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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-12T23:14:22+02:00</updated>
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   <title>•Off 2025• "La Peau des autres" Quand il y a domination, il y a des droits. Mais il y a aussi des devoirs, comme celui de dire...</title>
   <updated>2025-07-24T12:56:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-La-Peau-des-autres-Quand-il-y-a-domination-il-y-a-des-droits-Mais-il-y-a-aussi-des-devoirs-comme-celui-de_a4327.html</id>
   <category term="Avignon 2025" />
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   <published>2025-07-22T13:03:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Sur la colline, derrière chez elle, "Elle" sort le chien. Sur la colline derrière chez elle, Elle attend "l'Autre". Depuis quelques jours Elle n'est plus seule. Depuis quelques jours, l'Autre revient la voir. Elle aime bien l'Autre. Elles parlent, rient. Elle oublie. Un peu, et parle de chez elle, de son père. Elle se sent heureuse avec l'Autre. L'Autre voudrait l'aider à ne plus vivre chez lui. Ce père. Mais Elle ne peut pas faire autrement. La peur.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90056119-63572931.jpg?v=1753182430" alt="•Off 2025• "La Peau des autres" Quand il y a domination, il y a des droits. Mais il y a aussi des devoirs, comme celui de dire..." title="•Off 2025• "La Peau des autres" Quand il y a domination, il y a des droits. Mais il y a aussi des devoirs, comme celui de dire..." />
     </div>
     <div>
      &quot;La Peau des autres&quot;, c'est <span style="font-style:italic">&quot;une histoire de non-dits, de silences. C'est une histoire pudique (…) de réserve et de peur (…). Rien ne peut déranger l'animal blessé de peur qu'il ne s'enfuie&quot;</span>, commente Lauriane Goyet, comédienne, autrice et pédagogue, lauréate l'an dernier, entre autres, de l'Aide nationale Artcena à la création d'écritures dramatiques avec le texte de la présente pièce.       <br />
              <br />
       Le parcours de Lauriane Goyet est impressionnant et multiple, en particulier dans l'écriture et la mise en scène, mais également, avec sa compagnie, dans sa mission de pédagogue, sa volonté d'établir des dialogues permanents avec le public, des échanges, des rencontres pour questionner le monde et en être le vecteur.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Pour la Compagnie Acrobatica Machina, le spectacle n'est pas une fin en soi, c'est un moteur de communication, d'enrichissement, de tolérance et d'éveil. Le public ne doit pas être seulement dans la consommation passive, mais curieux et éveillé afin qu'il comprenne que c'est un peu de lui qui se joue aussi sur scène &quot;</span>, souligne-t-elle.       <br />
              <br />
       Alors, que se joue-t-il au juste &quot;du spectateur&quot; sur le plateau dans &quot;La Peau des autres&quot; ? Probablement son &quot;engagement&quot; tout intime et émotionnel qui s'opère via &quot;une immersion totale&quot; XXL. Comme un huis clos sensoriel et, ceci, en grande partie, grâce à la scénographie de Delphine Ciavaldini, épurée, sans aucune distraction visuelle, et qui porte le texte intense de façon fort juste.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90056119-63572943.jpg?v=1753182456" alt="•Off 2025• "La Peau des autres" Quand il y a domination, il y a des droits. Mais il y a aussi des devoirs, comme celui de dire..." title="•Off 2025• "La Peau des autres" Quand il y a domination, il y a des droits. Mais il y a aussi des devoirs, comme celui de dire..." />
     </div>
     <div>
      &quot;Elle&quot; est une victime adolescente de violence intrafamiliale. Au début, elle ne parle pas parce qu'elle ne peut pas ! C'est le symptôme du choc post-trauma et de la sidération. Tout est encore intériorisé. Anesthésié. <span style="font-style:italic">&quot;Quand il est violent avec moi, c'est là que ça fait moins mal. Mais avec ma mère, j'ai la nausée !&quot;</span>       <br />
              <br />
       La prestation chorégraphiée de Marie Orticoni symbolisant l'hyper vigilance des enfants maltraités transcrit cela de manière bouleversante, toute organique et silencieuse, nous rappelant que le corps n'oublie jamais ce que l'esprit tait !       <br />
              <br />
       Les gestes et les postures proposés par la jeune danseuse incarnent avec finesse l'état mental de &quot;Elle&quot;, somatique et en vigilance totale, tantôt doux et sensuels, tantôt plus exaltés. La danse devient pulsation interne, comme un battement d'alerte, et fait le lien entre ce qui n'est pas dit et éprouvé. Une extension somatique de la parole qui ne sort pas, dans l'esprit d'une Pina Bausch, d'une Lisbebth Gruwez ou encore du grand chorégraphe israélien Ohar Naharin.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90056119-63572946.jpg?v=1753182480" alt="•Off 2025• "La Peau des autres" Quand il y a domination, il y a des droits. Mais il y a aussi des devoirs, comme celui de dire..." title="•Off 2025• "La Peau des autres" Quand il y a domination, il y a des droits. Mais il y a aussi des devoirs, comme celui de dire..." />
     </div>
     <div>
      On peut se demander qui a inspiré &quot;l'Autre&quot; dans ce spectacle envahissant d'émotions. Est-ce l'écriture de Lauriane, radicale et poétique à la fois, la danse de Marie déjà évoquée plus haut, les interprétations au jeu de Colomba et de Lucia, exceptionnels sur ce plateau nu et dont les mots et les maux résonnent doublement ! Difficile, s'il en est, d'apporter une réponse. Le processus créatif opère inévitablement, dans un sens ou dans l'autre. Et tant mieux.       <br />
              <br />
       Les deux comédiennes, Colomba Giovanni et Lucia Giuntini, portent avec brio le texte de Lauriane Goyet, empreint de silences, de ruptures, de souffles silencieux, mais lourdement chargés. Leur jeu respectif est organique, charnel, très fusionnel et complice, emportant le spectateur comme dans un souffle, jusque sur le plateau.       <br />
              <br />
       &quot;Elle&quot; va finir par parler un peu plus. L'Autre, l'amie complice, va écouter de manière bienveillante et toute minimaliste, à fleur de peau, de la peau de &quot;Elle&quot;, assise sur un banc, en n'attendant sans doute pas Godot… Quoique !       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Peau des autres"</b></div>
     <div>
      Création 2025.       <br />
       Texte :  : Lauriane Goyet.       <br />
       Mise en scène : Lauriane Goyet.       <br />
       Avec : Colomba Giovanni, Lucia Giuntini et Marie Orticoni.       <br />
       Scénographie : Delphine Ciavaldini.       <br />
