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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-13T20:31:34+02:00</updated>
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   <title>"Antigone 82", comme un dépassement des rituels et des coutumes, une antichambre d'une Nation Commune</title>
   <updated>2019-01-18T09:37:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Antigone-82--comme-un-depassement-des-rituels-et-des-coutumes-une-antichambre-d-une-Nation-Commune_a2323.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2019-01-18T09:27:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans "Antigone 82", Jean-Paul Wenzel adapte et met en scène avec l'aide d'Arlette Namiand "Le quatrième mur", le roman de Sorj Chalandon. Cette pièce démêle la pelote compliquée de la guerre civile du Liban en 1982, cette guerre où s'emmêlent sur une même terre les traditions et les politiques des chrétiens, sunnites, chiites, mais aussi druzes, palestiniens, israëliens, syriens…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29872321-28731714.jpg?v=1547801131" alt=""Antigone 82", comme un dépassement des rituels et des coutumes, une antichambre d'une Nation Commune" title=""Antigone 82", comme un dépassement des rituels et des coutumes, une antichambre d'une Nation Commune" />
     </div>
     <div>
      Dans un espace de jeu délimité sur trois côtés par des gradins, avec deux chaises, un mur de fond en partie recouvert par un rideau (ou écran ou surface de projection), Jean-Paul Wenzel et ses comédiens développent une manière très concrète de théâtre et racontent une histoire. Complexe mais simple. Qui parle de la Guerre, et des rituels et des coutumes. Des uns et des autres.       <br />
              <br />
       De ces chefs de factions qui acceptent que leurs enfants jouent cette pièce de théâtre étrange qu'un étranger leur propose de jouer. Antigone… Dans un lieu de nulle part, en ruine, un no man's land. Pas comme une solution, pas comme un rêve de paix mais comme un répit, une simple respiration. Un souffle de vie bien insuffisant pour échapper à la névrose de guerre, aux traumatismes, à un monde qui n'imagine pas le retour à l'état paisible et au partage des destins. Un monde qui ne connaît que la fraternité paradoxale des guerriers et le partage des meurtres.       <br />
              <br />
       Sans jamais céder un pouce à la caricature et à l'idéologie, ni au désir de simplification, l'espace théâtral apporte comme une limpidité, une fluidité de la pensée, une vérité des personnes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29872321-28731751.jpg?v=1547801164" alt=""Antigone 82", comme un dépassement des rituels et des coutumes, une antichambre d'une Nation Commune" title=""Antigone 82", comme un dépassement des rituels et des coutumes, une antichambre d'une Nation Commune" />
     </div>
     <div>
      Du lointain aux gradins, comme protégés par une ligne, un écran invisible, une séparation, une cage invisible, se définissent un en deçà, un par-delà des apparences. Les hommes et les femmes, comme protégés d'un regard extérieur, se dépouillent progressivement de leurs raideurs. Et l'on comprend leurs comportements qui conjurent le hasard d'un tir de snipers ou de tankistes. La nécessaire solidité des liens familiaux et les détails qui font sens.       <br />
              <br />
       La scène semble se paver de mots, d'objets, les comédiens jouent comme si aucun clin d'œil n'était envoyé au public. Dans un jeu réaliste naturel*, chacun apporte son objet symbolique, sa phrase essentielle, son courage physique, ses interdits, ses provocations, ses rétractations, son point de vue.       <br />
              <br />
       Le spectateur évolue entre Fable et Parabole, attentif au dialogue silencieux qui passe par les signes et le rapprochement des corps. Et voit les cloisons mentales, les barrières du feu, les contradictions se dissoudre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29872321-28731765.jpg?v=1547801200" alt=""Antigone 82", comme un dépassement des rituels et des coutumes, une antichambre d'une Nation Commune" title=""Antigone 82", comme un dépassement des rituels et des coutumes, une antichambre d'une Nation Commune" />
     </div>
     <div>
      La scène, par sa capacité à conjoindre les contraires, rapprocher les points de vue, distribuer le présent et l'absent est comme un laboratoire, élabore un espace sensible et optimiste.       <br />
              <br />
       Et de cette Antigone, de cette histoire de cendres et de cailloux, cette histoire de défunts en recherche de terre des ancêtres, en recherche de patries, Jean-Paul Wenzel et ses comédiens offrent les premiers éléments d'une matière à théâtre qui dépasse les fantômes.       <br />
