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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-14T15:32:40+02:00</updated>
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   <title>"Phédre" selon Martinelli... Une partition symphonique jouée par un orchestre dont Phèdre serait le premier violon</title>
   <updated>2013-12-11T06:17:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Phedre-selon-Martinelli-Une-partition-symphonique-jouee-par-un-orchestre-dont-Phedre-serait-le-premier-violon_a1030.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <published>2013-12-11T19:26:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Phèdre a épousé Thésée, ce héros quasi demi-dieu qui tua le Minotaure et depuis règne tout puissant jusqu’à ce qu’une rumeur le déclare mort prisonnier. Les circonstances la portent à révéler son amour secret pour son beau-fils Hippolyte, beau comme son père, qui meurt en la fuyant. Après "Andromaque", "Bérénice" et "Britannicus", Jean-Louis Martinelli propose, en apothéose d’une tétralogie des passions raciniennes, une "Phèdre" de toute beauté.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6127048-9150022.jpg?v=1386702994" alt=""Phédre" selon Martinelli... Une partition symphonique jouée par un orchestre dont Phèdre serait le premier violon" title=""Phédre" selon Martinelli... Une partition symphonique jouée par un orchestre dont Phèdre serait le premier violon" />
     </div>
     <div>
      Au tout début, la première scène, le peplos des femmes est monochrome, un peu raide, la cuirasse anatomique des hommes un peu rigide.  La représentation se situe dans une Grèce antique, académique. Et puis miracle progressif du théâtre, dans cette mise en scène en bi-frontal, la pièce de Racine, d’abord exprimée en langage naturel, emporte le spectateur dans la vérité du texte. Les personnages s’animent. Les corps s’échauffent et la voix se libère.       <br />
              <br />
       Dans les allers et venues des uns et des autres, approchés, éloignés, que les protagonistes soient acteurs de leur destinées, spectateurs actifs ou serviteurs réticents, les habits de scène prennent vie, épousent les corps, esquissent un sillage, dessinent une traine, portent les caractères, emportent le cœur. Les acteurs prennent le rythme, scandent. Et le texte fait corps et les entraves tombent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6127048-9150029.jpg?v=1386702994" alt=""Phédre" selon Martinelli... Une partition symphonique jouée par un orchestre dont Phèdre serait le premier violon" title=""Phédre" selon Martinelli... Une partition symphonique jouée par un orchestre dont Phèdre serait le premier violon" />
     </div>
     <div>
      Le spectacle, de visuel, devient musique. Le verbe claque, mugit, rugit. Tel une voile de marin sublimée, poussée par le zéphyr caressant, puis emportée par l’ouragan, le personnage de Phèdre appartient à la race de ceux qui n’ayant plus la maîtrise de l’action, ne pouvant échapper aux vents, épousent le tourbillon… de passion et de liberté.       <br />
              <br />
       Les mots sonnent, amplifient les vers. Et composent pour chacun son morceau de gloire. Et concourent à l’ensemble qui devient orchestre dont Phèdre est le premier violon. Un orchestre à l’œuvre d’une symphonie dont l’acmé est atteint par les stances de… Phèdre et dont la coda est constituée par le récit tenu par un témoin de la mort d’Hippolyte, fils de Thésée et de l’Amazone, beau fils de Phèdre, sœur d’Ariane et emporté par la vague scélérate d’un raz de marée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6127048-9150061.jpg?v=1386702994" alt=""Phédre" selon Martinelli... Une partition symphonique jouée par un orchestre dont Phèdre serait le premier violon" title=""Phédre" selon Martinelli... Une partition symphonique jouée par un orchestre dont Phèdre serait le premier violon" />
     </div>
     <div>
      La pièce de Racine matérialise le désir, son mouvement et sa puissance, se clôt en un tableau allégorique de l’aurige et ses chevaux déchiquetés sur la grève.       <br />
              <br />
       Pianissimo… fortissimo…       <br />
              <br />
