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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-09T08:46:08+02:00</updated>
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   <title>Un esprit de troupe avérée et la passion de l'alexandrin</title>
   <updated>2016-12-17T12:50:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Un-esprit-de-troupe-averee-et-la-passion-de-l-alexandrin_a1722.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2016-12-16T12:26:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans une forme de récidive, car coutumier du fait, la Cie Le Grenier de Babouchka représente un classique en Alexandrin, le bien nommé "Cid", au Théâtre le Ranelagh dans une mise en scène de Jean-Philippe Daguerre et dans une manière de troupe devenue rare dans le privé avec une dizaine de comédiens et deux musiciens sur scène. Et, chose plaisante, la réussite est au rendez-vous.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10794352-17826563.jpg?v=1481887887" alt="Un esprit de troupe avérée et la passion de l'alexandrin" title="Un esprit de troupe avérée et la passion de l'alexandrin" />
     </div>
     <div>
      Depuis quelques années, Jean-Philippe Daguerre et sa compagnie décortiquent avec talent et enthousiasme, mais sans brusquerie aucune, les grands classiques (en alexandrin ou pas) du répertoire français. Les récents succès de &quot;Cyrano de Bergerac&quot; (toujours à l'affiche du même Ranelagh) et du &quot;Bourgeois gentilhomme&quot; (au Théâtre Michel, lieu de résidence de la compagnie) ont mis en évidence cette capacité particulière qu'ils ont à donner à ces pièces une cure de jouvence sans en dénaturer le texte et son écriture codifiée, et sans en déplacer l'intrigue dans des temps plus contemporains.       <br />
              <br />
       Dans le cas où vos souvenirs estudiantins vous feraient défaut, en voici brièvement l'intrigue. Chimène et Rodrigue s'aiment d'un amour fougueux aux accents sévillans. Mais quelques circonstances taquines, du genre &quot;empêcheuses de tourner en rond&quot;, vont quelque peu diviser leurs familles respectives. Fort heureusement, s'agissant d'une tragi-comédie et l'happy end ayant déjà été inventé, nos amoureux pourront au final de l'acte V convolé en justes noces.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10794352-17826568.jpg?v=1481887912" alt="Un esprit de troupe avérée et la passion de l'alexandrin" title="Un esprit de troupe avérée et la passion de l'alexandrin" />
     </div>
     <div>
      L'affaire pourrait sembler banale et d'une dramaturgie somme toute traditionnelle. Mais c'est là qu'intervient tout le talent de Jean-Philippe Daguerre et la concrétisation de son amour pour les vers en Alexandrin. Avec la ferveur ludique du compétiteur face à l'adversité, il fait de l'exercice un jeu et communique à ses comédiens la passion de cette musicalité si particulière de la versification.       <br />
              <br />
       La fougue est là, le verbe fuse et le phrasé est virtuose, enlevé et rythmé. Dans une diction flirtant avec l'excellence, même dans l'élocution chaotique du roi, à la tentative burlesque réussie, les tirades et dialogues en vers sont une réelle et douce friandise pour l'oreille. Douceurs associées, les mélodies hispanisantes de Petr Ruzicka accompagnent, dans leurs émotions les plus intimes comme dans leurs plus extravagants ou colériques discours et assauts, les protagonistes. Celles-ci sont exécutées sur scène par le compositeur lui-même au violon et Antonio Matias à la guitare.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10794352-17826574.jpg?v=1481887968" alt="Un esprit de troupe avérée et la passion de l'alexandrin" title="Un esprit de troupe avérée et la passion de l'alexandrin" />
     </div>
     <div>
      Tout cela est complété, pour la gourmandise de l’œil, par de magnifiques échanges à l'épée chorégraphiés (par Christophe Mie, ex-membre de l'équipe de France) comme des envolées lyriques, des ballets langoureux à l'érotisme suggérée… espérée par nos deux héros. Tout prend à ce moment précis une dimension aérienne, légère et gracile, en opposition aux duels à la violence sportive mais tout aussi bien composés, dans une aisance inattendue et spectaculaire.       <br />
