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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-09-08T21:02:24+02:00</updated>
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   <title>Tempête dans un verre d’eau à la MC93 … ou presque !</title>
   <updated>2014-03-31T11:32:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Tempete-dans-un-verre-d-eau-a-la-MC93-ou-presque-_a876.html</id>
   <category term="Lyrique" />
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   <published>2013-04-08T16:27:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Ce n’est pas un jeu de mots facile… c’est effectivement ce que j’ai vu dans le nouveau spectacle musical de la compagnie Teatro Praga, "The Tempest", à l’affiche le week-end dernier à la MC 93 de Bobigny. Avis aux professionnels, cette véritable performance mérite d’être invitée dans vos théâtres (1) !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5397691-8052520.jpg?v=1365433791" alt="Tempête dans un verre d’eau à la MC93 … ou presque !" title="Tempête dans un verre d’eau à la MC93 … ou presque !" />
     </div>
     <div>
      Tout commence dans la grande salle Oleg Efremov quand le public entre enfin, un peu étonné d’avoir piétiné devant les portes jusqu’au dernier moment (20 h 30 pour être précise). Si on l’a fait patienter, c’est pour avoir la surprise de se découvrir filmé et projeté sur grand écran sur la scène. Devant ce grand mur d’images, une cage plongée dans une lumière bleutée très belle d’où nous observent tous les membres de la troupe. Dispositif habile : les regardants sont regardés par ceux qu’ils viennent regarder. Un couple donc que les metteurs en scène Pedro Penim, André E. Teodosio, José Maria Vieira Mendes - également auteurs du texte - ont voulu fraternel. Les spectateurs n’ont pas fini de s’installer que tout s’emballe : une soprano chante - trop fort : elle a un micro - et Miranda en perruque verte et short à paillettes noie de paroles son amoureux Ferdinand dans la salle, suivie par une équipe de tournage. Nous voilà embarqués dans un bateau à la dérive, ou prisonniers d’une île que tout le monde veut fuir, surtout Prospero, devenu metteur en scène.       <br />
              <br />
       Car il s’agit bien d’un spectacle tiré du &quot;semi-opéra&quot; (2) de Henry Purcell, &quot;The Tempest or the Enchanted Island&quot;, et de la pièce de William Shakespeare dont il s’inspire. Mais ceux qui croit venir écouter Purcell ou Shakespeare seront perplexes : la compagnie lisboète Teatro Praga est spécialiste du &quot;fake&quot;, comprenez de la contrefaçon ou simulation. On se souvient de l’argument de &quot;La Tempête&quot; de Shakespeare : le duc de Milan, Prospero, a été exilé par son frère Antonio sur une île, avec sa fille Miranda. Devenu magicien, Prospero provoque une tempête avec les esprits Ariel et Caliban pour se venger d’Antonio. Ce frère félon subira une série d’épreuves sur l’île en compagnie du roi de Naples et de son fils, Ferdinand. Tout finit par une réconciliation générale et le mariage de Miranda avec ce dernier. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5397691-8052521.jpg?v=1365433791" alt="Tempête dans un verre d’eau à la MC93 … ou presque !" title="Tempête dans un verre d’eau à la MC93 … ou presque !" />
     </div>
     <div>
      Dans cette &quot;expérience cognitive&quot; voulue par les maîtres d’œuvre du Teatro Praga, Prospero est le metteur en scène d’un spectacle qui n’a pas vraiment commencé, mais qui lui échappe et auquel il s’acharne à trouver une fin. En une série dynamique et chaotique de happenings souvent hilarants, Prospero refuse toutes les propositions de sa troupe, et au milieu d’une déferlante d’images vidéo, de musique, de chants, de performances, il retrouvera son frère Antonio. Ne me demandez pas de résumer le reste du spectacle, c’est mission impossible !       <br />
              <br />
