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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-16T12:56:35+01:00</updated>
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   <title>"Il Cimento dell'Armonia e dell'Inventione", Quatuor de corps en quête de nature à réinventer</title>
   <updated>2025-11-09T11:30:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Il-Cimento-dell-Armonia-e-dell-Inventione--Quatuor-de-corps-en-quete-de-nature-a-reinventer_a4401.html</id>
   <category term="Danse" />
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   <published>2025-11-11T07:58:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La chorégraphe flamande Anne Teresa de Keersmaeker n'a jamais dissimulé l'attraction quasi pulsionnelle qui la lie à Rainer Maria Rilke, dont le célèbre poème en prose est au cœur de ses créations… "Chevaucher, chevaucher, chevaucher, le jour, la nuit, le jour. Chevaucher, chevaucher, chevaucher…"… Sa quête multisensorielle, réglée au sol par des déplacements géométriques millimétrés, prend ici comme terre d'élection les "Quatre Saisons" de Vivaldi, revisitées et hybridées au travers du regard de son ancien élève devenu complice, Radouan Mriziga, dont la porte d'entrée du monde est à rechercher du côté du prisme de l'architecture.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92421435-64811343.jpg?v=1762682766" alt=""Il Cimento dell'Armonia e dell'Inventione", Quatuor de corps en quête de nature à réinventer" title=""Il Cimento dell'Armonia e dell'Inventione", Quatuor de corps en quête de nature à réinventer" />
     </div>
     <div>
      Prolongeant le plateau nu où des néons clignotant semblent hésiter à annoncer les saisons à venir tant leur succession apparaît désormais improbable, un silence abyssal plonge la salle dans une attente chorale. Et lorsque le premier danseur, bras tendu en prolongement de son visage, apparaitra, arpentant en tous sens le plateau, reniflant et soufflant comme le ferait un animal cheval, on reconnaît d'emblée les fondamentaux du langage dansé d'ATDK… où comment la danse naît &quot;naturellement&quot; pour elle de la marche et du souffle qui la porte. Mouvement endogène amplifié par le secours d'un poème que l'on se dit à soi, &quot;Mon poème est ma danse&quot; (titre de l'une de ses créations).       <br />
              <br />
       S'inscrivant discrètement en fond de scène, le nom des quatre saisons – Autunno, Inverno, Primavera, Estate – défilera successivement comme un repère pour tenter de se retrouver dans un cycle de la nature amplement perturbé par les changements climatiques dus aux désordres des hommes. Les lumières – blanches pour l'hiver, bistres pour l'automne, rouges pour l'été – composeront à leur tour des paysages, comme autant de visages des aléas saisonniers.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92421435-64811345.jpg?v=1762682807" alt=""Il Cimento dell'Armonia e dell'Inventione", Quatuor de corps en quête de nature à réinventer" title=""Il Cimento dell'Armonia e dell'Inventione", Quatuor de corps en quête de nature à réinventer" />
     </div>
     <div>
      Les danseurs, aux torses nus mis en valeur par de suggestives tuniques transparentes laissant &quot;respirer&quot; les émotions à fleur de peau, en solo ou en harmonie parfaite, se livrent à des performances endiablées d'où ressort un esprit de liberté chevillé au corps. Ainsi, entre des figures fluides incarnées à l'unisson, se glissent des moments de délire champêtre où les danseurs semblent se laisser aller à la fantaisie qui les caractérise. Une légèreté contrastant avec la pureté chorégraphiée des mouvements d'ensemble intégrant les influences assumées du contemporain. Ainsi des figures de breakdance s'invitant entre les mouvements gracieux des cercles et des ellipses, tels les glissements rapides des pieds au sol, les équilibres hasardeux tenus tête renversée et autres écritures acrobatiques du hip-hop.       <br />
              <br />
       De cet ensemble riche en sensations, on mettra en exergue le point d'orgue représenté par les &quot;percussions corporelles&quot; effectuées par les quatre danseurs qui, dans un ensemble parfait résonnant longtemps à nos oreilles, frappent ardemment de leurs pieds le plancher en scandant la partition du &quot;Printemps&quot;. Quant au poème d'Asmaa Jama – &quot;We, the salvage&quot; – clôturant l'opus, il s'inscrit en droite ligne de l'ADN de la chorégraphe… et du spectacle faisant écho à l'état présent et futur de notre planète abimée. Enfin, comment lors du salut final, ne pas remarquer le keffieh palestinien dont se drapent les épaules d'un danseur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92421435-64811366.jpg?v=1762682840" alt=""Il Cimento dell'Armonia e dell'Inventione", Quatuor de corps en quête de nature à réinventer" title=""Il Cimento dell'Armonia e dell'Inventione", Quatuor de corps en quête de nature à réinventer" />
     </div>
     <div>
