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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-12T04:37:28+02:00</updated>
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   <title>•Off 2026• "Festin" Un huis clos improvisé au réalisme cru mais nécessaire</title>
   <updated>2026-06-03T13:21:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-Festin-Un-huis-clos-improvise-au-realisme-cru-mais-necessaire_a4574.html</id>
   <category term="Avignon 2026" />
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   <published>2026-06-03T13:07:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Au cours d'un dîner de famille bourgeois organisé à l'occasion de l'anniversaire du père, alors qu'on évoque des souvenirs, que l'on rit, qu'on se sert et ressert du champagne, et que les coupes s'entrechoquent, l'un des personnages révèle un secret qui provoque une immense déflagration. Mais ce secret l'était-il vraiment pour chacun et chacune des convives ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96830240-67496015.jpg?v=1780485055" alt="•Off 2026• "Festin" Un huis clos improvisé au réalisme cru mais nécessaire" title="•Off 2026• "Festin" Un huis clos improvisé au réalisme cru mais nécessaire" />
     </div>
     <div>
      La Compagnie de l'Esquive, basée à Bordeaux et créée en 2024 à l'initiative d'Aymeric Desjardins et Charlotte Ménière, œuvre autour du théâtre d'improvisation et d'intention. Quiconque possède quelque expérience des planches, et plus particulièrement de ce genre théâtral, saura en jauger la dimension toute particulière. Rien de simple dans le Théâtre d'impro, à nos yeux, à moins d'en maîtriser rigoureusement les codes : production immédiate de sens, écoute radicale, énergie intérieure, intention psychologique.       <br />
              <br />
       De vrais atouts que bien des comédiens et comédiennes devraient s'approprier davantage plutôt que de se dissimuler derrière un simple texte, car l'improvisation est une véritable école de l'exigence, de l'énergie maîtrisée, du respect du collectif et de l'autre.       <br />
              <br />
       Tout ceci est largement convoqué dans &quot;Festin&quot;, la deuxième pièce d'Aymeric Desjardins, inspirée du film culte du réalisateur danois Thomas Vinterberg, &quot;Festen&quot;, sorti en 1998. Ici, aussi, tout commence comme un élégant dîner bourgeois d'anniversaire. Sur scène, une longue table recouverte d'une nappe blanche, un seau à champagne et des comédiens assis côte à côte, la mère au centre. La scénographie n'est pas sans rappeler très largement les illustrations de &quot;la Cène&quot; de Léonard de Vinci évoquant le dernier repas que Jésus-Christ a pris avec ses douze apôtres le soir du Jeudi Saint.       <br />
              <br />
       Ici, pas de Christ ni de Pâque juive, mais un espace anonyme aux allures de huis clos dans lequel les mots fusent gaiement de façon totalement improvisée entre les neuf comédiens et comédiennes, jusqu'au moment où les mots des maux surgissent, violents et fracassants. Dans &quot;La Cène&quot;, on prête à Léonard de Vinci d'avoir imaginé pour Jésus de Nazareth la parole suivante : <span style="font-style:italic">&quot;La vérité, je vous le dis, un de vous me la livrera&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96830240-67496029.jpg?v=1780485165" alt="•Off 2026• "Festin" Un huis clos improvisé au réalisme cru mais nécessaire" title="•Off 2026• "Festin" Un huis clos improvisé au réalisme cru mais nécessaire" />
     </div>
     <div>
      Dans cette nouvelle création d'Aymeric Desjardins, la vérité surgit également, brute, transparente, crue et cruelle dans la bouche de la fille à l'encontre du père, jusqu'à alors bien présent et bien assis à l'extrémité de la table.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Pensé au départ comme une unique représentation, notre spectacle a trouvé un écho inespéré auprès du public lors de sa représentation au Théâtre de l'Inox.&quot;</span> Disons que le public connaisseur de l'Inox, ce soir-là, a eu du goût en reconnaissant rapidement le travail et le talent d'improvisation des neuf comédiens et comédiennes de l'Esquive, complices et très incarnés(es). Bien lui en a pris de manifester son enthousiasme.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Le travail en répétition a été majoritairement orienté vers la notion de culture du viol et de l'inceste au sein de notre société. De nombreux mécanismes s'enclenchent lorsqu'une dénonciation est prononcée afin de protéger le coupable. Au sein de notre format, d'autres sujets peuvent interférer tels que la violence familiale, la soumission chimique, les idées suicidaires, la manipulation psychologique ou encore les discriminations&quot;.</span> Oui, le thème de l'inceste. Encore et encore évoqué. Mais ceci est une évidence, n'est-ce pas !       <br />
              <br />
       À la tête de la compagnie, Aymeric Desjardin, comédien et improvisateur bordelais qui a découvert le Théâtre d'improvisation en 2014 – et qui n'a jamais arrêté depuis –, a su mener de mains de maître le présent projet. Le fait qu'il ait roulé sa bosse à l'international, notamment en Islande, en Norvège ou encore en Roumanie, explique probablement cela. Dans son jeu, les émotions et les relations prédominent sur l'action, et sa vision de l'impro est de plus en plus foisonnante.       <br />
              <br />
       Le Théâtre d'impro nous surprendra décidément toujours et &quot;Festin&quot; – qui n'est effectivement pas &quot;Festen&quot; – ne manquera pas de nous conforter sur le fait qu'il s'agit là d'une magnifique école de discipline au service de l'art tout entier. Bon Festival Off à l'Esquive. Sous le soleil et le talent, exactement !       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Festin"</b></div>
     <div>
      Mise en scène : Aymeric Desjardin.       <br />
       Avec : Frédéric Dupeyron, Arsène Godet, Mathieu Marmié, Louna Toussaint, Emma Van de Maele.       <br />
