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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-16T00:48:37+02:00</updated>
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   <title>"Perce-neige"… Heurts, amour et tendresse</title>
   <updated>2020-10-15T09:04:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Perce-neige-Heurts-amour-et-tendresse_a2812.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/50610851-39022090.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-10-15T08:52:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le Théâtre 13 organise depuis quinze ans un concours de jeunes metteurs en scène qui s'est déroulé cette année du 2 au 14 octobre. Cinq pièces étaient en compétition dont "Perce-Neige" qui traite de la maladie psychique au sein d'un hôpital.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50610851-39022090.jpg?v=1602746001" alt=""Perce-neige"… Heurts, amour et tendresse" title=""Perce-neige"… Heurts, amour et tendresse" />
     </div>
     <div>
      Traiter de personnes atteintes de troubles psychiques au théâtre dans un lieu où la parole, intime, est rendue publique, relève de la gageure. Peu s'y essaient. Le défi était d'autant plus important pour Juliette Bayi que sa sœur aînée est, depuis de nombreuses années, suivie par des psychiatres ou des psychologues. Celle-ci a d'ailleurs contribué sans le vouloir au titre et à une réplique finale qui s'est largement inspirée du propos suivant qu'elle a tenu un jour : <span style="font-style:italic">&quot;je suis comme un perce-neige, parce qu'un perce-neige ça meurt en automne et puis ça renaît en hiver, comme moi&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Il y a neuf personnages physiques mais la parole et le silence sont les deux principaux. Chaque &quot;patient&quot;, pour reprendre le terme de Juliette Bayi, a son propre langage en butte à une forte résistance pour être, devant le médecin, libérée ; dans la grande salle de l'hôpital, accompagnée ou bousculée ; dans la chambre, intime et révoltée. L'extime prend appui sur le corps et les aides-soignants où le verbe accouche autant dans l'empathie que dans la colère et le rejet. Le silence est en écho autant à un vide qu'à une écoute, comme celui du monde. Quant à la parole, elle est celle du malade.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50610851-39022232.jpg?v=1602746157" alt=""Perce-neige"… Heurts, amour et tendresse" title=""Perce-neige"… Heurts, amour et tendresse" />
     </div>
     <div>
      La scénographie est construite autour de trois pièces délimitées par des bandes blanches sur un sol noir où le déplacement des personnages est quasi géométrique, à angle droit à l'opposé d'un verbe souvent heurté, défaillant. La disposition des salles laisse voir au centre de la scène une grande salle dans laquelle la vie de l'hôpital se déroule. Côté cour, il y a le cabinet du docteur Mertens (Julie Duval) et, côté jardin, la chambre des hospitalisés. Ce rapport en symétrie opposée du corps médical et de la maladie, côtés cour et jardin, met en exergue la représentation du monde extérieur via le médecin et celle, coupée de l'extérieur, du malade où la grande salle au centre fait œuvre de médiation avec sa vie de groupe.       <br />
              <br />
       La scénographie met le docteur Mertens dans une position duale. Bien qu'empathique et à l'écoute, elle est souvent de dos et dans l'obscurité comme la représentation d'un monde extérieur qui occulte les personnes ayant des troubles psychiques alors que ses sorties semblent symboliser celles de nouveaux départs pour les hospitalisés.       <br />
              <br />
       Les propos tournent toujours autour d'une vérité, celle d'êtres où l'artifice, le maquillage social n'ont pas de résonance. Nous sommes dans un pré carré où le faux-semblant n'ose même pas faire entendre sa respiration. Tout est direct, d'une franche clarté même si les mots se cherchent dans l'obscurité d'une élocution parfois hachée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50610851-39022235.jpg?v=1602746190" alt=""Perce-neige"… Heurts, amour et tendresse" title=""Perce-neige"… Heurts, amour et tendresse" />
     </div>
     <div>
      Ce sont des remises en question personnelles, des besoins d'amour, d'être, d'exister qui apparaissent. Un très joli travail d'interprétation est effectué par les comédiens dans leurs incarnations de patients où les troubles sont incarnés avec un corps et une élocution souvent vive, parfois assurée, toujours heurtée. Il y a aussi cette immixtion dans l'intime et l'amour. Les propos, bien que bousculés, n'en demeurent pas moins sujets à ses doutes et ses repères.       <br />
              <br />
