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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-07T20:22:38+02:00</updated>
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   <title>Avignon Off 2013 : "Une liaison pornographique"... Un fantasme tout en simplicité où le naturel fait ses gammes !</title>
   <updated>2013-06-30T18:32:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-Off-2013-Une-liaison-pornographique-Un-fantasme-tout-en-simplicite-ou-le-naturel-fait-ses-gammes-_a782.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2012-11-14T23:59:00+01:00</published>
   <author><name>Safidine Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
[Reprise] Fantasme... discret voire bâillonné, dans un jeu d’acteurs où le naturel fait ses gammes. Un texte au propos réaliste presque baigné de quotidienneté. La pièce est écrite comme un journal intime à deux voix avec deux personnages, Elle et Lui. Une histoire où Elle passe une annonce dans un journal pour vivre un fantasme qui lui tient à cœur. Lui répond. C’est la rencontre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4920648-7344476.jpg?v=1352847934" alt="Avignon Off 2013 : "Une liaison pornographique"... Un fantasme tout en simplicité où le naturel fait ses gammes !" title="Avignon Off 2013 : "Une liaison pornographique"... Un fantasme tout en simplicité où le naturel fait ses gammes !" />
     </div>
     <div>
      La pièce est de très bonne tonalité. Le thème est puisé dans le quotidien. Elle met en exergue le rapport au sexe que nous pouvons entretenir avec nos désirs. La tentation, l’envie sexuelle qui se déclinent en amour sont incarnées avec justesse par les comédiens qui créent une relation teintée de gêne lors de la première rencontre, gêne avant le passage à l’acte. Cette même gêne qui, durant les rencontres suivantes, disparaît pour être remplacée par des rendez-vous empreints de chaleur, de sympathie, voire d’une pointe de familiarité.       <br />
              <br />
       Du fantasme proprement dit, au-delà du mot, il n’existe pas vraiment ou du moins, il n’apparaît pas comme un élément déterminant. La mise en scène a fait de cet aspect un petit pied de nez à l’auteur en l’écartant quelque peu. Sur les rares scènes dites sexuelles, le fantasme n’est pas vraiment joué sans que cela ait pu faire appel à une quelconque pratique sexuelle jouée. Nous restons dans un semi-découvert où les corps apparaissent puis disparaissent dans l’obscurité sans qu’une quelconque suggestion affleure lors des passages à l’acte. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4920648-7344477.jpg?v=1352847934" alt="Avignon Off 2013 : "Une liaison pornographique"... Un fantasme tout en simplicité où le naturel fait ses gammes !" title="Avignon Off 2013 : "Une liaison pornographique"... Un fantasme tout en simplicité où le naturel fait ses gammes !" />
     </div>
     <div>
      Le texte est bien écrit avec des coupures dramaturgiques bien agencées. La mise en scène est simple, sans fioriture et est axée sur les relations, à la fois simple et complexe, du rapport à soi, à ses instincts, à ses pulsions et à l’autre.        <br />
              <br />
       Le jeu de Caroline Stefanucci est relevé. Juste et bien dosée en solo, elle arrive à faire passer les émotions avec un naturel très présent. Constantin Djirdjirian, dans le rôle de Lui, arrive à créer une relation avec Elle dans laquelle une certaine humilité voire intimité transparaît. Son jeu est lui aussi très naturel même si parfois ses solos manquent parfois un peu de &quot;sincérité&quot;.        <br />
              <br />
       Dans cette relation sexuelle, les personnages incarnent un rapport au fantasme et au sexe dans laquelle le désir n’est habillé d’aucun apparat. La relation entre Elle et Lui est très bien jouée. Les rapports multiples entre eux, à la fois sexuels, amoureux, chaleureux puis fait d’une rupture brusque sont bien incarnés. L’évolution de leur relation est bien retranscrite sur scène avec un sentiment de vécu et de spontanéité de belle composition. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Une liaison pornographique"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4920648-7344480.jpg?v=1352847934" alt="Avignon Off 2013 : "Une liaison pornographique"... Un fantasme tout en simplicité où le naturel fait ses gammes !" title="Avignon Off 2013 : "Une liaison pornographique"... Un fantasme tout en simplicité où le naturel fait ses gammes !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Philippe Blasband.       <br />
       D'après le film de Frédéric Fonteyne.       <br />
       Mise en scène : Dalia Bonnet.       <br />
       Avec : Caroline Stefanucci et Constantin Djirdjirian, remplacé à Avignon par Justin Blanckaert.       <br />
       Par la Compagnie Boss’Kapok.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       Du 04 novembre au 27 novembre 2012.       <br />
       Reprise du 3 au 26 février 2013.       <br />
       Du dimanche au mardi à 20 h.        <br />
       Le Funambule de Montmartre, Paris 18e, 01 42 23 88 83.       <br />
       <a class="link" href="http://www.funambule-montmartre.com/" target="_blank">&gt;&gt; funambule-montmartre.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Avignon Off 2013</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 au 31 juillet 2013.</span>       <br />
       Tous les jours à 20 h 15.       <br />
       Théâtre Le Célimène, Avignon, 04 90 82 96 13/06 11 37 59 67.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatrelecelimene.fr/programmation.html" target="_blank">&gt;&gt; theatrelecelimene.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Monotone dérèglement des sens</title>
   <updated>2011-06-08T22:20:00+02:00</updated>
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   <category term="Théâtre" />
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   <published>2011-06-08T22:05:00+02:00</published>
