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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-09-11T00:59:07+02:00</updated>
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   <title>L'amour, l'argent et le pouvoir : trois composantes représentant l'indéfectible condition humaine</title>
   <updated>2017-07-11T09:23:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/L-amour-l-argent-et-le-pouvoir-trois-composantes-representant-l-indefectible-condition-humaine_a1864.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2017-07-11T06:22:00+02:00</published>
   <author><name>Ludivine Picot</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans cette pièce du célèbre auteur irlandais, on voit évoluer sur scène des personnages qui interprètent des rôles, qui se font passer pour ce qu'ils ne sont pas, qui jouent la comédie. Enchaînant les cachotteries et les malentendus, le texte pointe du doigt les apparences souvent trompeuses dont la société bourgeoise anglaise s'accommode sans remords. Satire sociale, ce texte met à mal l'institution politique et celle du mariage.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15544326-20789054.jpg?v=1499635454" alt="L'amour, l'argent et le pouvoir : trois composantes représentant l'indéfectible condition humaine" title="L'amour, l'argent et le pouvoir : trois composantes représentant l'indéfectible condition humaine" />
     </div>
     <div>
      Gertrude Chiltern voue à son mari un amour admiratif. Elle adore cet homme qui s'est fait son propre nom, sa propre place dans le monde de la politique. Sir Robert Chiltern est un mari dévoué et fidèle, un homme intègre et honnête. Jusqu'au jour où Olivia Cheveley, une femme à la moralité douteuse, lui demande un service qu'il ne saurait refuser, sans quoi elle dévoilera une information qui ruinera la carrière et détruira le couple du réputé secrétaire d'État. L'homme se trouve piégé. Choisira-t-il de respecter ses valeurs et de rester éthique ou de sauver sa position ainsi que son mariage ? Ici la morale fait front à l'intérêt personnel.       <br />
              <br />
       &quot;Un mari idéal&quot; dénonce la suprématie de l'argent, le recours au chantage pour arriver à ses fins, la recherche de gloire au risque de s'oublier soi-même, les mensonges… Et, en fond de toile, l'amour. L'amour décliné sous bien des façons, l'amour adapté à chacun des caractères. L'amour de l'être admiré, l'amour de l'être désiré, l'amour amical, l'amour parental…       <br />
              <br />
       Cette pièce dénonce le combat qui existe entre la volonté de préserver son identité et celle de s'intégrer à la société. Oscar Wilde écrit celle-ci en 1895 mais le texte classique résonne de modernité. Les thèmes abordés sont ancrés dans la réalité. Les époques changent mais les êtres restent les mêmes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15544326-20789063.jpg?v=1499635633" alt="L'amour, l'argent et le pouvoir : trois composantes représentant l'indéfectible condition humaine" title="L'amour, l'argent et le pouvoir : trois composantes représentant l'indéfectible condition humaine" />
     </div>
     <div>
      Les comédiens sont touchants de sincérité, brillants de simplicité. La comédienne qui incarne Miss Mabelle Chiltern brille par sa beauté et son ingénuité. Le personnage de Lord Arthur Goring nous fait rire à coups de sarcasme et de cynisme. On déteste la détestable Olivia Cheveley, hautaine, froide et égoïste. Mais on se surprend à éprouver de la compassion lorsque la femme malhonnête tombe le masque et révèle l'amoureuse blessée. On a du mal à faire la part entre le comédien et le personnage tant le jeu sonne juste. Il n'a rien d'exceptionnel, il se veut seulement naturel.       <br />
              <br />
       Les costumes sont élégants, le décor présent mais sobre. Nous sommes tout d'abord dans le salon des Chiltern puis dans celui de Lord Arthur. Les comédiens permettent la transition entre les deux lieux dans l'obscurité et la discrétion. Il est agréable d'avoir des meubles et des objets sur lesquels les yeux peuvent se reposer ; dans cette pièce nul besoin d'imaginer. La mise en scène n'est que l'accompagnement de la trame narrative : elle ne l'estompe pas, ne l'alourdit pas mais l'accompagne avec retenue. Ici pas de jeu de lumière démesuré, de jeu d'acteur exacerbé, de mise en scène surestimée. L'intrigue se suffit à elle-même.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Un mari idéal"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15544326-20789066.jpg?v=1499635676" alt="L'amour, l'argent et le pouvoir : trois composantes représentant l'indéfectible condition humaine" title="L'amour, l'argent et le pouvoir : trois composantes représentant l'indéfectible condition humaine" />
     </div>
     <div>
      Texte : Oscar Wilde.       <br />
       De : Cathy Guillemin.       <br />
       Avec : Aurélie Campovecchio, Édouard Licoys, Laure Loaëc, Audrey Morin, Cédric Obstoy, Maxime Seynave.       <br />
       En alternance avec : Justine Arcache, Isabelle Duvernois, Vincent Germain, Pavlina Novotny, Maxime Seynave, Oscar Voisin.       <br />