              <br />
       Et, lorsque du lointain aux gradins se déroule le jeu, chaque personnage révèle sa curiosité de l'autre, et peut être son désir d'autrui. Un peu de terre, une clef à ouvrir. L'effet théâtre est tenu de bout en bout. Et le spectacle apparaît comme une <span style="font-style:italic">geste</span> qui relie tous les genres, qui s'installe à un point de convergence, un point aveugle en limite de la ligne imaginaire qui sépare les gradins. Au point de naissance du public.       <br />
              <br />
       Le théâtre comme dépassement des rituels et des coutumes, comme antichambre d'une Nation Commune. C’est pourquoi les applaudissements sont si nourris.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Jean-Paul Wenzel respecte les consignes données par Denis Diderot dans &quot;De la poésie dramatique&quot; au chapitre 11 &quot;de l'intérêt&quot; où apparaît la notion de quatrième mur…</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Antigone 82"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29872321-28731777.jpg?v=1547801237" alt=""Antigone 82", comme un dépassement des rituels et des coutumes, une antichambre d'une Nation Commune" title=""Antigone 82", comme un dépassement des rituels et des coutumes, une antichambre d'une Nation Commune" />
     </div>
     <div>
      D'après &quot;Le quatrième mur&quot; de Sorj Chalandon (Éditions Grasset).       <br />
       Mise en scène : Jean-Paul Wenzel.       <br />
       Adaptation : Arlette Namiand.       <br />
       Avec : Hassan Abd Alrahman, Fadila Belkebla, Pauline Belle, Pierre Devérines, Nathan Gabily (jeu et musique) Pierre Giafferi, Hammou Graïa, Jérémy Oury (jeu et vidéo), Lou Wenzel.       <br />
       Scénographie : Jean-Paul Wenzel.       <br />
       Création costumes : Cissou Winling.       <br />
       Création lumières : Juliette Romens.       <br />
       Création son : Philippe Tivillier.       <br />
       Création vidéo : Jérémy Oury.       <br />
       Régie lumière : Juliette Romens ou Marie-Sol Kim.       <br />
       Par Dorénavant Cie.       <br />
       Durée : 1 h 50.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 10 janvier au 3 février 2019.</span>       <br />
       Du jeudi au samedi à 20 h 30, samedi et dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre de l'Épée de Bois, La Cartoucherie, Paris 12e, 01 48 08 39 74.       <br />
       <a class="link" href="https://www.epeedebois.com/" target="_blank">&gt;&gt; epeedebois.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Antigone-82--comme-un-depassement-des-rituels-et-des-coutumes-une-antichambre-d-une-Nation-Commune_a2323.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"We love arabs"… I have a dream</title>
   <updated>2017-09-20T16:12:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/We-love-arabs-I-have-a-dream_a1919.html</id>
   <category term="Danse" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/17232044-21750157.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-09-20T15:00:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C'est un Juif et un Arabe qui arrivent, le temps d'un spectacle, à unir, sans l'ONU, dans une même chapelle de communion, deux populations à l'aide de la danse, du théâtre et d'une bonne dose d'humour.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17232044-21750157.jpg?v=1505890652" alt=""We love arabs"… I have a dream" title=""We love arabs"… I have a dream" />
     </div>
     <div>
      C'est un plaisir de voir l'art utilisé à des fins politiques pour prôner l'ouverture à l'autre et être l'étendard de la paix. Hillel Kogan traite du rapport entre Juifs et Arabes en Israël. Qu'est-ce qui fait leurs identités ? À cette question, le chorégraphe israélien utilise l'humour, libératoire, et la danse Gaga pour botter le Q de tous les préjugés.       <br />
              <br />
       De façon éclatante, il pose le problème de la cohabitation de ces peuples qui vivent côte à côte <span style="font-style:italic">&quot;dans un pays qui est gagné par le racisme, la brutalité, l'ignorance, un mauvais usage de la force, le fanatisme&quot;</span>, selon le chorégraphe israélien Ohad Naharin, inventeur de la danse Gaga. Celle-ci est basée essentiellement sur de l'improvisation où Adi Boutrous incorpore chaque gestuelle proposée par Kogan. Les artistes dansent ensemble, l'un aiguillon de l'autre, avec, au fil de la chorégraphie qui se construit, des mouvements ajoutés de façon périodique sans que rien ne soit laissé de côté.       <br />