       Ce n’est pas un orchestre baroque qui accompagne les cinq chanteurs - plutôt biens - et ces happenings (inégaux, certains hilarants d’autres plus attendus) comme dans leur précédent spectacle &quot;The Fairy Queen&quot; (des mêmes Shakespeare et Purcell) joué en 2012 à la MC93. Cette fois il a été décidé que la musique serait électronique, composée à partir de &quot;l'Orphée anglais&quot; (Henry Purcell donc) par les DJ remixer et producteurs Xinobi et Moullinex. J’ai craint le pire, mais finalement c’est un pari gagné (même si le son était décidément trop fort pour mes tympans délicats).        <br />
              <br />
       À condition de bien vouloir renoncer à ses petites habitudes confortables de mélomane compassé, le public a plutôt bien accueilli ce spectacle en devenir, incroyablement inventif, énergique, parfois beau, toujours ironique. On rit beaucoup, ce qui tombait bien en cette fin de semaine cataclysmique. On sort éberlué, soulagé quoique content de s’être embarqué dans cette tempête ! Reste qu’on pourrait enlever facilement un quart d’heure aux 1 h 50 que dure la soirée, y retranchant les performances les plus faibles pour éviter ces courts moments où la lassitude nous saisit. Mais attention ! je tiens absolument à ce que l’on conserve la tempête que provoque une aspirine dans un verre d’eau : filmée au plus près et projetée sur grand écran, l’effet papillon est garanti !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Les producteurs du spectacle aimeraient bien qu’il puisse être repris ailleurs.         <br />
       (2)  Un &quot;semi-opéra&quot; est un genre créé par Henry Purcell pour plaire au public londonien du XVIIIe siècle, il consiste en une alternance d’épisodes chantés et de dialogues accompagnés de musique.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5397691-8052592.jpg?v=1365433792" alt="Tempête dans un verre d’eau à la MC93 … ou presque !" title="Tempête dans un verre d’eau à la MC93 … ou presque !" />
     </div>
     <div>
      A été joué du 5 au 7 avril 2013 à la MC93 de Bobigny.       <br />
       Spectacle musical vu le vendredi 5 avril 2013.       <br />
              <br />
       <b>&quot;The Tempest&quot;.</b>       <br />
       Par le Teatro Praga.       <br />
       Texte et direction : Pedro Penim, André E. Teodosio, José Maria Vieira Mendes.       <br />
       D’après &quot;The Tempest or the Enchanted Island&quot; (1695) de Henry Purcell et &quot;The Tempest&quot; (1611) de William Shakespeare.       <br />
       Musique composée et jouée par Xinobi et Moullinex.       <br />
       Spectacle en anglais, français et portugais, surtitré en français.        <br />
              <br />
       Avec Joana Barrios, Diogo Bento, André Godinho, Claudia Jardim, Diogo Lopes, Patricia Da Silva, André E. Teodosio, Vicente Trindade, Daniel Worm d’Assumpçao.       <br />
       Direction vocale : Rui Baeta.       <br />
       Rui Baeta, baryton.       <br />
       Sandra Medeiros, soprano.       <br />
       Chœur : Ana Margarida Encarnaçao, Cristina repas, Joao Francisco.       <br />
              <br />
       Vidéo : André Godinho.       <br />
       Scénographie : Barbara Falçao Fernandes.       <br />
       Lumières : Daniel Worm d’Assumpçao.        <br />
       Chorégraphie : Vicente Trindade.       <br />
       Costumes : Joana Barrios, Antonio de Oliveira Pinto.        <br />
       Artistes invités : Vasco Araujo, Catarina Campino, Javier Nunez Gasco, Joao Pedro Vale.        <br />
       Équipe vidéo : Joana Frazao, Salomé Lamas.        <br />
       Perchiste : Nuno Morao.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Tempete-dans-un-verre-d-eau-a-la-MC93-ou-presque-_a876.html" />
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  <entry>
   <title>"Don Giovanni" à Dijon : sexe, musique et autres divertissements !</title>
   <updated>2014-03-31T11:33:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Don-Giovanni-a-Dijon-sexe-musique-et-autres-divertissements-_a865.html</id>
