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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-12T23:22:51+02:00</updated>
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   <title>Dans "Vents Contraires", un vent de révolte souffle sur une bibliothèque assaillie par la censure politique : l'imagination de l'enfance au pouvoir</title>
   <updated>2026-03-16T19:24:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Dans-Vents-Contraires--un-vent-de-revolte-souffle-sur-une-bibliotheque-assaillie-par-la-censure-politique-l-imagination_a4503.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2026-03-16T17:58:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Une petite bibliothèque municipale comme il en existe dans toutes les villes. Un havre de paix, de silence, de rêve et de réflexion contre les murs duquel se brise la fureur des conflits, du bruit et des angoisses du réel et de l'actualité. Un sanctuaire où la culture prend ses aises, où l'imaginaire déploie ses ailes, où chacun est le bienvenu pour une petite escale au milieu de la frénésie quotidienne. Bref silence, liberté et mondes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95388925-66721154.jpg?v=1773682417" alt="Dans "Vents Contraires", un vent de révolte souffle sur une bibliothèque assaillie par la censure politique : l'imagination de l'enfance au pouvoir" title="Dans "Vents Contraires", un vent de révolte souffle sur une bibliothèque assaillie par la censure politique : l'imagination de l'enfance au pouvoir" />
     </div>
     <div>
      Ils seront cinq personnages à vivre cette aventure de pages et de mots. Trois bibliothécaires de chair et d'os et trois marionnettes, Oscar, au collège, Mona, en âge d'être à l'école primaire, et Aleks, fantôme des rayonnages, qui se rencontrent dans ce lieu. Un lieu qui va leur tenir lieu de refuge pour différentes raisons : la petite Mona y vient tous les jours, elle se plonge dans des romans, comme celui inspiré de la vie de Mary Read, l'une des plus pirates les plus connues du XVIIIᵉ siècle. Oscar y déboule comme malgré lui, sans savoir trop comment il arrive dans cette bibliothèque, puisque dyslexique, il ne lit pas, à peine s'il sait lire. Quant à Aleks…       <br />
               <br />
       Des courtes séquences rythment les jours tranquilles du lieu. La construction du texte de Mike Kenny s'appuie sur cette vie quotidienne, d'ouverture et de fermeture des portes. Séquences de jour où les liens se nouent entre Mona et Oscar, séquences de nuit où Aleks apparaît comme une présence énigmatique et inattendue dans cet univers calme et serein. Et puis cette vie commence à grincer lorsque les lettres de l'administration demandent de retirer certains livres des stocks. C'est le début d'une résistance des trois bibliothécaires, d'une sorte de mise en clandestinité des ouvrages que l'autorité demande de retirer.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95388925-66721155.jpg?v=1773682459" alt="Dans "Vents Contraires", un vent de révolte souffle sur une bibliothèque assaillie par la censure politique : l'imagination de l'enfance au pouvoir" title="Dans "Vents Contraires", un vent de révolte souffle sur une bibliothèque assaillie par la censure politique : l'imagination de l'enfance au pouvoir" />
     </div>
     <div>
      Mais &quot;Vents contraires&quot; tente essentiellement de se mettre à hauteur d'enfant pour laisser les liens entre les personnages marionnettiques se nouer d'abord entre cette petite fille Mona, qui préfère s'immerger dans la fiction et qui évite soigneusement de révéler sa vie réelle, sa mère, son domicile et Oscar adolescent qui l'on sent poussé par les autres vers ce lieu refuge, sans qu'il sache ce qu'il vient y chercher, sinon peut-être un peu de paix. Une amitié qui s'appuie sur les livres et plus généralement les fictions comme ressource vitale. Soudain, ces livres, qui sont la charpente de leurs moments d'évasion, sont mis en péril par cette autorité sans visage qui décide de les interdire. Alors les enfants aussi entrent, à leur manière, en résistance.       <br />
              <br />
       Le troisième personnage marionnette de cette histoire, Aleks, se dévoile comme l'incursion d'une réalité actuelle. Elle est une réfugiée qui a trouvé refuge dans cette bibliothèque, un peu elle-même était une histoire, un livre, que le lieu devait protéger de la disparition, de l'oubli. Tous les trois, chacun suivant leurs raisons personnelles, vont partir en lutte contre cette censure qui grignote, à chaque nouveau courrier, l'espace de liberté qui les a faits se connaître.       <br />
               <br />
       Les très belles marionnettes, à la fois réalistes et stylisées, créées par Marion Belot assistée de Leslie Bertho, de taille humaine, prennent vie entre les mains des trois interprètes humains comédiennes, comédien et marionnettistes, Maloue Fourdrinier, Sarah Vermande et Simon Moers. Des manipulations qui se font à vue, mais qui sont réalisées de manière si précise que le regard occulte totalement les marionnettistes tant la vie est insufflée aux marionnettes. Fermant les yeux après le spectacle, leurs images semblent des êtres vivants.       <br />
               <br />
       Un travail que Simon Delattre, à la mise en scène, a dirigé avec une précision extrême et qui parvient ainsi à générer une empathie totale avec ces trois enfants. Trois enfants dont on devine une existence difficile et qui, grâce au refuge qu'ils trouvent dans le partage de l'imaginaire puisé dans les livres, peuvent, espérons, changer le monde. Touchant, porteur de sens et inventif, Vents Contraires enjambe le gouffre entre rêve et réalité et crée un vase communicant entre ces deux univers : la puissance de l'un capable de résister à la brutalité de l'autre.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Vu au Théâtre Massalia, La Friche Belle de Mai, Marseille, le 12 mars 2026.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Vents Contraires"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95388925-66721156.jpg?v=1773682581" alt="Dans "Vents Contraires", un vent de révolte souffle sur une bibliothèque assaillie par la censure politique : l'imagination de l'enfance au pouvoir" title="Dans "Vents Contraires", un vent de révolte souffle sur une bibliothèque assaillie par la censure politique : l'imagination de l'enfance au pouvoir" />
     </div>
     <div>
      D'après un texte de Mike Kenny traduit par Séverine Magois.       <br />