       La scène, presque militaire, de la prise de médicaments montre un moment quasi machinal où le patient échappe à ce qu'il est. La création de Juliette Bayi est aussi un hommage appuyé à la pratique au quotidien d'aides-soignants qui se donnent corps et âme aux personnes qu'ils traitent.       <br />
              <br />
       C'est une création qui pose un mot aux mots, celui du malade à ceux d'une société pour faire entendre son propos trop souvent oublié, occulté, voire ignoré, en lui donnant une identité sociale et humaine avec ses envies, ses révoltes et ses tendresses. C'est une pièce vivante et porteuse d'espoir qui fait vivre la parole du malade sans que le regard de l'autre lui imprime une marque ou une empreinte aliénante.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Perce-neige"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50610851-39022438.jpg?v=1602746425" alt=""Perce-neige"… Heurts, amour et tendresse" title=""Perce-neige"… Heurts, amour et tendresse" />
     </div>
     <div>
      Catharsis hospitalière.       <br />
       Texte et mise en scène : Juliette Bayi.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Romain Bouillaguet.       <br />
       Avec : Ilian Bergala, Martin Campestre, Simon Cohen, Hermine Dos Santos, Julie Duval, Charlotte Levy, Laura Puech, Jonathan Turnbull, Geert Van Herwijnen.       <br />
       Création musique : Lisa Petit de la Rhodière.       <br />
       Lumières et régie : Vincent Dupuy.       <br />
       Durée : 1 h 30 sans entracte.       <br />
       Conseillé à partir de 10 ans.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté les 2 et 3 octobre 2020 au Théâtre 13 dans le cadre Prix Théâtre 13/Jeunes metteurs en scène 2020</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre13.com/saison/prix-theatre-13" target="_blank">&gt;&gt; theatre13.com</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>"PSYcause(s) 3" Effet miroir, entre humour corrosif et infinie tendresse !</title>
   <updated>2020-01-16T08:25:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/PSYcause-s-3-Effet-miroir-entre-humour-corrosif-et-infinie-tendresse-_a2628.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/41441811-34833891.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-01-06T08:10:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pour la troisième fois, un "deux sur scène" renouvelé : le fauteuil, assise-coque accueillante aux multiples positions, protagoniste à part entière, et la comédienne auteure Josiane Pinson, tour à tour psy ou patiente, aux multiples évasions, aventurière en terrain connu dans les dédales de l'inconscient, cet autre en nous.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/41441811-34833891.jpg?v=1578296167" alt=""PSYcause(s) 3" Effet miroir, entre humour corrosif et infinie tendresse !" title=""PSYcause(s) 3" Effet miroir, entre humour corrosif et infinie tendresse !" />
     </div>
     <div>
      Confessions, états d'âme, états de femmes, états de soi aussi, cette fois-ci,  pour se raconter, pour conter la Femme, celle d'aujourd'hui, de l'unique à l'universelle, de la sphère familiale à la sphère amoureuse, de la maturité à la sagesse, et retrouver sa place dans une société pas encore féministe mais déjà un peu moins masculine.       <br />
              <br />
       De la petite Chloé, enfant de couples homo, et ses trois arbres &quot;général logique&quot; à l'éternelle patiente &quot;nympho onaniste patho&quot; et à l'amante préservant toujours son hymen après cinquante d'amour platonique, en passant par ses propres filles pour des règlements de comptes familiaux ayant pour origines quelques carences maternelles, Josiane Pinson fait de nouveau passer les maux de la tête par ceux du corps, avec ironie, souvent avec humour - jusqu'au burlesque - mais toujours en y associant une bienveillance toute féminine, rendant les personnages mis sur le gril sympathiques ; et nous amenant insidieusement, mais sans facilité ni manichéisme, à l'empathie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/41441811-34833892.jpg?v=1578296248" alt=""PSYcause(s) 3" Effet miroir, entre humour corrosif et infinie tendresse !" title=""PSYcause(s) 3" Effet miroir, entre humour corrosif et infinie tendresse !" />
     </div>
     <div>
      Débutant pour ce troisième opus par les obsèques et la crémation de sa mère - parce que l'urne, c'est plus rigolo ! -, l'auteure comédienne nous conduit immédiatement dans une description détaillée, peu orthodoxe, et avec une réjouissante insolence, des travers de femmes névrosées - ou inadaptées à des situations générées par une société en folie -, des lâchetés des mâles amants provisoires ou réguliers ; et, joviale autodérision oblige, d'elle-même, de ses échecs familiaux - moments savoureux de ses altercations avec sa mère qui lui parle d'outre-tombe - et amoureux.       <br />
