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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-10T22:23:38+02:00</updated>
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   <title>"En une nuit - Note pour un spectacle"… Pasolini à jamais !</title>
   <updated>2025-01-27T21:45:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/En-une-nuit-Note-pour-un-spectacle-Pasolini-a-jamais-_a4137.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2025-01-28T06:20:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C'est la 9ᵉ édition du festival "Les singuliers(es)" qui se déroule du 15 janvier au 15 février au CentQuatre-Paris. Théâtre, musique, danse et vidéo sont au programme. Focus sur une pièce dans laquelle Pasolini est rappelé à notre bon souvenir et où l'audace et l'humour font écho à l'acte politique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85955302-61197455.jpg?v=1738010802" alt=""En une nuit - Note pour un spectacle"… Pasolini à jamais !" title=""En une nuit - Note pour un spectacle"… Pasolini à jamais !" />
     </div>
     <div>
      La scénographie laisse découvrir une plage de sable avec une petite haie de bois la longeant en arrière-scène. La trame est l'assassinat de Pasolini (1922-1975) en Italie, à Ostie, qui s'est déroulé dans la nuit du 1ᵉʳ au 2 novembre 1975. La justice a reconnu officiellement un assassin, Guiseppe Pelosi, condamné à un peu plus de neuf ans et demi de prison pour une affaire de mœurs avec Pasolini ayant causé la mort de celui-ci. Le meurtre reste un mystère, car il y a de grandes zones d'ombres et l'affaire de mœurs semblerait être loin de la réalité, Pelosi étant revenu sur ses déclarations contradictoires et certains témoignages n'auraient pas été pris en compte.       <br />
              <br />
       En 2015, Simona Zecchi, dans &quot;Massacro di un Poeta&quot;, a mené l'enquête qui démonte la supposée affaire de mœurs pour une possible vengeance, le poète, écrivain, réalisateur et scénariste italien s'étant fait par ailleurs, par ses prises de positions et ses écrits, bon nombre d'adversaires politiques d'extrême droite et mafieux.       <br />
              <br />
       &quot;En une nuit - Note pour un spectacle&quot; est une très belle pièce dans laquelle s'articule humour et théâtre dans le théâtre. Très belle, car elle lie la réalité à la fable avec des moments de tension et d'humour souvent déjantés. Entre ces deux aspects se déroule une relation avec l'assistance où celle-ci devient son propre rôle, à savoir celui d'incarner le public d'un spectacle qui se déroule. Nous sommes à la croisée d'une création qui se monte et d'une représentation en cours, comme face à un miroir qui se regarde dans son propre reflet.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85955302-61197456.jpg?v=1738010825" alt=""En une nuit - Note pour un spectacle"… Pasolini à jamais !" title=""En une nuit - Note pour un spectacle"… Pasolini à jamais !" />
     </div>
     <div>
      Le public joue son propre rôle en assistant à celle-ci, que les protagonistes présentent comme élément de leur création. Celle-là a une double nature, celle réelle de ce pour quoi les spectateurs ont acheté leur place et une autre, imaginaire, car pensée et projetée scéniquement par les personnages. Cette dualité donne une dimension assez paradoxale à l'assistance, d'être son propre protagoniste, regardant un spectacle à deux faces, entre une réalité et son pendant théâtral, à charge à chacun de faire son choix.       <br />
              <br />
       Le &quot;spect-acteur&quot; est ainsi dans une fable dramaturgique en tant que protagoniste d'une pièce dont il est spectateur. Cette double caractéristique est aussi celle de comédiens qui jouent leur métier de professionnels du 6ᵉ art tout en incarnant par intermittence des caractères théâtraux, créant une passerelle entre gravité et facétie. La réalité est ainsi bousculée autant dans sa représentation que dans son appréhension.       <br />