   <category term="Lyrique" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/5361457-7999500.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-03-27T20:40:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"Don Giovanni" à l’Opéra de Dijon, on y court ! Avec une distribution jeune et talentueuse, le directeur Laurent Joyeux et le metteur en scène Jean-Yves Ruf sont en passe de réussir leur pari en renouvelant habilement la réception d’une partition, dont il faut bien dire qu’on ne peut l’épuiser, malgré son immense succès. L’opéra est évidemment un sommet tant dans l’œuvre mozartienne, que dans l’histoire de la musique, et le public est au rendez-vous.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5361457-7999500.jpg?v=1364461908" alt=""Don Giovanni" à Dijon : sexe, musique et autres divertissements !" title=""Don Giovanni" à Dijon : sexe, musique et autres divertissements !" />
     </div>
     <div>
      La première partition, celle de la création de 1787 à Prague, a été choisie pour sa grande efficacité dramaturgique : plusieurs duos disparaissent. En particulier, au deuxième acte, celui de Donna Anna et Don Ottavio qui ralentit d’ordinaire le dénouement de cette chasse à l’homme d’enfer. Un paysage de campagne sera le décor de l’opéra, une nature qui fait d’abord penser aux mises en scène tchékhoviennes de Giorgio Strehler dans les années quatre-vingt, mais qui en fait est davantage inspirée de l’univers onirique et pittoresque du cinéaste Emir Kusturica. On saluera d’ailleurs le très beau travail des lumières de Christian Dubet et les costumes inventifs de Claudia Jenatsch. Il s’agira tout au long des deux actes d’une course-poursuite haletante et comique : celle de Don Giovanni, véritable libertin affamé et insatiable ! Et qui de chasseur va se retrouver gibier. Sa liberté insolente ne peut que provoquer haine et rancœurs chez les frustrés et les abandonné(e)s qu’il sème sur sa route.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5361457-8001447.jpg?v=1364462367" alt=""Don Giovanni" à Dijon : sexe, musique et autres divertissements !" title=""Don Giovanni" à Dijon : sexe, musique et autres divertissements !" />
     </div>
     <div>
      C’est un spectacle drôle et rafraîchissant : les nobles fraient avec des gitans. Le Masetto de Damien Pass est un frère du héros de &quot;La Fièvre du samedi soir&quot;, sa fiancée Zerlina - mutine Camille Poul - est une coquine à la limite de la nymphomanie. Sans oublier la décision osée de faire éclater sur scène la faute passée de Donna Anna/Diana Highbee, enceinte jusqu’aux yeux… des œuvres de Don Giovanni ! Le séducteur interprété par Edwin Crossley-Mercer est fringant, grand parleur et beau garçon. On a regretté lors de cette première que le jeune baryton français ait eu du mal à se débarrasser de son trac et qu’il n’ait pu se libérer pleinement. Car quand il chante, tout le monde chavire, et pas seulement les demoiselles.        <br />
              <br />
       En définitive, celui qui emporte l’adhésion enthousiaste d’un public jeune et familial, c’est le Leporello de Josef Wagner, un baryton-basse autrichien très excitant. Il joue et chante avec une liberté, une fougue burlesque, mettant ce qu’il faut de &quot;folia&quot; à une production charmante ; mais qui aurait pu être jugée un tantinet trop sage sous la direction musicale de Gérard Korsten. Une production très &quot;buffa&quot; donc à défaut d’être aussi le drame sombre qu’on aime. On a aussi le plaisir de retrouver la mezzo Ruxandra Donose en Donna Elvira, un peu décevante au début, trac oblige, et qui a magistralement terminé la soirée. À vérifier dans un DVD de ce spectacle, à paraître bientôt.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5361457-8001474.jpg?v=1364462367" alt=""Don Giovanni" à Dijon : sexe, musique et autres divertissements !" title=""Don Giovanni" à Dijon : sexe, musique et autres divertissements !" />