      Simple pièce de tissu à carreaux noir et blanc rappelant, s'il en était besoin, que l'art de la danse sans ancrage social ne serait que vain divertissement à l'usage de celles et ceux qui auraient pour parti de contrôler les consciences sous couvert d'un alibi culturel de bon ton.       <br />
              <br />
       Anne Teresa de Keersmaeker et Radouan Mriziga imposent là, avec un naturel confondant, leur attelage de chorégraphes à haute valeur ajoutée, faisant de la matière dansée un laboratoire de recherches en perpétuelle ébullition… Exit toute tentation interprétative des différents tableaux, reliés entre eux par une urgence sensorielle faisant fi de toutes tentatives de narrations à ras le plancher (de danse)…        <br />
              <br />
       Se laisser transporter par les vibrations des corps liés dans le même trip, se laisser gagner par la virtuosité d'Amandine Beyer réinterprétant à sa mesure les partitions de Vivaldi, se laisser émouvoir par les longues nappes de silence dans lesquelles se recompose le monde à découvrir. Et au bout de cette traversée à la fois baroque et contemporaine (oxymore vivifiant), la sensation d'avoir vécu une expérience synesthésique propre à ravir nos sens.        <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le mardi 4 novembre 2025, Grande salle Vitez du tnba à Bordeaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Il Cimento dell'Armonia e dell'Inventione"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92421435-64811370.jpg?v=1762682881" alt=""Il Cimento dell'Armonia e dell'Inventione", Quatuor de corps en quête de nature à réinventer" title=""Il Cimento dell'Armonia e dell'Inventione", Quatuor de corps en quête de nature à réinventer" />
     </div>
     <div>
      Rosas/A7LA5.       <br />
       Chorégraphie : Anne Teresa De Keersmaeker, Radouan Mriziga.       <br />
       Créé avec et dansé par : Boštjan Antončič, Nassim Baddag, Lav Crnčević, José Paulo dos Santos.       <br />
       Musique : Antonio Vivaldi, Le quattro stagioni.       <br />
       Scénographie et lumière : Anne Teresa De Keersmaeker, Radouan Mriziga.       <br />
       Direction des répétitions : Eleni Ellada Damianou.       <br />
       Enregistrement : Amandine Beyer, Gli Incogniti Alpha Classics/Outhere Music 2015.       <br />
       Analyse musicale : Amandine Beyer.       <br />
       Poèmes : Asmaa Jama, &quot;We, the salvage&quot;, Antonio Vivaldi, &quot;Le quattro stagioni&quot;.       <br />
       Costumes : Aouatif Boulaich.       <br />
       Chef costumière : Alexandra Verschueren, assistée par Chiara Mazzarolo et Els Van Buggenhout.       <br />
       Habillage : Els Van Buggenhout.       <br />
       Assistante à la direction artistique : Martine Lange.       <br />
       Coordination artistique et planning : Anne Van Aerschot.       <br />
       Production : Rosas.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
       Première : 11 mai 2024, Rosas Performance Space, présenté par La Monnaie, Kaaitheater et Kunstenfestivaldesarts.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92421435-64811371.jpg?v=1762682917" alt=""Il Cimento dell'Armonia e dell'Inventione", Quatuor de corps en quête de nature à réinventer" title=""Il Cimento dell'Armonia e dell'Inventione", Quatuor de corps en quête de nature à réinventer" />
     </div>
     <div>
      Représenté du mardi 4 au jeudi 6 novembre 2025 au tnba (Théâtre national Bordeaux Aquitaine) avec La Manufacture CDCN, dans le cadre de sa saison hors les murs, et l'Opéra National de Bordeaux.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       14 et 15 novembre 2025 : Tanzhaus nrw, Düsseldorf (Allemagne).       <br />
       13, 14 et 15 janvier 2026 : Théâtre Vidy-Lausanne, Lausanne (Suisse).       <br />
       31 janvier 2026 : Le Delta, Namur (Belgique).       <br />
       11 mars 2026 : Teatro Municipale Valli, Iteatri, Reggio Emilia (Italie).       <br />
       24 et 25 mars 2026 : Dansens Hus, Stockholm (Suède).       <br />
       Du 3 au 9 avril 2026 : Live De Munt/La Monnaie, Bruxelles (Belgique).       <br />
       31 mai et 1er juin 2026 : Live Bergen International Festival, Bergen (Norvège).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"L'Aventure du petit flûtiste de rien du tout" Quand les incontournables frères Joubert nous enchantent toujours aussi intelligemment</title>
   <updated>2025-11-05T09:23:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/L-Aventure-du-petit-flutiste-de-rien-du-tout-Quand-les-incontournables-freres-Joubert-nous-enchantent-toujours-aussi_a4397.html</id>
   <category term="Pitchouns" />