       Lumières : Jean-Stéphane Goyet.       <br />
       Création sonore : Lauriane Goyet.       <br />
       Costumes : Delphine Ciavaldini.       <br />
       Compagnie Acrobatica Machina.       <br />
       Tout public dès 13 ans.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 23 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 13 h 15. Les jours impairs.       <br />
       Théâtre Le Train bleu, Salle 1, 40, Rue Paul Saïn, Avignon.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie-theatredutrainbleu.mapado.com/event/531070-la-peau-des-autres" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://theatredutrainbleu.fr/" target="_blank">>> theatredutrainbleu.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>•In 2022• "Flesh" Grandeur et servitude du moi-peau, un corps à corps sans tabou avec le vif du sujet</title>
   <updated>2022-07-26T12:11:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2022-Flesh-Grandeur-et-servitude-du-moi-peau-un-corps-a-corps-sans-tabou-avec-le-vif-du-sujet_a3366.html</id>
   <category term="Avignon 2022" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/66307626-47124715.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-07-26T11:55:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Quatre saynètes sans paroles, mais non sans souffle, pour entrer sans détours inutiles dans le vif du sujet, la chair humaine et ses fantastiques réactions. En effet, la chair et la peau qui la recouvre en surface sont à vivre comme les écrans sensibles du maelström agitant en permanence notre carcasse. Deux Belges à l'humour bien trempé dans l'anatomie de l'être suprême que nous prétendons être vont "donner la parole" à cette substance hautement réactive. Personnes hypersensibles s'abstenir.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66307626-47124715.jpg?v=1658830752" alt="•In 2022• "Flesh" Grandeur et servitude du moi-peau, un corps à corps sans tabou avec le vif du sujet" title="•In 2022• "Flesh" Grandeur et servitude du moi-peau, un corps à corps sans tabou avec le vif du sujet" />
     </div>
     <div>
      Si la peau est l'enveloppe permettant aux transactions d'exister entre l'intérieur du corps individuel et le corps social constitué, la chair est l'agent voué corps et âme à son service. Cette matière vivante évolue avec le temps. Fine et presque translucide à la naissance, elle se muscle progressivement, s'épaissit, porte les cicatrices de ses blessures, avant de se ramollir et, enfin, se décompose sous l'effet de la pourriture charnelle postmortem. À cela rien d'abject, il s'agit d'un simple processus vital régi par la loi naturelle… mais dont les enjeux individuels et sociaux sont pour le moins ici &quot;spectaculaires&quot;.       <br />
              <br />
       Dans l'antichambre d'une chambre d'hôpital au réalisme poussé jusqu'à représenter sur le chariot de soins tous les instruments de la panoplie sanitaire, un homme se laisse &quot;conditionner&quot; par une infirmière, disparaissant elle-même sous son masque, ses lunettes protectrices, sa cagoule, ses gants et sa combinaison stérile étanche. Les exercices imposés de désinfection des mains puis des gants par l'application frénétique de gel hydroalcoolique prennent vite l'allure de rites obsessionnels prêtant à rire. Mais lorsque l'on comprendra que ses précautions protocolaires sont rendues vaines par l'état du vieillard mourant dans la chambre d'à côté, le rire se transforme en colère, comme si les exigences administratives d'un système rigoriste avaient pris le pas sur l'horloge du temps compté que le fils pouvait espérer passer encore avec son père.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66307626-47124717.jpg?v=1658830810" alt="•In 2022• "Flesh" Grandeur et servitude du moi-peau, un corps à corps sans tabou avec le vif du sujet" title="•In 2022• "Flesh" Grandeur et servitude du moi-peau, un corps à corps sans tabou avec le vif du sujet" />
     </div>
     <div>
      Il y aura ensuite ce geste échappé où l'infirmière touchera la main du mourant sans but précis si ce n'est le besoin ressenti d'un ultime contact humain. Il y aura le téléphone portable inséré dans une poche étanche qui sonnera intempestivement comme un signe de vie, de l'extérieur, faisant effraction. Il y aura encore le fils assis au pied du lit du mourant, recherchant fébrilement un contact peau à peau. Et puis lorsque les branchements auront fini de faire entendre leurs signaux sonores, il y aura les éclats du chagrin du fils, arrachant sa combinaison stérile pour porter le père dans ses bras, tête penchée, bouche ouverte, bras ballant, jusqu'au fauteuil du visiteur, ce fauteuil anonyme semblable à celui de toutes les chambres d'hôpital. Tableau saisissant d'une humanité souffrante immortalisée par la Pietà de Michel-Ange.       <br />
              <br />
       Changement radical de décor. On se retrouve dans le salon art déco d'un couple deviné branché, un soir d'anniversaire, de son anniversaire à elle. Tout est prêt, les deux coupes, le champagne dans son seau à glace, la musique d'ambiance, il ne reste que le cadeau à ouvrir. Pourtant, un sentiment étrange flotte. L'homme a le visage entièrement recouvert de bandelettes, tel l'homme invisible… Lorsque le paquet ouvert libère une paire de ciseaux offerte à sa compagne pour qu'elle puisse &quot;découvrir&quot; elle-même le cadeau du nouveau visage qu'il s'est fait refaire pour lui plaire, l'atmosphère se teinte d'angoisse.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66307626-47124759.jpg?v=1658830875" alt="•In 2022• "Flesh" Grandeur et servitude du moi-peau, un corps à corps sans tabou avec le vif du sujet" title="•In 2022• "Flesh" Grandeur et servitude du moi-peau, un corps à corps sans tabou avec le vif du sujet" />
     </div>
     <div>
      Leur course effrénée autour de la table du salon, elle tentant de dissimuler le miroir à main, les coupes de champagne avalées pour se donner du courage, laissent supposer que le résultat escompté ne se situe pas au niveau des objectifs visés. Et lorsque le dernier tableau montrera de face le visage boursouflé dégoulinant de latex fondu du candidat à la chirurgie esthétique, contraint de creuser avec ses doigts deux orbites pour voir, et d'ouvrir une fente au niveau de la bouche pour se nourrir, on comprend le cri d'effroi poussé par sa partenaire. C'est aussi le nôtre, blessé en miroir dans notre chair.       <br />
              <br />