              <br />
       Cette transmission de gestes, où Adil &quot;suit&quot; Hillel, permet de faire exister des mouvements aux états presque identiques, mais perçus dans un espace temporel légèrement décalé. Basée sur de l'improvisation d'un côté et de la spontanéité de l'autre, personne ne délaisse son identité artistique. Elles sont portées à un échelon plus élevé de partage. Le partenaire devient complice.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17232044-21750254.jpg?v=1505891060" alt=""We love arabs"… I have a dream" title=""We love arabs"… I have a dream" />
     </div>
     <div>
      Kogan utilise, par le biais du théâtre, la parole pour expliquer son dessein à Boutrous. Nous sommes au début de la création d'un projet où un chorégraphe israélien juif souhaite intégrer un danseur israélien arabe en expliquant les difficultés de cette possibilité en Israël. C'est ce cheminement qui est expliqué, mis en lumière sous forme de dialogue avec le public et entre les artistes.       <br />
              <br />
       Mais au final, qu'est-ce qui peut relier ces deux peuples ? Son histoire ? Sa mentalité ? Ses croyances ? Ses Dieux ?       <br />
              <br />
       Que nenni… c'est la cuisine, l'hommos d'après Hillel Kogan. Cette purée de pois chiches nappée d'huile d'olive se retrouve autant dans les assiettes de Tel Aviv, Ashkelon que Gaza et Hébron. Et qui plus est aussi à Jérusalem.       <br />
              <br />
       C'est un spectacle qui fait tomber tous les murs de haine hissés par les fanatismes religieux et politiques. Le chorégraphe israélien, par le biais d'une grande finesse d'esprit, essaie d'établir un lien entre les deux communautés pour que les hommes deviennent amis, de ceux avec qui on partage son pain ou son hommos.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"We love arabs"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17232044-21750276.jpg?v=1505891119" alt=""We love arabs"… I have a dream" title=""We love arabs"… I have a dream" />
     </div>
     <div>
      Texte et chorégraphie : Hillel Logan.       <br />
       Avec : Adi Boutrous et Hillel Logan.       <br />
       Musiques : Kazem Alsaher, Mozart.       <br />
       Conseillers artistiques : Inbal Yaacobi, Rotem Tashach.       <br />
       Traduction : Talia de Vries.       <br />
       Lumière : Amir Castro.       <br />
       Régie lumière : Stéphane Blanche.       <br />
       Régie son : Laurent Le Nevez.       <br />
       Habillage : Céline Saujot.       <br />
       Durée : environ 55 min.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 septembre au 8 octobre 2017.</span>       <br />
       Du mardi au dimanche à 18 h 30.       <br />
       Théâtre du Rond-Point, salle Jean Tardieu, Paris 8e, 01 44 95 98 21.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredurondpoint.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatredurondpoint.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Tournée</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17232044-21754277.jpg?v=1505913454" alt=""We love arabs"… I have a dream" title=""We love arabs"… I have a dream" />
     </div>
     <div>
      18 octobre 2017 : International Arts Festival, Melbourne (Australie).       <br />
       7 novembre 2017 : Halle aux Grains - Scène NationaLe, Blois (41).        <br />
       8 novembre 2017 : Maison de la Culture, Bourges (18).        <br />
       9 novembre 2017 : Nouveau Théâtre, Châtellerault (86).        <br />
       14 novembre 2017 : Théâtre de l'Hôtel de Ville, Saint-Barthélémy-d'Anjou (49).        <br />
       16 novembre 2017 : Théâtre de Thalie, Montaigu (85).        <br />
       17 novembre 2017 : Centre Culturel Piano'Cocktail, Bouguenais (44).        <br />
       21 novembre 2017 : Le Théâtre, Laval (53).        <br />
       23 novembre 2017 : Poitiers (86).        <br />
       28 et 29 novembre 2017 : Le Sémaphore, Cébazat (63).        <br />
       30 novembre 2017 : Théâtre Les Sept Collines, Tulle (19).        <br />
       10 janvier 2018 : Palais du Littoral, Grande-Synthe (59).        <br />
       12 janvier 2018 : Espace René Coutteure, Grenay (62).        <br />
       16 janvier 2018 : Le Rayon Vert, Saint-Valéry-en-Caux (76).       <br />
              <br />
       <b>&gt;&gt; Suite de la tournée :</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>"Adolf Cohen"... un plaisir extrême nourri d'intense humanité !</title>