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   <published>2025-11-05T08:50:00+01:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Madame Gentille, femme mélomane et bienveillante, apprend un jour, par le crieur des rues, qu'un flûtiste, un petit flûtiste de rien du tout, vient de s'échapper de l'orchestre symphonique. Ordre est donné par la fanfare des assassins de ne jamais lui offrir l'hospitalité… Seulement, un jour, on frappe à sa porte et elle ouvre. Madame Gentille bravera-t-elle l'interdit et le dénoncera-t-elle comme cela l'est exigé ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92307906-64762037.jpg?v=1762275191" alt=""L'Aventure du petit flûtiste de rien du tout" Quand les incontournables frères Joubert nous enchantent toujours aussi intelligemment" title=""L'Aventure du petit flûtiste de rien du tout" Quand les incontournables frères Joubert nous enchantent toujours aussi intelligemment" />
     </div>
     <div>
      Quel meilleur moyen que celui du conte musical et théâtral pour faire découvrir aux enfants la musique classique ! Surtout lorsque celui-ci est parsemé d'humour, de drôleries et de clowneries fantasques… Quelle idée ingénieuse, aussi, que de faire côtoyer Gabriel Fauré, Vivaldi, Mozart, Beethoven, Debussy, Albinoni ou encore Rimski-Korsakov avec des standards musicaux de variétés comme ceux des &quot;Démons de Midi&quot; du groupe Images ou &quot;Quand on va à Rio&quot; de Dario Moréno.       <br />
              <br />
       Il fallait y penser. Les frères Joubert l'ont fait et d'une manière dont eux seuls ont la recette : ludique, divertissante, réjouissante et libératoire. <span style="font-style:italic">&quot;C'est un spectacle qui semble plausible, mais qui nous transporte dans le rêve sans qu'on s'en rende compte&quot;.</span> Il ne pouvait en être autrement avec ces deux frangins musicalement érudits, Clément et Julien, qui n'en sont pas à leur première en la matière… Loin de là !       <br />
              <br />
       Compositeur, pianiste, violoncelliste et chanteur à ses heures, Julien ne semble jamais s'arrêter, lui qui a déjà composé de nombreuses œuvres pour enfants, comédies musicales, opéras, ou encore des musiques de théâtre, sans compter des adaptations de textes littéraires en musique. Dans un souci de transmission permanent, il a le don de rendre des œuvres connues ou moins connues, intelligibles, vivantes et beaucoup moins formelles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92307906-64762051.jpg?v=1762330414" alt=""L'Aventure du petit flûtiste de rien du tout" Quand les incontournables frères Joubert nous enchantent toujours aussi intelligemment" title=""L'Aventure du petit flûtiste de rien du tout" Quand les incontournables frères Joubert nous enchantent toujours aussi intelligemment" />
     </div>
     <div>
      On se souvient bien sûr de son spectacle &quot;Tout le monde écrit des chansons&quot; ou &quot;Une histoire de la musique en 80 minutes&quot;, balayant plus de 50 000 ans de musique. Une expérience unique qui éveille le sens créatif et les connaissances musicales, même chez les non-mélomanes. Inclassable, intarissable, touche-à-tout, Julien Joubert joue de la musique &quot;debout&quot;, la tête musicalement bien droite et pleine, tout le temps, et peut-être même quand il dort !       <br />
              <br />
       Son frère Clément, quant à lui, est chef d'orchestre et pédagogue. Formé à la flûte, au piano, à la musique de chambre, à l'orchestration, il est salué par de nombreux prix et dirige la Fabrique Opéra Val-de-Loire qui produit, chaque année, un opéra d'envergure à Orléans dans un esprit collaboratif d'amateurs et amatrices avec des musiciennes et musiciens plus aguerris(es). Cette année, c'est à &quot;Carmen&quot; qu'il a accordé la priorité, rassemblant plus de 15 000 spectateurs et spectatrices. Son approche personnelle, misant sur excellence artistique et transmission pédagogique notoires, est une ligne de conduite à laquelle il n'est pas prêt de déroger…       <br />
              <br />
       Alors, comment ne pas être sous le charme de cette nouvelle production du duo Joubert, d'autant plus que, cette fois-ci, ils sont tous les deux sur le plateau, dans une complicité toute aussi émouvante que loufoque. Un besoin de partage, sans doute, pour Julien. Un désir de sororité palpable, d'un côté comme de l'autre, que l'ensemble des interprétations soulève de façon sensible.       <br />
              <br />
       Petits et grands, flûtistes ou pas, mélomanes ou pas, sauront apprécier à leur juste mesure le mélange de légèreté de ce spectacle, sa dimension divertissante, et un fond bien plus profond, oscillant entre narration, musique virevoltante et virtuose.       <br />
              <br />
       Sous les traits du petit flûtiste, Clément Joubert se détache ici loin de &quot;Carmen&quot;, mais enchante le public de ses notes virevoltantes à la flûte, secondées avec brio par les notes de son frère complice au piano.       <br />
              <br />
       Petits et grands rient beaucoup lors de ce spectacle à la dramaturgie bien huilée – même lors de la Première, le 15 octobre. On suit avec attention les péripéties du petit flûtiste qui rechigne à se cacher dans la cave, ou dans la réserve de décors, pour échapper aux assassins de la fanfare. On savoure le texte sensible et très original d'Éric Herbette, entre le &quot;sorbet d'adagio&quot;, le &quot;tournedos presto&quot; ou encore l'ivresse communicative du fou rire du petit flûtiste éméché.       <br />
