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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-21T03:13:53+02:00</updated>
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   <title>"L'Histoire du soldat" de Ramuz et Stravinsky… recréée avec pertinence et conviction</title>
   <updated>2017-05-24T09:59:00+02:00</updated>
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   <category term="Théâtre" />
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   <published>2017-05-24T09:59:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Charles-Ferdinand Ramuz à la plume et Igor Stravinsky à la baguette se sont complétés pour cette œuvre d'une force musicale et dramatique sans pareille. Une rareté conçue pour se jouer dans des lieux éloignés des temples culturels, dans les provinces, dans les campagnes, juste après la Première Guerre mondiale. En voici une mise en scène fidèle avec ses sept instrumentistes et une très belle direction d'acteur de Stéphan Druet.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/13825903-20064491.jpg?v=1495556560" alt=""L'Histoire du soldat" de Ramuz et Stravinsky… recréée avec pertinence et conviction" title=""L'Histoire du soldat" de Ramuz et Stravinsky… recréée avec pertinence et conviction" />
     </div>
     <div>
      Louis Ferdinand Ramuz, auteur et poète suisse, s'inspire d'un conte populaire cousin du mythe de Faust pour écrire ce livret dans un style on ne peut plus direct avec un minimum d'acteurs. Pour cela, il invente le Lecteur, sorte de narrateur qui racontera l'histoire, avec quelques parties scandées. Les deux autres rôles sont le Soldat et le Diable.       <br />
              <br />
       Stravinsky est alors en exil. Il a fui la révolution bolchevique et réside en Suisse. Ce sera pour lui le début de migrations qui le feront passer par la France pour atterrir finalement aux USA où il finira sa vie. Pour cette histoire, il écrit une partition d'un modernisme affirmé pour un orchestre réduit à l'essentiel, où chaque instrument est susceptible de devenir soliste. Il parsème sa partition aussi bien de marches que d'airs paysans, de tango, de jazz, de ragtime.       <br />
              <br />
       La première de &quot;l'Histoire du Soldat&quot; a eu lieu le 28 septembre 1918 avec Georges Pitoëff, au théâtre municipal de Lausanne, sous la direction d'Ansermet. C'est sans doute cet alliage improbable entre une musique qui sonne terriblement contemporaine et une histoire trempée dans la culture populaire qui fait de ce mélodrame musical un objet unique, précieux, fabuleux.       <br />
              <br />
       L'histoire elle-même est imagée comme un drame romantique empreint de mysticisme. Un soldat en permission revient vers son village, avec son barda et son violon, quand il rencontre le Diable qui lui échange son violon contre un livre magique qui permet de lire à l'avance l'avenir. Le Diable lui demande encore de lui accorder trois jours pour lui enseigner comment jouer de cet instrument.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/13825903-20064522.jpg?v=1495556597" alt=""L'Histoire du soldat" de Ramuz et Stravinsky… recréée avec pertinence et conviction" title=""L'Histoire du soldat" de Ramuz et Stravinsky… recréée avec pertinence et conviction" />
     </div>
     <div>
      Trois jours passent. Mais en réalité, ces trois jours sont trois années. Lorsque le soldat rejoint son village, chacun le prend pour un fantôme, sa femme elle-même, remariée, se barricade.  Alors, le soldat devient riche grâce au livre. Mais bientôt sa richesse lui fait regretter son violon, qu'il récupère des mains du Diable… le reste de l'histoire, il faut aller la découvrir.       <br />
              <br />
       Stéphan Druet  est un habitué des mises en scène de spectacles musicaux. Opéras bouffes, opérettes, comédies musicales ou musicalisées, il pratique depuis longtemps l'amalgame entre textes et musiques. Pour &quot;l'Histoire du soldat&quot;, il implique l'orchestre dans le spectacle en le transfigurant en fanfare militaire (costumes ad hoc  de Michel Dussarat). Scansion, diction, rythmiques et jeu chorégraphié entre les comédiens donnent unité aux alternances de textes et de musique. Le réel, l'action et la narration deviennent eux aussi mélodies, ruptures, soli.       <br />
              <br />
       Car Stravinsky fait parler les instruments, il parvient à personnifier chacun d'eux, les fait dialoguer, chuchoter, se quereller. Une musique rarement quiète, toujours sur l'expiration, le danger du silence et l'élément de surprise qui soudain intervient, d'un timbre, d'une clameur nouvelle, étrange. Et tout s'arrête alors, un temps, parti, ailleurs. Les paysages changent, défilent, disparaissent sous les bottes, les terreurs… la terreur n'est jamais loin ni absente… elle épie. Le diable…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/13825903-20074543.jpg?v=1495612316" alt=""L'Histoire du soldat" de Ramuz et Stravinsky… recréée avec pertinence et conviction" title=""L'Histoire du soldat" de Ramuz et Stravinsky… recréée avec pertinence et conviction" />
     </div>
     <div>
      En ce qui concerne la distribution, à noter Le Lecteur magnifiquement interprété par Claude Aufaure : présence, timbre de voix riche, profond, fatalisme amusé du conteur. Fabian Wolfrom, dans le rôle du Soldat, est d'une sincérité idéale, beau jeune homme abusé par l'appât du gain. Licinio Da Silva a construit un diable tout en fantaisies, ironies, un diable de comédie si drôle qu'il paraît presque trop peu dangereux.       <br />
              <br />
       À ces trois rôles a été ajoutée l'intervention d'une danseuse, la fille du roi. C'est Aurélie Loussouarn qui apporte avec sa très belle chorégraphie, Mix entre classique et moderne, voire hip-hop, une bourrasque de féminité aérienne et bienfaisante dans cet univers masculin.       <br />
              <br />