              <br />
       L'art de donner un souffle nouveau à un classique est de ceux difficiles qui exigent une aptitude particulière à la relecture imaginative, tout en étant doté d'une volonté de compréhension du texte, respectueuse mais impertinente, et de la faculté à la créativité un brin insolente.  C'est ce vent frais et revigorant qu'insuffle Jean-Philippe Daguerre en mettant en scène &quot;Le Cid&quot;. Au final, un cocktail jouissif et lumineux composé de joyeuse folie associée à une vivacité pleine de fraîcheur, initié par une distribution de très grande qualité offrant leur impétuosité dans un bonheur théâtral communicatif. Prescription conseillée à l'adolescence, à consommer sans modération !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Cid"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10794352-17826577.jpg?v=1481888004" alt="Un esprit de troupe avérée et la passion de l'alexandrin" title="Un esprit de troupe avérée et la passion de l'alexandrin" />
     </div>
     <div>
      Texte : Pierre Corneille.       <br />
       Mise en scène : Jean-Philippe Daguerre.       <br />
       Assistant mise en scène : Nicolas Le Guyader.       <br />
       Avec : Manon Gilbert, Kamel Isker ou Thibault Pinson, Charlotte Matzneff ou Flore Vannier-Moreau, Alexandre Bonstein ou Didier Lafaye, Stéphane Dauch, Edouard Rouland ou Johann Dionnet, Christophe Mie, Sophie Raynaud, Yves Roux, Mona Thanaël ou Maïlis Jeunesse.       <br />
       Musiciens : Petr Ruzicka et Antonio Matias.       <br />
       Musique original : Petr Ruzicka.       <br />
       Combats : Christophe Mie.       <br />
       Costumes : Virginie Houdinière.       <br />
       Décors : Frank Viscardi.       <br />
       Durée : 1 h 40.       <br />
       Cie Le Grenier de Babouchka.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Jusqu'au 15 janvier 2017.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h 45, samedi à 15 h et dimanche à 17 h.       <br />
       Supplémentaire le lundi 9 janvier à 2 0h. Relâche : 24 et 25 décembre, 1er janvier.       <br />
       Théâtre le Ranelagh, Paris 16e,  01 42 88 64 44.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-ranelagh.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-ranelagh.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Une Flûte Enchantée revisitée dans une version opéra-théâtre dynamique et pleine de surprises</title>
   <updated>2014-06-05T17:07:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Une-Flute-Enchantee-revisitee-dans-une-version-opera-theatre-dynamique-et-pleine-de-surprises_a1120.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2014-06-05T16:45:00+02:00</published>
   <author><name>Philippe Delhumeau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Si Mozart avait pu glisser deux mots à l’oreille de Jean-Philippe Daguerre : "Wie Ihre Zauberflöte schön ist! (Comme elle est belle votre Flûte Enchantée)", lui aurait-il dit après avoir assisté à l’une des représentations du spectacle éponyme.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6699696-10240029.jpg?v=1401980504" alt="Une Flûte Enchantée revisitée dans une version opéra-théâtre dynamique et pleine de surprises" title="Une Flûte Enchantée revisitée dans une version opéra-théâtre dynamique et pleine de surprises" />
     </div>
     <div>
      Les mises en scène de Jean-Philippe Daguerre, une invitation à traverser les époques de Molière, d’Edmond Rostand... et Mozart de s’inscrire en lettres capitales à cette liste avec sa célèbre &quot;Flûte Enchantée&quot;.       <br />
              <br />
       Cette version traduite en opéra-théâtre conserve scrupuleusement l’écriture initiale du livret, l'œuvre musicale est répliquée en français pour le théâtre et chantée en allemand pour l’opéra.       <br />
              <br />