       Autre espace, celui d'une salle high tech dépersonnalisée, la réalité étant à construire et restant in fine l'affaire de chacun(e)… Une jeune femme enfile un casque de réalité virtuelle lui permettant de vivre en 3D ce que la vie apparemment lui refuse, la passion amoureuse de Rose pour Jack dans &quot;Titanic&quot;, avec le passage obligé du saut esquissé au-dessus du bastingage. Elle ressort hébétée de cette expérience immersive… Soit le retour au réel la déçoit, soit elle n'a pas trouvé dans cette évasion artificielle de quoi satisfaire ses besoins charnels.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66307626-47124764.jpg?v=1658830910" alt="•In 2022• "Flesh" Grandeur et servitude du moi-peau, un corps à corps sans tabou avec le vif du sujet" title="•In 2022• "Flesh" Grandeur et servitude du moi-peau, un corps à corps sans tabou avec le vif du sujet" />
     </div>
     <div>
      Le dernier tableau transporte dans la salle d'un café désuet où se retrouve une fratrie désunie pour une étrange cérémonie. Au fond, près du bar, le sien, trône le portrait de la mère surplombant une couronne de fleurs artificielles. Les deux frères ne s'adressent pas la parole, chacun absorbé en lui-même et trompant son impatience comme il le peut, l'un en tapotant la table de ses doigts nerveux, l'autre en allumant une cigarette. La sœur enceinte se contente quant à elle d'engloutir mécaniquement un paquet de chips pour rassasier son ventre énorme, grouillant d'une vie gloutonne. Quand arrive enfin la sœur aînée, les bras encombrés de deux paquets, un seul membre présent a droit à la bise, confirmant l'état tendu de leurs relations.       <br />
              <br />
       Du carton, quatre petites urnes individuelles sont extraites complétées par l'urne funéraire tirée de la mallette. Une louche est apportée, quatre bougies allumées et, sur la musique d'un CD d'abord récalcitrant, verre à la main, un toast est porté à la défunte. Entonnant un chant au contenu délirant, deux d'entre eux s'esclaffent, se tordent de rire. Commence alors le partage des cendres à se répartir, sauf que l'un des héritiers, sous les yeux atterrés des trois autres, aura l'outrecuidance de plonger plusieurs fois de suite la louche dans l'urne mère. S'ensuivra un pugilat généralisé où les cendres dispersées voleront en tous sens dans un concert de cris hystériques. Un tableau de visages distordus que n'aurait pas renié Le Caravage, de corps s'empoignant par le collet avant de rouler au sol. Seule la perte des eaux de la sœur enceinte ramènera avec cette vie annoncée la concorde au sein de ce cycle sombre.       <br />
              <br />
       Hyperréalisme de situations données à voir sans filtre, &quot;Flesh&quot; se vit comme une matière vivante à incorporer. À chacun d'accueillir (ou pas) en soi ces sujets à vif émergeant de situations dérivant d'un quotidien dont l'étrangeté n'est qu'apparente. Difficile de rester neutre vu la charge émotionnelle véhiculée, d'autant plus prégnante que la distance des mots est abolie. Pour notre part, nous en sortîmes bouleversés… jusqu'au plus profond de notre chair.       <br />
              <br />
       <b>Vu le samedi 23 juillet au Gymnase du Lycée Mistral, Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Flesh"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66307626-47124803.jpg?v=1658830948" alt="•In 2022• "Flesh" Grandeur et servitude du moi-peau, un corps à corps sans tabou avec le vif du sujet" title="•In 2022• "Flesh" Grandeur et servitude du moi-peau, un corps à corps sans tabou avec le vif du sujet" />
     </div>
     <div>
      Bruxelles - Création 2022.       <br />
       Scénario : Sophie Linsmaux, Aurelio Mergola, Thomas van Zuylen.       <br />
       Conception : Sophie Linsmaux, Aurelio Mergola.       <br />
       Mise en scène : Sophie Linsmaux, Aurelio Mergola.       <br />
       Avec : Muriel Legrand, Sophie Linsmaux, Aurelio Mergola, Jonas Wertz.       <br />
       Mise en espace et en mouvement : Sophie Leso.       <br />
       Scénographie : Aurélie Deloche, assistée de Rudi Bovy, Sophie Hazebrouck.       <br />
       Accessoires : Noémie Vanheste.       <br />
       Costumes : Camille Collin.       <br />
       Lumière : Guillaume Toussaint Fromentin.       <br />
       Son : Éric Ronsse.       <br />
       Voix off : Stéphane Pirard.       <br />
       Masques et marionnettes : Joachim Jannin.       <br />
       Stagiaire scénographie : Farouk Abdoulaye.       <br />
       Couturière : Cinzia Derom.       <br />
       Production Compagnie Still Life.       <br />
       Durée : 1 h 25.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon In 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 18 au 25 juillet.</span>       <br />
       Tous les jours à 18 h, relâche le jeudi.       <br />
       Gymnase du lycée Mistral, 20, boulevard Raspail, Avignon.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/" target="_blank">&gt;&gt; festival-avignon.com</a>       <br />
       Réservations : 04 90 14 14 14.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>"Liber" Exploration musicale et chorégraphique à fleur de peau aux frontières de nos vibrations intérieures</title>
   <updated>2021-12-15T09:17:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Liber-Exploration-musicale-et-choregraphique-a-fleur-de-peau-aux-frontieres-de-nos-vibrations-interieures_a3127.html</id>
   <category term="Danse" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/61006090-44556451.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-12-14T10:49:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Au croisement des champs artistiques s'élaborent des relations singulières émanant de dialogues inédits, poétiques et sensoriels, entre le corps et le son. Des échanges entre une compositrice, musicienne, performeuse, Maguelone Vidal, et une artiste chorégraphique, danseuse aux volutes organiques, Hanna Hedman, naît une partition d'un genre nouveau, à la mystérieuse aura, créant une composition emmenant le spectateur sur des territoires inexplorés où la sève créatrice circule au travers de tous ses sens sensibles.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61006090-44556451.jpg?v=1639476675" alt=""Liber" Exploration musicale et chorégraphique à fleur de peau aux frontières de nos vibrations intérieures" title=""Liber" Exploration musicale et chorégraphique à fleur de peau aux frontières de nos vibrations intérieures" />
     </div>
     <div>
      Plateau nu d'où naît un fond sonore indicible, allant crescendo, indescriptible, mais laissant déjà poindre un battement organique comme des tapes corporelles, percussions générées par les mains frappées sur le thorax, sons profonds vibrant à même la peau, peau de tambour, peau sensible.       <br />
              <br />