              <br />
       Celle-ci démarre avec une artiste italienne (Justine Lequette) qui raconte sa rencontre et son travail avec Pasolini. C'est presque une scène de cinéma plongée dans l'obscurité, seul son visage est éclairé par une lumière jaune. C'est en italien surtitré en français, langue revenant à plusieurs reprises dans les tableaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85955302-61197468.jpg?v=1738010850" alt=""En une nuit - Note pour un spectacle"… Pasolini à jamais !" title=""En une nuit - Note pour un spectacle"… Pasolini à jamais !" />
     </div>
     <div>
      Il y a différentes ruptures de jeu avec, entre autres, sur la plage, un défilé de mode un peu déluré comme sorti d'une autre fable. Ou ailleurs, les comédiens sont dans le public, jouant avec lui en l'interpellant. Le temps scénique s'étale sur plusieurs années, sans délimitation temporelle précise, avec un Pasolini mort, blessé ou vivant suivant les scènes, autour d'une troupe qui explique son projet au public en exprimant ses doutes et ses audaces.       <br />
              <br />
       Il y a de la tension, de la gaîté et de la gravité. On plonge aussi dans la pensée de l'écrivain, poète et réalisateur italien, à l'aide de ses propos et de ses interviews, ainsi que dans la création théâtrale d'une troupe. Les regards artistiques sont multiples, car ils s'articulent sur ceux du metteur en scène, de chaque comédien et de l'artiste italienne qui a accompagné Pasolini dans son travail. Chacun, à des moments différents, existe par lui-même autour d'une idée, d'un souvenir ou d'un point de vue. L'émotion cohabite avec la pensée, le présent avec le passé, le fait avec l'imagination.       <br />
              <br />
       L'avant-dernier tableau se déroule dans un silence qui dure de longues minutes, avec le corps de Pasolini allongé au sol, inerte. Comme une mise en perspective d'un assassinat qui pose encore question. La dernière scène est politiquement une image puissante et engagée, avec le drapeau de la Palestine allongé au sol en lieu et place du corps du poète italien. Une création audacieuse !       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"En une nuit - Note pour un spectacle"</b></div>
     <div>
      D'après l'œuvre de Pier Paolo Pasolini.       <br />
       Texte : Ferdinand Despy, Simon Hardouin, Justine Lequette, Eva Zingaro-Meyer.       <br />
       Mise en scène : Ferdinand Despy, Simon Hardouin, Justine Lequette, Eva Zingaro-Meyer.       <br />
       Avec : Ferdinand Despy, Simon Hardouin, Justine Lequette, Eva Zingaro-Meyer.       <br />
       Collaboration à la mise en scène et assistant : Orell Pernot-Borràs.       <br />
       Scénographie et création costumes : Elsa Séguier-Faucher.       <br />
       Création lumières : Caspar Langhoff et Lila Ramos Fernandez.       <br />
       Régie générale et son : Antoine Vanagt.       <br />
       Régie lumière : Lila Ramos Fernandez.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Antoine Herbulot.       <br />
       Regard artistique : Nicolas Mouzet-Tagawa.       <br />
       Regard dramaturgique : Nathanaël Harcq.       <br />
       Aide à la création sonore : Laurent Gueuning, Éric Degauquier, John Cooper.       <br />
       Coaching vocal : Brigitte Romano.       <br />
       Durée : 1 h 45.       <br />
              <br />
       <b>Le spectacle s'est déroulé du 8 au 18 janvier au Cent-quatre, Paris 19ᵉ, dans le cadre du festival Les Singuliers(es).</b>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 15 janvier au 15 février 2025.</span>       <br />
       <b>9e édition du Festival &quot;Les Singulier-es&quot;</b>       <br />
       Le CentQuatre-Paris, Paris 19ᵉ, 01 53 35 50 00.       <br />
