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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-17T13:17:02+01:00</updated>
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   <title>"Ivanov"... Un Tchékhov émouvant, entre tristesse, joie et ivresse !</title>
   <updated>2015-10-15T09:36:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Ivanov-Un-Tchekhov-emouvant-entre-tristesse-joie-et-ivresse-_a1460.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/8390639-13160723.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-10-15T08:43:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Luc Bondy propose, dans une scénographie aérée composée de larges espaces donnant à la fois un sentiment de plénitude et de perdition, une mise en scène où les comédiens incarnent avec talent des personnages frappés par leur environnement familial et politique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8390639-13160723.jpg?v=1444891661" alt=""Ivanov"... Un Tchékhov émouvant, entre tristesse, joie et ivresse !" title=""Ivanov"... Un Tchékhov émouvant, entre tristesse, joie et ivresse !" />
     </div>
     <div>
      Ivanov, d'un point de vue patronymique, c'est un peu Dupond ou Durand, avec tout le respect que nous avons pour ce patronyme*, chez les Russes. Avec ses tares et ses raccourcis, ses peurs et ses espoirs, ses préjugés et ses colères, Tchékhov nous présente un Ivanov en proie à un monde changeant.       <br />
              <br />
       Le théâtre de Tchékhov, l'évidence tonne en disant cela mais… on aime ou on n'aime pas. Personnellement, je suis partagé sur son théâtre. Avec la mise en scène de Bondy, mes doutes ont été levés très rapidement. La scénographie est superbe, le jeu des comédiens sans être naturel, est frappé de truculence, celle-ci prend son appui sur le phrasé de Tchékhov, sur ses ruptures, ses silences, les doutes ou les peurs des personnages tels que Ivanov (Micha Lescot), superbe dans son rôle de bourgeois désœuvré, psychiquement fatigué de sa propre existence, devant une Russie qu'il ne comprend plus.       <br />
              <br />
       C'est tristesse, joie et ivresse. Tous les sentiments triviaux de la condition humaine se mêlent, s'emmêlent, se télescopent dans des rapports où le naturel se dispute au jeu. C'est beau car la sincérité du jeu apporte une touche naturelle sans être démonstrative.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8390639-13160730.jpg?v=1444891965" alt=""Ivanov"... Un Tchékhov émouvant, entre tristesse, joie et ivresse !" title=""Ivanov"... Un Tchékhov émouvant, entre tristesse, joie et ivresse !" />
     </div>
     <div>
      La scénographie est composée de larges espaces dans lesquels les personnages, incarnés avec talent par tous les comédiens, sont autant dans des moments d'intimité que de fête, de solitude ou de compagnie. Et il y a ce double rapport, au temps et à l'espace, un espace où les distances se perdent dans des lieux intimes, familiaux ou de discorde. Et puis ce temps, qui passe, très présent qui habille les propos des personnages de moments suspensifs comme si la mort, secondée par la maladie et le désespoir, rodait à chaque instant.        <br />
              <br />
       En un mot… c'est superbe !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">*On ne va pas non plus se fâcher avec des amis lecteurs Durand et Dupont ;-)</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Ivanov"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8390639-13160771.jpg?v=1444893380" alt=""Ivanov"... Un Tchékhov émouvant, entre tristesse, joie et ivresse !" title=""Ivanov"... Un Tchékhov émouvant, entre tristesse, joie et ivresse !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Anton Tchekhov.       <br />
       D'après la première version d'Anton Tchekhov et la traduction d'Antoine Vitez (malheureusement indisponible en librairie).       <br />
       Mise en scène : Luc Bondy.       <br />
       Version scénique : Macha Zonina, Daniel Loayza, Luc Bondy.       <br />
       Avec : Christiane Cohendy, Victoire Du Bois, Ariel Garcia Valdès, Laurent Grévill, Marina Hands, Yves Jacques, Yannick Landrein, Roch Leibovici, Micha Lescot, Chantal Neuwirth, Dimitri Radochévitch, Fred Ulysse, Marie Vialle et Nicolas Peduzzi.       <br />
       Décor : Richard Peduzzi.       <br />
       Costumes : Moidele Bickel.       <br />
       Durée : 3 h 20 avec un entracte.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 2 octobre au 1er novembre 2015.</span>       <br />
       Mardi au samedi à 20 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre de l'Odéon, Paris 6e, 01 44 85 40 40.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-odeon.eu/fr" target="_blank">&gt;&gt; theatre-odeon.eu</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Un vent de liberté souffle sur le Théâtre de la Ville</title>
   <updated>2011-07-08T21:46:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Un-vent-de-liberte-souffle-sur-le-Theatre-de-la-Ville_a180.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/3055708-4356624.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-06-15T01:31:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans le cadre de "Chantiers Europe 2011", Patrice Chéreau a investi le Théâtre de la Ville d’un fantasme… celui de Jon Fosse, ou le sien peut-être ? Il avait commencé cette saison dans un musée imaginaire avec "Rêve d’automne"… Il se prolonge ici sur une mer morte avec "I am the wind"… Mais jusqu’où iront donc ces corps à la dérive ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3055708-4356624.jpg?v=1308096340" alt="Un vent de liberté souffle sur le Théâtre de la Ville" title="Un vent de liberté souffle sur le Théâtre de la Ville" />
     </div>
     <div>