       Par la Compagnie de l'Esquive.       <br />
       À partir de 16 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 10 au 25 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 11 h 35. Relâche le jeudi.       <br />
       La Factory, Collège/Hors-Piste, Chapiteau, rue Vernet, Avignon.       <br />
       Réservation : 09 74 74 64 90.       <br />
       <a class="link" href="https://lafactory.vosbillets.fr/billetterie/representation/31892/festin" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.la-factory.org/" target="_blank">>> la-factory.org</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Au non du père" Un road-movie sur les routes du New Hampshire, à la quête d'un père inconnu, entre pudique intimité et émotions contrôlées</title>
   <updated>2026-02-25T18:02:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Au-non-du-pere-Un-road-movie-sur-les-routes-du-New-Hampshire-a-la-quete-d-un-pere-inconnu-entre-pudique-intimite-et_a4487.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/94919355-66533579.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-02-25T17:38:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Développant depuis 2012 un projet artistique intitulé "Face à leur destin", Ahmed Madani pose différentes interrogations sur l'avenir des jeunes des quartiers populaires, dont l'un des objectifs est de pouvoir faire entendre la voix d’une jeunesse rarement entendue. Dans la continuité de ce travail théâtral, un dernier projet, le sixième, pour clore cette trilogie, nous invite à réfléchir sur la filiation et la famille, sur les relations entre les hommes et les femmes, en mettant en scène une première rencontre : celle d’un père avec sa fille et d’une fille avec son père.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94919355-66533579.jpg?v=1772038297" alt=""Au non du père" Un road-movie sur les routes du New Hampshire, à la quête d'un père inconnu, entre pudique intimité et émotions contrôlées" title=""Au non du père" Un road-movie sur les routes du New Hampshire, à la quête d'un père inconnu, entre pudique intimité et émotions contrôlées" />
     </div>
     <div>
      En avant-scène, Anissa et Ahmed… Sur le plateau… intérieur cuisine à l'allure pro, tout inox et savamment éclairé. De celle-ci, sortiront quelques gâteries/douceurs, les bien nommés chouchous et fondants au chocolat qu'Anissa réalisera consciencieusement &quot;step by step&quot; durant une partie du spectacle… Et ce n'est pas dévoiler la fin que de dire que les &quot;gâtées et gâtés&quot; seront les spectatrices et spectateurs repartant heureux la bouche pleine !       <br />
              <br />
       Mais il ne s'agit pas d'un cours de cuisine, bien sûr ! Avant cela, Anissa et Ahmed vont faire la présentation et le récit de leur rencontre. Cette dernière remonte à l'époque du spectacle &quot;F(l)ammes&quot;, plus précisément lors du stage de formation où sont notamment expliquées les conditions et l'implication nécessaires aux non-comédiennes et non-comédiens pour participer aux créations conçues par Ahmed et Madani Compagnie. Ainsi, salle allumée, Anissa en profite pour avouer ne pas trop aimer le théâtre, mais aimant par contre raconter des histoires et cuisiner pour ses amis. Tous deux disent également choisir de &quot;petites salles&quot; pour limiter le nombre de spectatrices et spectateurs, afin de créer une forme d'intimité et un relationnel plus facile.       <br />
              <br />
       Puis, elle va se mettre en cuisine, derrière le plan de travail où se trouve la plaque de cuisson. Lui, reste un peu sur le côté, discret, mais subtil observateur, souriant comme un partenaire rassurant. Au fil des recettes, se met en place le récit… une narration dans laquelle se mêlent étapes culinaires et révélations intimes, sans impudeur ni excès émotionnels. Au contraire, Anissa nous emporte tout de suite dans son histoire, pleine de vie et de dynamisme. Les répliques échangées avec Ahmed amplifient cette ambiance où règne avec bonheur de l'impertinence et de la générosité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94919355-66533580.jpg?v=1772038326" alt=""Au non du père" Un road-movie sur les routes du New Hampshire, à la quête d'un père inconnu, entre pudique intimité et émotions contrôlées" title=""Au non du père" Un road-movie sur les routes du New Hampshire, à la quête d'un père inconnu, entre pudique intimité et émotions contrôlées" />
     </div>
     <div>
      Pourtant, cette histoire n'est pas forcément celle du bonheur familial. Ici, le père est absent, mort ? Disparu ? On ne sait pas et qu'importe… Peut-être une vague photo, minuscule, d'un homme de profil… Mais est-ce vraiment son père ? Est-ce sa photo ou celle d'un autre ? Sa mère voulant préserver sa fille, sachant que, jamais, elle ne le verrait, celui-ci refusant l'enfant et disparaissant dès la naissance, n'a rien gardé &quot;d'avant&quot;.       <br />
              <br />
       Mais la vie est parfois taquine. Info de 13 h… Reportage sur un boulanger aux USA… Anissa est persuadée qu'il s'agit de son père. Assez rapidement se met en place une improbable quête, la recherche du père. Dans une pratique espiègle de l'art de la désobéissance et de l'impossible quête, Anissa décide de partir et Ahmed l'accompagne. Filmer pendant le voyage et en faire une histoire. Un récit du réel. 22 mai 2019, aéroport d'Orly. Échange avec sa mère avant le départ… Arrivée à New York, prendre un taxi, le chauffeur se nomme Djibril. Location voiture… direction Colebrook, dans le New Hampshire. Arrivée le 24 mai. La boulangerie est là. Elle entre acheter un croissant. Que va-t-il se passer une fois qu'elle sera devant lui ?       <br />
              <br />