       Mise en scène : Simon Delattre.       <br />
       Dramaturgie, assistant à la mise en scène : Yann Richard.       <br />
       Avec : Maloue Fourdrinier, Sarah Vermande et Simon Moers en alternance avec Guillaume Fafiotte.       <br />
       Scénographie : Tiphaine Monroty.       <br />
       Construction du décor : Marc Vavasseur.       <br />
       Création marionnettes : Marion Belot, assistée de Leslie Bertho (stagiaire aux propositions plastiques).       <br />
       Création lumières : Jean-Christophe Planchenault.       <br />
       Composition musicale : Léopoldine HH.       <br />
       Création son : Julien Lafosse.       <br />
       Création costumes : Elena Bruckert.       <br />
       Régie générale : Jean-Christophe Planchenault.       <br />
       Construction du décor : Marc vavasseur.       <br />
       Régie et accessoires : Morgane Bullet, assistée de Zoé Broneer.       <br />
       Production Rodéo Théâtre.       <br />
       À partir de 8 ans.       <br />
       Durée : 55 minutes.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 17 au 21 mars 2026.</span>       <br />
       Mardi et mercredi à 10 h, jeudi à 10 h et 14 h 30, vendredi à 10 h et 19 h, samedi à 17 h.       <br />
       Théâtre Dunois, 7, rue Louise Weiss, Paris 13ᵉ.       <br />
       Tél. : 01 45 84 72 00.       <br />
       <a class="link" href="https://hub-dun.shop.secutix.com/selection/event/date?productId=10229381842661" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredunois.org/" target="_blank">&gt;&gt; theatredunois.org</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       10 et 11 avril 2026 : Les Bords de Scène - Espace Jean Lurçat, Juvisy-sur-Orge (91).       <br />
       13 et 14 octobre 2026 : Maison de la culture - Scène Nationale, Bourges (18).       <br />
       13 et 14 novembre 2026 : Points communs - Nouvelle scène nationale de Cergy Pontoise et du Val-d'Oise, Cergy (95).       <br />
       26 et 27 novembre 2026 : Théâtre des Salins - Scène nationale, Martigues (13).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>La nuit de la Marionnette, nuit blanche, nuit habitée de créatures étranges, d'objets vivants et d'histoires entre rêves et cauchemars débridés</title>
   <updated>2026-02-26T15:47:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-nuit-de-la-Marionnette-nuit-blanche-nuit-habitee-de-creatures-etranges-d-objets-vivants-et-d-histoires-entre-reves_a4488.html</id>
   <category term="Festivals" />
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   <published>2026-02-26T11:04:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Il y a les traversées du désert, celles de l'Atlantique, celles des miroirs parfois, mais, dans le cas présent, Camille Trouvé et Brice Berthoud, codirectrice et codirecteur du CDN de Rouen Normandie, ont proposé un autre genre de traversée à travers un univers étrange : une traversée du monde de la marionnette durant toute une nuit, de 8 h du soir à 5 h du matin. Cela s'est passé dans la nuit du 14 février 2026.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94937548-66539203.jpg?v=1772102174" alt="La nuit de la Marionnette, nuit blanche, nuit habitée de créatures étranges, d'objets vivants et d'histoires entre rêves et cauchemars débridés" title="La nuit de la Marionnette, nuit blanche, nuit habitée de créatures étranges, d'objets vivants et d'histoires entre rêves et cauchemars débridés" />
     </div>
     <div>
      Univers étranges, mais surtout créatures étranges, faites de bois, de tissus, de latex, de membres humains parfois, des créatures de la grandeur d'une salière ou de taille humaine, articulées, désarticulées et vaguement inquiétantes que la programmation a disséminées dans tous les lieux disponibles du Théâtre de la Foudre et de la Médiathèque qui le jouxte. L'espace restauration, le hall d'accueil ne sont pas non plus épargnés de la présence de ces êtres d'invention et de leurs manipulateurs et complices humains.       <br />
               <br />
       Neuf spectacles ont jalonné cette nuit fourmillante. De toutes formes, de toutes durées, de thématiques toutes différentes, la programmation concoctée par Camille Trouvé et Brice Berthoud, eux-mêmes grands marionnettistes avec leur compagnie Les Anges au Plafond, est parvenue à surprendre et intriguer à chaque nouveau spectacle, donnant une idée de la diversité infinie que recèlent l'art de la marionnette et le théâtre d'objet. Des spectacles que vous pourrez retrouver en tournée dans les mois qui viennent un peu partout dans l'hexagone et au-delà, et, suivant les besoins scéniques, dans des salles de théâtre, des lieux non dédiés, des bistrots, des salles de classe, des caravanes (liste des dates en fin d'article)…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94937548-66539205.jpg?v=1772102131" alt="La nuit de la Marionnette, nuit blanche, nuit habitée de créatures étranges, d'objets vivants et d'histoires entre rêves et cauchemars débridés" title="La nuit de la Marionnette, nuit blanche, nuit habitée de créatures étranges, d'objets vivants et d'histoires entre rêves et cauchemars débridés" />
     </div>
     <div>
      Sur une table, </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Tire-toi de mon herbe Bambi !"</strong></span>, par la compagnie La Cour Singulière. Manipulation et mime par les deux créateurs, Olivier Lehmann et Hélène Rosset, racontent sans une parole, mais avec un humour qui commence par décaper les relations de couple et les rêves bucoliques des quadras et écorcher les distributions des tâches dans ce genre de cellule familiale pour finir dans un humour terriblement noir (mais toujours hilarant) lorsque l'achat de cette maison à la campagne finit en camp retranché et en guerre contre la nature tant désirée. Une table, des figurines de Playmobil, des marionnettes à doigts et un magnifique masque de cerf, et le talent expressif et ironique d'Hélène Rosset et Olivier Lehmann suffisent à dresser un tableau désopilant du couple dont l'humanité se désagrège pour atteindre tranquillement le monstrueux et la sauvagerie qui sommeillent en eux.       <br />
              <br />