       Apparition de l'être charnel, corporel, une danseuse, Hanna Hedman, évolue en courbes sensuelles, réponses aux oscillations phoniques dont on ne sait pas encore qu'elle en sera un stimulateur. La vibration sonore prend de l'ampleur pour devenir plus percussive, séquencée façon mitraillage, impression de chutes rapides de billes sur une toile tendue, puis résonances de tôles frappées, aux effets plus industriels, sentiments de machineries sidérurgiques inspirés par les timbres amplifiées de nos battements cardiaques.       <br />
              <br />
       Dans cet univers mystérieux, empreint de nudité, tant spatiale que corporelle, arrivent des instruments - tambours, harpe, console électronique. Un instant l'apaisement naît avec la harpe puis reprise de lourds battements rythmés issus des deux tambours. L'intériorité organique est omniprésente, jouant même d'une séquence ADN. Une partition poétique se fait aussi jour, poème distillé par Hanna Hedman, long monologue, exprimé dans une langue qui semble énigmatique, secrète, inventée… en réalité, le suédois, peu habituelle pour le public français.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61006090-44556467.jpg?v=1639476707" alt=""Liber" Exploration musicale et chorégraphique à fleur de peau aux frontières de nos vibrations intérieures" title=""Liber" Exploration musicale et chorégraphique à fleur de peau aux frontières de nos vibrations intérieures" />
     </div>
     <div>
      L'artiste chorégraphique évolue sur scène parée de capteurs sur quelques endroits de son territoire (épi)dermique, organe visible et intelligible, enveloppe animale. Ces transducteurs émetteurs transmettent à Maguelone Vidal des données liées aux états de corps d'Hanna. À l'extérieur avec les contractions musculaires, le ruisselement de la sueur, les frottements que la danseuse effectue avec ses cheveux crépus contre son crâne. À l'intérieur de l'organisme : influx nerveux et musculaires, circulation du sang dans les vaisseaux…       <br />
              <br />
       Cela confère ainsi à certains de ses mouvements la capacité de sculpter, en direct, la matière musicale basée sur le traitement de sons issus de son corps. Le voyage au sein de la géographie de cet être en mouvement, animé par une exploration de l'espace conçu d'éléments concrets ou virtuels, embarque peu à peu, dans son sillage visuel et sonore, la harpiste électrique Félicité de Lalande et le percussionniste Philippe Cornus.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61006090-44556484.jpg?v=1639476734" alt=""Liber" Exploration musicale et chorégraphique à fleur de peau aux frontières de nos vibrations intérieures" title=""Liber" Exploration musicale et chorégraphique à fleur de peau aux frontières de nos vibrations intérieures" />
     </div>
     <div>
      Cela peut paraître paradoxal, mais ici l'improvisation n'a pas sa place. Conçu avec dextérité, fruit d'un long travail de recherches en amont, la composition musicale et l'écriture chorégraphique élaborées par Maguelone Vidal sont ciselées, précises, riches d'ornementations et de trouvailles à même de s'adapter à sa maîtrise de l'électronique et à ses talents d'instrumentiste. Ces matériaux sonores, bénéficiant d'une création d'instruments électroniques spécifiques permettant le jeu en temps réel, pouvant ensuite être triturés, modifiés, enrichis en direct et exprimer les pulsations organiques intérieures et la gestuelle corporelle extérieure de la danseuse Hanna Hedman.       <br />
              <br />
       Orfèvre de la musique, Maguelone Vidal crée une composition ciselée, à l'extrême précision, tout est orchestré pour la maîtrise des pulsations organiques, animales. Elle hybride écriture musicale et chorégraphique à l'endroit de la peau, jonction poreuse entre extérieur et intérieur, qui permet ici à la danse et à la musique de s'engendrer l'une l'autre. En botanique, &quot;Liber&quot; désigne la pellicule conductrice de sève située entre le bois et l'écorce extérieure de l'arbre, sur laquelle on écrivait avant la découverte du papyrus.       <br />
              <br />
       &quot;Liber&quot; est une hybridation virtuose d'une artiste, Maguelone Vidal, défrichant en permanence de nouveaux sentiers spectaculaires, inventant de nouvelles aventures pluridisciplinaires en brisant les frontières des multiples territoires artistiques et en créant des liaisons intimes inédites entre les arts.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Liber"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61006090-44556493.jpg?v=1639476797" alt=""Liber" Exploration musicale et chorégraphique à fleur de peau aux frontières de nos vibrations intérieures" title=""Liber" Exploration musicale et chorégraphique à fleur de peau aux frontières de nos vibrations intérieures" />
     </div>
     <div>
      <b>Création 2021 musique/danse.</b>       <br />
       Mise en scène, composition, électronique, dramaturgie : Maguelone Vidal.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Fabrice Ramalingom.       <br />
       Avec : Hanna Hedman (artiste chorégraphique), Félicité de Lalande (harpe électrique), Philippe Cornus (percussions).       <br />
       Lutherie informatique et coréalisation musique électronique : Vivien Trelcat.       <br />
       Collaboration à la dramaturgie : Matthieu Doze.       <br />
       Scénographie : Emmanuelle Debeusscher.       <br />
       Création lumière : Romain de Lagarde.       <br />
       Création costumes : Catherine Sardi.       <br />
       Ingénieur du son : Morgan Beaulieu.       <br />
       Régie lumière : Mathieu Zabé.       <br />
       Régie générale et plateau : Jean-Marie Deboffe.       <br />
       Production : Cie Intensités - Fabrique de créations hybrides.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Spectacle vu le 13 novembre 2021 dans le cadre du Festival &quot;Aujourd’hui Musiques&quot; à L'Archipel - Scène Nationale de Perpignan.       <br />
       Maguelone Vidal est artiste associée à L'Archipel pour les saisons 2020/2021 et 2021/2022.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61006090-44556505.jpg?v=1639476846" alt=""Liber" Exploration musicale et chorégraphique à fleur de peau aux frontières de nos vibrations intérieures" title=""Liber" Exploration musicale et chorégraphique à fleur de peau aux frontières de nos vibrations intérieures" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">18 novembre 2021 à 20 h.</span>       <br />
       Théâtre de Nîmes, Salle Bernadette Lafont, Nîmes (30), 04 66 36 65 00.       <br />
       <a class="link" href="https://theatredenimes.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredenimes.com</a>       <br />
              <br />