       Appuyé par les vidéos tournées durant ce road-movie, le récit prend forme, dans un délicat et astucieux cocktail mêlant humour et émotions, enthousiasme et déception. La suite vaut de ne pas être narrée ici et de vous laisser la découvrir tant les surprises sont nombreuses, naviguant en espérance imaginée et réalité bouleversante. Où est la réalité ? Où est la fiction ? Dire la réalité ? Sans obligation de happy end. Qui sait ? Pas de regrets… Au bout… Aller au bout. Le voyage vaut d'être un accomplissement pour Anissa, car c'est également un voyage sur elle-même et la volonté de faire le bon acte au bon moment.       <br />
              <br />
       Avec une mise en scène inventive, surprenante, Ahmed Madani projette des interrogations essentielles, parfois difficiles à résoudre : comment nous plaçons-nous dans la lignée de nos parents ? Comment l’absence d’un père, réelle ou imaginaire, intervient-elle dans un parcours de vie ? Mais son art lui permet de déjouer les lourdeurs et les longueurs pour nous offrir de vrais moments de vie, intimes, drôles, toujours généreux, de temps en temps espiègle et vif. Cela ne serait rien sans le talent d'Anissa qui envahit l'espace de sa luminosité narrative, de son sens de la répartie et de sa rythmique théâtrale, et de sa proximité innée avec le public, une manière bien à elle de nous captiver au cours de son périple… pour notre plus grand bonheur !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94919355-66533615.jpg?v=1772038351" alt=""Au non du père" Un road-movie sur les routes du New Hampshire, à la quête d'un père inconnu, entre pudique intimité et émotions contrôlées" title=""Au non du père" Un road-movie sur les routes du New Hampshire, à la quête d'un père inconnu, entre pudique intimité et émotions contrôlées" />
     </div>
     <div>
      Cette nouvelle création d'Ahmed Madani fait partie d'un ensemble intitulé &quot;Face à leur destin&quot; mettant en scène des femmes et des hommes non-professionnels. En effet, depuis 2012, Madani Compagnie développe un projet artistique qui s’interroge sur le destin de la jeunesse des quartiers populaires. Un premier opus était consacré au point de vue des jeunes hommes et s'est concrétisé par deux créations : &quot;Illumination(s)&quot; en 2012 et &quot;Je marche dans la nuit par un chemin mauvais&quot; en 2014. La réflexion dédiée au point de vue des jeunes femmes a donné naissance à &quot;F(l)ammes&quot; en 2016 et &quot;J’ai rencontré Dieu sur Facebook&quot; en 2018.       <br />
              <br />
       Conçu comme un tableau en trois parties, la dernière met en scène les rapports entre les hommes et les femmes. Ce dernier chapitre s'intitule &quot;Incandescences&quot; et, après plusieurs résidences de création, la pièce fut créée le 25 mai 2021 au Vivat à Armentières. Quant au spectacle &quot;Au non du père&quot;, il a été mis en chantier en 2019 et finalisé à l’automne 2021 au Théâtre Am Stram Gram à Genève. Celui-ci vient clore l’ensemble de la trilogie &quot;Face à leur destin. Chacune des six pièces de ce parcours a fait l’objet d’une édition chez Actes Sud-Papiers.       <br />
              <br />
       Voir &quot;Non au père&quot;, complété par la lecture des textes composant &quot;Face à leur destin&quot;, est nécessaire – voire utile à titre personnel – pour bien comprendre et apprécier le projet de la Madani Compagnie… une plongée dans l'univers de la jeunesse des quartiers populaires, une exploration, certes déjà élaborée par d'autres artistes, mais rarement avec autant de profondeur et de rigueur, de bienveillance et d'empathie aussi… Ces dernières amenant à chaque fois les concernés(es) à livrer leur &quot;réel&quot;, d'une manière théâtrale et sincère, sans en oublier les perspectives de l'imaginaire.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Au non du père"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94919355-66533645.jpg?v=1772038373" alt=""Au non du père" Un road-movie sur les routes du New Hampshire, à la quête d'un père inconnu, entre pudique intimité et émotions contrôlées" title=""Au non du père" Un road-movie sur les routes du New Hampshire, à la quête d'un père inconnu, entre pudique intimité et émotions contrôlées" />
     </div>
     <div>
      Texte : Ahmed Madani.       <br />
       Mise en scène : Ahmed Madani.       <br />
       Avec : Anissa et Ahmed.       <br />
       Environnement sonore : Christophe Séchet.       <br />
       Images vidéo : Bastien Choquet.       <br />
       Construction, régie : Damien Klein.       <br />
       Production Madani Compagnie.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Jusqu'au 28 février 2026.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 19 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre de Belleville, 16, passage Piver, Paris 11ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 48 06 72 34.       <br />
       <a class="link" href="https://theatredebelleville.mapado.com/event/625857-au-non-du-pere" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredebelleville.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredebelleville.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">5 et 6 mars 2026 :</span> Théâtre Ligéria, Sainte-Luce (44).       <br />
       <span class="fluo_jaune">10 et 11 mars 2026 :</span> Théâtre, Melun (77).       <br />
       <span class="fluo_jaune">13 et 14 mars 2026 :</span> Espace Prévert, Savigny-le-Temple (77).       <br />
       17 mars 2026 : Centre pénitentiaire, Osny-Pontoise (95).       <br />
       Du 9 au 11 avril 2026 : Théâtre Jacques Cœur, Lattes (34).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"La fille d'Ipanema" Suzanne Legrand, dans un spectacle musical tout en humour et émotion, nous révèle ses folles origines brésiliennes</title>
   <updated>2026-01-25T13:18:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-fille-d-Ipanema-Suzanne-Legrand-dans-un-spectacle-musical-tout-en-humour-et-emotion-nous-revele-ses-folles_a4428.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/93230915-65209485.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-12-17T17:41:00+01:00</published>