       <a class="link" href="https://www.104.fr/" target="_blank">&gt;&gt; 104.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/En-une-nuit-Note-pour-un-spectacle-Pasolini-a-jamais-_a4137.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•Off 2021• Ce soir, je n'aurai pas sommeil Un bain d'iode, frais comme une thalasso de l'âme et du cœur</title>
   <updated>2021-07-06T22:42:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2021-Ce-soir-je-n-aurai-pas-sommeil-Un-bain-d-iode-frais-comme-une-thalasso-de-l-ame-et-du-coeur_a2971.html</id>
   <category term="Avignon 2021" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/57239605-42440977.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-06-21T17:57:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Ils sont trois personnages. Sans nom. Deux femmes et un homme. Comme vous ou comme moi. Ils sont quelque part. On sait qu'il y a la mer. L'air de la mer, le vent, omniprésent, rafraîchissant, et c'est un bonheur dans cet Avignon sec et aride que cet air frais marin sur ces corps prêts à la sensualité. D'ailleurs, sous leurs habits colorés comme une fête, les maillots de bain sont revêtus. Ils sont dans une ville balnéaire, cela ne fait aucun doute et cela n'a aucune importance. Bien que…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57239605-42440977.jpg?v=1624292301" alt="•Off 2021• Ce soir, je n'aurai pas sommeil Un bain d'iode, frais comme une thalasso de l'âme et du cœur" title="•Off 2021• Ce soir, je n'aurai pas sommeil Un bain d'iode, frais comme une thalasso de l'âme et du cœur" />
     </div>
     <div>
      Ces trois personnages vont nous emmener durant une heure dans un monde particulier. Un monde qui a pourtant l'exacte apparence de la normalité. Mais quand on regarde bien, de près, avec l'œil du rire, du cœur et du scepticisme, dans cette normalité, on voit la folie des hommes exploser à nos yeux. Une folie douce, n'ayez pas peur, la folie des actes, des désirs, des amours, des audaces.       <br />
              <br />
       C'est l'audace qui a servi de guide à cette création. L'audace, l'impertinence et la liberté de transgresser les règles éclatent dans le livre de jeunesse d'Irène Némirovsky (publié récemment aux Éditions Mouch). Un livre dont s'empare Sabrina Bus pour proposer la création de ce spectacle merveilleusement atypique à la metteure en scène Anne Carrard. Ensemble, metteure en scène et interprètes travaillent au plateau sur ces axes thématiques durant des mois pour aboutir à ce spectacle, loin du texte d'origine, mais développant la même innocence, le même ébahissement devant les attitudes, les gestes, les relations humaines faites de désirs mais aussi d'incompréhension.       <br />
              <br />
       Le résultat est extraordinaire, car à force de vouloir éviter les pièges du convenu théâtre dialogué, &quot;Ce soir, je n'aurai pas sommeil&quot; réussit à inventer une forme scénique de langage qui fait parfois penser à Tati, parfois à Éric Rohmer, parfois à la vision drôle et nostalgique que le clown a sur le monde.       <br />
              <br />
       Ce sont trois faux clowns qui nous emportent dans leur vie quotidienne d'une villégiature incertaine quelque part en bord de mer où les désirs, les attentes et les excroissances de la vie quotidienne vibrionnent comme nuées de moustiques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57239605-42440980.jpg?v=1624292332" alt="•Off 2021• Ce soir, je n'aurai pas sommeil Un bain d'iode, frais comme une thalasso de l'âme et du cœur" title="•Off 2021• Ce soir, je n'aurai pas sommeil Un bain d'iode, frais comme une thalasso de l'âme et du cœur" />
     </div>
     <div>
      Un beau travail sur le rythme, l'écoute entre les interprètes, la vivacité des scènes, soutenus par une présence sonore qui est comme le quatrième personnage de ce spectacle. Semant des ambiances, des musiques, des chansons (magnifique interprétation des &quot;Filles du bord de mer&quot; par Arno), le son remplit le rôle que la parole, ici presque accessoire, délaisse. Une très belle création de Yann Richard.       <br />