     </div>
     <div>
      En fait, nous sommes conquis par le travail de Laurent Joyeux, jeune directeur dynamique et inspiré, qui fait souffler un air de jeunesse sur cette institution dijonnaise. Dès son arrivée, il a opté pour une programmation passionnante et décapante, ne sacrifiant rien à la plus rigoureuse exigence artistique. Une idée parmi d’autres : l’Opéra de Dijon a attiré 900 étudiants à l’Auditorium pour l’opéra de Mozart ces dernières semaines en distribuant avec les billets des capotes aux étuis classieux, marqués <span style="font-style:italic">&quot;Venez passer une nuit avec Don Giovanni&quot;</span>. Brillant !       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Jeudi 28 mars 2013 à 20 h (avec audiodescription) et samedi 30 mars 2013 à 20 h.</span>       <br />
       Diffusion à partir du 29 mars 2013 sur www.medici.tv       <br />
       Diffusion ultérieure sur France Télévisions.       <br />
              <br />
       <b>&quot;Don Giovanni&quot;, &quot;Il dissoluto punito ossia il Don Giovanni&quot; (1787).</b>       <br />
       Dramma giocoso en deux actes.       <br />
       Livret : Lorenzo da Ponte.       <br />
       Musique : W. A. Mozart.        <br />
       En italien surtitré.       <br />
       Durée : 3 h avec entracte.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5361457-8001476.jpg?v=1364462368" alt=""Don Giovanni" à Dijon : sexe, musique et autres divertissements !" title=""Don Giovanni" à Dijon : sexe, musique et autres divertissements !" />
     </div>
     <div>
      Chamber Orchestra of Europe.       <br />
       Chœur de l’Opéra de Paris.       <br />
       Direction musicale : Gérard Korsten.       <br />
       Chef de chœur : Mihàly Zeke.        <br />
              <br />
       Mise en scène : Jean-Yves Ruf.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Anaïs de Courson.       <br />
       Scénographie : Laure Pichat.       <br />
       Chorégraphie : Caroline Marcadé.       <br />
       Costumes : Claudia Jenatsch.       <br />
       Lumières : Christian Dubet.       <br />
              <br />
       Edwin Crossley-Mercer, Don Giovanni.       <br />
       Josef Wagner, Leporello.       <br />
       Diana Higbee, Donna Anna.       <br />
       Michael Smallwood, Don Ottavio.       <br />
       Timo Riihonen, Le Commandeur.       <br />
       Ruxandra Donose, Donna Elvira.       <br />
       Camille Poul, Zerlina.       <br />
       Damien Pass, Masetto.        <br />
              <br />
       Auditorium de l’Opéra de Dijon, 03 80 48 82 82.       <br />
       Place Jean Bouhey, 21000 Dijon.       <br />
       <a class="link" href="http://www.opera-dijon.fr" target="_blank">&gt;&gt; opera-dijon.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Une journée particulière avec "Don Giovanni" ? Prenez la direction Dijon !</title>
   <updated>2016-02-16T12:03:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Une-journee-particuliere-avec-Don-Giovanni-Prenez-la-direction-Dijon-_a857.html</id>
   <category term="Lyrique" />
   <published>2013-03-14T08:03:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
À l’Opéra de Dijon, la création se porte très bien ! Dans le beau vaisseau amiral de l’Auditorium aux lignes futuristes, Laurent Joyeux nous propose en mars une nouvelle production du dramma giocoso le plus fascinant de Wolfgang Amadeus Mozart : un "Don Giovanni" à l’affiche des plus excitantes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5319211-7937902.jpg?v=1363331516" alt="Une journée particulière avec "Don Giovanni" ? Prenez la direction Dijon !" title="Une journée particulière avec "Don Giovanni" ? Prenez la direction Dijon !" />
     </div>
     <div>
