a son farceur et son farceur est le plus souple des courtisans qui sait danser et éviter les coups de bâton.       <br />
              <br />
       L’unité de lieu telle qu’elle est proposée par Denis Podalydès est une véritable intuition créatrice. Et la manière dans la mise en scène, à l’instar d’une mise en abyme, donne sens à toutes les instances du texte vers lesquelles convergent en toute cohérence tous ses éléments esthétiques.        <br />
              <br />
       L’objet théâtral de Denis Podalydès est précieux. Il fixe l’œuvre de Molière dans l’univers baroque (que des pionniers comme Jordi Savall, Francine Lancelot, Benjamin Lazar ont contribué à faire redécouvrir) Elle tient compte du public et se caractérise dans sa modernité par la vivacité et la fluidité des enchaînements entre la danse, le jeu, la musique. Jamais plaqués, glissant l’un sur l’autre sans heurts de la comédie à la danse par l’entremise de la musique et de la farce. Celle-ci porté par Pascal Rénéric est toujours pleine d’adresse, de grâces et de roueries. Dans les adresses au public, comme autant de clins d’œil, elle nourrit le rire et la poésie comme le font les clowns et donne du relief à tous les signes donnés.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4477399-6722871.jpg?v=1341338668" alt="Un bourgeois d'anthologie... au cœur de la compréhension du baroque et déjà dans la modernité" title="Un bourgeois d'anthologie... au cœur de la compréhension du baroque et déjà dans la modernité" />
     </div>
     <div>
      Ceux-ci sont riches dans tous les sens du terme.       <br />
              <br />
       Christian Lacroix avec ses costumes somptueux développe une réflexion sur l’art du tissu et de l’illusion qu’il procure. De la broderie surchargée au simple plissé, le vêtement de scène fonde le caractère de celui qui le porte, facilite et amplifie le jeu. Où quand l’extrême richesse d’une basque développe une vanité des vanités et l’oripeau le vivant et sa couleur du bonheur. La scène du sacre du Mamamouchi, par son inventivité et sa cohérence, sa vraisemblance interne, est à cet égard réellement étonnante.       <br />
              <br />
       Les personnages, portés par des comédiens avec leurs personnalités fortes et pourtant comme imprégnés du tempérament du metteur en scène, vivent une forme d’abstraction rêveuse que les musiciens impliqués dans l’action tirent soit vers la brillance, la pompe et la gaité de Lully, soit les tonalités plus sombres, plus archaïques du caractère que procurent les discrètes insertions de Delalande, Couperin ou Telemann.       <br />
              <br />
       La danse, elle, débridée, emprunte à toutes les traditions y compris contemporaines ou circassiennes et réconcilie tous les genres. De la bastonnade au mime, au menuet et autres contorsions, le final est éblouissant. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4477399-6722885.jpg?v=1341338698" alt="Un bourgeois d'anthologie... au cœur de la compréhension du baroque et déjà dans la modernité" title="Un bourgeois d'anthologie... au cœur de la compréhension du baroque et déjà dans la modernité" />
     </div>
     <div>
      Cette présentation dégage une forme de force et de quiétude intérieure. Assurément, au sein de cette manufacture, on peut s’essayer en gentilhomme, battre sa femme et subir la farce de ses proches en toute vraisemblance. C’est pourquoi dans cette mise en scène l’on peut rire sans gêne, sans moquerie, sans outrance.       <br />
              <br />
       Ce &quot;bourgeois gentilhomme&quot;, dans sa dimension complète de comédie ballet, est au cœur de la compréhension du baroque et pleinement ouvert sur le monde contemporain. Homogène et contrasté, il est une joie pour le spectateur. Et les enfants, leurs parents sont éblouis par la simplicité, la beauté, la densité de la représentation et rient bonnement. Un bourgeois d’anthologie à conserver dans les mémoires des familles.