              <br />
       L'écriture de Josiane Pinson, auteur et comédienne, a cette légèreté élégante, particulière, qui lui permet d'aborder avec esprit et délicatesse des sujets sérieux tenant tant aux doutes, aux peurs féminines, voire aux tabous encore présents ; et d'aller se promener d'un pas aérien dans les sentiers parfois tortueux de l'inconscient. À noter, car présent dans ses trois créations, dans les différents cas présentés apparaît de manière récurrente un questionnement sur la tolérance : de l'autre, de ses orientations, de ses actes, de ses choix, couple homo, couple avec différence d'âge, etc.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/41441811-34833893.jpg?v=1578296410" alt=""PSYcause(s) 3" Effet miroir, entre humour corrosif et infinie tendresse !" title=""PSYcause(s) 3" Effet miroir, entre humour corrosif et infinie tendresse !" />
     </div>
     <div>
      La mise en scène épurée de Gil Galliot, d'une simplicité élaborée, permet les va-et-vient qu'oblige une partition polyphonique à multiples rôles, multiples situations, et dualité entre patient et psychanalyste. Entre humour noir décapant et compassion pour nos contemporains, la musique jouée est une balade dans les profondeurs labyrinthiques de certaines de nos folies, crues, cruelles mais touchantes et drôles à la fois.       <br />
              <br />
       Au final, après les PSYcause(s), la psy craque et retourne sur le fauteuil, la psy redevient patiente, tente de sortir du cadre, de faire un nouveau départ… rencontre un patient à l'identique d'elle-même, même histoire, même situation. Effet miroir.       <br />
       &quot;Fuck la psychanalyse !&quot; La boucle est bouclée. Troisième et fin.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"PSYcause(s) 3"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/41441811-34833954.jpg?v=1578296447" alt=""PSYcause(s) 3" Effet miroir, entre humour corrosif et infinie tendresse !" title=""PSYcause(s) 3" Effet miroir, entre humour corrosif et infinie tendresse !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Josiane Pinson.       <br />
       Mise en scène de Gil Galliot, assisté de Marie-Céline Nivière.       <br />
       Avec : Josiane Pinson.       <br />
       Avec les voix de : Judith Magre, Anie Balestra, Achille Orsoni et Bruno Magne.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 18 janvier au 25 avril 2020.</span>       <br />
       Samedi à 17 h.       <br />
       Théâtre La Scène Parisienne, Paris 9e, 01 40 41 00 00.       <br />
       <a class="link" href="https://tlsp.paris/" target="_blank">&gt;&gt; tlsp.paris</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/PSYcause-s-3-Effet-miroir-entre-humour-corrosif-et-infinie-tendresse-_a2628.html" />
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  <entry>
   <title>•Off 2019• PSYcause(s) 3 Effet miroir, entre humour corrosif et infinie tendresse !</title>
   <updated>2019-07-11T12:57:00+02:00</updated>
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   <category term="Avignon 2019" />
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   <published>2019-07-11T12:46:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pour la troisième fois, un "deux sur scène" renouvelé : le fauteuil, assise-coque accueillante aux multiples positions, protagoniste à part entière, et la comédienne auteure Josiane Pinson, tour à tour psy ou patiente, aux multiples évasions, aventurière en terrain connu dans les dédales de l'inconscient, cet autre en nous.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35512095-32109967.jpg?v=1549897391" alt="•Off 2019• PSYcause(s) 3 Effet miroir, entre humour corrosif et infinie tendresse !" title="•Off 2019• PSYcause(s) 3 Effet miroir, entre humour corrosif et infinie tendresse !" />
     </div>
     <div>
      Confessions, états d'âme, états de femmes, états de soi aussi, cette fois-ci,  pour se raconter, pour conter la Femme, celle d'aujourd'hui, de l'unique à l'universelle, de la sphère familiale à la sphère amoureuse, de la maturité à la sagesse, et retrouver sa place dans une société pas encore féministe mais déjà un peu moins masculine.       <br />
              <br />
       De la petite Chloé, enfant de couples homo, et ses trois arbres &quot;général logique&quot; à l'éternelle patiente &quot;nympho onaniste patho&quot; et à l'amante préservant toujours son hymen après cinquante d'amour platonique, en passant par ses propres filles pour des règlements de comptes familiaux ayant pour origines quelques carences maternelles, Josiane Pinson fait de nouveau passer les maux de la tête par ceux du corps, avec ironie, souvent avec humour - jusqu'au burlesque - mais toujours en y associant une bienveillance toute féminine, rendant les personnages mis sur le gril sympathiques ; et nous amenant insidieusement, mais sans facilité ni manichéisme, à l'empathie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35512095-32109968.jpg?v=1549897429" alt="•Off 2019• PSYcause(s) 3 Effet miroir, entre humour corrosif et infinie tendresse !" title="•Off 2019• PSYcause(s) 3 Effet miroir, entre humour corrosif et infinie tendresse !" />