   <author><name>Isabelle Fauvel</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Entre deux airs de Bossa Nova, la comédienne nous conte son enfance peu banale, des origines brésiliennes que rien n'aurait laissé deviner, et réussit l'exploit d'amener le Brésil sur le petit plateau du Théâtre de la Huchette. Car elle n'est rien de moins que la fille d'Ipanema !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93230915-65209485.jpg?v=1765903730" alt=""La fille d'Ipanema" Suzanne Legrand, dans un spectacle musical tout en humour et émotion, nous révèle ses folles origines brésiliennes" title=""La fille d'Ipanema" Suzanne Legrand, dans un spectacle musical tout en humour et émotion, nous révèle ses folles origines brésiliennes" />
     </div>
     <div>
      Suzanne Legrand à moitié Brésilienne ? Première nouvelle ! La Mme Martin de &quot;La Cantatrice Chauve&quot; et la merveilleuse &quot;Andromaque&quot; de Racine, l'an dernier dans la mise en scène de Jean-Yves Brignon au Théâtre de l'Épée de bois, aurait du sang brésilien dans les veines ? Laissez-nous rire ! Et pourtant… Et pourtant, annonce d'emblée la comédienne dans une adresse directe au public, il existe des Brésiliennes blondes aux yeux bleus – la preuve –, et toutes les Brésiliennes ne se promènent pas en tenue de carnaval, dénudées et coiffées de plumes. Les clichés, il est vrai, ont la peau dure.       <br />
              <br />
       Pieds nus, vêtue sobrement d'un jean et d'un chemisier clair, la chanteuse, entourée d'un guitariste et d'un percussionniste, ne saurait tarder à nous convaincre. Dès la première chanson, nous tombons sous le charme.       <br />
              <br />
       À croire que ce petit plateau de la Huchette, grand comme un mouchoir de poche, est voué décidément aux aventures théâtrales extraordinaires… Célèbre dans le monde entier pour y jouer depuis 1957 &quot;La Cantatrice chauve&quot; et &quot;La Leçon&quot; d'Eugène Ionesco dans leurs mises en scène d'origine – un record mondial de longévité théâtrale ! –, il affiche également, en troisième partie de soirée, un spectacle de création, le plus souvent musical.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93230915-65209487.jpg?v=1765903761" alt=""La fille d'Ipanema" Suzanne Legrand, dans un spectacle musical tout en humour et émotion, nous révèle ses folles origines brésiliennes" title=""La fille d'Ipanema" Suzanne Legrand, dans un spectacle musical tout en humour et émotion, nous révèle ses folles origines brésiliennes" />
     </div>
     <div>
      On a ainsi pu y voir une comédie musicale fort réussie d'après le célèbre roman-feuilleton à rallonge d'Eugène Sue &quot;Les Mystères de Paris&quot; – réfutant ainsi avec force le proverbe &quot;à l'impossible nul n'est tenu&quot; –, ou encore &quot;Huckleberry Finn, le musical&quot;, une adaptation du grand roman picaresque de Mark Twain, qui nous transportait sur les rives du Mississippi, avec ses brouillards terrifiants, ses tempêtes et ses maisons flottantes.       <br />
              <br />
       Ici, c'est l'album mythique de Vinícius de Moraes &quot;La fusa&quot;, interprété magistralement en portugais par Suzanne Legrand (avec sur-titrages en français), qui nous emporte à 9233 km de Paris et de son Vᵉ arrondissement. La musique brésilienne ne semble faire qu'un avec la comédienne. Il est alors indéniable que cette Bossa Nova touche une part de son histoire intime, provenant de quelque chose de très profond.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Où commence et où s'arrête la part de Brésil en moi ?&quot;</span>, s'interroge la comédienne. <span style="font-style:italic">Longtemps occultée par une éducation strictement française et par la douleur taboue du divorce de mes parents, elle s'insinuait pourtant dans des détails : je souriais beaucoup trop pour une parisienne… Et puis pourquoi cette étrange joie de vivre qui ne me quittait pas souvent ? Ce besoin irrépressible, parfois, de serrer les gens dans mes bras, pour rien… &quot;</span>       <br />
              <br />
       C'est à 19 ans que Suzanne Legrand part pour la première fois au Brésil faire la connaissance de son père. Jusque-là, elle ne connaissait de lui que l'album de Bossa Nova qu'il avait offert à sa mère avant sa naissance, cet album qu'elle interprète aujourd'hui sur scène. Ce voyage initiatique lui permet dès lors de connaître son histoire et de relier ses deux origines. Il lui aura fallu survoler tout un océan pour recoller les pièces de ce puzzle familial, découvrir l'histoire d'amour folle et inextricable entre un Brésilien et une Française qui fit qu'un jour une petite fille prénommée Suzanne verrait le jour à Ipanema.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Olha que coisa mais linda, mais cheia de graça/É ela a menina que vem e que passa/Num doce balanço, caminho do mar/Moça do corpo dourado, do sol de Ipanema…&quot; (&quot;Regarde comme elle est belle, pleine de grâce/C'est elle, la fille qui va et vient/D'un doux balancement, en route vers la mer/Fille au corps doré, par le soleil d'Ipanema…&quot;).</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93230915-65209588.jpg?v=1765904077" alt=""La fille d'Ipanema" Suzanne Legrand, dans un spectacle musical tout en humour et émotion, nous révèle ses folles origines brésiliennes" title=""La fille d'Ipanema" Suzanne Legrand, dans un spectacle musical tout en humour et émotion, nous révèle ses folles origines brésiliennes" />
     </div>
     <div>
      L'histoire de Suzanne Legrand est à peine croyable, rocambolesque à souhait. Il aurait été dommage de ne pas la partager. La comédienne nous la raconte avec une sincérité désarmante, se livrant à cœur ouvert, dans un spectacle où l'émotion se mêle à la fantaisie.       <br />
              <br />
