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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-09-15T08:22:41+02:00</updated>
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   <title>"Al Atlal, chant pour ma mère"… Raconter les ruines, celles d’un amour, d’un pays…</title>
   <updated>2018-03-05T06:19:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Al-Atlal-chant-pour-ma-mere-Raconter-les-ruines-celles-d-un-amour-d-un-pays_a2059.html</id>
   <category term="Paroles &amp; Musique" />
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   <published>2018-03-05T05:41:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
S’articulant autour de la chanson "Al-Atlal" (Les ruines) d’Oum Kalsoum, cette création de la comédienne Norah Krief, chantée et parlée, rend hommage à celle que l'on surnommait "l'Astre d'Orient" tout en évoquant l’exil de ses propres parents tunisiens vers la banlieue parisienne et ce qui peut être ressenti en général par chaque enfant d’immigrés.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20599785-24002442.jpg?v=1520181812" alt=""Al Atlal, chant pour ma mère"… Raconter les ruines, celles d’un amour, d’un pays…" title=""Al Atlal, chant pour ma mère"… Raconter les ruines, celles d’un amour, d’un pays…" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Je revoyais ma mère concasser au mortier son café, le moudre fin comme de la farine me disait-elle, le mettre dans sa zazoua sur le feu doux du kanoun, ajouter une goutte d’eau de fleur d’oranger, tout ça dans notre jardin de banlieue parisienne. Elle restait concentrée, surveillant avec vigilance le frémissement du café qui dégageait un arôme de noisette grillée. Et c’était long, ça bouillait lentement, elle retirait, et remettait la zazoua sur le feu tout en écoutant Oum Kalsoum sur le tourne-disque de la maison.</span> Nora Krief.       <br />
              <br />
       &quot;Al-Atlal&quot;, ce long poème d'Ibrahim Nagi - qui raconte les vestiges d'un amour et le rêve d'un pays perdu - est l'un des plus symboliques, des plus forts du répertoire d'Oum Kalsoum. Celui-ci est écrit au présent, son adresse est directe et active et revendique la liberté. Lorsqu'elle le chante devant le peuple égyptien, elle invite les femmes à ôter le voile, ce qu'elle fera dans la majorité de ses récitals. Oum Kalthoum devient rapidement un symbole de l’Égypte moderne et un symbole d’émancipation pour les femmes arabes.        <br />
              <br />
       Si elle reste très religieuse tout au long de sa vie, elle revendique sa féminité, revêtant des robes non traditionnelles. Dans les années cinquante et soixante, c’est une femme non voilée qui fait l’unanimité de Rabat à Bagdad, tant auprès des femmes que des hommes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20599785-24002455.jpg?v=1520181812" alt=""Al Atlal, chant pour ma mère"… Raconter les ruines, celles d’un amour, d’un pays…" title=""Al Atlal, chant pour ma mère"… Raconter les ruines, celles d’un amour, d’un pays…" />
     </div>
     <div>
      Pour ce projet créé au printemps 2017 au festival Passages à Metz et au festival Ambivalence(s) à Valence, Norah Krief a confié la direction musicale à Frédéric Fresson, pianiste et compositeur, avec qui elle travaille depuis des années (notamment pour le spectacle &quot;Les Sonnets&quot; de Shakespeare). La musique de ce poème est interprétée par des musiciens multi-instrumentistes. Ces musiciens sont des guides menant à la découverte des mélopées et des phrasées musicaux orientaux : notamment Lucien Zerrad, musicien et producteur aimant croiser les musiques du monde ; et Mohanad Aljaramani, oudiste et percussionniste, cofondateur du célèbre trio Bab Assalam (La Porte de la Paix).