       Dans un castelet : </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Cabaret Love"</strong></span> par Johanny Bert - Cie théâtre de Romette. Hen est une très jolie créature sans genre déclaré, sensuelle chanteuse, maître et maîtresse de cérémonie de ce cabaret de l'amour, de l'humour et de la gouaille, paillettes et fourrures roses cernent le castelet où Hen fait son show. Harangueuse de charme et de provocation, elle s'adresse à son public sans fard, même si elle se farde avec art, parlant sexe, plaisir, chassant l'hypocrisie à grands coups d'insolence. Elle fait son tour de chant en live, sur des chansons originales écrites pour le spectacle par Prunella Rivière, Yamma Ornelle, Laurent Madiot… accompagnée au clavier, guitare et chant par Cyrille Froger, et même si elle ou il paraît extrêmement vivante, c'est qu'elle est manipulée avec virtuosité par Jonas Coutancier et Johanny Bert. C'est ce dernier qui lui prête sa voix parlée et chantée. Une fantaisie magnifique et captivante.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94937548-66540005.jpg?v=1772105544" alt="La nuit de la Marionnette, nuit blanche, nuit habitée de créatures étranges, d'objets vivants et d'histoires entre rêves et cauchemars débridés" title="La nuit de la Marionnette, nuit blanche, nuit habitée de créatures étranges, d'objets vivants et d'histoires entre rêves et cauchemars débridés" />
     </div>
     <div>
      Sur scène : </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"L'imposture"</strong></span> par Big Up Compagnie. Un seul en scène légèrement démultiplié par le jeu avec les marionnettes, ce spectacle bourré d'humour et d'autodérision s'appuie sur un questionnement fondamental : les dommages causés à la vie de Lulu, grosse, lesbienne et marionnettiste. Plongée dans l'enfance, où les égratignures des membres de la famille, des amies et de tous ceux qui lui veulent du bien ou pas, sur son poids, sur ses choix, Lulu raconte et revit sous une forme qui mêle le stand-up au théâtre, l'entraînement de foot, son style garçon manqué, le cauchemar des boutiques de fringues et les conseils nutritionnels de la bonne copine. Lucie Hanoy fait preuve d'un vrai talent de comédienne et de marionnettiste, et le spectacle regorge de scénettes prises dans le réel, un peu longues parfois, mais révélatrices des discriminations que le physique ou les attirances non hétéros provoquent.       <br />
               <br />
       Dans une vitrine : </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Erotic' Michard"</strong></span> par la Cie Succursale 101. Une boîte vitrée avec, en son centre, une barre de pole-dance à peine éclairée d'un halo rouge qui fait penser à un peep-show. C'est dans ce petit espace clos que Colette Michard, marionnette de taille humaine, va faire son show. Un strip-tease sensuel et légèrement rhumatismal, car Colette Michard fait là la performance qu'elle aurait dû faire avant d'atteindre l'âge canonique. Mais un corps est un corps et finalement, passé la stupeur, la manipulation d'Alice Masson parvient à insuffler la vie et l'humour à la marionnette hors d'âge.       <br />
              <br />
       Devant et sur un catafalque : </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Manipeste pour la Feste"</strong></span> par la Cie Nuit Rouge. Le Moyen Âge, pendant une des épidémies de peste, inspire la Compagnie Nuit Rouge qui met en scène deux excellents médecins bonimenteurs incarnés en costume d'époque par Matthias Sebbane et Frédéric Pointis, qui vont vendre au public les traitements loufoques et miraculeux qui les sauveront de la maladie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94937548-66540148.jpg?v=1772106982" alt="La nuit de la Marionnette, nuit blanche, nuit habitée de créatures étranges, d'objets vivants et d'histoires entre rêves et cauchemars débridés" title="La nuit de la Marionnette, nuit blanche, nuit habitée de créatures étranges, d'objets vivants et d'histoires entre rêves et cauchemars débridés" />
     </div>
     <div>
      Avec pour dispositif un grand catafalque contenant toutes sortes de marionnettes, de masques et d'accessoires, les deux comédiens nous entraînent dans une épopée (variable suivant les cartes de tarot tirées d'une main innocente d'une personne du public au début du spectacle), une épopée au travers de l'épidémie où la mort, elle-même, semble succomber sous la charge de travail. Un spectacle de proximité qui entraîne l'imaginaire très loin avec une inventivité et une virtuosité de jeu vraiment belles.       <br />
              <br />
       Sur un billot de boucher et un castelet : </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"La Mano"</strong></span> par la Cie Tro-Heol. Il s'appelle Roberto, une marionnette au visage sympathique, attachant, drôle. Mais la vie de Roberto, boucher-charcutier, tourne au vinaigre lorsque, à cause d'une mouche qui lui tourne la tête, il tranche sa main droite d'un coup de feuille de boucher. À l'hôpital dans lequel il se réveille, une autre main, une main étrangère, a remplacé l'ancienne, une main qui est quelqu'un d'autre et qui refuse de lui obéir. Quelque chose de vertigineux, de cauchemardesque transpire de "La Mano", entre la simplicité du personnage et sa lutte Kafkaïenne contre sa greffe. Soulignée par des musiques de Cuba (Dos Gardenias) et des airs de flamenco, l'histoire touche et passionne par son humour noir, voire tragique, et malgré tout, la douceur que les manipulations de la marionnette et l'ambiance musicale instillent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94937548-66540308.jpg?v=1772108205" alt="La nuit de la Marionnette, nuit blanche, nuit habitée de créatures étranges, d'objets vivants et d'histoires entre rêves et cauchemars débridés" title="La nuit de la Marionnette, nuit blanche, nuit habitée de créatures étranges, d'objets vivants et d'histoires entre rêves et cauchemars débridés" />
     </div>
     <div>
      Sur un écran : </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Noon, le Pain de Téhéran"</strong></span>, court-métrage de Roshan Roshanak. Un film d'animation qui touche particulièrement en ce moment où le peuple iranien vient d'être sauvagement massacré et bâillonné. Roshan Roshanak suit le souvenir de l'odeur du pain, non qu'elle allât dans son enfance chercher dans la boulangerie de son quartier de Téhéran avec son père. Fait de collages, de dessins et d'images réelles, le film retrace ainsi toute une enfance chahutée par les changements de régime de l'époque. La narratrice fait le lien entre actualité et images créées. Un bel hommage à la culture perse avec la tendresse et la blessure de l'exil dans chaque mot, chaque image.       <br />
              <br />