       Il naît dans ce spectacle le désir de se mêler aux artistes pour participer à l’aventure du prince Tamino et un frisson parcourt l’esprit dans le deuxième acte. Sarastro a enlevé Pamina, la fille de la reine de la nuit. Le prince Tamino et Papagueno l’oiseleur vont atteindre le royaume de Sarastro pour délivrer Pamina. S’ils réussissent les épreuves imposées, ils scelleront le cœur de leur destin, l’un avec Pamina et l’autre avec Papaguena.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6699696-10240030.jpg?v=1401980597" alt="Une Flûte Enchantée revisitée dans une version opéra-théâtre dynamique et pleine de surprises" title="Une Flûte Enchantée revisitée dans une version opéra-théâtre dynamique et pleine de surprises" />
     </div>
     <div>
      Le Théâtre des Variétés, un lieu idyllique pour découvrir cette nouvelle réalisation de Jean-Philippe Daguerre et se laisser aller en écoutant les chanteurs lyriques. Le plaisir s’installe au fur et à mesure de l’avancée de la représentation. La scénographie révèle une nouvelle fois l’imagination du metteur en scène. Qui connait son travail peut s’attendre à l’inattendu.       <br />
       Jean-Philippe Daguerre possède une dynamique d’inventivité, laquelle génère un ricochet de surprises. La scène vit et vibre, l’intensité du spectacle en témoigne, la synergie des artistes lyriques et musiciens existe grâce à la naissance d’une passion et d’un fantasme, l’œuvre de Mozart traduite en une aventure humaine.       <br />
              <br />
       La Flûte Enchantée a toutes les apparences d’une baguette magique qui repousse les limites du temps. Le merveilleux adhère avec la dimension artistique, les costume signés Corinne Rossi apportent de l’ampleur aux personnages. Ces costumes, de fil en aiguille du grand art et, sur la scène du Théâtre des Variétés, s'improvise un défilé de robes et autres tenues qui siéent à l’esthétique de la mise en scène et à l’élégance des artistes. La composition musicale, une anthologie d’instruments à bois et à vent qui libèrent des promesses et emportent les mystères à coup de souffle et d’archet.       <br />
              <br />
       Les chanteurs lyriques excellent dans le répertoire d’opéra et se montrent brillants dans le registre théâtral. Un coup de plume à Papagueno, un fantastique oiseleur, une présence de tous les instants remarquée et exceptionnelle d’à-propos et d’audace. Les chorégraphies de Gilles Nicolas, la symbiose du baroque et du contemporain.       <br />
       &quot;La Flûte Enchantée&quot;... Merci Mozart et félicitations à Jean-Philippe Daguerre et à l’ensemble des artistes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Flûte Enchantée"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6699696-10240036.jpg?v=1401980704" alt="Une Flûte Enchantée revisitée dans une version opéra-théâtre dynamique et pleine de surprises" title="Une Flûte Enchantée revisitée dans une version opéra-théâtre dynamique et pleine de surprises" />
     </div>
     <div>
      D’après l’Opéra-Théâtre de W.A. Mozart (1791).       <br />
       Mise en scène : Jean-Philippe Daguerre.       <br />
       Direction musicale : Petr Ruzicka.       <br />
       Chorégraphie : Gilles Nicolas.       <br />
       Avec : Marion Baglan (en alternance avec Géraldine Casey), Sabine Revault d’Allonnes (en alternance avec Eve Coquart), Jérémy Duffau (en alternance avec Samy Camps), Christophe Gauzeran, Alexandre Bonstein, Cécile Nodié, Stéphane Dauch (en alternance avec Jonathan Pinto Rocha), Charlotte Matzneff (en alternance avec Marie-Jo Buffon), Sylvie Cavé.       <br />
       Musiciens : Marie Friez et Pauline Hauswirth (violon), François Baldassaré et Marie Kuchinsky (alto), Isabelle Dupré et Michaela Hrabankova (hautbois), Medhi El Hammami et Médéric Debaq (basson).       <br />
       Costumes  : Corinne Rossi.       <br />
       Durée : 1 h 45.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 14 mai au 12 juillet 2014.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, en matinée les samedis et dimanches à 16 h.       <br />
       Théâtre des Variétés, Paris 2e, 01 42 33 09 92       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-des-varietes.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-des-varietes.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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