      Depuis quelques années, à l’Opéra de Dijon, les choix opérés comme les coopérations artistiques nouées s’attachent à redonner à la capitale de la Bourgogne sa place de carrefour culturel européen d’antan. Après une programmation autour de Vienne et un hommage à Debussy - entre autres nombreux événements - et avant un Ring wagnérien prévu en octobre, l’Opéra crée encore l’événement en proposant une nouvelle production de &quot;Don Giovanni&quot; en mars 2013.        <br />
              <br />
       Comment nous mettre l’eau à la bouche, à nous qui avons encore en mémoire la production de Michael Haneke à Bastille ? C’est en innovant avec une recette à base de jeunes talents, de choix pointus et d’une bonne dose de passion ! Jean-Yves Ruf, jeune metteur en scène déjà remarqué pour son travail sur les scènes les plus &quot;hypes&quot; de notre belle nation, pose ses valises à Dijon avant de livrer sa vision de &quot;l'Elena&quot; de Cavalli au Festival d’Aix cet été. Il a choisi une version peu connue de l’opéra de Mozart : en l’occurrence la première, celle de la création en octobre 1787 au Théâtre des États de Prague. Eh oui, cher Lecteur, la version que tu connais est un mix de deux partitions, celle de 87 et celle de la version viennoise de 1788.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5319211-7937903.jpg?v=1363331517" alt="Une journée particulière avec "Don Giovanni" ? Prenez la direction Dijon !" title="Une journée particulière avec "Don Giovanni" ? Prenez la direction Dijon !" />
     </div>
     <div>
      Qu’est ce que cela change ? Presque tout pour un chef-d'œuvre qui a toujours hésité entre tragédie et farce, une œuvre ambiguë, géniale pour cette raison même. Pour Jean-Yves Ruf, il s’agit <span style="font-style:italic">&quot;d'une version plus tendue, où la narration avance et où Don Giovanni accélère le mouvement&quot;</span>. <span style="font-style:italic">&quot;Une journée particulière&quot;</span>, selon lui, pour le séducteur impénitent qui, de chasseur toujours aux aguets sans toit ni loi, va se retrouver en position d’être pourchassé à son tour par ses victimes, et par une société qui ne veut pas renoncer à ses garde-fou moraux. Plus d’aria solo, plus de fête paysanne au deuxième acte, mais une fuite en avant impitoyable : l’opéra de Mozart vu comme une chasse à courre ironique et grandiose !       <br />
              <br />
       Deux autres raisons de se féliciter de cette nouvelle production : d’abord le retour en France du &quot;meilleur orchestre de chambre du monde&quot; (selon BBC Two Television), le Chamber Orchestra of Europe, dont les enregistrements avec Claudio Abbado et Nikolaus Harnoncourt ont fait date. Sous la direction de son chef musical Gérard Korsten, il devrait donner le meilleur de lui-même et on ne devrait pas s‘ennuyer - notons que le COE est un orchestre désormais associé à l’Opéra de Dijon. Et puis, dans le rôle-titre, la crème de la jeune génération des chanteurs français (comme son nom ne l’indique pas) : le baryton clermontois Edwin Crossley-Mercer ! Il est jeune, il est beau, il chante comme un dieu, lui qui a été à bonne école - dont celle du grand Dietrich Fischer Dieskau. Nous sommes tous pressé(e)s de l’entendre (et de le voir !) après qu’il a interprété un si beau Gugliemo dans le &quot;Cosi fan Tutte&quot; d’Aix en 2009 et avant son Figaro de nouvelles &quot;Noces&quot; à Los Angeles, avec Gustavo Dudamel.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5319211-7937904.jpg?v=1363331517" alt="Une journée particulière avec "Don Giovanni" ? Prenez la direction Dijon !" title="Une journée particulière avec "Don Giovanni" ? Prenez la direction Dijon !" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Première le vendredi 22 mars 2013 à 20 h.       <br />
       Dimanche 24 mars à 15 h, mardi 26 mars à 20 h, jeudi 28 mars à 20 h (avec audiodescription) et samedi 30 mars à 20 h.</span>       <br />
              <br />
       <b>&quot;Don Giovanni&quot;, &quot;Il dissoluto punito ossia il Don Giovanni&quot; (1787).</b>       <br />
       Dramma giocoso en deux actes.       <br />
       Livret : Lorenzo da Ponte.       <br />