   <updated>2015-10-23T07:40:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Adolf-Cohen-un-plaisir-extreme-nourri-d-intense-humanite-_a1469.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/8424298-13222668.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-10-23T07:12:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Loup Horwitz, dans une pièce d'une grande intensité, ayant une résonance politique aujourd’hui particulièrement importante, montre une figure ouverte de la tolérance en la personne d’Adolf Cohen.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8424298-13222668.jpg?v=1445577496" alt=""Adolf Cohen"... un plaisir extrême nourri d'intense humanité !" title=""Adolf Cohen"... un plaisir extrême nourri d'intense humanité !" />
     </div>
     <div>
      Il y a des pièces où c’est un réel plaisir d’être dans la salle. Adolf Cohen en est une car celle-ci a un positionnement politique qui botte le Q (et je ne parle pas de la touche de mon clavier) à tous les extrémismes, politiques et religieux.       <br />
              <br />
       Adolf Cohen (Jean-Loup Horwitz)… un oxymore patronymique où Adolf a été choisi par la maman (Isabelle de Botton) car original avant que le prénom ne devienne tragiquement connu. Puis, Adolf est devenu difficile à porter, sauf à vouloir être copains comme cochons avec des fachos. Accoler Adolf à Cohen peut être perçu comme cocasse ou (très) provocateur avec le risque de se mettre à dos la communauté juive et finir bras dessus de saoul avec des fachos (les mêmes que précédemment plus quelques affidés). Il y a mieux pour finir ses soirées.       <br />
              <br />
       Adolf Cohen vit des situations qui l’amène, enfant, à vivre, pour fuir le nazisme, avec une femme n’aimant pas les Juifs, elle qui ignore l’appartenance religieuse du petit. Pour se fondre, il doit manger du porc (qu’il adore), embrasser la religion chrétienne (par amour) et devient diacre (par volonté).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8424298-13222709.jpg?v=1445578516" alt=""Adolf Cohen"... un plaisir extrême nourri d'intense humanité !" title=""Adolf Cohen"... un plaisir extrême nourri d'intense humanité !" />
     </div>
     <div>
      Juste après la Seconde Guerre mondiale, Adolf Cohen vit en Palestine aux côtés d’Arabes en prenant conscience que les Palestiniens sont dépossédés de leur terre et qu’il faut qu’il y ait deux États voisins, Israël et Palestine. À aucun moment, Adolf Cohen ne se départit d’une ouverture d’esprit et de tolérance. Il devient député à la Knesset pour défendre ces idées de communion entre Juifs et Arabes. Jusqu’au jour où l’intégrisme…       <br />
              <br />
       Ce qui fait le personnage est le bois qui le caractérise, solide et fort, et non pas la feuille qu’il aurait pu être, influencé, happé par tous ces conflits pour se replier sur lui-même. Non… il prend du recul, il ne fait pas d’un moment particulier, une généralité, d’un événement, une position tranchée, d’une guerre une conviction. Il ne se nourrit d’aucune idéologie. Il avance vers son voisin, cet Autre, pour le découvrir, le connaître et en faire son compagnon.       <br />
              <br />
       La fin est tragique avec une question posée… Dieu est plus grand*, cri détourné et devenu de guerre chez les intégristes, ces amis du diable. Oui mais… Plus grand que quoi ?       <br />
              <br />
       C’est beau, chouette, bien écrit et très bien joué.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">*En arabe, Allahou akbar, expression consacrée, entre autres, lors d’appels à la prière ou d’événements importants.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Adolf Cohen"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8424298-13222718.jpg?v=1445578610" alt=""Adolf Cohen"... un plaisir extrême nourri d'intense humanité !" title=""Adolf Cohen"... un plaisir extrême nourri d'intense humanité !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Jean-Loup Horwitz.       <br />
       Mise en scène : Nicole et Jacques Rosner.       <br />
       Avec Isabelle de Botton, Jean-Loup Horwitz.       <br />
       Musique : Professeur Inlassable.       <br />
       Costumes : Chouchane Abello.       <br />
       Lumières : Stéphane Baquet.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Jusqu'au 2 janvier 2016.</span>       <br />
       Du jeudi au samedi à 19 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Comédie Bastille, Paris 11e, 01 48 07 52 07.       <br />
       <a class="link" href="http://www.comedie-bastille.com/appert/" target="_blank">&gt;&gt; comedie-bastille.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Adolf-Cohen-un-plaisir-extreme-nourri-d-intense-humanite-_a1469.html" />
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