              <br />
       Le tout parsemé d'une poésie bien présente, par exemple lors de l'évocation de la théière en argent et porcelaine, et du petit flûtiste amoureux. Saluons aussi le passage des tables de multiplications ! Un grand moment du spectacle qui prend à ce moment-là des allures musicales pédagogiques drôlement intelligentes.       <br />
              <br />
       En sortant de la Comédie Saint-Michel, il est fort probable que vous ne gardiez pas en tête uniquement les clowneries fantasques des deux frères complices, mais bien davantage l'envie de musique, encore et encore, celle qui apporte à la vie une dimension toute nécessaire, bien loin des diktats négationnistes et autoritaires comme celle de la fanfare.        <br />
       Parce que cette dernière est essentielle pour vivre décemment…       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'Aventure du petit flûtiste de rien du tout"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92307906-64768250.jpg?v=1762330443" alt=""L'Aventure du petit flûtiste de rien du tout" Quand les incontournables frères Joubert nous enchantent toujours aussi intelligemment" title=""L'Aventure du petit flûtiste de rien du tout" Quand les incontournables frères Joubert nous enchantent toujours aussi intelligemment" />
     </div>
     <div>
      Texte : Éric Herbette.       <br />
       Mise en scène : Clément et Julien Joubert.       <br />
       Avec : Clément et Julien Joubert.       <br />
       Pour toute la famille dès 5 ans.       <br />
       Durée : 50 minutes.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 15 octobre 2025 au 29 avril 2026.</span>       <br />
       Mercredis 15, 20 et 29 octobre, 17 décembre à 16 h 30 ; mercredis 7, 14 et 28 janvier, 4 et 11 février, 22 et 29 avril à 15 h 15 ; mardi 11 novembre à 14 h ; samedi 22 novembre à 17 h 30 ; dimanche 21 décembre à 15 h 15 ; lundi 6 avril à 15 h 15 et 16 h 30.       <br />
       La Comédie Saint-Michel, 95, boulevard Saint-Michel, Paris 5e.       <br />
       Téléphone : 01 55 42 92 97.       <br />
       <a class="link" href="http://www.comediesaintmichel.fr/?q=node/21" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.comediesaintmichel.fr/" target="_blank">&gt;&gt; comediesaintmichel.fr</a>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Des représentations supplémentaires auront lieu pendant les vacances de la Toussaint 2025 ainsi que celles de Pâques. Contacter la billetterie du Théâtre pour les connaître.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Gypsy" Première en France d'un célèbre opéra-comique américain porté par une distribution des plus talentueuses !</title>
   <updated>2025-04-22T09:42:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Gypsy-Premiere-en-France-d-un-celebre-opera-comique-americain-porte-par-une-distribution-des-plus-talentueuses-_a4201.html</id>
   <category term="Lyrique" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/88051971-62368192.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-04-22T08:22:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Considérée aux États-Unis comme la sœur aînée des comédies musicales, "Gypsy" est l'histoire d'une artiste burlesque américaine, célèbre dans les années trente jusqu'à sa mort en 1970. Sur une musique de Jules Styne, Laurent Pelly monte un spectacle semi-scénique avec un orchestre partageant le plateau avec les interprètes, où Natalie Dessay incarne avec brio la protagoniste principale, accompagnée d'une distribution qui ferait des envieux.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88051971-62368192.jpg?v=1745252688" alt=""Gypsy" Première en France d'un célèbre opéra-comique américain porté par une distribution des plus talentueuses !" title=""Gypsy" Première en France d'un célèbre opéra-comique américain porté par une distribution des plus talentueuses !" />
     </div>
     <div>
      &quot;Gypsy&quot; est librement inspiré des &quot;Mémoires de Gypsy Rose Lee&quot; (1957) de Rose Louise Hovick (1911-1970), son vrai nom dans la vie civile. Elle fut l'une des plus célèbres artistes du show-business américain de Broadway ainsi que dans l'art de l'effeuillage avec son célèbre numéro de strip-tease.       <br />
              <br />
       En version originale en anglais, l'opéra-comique est surtitré. Il n'avait jamais été joué en France. Oubli gommé aujourd'hui avec Laurent Pelly en charge de la mise en scène, accompagnée du livret d'Arthur Laurents.       <br />
              <br />