       Musique : W. A. Mozart.        <br />
       En italien surtitré.       <br />
       Durée : 3 h avec entracte.       <br />
              <br />
       Chamber Orchestra of Europe.       <br />
       Chœur de l’Opéra de Paris.       <br />
       Direction musicale : Gérard Korsten.       <br />
       Chef de chœur : Mihàly Zeke.        <br />
              <br />
       Mise en scène : Jean-Yves Ruf.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Anaïs de Courson.       <br />
       Scénographie : Laure Pichat.       <br />
       Chorégraphie : Caroline Marcadé.       <br />
       Costumes : Claudia Jenatsch.       <br />
       Lumières : Christian Dubet.       <br />
              <br />
       Edwin Crossley-Mercer, Don Giovanni.       <br />
       Josef Wagner, Leporello.       <br />
       Diana Higbee, Donna Anna.       <br />
       Michael Smallwood, Don Ottavio.       <br />
       Timo Riihonen, Le Commandeur.       <br />
       Ruxandra Donose, Donna Elvira.       <br />
       Camille Poul, Zerlina.       <br />
       Damien Pass, Masetto.        <br />
              <br />
       Auditorium de l’Opéra de Dijon, 03 80 48 82 82.       <br />
       Place Jean Bouhey, 21000 Dijon.       <br />
       <a class="link" href="http://www.opera-dijon.fr" target="_blank">&gt;&gt; opera-dijon.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Une-journee-particuliere-avec-Don-Giovanni-Prenez-la-direction-Dijon-_a857.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Amoureux de "Virtuosités baroques" ? À la découverte du nouveau Carestini : Franco Fagioli !</title>
   <updated>2016-02-16T12:10:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Amoureux-de-Virtuosites-baroques-A-la-decouverte-du-nouveau-Carestini-Franco-Fagioli-_a812.html</id>
   <category term="Lyrique" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/5099596-7610407.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-01-07T09:09:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Tel le légendaire castrat du XVIIIe siècle Carestini, le jeune contre-ténor argentin Franco Fagioli est la nouvelle sensation hot de la musique baroque ! Son premier récital français salle Gaveau le 10 janvier prochain est un événement très attendu.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5099596-7610407.jpg?v=1357548317" alt="Amoureux de "Virtuosités baroques" ? À la découverte du nouveau Carestini : Franco Fagioli !" title="Amoureux de "Virtuosités baroques" ? À la découverte du nouveau Carestini : Franco Fagioli !" />
     </div>
     <div>
      Ce jeune contre-ténor, ayant brillé dans les principaux rôles des opéras de Haendel en Europe, a été révélé en France il y a peu dans une production de l’opéra de Nancy, &quot;Artaserse&quot;, du compositeur napolitain Leonardo Vinci - rien à voir avec le peintre de la Renaissance… Les amoureux de la musique baroque attendaient Philippe Jaroussky et Max Emanuel Cencic dans les rôles principaux et ils ont découvert un chanteur exceptionnel, Franco Fagioli, en prime !        <br />
              <br />
       À vrai dire, il n’y avait pas à être surpris : le jeune contre-ténor, doué d’une voix exceptionnelle et d’une technique à toute épreuve dit-on, a été élu meilleur chanteur de l'année en Italie en 2011. Il était donc naturel que son talent éclatât dans le rôle d’Arbace aux yeux et aux oreilles éblouis du public français - on dit aussi que sa présence scénique est remarquable. C’est ce que nous sommes pressés de vérifier salle Gaveau dans quelques jours !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5099596-7610408.jpg?v=1357548317" alt="Amoureux de "Virtuosités baroques" ? À la découverte du nouveau Carestini : Franco Fagioli !" title="Amoureux de "Virtuosités baroques" ? À la découverte du nouveau Carestini : Franco Fagioli !" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">&quot;Virtuosités baroques&quot;, concert baroque le 10 janvier 2013 à 20 h 30.</span>       <br />