       Faut-il voir ou écouter Racine ? Jean Louis Martinelli nous propose de l’entendre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Phèdre"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6127048-9150063.jpg?v=1386702995" alt=""Phédre" selon Martinelli... Une partition symphonique jouée par un orchestre dont Phèdre serait le premier violon" title=""Phédre" selon Martinelli... Une partition symphonique jouée par un orchestre dont Phèdre serait le premier violon" />
     </div>
     <div>
      Texte : Jean Racine.       <br />
       Mise en scène : Jean-Louis Martinelli.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Amélie Wendling.       <br />
       Scénographie : Gilles Taschet.       <br />
       Avec : Delphine Cogniard (Ismène), Hammou Graïa (Thésée), Mounir Margoum (Hippolyte), Sylvie Milhaud (Œnone), Sophie Rodrigues (Aricie), Anne Suarez (Phèdre), Gaëlle Voukissa (Panope), Abbès Zahmani (Théramène).       <br />
       Lumière : Jean-Marc Skatchko.       <br />
       Costumes : Catherine Leterrier et Sarah Leterrier.       <br />
       Coiffures, maquillage : Françoise Chaumayrac.       <br />
       Durée 2 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 novembre au 20 décembre 2013.</span>       <br />
       Mardi, mercredi, vendredi et samedi à 20 h 30, jeudi à 19 h 30, dimanche à 15 h 30. Représentation pour spectateurs aveugles ou malvoyants le dimanche 15 décembre 2013.       <br />
       Théâtre Nanterre-Amantiers, Salle transformable, Nanterre (92), 01 46 14 70 00.       <br />
       <a class="link" href="http://www.nanterre-amandiers.com/" target="_blank">&gt;&gt; nanterre-amandiers.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Entre pétulance et générosité, Noëlle Perna raconte de nouveau Mado</title>
   <updated>2013-02-26T07:20:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Entre-petulance-et-generosite-Noelle-Perna-raconte-de-nouveau-Mado_a847.html</id>
   <category term="Humour" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/5262432-7853535.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-02-26T07:20:00+01:00</published>
   <author><name>Gilbert Jouin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Star autoproclamée du "chauve-binz" national, la truculente Mado vient d’avoir une nouvelle idée toute à son image : généreuse et ingénieuse ! Elle décide de transformer la morosité des clients de son célèbre bar du vieux Nice en énergie créatrice. Et les voilà embarqués dans un grand moment de théâtre classique… ou presque !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5262432-7853535.jpg?v=1361807749" alt="Entre pétulance et générosité, Noëlle Perna raconte de nouveau Mado" title="Entre pétulance et générosité, Noëlle Perna raconte de nouveau Mado" />
     </div>
     <div>
      Troisième spectacle en dix ans de Noëlle Perna dans le rôle de Mado la Niçoise… Intégralement nouveau, &quot;Mado prend Racine&quot; nous permet de la retrouver égale à elle-même. On sait avec qui on a rendez-vous, mais l’attente repose entièrement sur ce qu’elle va nous raconter et où elle va nous emmener. Car Noëlle est d’abord et avant tout une formidable conteuse. Dès qu’elle endosse la blouse vichy bleu ciel ou la robe de cuir rouge vif, dès qu’elle a lourdement fardé ses paupières d’un bleu pétant et qu’elle s’est couronné le chef de frisettes flamboyantes, elle devient une autre. Une autre qui n’a aucune inhibition, aucun tabou, qui porte sur la vie et la société un regard à la fois candide et ironique, qui n’hésite jamais à faire passer des messages et à prendre des positions radicales…       <br />
              <br />
       Mado, c’est une nature. Il faut la prendre telle qu’elle est. Ou la laisser… Car certains ne parviennent pas à goûter une forme d’humour qui n’appartient qu’à elle. En revanche personne n’a le droit de contester son incroyable générosité, sa folle énergie et son inventivité tout terrain.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5262432-7853538.jpg?v=1361807749" alt="Entre pétulance et générosité, Noëlle Perna raconte de nouveau Mado" title="Entre pétulance et générosité, Noëlle Perna raconte de nouveau Mado" />
     </div>
     <div>