       Assise dans un fauteuil blanc en arrière-scène, Rose (Natalie Dessay), entourée des autres protagonistes, est la dernière à apparaître en avant-scène, après qu'ils eurent tous défilé. Cette présentation de la distribution est effectuée à l'entame de l'opéra-comique et fait partie du spectacle, comme si chacun avait été imaginé, alors que la dramaturgie est basée sur le vécu de Gypsy Lee Rose. Ce parti pris permet de mettre en relief sa vie comme si elle n'avait été que représentation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88051971-62368194.jpg?v=1745252722" alt=""Gypsy" Première en France d'un célèbre opéra-comique américain porté par une distribution des plus talentueuses !" title=""Gypsy" Première en France d'un célèbre opéra-comique américain porté par une distribution des plus talentueuses !" />
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     <div>
      La fable musicale a tous les ingrédients d'une réalité qui peut être vécue, de plus en plus aujourd'hui avec les réseaux sociaux et les émissions de télé-réalité, dans certaines familles. C'est celle d'une mère, Rose, qui a de grandes ambitions artistiques pour ses enfants, June (Medya Zana) et Louise (Neïma Naouri). Possessive, jusqu'à occulter leurs désirs et refuser de les voir grandir et se marier afin de les sacrifier à ses objectifs artistiques, Natalie Dessay interprète superbement Rose en l'incarnant autant comme omniprésente dans leur vie qu'exigeante et dominatrice avec eux.       <br />
              <br />
       L'opéra-comique, découpé en deux actes, se déroule dans les années 1920-1930. Avant d'être une mère, Rose est agente pour ses filles. Ainsi, deux générations d'acteurs, enfants puis devenus adultes, sont sur les planches. Il y a du théâtre, de la danse et du chant lyrique et sur ces trois volets, les artistes brillent de talent.       <br />
              <br />
       La soprano Natalie Dessay plante généreusement une &quot;Rose&quot; énergique avec des ruptures de jeu qui embrassent tout un spectre d'émotions, car l'ambition de celle-ci a ses échecs, ses succès, ses attentes, ses abandons et ses désillusions. La voix et le jeu de Natalie Dessay sont des atouts artistiques qui lui permettent d'étaler, dans un vaste registre autant théâtral que lyrique, une réelle présence pour ces différents moments.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88051971-62368220.jpg?v=1745252743" alt=""Gypsy" Première en France d'un célèbre opéra-comique américain porté par une distribution des plus talentueuses !" title=""Gypsy" Première en France d'un célèbre opéra-comique américain porté par une distribution des plus talentueuses !" />
     </div>
     <div>
      Sur une musique de Jules Styne, l'orchestre de chambre de Paris, sous la direction de Gareth Valentine, est situé au milieu du plateau, avec des scènes d'opéra-comique qui se déroulent devant ou derrière l'ensemble musical. Rose intervient dès les premières mesures auprès de l'orchestre pour qu'il joue de façon plus rythmée dans un tableau où sa fille June danse. Il devient presque un personnage à part entière, du moins un élément scénographique, au-delà de la musique, très important, donnant un relief aux scènes les situant soit proches, soit plus à distance des spectateurs. Autre moment, celui avec les strip-teaseuses, dans les coulisses de leur spectacle, qui est superbe et tout en rythme avec le chant, entre autres, de Neïma Naouri.       <br />
              <br />
       C'est une très belle comédie musicale, riche dans sa composition musicale et dramaturgique, et dotée d'un délicieux cocktail artistique assuré par une distribution des plus talentueuses.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Gypsy"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88051971-62368223.jpg?v=1745252764" alt=""Gypsy" Première en France d'un célèbre opéra-comique américain porté par une distribution des plus talentueuses !" title=""Gypsy" Première en France d'un célèbre opéra-comique américain porté par une distribution des plus talentueuses !" />
     </div>
     <div>
      D'après &quot;Les mémoires de Gypsy Rose Lee&quot;       <br />
       Comédie musicale en deux actes.       <br />
       Musique : Jules Styne.       <br />
       Livrets : Arthur Laurents.       <br />
       Paroles : Stephen Sondheim.       <br />
       Traduction des dialogues : Agathe Mélinand       <br />
       Direction musicale de l'Orchestre de Chambre de Paris : Gareth Valentine.       <br />
       Mise en scène et costumes : Laurent Pelly.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Paul Higgins.       <br />
       Chorégraphie : Lionel Hoche.       <br />
       Avec : Natalie Dessay, Neïma Naouri, Medya Zana, Daniel Njo Lobé, Antoine Le Provost, Barbara Peroneille, Marie Glorieux, Kate Combault, Juliette Sarre, Rémi Marcoin, David Dumont, Léo Gabriel, Thomas Condemine, Pierre Aussedat.       <br />
       Et la Maîtrise Populaire de l''Opéra Comique.       <br />
       Lumières : Marco Giusti.       <br />
       Scénographie : Massimo Troncanetti.       <br />
       Collaboration aux costumes : Victoria Rastello.       <br />
       Collaboration aux coiffures et maquillages : Daniela Eschbacher.       <br />