       30 mars 2022 : Théâtre des Quatre Saisons, Gradignan (33).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Liber-Exploration-musicale-et-choregraphique-a-fleur-de-peau-aux-frontieres-de-nos-vibrations-interieures_a3127.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>FAB 2021 "Ce qui s'appelle encore peau" et "BôPEUPL (Nouvelles du parc humain)", deux expériences humaines à fleur de peau… pour un résultat en demi-teinte</title>
   <updated>2021-10-28T12:50:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/FAB-2021-Ce-qui-s-appelle-encore-peau-et-BoPEUPL-Nouvelles-du-parc-humain--deux-experiences-humaines-a-fleur-de-peau_a3088.html</id>
   <category term="Festivals" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/59859573-43908606.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-10-28T12:12:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La Cie Jeanne Simone connue jusque-là pour ces chorégraphies urbaines et Michel Schweizer l'acteur, metteur en scène, chorégraphe et scénographe inclassable, partagent - à distance - plusieurs points communs. Outre le fait d'avoir plongé leurs racines dans le territoire bordelais qui a vu grandir leur art, leurs créations sont traversées par l'exploration des rapports humain/environnement. Dégagés de l'injonction de "faire spectacle", ils ont à cœur de "re-présenter" l'humain dans toute la complexité du vivant.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59859573-43908606.jpg?v=1635417272" alt="FAB 2021 "Ce qui s'appelle encore peau" et "BôPEUPL (Nouvelles du parc humain)", deux expériences humaines à fleur de peau… pour un résultat en demi-teinte" title="FAB 2021 "Ce qui s'appelle encore peau" et "BôPEUPL (Nouvelles du parc humain)", deux expériences humaines à fleur de peau… pour un résultat en demi-teinte" />
     </div>
     <div>
      Pour </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Ce qui s'appelle encore peau"</strong></span>, Laure Terrier et ses quatre complices "sortent" de leur lieu de prédilection - l'espace urbain (cf. "Sensibles quartiers") - pour élire le plateau comme lieu de leurs recherches. Désormais à l'abri des bruits du dehors, dans un environnement sonore qu'ils créent de toutes pièces, ils vont dans une juxtaposition de "tableaux vivants" tenter de mettre à jour les mystères de la peau, cette frontière perméable, lieu d'échanges physiques et sensuels entre soi, les autres et l'environnement.       <br />
              <br />
       Entre une caravane posée là et une peinture de nuages en toile de fond, les corps se plaisent à glisser, à s'enjamber, à se regrouper, pour "se découvrir" sensuellement dans des chorégraphies harmonieuses d'où émane le plaisir palpable du contact avec l'autre, semblable et différent. La parole au micro commente les mille et un états de cette membrane tactile, se métamorphosant autant que le désir, et sans laquelle aucun de ces plaisirs ne serait.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59859573-43908607.jpg?v=1635417303" alt="FAB 2021 "Ce qui s'appelle encore peau" et "BôPEUPL (Nouvelles du parc humain)", deux expériences humaines à fleur de peau… pour un résultat en demi-teinte" title="FAB 2021 "Ce qui s'appelle encore peau" et "BôPEUPL (Nouvelles du parc humain)", deux expériences humaines à fleur de peau… pour un résultat en demi-teinte" />
     </div>
     <div>
      À la poésie sensuelle des corps vêtus sous lesquels on sent &quot;battre la peau&quot;, succèdent nombre de tableaux questionnant le rapport que chacun entretient avec sa nudité. Pour accompagner ce corps-à-corps intime, comédiens et comédiennes s'accordent pour expérimenter face au public ce lien des plus personnels qui les relie à leur enveloppe charnelle dévoilée. Pour ce faire, &quot;l'exposé&quot; du nu n'hésite pas à épouser des figures diverses et variées, portées par les accents d'instruments n'hésitant pas eux non plus à donner de la voix, le tout soutenu par un &quot;dé-lire&quot; poétisant les errements sauvages des &quot;moi peau&quot; mis à nu.       <br />
              <br />
       Si l'on ne peut douter de l'engagement des artistes, le ressenti ne semble pas à la hauteur de leur implication. En effet, la juxtaposition, une (longue) heure durant de séquences à portées très inégales - les unes créant une poétique propre à ressentir les battements à fleur de peau, les autres pouvant être apparentées à des parades de foire avec leur cortège de montreurs -, coupe souvent de l'essentiel : explorer sans tabou, mais sans complaisance non plus, les échanges subtils entre l'intérieur et l'extérieur au travers de la membrane ô combien sensible de &quot;ce qui s'appelle encore peau&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59859573-43908633.jpg?v=1635417418" alt="FAB 2021 "Ce qui s'appelle encore peau" et "BôPEUPL (Nouvelles du parc humain)", deux expériences humaines à fleur de peau… pour un résultat en demi-teinte" title="FAB 2021 "Ce qui s'appelle encore peau" et "BôPEUPL (Nouvelles du parc humain)", deux expériences humaines à fleur de peau… pour un résultat en demi-teinte" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"BôPEUPL [Nouvelles du parc humain]"</strong></span> s'inscrit dans le droit fil de "Cheptel", présenté lors de l'édition 2017 du FAB, qui mettait en jeu une communauté de préadolescents dotés d'un kit de survie face au troupeau des adultes pressés dans les travées. Ce titre de "BôPEUPL", claquant de nouveau comme une énigme, traduit à lui seul le désir de Michel Schweitzer de poursuivre inlassablement l'exploration du même bestiaire - celui du vivant - initié naguère par "Fauves", "Primitifs", "Bâtards". En l'occurrence, l'objet élu sera ici le Peuple dans ce qu'il a de plus attachant.       <br />
              <br />
       Six représentants (cinq hommes et une femme) de la race humaine, vivants parmi les vivants, sont invités à se raconter par les mots, les corps, les musiques. La mise en récit de leur parcours singulier entrera - ou pas - en résonance avec celle des autres existences afin d'aller vers "l'inséparation", horizon d'attente semble-t-il de ce nouvel opus. Choisis pour le "visage paysage" du monde que chacun représente, pour leur vulnérabilité aussi qui fait naître l'attention, c'est à eux qu'il reviendra de "faire théâtre" en projetant sur scène un rapport au vivant qui soit le plus brut possible, le plus primitif, le plus direct.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59859573-43908636.jpg?v=1635417448" alt="FAB 2021 "Ce qui s'appelle encore peau" et "BôPEUPL (Nouvelles du parc humain)", deux expériences humaines à fleur de peau… pour un résultat en demi-teinte" title="FAB 2021 "Ce qui s'appelle encore peau" et "BôPEUPL (Nouvelles du parc humain)", deux expériences humaines à fleur de peau… pour un résultat en demi-teinte" />
     </div>
     <div>