       Si elle force quelque peu le trait pour incarner les personnages hauts en couleur de sa famille, les chansons sont interprétées et dansées avec simplicité et sensibilité, sensualité et tendresse. La mélancolie fait place à la joie, et réciproquement, et toutes deux sont contagieuses. Et c'est un grand bonheur d'entendre les délicieuses chansons de cet album désormais culte : &quot;A Felicidade&quot;, &quot;Canto de Ossanha&quot;, &quot;Tomara&quot;, &quot;Garota de Ipanema&quot;, &quot;Berimbau&quot;, &quot;Eu Sei Que Vou Te Amar&quot;, &quot;Catendé&quot;, &quot;Samba Em Preludio&quot;…       <br />
              <br />
       Suzanne la Française a retrouvé la Brésilienne qui sommeillait en elle. La danseuse chatoyante nous a communiqué son amour pour ce pays et donné une furieuse envie de danser. Les musiciens qui l'accompagnent ne sont pas en reste, car ce spectacle est véritablement une histoire de famille et d'amitié, avec un guitariste d'origine brésilienne – forcément, et vous comprendrez pourquoi – et un percussionniste amoureux du Brésil.       <br />
              <br />
       Saluons, pour finir, l'ingénieuse scénographie de Marie Hervé avec des guirlandes et des rideaux de fleurs qui encadrent joliment la scène, allant jusqu'à joncher le sol et envahir la salle. Viva o Brasil !  Viva a garota de Ipanema !       <br />
       <b>◙ Isabelle Fauvel</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La fille d'Ipanema"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93230915-65209589.jpg?v=1765904113" alt=""La fille d'Ipanema" Suzanne Legrand, dans un spectacle musical tout en humour et émotion, nous révèle ses folles origines brésiliennes" title=""La fille d'Ipanema" Suzanne Legrand, dans un spectacle musical tout en humour et émotion, nous révèle ses folles origines brésiliennes" />
     </div>
     <div>
      Texte : Suzanne Legrand.       <br />
       Mise en scène : Justine Heynemann, assistée de Jinane Dolbec.       <br />
       Avec : Suzanne Legrand, Arthur Gueyffier (guitare) et Philippe Cortez (percussions).       <br />
       Paroles et musiques : Vinícius de Moraes, Toquinho, Maria Creusa.       <br />
       Scénographie : Marie Hervé.       <br />
       Lumières : Héléna Castelli.       <br />
       Chorégraphie : Léa Firouzi.       <br />
       Régie : Yves Thuillier.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 21 novembre 2025 au 7 mars 2026.</span>       <br />
       Mardi, jeudi, vendredi et samedi à 21 h.       <br />
       Théâtre de La Huchette, 23, rue de la Huchette, Paris 5ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 43 26 38 99.        <br />
       <a class="link" href="https://indiv.themisweb.fr/0620/fListeManifs.aspx?idstructure=0620" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-huchette.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-huchette.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/La-fille-d-Ipanema-Suzanne-Legrand-dans-un-spectacle-musical-tout-en-humour-et-emotion-nous-revele-ses-folles_a4428.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•Off 2025• Avec "Mon père cet arabe", Linda Chaïb touche le public au cœur</title>
   <updated>2025-07-09T10:40:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-Avec-Mon-pere-cet-arabe--Linda-Chaib-touche-le-public-au-coeur_a4296.html</id>
   <category term="Avignon 2025" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/89804936-63446755.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-07-09T10:10:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Avec un talent qui n'est plus à prouver, avec une pudeur d'une délicatesse vive, avec l'intelligence de ne vouloir donner aux spectateurs que l'intime évocation de ses souvenirs sensibles, Linda Chaïb vient nous donner à voir son père. Un père qui n'est pas n'importe qui puisque son histoire, de sa naissance à sa mort, porte les stigmates qu'inflige souvent la grande Histoire des puissances à ceux qu'elle emporte dans leurs machinations.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89804936-63446755.jpg?v=1752049031" alt="•Off 2025• Avec "Mon père cet arabe", Linda Chaïb touche le public au cœur" title="•Off 2025• Avec "Mon père cet arabe", Linda Chaïb touche le public au cœur" />
     </div>
     <div>
      Ce père fait partie de ces dizaines de milliers d'Algériens venus en France dans les années soixante pour trouver du travail. Toute une génération qui bénéficia des emplois les plus durs et les moins bien payés pour que les Trente Glorieuses profitent bien aux Français de souche. C'est ainsi que celui-ci resta dans l'hexagone pour y fonder sa famille de neuf enfants, les éleva, les nourrit, travailla pour subvenir à leurs besoins et mourut d'une trop proche fréquentation avec l'amiante qui finit par empoisonner son sang.       <br />
              <br />
       Mais ce n'est pas tant ce drame que la comédienne va développer tout au long du spectacle, mais ce lien, existant ou lointain, rare et profond, qui la lie au destin de ce père. C'est même plutôt un questionnement qu'elle parvient à poser des années après sa disparition. Des années nécessaires pour digérer la perte et parvenir à ouvrir sa mémoire. Et aussi quelques documents confiés par sa mère, une valise, comme un coffre empli de secrets. Et des années après, découvrir soudain le destin de ce père, comme si celui-ci, jusqu'à ce jour, avait été enfoui, loin, dans le silence et l'oubli.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89804936-63446766.jpg?v=1752049060" alt="•Off 2025• Avec "Mon père cet arabe", Linda Chaïb touche le public au cœur" title="•Off 2025• Avec "Mon père cet arabe", Linda Chaïb touche le public au cœur" />
     </div>
     <div>