       Salle Gaveau, 45, rue de la Boétie, Paris 8e, 01 49 53 05 07.       <br />
       <a class="link" href="http://www.sallegaveau.com" target="_blank">&gt;&gt; sallegaveau.com</a>       <br />
              <br />
       Franco Fagioli, contre-ténor.       <br />
       Marco Frezzato, violoncelle.       <br />
       Luca Pianca, archiluth.       <br />
       Jeremy Joseph, clavecin.       <br />
              <br />
       <b>Programme :</b>       <br />
       Frescobaldi, &quot;Se l’aura spira&quot;.       <br />
       Monteverdi, &quot;Ecco di dolci raggi il sole&quot;.       <br />
       Ferrari, &quot;Amanti, io vi so dire&quot;.       <br />
       Doni, Toccata - Canzone - Passacaglia (luth seul).       <br />
       Haendel, &quot;Dolce pur d’amor l’affamo&quot;, Cantate XWV 109.       <br />
       Haendel, &quot;Aure soavi e liete&quot;, Cantate HWV 84.       <br />
       Vivaldi, &quot;Piangi e sospiri&quot;, Cantate RV 676.       <br />
       Geminiani, Sonate en la mineur pour violoncelle et basse continue opus 5/6.       <br />
       Paisiello, Variation sur l’air &quot;Nel cor più non mi sento&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Amoureux-de-Virtuosites-baroques-A-la-decouverte-du-nouveau-Carestini-Franco-Fagioli-_a812.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Avec les "filles" d’Ariane, une mise en scène réussie à l’Opéra de Dijon</title>
   <updated>2016-02-16T12:11:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Avec-les-filles-d-Ariane-une-mise-en-scene-reussie-a-l-Opera-de-Dijon_a804.html</id>
   <category term="Lyrique" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/5030308-7511017.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-12-18T08:18:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Une belle mise en scène de Lilo Baur, pour ce chef d’œuvre réputé redoutable à produire de Paul Dukas, "Ariane et Barbe-Bleue", et des seconds rôles très talentueux ont sauvé la soirée à l’Opéra de Dijon !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5030308-7511017.jpg?v=1355817377" alt="Avec les "filles" d’Ariane, une mise en scène réussie à l’Opéra de Dijon" title="Avec les "filles" d’Ariane, une mise en scène réussie à l’Opéra de Dijon" />
     </div>
     <div>
      Les décors stylisés et les lumières savantes créent l’ambiance onirique du conte sur cette belle scène de l’Auditorium de Dijon - ce magnifique vaisseau dédié à l’opéra et aux concerts. On mesure vite la différence avec la mise en scène de Christoph Marthaler à Paris en 2007 ! Petite frayeur : Laurent Joyeux nous annonce que Jeanne-Michèle Charbonnet (Ariane) et Delphine Haidan (la nourrice) sont malades… mais qu’elles ne sont pas remplacées. Je suis venue pour la grande Isolde (Jeanne-Michèle Charbonnet dans une mise en scène à Genève de Olivier Py), je respire. Pourtant, l’Ariane de Deborah Polaski (de 2007) n’aura pas de rivale, ce soir-là.       <br />
              <br />
       En fait très vite, le public s’aperçoit que la pauvre soprano va vivre vocalement une des pires soirées de sa carrière. Mais bon, c’est Isolde. Personnellement, je lui pardonne tout. Les frimas et un froid glacial septentrionaux ont eu raison des cordes vocales de la chanteuse venue de la Côte Ouest des États-Unis. L’orchestre Dijon Bourgogne a en plus du mal à trouver ses marques à l’acte I, sous la baguette de Daniel Kawka. Mais ces girations de violons et ce chatoiement sombre des timbres accompagnant la colère des paysans nous plongent dès l’abord dans l’univers maléfique du poème de Maurice Maeterlinck et Paul Dukas.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5030308-7511018.jpg?v=1355817377" alt="Avec les "filles" d’Ariane, une mise en scène réussie à l’Opéra de Dijon" title="Avec les "filles" d’Ariane, une mise en scène réussie à l’Opéra de Dijon" />
     </div>
     <div>