       Autres programmations de cette nuit de la Marionnette : "La Caravane de l'Horreur" par la Cie Bakélite (17 minutes). Ainsi que plusieurs animations, dont le bal marionnettique… l'occasion de danser avec des marionnettes et des masques grandeur humaine, d'assister à un "bœuf" marionnettique et déguster le bienvenu petit déj' à cinq heures du matin.       <br />
              <br />
       Rendez-vous l'année prochaine pour la seconde nuit de la Marionnette au CDN Normandie-Rouen - Les Anges au plafond.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94937548-66540318.jpg?v=1772108246" alt="La nuit de la Marionnette, nuit blanche, nuit habitée de créatures étranges, d'objets vivants et d'histoires entre rêves et cauchemars débridés" title="La nuit de la Marionnette, nuit blanche, nuit habitée de créatures étranges, d'objets vivants et d'histoires entre rêves et cauchemars débridés" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Tire-toi de mon herbe Bambi !"</strong></span>       <br />
       Par la compagnie La Cour Singulière.       <br />
       Direction et interprétation : Olivier Lehmann et Hélène Rosset.       <br />
       Tout public à partir de 7 ans.       <br />
       Durée : 30 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       3 ou 4 avril 2026 (option) : Le Carroi, Saint-Palais (18).       <br />
       Du 30 avril au 3 mai 2026 (option) : Fira de teatre, Titelles de Lleida (Espagne).       <br />
       Du 14 au 16 mai 2026 : Festival Namur en mai, Namur (Belgique).       <br />
       6 ou 7 juin 2026 (option) : Vachement Dépaysant avec le CIVAM, Allouville (76).       <br />
       27 et 28 juin 2026 (option) : Festival Viva Cité, Sotteville-lès-Rouen (76).       <br />
       Du 30 juin au 4 juillet 2026 : Off du Festival MIMOS, Périgueux (24).       <br />
       12 juillet 2026 : Festival Décibulles, Neuve-Église (67).       <br />
       29 août 2026 : Le Riez Stival, Herbeys (38).       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Cabaret Love"</strong></span>       <br />
       Johanny Bert - Cie théâtre de Romette        <br />
       Marionnettiste : Lucile Beaune ou Jonas Coutancier.       <br />
       Marionnettiste et comédien-chanteur en live : Johanny Bert.       <br />
       Musicien : Cyrille Froger.       <br />
       À partir de 13 ans.       <br />
       Durée : 45 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       21 au 23 mai 2026 : Espace Marcel Carné, Saint-Michel-sur-Orge (91).       <br />
       30 mai 2026 : Le Barlone, Paris 9ᵉ.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Imposture"</strong></span>       <br />
       Par la Big Up Compagnie.       <br />
       Conception et interprétation : Lucie Hanoy.       <br />
       Mise en scène : Aurélie Hubeau, Lucie Hanoy et Pierre Tual.       <br />
       Texte : Aurélie Hubeau, Lucie Hanoy et Pierre Tual.       <br />
       Scénographie : Michel Ozeray.       <br />
       Création Marionnettes : Anaïs Chapuis.       <br />
       Création Lumière : Olivier Bourguignon et Guillaume Hunout.       <br />
       Création Sonore : Thomas Demay.       <br />
       Collaboration Artistique : Alice Chéné.       <br />
       Costumes : Marie La Rocca.       <br />
       Durée : 1 h 10.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94937548-66541782.jpg?v=1772115813" alt="La nuit de la Marionnette, nuit blanche, nuit habitée de créatures étranges, d'objets vivants et d'histoires entre rêves et cauchemars débridés" title="La nuit de la Marionnette, nuit blanche, nuit habitée de créatures étranges, d'objets vivants et d'histoires entre rêves et cauchemars débridés" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       3 au 17 mars 2026 : Théâtre Alchimic, Carouge (Suisse).       <br />
       10 mars 2026 : Saison culturelle, Ernée (53).       <br />
       12 juin 2026 : L'Oiseau-Mouche, Roubaix (59).       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Erotic' Michard"</strong></span>       <br />
       Par la Cie Succursale 101.       <br />
       Conceptio : Angélique Friant.       <br />
       Collaboration artistique : David Girondin Moab.       <br />
       Création sonore : Vincent Martial.       <br />
       Création Lumière : Julien Barillet.       <br />
       Construction de la marionnette : Catherine Hugot &amp; Violaine Fimbel.       <br />
       Construction du décor : Gérard Friant.       <br />
       Manipulation : Alice Masson.       <br />
       Durée : 6 minutes.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Manipeste pour la Feste"</strong></span>       <br />
       Par la Cie Nuit Rouge.       <br />
       Avec : Matthias Sebbane et Frédéric Pointis.       <br />
       Tout public à partir de 10 ans.        <br />
       Durée : 40 minutes.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"La Mano"</strong></span>       <br />
       Par la Cie Tro-Heol.       <br />
       Texte : Javier García Teba.       <br />
       Traduction de l'espagnol : D. Calvo Funes et S. Fernández.       <br />
       Mise en scène et jeu : Martial Anton et Daniel Calvo Funes.       <br />
       Marionnettes et accessoires : Daniel Calvo Funes.       <br />
       À partir de 10 ans.       <br />
       Durée : 55 minutes.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Noon, le Pain de Téhéran"</strong></span>       <br />
       Court métrage d'animation.       <br />
       Réalisation : Roshanak Roshan.       <br />
       Création visuelle : Roshanak Roshan et Polina Borisova.       <br />
       Durée : 30 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/La-nuit-de-la-Marionnette-nuit-blanche-nuit-habitee-de-creatures-etranges-d-objets-vivants-et-d-histoires-entre-reves_a4488.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Bonne Espérance" Quand de petites marionnettes nous parlent du monde des grands… Un plaisir haut de gamme</title>