              <br />
       La belle âme révoltée et sans fard d'Irène Némirovsky serait sans aucun doute fière d'avoir inspiré ce bel espace de liberté et de joie cruelle qu'est &quot;Ce soir, je n'aurai pas sommeil&quot;. On en sort rempli d'images cocasses, fortes, espiègles et toutes baignée d'un sucre qui adoucit l'acidité vitale de chaque scène.       <br />
              <br />
       Avignon tente avec gentillesse de nous habituer depuis des années au réchauffement climatique. À 14 h 30 en particulier, il fait chaud. C'est l'heure de prendre une bouffée de frais. Je sais où il est ce bon air. À la Chapelle des Italiens. Allez-y les yeux ouverts.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Ce soir, je n'aurai pas sommeil" </b></div>
     <div>
      Création collective.       <br />
       Mise en scène : Anne Carrard.       <br />
       Avec : Sabrina Bus, Benjamin Candotti-Besson et Loreleï Daize.       <br />
       Scénographie : Clémence Kazémi.       <br />
       Costumes : Sophie Carteron.       <br />
       Création Sonore : Yann Richard.       <br />
       Création Lumières : Denis Schlepp.       <br />
       Graphisme : Anne-Laure Bernard.       <br />
       Administratrice : Talia Barkan.       <br />
       Durée : 1 h 05.       <br />
               <br />
       <b>•Avignon Off 2021•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 28 juillet 2021.</span>       <br />
       Tous les jours à 14 h 30, relâche les 11, 15, 16 et 22 juillet.       <br />
       La Chapelle des Italiens, 33, rue Paul Saïn, Avignon.       <br />
       Réservations : 09 52 42 66 72.       <br />
       <a class="link" href="https://www.festivaloffavignon.com/programme/2021/ce-soir-je-n-aurai-pas-sommeil-s29048/" target="_blank">&gt;&gt; Réservation</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2021-Ce-soir-je-n-aurai-pas-sommeil-Un-bain-d-iode-frais-comme-une-thalasso-de-l-ame-et-du-coeur_a2971.html" />
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  <entry>
   <title>Festival Humour et Eau Salé 2020 maintenu… du 1er au 7 août 2020 !</title>
   <updated>2020-06-01T16:33:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Humour-et-Eau-Sale-2020-maintenu-du-1er-au-7-aout-2020-_a2738.html</id>
   <category term="Festivals" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/46770448-37240430.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-06-01T16:20:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Denis Lecat (directeur) et les équipes de Créa ont décidé de tout faire pour que l'événement ait lieu cet été. Ne connaissant pas encore ce que seront les mesures sanitaires au mois d'août, le festival précise que les spectacles se dérouleront dehors si ce n'est pas possible en salle, si le nombre de spectateurs est toujours limité, les jauges seront réduites et certaines représentations seront doublés ou triplés, etc. Un seul mot d'ordre, faire appel à la meilleure ressource que tous les artistes ont en commun : la créativité, pour créer de la créactivité !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/46770448-37240430.jpg?v=1591022579" alt="Festival Humour et Eau Salé 2020 maintenu… du 1er au 7 août 2020 !" title="Festival Humour et Eau Salé 2020 maintenu… du 1er au 7 août 2020 !" />
     </div>
     <div>
      35e édition d'humours tous azimuts dedans dehors,        <br />
       Le thème du Festival est cette année &quot;Musique et Bricolage !&quot;.       <br />
       26 artistes, 40 représentations.       <br />
              <br />