     </div>
     <div>
      Débutant pour ce troisième opus par les obsèques et la crémation de sa mère - parce que l'urne, c'est plus rigolo ! -, l'auteure comédienne nous conduit immédiatement dans une description détaillée, peu orthodoxe, et avec une réjouissante insolence, des travers de femmes névrosées - ou inadaptées à des situations générées par une société en folie -, des lâchetés des mâles amants provisoires ou réguliers ; et, joviale autodérision oblige, d'elle-même, de ses échecs familiaux - moments savoureux de ses altercations avec sa mère qui lui parle d'outre-tombe - et amoureux.       <br />
              <br />
       L'écriture de Josiane Pinson, auteur et comédienne, a cette légèreté élégante, particulière, qui lui permet d'aborder avec esprit et délicatesse des sujets sérieux tenant tant aux doutes, aux peurs féminines, voire aux tabous encore présents ; et d'aller se promener d'un pas aérien dans les sentiers parfois tortueux de l'inconscient. À noter, car présent dans ses trois créations, dans les différents cas présentés apparaît de manière récurrente un questionnement sur la tolérance : de l'autre, de ses orientations, de ses actes, de ses choix, couple homo, couple avec différence d'âge, etc.        <br />
              <br />
       La mise en scène épurée de Gil Galliot, d'une simplicité élaborée, permet les va-et-vient qu'oblige une partition polyphonique à multiples rôles, multiples situations, et dualité entre patient et psychanalyste. Entre humour noir décapant et compassion pour nos contemporains, la musique jouée est une balade dans les profondeurs labyrinthiques de certaines de nos folies, crues, cruelles mais touchantes et drôles à la fois.       <br />
              <br />
       Au final, après les PSYcause(s), la psy craque et retourne sur le fauteuil, la psy redevient patiente, tente de sortir du cadre, de faire un nouveau départ… rencontre un patient à l'identique d'elle-même, même histoire, même situation. Effet miroir.       <br />
       &quot;Fuck la psychanalyse !&quot; La boucle est bouclée. Troisième et fin.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"PSYcause(s) 3"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35512095-32109969.jpg?v=1549897467" alt="•Off 2019• PSYcause(s) 3 Effet miroir, entre humour corrosif et infinie tendresse !" title="•Off 2019• PSYcause(s) 3 Effet miroir, entre humour corrosif et infinie tendresse !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Josiane Pinson.       <br />
       Mise en scène de Gil Galliot.       <br />
       Avec : Josiane Pinson.       <br />
       Avec la complicité : Judith Magre, Anie Balestra, Achille Orsoni et Bruno Magne, Pascal Bodin et Marie-Céline Nivière.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2019•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 28 juillet 2019.</span>       <br />
       Tous les jours à 13 h 10.       <br />
       <b>Roseau Espace Teinturier, Petite Salle</b>        <br />
       45, rue des Teinturiers.       <br />
       Réservations : 04 90 03 28 75 et 06 29 34 07 99.       <br />
       <a class="link" href="http://www.roseautheatre.org/spip.php?article18" target="_blank">&gt;&gt; roseautheatre.org</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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  <entry>
   <title>"PSYcause(s) 3" : un effet miroir cru, cruel, entre humour corrosif et infinie tendresse !</title>
   <updated>2019-02-11T16:00:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/PSYcause-s-3-un-effet-miroir-cru-cruel-entre-humour-corrosif-et-infinie-tendresse-_a2342.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/30617464-29154388.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-02-11T15:40:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
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Pour la troisième fois, un "deux sur scène" renouvelé : le fauteuil, assise-coque accueillante aux multiples positions, protagoniste à part entière, et la comédienne auteure Josiane Pinson, tour à tour psy ou patiente, aux multiples évasions, aventurière en terrain connu dans les dédales de l'inconscient, cet autre en nous.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30617464-29154388.jpg?v=1549897391" alt=""PSYcause(s) 3" : un effet miroir cru, cruel, entre humour corrosif et infinie tendresse !" title=""PSYcause(s) 3" : un effet miroir cru, cruel, entre humour corrosif et infinie tendresse !" />