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     <div><b>"Le Bourgeois Gentilhomme"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4477399-6722887.jpg?v=1341338741" alt="Un bourgeois d'anthologie... au cœur de la compréhension du baroque et déjà dans la modernité" title="Un bourgeois d'anthologie... au cœur de la compréhension du baroque et déjà dans la modernité" />
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      Comédie-ballet de Molière.       <br />
       Musique : Lully.       <br />
       Mise en scène : Denis Podalydès, Sociétaire de la Comédie Française.       <br />
       Direction musicale : Christophe Coin.       <br />
       Scénographie : Éric Ruf, Sociétaire de la Comédie Française.       <br />
       Costumes : Christian Lacroix.       <br />
       Chorégraphie : Kaori Ito.       <br />
       Lumières : Stéphanie Daniel.       <br />
       Maquillages et coiffures : Véronique Soulier-Nguyen.       <br />
       Collaboration artistique : Emmanuel Bourdieu.       <br />
       Avec : Isabelle Candelier (Madame Jourdain), Manon Combes (Nicole), Bénédicte Guilbert (Dorimène), Julien Campani (le Maître de musique et Dorante), Manuel le Lièvre (le Maître d'armes et le Grand Mufti), Francis Leplay (le Maître de philosophie), Hermann Marchand (Un laquais), Leslie Menu (Lucile et le Garçon tailleur), Nicolas Orlando (Un laquais), Pascal Rénéric (Monsieur Jourdain), Alexandre Steiger (le Maître tailleur et Covielle), Thibault Vinçon (le Maître de danse et Cléonte), Kaori Ito, Artemis Stavridi, Jennifer Macavinta (danseuses en alternance), Romain Champion, Cécile Granger, Marc Labonnette, Francisco Mañalich (chanteur).       <br />
       Avec 7 solistes de l'Ensemble Baroque de Limoges : Clavecin : François Guerrier, Olivier Fortin, Yvan Garcia ; Flute : Maria Tecla, Andreotti ; Hautbois : Lola Soulier ; Violons et alto : Nicolas Mazzoleni, Louis Creach.       <br />
       Durée : 2 h 50 (avec entracte).
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4477399-6722892.jpg?v=1341338777" alt="Un bourgeois d'anthologie... au cœur de la compréhension du baroque et déjà dans la modernité" title="Un bourgeois d'anthologie... au cœur de la compréhension du baroque et déjà dans la modernité" />
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      <span class="fluo_jaune">Spectacle du 19 juin au 21 juillet 2012.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 21 h, matinée le samedi à  15 h 30.       <br />
       Relâche le samedi le 14 juillet.       <br />
       Théâtre des Bouffes du Nord, Paris 10e, 01 46 07 34 50.       <br />
       <a class="link" href="http://www.bouffesdunord.com/" target="_blank">&gt;&gt; bouffesdunord.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Les dates de la tournée 2012-2013 :</b>       <br />
       ● 26 au 29 septembre 2012 : Les Théâtres de la Ville de Luxembourg. Réservation : 05 24 70 89 51.       <br />
       ● 13 octobre 2012 : Le Carré, Sainte-Maxime. Réservations : 04 94 56 77 77.       <br />
       ● 16 et 17 octobre 2012 : Théâtre Olympia, Arcachon. Réservations : 05 57 52 97 75.       <br />
       ● 20 et 21 octobre 2012 : Le Prisme, Elancourt. Réservation : 01 30 51 46 06.       <br />
       ● 23 au 25 octobre 2012 : Maison de la Culture, Amiens. Informations : 03 22 97 79 79.       <br />
       ● 9 au 16 novembre 2012 : Théâtre de la Place, Liège (Belgique). Réservation : 00324 342 00 00.       <br />
       ● 19 au 21 novembre 2012 : Opéra Royal de Versailles. Réservation : 01 30 83 78 98.       <br />
       ● 24 et 25 octobre 2012 : Opéra de Vichy. Réservation : 04 70 30 50 30.       <br />
       ● 1er et 2 décembre 2012 : Opéra de Massy. Réservation : 01 60 13 13 13.       <br />
       ● 6 au 8 décembre 2012 : CNCDC de Châteauvallon, Ollioules. Réservation : 04 94 22 02 02.       <br />
       ● 11 au 15 décembre 2012 : Théâtre de Caen. Réservation : 02 31 30 48 00.       <br />
       ● 19 et 20 décembre 2012 : Opéra de Limoges. Réservation : 05 55 45 95 95.       <br />
       ● 5 au 11 janvier 2013 : La Criée, Marseille. Réservation : 04 91 54 70 54.       <br />
       ● 15 au 18 janvier 2013 : Théâtre Royal de Namur (Belgique). Réservation : 081 226 026.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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