       Décor sonore : Aline Loustalot.       <br />
       Design sonore : Unisson Design.       <br />
       Durée : environ 2 h 30 avec un entracte.       <br />
              <br />
       Le spectacle s'est déroulé du 16 au 19 avril 2025 dans la Grande salle Pierre Boulez de la Philharmonie de Paris.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Gypsy-Premiere-en-France-d-un-celebre-opera-comique-americain-porte-par-une-distribution-des-plus-talentueuses-_a4201.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Les Folies Musicales" Festival mariant de la musique classique à la breakdance, Ravel aux Beatles et Glenn Miller à Mozart !</title>
   <updated>2025-03-25T21:39:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Folies-Musicales-Festival-mariant-de-la-musique-classique-a-la-breakdance-Ravel-aux-Beatles-et-Glenn-Miller-a_a4177.html</id>
   <category term="Festivals" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/87443796-62029187.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-03-25T20:42:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pour sa première édition, "Les Folies Musicales" déploie une riche palette hétéroclite de différents courants artistiques. Durant 5 jours, du 22 au 26 mars, dans onze représentations différentes, se donnent rendez-vous, entre autres, le violon et la gestuelle dansée, soprano et swing, Mozart et les Beatles, Ravel et Glenn Miller, Henry Purcell et la breakdance. Incursion dans la première soirée de cette édition avec la "Sortie latino-américaine".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87443796-62029187.jpg?v=1742932023" alt=""Les Folies Musicales" Festival mariant de la musique classique à la breakdance, Ravel aux Beatles et Glenn Miller à Mozart !" title=""Les Folies Musicales" Festival mariant de la musique classique à la breakdance, Ravel aux Beatles et Glenn Miller à Mozart !" />
     </div>
     <div>
      Le festival &quot;Les Folies Musicales&quot; fait résonner ces deux mots à leur juste mesure. Au-delà de sa programmation très hétéroclite, la soirée avec &quot;Sortie latino-américaine&quot; nous transporte de l'autre côté de l'Atlantique, en Colombie, à Cuba, aux États-Unis et au Mexique.       <br />
              <br />
       Nous redécouvrons des artistes, contemporains et nouveaux, ayant bousculé ou fait évoluer les codes de la composition musicale avec, entre autres, George Gershwin et Ernesto Lecuona.       <br />
              <br />
       L'orchestre de la chambre de Paris, dirigé par Thomas Hengelbrock, mène avec brio deux lignes mélodiques, mêlées d'harmonies, qui s'épousent de bout en bout avec les fondamentaux de la musique classique au travers de ses instruments à vent et à cordes et une touche plus rare et bien présente depuis longtemps, à savoir les percussions latino-américaines. Les œuvres choisies se prêtent naturellement à cet exercice avec, entre autres, &quot;Anamei, au cœur de la montagne&quot; de la jeune compositrice colombienne Laura Pacheco Nieto.       <br />
              <br />
       Les percussionnistes Vitier Vivas, Jérôme Guicherd et Georgi Varbanov ajoutent une couleur et un supplément d'âme à l'orchestre en donnant une sonorité chaude et colorée. Tout semble légèrement décalé dans un double rythme, faisant que les percussions deviennent le &quot;La&quot; d'un ensemble basé très majoritairement par les instruments à cordes et à vent. D'autres sonorités sont ajoutées comme celles des violons qui, au travers de tapotements des archers sur les tables d'harmonie, créent une ligne mélodique originale.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87443796-62029196.jpg?v=1742932066" alt=""Les Folies Musicales" Festival mariant de la musique classique à la breakdance, Ravel aux Beatles et Glenn Miller à Mozart !" title=""Les Folies Musicales" Festival mariant de la musique classique à la breakdance, Ravel aux Beatles et Glenn Miller à Mozart !" />
     </div>
     <div>
      La soprano Jacquelyn Wagner chante avec sa voix presque métallique, comme si son souffle était d'airain. Son timbre vocal participe à une forme quasi religieuse d'expression artistique. Elle accompagne le concert de sa puissance vocale en l'enrobant d'une touche émotionnelle.       <br />
               <br />
       Plus loin, la violoniste super soliste, franco-roumaine, Deborah Nemtanu joue un vibrant solo, le seul de la soirée, où le violon semble épouser les battements de son cœur et le souffle de sa respiration. C'est vibrant d'émotion dans une mise en tension à la fois fluide, légère et pleine. Un véritable délice.       <br />
               <br />