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      Confessions, états d'âme, états de femmes, états de soi aussi, cette fois-ci,  pour se raconter, pour conter la Femme, celle d'aujourd'hui, de l'unique à l'universelle, de la sphère familiale à la sphère amoureuse, de la maturité à la sagesse, et retrouver sa place dans une société pas encore féministe mais déjà un peu moins masculine.       <br />
              <br />
       De la petite Chloé, enfant de couples homo, et ses trois arbres &quot;général logique&quot; à l'éternelle patiente &quot;nympho onaniste patho&quot; et à l'amante préservant toujours son hymen après cinquante d'amour platonique, en passant par ses propres filles pour des règlements de comptes familiaux ayant pour origines quelques carences maternelles, Josiane Pinson fait de nouveau passer les maux de la tête par ceux du corps, avec ironie, souvent avec humour - jusqu'au burlesque - mais toujours en y associant une bienveillance toute féminine, rendant les personnages mis sur le gril sympathiques ; et nous amenant insidieusement, mais sans facilité ni manichéisme, à l'empathie.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30617464-29154481.jpg?v=1549897429" alt=""PSYcause(s) 3" : un effet miroir cru, cruel, entre humour corrosif et infinie tendresse !" title=""PSYcause(s) 3" : un effet miroir cru, cruel, entre humour corrosif et infinie tendresse !" />
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      Débutant pour ce troisième opus par les obsèques et la crémation de sa mère - parce que l'urne, c'est plus rigolo ! -, l'auteure comédienne nous conduit immédiatement dans une description détaillée, peu orthodoxe, et avec une réjouissante insolence, des travers de femmes névrosées - ou inadaptées à des situations générées par une société en folie -, des lâchetés des mâles amants provisoires ou réguliers ; et, joviale autodérision oblige, d'elle-même, de ses échecs familiaux - moments savoureux de ses altercations avec sa mère qui lui parle d'outre-tombe - et amoureux.       <br />
              <br />
       L'écriture de Josiane Pinson, auteur et comédienne, a cette légèreté élégante, particulière, qui lui permet d'aborder avec esprit et délicatesse des sujets sérieux tenant tant aux doutes, aux peurs féminines, voire aux tabous encore présents ; et d'aller se promener d'un pas aérien dans les sentiers parfois tortueux de l'inconscient. À noter, car présent dans ses trois créations, dans les différents cas présentés apparaît de manière récurrente un questionnement sur la tolérance : de l'autre, de ses orientations, de ses actes, de ses choix, couple homo, couple avec différence d'âge, etc.        <br />
              <br />
       La mise en scène épurée de Gil Galliot, d'une simplicité élaborée, permet les va-et-vient qu'oblige une partition polyphonique à multiples rôles, multiples situations, et dualité entre patient et psychanalyste. Entre humour noir décapant et compassion pour nos contemporains, la musique jouée est une balade dans les profondeurs labyrinthiques de certaines de nos folies, crues, cruelles mais touchantes et drôles à la fois.       <br />
              <br />
       Au final, après les PSYcause(s), la psy craque et retourne sur le fauteuil, la psy redevient patiente, tente de sortir du cadre, de faire un nouveau départ… rencontre un patient à l'identique d'elle-même, même histoire, même situation. Effet miroir.       <br />
       &quot;Fuck la psychanalyse !&quot; La boucle est bouclée. Troisième et fin.
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     <div><b>"PSYcause(s) 3"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30617464-29154522.jpg?v=1549897467" alt=""PSYcause(s) 3" : un effet miroir cru, cruel, entre humour corrosif et infinie tendresse !" title=""PSYcause(s) 3" : un effet miroir cru, cruel, entre humour corrosif et infinie tendresse !" />
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      Texte : Josiane Pinson.       <br />
       Mise en scène de Gil Galliot.       <br />
       Avec : Josiane Pinson.       <br />
       Avec la complicité : Judith Magre, Anie Balestra, Achille Orsoni et Bruno Magne, Pascal Bodin et Marie-Céline Nivière.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 21 octobre 2018 au 10 mars 2019.</span>       <br />
       Lundi à 19 h, samedi à 17 h, dimanche à 19 h 30.       <br />
       Studio Hébertot, Paris 17e, 01 42 93 13 04.       <br />
       <a class="link" href="https://www.studiohebertot.com/" target="_blank">&gt;&gt; studiohebertot.com</a>
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