       Compagnie Comme c'est bizarre.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 juin au 29 juillet 2017.</span>       <br />
       Mercredi et vendredi à 21 h, jeudi et samedi à 19 h 30.       <br />
       À la folie théâtre, Paris 11e, 01 43 55 14 80.       <br />
       <a class="link" href="http://www.folietheatre.com/" target="_blank">&gt;&gt; folietheatre.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"La ballade de la geôle de Reading"… ou la dernière ballade poétique d’Oscar Wilde</title>
   <updated>2013-03-19T11:22:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-ballade-de-la-geole-de-Reading-ou-la-derniere-ballade-poetique-d-Oscar-Wilde_a860.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2013-03-18T11:03:00+01:00</published>
   <author><name>Safidine Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Paul Audrain, dans une mise en scène très musicale, fait revivre la dernière œuvre d’Oscar Wilde dans une élocution et un jeu simple, direct où les émotions, le vécu et la revendication politique cohabitent.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5330971-7955445.jpg?v=1363688574" alt=""La ballade de la geôle de Reading"… ou la dernière ballade poétique d’Oscar Wilde" title=""La ballade de la geôle de Reading"… ou la dernière ballade poétique d’Oscar Wilde" />
     </div>
     <div>
      Le spectacle débute avec Monica Molinaro seule devant son piano. Puis le silence s’installe et un bruit de mer au loin se fait entendre tel un murmure de liberté. Molinaro enchaîne au piano la Gymnopédie N°1 d’Erik Satie plantant ainsi une atmosphérique mélancolique. Oscar Wilde, sous les traits de Jean-Paul Audrain apparaît. La musique est comme un prolongement, un souffle, une pause dans les tourments du personnage. Les musiques choisies sont contemporaines de l’auteur.       <br />
              <br />
       La musique accompagne le jeu d’Audrain avec les œuvres de Borodine, Granados, Grieg dans des accents plus sombres, avec Brahms, Chopin ou Rachmaninov dans des accents plus lyriques ou encore dans des tonalités plus mélancoliques avec Haendel, Liszt ou Satie. La musique est un deuxième personnage. Elle souligne et accompagne les états d’âme du personnage.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5330971-7955446.jpg?v=1363688575" alt=""La ballade de la geôle de Reading"… ou la dernière ballade poétique d’Oscar Wilde" title=""La ballade de la geôle de Reading"… ou la dernière ballade poétique d’Oscar Wilde" />
     </div>
     <div>
      &quot;La ballade de la geôle de Reading&quot; est un poème dans lequel sont décrits les derniers jours et l’exécution d’un prisonnier. L’œuvre lie poésie et politique en dénonçant le système carcéral et la peine de mort. Jean-Paul Audrain arrive à donner toute la mesure poétique du vers de Wilde en jouant sur des émotions qui habillent les mots de l’auteur sans les bâillonner.       <br />
              <br />
       Côté scénographie, le plateau est nu, seul un bouquet de roses blanches avec une rose rouge au milieu trône à l’avant-scène symbolisant comme une souffrance au milieu de la pureté.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5330971-7955450.jpg?v=1363688575" alt=""La ballade de la geôle de Reading"… ou la dernière ballade poétique d’Oscar Wilde" title=""La ballade de la geôle de Reading"… ou la dernière ballade poétique d’Oscar Wilde" />
     </div>
     <div>
      Le texte est très bien dit avec une élocution et une présence certaines. Le personnage oscille entre la tristesse et la sérénité, entre la revendication et l’émotion, entre le vécu et le conte. Une mise à distance est opérée aussi parfois par le comédien par le biais de sourires ou de silences comme pour faire glisser les mots vers un espace-temps qui appartient plus au conte qu’à la réalité.        <br />
              <br />
       C’est la dernière pièce de l’auteur qui a connu un succès rapide très jeune et qui a fini sous l’opprobre et la misère. À cause d’une fin de vie dans l’avanie, la pièce a été publiée sous le matricule C.3.3., matricule de Wilde lors de sa détention.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La ballade de la geôle de Reading"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5330971-7955454.jpg?v=1363688576" alt=""La ballade de la geôle de Reading"… ou la dernière ballade poétique d’Oscar Wilde" title=""La ballade de la geôle de Reading"… ou la dernière ballade poétique d’Oscar Wilde" />
     </div>
     <div>
      Texte : Oscar Wilde.       <br />
       Traduction : Henry D. Davray.       <br />
       Adaptation : Jean-Paul Audrain.       <br />
       Mise en scène : Grégoire Couette-Jourdain.       <br />
       Avec : Jean-Paul Audrain, Monica Molinaro.       <br />
       Musique : Satie, Brahms, Borodine, Rachmaninov, Grieg, Granados, Chopin, Liszt, Fauré.       <br />
       Lumières : Vincent Lemoine.       <br />
       Durée : 1 h 05.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 30 janvier 2013 au 14 avril 2013.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Le Lucernaire, Paris 6e, 01 45 44 57 34.       <br />
       <a class="link" href="http://www.lucernaire.fr" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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