       Gonzalo Roig (1890-1970), venu de Cuba, nous emporte aussi dans des rythmes aux consonances multiples et riches avec &quot;Salida de Cecilia&quot;, &quot;Hija del amor&quot; et des extraits de &quot;Cecilia Valdes&quot;, suivi du célèbre &quot;Danzón n° 2&quot; du musicien mexicain Arturo Márquez, surnommé parfois le &quot;deuxième hymne national mexicain&quot;. Ces compositeurs, que Thomas Hengelbrock sert avec brio, parfois avec facétie et toujours avec originalité, ont apporté des éléments d'origines mexicaine et cubaine dans leurs créations.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87443796-62029232.jpg?v=1742932149" alt=""Les Folies Musicales" Festival mariant de la musique classique à la breakdance, Ravel aux Beatles et Glenn Miller à Mozart !" title=""Les Folies Musicales" Festival mariant de la musique classique à la breakdance, Ravel aux Beatles et Glenn Miller à Mozart !" />
     </div>
     <div>
      Dans ce mariage, la musique classique s'hybride heureusement via les percussions et elle devient, grâce à elles, porteuse de couleurs chaudes et riantes. Cette possibilité est aussi offerte par les instruments à vent et à cordes, dont, entre autres, violons, violoncelles, bassons et cors. Ceux-ci forment la structure musicale sur laquelle des touches espiègles, des &quot;folies musicales&quot;, se greffent à tour de rôle avec le güiro cubain et le tambour Bata.       <br />
              <br />
       On redécouvre Ernesto Lecuona (1895-1963), compositeur et pianiste cubain, qui faisait l'admiration de George Gershwin et Maurice Ravel, avec son &quot;Romanza Maria la O&quot;. Dans &quot;Cuban Suite&quot; de la musicienne cubaine Jenny Peña Campo, les violonistes disent en chœur et de façon vive, à deux reprises, quelques mots donnant une note humoristique à la composition. Quand, plus loin, ce sont les percussionnistes avec le chef d'orchestre, Thomas Hengelbrock, qui tapent des mains en rythme tout en jouant. C'est ainsi le corps et la voix qui s'allient à la musique pour donner du volume à celle-ci.       <br />
               <br />
       Avec Gershwin, Thomas Hengelbrock se tourne vers le public pour articuler et lancer de façon théâtrale un &quot;The man I love&quot; que l'orchestre joue ensuite. Ce n'est pas la seule forme d'espièglerie. Il y a aussi, lors de &quot;Cuban Suite&quot;, des violoncelles qui tournent sur leurs piques tout en continuant à être joués. Cela donne à l'ensemble une légèreté qui prête à sourire, voire à rire. Le &quot;sérieux&quot; du Classique retrouve d'autres couleurs et c'est un vrai régal pour les yeux et les oreilles.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>       <br />
              <br />
       Le concert a eu lieu le 22 mars 2025 au théâtre du Châtelet.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Sortie latino-américaine"</b></div>
     <div>
      <b>Programme</b>       <br />
       Laura Pacheco Nieto (Colombie) - &quot;Anamei, au cœur de la montagne&quot;, création mondiale, commande de l'Orchestre de chambre de Paris dans le cadre de l'Académie internationale des Jeunes compositrices.       <br />
       Arturo Márquez (Mexique) - Danzón n° 2, version pour orchestre de chambre.       <br />
       Gonzalo Roig (Cuba) - &quot;Salida de Cecilia&quot;, &quot;Hija del amor&quot;, extraits de &quot;Cecilia Valdes&quot;.       <br />
       Ernesto Lecuona (Cuba) - Romanza de Maria, extrait de &quot;Maria la O&quot;.       <br />
       Georges Gershwin (États-Unis) - &quot;The man I love&quot;, orchestration de William Daly.       <br />
       Jenny Peña Campo (Cuba) - &quot;Cuban Suite&quot;, version pour orchestre de chambre.       <br />
              <br />
       Orchestre de chambre de Paris.       <br />
       Direction : Thomas Hengelbrock.       <br />
       Soprano : Jacquelyn Wagner.       <br />
       Durée : 2 h (avec entracte de 20 minutes).       <br />
       Au Théâtre du Châtelet, Grande Salle, Paris 1er.       <br />
              <br />
       <b>&quot;Festival Les Folies Musicales&quot;</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 22 au 26 mars 2025.</span>       <br />
       Théâtre du Châtelet, Paris 1er, 01 40 28 28 40.       <br />
       <a class="link" href="https://www.chatelet.com/programmation/24-25/les-folies-musicales/" target="_blank">&gt;&gt; chatelet.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Folies-Musicales-Festival-mariant-de-la-musique-classique-a-la-breakdance-Ravel-aux-Beatles-et-Glenn-Miller-a_a4177.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Orlando"… Une version novatrice, pleine d'audace et de modernité, mais manquant de clarté</title>
   <updated>2025-01-31T18:12:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Orlando-Une-version-novatrice-pleine-d-audace-et-de-modernite-mais-manquant-de-clarte_a4143.html</id>
   <category term="Lyrique" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/86078017-61278323.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-01-31T17:29:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Considéré comme étant la création située au sommet de son art lyrique, l'opéra "Orlando" d'Haendel est revisité de façon audacieuse par Jeanne Desoubeaux en créant les pendants juvéniles d'Orlando, Angelica, Dorinda et Medoro. L'interaction des échelles de temps, mariant ainsi passé et présent avec des caractères théâtraux, donne parfois un manque de clarté à la scénographie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86078017-61278323.jpg?v=1738342969" alt=""Orlando"… Une version novatrice, pleine d'audace et de modernité, mais manquant de clarté" title=""Orlando"… Une version novatrice, pleine d'audace et de modernité, mais manquant de clarté" />