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Lorsque j'ai écouté pour la première fois &quot;Al-Atlal&quot;, j’ai eu un choc. J’ai entendu le secret de mes parents dans les paroles d’Oum Kalsoum qui racontent les ruines, celles d’un amour, d’un pays… Une partie du texte dit : &quot;rends-moi ma liberté, défais mes liens, j’ai tout donné, il ne me reste plus rien&quot;. C’est une histoire de déchirement, ce déchirement que j’ai en moi, mais ce n’est pourtant pas mon exil, c’est celui de mes parents et je l’ai ressenti dans mon enfance. À partir de ces &quot;ruines&quot;, j’ai donc décidé de raconter l’histoire de mon enfance, comme celles des enfances de tout le monde.</span> Norah Krief.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Al Atlal, chant pour ma mère"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20599785-24002462.jpg?v=1520181839" alt=""Al Atlal, chant pour ma mère"… Raconter les ruines, celles d’un amour, d’un pays…" title=""Al Atlal, chant pour ma mère"… Raconter les ruines, celles d’un amour, d’un pays…" />
     </div>
     <div>
      Une création de Norah Krief.       <br />
       D'après le poème d'Ibrahim Nagi chanté par Oum Kalsoum sur une musique de Riad Al Sunbati en 1966.       <br />
       Avec Norah Krief, Antonin Fresson, Lucien Zerrad et Mohanad Aljaramani.       <br />
       Écriture et dramaturgie : Norah Krief et Frédéric Fresson.       <br />
       Création musicale : Frédéric Fresson, Lucien Zerrad et Mohanad Aljaramani.       <br />
       Collaboration artistique : Charlotte Farcet.       <br />
       Traduction : Khaled Osman.       <br />
       Regard extérieur : Éric Lacascade.       <br />
       Création lumière : Jean-Jacques Beaudouin.       <br />
       Scénographie et costumes Magali Murbach.       <br />
       Création son Olivier Gascoin avec Yohann Gabillard.       <br />
       Création vidéo Jérémie Scheidler.       <br />
       Collaboration live et machines Dume Poutet aka (Otisto 23).       <br />
       Coaching chant oriental Dorsaf Hamdani.       <br />
       Régie générale Gilbert Morel.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Vendredi 9 mars 2018.</span>       <br />
       À 20 h.       <br />
       Auditorium, Institut du Monde Arabe, 01 40 51 38 14.       <br />
       À l'occasion de la Journée internationale du droit des femmes.       <br />
       <a class="link" href="https://www.imarabe.org/fr/actualites/spectacles/2017/les-femmes-donnent-de-la-voix-a-l-ima" target="_blank">&gt;&gt; imarabe.org</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">4 au 6 avril 2018 :</span> Comédie de Béthune - CDN, Béthune (62).       <br />
       <span class="fluo_jaune">13 avril 2018 :</span> Théâtre Sorano, Toulouse (31).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Le théâtre peut-il être acteur et témoin du politique ?</title>
   <updated>2014-05-16T17:10:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-theatre-peut-il-etre-acteur-et-temoin-du-politique_a1112.html</id>
   <category term="À l'affiche" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/6634034-10007484.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-05-15T16:46:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pour la 5e saison consécutive, L'Apostrophe ouvre le cycle "Théâtre & Politique" du 13 au 27 mai 2014. Parce qu’il y a du théâtre en politique et de la politique dans la création théâtrale, ce cycle trouve parfaitement sa place dans la saison artistique de la scène nationale. Depuis l'Antiquité jusqu’à aujourd’hui, le théâtre ne cesse d’interroger la cité, d’interpeller nos consciences, de nous tendre un miroir en forme d’appel.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6634034-10007484.jpg?v=1400252438" alt="Le théâtre peut-il être acteur et témoin du politique ?" title="Le théâtre peut-il être acteur et témoin du politique ?" />
     </div>
     <div>
      À l'heure où la Culture subit, comme de nombreux autres secteurs, les conséquences de la crise économique, pouvant souvent mettre en péril l'existence même de certains de ses acteurs, le cycle &quot;Théâtre &amp; Politique&quot; prend aujourd'hui un relief tout particulier en proposant les regards et les réflexions d'auteurs, de metteurs en scènes et de chercheurs sur nos sociétés en difficulté.       <br />