   <updated>2026-01-05T17:57:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Bonne-Esperance-Quand-de-petites-marionnettes-nous-parlent-du-monde-des-grands-Un-plaisir-haut-de-gamme_a4443.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/93541827-65356236.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-01-05T16:25:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Un monde peuplé de marionnettes sur tables apparaît unique… en son genre. En effet, ni créatures vivantes, ni matières inanimées, leurs gestes et propos distillent une inquiétante étrangeté propre à nous embarquer, enfants et adultes confondus, dans un lâcher prise enivrant… Lorsque Le Liquidambar – qui comme l'arbre flamboyant fait figure d'ouvroir poétique – explore dans son laboratoire marionnettique les mille et une ressources offertes par ses créatures à nulles autres pareilles, on se retrouve immergé dans un univers aux confins du réel. Ainsi "Des Paniers pour les Sourds" ou encore de "La part des anges" dont le charme, toujours prégnant, semble pourtant détrôné ici par leur dernier opus en tous points… fabuleux.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93541827-65356236.jpg?v=1767627200" alt=""Bonne Espérance" Quand de petites marionnettes nous parlent du monde des grands… Un plaisir haut de gamme" title=""Bonne Espérance" Quand de petites marionnettes nous parlent du monde des grands… Un plaisir haut de gamme" />
     </div>
     <div>
      Avec un humour consommé, on suivra les aventures marines de Clarisse, une adorable marionnette-fillette qui ne voit pas d'un bon œil l'anniversaire qu'on lui prépare. En effet, huit ans, c'est plus que l'âge de raison, <span style="font-style:italic">&quot;c'est le début d'une vie de raison&quot;</span>. C'est l'âge du renoncement aux jouets et jeux de l'enfance, aux câlins de maman et à l'histoire du soir. C'est entrer dans le monde des adultes, et ça, ce n'est pas très excitant si l'on en croit <span style="font-style:italic">&quot;la tête à l'envers&quot;</span> de maman épuisée par son travail, et les infos pleines de catastrophes planétaires diffusées dans le poste…        <br />
              <br />
       Heureusement, il y a son Papy qui – comme elle le confie à sa petite copine Maureen, une marionnette-philosophe en herbe, de trois mois sa cadette – est, lui aussi, un enfant… <span style="font-style:italic">&quot;mais en vieux&quot;</span>. Avec lui, on ramasse des <span style="font-style:italic">&quot;coquillages qui puent la marée&quot;</span>, le mercredi sur la plage, et même quand il pleut, on va se promener !       <br />
              <br />
       Juchée sur le haut du placard de la cuisine, seul endroit où la marionnette sur table puisse apercevoir la mer entre les tours du voisinage, Clarisse rêve d'aventures lointaines… Aussi, quand son Papy lui offre pour cadeau d'anniversaire une vieille radio chinée dans une brocante, elle l'accueille illico dans le bateau qu'elle s'est construite dans sa tête… Et quand, dans le poste branché, elle capte la voix d'un vrai (?) marin parti pour un tour du monde en solitaire à la voile, l'imaginaire s'envole sur les flots… et nous avec lui.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93541827-65356251.jpg?v=1767627283" alt=""Bonne Espérance" Quand de petites marionnettes nous parlent du monde des grands… Un plaisir haut de gamme" title=""Bonne Espérance" Quand de petites marionnettes nous parlent du monde des grands… Un plaisir haut de gamme" />
     </div>
     <div>
      Par la brèche ouverte, dans la réalité recomposée par les désirs de l'enfant-marionnette, va s'engouffrer un poème en actes où le monde des adultes – vus à hauteur d'enfants, c'est-à-dire de paires de jambes – apparaîtra tel qu'en lui-même… Un monde où la maîtresse, figée dans ses doctes savoirs, ne comprendra pas grand-chose à la richesse inventive de ses deux petites élèves naturellement douées d'un sens critique (de la raison pure) à faire pâmer de plaisir le plus austère des pères jésuites.        <br />
              <br />
       Un monde dans lequel Elias, le loup de mer aguerri aux rudes traversées au long cours, apprendra de la petite fille – avec qui il est en dialogue à travers les ondes – à remettre en cause l'objectif de son exploit maritime, dont il changera radicalement le cap. Un monde où le seul adulte resté en lien avec les valeurs de l'enfance est le grand-père, prônant en toute sérénité la subversion des injonctions adultes. Un monde enfin à hauteur d'enfant… c'est-à-dire à reconstruire de fond en comble &quot;avec des rêves et de l'espoir&quot;.       <br />
              <br />
       Et pour nous conter cette fable à haute valeur philosophique (sic), accompagnées d'une petite musique envoûtante reproduisant les bruits de la mer ou de la salle de classe, des marionnettes sur table manipulées avec grâce par deux comédiennes et un comédien leur insufflant voix et vie… Discrets manipulateurs-humains dont on entrevoit parfois la silhouette pour aussitôt l'oublier, dissimulés qu'ils sont dans l'ombre de leurs créatures magnifiées elles par le halo lumineux qui les sculpte.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93541827-65356280.jpg?v=1767627420" alt=""Bonne Espérance" Quand de petites marionnettes nous parlent du monde des grands… Un plaisir haut de gamme" title=""Bonne Espérance" Quand de petites marionnettes nous parlent du monde des grands… Un plaisir haut de gamme" />
     </div>
     <div>
      Un plaisir intense des sens qui nous subjugue de part en part, y compris jusqu'à la chute, tant le réel se trouve réenchanté… le temps d'une représentation peuplée à l'envi par ces marionnettes resplendissantes de vie.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le samedi 13 décembre 2025 au Glob Théâtre de Bordeaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Bonne Espérance"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93541827-65356281.jpg?v=1767627474" alt=""Bonne Espérance" Quand de petites marionnettes nous parlent du monde des grands… Un plaisir haut de gamme" title=""Bonne Espérance" Quand de petites marionnettes nous parlent du monde des grands… Un plaisir haut de gamme" />
     </div>
     <div>
      Texte : Aurore Cailleret.       <br />
       Mise en scène : Aurore Cailleret.       <br />
       Création Marionnettes : Lolita Barozzi et Caroline Dubuisson.       <br />
       Création son : Julien Lafosse.       <br />
       Création lumière : Yannick Anché.       <br />
       Jeu et manipulation : Maïlys Habonneaud, Pierrick Lefèvre et Aurore Cailleret.       <br />
       Voix : Vincent Schmitt et Alice Fillias.       <br />
       Violoncelle : Barbara Le Liepvre.       <br />
       Fabrication des tables : Lucie Nevers, La Boisselière.       <br />
       Par Le Liquidambar Laboratoire Marionnettique.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <b>Représenté du 10 au 13 décembre 2025 au Glob Théâtre, Bordeaux (33).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">23 janvier 2026 :</span> M270, Floirac (33).       <br />