      Elle est comme une guerrière, Linda Chaïb, à affronter toute son enfance, seule, et tenter de la mettre à jour ou de la mettre au monde. Pour s'aider, elle fait appel aux mythes qu'elle a souvent côtoyés dans sa carrière de comédienne. Électre est là, majestueuse dans sa robe haute comme un trône, et puis le personnage ordinaire d'une secrétaire dont elle enfile le costume, une secrétaire à la vie petite, mais à l'âme grande, spectatrice passionnée. Grâce à ces deux personnages un peu fictifs, l'une géante, comme une déesse antique, l'autre presque recroquevillée sur ses touchantes certitudes, le texte va peu à peu nous donner toute l'étendue et peut-être la distance, entre la vie humble, travailleuse, honnête et difficile de ce père et celle de sa fille dont l'âme vole sur les mots des plus grands auteurs de théâtre.       <br />
              <br />
       De mots, c'est de cela dont il est question. Des mots, des silences et des humiliations tues, des insultes subies par cet homme doux, non violent, un peu perdu face à la soif de vivre de ses cinq filles adolescentes. Les mots de sale arabe, de crouille, de bicot, comme les échos sales d'un pays qui dit à des enfants : <span style="font-style:italic">&quot;Vous n'êtes pas d'ici&quot;.</span> Et puis les mots d'Électre, sa soif de justice, qui vient aider à dire la blessure muette, cachée qui palpite dans la poitrine de Linda Chaïb redevenue cette adolescente ivre de vie pour un instant.       <br />
              <br />
       Un cadeau que nous fait Linda Chaïb, joliment mise en scène par Kheireddine Lardjam, finement mise en lumière par Manu Cottin et magnifiquement costumée par Florence Jeunet.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Mon père cet arabe"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89804936-63446767.jpg?v=1752049078" alt="•Off 2025• Avec "Mon père cet arabe", Linda Chaïb touche le public au cœur" title="•Off 2025• Avec "Mon père cet arabe", Linda Chaïb touche le public au cœur" />
     </div>
     <div>
      Texte : Linda Chaïb.       <br />
       Mise en scène : Kheireddine Lardjam.       <br />
       Avec : Linda Chaïb       <br />
       Lumières et son : Thibaut Champagne.       <br />
       Costumes : Florence Jeunet.       <br />
       Par la Compagnie El Ajouad (Les généreux).       <br />
       Tout public à partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color:#990000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;•Avignon Off 2025•&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 26 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 17 h 05. Relâche le dimanche.       <br />
       Théâtre Artéphile, 7, rue Bourg Neuf, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 32 70 14 02.       <br />
       <a class="link" href="https://www.festivaloffavignon.com/spectacles/representations/5649-mon-pere-cet-arabe" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.artephile.com/" target="_blank">&gt;&gt; artephile.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-Avec-Mon-pere-cet-arabe--Linda-Chaib-touche-le-public-au-coeur_a4296.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Le Festival Furies met les rues de Châlons-en-Champagne en effervescence</title>
   <updated>2025-06-16T21:11:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Festival-Furies-met-les-rues-de-Chalons-en-Champagne-en-effervescence_a4256.html</id>
   <category term="Festivals" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/89354970-63186109.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-06-16T19:41:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L'édition 2025 du Festival Furies, dédié aux arts du cirque et du théâtre de rue, dirigé par Jean-Marie Songy, a présenté du 3 au 8 juin 2025 une quarantaine de spectacles dont onze créations, neuf "premières" et la restitution d'un projet sur l'écologie sociale dans le secteur du cirque.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89354970-63186109.jpg?v=1750096094" alt="Le Festival Furies met les rues de Châlons-en-Champagne en effervescence" title="Le Festival Furies met les rues de Châlons-en-Champagne en effervescence" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Øblik" de Theresa Kuhn.</strong></span> Une première pour cette création de l'artiste fildefériste Theresa Kuhn, originaire d'Allemagne, qui, après une formation à Circomedia de Bristol, intègre le Centre National des Arts du Cirque de Châlons-en-Champagne. Un spectacle de fil souple, d'autant plus souple que la structure qui le porte, totalement modulable, se transforme tout au long du spectacle et, de fixe, devient lui-même mouvant, mobile et comme mu par sa propre volonté tant les ondes portées sur le fil le font vibrer.       <br />
              <br />
       C'est dans cette structure issue de l'imaginaire de la circassienne qu'elle développe pendant presque une heure le récit d'un personnage burlesque qui, de clown maladroit et touchant au début de l'histoire, va peu à peu se dépouiller de ses amples vêtements et de sa maladresse pour réussir, révélant le corps d'une athlète, des acrobaties et des parcours à la limite de la perte d'équilibre, dans l'instabilité constante du fil souple. Instabilité… thème philosophique qu'un enregistrement de la voix de l'architecte Claude Parent développe tout au long de la performance dans toutes les positions incertaines possibles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89354970-63186122.jpg?v=1750096125" alt="Le Festival Furies met les rues de Châlons-en-Champagne en effervescence" title="Le Festival Furies met les rues de Châlons-en-Champagne en effervescence" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Qui a tué mon père" par la Compagnie Kumulus.</strong></span> Une performance portée par un texte fort, celui, autobiographique, d'Édouard Louis, écrit en adresse directe à son père vieilli, usé avant l'âge, meurtri par le travail et le carcan des normes sociales qui lui ont dicté, dès l'enfance, de revêtir la dure carapace de l'homme mutique et masculin dans ses moindres actes. Le patriarcat violent ajouté à la violence du monde de l'usine qui puise son profit dans la souffrance, les os, les épuisements des ouvriers. Ce sera sur le parvis de la place Foch que ce fils s'adresse à son père brisé en fragilité de vie, remontant le fil de son enfance pour chercher l'amour de ce père emmuré dans un corps fatigué.       <br />