      Les très beaux costumes de Greta Goiris font penser à l’univers enchanteur très Sécession viennoise de Gustav Klimt. Les trouvailles de la mise en scène sont constantes pour déjouer les difficultés et chausses trappes de ce château symboliste de Barbe-Bleue (séduisant Damien Pass) avec ses sept portes - dont six cachent pierreries et trésors. Ariane, femme libre et courageuse, ne s‘intéresse qu’à la septième, qui conduira aux cinq précédentes épouses, condamnées à mourir dans des souterrains sombres comme un tombeau. Les lumières de Gilles Gentner, comme les panneaux glissants ont un pouvoir de suggestion poétique intense. C’est aussi la révélation que &quot;l’horreur qui veille sur le seuil interdit&quot; n’est qu’un décor justement et peut être affrontée par Ariane.        <br />
              <br />
       C’est bien la transposition moderne d’un symbolisme intemporel qu’a réussi la metteure en scène allemande. Quand s’élève le chant sublime des &quot;cinq filles d’Orlamonde&quot;, nous frissonnons. C’est gagné : quelle jolie révélation pour le public que ces deux jeunes chanteuses, Carine Séchaye (Sélysette) et Emmanuelle de Negri (Mélisande). La Bellangère de Daphné Touchais ne manque pas de grâce non plus. La mise en scène de l’acte II de cet opéra, illustrant la victoire de la lumière sur la peur du noir, fait irrésistiblement penser aux films muets de Fritz Lang, période allemande et particulièrement à ses &quot;Nibelungen&quot;. Jusqu’à la fin de l’acte III, l’orchestre est désormais à la hauteur de cette partition complexe et vraiment symphonique, tressant ses ensorcellements mélodiques et sa magie harmonique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5030308-7511034.jpg?v=1355817377" alt="Avec les "filles" d’Ariane, une mise en scène réussie à l’Opéra de Dijon" title="Avec les "filles" d’Ariane, une mise en scène réussie à l’Opéra de Dijon" />
     </div>
     <div>
      Avec la musique, les quarante membres du chœur et les soixante-dix sept musiciens semblent commenter l’évolution des personnages. Ariane partira seule du château, laissant ses &quot;sœurs&quot; et son époux anéanti à leur prison mentale. Pourtant ce sont bien les &quot;cinq filles d’Orlamonde&quot; qui nous ont délivrés le temps d’une soirée de notre prosaïque quotidien.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Opéra entendu le 7 décembre 2012.</span>       <br />
              <br />
       <b>&quot;Ariane et Barbe-Bleue ou la Délivrance inutile&quot;.</b>       <br />
       Conte en trois actes en français (1907) de Paul Dukas.       <br />
       Livret de Maurice Maeterlinck (1899).       <br />
              <br />
       Mise en scène : Lilo Baur.       <br />
       Assistantes à la mise en scène : Mary Lousi, Claudia de Serpa Soares.       <br />
       Scénographie : Sabine Theunissen.       <br />
       Costumes : Greta Goiris.       <br />
       Lumières : Gilles Gentner.       <br />
              <br />
       <b>Distribution :</b>       <br />
       Jeanne-Michèle Charbonnet, Ariane.       <br />
       Damien Pass, Barbe-Bleue.       <br />
       Delphine Haidan, la nourrice.       <br />
       Carine Séchaye, Sélysette.       <br />
       Gaëlle Méchaly, Ygraine.       <br />
       Emmanuelle de Negri, Mélisande.       <br />
       Daphné Touchais, Bellangère.       <br />
       Erifili Stefanidou, Alladine.       <br />
       François Echassoux, le vieux paysan.       <br />
       Jean Fischer, le deuxième paysan.       <br />
       Jocelyn Desmares, le troisième paysan.        <br />
              <br />
       Orchestre Dijon Bourgogne.       <br />
       Direction : Daniel Kawka.       <br />
       Chœur de l’Opéra de Dijon.       <br />
       Chef de chœur : Mihály Zeke.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Avec-les-filles-d-Ariane-une-mise-en-scene-reussie-a-l-Opera-de-Dijon_a804.html" />
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