      En entrant, le spectateur voit se déployer devant lui un immense plateau sur lequel stagne un énorme bassin d’eau grisâtre et boueuse. Du public, avant même que la scène prenne vie, des murmures se font déjà entendre. Chéreau a vu grand, comme d’habitude. Si on avait été en 1972, à l’époque de <span style="font-style:italic">Massacre à Paris</span>, Bertrand Poirot-Delpech (le grand critique du <span style="font-style:italic">Monde</span>, aujourd’hui disparu) ou Jean-Pierre Léonardini (<span style="font-style:italic">L’Humanité</span>) auraient dit qu’avec une équipe aussi nombreuse et un décor si onéreux, Chéreau a encore attrapé la folie des grandeurs… Continuerait-il à puiser dans les caisses de l’État bourgeois et à se repaître dans l’ostentatoire ? Mais bien entendu, nous ne sommes plus dans les années 1970. Et cette question est-elle encore d’actualité à l’ère où le spectacle vivant crève de faim ? Peu importe, puisque le Théâtre de la Ville est devenu depuis longtemps un long défilé de &quot;bobos&quot; avertis. Alors pourquoi dire si tout le monde acquiesce ?        <br />
              <br />
       Passons. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3055708-4356625.jpg?v=1308096341" alt="Un vent de liberté souffle sur le Théâtre de la Ville" title="Un vent de liberté souffle sur le Théâtre de la Ville" />
     </div>
     <div>
      L’eau a toujours été un élément très présent dans les mises en scène de Chéreau. Le scénographe Richard Peduzzi en sait quelque chose puisque c’est lui qui participait déjà aux centaines de mètres cubes d’eau déversés sur la scène de Villeurbanne (TNP) pour l’impressionnant <span style="font-style:italic">Massacre à Paris</span>. A priori, l’une et l’autre pièce n’ont rien à voir, ni dans leur thématique ni dans leur style, si ce n’est la présence de l’eau. Bourbier flottant, cloaque hideux, cette eau attire et effraie tout à la fois, elle est un cadre symbolique et réaliste. Comme dans un rêve.       <br />
              <br />
       Reconnaissons au moins cette qualité évidente que Chéreau ne peut laisser indifférent. Ses décors attaquent les sens (ici peut-être &quot;l’essence&quot; ?) et donne à voir une surprise étourdissante de beauté. Maintes fois, il l’a prouvé. Incontestablement, il est encore ici un grand peintre du théâtre, mais un peintre qui passe, au fil de ses mises en scène, du figuratif à l’abstrait, des grandes figures de l’Histoire à l’intensité violente et ténébreuse de l’homme moderne et de son vide sidéral.        <br />
              <br />
       Tableau d’eau, donc, d’une beauté fascinante, nous l’avons dit. Mais est-on bien capable d’expliquer tout à fait pourquoi ? Peut-être parce que Chéreau et Fosse, ensemble, arrivent à &quot;ex-primer&quot; le sentiment ahurissant de la vacuité, du manque et de l’immensité. En fait, dans cette histoire de &quot;l’un&quot; qui s’en va &quot;avec le vent&quot;, de &quot;l’autre&quot; qui s’accroche et repousse tout à la fois ce vent de liberté, l’on voit se dresser l’homme moderne, condamné à errer dans ce vide sans fond. Et ce rêve, dérisoire et effrayant, procède de cette eau croupie, sorte d’élément témoin et réceptacle d’un suicide annoncé. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3055708-4356626.jpg?v=1308096343" alt="Un vent de liberté souffle sur le Théâtre de la Ville" title="Un vent de liberté souffle sur le Théâtre de la Ville" />
     </div>
     <div>
      Fascination aussi qui tient à l’étrangeté des mots et des dialogues, et aux mouvements qui s’y déploient de deux superbes comédiens : Tom Brooke et Jack Laskey. Oui, comme dit Cherreau, &quot;ils sont rares&quot;, car ils arrivent à insuffler un rythme, une scansion à cette parole qui se répète sans cesse et qui flotte sur du rien pour atteindre l’absolu. Ils sont &quot;l’un&quot; et &quot;l’autre&quot;, sans identité possible, parce qu’ils incarnent… ils sont la vêture de ceux qui surgissent du rien.       <br />
              <br />
       Cette eau si difficile à franchir, ce liquide verdâtre a été magnifiquement éventré par un radeau qui surgit des eaux. Le rêve n’a point de limite, il s’affranchit des frontières terrestres pour rejoindre l’irréalité permanente d’un cloaque flottant.         <br />
              <br />
       Chéreau pourra encore une fois être accusé d’esthétisme. Tout son spectacle se mue en une image superbe, un langage théâtral qui mêle le sublime au dérisoire. À sa façon, il essaie de nous montrer le monde tel qu’il le voit en portant au plus haut le verbe de Jon Fosse.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"I am the wind"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3055708-4356627.jpg?v=1308096345" alt="Un vent de liberté souffle sur le Théâtre de la Ville" title="Un vent de liberté souffle sur le Théâtre de la Ville" />
     </div>
     <div>
      (Vu le 3 juin 2011)       <br />
              <br />
       Texte : Jon Fosse.       <br />
       Texte anglais : Simon Stephens.        <br />
       Texte publié à l’Arche Éditeur.       <br />
       Anglais surtitré français.       <br />
       Création du Théâtre de la Ville – Paris et du Young Vic – Londres.       <br />
              <br />
       Mise en scène : Patrice Chéreau.       <br />
       Avec : Tom Brooke et Jack Laskey.        <br />
       Collaboration artistique : Thierry Thieû Niang.       <br />
       Décor : Richard Peduzzi.       <br />
       Costumes : Caroline de Vivaise.       <br />
       Lumières : Dominique Bruguière.       <br />
       Conception sonore : Éric Neveux.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 15 au 18 juin :</span>       <br />
       Les Nuits de Fourvière, Lyon.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 30 juin au 3 juillet :</span>       <br />
       Festival grec, Barcelone.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 au 12 juillet :</span>       <br />
       Festival d’Avignon. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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