      Afin de tenter de gommer la ligne de faille qui sépare, comme une fatalité indépassable, les êtres et leur environnement, chacun va dérouler son &quot;propre rapport&quot; dans une urgence à dire prenant tout son temps (oxymore visant à renverser les attendus). En effet, le contrat est que ce show, improvisé à partir d'une écriture le cadrant, soit ressenti comme le chef-d’œuvre indispensable des Compagnons faisant don à leur communauté d'une part d'eux-mêmes pour penser l'Être comme inséparation (cf. le philosophe Dominique Quessada, référence de Michel Schweitzer).       <br />
              <br />
       Ainsi, l'un développera son rapport sensible, essentiel, à ses collines colonisées par la soif du profit ; l'autre offrira une chorégraphie &quot;jusqu'à l'os&quot; d'une vitalité à tout rompre ; le troisième endossera la veste d'une popstar contente d'elle-même pour inclure le public dans son trip à deux balles (&quot;numéro&quot; un peu longuet et surtout sonnant moins juste…) ; le quatrième parlera de son plaisir d'être ici, à partir de là où il se trouve (acteur handicapé), dans un désir de se confondre avec le monde ; le cinquième, musicien aux tresses rasta symboles de liberté et de solidarité aux peuples opprimés, fera voyager dans les rues de Port-au-Prince ou de Bogotá à la rencontre des &quot;enfants jetables&quot; livrés aux escadrons du nettoyage social ; le tout sous les yeux d'une très jeune femme à la voix sublime, embrassant l'ensemble de son regard décalé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59859573-43908874.jpg?v=1635418547" alt="FAB 2021 "Ce qui s'appelle encore peau" et "BôPEUPL (Nouvelles du parc humain)", deux expériences humaines à fleur de peau… pour un résultat en demi-teinte" title="FAB 2021 "Ce qui s'appelle encore peau" et "BôPEUPL (Nouvelles du parc humain)", deux expériences humaines à fleur de peau… pour un résultat en demi-teinte" />
     </div>
     <div>
      Au terme de cette traversée au cœur du &quot;Parc humain&quot;, on ressent une double impression. D'abord celle, fort agréable, de retrouver l'ADN de son auteur chevillé au désir de construire une œuvre où l'humain deviendrait l'objet même de la re-présentation théâtrale. Ensuite le sentiment que la philosophie actée dans ce nouvel opus (inspirée de l'inséparation de Dominique Quessada) mériterait d'être approfondie, voire questionnée pour éclaircir une ambiguïté…       <br />
              <br />
       En effet, si faire œuvre commune (même si sur le plateau, en dehors des &quot;passerelles&quot;, c'est plutôt à une collection de témoignages que l'on assiste…), en rendant perméables l'intérieur et l'extérieur confondus, soulève judicieusement la question des entités closes, on pourrait se demander si l'assimilation des organismes dans la même entité est un horizon enviable… Assimiler, au risque de perdre les singularités liées à chaque parcours, ou intégrer harmonieusement les singularismes dans une société respectueuse des marques d'altérité, afin que différence ne soit plus synonyme de différend porteur de rejet du non semblable . Non, un récit commun à construire &quot;coûte que coûte&quot;, mais plutôt des récits identitaires mis en commun, s'enrichissant les uns des autres, sans suprématie des uns sur les autres.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Ce qui s'appelle encore peau"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59859573-43908945.jpg?v=1635418847" alt="FAB 2021 "Ce qui s'appelle encore peau" et "BôPEUPL (Nouvelles du parc humain)", deux expériences humaines à fleur de peau… pour un résultat en demi-teinte" title="FAB 2021 "Ce qui s'appelle encore peau" et "BôPEUPL (Nouvelles du parc humain)", deux expériences humaines à fleur de peau… pour un résultat en demi-teinte" />
     </div>
     <div>
      Création 2021 Première française       <br />
       Écriture, chorégraphie et interprétation : Laure Terrier.       <br />
       Écriture et interprétation : Céline Kerrec, Anne-Laure Pigache, Camille Perrin.       <br />
       Écriture sonore et interprétation : Mathias Forge.       <br />
       Mise en son : Mathieu Mellec.       <br />
       Mise en lumière : Franck Besson.       <br />
       regard textile, Marion Bourdil.       <br />
       Scénographe : Frédéric Hocké.       <br />
       Soutiens à l'écriture : Laetitia Andrieu, Lionel Disez.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       Vu le samedi 9 octobre 2021 à 16 h à la MECA, Bordeaux, dans le cadre du festival FAB 2021.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       25 novembre 2021 : L'Empreinte - scène nationale Brive/Tulle, Tulle (19).       <br />
       17 décembre 2021 : Théâtre à Châtillon, Châtillon (92).       <br />
       17 mars 2022 : La Mégisserie, Saint-Junien (87).       <br />
       26 mars 2022 : Culture Commune, Loos-en-Gohelle (62).       <br />
       Du 29 au 31 mars 2022 : L'Avant-Scène, Cognac (16).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"BôPEUPL (Nouvelles du parc humain)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59859573-43908966.jpg?v=1635418955" alt="FAB 2021 "Ce qui s'appelle encore peau" et "BôPEUPL (Nouvelles du parc humain)", deux expériences humaines à fleur de peau… pour un résultat en demi-teinte" title="FAB 2021 "Ce qui s'appelle encore peau" et "BôPEUPL (Nouvelles du parc humain)", deux expériences humaines à fleur de peau… pour un résultat en demi-teinte" />
     </div>
     <div>
      Création 2021       <br />
       De Michel Schweizer/Cie La Coma.       <br />
       Avec : Aliénor Bartelmé, Patrick Bedel, Marco Berrettini, Jérôme Chaudière, Frank Micheletti, Frédéric Tavernini.       <br />
       Avec la collaboration du philosophe Dominique Quessada.       <br />
       Lecture des textes : Pascal Quéneau.       <br />
       Collaboration artistique : Cécile Broqua.       <br />
       Scénographie : Éric Blosse et Michel Schweizer.       <br />
       Travail vocal et musical : Dalila Khatir.       <br />
       Photographie : Ludovic Alussi, Antoine Herscher, Frédéric Desmesure.       <br />
       Création vidéo : Manuelle Blanc.       <br />
       Création lumière : Éric Blosse.       <br />
       Création sonore : Nicolas Barillot.       <br />
       Régie générale et suivi de construction décor : Jeff Yvenou.       <br />
       Régie son : Nicolas Barillot ou Sylvain Gaillard.       <br />
       Construction décor : Michel Petit.       <br />
       Accompagnants : Johann Daunoy, Justine Olivereau, Gwendal Wolf.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       Vu le vendredi 15 octobre à 20 h à La Manufacture-CDCN, Bordeaux, dans le cadre du festival FAB 2021.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       23et 24 octobre 2021 : Le T2G, Gennevilliers (92).       <br />