   <author><name>Anaïs Heluin </name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Avec à l'affiche "Une liaison pornographique" de Philippe Blasband, le Guichet Montparnasse se donne un air aguicheur. Appel au voyeurisme, à la vulgarité : par le seul titre, la part la plus douteuse du spectateur est sollicitée. Mais annonce plus mensongère, il n'y a pas.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3041042-4333799.jpg?v=1307564286" alt="Monotone dérèglement des sens" title="Monotone dérèglement des sens" />
     </div>
     <div>
      Qui était venu pour observer dans l'ombre une relation torride, violente et dénuée de sentiments sera bien déçu de ne trouver sur scène qu'un couple d'âge mûr s'appliquer à raconter son histoire. Il la relate plutôt bien, d'ailleurs. Mais pendant que le récit se déroule, on ne cesse d'attendre une compensation à la déception initiale. Celle-ci ne vient pas. Quand la pièce prend le tour d'un feuilleton sentimental un tantinet fleur bleue, l'absence de parti-pris ferme de l'auteur transparaît.        <br />
              <br />
       Savoir que le texte original est un scénario, monté en film en 1999 avec Nathalie Baye et Sergi Lopez dans les rôles principaux, fournit une piste d'explication possible. Bien sûr, il est difficile de dire quelle densité a perdu le propos lors de l'adaptation. Qu'importe, au fond. Nul besoin de voir l’œuvre originale pour deviner sa relative pauvreté. Du moins en ce qui concerne l'intrigue, restée intacte de l'écran à la scène. Simple, elle se résume à la rencontre de deux inconnus. Sans une once de romantisme. Une petite annonce, et leurs destins se croisent. Pour une heure, dans une chambre d'hôtel, en principe. Puis le rendez-vous devient hebdomadaire, et l'anonymat conservé entre les amants s'estompe. L'habitude fait place à la complicité, et la complicité à l'attachement. Un épisode banal, donc, qui aurait pu donner lieu à une exploration du quotidien en même temps que de la complexité des relations humaines.        <br />
              <br />
       Une hypothèse qui s'effrite au fur et à mesure que l'homme et la femme se révèlent rejoindre le modèle on ne plus classique du ménage basé sur l'amour. Non que l'on déplore vraiment la quasi disparition de la pornographie, réduite à quelques allusions à un passé révolu : c'est surtout la psychologie superficielle des personnages qui agace, d'autant plus que leur discours n'est relayé par aucun autre. De la transgression au retour à la norme,  les narrateurs tracent comme un continuum, à peine hérissé de quelques doutes, de quelques tourments caricaturaux. Une relation physique peut-elle se transformer en histoire d'amour ? Ou une idylle est-elle trop opposée à la réalisation de fantasmes érotiques ?        <br />
              <br />
       Des questions sempiternelles, qui accaparent les protagonistes sans aller toutefois jusqu'à exaspérer le spectateur. Car Françoise Dehlinger et Jean-Paul Cassey, les acteurs, savent rendre sympathiques les deux vieux qui sont seuls à trouver leur aventure exceptionnelle. La soixantaine, alors que le couple Nathalie Baye-Sergi Lopez devait avoir la quarantaine, ils incarnent deux individus qui après une vie bien rangée décident de se laisser aller à leurs désirs. Avec leur jeu tout en retenue, fait d'une timidité et d'une fragilité touchantes, ils font appel à la sensibilité du public bien plus qu'à son intellect. Elle, tantôt malicieuse tantôt mélancolique, parle à toute femme de la peur de vieillir et de voir disparaître son pouvoir de séduction. Lui, lunettes noires et costume bien ajusté; l'air d'un dandy sur le retour, est plus impénétrable. Il participe au discours amoureux sans sembler vraiment touché par sa tournure.        <br />
              <br />
       Mais il ne va pas jusqu'à une prise de recul active. Pas l'ombre d'un &quot;méta-discours&quot; donc, ni d'une critique de la fadeur de l'échange verbal en cours. Le tout se sirote comme une grenadine, comme un feuilleton à tout petits rebondissements. Intelligente, la mise en scène d'Olindo Cavadini est elle aussi salvatrice. Suivant l'alternance des dialogues et des monologues, des flash-backs et des retours au présent, les personnages apparaissent et disparaissent derrière un système de tentures blanches placées au milieu de la scène. Leurs allées et venues rythment le spectacle, autant que la musique jouée par deux violoncellistes qui, en plus de créer une ambiance sonore, portent sur le plateau le regard du spectateur. Un regard qui fouille l'intimité d'autrui, en fait un objet de curiosité.        <br />
              <br />
       Malgré ces qualités, la mièvrerie domine. Contraire à la pornographie annoncée, elle nous noie dans un flot de bons sentiments peu constructifs. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Une liaison pornographique" </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3041042-4333804.jpg?v=1307564412" alt="Monotone dérèglement des sens" title="Monotone dérèglement des sens" />
     </div>
     <div>
      (Vu le 1er juin 2011)       <br />
              <br />
       Texte : Philippe Blasband.       <br />
       Mise en scène : Olindo Cavadini.       <br />
       Dramaturgie et scénographie : Anthony Binet.       <br />
       Avec : Françoise Dehlinger et Jean-Paul Cessey.       <br />
       Musique : Adrien Regard, Automne Lajeat et Aurore Daniel.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 11 mai au 25 juin.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h 30.       <br />
              <br />
       Théâtre Le Guichet Montparnasse, Paris 14e.       <br />
       Réservation : 01 43 27 88 61.       <br />
       <a class="link" href="http://www.guichetmontparnasse.com" target="_blank">www.guichetmontparnasse.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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