              <br />
       La programmation, pensé par Jean-Joël Le Chapelain directeur de la Scène nationale, se compose de 5 pièces de théâtre, d'une soirée chorégraphique (Antonio Gadès, rénovateur du flamenco sous Franco) et d'une rencontre-débat - mardi 20 mai 2014 - proposant un espace de réflexion sur les voies citoyennes dans l'art au sein de différentes cultures.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6634034-10007485.jpg?v=1400252705" alt="Le théâtre peut-il être acteur et témoin du politique ?" title="Le théâtre peut-il être acteur et témoin du politique ?" />
     </div>
     <div>
      ● 13 et 14 mai 2014 : &quot;Le Cochon&quot;, texte peu connu de Vaclav Havel, manière de farce burlesque sur les absurdités du       <br />
       système, mis en scène par le Tchèque Vladimir Moravek ;       <br />
       ● 16 et 17 mai 2014 : &quot;Tout un homme&quot; de Jean-Paul Wenzel ou les récits singuliers d’anciens mineurs maghrébins ;       <br />
       ● 19 et 26 mai 2014 : &quot;Al Atlal&quot; (Les Ruines), poème immortalisé par la voix mythique d'Oum Kalsoum en 1966, donne corps au spectacle de Sharif Andoura ;       <br />
       ● 22 et 23 mai 2014 : &quot;American tabloïd&quot; de James Ellroy, mis en scène par Nicolas Bigards, un portrait au vitriol de l’Amérique sous Kennedy ;       <br />
       ● 24 et 25 mai 2014 : &quot;Les Justes&quot;, la célèbre pièce d’Albert Camus, mise en scène par Hubert, Jappelle questionne les ressorts du terrorisme.       <br />
       ● 27 mai 2014 : &quot;Noces de Sang &amp; Suites Flamenca&quot;, deux pièces majeures du danseur et chorégraphe engagé, Antonio Gadès.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6634034-10007497.jpg?v=1400253015" alt="Le théâtre peut-il être acteur et témoin du politique ?" title="Le théâtre peut-il être acteur et témoin du politique ?" />
     </div>
     <div>
      Ces œuvres fortes d'origines diverses incitent à renouer avec les fondamentaux du théâtre en faisant apparaître différents formes de traitement de la question du politique grâce aux paroles artistiques mais aussi à travers l'histoire et les cultures de différents pays. Ces multiples perspectives abordées seront sans doute à même de nourrir la rencontre du 20 mai, à 19 h 30 : &quot;Le théâtre, témoin engagé du politique&quot;.       <br />
              <br />
       Cette rencontre est aussi l'occasion d'échanges avec le public, tant à partir des spectacles déjà vus que sur les questions posées : Qu'est-ce qui fait témoignage au théâtre ? Quels enjeux résultent de la relation entre les œuvres et le public ? Comment des sujets comme l'immigration, l'exclusion, le nomadisme, l’oppression, la révolte, etc., résonnent-ils auprès du public et des citoyens d'aujourd'hui ? Si le théâtre est encore l'endroit du politique, comme le geste artistique s'en empare-t-il ? Cette liste d'interrogations n'est pas, bien sûr, exhaustive. Les intervenants prévus sont notamment Judith Depaule, metteure en scène ; Rachid Ouramdane, chorégraphe ; Jack Ralite (sous réserve), Hélène Kuntz, maître de conférence à l'université Paris III (sous réserve). La rencontre devrait être animée par Pascal Paradou.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>5e édition du Cycle Théâtre et Politique.</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 13 au 27 mai 2014.</span>       <br />
       L'Apostrophe (Théâtre des Arts - Théâtre des Louvrais), Cergy-Pontoise, 01 34 20 14 14.       <br />
       <a class="link" href="http://www.lapostrophe.net/" target="_blank">&gt;&gt; lapostrophe.net</a>       <br />
       Rencontre du 20 mai : Entrée libre sur réservation aux accueils ou au 01 34 20 14 14.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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