              <br />
       De corps, il en est beaucoup question, de corps, de vêtement, de travestissement, de part féminine, d'homosexualité de ce fils rendu coupable. Un simple module de barre de fer assemblé en cube dans lequel le père, incarné par Richard Écalle avec un troublant réalisme qui touche au cœur, comme à l'intérieur de l'exosquelette des séquelles de sa vie, restera muet. Il va tisser tel une araignée la toile qui l'enferme en univers réduit, avec des dizaines de rouleaux de scotch, un immense réseau de fils qui envahira tout l'espace scénique et pour finir, lui-même dans son cube, chrysalide impuissante de ce corps que la vie, la société des hommes et l'épuisement au travail n'ont jamais voulu laisser vivre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89354970-63186147.jpg?v=1750096305" alt="Le Festival Furies met les rues de Châlons-en-Champagne en effervescence" title="Le Festival Furies met les rues de Châlons-en-Champagne en effervescence" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Hand To Hand" - Clôture du projet de coopération européenne.</strong></span> Projet porté par le Palc (Pôle national cirque), en partenariat avec Bússola (Portugal), Helsingør Teater (Danemark) et ROOM 100 (Croatie). Deux ans de préparation pour ce projet Creative European qui donnent l'occasion à huit artistes internationaux de s'immerger au sein de différentes entreprises européennes.       <br />
              <br />
       S'immerger pour éprouver, réagir, partager avec les employés et s'inspirer de ces rencontres pour créer des formes, des maquettes, des prototypes présentés par le Danemark, entre autres. Des entreprises aussi différentes qu'une usine géante de morue portugaise, un atelier de réparation de bateau au Danemark, les bassins salins les plus anciens d'Europe en Croatie ou une papeterie en France pour ne citer qu'elles. Les artistes aux différents modes d'expression viennent, eux aussi, de différents horizons : France, Croatie, Danemark, Israël, Espagne. Avec pour défi de sourcer leur pratique circassienne aux réflexions sur l'écologie sociale et le savoir-faire des travailleurs et travailleuses.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Une Jungle" de la Compagnie Chao.s.</strong></span> Danse dans la cour du département de Châlons-en-Champagne. D'abord, il y a le texte de Patrick Chamoiseau diffusé par bribes tout au long de la performance : "La déclaration des poètes". Un texte puissant construit en anaphore qui va rythmer les corps et donner du sens aux déploiements chorégraphiques des deux interprètes Tésia Peirat et Tanguy Allaire. Dans ce texte, dans lequel chaque phrase commence par la phrase <span style="font-style:italic">"Les poètes déclarent"</span>, les droits humains, que le monde économique bardé de frontières méprise et piétine chaque jour, sont brandis, revendiqués, clamés. Droits de vivre pour tous, avec une attention particulière pour les migrants que le monde rejette en mer ou en enfer.       <br />
              <br />
       L'espace de danse est un simple grand tapis de style persan qui sera tour à tour esquif tanguant sur les abîmes, dans les traversées périlleuses, ou terre d'asile, ou espace mentale de la femme ou de l'homme en proie à ses doutes, sa douleur, ses peurs.       <br />
              <br />
       La chorégraphie de Sandrine Chaoulli lance les corps dans cet espace, les projette dans des contorsions, des passions violentes, des arrachements, des déchirements, et parfois des heurts, des embrassades, des rejets qui poussent les corps au sol dans un simulacre de lutte pour l'espace. Les expressions donnent un sentiment perpétuel de vague, tandis que les positions font de temps en temps penser à des statuaires, des clameurs liturgiques, sacrées, des implorations christiques telles que ce cri de silence lancé et relancé par Tanguy Allaire, comme une asphyxie.       <br />
              <br />
       Les deux interprètes s'investissent dans l'énergie, mais également dans le jeu. Un jeu expressif excessif en ce qui concerne Tanguy Allaire, qui impose au lieu de proposer. Le jeu de Tésia Peirat dans une simplicité plus grande renforce le drame et la beauté des évolutions.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89354970-63186164.jpg?v=1750096658" alt="Le Festival Furies met les rues de Châlons-en-Champagne en effervescence" title="Le Festival Furies met les rues de Châlons-en-Champagne en effervescence" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Cloche" par l'Association des Clous/Rémi Luchez.</strong></span> Un éblouissement, un spectacle dont les fibres s'incrustent dans nos corps et nos esprits, longtemps, longtemps, peut-être toujours. Qui nous enracine, nous rythme et nous élève. Qui nous rêve. Qui nous diabolise et nous enchante, nous purifie l'œil. Qui nous fait aimer l'humain dans toute sa grandeur, petitesse et la vie dans les cloisonnements qui tuent.       <br />
              <br />
       Dans toute création, il y a au départ, évidemment, une conception. Dans le cas de Cloche, le résultat est si précisément, minutieusement, miraculeusement réussi que l'on sent qu'après ce temps de conception, il y a eu une longue et prodigieuse « grossesse » durant laquelle toute la physiologie du spectacle fut créée, construite, jusqu'à la naissance de ce décor vertigineux, boîte blanche comme la glace, jusqu'à l'entrée des musiciennes et musicien, jusqu'à l'éclat de ces musiques cardiaques, ces chants énergisants et ces jeux de corps et d'équilibre du funambule volant.       <br />
              <br />