       <span class="fluo_jaune">28 janvier 2026 :</span> Festival Méli Mélo, Léognan (33).       <br />
       <span class="fluo_jaune">29 janvier 2026 :</span> Journée professionnelle du festival Méli Mélo, Léognan (33).       <br />
       6 février 2026 : Espace Quérandeau, Saint-Jean-d'Illac (33).       <br />
       26 février 2026 : Le Dôme, Talence (33).       <br />
       4 et 5 mars 2026 : Théâtre du Cloître, Bellac (87).       <br />
       15 et 16 mars 2026 : Le Comedia, Marmande (47).       <br />
       12 avril 2026 : Espace Mendi Zolan, Hendaye (64).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Bonne-Esperance-Quand-de-petites-marionnettes-nous-parlent-du-monde-des-grands-Un-plaisir-haut-de-gamme_a4443.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Pinocchio" Les aventures d'un pantin de bois en version féérie foraine, certes cruelle mais résolument jouissive</title>
   <updated>2024-02-02T12:38:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Pinocchio-Les-aventures-d-un-pantin-de-bois-en-version-feerie-foraine-certes-cruelle-mais-resolument-jouissive_a3807.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/78123397-56732151.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-02-01T16:23:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Il était une fois une bûche qu'un brave menuisier en désir d'enfant transforma en pantin de bois. Sauf qu'ici nous ne sommes pas dans le monde merveilleux et sirupeux de Disney et Pinocchio, puisque c'est de lui dont il s'agit, tue d'emblée et sans précaution le grillon moralisateur et perturbateur de conscience ; et se tire illico de chez son créateur pour voir si la vie de Patachon n'est pas ailleurs et pour se soustraire à ses devoirs d'écolier.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78123397-56732150.jpg?v=1602490145" alt=""Pinocchio" Les aventures d'un pantin de bois en version féérie foraine, certes cruelle mais résolument jouissive" title=""Pinocchio" Les aventures d'un pantin de bois en version féérie foraine, certes cruelle mais résolument jouissive" />
     </div>
     <div>
      Après nous avoir surpris, régalé et enthousiasmé avec &quot;Don Quichotte&quot; en 2016 (créé au château de Grignan dans le cadre des Fêtes Nocturnes) et en 2018/2019 avec &quot;Hamlet&quot; (créé au Théâtre de Châtillon et ayant connu un grand succès au Off Avignon 2019), la Compagnie des Dramaticules et son directeur artistique, Jérémie Le Louët, sont de retour avec cette nouvelle création où un pantin de bois désobéissant rêve de devenir &quot;un petit garçon comme il faut&quot;. Mais avant d'accéder à cet état de petit d'homme &quot;sage&quot;, cette tête de bois égoïste et cruelle se confrontera avec une implacable constance à un monde impitoyable où toutes ses failles, ses frustrations, ses défauts, ses désirs fantasmés et ses rêves illusoires de liberté idéale seront mis à rude épreuve.       <br />
              <br />
       Pinocchio est une fable aventureuse qui est à la fois un condensé sombre réunissant tous les contes et leurs parcours d'initiation devant mener l'enfant à l'âge adulte et une synthèse de ceux-ci en y concentrant la complexité de leurs étonnantes noirceurs - souvent occultée dans certaines fables, et Disney n'a pas fait que du bien dans ce domaine, par quelques facilités fantasmagoriques -, une forme d'émanation d'énergie négative constructive, mais menant toujours à un final libérateur, comme l'acquisition d'une maturité obligatoire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78123397-56732151.jpg?v=1602490174" alt=""Pinocchio" Les aventures d'un pantin de bois en version féérie foraine, certes cruelle mais résolument jouissive" title=""Pinocchio" Les aventures d'un pantin de bois en version féérie foraine, certes cruelle mais résolument jouissive" />
     </div>
     <div>
      Dans sa mise en scène et dans son jeu (Jérémie Le Louët interprétant lui-même le personnage de Pinocchio), celui-ci associe avec beaucoup de subtilité et d'intelligence la noirceur du &quot;héros&quot; de Collodi, son impertinence, sa rébellion juvénile à l'enthousiasme jovial, à la détermination volontaire du quêteur parcourant son chemin initiatique. Devenir un véritable enfant est un lourd, long et pénible labeur. Jérémie excelle dans ce rôle confit d'impertinence où il jubile dans l'exécution de ses actes négatifs.       <br />
              <br />
       Le reste de la distribution n'est pas en reste puisque cinq acteurs prennent en charge la ribambelle de personnages présents au générique du roman de Collodi. Ceux-ci ont à leur disposition, pour assurer leurs travestissements, nombre de costumes variés, chamarrés ainsi que des accessoires tout aussi colorés et nourris d'imaginaire. Ils apportent énergie et dynamisme, vivacité et malice à chacun des rôles, avec un plaisir de jouer évident, communicatif, emportant à chaque instant l'adhésion de la salle, enfant ou adulte.       <br />
              <br />
       Jérémie Le Louët use de tous les artifices que lui offre la machinerie théâtrale, dans une forme foraine et colorée, une des marques de fabrique de son approche scénique, et de sa capacité adaptative aux multiples univers théâtraux en les signant toujours de ses propres représentations imaginaires bigarrées… Ici très bien accordé à l'imagerie &quot;Pinocchio&quot;, collant aux souvenirs de notre enfance qui furent faits de jouets en bois, de livres s'ouvrant en décors fabuleux, de castelets où jaillissaient Guignol, Gnafron et autres marionnettes aux allures de commedia dell'arte.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78123397-56732152.jpg?v=1602490203" alt=""Pinocchio" Les aventures d'un pantin de bois en version féérie foraine, certes cruelle mais résolument jouissive" title=""Pinocchio" Les aventures d'un pantin de bois en version féérie foraine, certes cruelle mais résolument jouissive" />
     </div>
     <div>
      Dans cette féérie foraine maîtrisée, l'action se déploie en une multitude de séquences imagées : mer, campagne, forêt, petit théâtre de marionnettes, ventre d'un squale, etc. Celles-ci se succèdent avec vélocité, dans une jubilation et une espièglerie permanentes. Jérémie et son équipe proposent un spectacle singulier et imaginatif avec une grande variété de techniques utilisées.       <br />
              <br />