       Le festival d’humours tous azimuts dedans dehors devrait donc avoir lieu du samedi 1er au vendredi 7 août 2020. Véritable festival pluridisciplinaire, il propose des spectacles et des films où l’humour est présent sous toutes ses formes. Suite au succès grandissant d'évènements participatifs et potaches organisés depuis plusieurs années, serons renouvelés le championnat du monde d’alpinisme horizontal sur plage (rebaptisé cette année coronalpinisme !) ainsi que le concours international &quot;Air feu d’artifice&quot; qui se déroulera dans les Jardins du Phare, particulièrement investis cette année par le festival, en accord avec la ville.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/46770448-37240446.jpg?v=1591022618" alt="Festival Humour et Eau Salé 2020 maintenu… du 1er au 7 août 2020 !" title="Festival Humour et Eau Salé 2020 maintenu… du 1er au 7 août 2020 !" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>Les artistes programmés :</strong></span> Julien Barret, Mathieu Moutache, Emma la Clown et Sophie Bissantz, Jazzigottos, Cie Chicken Street, JBen, Dynamite Transfert, Chanson d'occasion, Cie Silex, Cie Sivousplait, Cie OpUS, Kosh, Cie Le Plus petit espace possible, Groupe Déjà, Gijs van Bon, Delinus, Fred Tousch, Cubiténistes, Bernard Lubat, Paul Staïcu, Collectif Gonzo, Frédéric Fromet, Cie L'Ours à pied.       <br />
              <br />
       Organisée par l'association Créa,       <br />
       Saint-Georges de Didonne (17).       <br />
       Tél. : 05 46 06 87 98.       <br />
       <a class="link" href="https://www.crea-sgd.org/humour-eau-salee/" target="_blank">>> crea-sgd.org</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/46770448-37240464.jpg?v=1591022894" alt="Festival Humour et Eau Salé 2020 maintenu… du 1er au 7 août 2020 !" title="Festival Humour et Eau Salé 2020 maintenu… du 1er au 7 août 2020 !" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Madame Magarotto" La possibilité d'une île, le silence de la mer et les bruits du monde</title>
   <updated>2019-12-02T08:43:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Madame-Magarotto-La-possibilite-d-une-ile-le-silence-de-la-mer-et-les-bruits-du-monde_a2614.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/40286980-34298332.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-12-02T06:33:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Isolée quelque part sur un bord de plage à l'abri du monde, Madame Magarotto, femme énigmatique, a trouvé refuge dans une cabane coupée de tout. Sa vie, sereine, s'étire au rythme du ressac des vagues jusqu'à ce que, tel un grain de sable, la sonnerie intempestive d'un téléphone vienne enrayer l'écoulement harmonieux des jours… Un conte théâtral contemporain où le désir de solitude est amèrement spolié par les bruits de la civilisation, hydre tapie en embuscade.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40286980-34298332.jpg?v=1575229958" alt=""Madame Magarotto" La possibilité d'une île, le silence de la mer et les bruits du monde" title=""Madame Magarotto" La possibilité d'une île, le silence de la mer et les bruits du monde" />
     </div>
     <div>
      Le silence, celui qui bruit des déplacements miniatures de cette recluse volontaire ayant élu cet espace clos comme ouverture salutaire, accompagne les faits et gestes mimés de celle qui a délibérément choisi - sans heurts, pour son bonheur - de fuir les bruits du monde. On la découvre lovée dans un fauteuil aux pieds bancals, respirant le simple plaisir d'exister en étant bercée par le cri ininterrompu des mouettes et l'ostinato des vagues à sa porte. Dégagée des mots devenus désormais inutiles, elle fait corps avec les menus actes du quotidien - se préparer un café, mettre le couvert - esquissés avec une application gracieuse.       <br />
               <br />
       Rien ni personne ne semble pouvoir troubler cette tranquillité vécue comme une épiphanie. Parfois, le vieux poste de radio à lampes fait entendre les dernières notes de &quot;Snow&quot; d'Emiliana Torrini, musique langoureuse propre à prolonger sa douce mélancolie. Mais lorsqu'il se met à diffuser la litanie des sempiternels hommages suivant les attentats, et les énièmes déclarations des hommes politiques instrumentalisant les événements, elle sent son air soudain se vicier et coupe, dans un pur réflexe de survie, le son intrusif.