       Hormis tout cela, le propos même de l'histoire racontée ici est immortel, mais parle bien sérieusement à notre époque, car le choix que le soldat fait d'abandonner son violon (son rêve, son âme, sa poésie, son cœur) pour la richesse que lui apporte le livre magique, est un choix central : l'attrait du matérialisme qui ne transcende rien et l'abandon de l'art.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Histoire Du Soldat" </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/13825903-20074552.jpg?v=1495612349" alt=""L'Histoire du soldat" de Ramuz et Stravinsky… recréée avec pertinence et conviction" title=""L'Histoire du soldat" de Ramuz et Stravinsky… recréée avec pertinence et conviction" />
     </div>
     <div>
      Musique : Igor Stravinsky.       <br />
       Texte : Charles-Ferdinand Ramuz.       <br />
       Mise en scène : Stéphan Druet.       <br />
       Assistant à la mise en scène et chorégraphies : Sebastiàn Galeota.       <br />
       Direction musicale : Jean-Luc Tingaud.       <br />
       Chefs d'orchestre : Olivier Dejours et Loïc Olivier (en alternance).       <br />
       Avec : Claude Aufaure, Licinio Da Silva, Fabian Wolfrom, Aurélie Loussouarn et l'orchestre-atelier Ostinato.       <br />
       Costumes : Michel Dussarat.       <br />
       Lumières : Christelle Toussine.       <br />
       Peinture murale : Laurence Bost.       <br />
       Durée 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 mai au 16 juillet 2017.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 21 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre de Poche-Montparnasse, Paris 6e, 01 45 44 50 21.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredepoche-montparnasse.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredepoche-montparnasse.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>L'Histoire d'une femme, comme une approche d'une danse rituelle caressant le danger</title>
   <updated>2017-03-27T08:25:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/L-Histoire-d-une-femme-comme-une-approche-d-une-danse-rituelle-caressant-le-danger_a1773.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2017-03-27T08:25:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Harcelé, bousculé, assommé par les préjugés, le personnage de Pierre Notte est une femme qui aimerait bien comprendre et n'en peut plus. Une femme qui a la rage. Une femme qui est en bordure de la crise de nerfs et a encore la force d'exposer ses demandes de pourquoi.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11466025-19151466.jpg?v=1490537528" alt="L'Histoire d'une femme, comme une approche d'une danse rituelle caressant le danger" title="L'Histoire d'une femme, comme une approche d'une danse rituelle caressant le danger" />
     </div>
     <div>
      Les vexations anodines , les sous-entendus, les violences verbales, les insultes, les rires gras qui composent le socle des paillardises et autres regard archétypaux sur les femmes. Dans la rue, au bureau, dans la ville. Le machisme ordinaire et les tracas, les souffrances, l'usure qui en découlent.       <br />
              <br />
       Dans cette histoire, les anecdotes se succèdent, entrent en résonance et alimentent, par leur flux continu, une conscience de plus en plus excitée et fragilisée. Les épisodes s'enchevêtrent. Leur violence, leur exubérance croissent. Le cumul des faits s'agglutine jusqu'à produire des hallucinations.       <br />
              <br />
       Le spectateur est happé par le récit de cette femme qui aimerait bien comprendre le rôle que lui imposent (à elle et à ses consœurs) les hommes. Le pourquoi de ce qui les anime quand ils parlent d'elles. Mère ou putain ou princesse. La conception qu'ils se font de leurs devoirs envers elle, leur manière de pouvoir qui leur fait les assujettir par le geste et le langage, et qui révèle pourtant à la réflexion comme une impuissance chronique à rencontrer l'autre sexe.       <br />
              <br />
       Une incapacité à faire des découvertes mutuelles, à se répartir des fonctions de manière naturelle et des compétences.       <br />
              <br />
       La femme de Pierre Notte voit la vie côté rude et rêve de douceur. Quelque chose comme l'amour.       <br />
              <br />
       Muriel Gaudin endosse le personnage et porte le rôle à un haut niveau d'intensité et de précision. La comédienne rend sensible les phénomènes d'obsession, les troubles qui agitent la conscience. Elle atteint des paroxysmes. La pièce se voit à la fois comme une épopée picaresque avec sa part d'humour et de fantaisie et comme une approche d'une danse rituelle qui caresse le danger.       <br />
              <br />
       Le spectateur et la spectatrice applaudissent de concert cette histoire d'une Fille du feu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'Histoire d'une femme"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11466025-19151733.jpg?v=1490537583" alt="L'Histoire d'une femme, comme une approche d'une danse rituelle caressant le danger" title="L'Histoire d'une femme, comme une approche d'une danse rituelle caressant le danger" />
     </div>
     <div>
      Texte : Pierre Notte (texte publié aux éditions Quatre-Vents/L'avant-scène théâtre).       <br />
       Mise en scène : Pierre Notte.       <br />
       Avec : Muriel Gaudin.       <br />
       Lumières : Antonio de Carvalho.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 17 mars au 7 mai 2017.</span>       <br />
       Jeudi, vendredi et samedi à 19 h, dimanche à 17 h 30.       <br />
       Théâtre de Poche-Montparnasse, Paris 6e, 01 45 44 50 21.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredepoche-montparnasse.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredepoche-montparnasse.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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