       6 janvier 2022 : L'Onde théâtre - Centre d'art, Vélizy-Villacoublay (78).       <br />
       12, 13 et 14 janvier 2022 : Théâtre Centre dramatique national, Lorient (56).       <br />
       18 janvier 2022 : Espaces Pluriels, Pau (64).       <br />
       6 et 7 avril 2022 : Les 2 scènes - scène nationale, Besançon (25).       <br />
              <br />
       <b>FAB - 6e Festival International des Arts de Bordeaux Métropole.</b>       <br />
       <b>A eu lieu du 1er au 23 octobre 2021.</b>       <br />
       <a class="link" href="https://fab.festivalbordeaux.com/" target="_blank">&gt;&gt; fab.festivalbordeaux.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/FAB-2021-Ce-qui-s-appelle-encore-peau-et-BoPEUPL-Nouvelles-du-parc-humain--deux-experiences-humaines-a-fleur-de-peau_a3088.html" />
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   <title>Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…</title>
   <updated>2020-02-08T17:23:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Trente-Trente-Les-prototypes-du-vivant-infiltrent-les-Beaux-Arts_a2649.html</id>
   <category term="Festivals" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/42312703-35327815.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-01-30T14:23:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Lorsque carte blanche est donnée à huit groupes d'étudiants des Beaux-Arts (accompagnés chacun par un artiste) pour une exposition performative placée sous l'égide de commissaires expérimentés (Annabelle Chambon et Cédric Charron, deux danseurs de Jan Fabre, auxquels s'adjoint Émilie Houdent, experte en art de la performance) bénéficiant, en plus de leur expérience propre de performers avérés, d'un enthousiasme irradiant, on se dit que "les Arts vivants" ne sont pas qu'une antienne rebattue…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42312703-35327815.jpg?v=1580392626" alt="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" title="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" />
     </div>
     <div>
      Au Café Pompier de l'annexe des Beaux-Arts, embarqué pour une odyssée contemporaine au long cours (plus d'une heure et demie), chaque groupe de spectateurs découvre huit propositions dont le processus créatif, amorcé trois mois auparavant, trouve ce soir-là sa réalisation tangible. Invité à traverser tour à tour huit espaces différents convoquant toutes les disciplines, ballotté par le tourbillon de ces impacts qui l'amène sans pause à arpenter des domaines &quot;in-ouïs&quot; ou &quot;in-attendus&quot;, il en perd conscience pour naître à sa propre vision.       <br />
              <br />
       Projet certes tentaculaire, dont le fil d'Ariane - &quot;Les prototypes du vivant&quot; - offre une main courante susceptible d'éclairer ce labyrinthe foisonnant, évitant de perdre pied sans pour autant progresser en terrain stable… Mais comment pourrait-il en être autrement lorsque le sujet n'est rien moins que d'explorer à leur suite les épiphénomènes des métamorphoses de la nature humaine, percutée par l'intelligence artificielle, dans le but de créer un modèle d'approche du vivant inconnu annonçant un nouvel âge de l'anthropocène ?       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Blob"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42312703-35327816.jpg?v=1580392733" alt="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" title="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" />
     </div>
     <div>
      &quot;Blob&quot; immerge dans un magma de matières telles celles qui peuplent les décharges où viennent échouer en fin de vie tous les objets manufacturés mis au rebut. Poupées de celluloïd amputées, vieilles carcasses de vélos privés de leurs roues et autres vestiges d'un univers de déjections en décomposition. Dans ce milieu placé sous le sceau du retour aux origines, se croissent des formes primitives, visqueuses pour certaines, propres à susciter l'attention des chercheurs, lesquels sondent à l'aide de lasers les mouvements respiratoires d'êtres proto-cellulaires. Fascinante plongée dans une installation intemporelle en devenir.       <br />
              <br />
       Avec : Johann Loiseau, Nathanaël Siefert, Nino Ram, Élise Simeonidis, Alice Vigier-Lévy.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Vivre en Algo-rythme"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42312703-35328033.jpg?v=1580392894" alt="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" title="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" />
     </div>
     <div>
      &quot;Vivre en Algo-rythme&quot; propose une expérience in vivo : quels liens entretenons-nous avec les données a(e)ncrées dans nos &quot;chairs&quot; (sic) téléphones portables, pouvons-nous nous en séparer sans ressentir un vide abyssal ? Le spectateur est invité à confier son clone algorithmique - installé dans un four à micro-ondes -, libéré un temps de son addiction au monde numérique, puis est convié à &quot;reprendre la parole&quot;. Le pouvoir de simples mots, projetés et écrits sur les murs-écrans, est-il encore &quot;de nature&quot; à briser les chaînes de puissants algorithmes ? Expérience à couper/redonner la parole à nombre d'entre nous.       <br />
              <br />
       Avec : Sarah Morelli, Yasmine-Claire Lafaye, Marta Jonville.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Missabrevis"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42312703-35328150.jpg?v=1580393364" alt="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" title="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" />
     </div>
     <div>
      &quot;Missabrevis&quot; précipite dans une chute &quot;planante&quot; en compagnie de charmantes hôtesses revêtues d'une combinaison immaculée. La spirale de la dépressurisation de l'habitacle Terre, nimbé des lumières et des voix charmeuses des sirènes du néolibéralisme, nous accompagne en douceur vers le crash annoncé. La descente au ralenti conduit non vers l'enfer mais vers l'humus originel, humain et humus ayant les mêmes &quot;racines&quot;. Expérience sensorielle - musiques, lumières, créatures de rêve - propre à la méditation humano-politique, la &quot;messe courte&quot; du capitalisme moribond est dite, ainsi soit-il, avec une exquise délicatesse.       <br />
              <br />
       Avec : Dina Khuseyn, Leyre Leon Alvarez, Anaëlle Cassagne, Perrine Le Guennec, Marie Lanera.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Des méduses"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42312703-35328237.jpg?v=1580393583" alt="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" title="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" />