       Placée sous le signe des arts forains, multicolores et richement dessinés, apparaissent devant nos yeux émerveillés de nombreux éléments scénographiques : décors sur roulettes en 2 D, toiles peintes, portants et malles de costumes à portée de main. Mais aussi en fond de scène un écran pour des projections vidéo (paysages, effets miroir). Tout est réalisé à vue mais sans trahir la magie de la représentation, grâce notamment à des transitions très rapides.       <br />
              <br />
       Jérémie Le Louët retrouve avec cette création ses thèmes de prédilection favoris que sont, la quête d'identité, la transgression, le rapport à la loi, le libre-arbitre, le désir, l'éducation formatée, nous offrant une nouvelle fois son art conceptuel de l'imaginaire, son insolence du rêveur épris de liberté et une expression théâtrale affranchie de tout formatage !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Pinocchio"</b></div>
     <div>
      Féérie d'après &quot;Les Aventures de Pinocchio (Le avventure di Pinocchio)&quot; écrit en 1881 par le journaliste et écrivain italien Carlo Collodi.       <br />
       Adaptation et mise en scène : Jérémie Le Louët.       <br />
       Avec : Pierre-Antoine Billon, Julien Buchy, Anthony Courret, Jonathan Frajenberg, Jérémie Le Louët, Dominique Massat.       <br />
       Scénographie : Blandine Vieillot.       <br />
       Costumes : Barbara Gassier, assistée de Noémie Reymond.       <br />
       Stagiaire costumes : Marion Thomasson.       <br />
       Vidéo : Jérémie Le Louët.       <br />
       Lumière : Thomas Chrétien.       <br />
       Son : Thomas Sanlaville.       <br />
       Construction décor : Guéwen Maigner.       <br />
       Factrice de marionnette : Manon Dublanc.       <br />
       Regard extérieur : Noémie Guedj.       <br />
       Régie : Thomas Chrétien et Théo Pombet.       <br />
       Production La Compagnie des Dramaticules.       <br />
       Durée : 1 h 25.       <br />
       À partir de 8 ans.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">2 février 2024 :</span> Théâtre André Malraux, Gagny (93).       <br />
       <span class="fluo_jaune">16 février 2024 :</span> Théâtre de Gascogne, Mont-de-Marsan (40).       <br />
       <span class="fluo_jaune">22 février 2024 :</span> Théâtre L'Hermine, Saint-Malo (35).       <br />
       27 février 2024 : Moustier, Thorigny-sur-Marne (77).       <br />
       1er et 2 mars 2024 : Théâtre Alexandre Dumas, Saint-Germain-en-Laye (78).       <br />
       Du 10 au 12 mars 2024 : Centre des bords de Marne, Le Perreux-sur-Marne (94).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Pinocchio-Les-aventures-d-un-pantin-de-bois-en-version-feerie-foraine-certes-cruelle-mais-resolument-jouissive_a3807.html" />
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   <title>"Les Géants de la montagne" Un feu d'"artifices" pour célébrer l'illusion théâtrale</title>
   <updated>2023-01-17T10:57:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Geants-de-la-montagne-Un-feu-d-artifices-pour-celebrer-l-illusion-theatrale_a3491.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/70174724-48972039.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-01-17T07:05:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
S'emparer à bras le corps de l'œuvre inachevée de Luigi Pirandello, pièce ô combien énigmatique, pour la porter au plateau dans une scénographie luxuriante propre à faire vaciller l'imaginaire, telle est l'entreprise de Lucie Berelowitsch. Metteuse en scène à l'imagination flamboyante, celle qui nous avait gratifiés en 2020 - dans cette même salle Vitez du TnBA - d'une remarquable "Antigone" revue et corrigée à l'aune des conflits contemporains n'a rien perdu de sa faconde, y compris lorsque la profusion d'effets peut faire perdre le fil.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70174724-48972039.jpg?v=1673890629" alt=""Les Géants de la montagne" Un feu d'"artifices" pour célébrer l'illusion théâtrale" title=""Les Géants de la montagne" Un feu d'"artifices" pour célébrer l'illusion théâtrale" />
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     <div>
      D'abord parler du décor plongé dans une semi-obscurité, lieu d'ombres et de lumières scintillantes, porteur à lui seul d'une intrigue foisonnante tissée de niveaux se recouvrant les uns les autres. Perdue au milieu d'une île indéterminée, une villa décrépite en cours de délitement où des feuillages s'invitent, crevant les murs, comme si la végétation entendait reprendre ses droits sur la civilisation des hommes. Elle a pour nom cette étrange bâtisse, &quot;La Scalognata&quot;… la poisse. Ses étranges occupants seront joués (mis en musique et chantés) par les Dakh Daughters, leurs voix sublimes et leur tonicité à tout rompre créant une atmosphère diabolique ; accompagnées de vrais et faux pantins, elles scanderont l'action de leurs rythmes endiablés aux pouvoirs enchanteurs.       <br />
              <br />
       C'est dans ce cadre aux vertus hypnotiques que fait irruption une troupe de théâtre déchue. Ces survivants d'une épopée artistique interrompue font chorus autour de la figure tutélaire de la Comtesse Isle, à la recherche éperdue de &quot;La fable de l'enfant échangé&quot; qu'elle porte en elle comme elle voudrait la porter sur scène. Flanquée d'un Comte en quête de son amour perdu, elle est traversée, et avec elle ce qui reste de sa troupe, par les questionnements déstabilisateurs des Scalognati. Entourés de vrais et faux pantins, d'êtres &quot;fabuleux&quot;, c'est l'univers même du théâtre qui se trouve mis en abyme, jusqu'au renversement des &quot;sens&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70174724-48972040.jpg?v=1673890665" alt=""Les Géants de la montagne" Un feu d'"artifices" pour célébrer l'illusion théâtrale" title=""Les Géants de la montagne" Un feu d'"artifices" pour célébrer l'illusion théâtrale" />
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     <div>
      En effet, <span style="font-style:italic">&quot;avec la divine prérogative des enfants qui prennent au sérieux le jeu&quot;</span>, les habitants de cette étrange demeure n'ont de cesse de multiplier le jeu des miroirs entre réalités et illusions, entre faits et fantasmes. Ainsi diffractée par la mise en jeu de fantômes, de voix sépulcrales, d'anges facétieux, de sorcières inquiétantes, de pantins tombés des cintres, l'inquiétante étrangeté prend la main sur le sens commun, le transfigurant pour mieux le donner à voir. Telles des épreuves argentiques révélant leur vérité au grand jour, ces séquences &quot;outre-réalité&quot; disent de la vérité de l'humain ce qu'aucun discours rationnel ne pourrait approcher.       <br />