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40286980-34298344.jpg?v=1575229998" alt=""Madame Magarotto" La possibilité d'une île, le silence de la mer et les bruits du monde" title=""Madame Magarotto" La possibilité d'une île, le silence de la mer et les bruits du monde" />
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      Madame Magarotto aime s'endormir en position de fœtus dans son fauteuil lui tendant les bras, elle aime s'y pelotonner sans réserve, voire s'y caresser avec un doux plaisir… Lorsque le téléphone en bakélite des années soixante-dix se met à retentir, elle le regarde, dubitative, et se replonge dans ses minutieux travaux de couture qui l'absorbent avec bonheur. Il lui faudra du temps pour - soumise à l'enchainement irrépressible des sonneries - réaliser que &quot;l'on&quot; ne la lâchera pas si facilement dans sa retraite marine.       <br />
              <br />
       La voix qui se détache alors du combiné, d'abord imperturbable, renvoie à l'agression d'un sondage en ligne s'annonçant horripilant. Il prend vite une dimension loufoque, voire inquiétante, lorsque la sondeuse faisant demandes et réponses, perturbée au plus haut point par le silence abyssal de son interlocutrice potentielle, se met littéralement à péter les plombs. Madame Magarotto, agressée par l'intrusion dans sa bulle de cette fâcheuse, répondra en miroir en &quot;liquidant&quot; le fauteur de bruits.       <br />
              <br />
       Mais d'autres menaces pointent leur nez sous la forme de voix de touristes égarés, accros à leurs collections de selfies et de likes, ou encore de lourds vrombissements d'engins entendus au loin… Le paradis silencieux de la solitaire retranchée semble (irrémé)diablement menacé de partir en fumée.       <br />
              <br />
       Héroïne écologique d'un conte social projetant jusqu'à nous l'irrésistible tentation d'une île mettant à l'abri des vicissitudes du monde civilisé, Madame Magarotto, incarnée par une comédienne fragilement humaine, a de quoi nous séduire tant elle entre en résonance avec nos désirs secrets ressentis comme une utopie. La mise en jeu, sobre, trouvant son écrin dans une scénographie suggestive, la création sonore immergeant dans l'univers d'une &quot;ode maritime&quot;, laissent toute sa place à l'essentiel… une femme désirante et son &quot;barrage contre l'im-pacifique&quot;.
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     <div><b>"Madame Magarotto"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40286980-34298355.jpg?v=1575230038" alt=""Madame Magarotto" La possibilité d'une île, le silence de la mer et les bruits du monde" title=""Madame Magarotto" La possibilité d'une île, le silence de la mer et les bruits du monde" />
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      Théâtre gestuel.       <br />
       Texte : Jérôme Batteux.       <br />
       Illustré par Larra Mendy et édité par Les Petites Secousses.       <br />
       Mise en scène : Jérôme Batteux.       <br />
       Avec : Flore Audebeau.       <br />
       Regard chorégraphique : Côme Tanguy (La Clé du Quai).       <br />
       Scénographie et costume : Lolita Barozzi et Aurore Cailleret (Cie Liquidambar).       <br />
       Création sonore : David Chiesa (Le UN ensemble).       <br />
       Création lumière et régie : Benoit Cheritel.       <br />
       Régie plateau : Jean-François Coffin.       <br />
       Avec les voix de : Françoise Goubert, Julie Hercberg, Frédéric Kneip, Thierry Remi, et Jérôme Batteux.       <br />
       Création 2019 de la Cie des Petites Secousses, accompagnée par la Boîte à Jouer.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté le samedi 16 novembre 2019 à Cestas (33), Halle polyvalente du Bouzet, dans le cadre du Festival Tandem Théâtre (du 12 au 24 novembre) co-organisé par les villes de Canéjan et Cestas.</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       13 février 2020 : Auditorium de la Médiathèque Jacques Ellul, Pessac (33).       <br />
       20 et 21 mars 2020 : Théâtre du Pont Tournant, Bordeaux (33).
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