     </div>
     <div>
      &quot;Des méduses&quot;, mais quelle peut bien être la fonction de cette pierre remise dès l'entrée dans les mains de chaque spectateur &quot;vivant&quot;… si ce n'est la marque inaugurale de son passage dans une autre dimension, celle du règne minéral d'où, littéralement médusé, il va pouvoir observer en toute impassibilité le monde d'où naguère il est sorti. Pétrifié, devenu pierre, il peut redécouvrir le spectacle de cette autre, méduse polymorphe autant rutilante dans ses atours rouges seyants qu'abjecte dans les mouvements convulsifs de sa langue et de ses yeux exorbités. Pris entre désir et rejet, il, elle, devient alors la pierre sur laquelle se bâtit le nouveau royaume d'une humanité en mutation. Au-delà de la performance esthétique de Méduse, le ressenti d'un trouble, celui de l'inquiétante étrangeté liée à toutes métamorphoses.       <br />
              <br />
       Avec : Jeanne Clarieux, Esther Sauzet.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Syntuitive"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42312703-35328323.jpg?v=1580394558" alt="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" title="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" />
     </div>
     <div>
      &quot;Syntuitive&quot; projette sous nos yeux la chorégraphie répétitive de créatures uniformes dans leur combinaison chair surmontée d'une chevelure unisexe hirsute. Au rythme d'une musique elle-même répétitive ils, elles s'élancent l'un, l'une vers l'autre, se séparent, dans un mouvement ininterrompu marqué par les mêmes élans contradictoires et/ou complémentaires. De l'objet final ressort une (certaine) lassitude (certaine) éloignée sans nul doute des intentions de leurs concepteurs, branchés sur le ballet des corps désirants se désentraver de leurs &quot;assujettissements genrés&quot;.       <br />
              <br />
       Avec : Sophie Dalès, Charles Dauphinot, Justine Puech, Max Codina, Joane Guiheux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Peau transparente"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42312703-35328577.jpg?v=1580394804" alt="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" title="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" />
     </div>
     <div>
      &quot;Peau transparente&quot;, celle de la pellicule argentique des projecteurs &quot;16 mm&quot; des ciné-clubs d'antan, manipulée par des experts des technologies de pointe d'aujourd'hui, mixant, dans une confusion temporelle hautement maîtrisée, les apports vivants d'époques appartenant à d'autres mondes. Travail perfectionniste dévoilé dans la pénombre propice aux projections de tous ordres, cette performance exigeante… peut cependant rester &quot;obscure&quot; pour ceux et celles qui restent à la porte des laboratoires ciné-photographiques high tech.       <br />
              <br />
       Avec : Bertrand Grimault, Maverick Laporte, Adrien Edeline.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Actéon"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42312703-35328721.jpg?v=1580394924" alt="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" title="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" />
     </div>
     <div>
      Avoir joué &quot;Actéon&quot; - transformé en cerf, après avoir surpris Artémis se baigner nue et être dévoré ensuite par sa meute de chiens ne l'ayant pas reconnu - laisse des traces… C'est cette expérience de violence à &quot;re-présenter&quot; qui donne lieu à l'installation présente où l'humain violenté n'existe qu'au travers de son absence… Absence présentifiée par des affichettes traçant les sévices subis pour les réifier en faisant appel à la &quot;lecture&quot; du spectateur. Ainsi distanciée, la violence ne risque plus de se faire objet de fascination mais s'empare de la symbolique du langage pour faire sens, évitant le danger de complaisance. En circulant silencieusement dans l'espace déserté par les victimes, guidé par les mots tracés, on mesure l'impact d'un art conceptuel ouvrant sur des questionnements que la chose montrée ne peut susciter. Une anti-performance des plus performantes…       <br />
              <br />
       Avec : Yacine Sif El Islam, Alexiane Trapp, Li Jingyan, Wang Yu-Men, Layan Qarain, Jessy Maillard.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Salivalisme"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42312703-35328780.jpg?v=1580395100" alt="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" title="Festival Trente Trente "Les prototypes du vivant" infiltrent les Beaux-Arts…" />
     </div>
     <div>
      &quot;Salivalisme&quot; nous plonge dans un univers ludique alliant passé (décorum des films de science-fiction des années soixante-dix) et futur (diagnostic des pathologies sociales à partir des analyses de salive) pour dire notre présent &quot;performatif&quot;. Munis d'éprouvettes, les scientistes recouverts de leur scaphandre aseptisé prélèvent en chacun les éléments biologiques révélant, selon la couleur obtenue, son degré de dépendance aux diktats environnementaux. L'intoxication révélée par le tube à essai donne lieu à une prescription de soins afin de devenir protagoniste de son existence. Un bel objectif politique proposé artistiquement, avec humour et poésie.       <br />
              <br />
       Avec : Elizabeth Saint-Jalmes, Océane Poyet, Owen Dupont, Emma Labarth.       <br />
              <br />
       Au terme de ce périple, le corps du spectateur, durablement &quot;impressionné&quot; par ces univers traversés, devient lui-même performeur d'une réalité virtuelle… à concevoir de toute urgence.       <br />
              <br />
       <b>&quot;Les Prototypes du Vivant&quot;, carte blanche à Annabelle Chambon et Cédric Charron, ont eu lieu au Café Pompier des Beaux-Arts de Bordeaux, le jeudi 23 janvier 2020 dans le cadre du Festival Trente Trente.</b>       <br />
       <a class="link" href="http://www.trentetrente.com/" target="_blank">&gt;&gt; Plus d'infos sur Trente Trente</a>       <br />
              <br />
       Exposition performative collective commissionnée par Annabelle Chambon, Cédric Charron et Émilie Houdent.       <br />
       Avec : Sophie Dalès, Bertrand Grimault, Marta Jonville-Pile, Dina Khuseyn, Johann Loiseau, Elizabeth Saint-Jalmes, Yacine Sif El Islam, Jeanne Clarieux… et 26 étudiants de l'école des Beaux-Arts de Bordeaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Trente-Trente-Les-prototypes-du-vivant-infiltrent-les-Beaux-Arts_a2649.html" />
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