              <br />
       La fantasmagorie des situations où les corps se dédoublent - continuant à dormir dans les chambres de l'étage, alors que leurs &quot;répliques&quot; dans la pièce à vivre portent leurs paroles - revêt un charme (au sens premier du terme, celui de sortilège magique) éminemment troublant. Ainsi de la scénographie où le fond de la villa s'ouvre pour faire apparaître dans le lointain la troupe de la Comtesse prenant in fine la route vers la Montagne des Géants, sur fond de paysage océanique, pour y représenter leur fable.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70174724-48972076.jpg?v=1673890698" alt=""Les Géants de la montagne" Un feu d'"artifices" pour célébrer l'illusion théâtrale" title=""Les Géants de la montagne" Un feu d'"artifices" pour célébrer l'illusion théâtrale" />
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      Dès l'ouverture, une apparition de l'auteur à l'adresse de son fils aîné, Stefano Pirandello, son héritier littéraire - <span style="font-style:italic">&quot;Cette pièce n'est pas finie Stefano… La vie est composée de tous nos fragments. L'important est ce en quoi l'on croit&quot;</span> - initie l'enjeu princeps de la pièce : faire vivre le théâtre dans le théâtre. En effet, outre le plaisir d'être dérouté jusqu'à perdre le fil de cette intrigue à facettes multiples (profusion de strates, le monde des &quot;vivants&quot;, celui des fantômes, celui des pantins…), l'enjeu dramatique est à trouver de manière exaltante du côté des mises en abyme, entre rêves et réalités. Les Scalognati - incarnés par les envoûtantes Dakh Daughters - sont les passeurs vers l'autre réalité de la villa hantée par des Esprits, esprits créés par eux-mêmes. Ainsi de leur adresse aux comédiens de la Compagnie de la Comtesse : <span style="font-style:italic">&quot;Vous êtes des acteurs. Vous donnez corps à des fantômes… Nous, nous les faisons vivre !&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Eux, la vérité, ils l'inventent. Comme des enfants le feraient, pour enchanter le monde. La seule réalité à prendre en compte c'est celle de nos rêves. S'évader par l'esprit pour créer une vie en dehors de soi, une vie qui soit plus vraie que le pauvre réel vécu au ras du sol… Paradoxe essentiel : ce sont les étranges habitants de cette villa perdue auxquels revient la mission d'éclairer la troupe de comédiens sur ce qu'est le Théâtre, le lieu de &quot;L'Illusion Comique&quot; (cf. Corneille), le lieu d'une tragi-comédie éblouissante. L'existence donnée à voir par l'entremise d'un feu &quot;d'artifices&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70174724-48972109.jpg?v=1673890741" alt=""Les Géants de la montagne" Un feu d'"artifices" pour célébrer l'illusion théâtrale" title=""Les Géants de la montagne" Un feu d'"artifices" pour célébrer l'illusion théâtrale" />
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     <div>
      Ainsi Lucie Berelowitsch s'est-elle risquée non sans bonheur - dans sa mise en jeu exubérante à souhait de la dernière pièce testament de Luigi Pirandello - à pénétrer dans les arcanes des &quot;Géants de la montagne&quot; afin de nous en livrer une version propre à faire résonner en nous ses enjeux énigmatiques. Et si par moments, on pourrait être affolé par la profusion des strates s'entremêlant, par une traduction (une partie du texte est en ukrainien) défilant à un rythme endiablé, par des éclairages obscurcissant à l'envi le plateau, c'est pour mieux nous extraire de notre zone de confort d'assoupis englués durablement dans des réalités sans horizon… c'est pour mieux nous faire tutoyer le monde véridique des rêves créateurs. Géant.       <br />
              <br />
       <b>Vu, pour la première, le mardi 10 janvier dans la Grande Salle Vitez du TnBA à Bordeaux.       <br />
       A été représenté du mardi 10 au vendredi 13 janvier 2023.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Géants de la montagne"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70174724-48972157.jpg?v=1673890800" alt=""Les Géants de la montagne" Un feu d'"artifices" pour célébrer l'illusion théâtrale" title=""Les Géants de la montagne" Un feu d'"artifices" pour célébrer l'illusion théâtrale" />
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     <div>
      Création 2023.       <br />
       Spectacle en français et en ukrainien, surtitré en français.       <br />
       D'après l'œuvre de Luigi Pirandello.       <br />
       Ttraduction : Irina Dmytrychyn, Macha Isakova et Anna Olekhnovych.       <br />
       Mise en scène et adaptation : Lucie Berelowitsch.       <br />
       Assistant à la mise en scène et dramaturgie : Hugo Soubise.       <br />
       Avec Les Dakh Daughters : Natacha Charpe-Zozul, Natalia Halanevych, Ruslana Khazipova, Solomiia Melnyk, Anna Nikitina.       <br />
       Et : Jonathan Genet, Marina Keltchewsky, Thibault Lacroix, Baptiste Mayoraz (comédien permanent), Roman Yasinovskyi.       <br />
       Musique : Les Dakh Daughters et Vlad Troitskyi, Baptiste Mayoraz.       <br />
       Scénographie et accessoires : Hervé Cherblanc, assisté de Clara Hubert et Ninon Le Chevalier.       <br />
       Régie générale et création lumières : Jean Huleu.       <br />
       Sonorisation : Mikaël Kandelman.       <br />
       Costumes : Caroline Tavernier assistée de Sarah Barzic.       <br />
       Conception des pantins : Natacha Charpe-Zozul et Les Ateliers du Théâtre de l'Union.       <br />
       Construction du décor : Les Ateliers du Préau et du TnBA.       <br />
       Production Le Préau CDN de Normandie-Vire.       <br />
       Durée : 1 h 45.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 19 au 21 janvier 2023 :</span> Le Préau - CDN de Normandie-Vire, Vire (14).       <br />
       D'octobre 2023 à février 2024 - en cours de montage :       <br />
       Théâtre de l'Union - CDN du Limousin, Limoges (87).       <br />
       Le Meta - CDN de Poitiers Nouvelle-Aquitaine, Poitiers (86).       <br />
       Scène nationale du Sud-Aquitain, Bayonne (64).       <br />
       DSN - Scène nationale, Dieppe (76).       <br />
       Le Tangram - Scène nationale, Évreux (27).       <br />
       NEST - CDN transfrontalier de Thionville-Grand Est, -Thionville (57).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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