      Elle n’arrête pas de parler et de se démener pendant une heure et demie. C’est une véritable performeuse au sens américain du terme. S’exprimant autant avec son corps, ses bras et sa bouche, elle occupe la scène avec une vitalité confondante. Son spectacle est un patchwork. On y trouve de tout : des effets spéciaux (dans le sens &quot;vêtements&quot; du terme), des accents (africain, pied-noir, corse, etc.), c’est un mélange habile de stand-up et de sketchs dans lesquels elle interprète différents personnages plutôt hauts en couleurs, et elle parle beaucoup d’elle et de sa famille, surtout de son mari.       <br />
              <br />
       Son langage est on ne peut plus imagé, elle est très moqueuse, faussement candide, pleine de bon sens, elle adore les jeux de mots, les excellents comme les éculés, et les formules approximatives. Elle aborde des tas de thèmes divers et variés : la gastronomie, les sports d’hiver, l’écologie, le divorce, les enterrements, le naturisme, etc. Et, pour la première fois, elle se livre à une revue de presse qui lui permet de commenter l’actualité à travers sa vision décalée et avec une impertinence de bon aloi.       <br />
              <br />
       Si Mado prend Racine, c’est parce qu’elle entre de plain-pied dans la tragédie grecque en proposant à ses collaborateurs, pour leur faire oublier leur quotidien et leurs soucis, de jouer une version très &quot;salade niçoise&quot; du &quot;Phèdre&quot; de Racine. Ses supposés partenaires étant absents ce soir-là, elle s’amuse à interpréter elle-même une partie de leur rôle. C’est le fil rouge du spectacle.       <br />
              <br />
       Par rapport à ses deux shows précédents, je l'ai trouvé beaucoup plus coquine que de coutume. À partir du deuxième tiers du spectacle, elle joue volontiers à &quot;Mado la grivoise&quot;. Elle pratique l’allusion avec une gauloiserie qui s’inscrit dans la tradition française. Mais elle le fait sans jamais se montrer vulgaire ou grossière. Elle préfère intelligemment se cantonner dans la suggestion (vous n’aurez jamais plus le même regard sur les quenelles). Ô Niçoise qui au mâle pense… En tout cas, vu les rires que cela déclenche, cela plaît au public.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Mado n’a aucune autre ambition que de nous distraire et de nous amuser. Et elle y réussi remarquablement. Elle sa son public, ses fidèles ; et c’est amplement mérité. Mado, c’est un sacré personnage. On ne peut que l’aimer et, surtout, saluer sa vitalité et son immense générosité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Mado prend Racine"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5262432-7853550.jpg?v=1361808076" alt="Entre pétulance et générosité, Noëlle Perna raconte de nouveau Mado" title="Entre pétulance et générosité, Noëlle Perna raconte de nouveau Mado" />
     </div>
     <div>
      One woman show de Noëlle Perna.       <br />
       Textes : Noëlle Perna, Richard Chambrier, Alain Sachs.       <br />
       Mis en scène : Alain Sachs.       <br />
       Lumières : Gérard Pernet.       <br />
              <br />
       A été joué au Casino de Paris du 12 au 17 février 2013.       <br />
       Sortie du DVD de ce spectacle le 4 mars (Sony Music).       <br />
       <b>Tournée :</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">2 mars 2013 : Porcieu Amblagnieu (38).       <br />
       22 et 23 mars 2013 : Carry-le-Rouet (13).       <br />
       27 mars 2013 : Monaco (MC).       <br />
       29 mars 2013 : Nantes (44).       <br />
       30 mars 2013 : Angers (49).</span>       <br />
       4 avril 2013 : Le Silo, Marseille (13).       <br />
       8 et 9 avril 2013 : Perpignan (66).       <br />
       12 avril 2013 : Bergerac (24).       <br />
       16 avril 2013 : Opéra, Avignon (84).       <br />
       17 avril 2013 : Gap (05).       <br />
       19 avril 2013 : Enghien-les-Bains (95).       <br />
              <br />
       Article publié en partenariat avec <a class="link" href="http://critikator.blogspot.com/" target="_blank">&gt;&gt; critikator</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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