       Il s'agit d'un concert d'une heure avec trois interprètes à la fois musiciens, chanteuses et chanteur, capable de passer par tout un registre musical, reprises de standards adaptés à leurs instruments (tambours, accordéons, cloches, maracas, saxo basse, guitare…) que de créations, capables de chanter dans toutes les langues et de développer un univers intercontinental fleuri, riche et entraînant. Un vrai concert à jardin, des meneurs d'ambiance d'une qualité artistique motivante qu'il faut citer tant ils forment une sorte de commando musical explosif : Lola Calvet, Élisa Trébouville, Camille Perrin.       <br />
              <br />
       Tandis qu'à cour, et comme dans un monde à des années lumières de ce concert, un drôle de personnage, dans le froid de la rue, va inventer un monde impossible, un rêve, où les objets et les corps oublient leurs pesanteurs pour évoluer libres, malgré le froid, la rue, la faim. Un personnage à la Chaplin, aussi puissant qu'un Charlot à ses meilleures heures, inventé par le circassien Rémi Luchez qui devient là illusionniste et fantasmagorie. En raconter plus serait triste…       <br />
              <br />
       Ces deux univers qui ne se voient pas renforce le sentiment de solitude solaire que le spectacle porte en lui. Une solitude qui n'est pas désespérante, mais drôle. Une solitude désespérée, mais tellement humaine qu'elle est aussi poésie.        <br />
       Ici, quelqu'un a fait un rêve, plusieurs rêves même, des suites de sommes de rêves, qu'il a réalisées sur scène et nous y fait entrer.       <br />
       Ne pas voir ce spectacle est dommageable pour l'existence.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89354970-63186191.jpg?v=1750097047" alt="Le Festival Furies met les rues de Châlons-en-Champagne en effervescence" title="Le Festival Furies met les rues de Châlons-en-Champagne en effervescence" />
     </div>
     <div>
      <b>Festival Furies 2025       <br />
       S'est déroulé du 3 au 8 juin 2025.</b>       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Øblik" de Theresa Kuhn.</strong></span>       <br />
       Circographie : Theresa Kuhn et Maroussia Diaz Verbèke.       <br />
       Son : Rémi Fox.       <br />
       Regards en plus : Rémi Luchez, Cecilia Stock, Elena Puchelt et Élodie Royer.       <br />
       Technique : Ryan Sauteur.       <br />
       Conseil constructIon : Valentin Steinmann.       <br />
       ConstructIon : Cirque Mecanique, Joris Jansens.       <br />
       Conseil technologie : Bruno Trachsler.       <br />
       Conseil ingénieur son : Thomas Roussel.       <br />
       AdministratIon : Louise Enjalbert.       <br />
       Durée : 45 minutes.       <br />
       Tout public.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       8 juin 2025 : Ruhrefestspiele, Recklinghausen (Allemagne).       <br />
       5 et juillet 2025 : Les Tentaculaires, Amiens (80).       <br />
       13 et 14 septembre 2025 : Festival Lurupina, Hamburg (Allemagne).       <br />
       Dates à confirmer : Atoll Festival, Karlsruhe (Allemagne).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89354970-63186229.jpg?v=1750098146" alt="Le Festival Furies met les rues de Châlons-en-Champagne en effervescence" title="Le Festival Furies met les rues de Châlons-en-Champagne en effervescence" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Qui a tué mon père" par la Compagnie Kumulus.</strong></span>       <br />
       Direction artistique et mise en scène : Barthélemy Bompard, assisté de Frédérique Espitalier.        <br />
       Avec : Quentin Alberts, Richard Écalle et Pascal Ferrari.       <br />
       Création musicale : Pascal Ferrari.       <br />
       Création et réalisation des costumes : Marie-Cécile Winling.       <br />
       Création lumière : Alice Leclerc.       <br />
       Construction : Jean-Baptiste Mellet.       <br />
       Durée : 1 h 15,        <br />
       Dès 10 ans.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       27 juin 2025 : Le Moulin, Rousset-les-Vignes (26).       <br />
       5 juillet 2025 : Festival Éclat(s) de rue, Caen (14).       <br />
       Du 17 au 20 juillet 2025 : Festival Chalon dans la Rue (à confirmer), Chalon-sur-Saône (71).       <br />
       Entre le 20 et le 23 août 2025 : Festival Off d'Aurillac (à confirmer), Aurillac (15).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89354970-63186230.jpg?v=1750098648" alt="Le Festival Furies met les rues de Châlons-en-Champagne en effervescence" title="Le Festival Furies met les rues de Châlons-en-Champagne en effervescence" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Une Jungle" de la Compagnie Chao.s.</strong></span>       <br />
       De Sandrine Chaoulli.       <br />
       Avec : Tésia Peirat et Tanguy Allaire.       <br />
       Textes : "Déclaration des poètes" de Patrick Chamoiseau dit par Garniouze et Sandrine Chaoulli.       <br />
       Durée : 35 minutes.       <br />
       À partir de 7 ans.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       7 et 8 juin 2025 : Festival Parade(s), Nanterre (92).       <br />
       5 et 6 juillet 2025 : Les Tentaculaires, Amiens (80).       <br />
       3 août 2025 : Festival Jours de Théâtre, Estagel (66).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89354970-63186445.jpg?v=1750098688" alt="Le Festival Furies met les rues de Châlons-en-Champagne en effervescence" title="Le Festival Furies met les rues de Châlons-en-Champagne en effervescence" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Cloche" par l'Association des Clous/Rémi Luchez.</strong></span>       <br />
       Conception : Rémi Luchez        <br />
       Avec : Rémi Luchez (cirque), Lola Calvet, Élisa Trébouville, Camille Perrin (musique).       <br />
       Construction : Tim Vandersteen        <br />
       Création lumières : Christophe Bruyas        <br />
       Régie son : Manu Clémenceau       <br />
       Durée 1h, dès 10 ans       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       12 et 13 juin 2025 : Théâtre de la Renaissance, dans le cadre du festival Utopistes /Cie MPTA, Oullins (69).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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