     </div>
     <div>
      Lumières dans une salle de musée avec des enfants et leur professeur devant quelques tableaux. Certains les regardent avec attention, puis cela se chamaille et court un peu à droite et à gauche. Bref, l'enfance avec ses petits plaisirs et turbulences !       <br />
              <br />
       &quot;Orlando&quot; (1733), opéra en trois actes de Georg Friedrich Haendel (1865-1759) où se mêle magie, enchantement, passion et vengeance, débute sur scène dans un cadre original et à rebours de la dramaturgie.       <br />
              <br />
       Il y a un tableau qui représente Orlando et qui s'ouvre ensuite pour laisser la place au personnage réel. Joué par la mezzo-soprano Katarina Bradić, elle alterne différents états psychiques sur lesquels, la fougue respire de façon continue entre la passion et la colère vengeresse, avec une pensée amoureuse entière pour Angelica (Siobahn Stagg). Ses déplacements sont amples, alliés à une réelle présence physique, avec une esthétique presque androgyne par ses cheveux longs, son corps à la fois fort et gracieux et sa démarche souple et ferme.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86078017-61278325.jpg?v=1738343010" alt=""Orlando"… Une version novatrice, pleine d'audace et de modernité, mais manquant de clarté" title=""Orlando"… Une version novatrice, pleine d'audace et de modernité, mais manquant de clarté" />
     </div>
     <div>
      La scénographie de Cécile Trémolière marie intérieur et extérieur et bascule sur différents espaces-lieux autour, entre autres, du musée et d'une plaine très verdoyante dans laquelle trois grands arbres, considérés étrangement comme des bosquets, s'élèvent du sol pour y redescendre. Les couleurs sont vives et claires pour l'extérieur, quand elles sont de teinte ocre et mates pour l'intérieur. Les enfants représentent le présent et incarnent, pour quatre d'entre eux, en caractères théâtraux, Orlando, Angelica, Modora et Dorinda jeunes.       <br />
              <br />
       La mise en scène de Jeanne Desoubeaux est audacieuse, mais, par certains côtés, la ligne de démarcation entre les protagonistes jeunes et leur équivalent adulte tarde quelque peu à s'estomper et, quand elle l'est, le mariage prend difficilement même si les élèves du conservatoire Ida Rubinstein remplissent leur rôle de très belle façon. Ils apportent en effet une touche très décalée qui donne lieu toutefois à un questionnement sur leurs rôles, car le propos artistique n'est pas aussi évidemment montré.       <br />
              <br />
       Ils commencent le spectacle hors de la trame de l'opéra pour s'y immiscer ensuite. Dans une pérégrination qui les conduit des tableaux aux personnages, leurs relations autant physiques que symboliques avec ceux-ci les mettent dans une posture et une fonction dramaturgique complexes. Il s'agit non pas d'exister uniquement par eux-mêmes, mais par rapport aussi à leur équivalent adulte. Et le mariage n'est pas toujours des plus heureux.       <br />
              <br />
       Même si l'approche ne m'a pas convaincu, elle est intéressante, car elle allie la jeunesse et la maturité, le présent et son passé, la naïveté et les responsabilités, le temps de l'insouciance à celui des combats et des amours. Actualiser une œuvre peut être effectuée de différentes manières, soit scénographique, soit dramaturgique, soit sémantique, et les trois options peuvent s'épouser avec aisance. Là, Jeanne Desoubeaux intègre les deux premières approches en allant beaucoup plus loin.       <br />
              <br />
       Dans le musée, les élèves sont dans l'enfantillage. Puis une bascule s'effectue où leur rôle devient plus grave, même si la naïveté de l'enfance est bien présente. À l'entame, il n'y a pas d'interconnexion physique, juste une présence scénique dans les tableaux, créée ensuite avec les personnages. Presque comme en appuis psychologiques pour chacun de leur pendant adulte. La danse et les déplacements sont leur colonne vertébrale artistique et apportent une légèreté souvent effectuée par leurs membres supérieurs, dans lesquelles rondeur et angulosité alternent et où se créent, par ce biais, des touchers avec leur protagoniste adulte.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86078017-61278455.jpg?v=1738343045" alt=""Orlando"… Une version novatrice, pleine d'audace et de modernité, mais manquant de clarté" title=""Orlando"… Une version novatrice, pleine d'audace et de modernité, mais manquant de clarté" />
     </div>
     <div>
      Le musée projette l'opéra dans un monde ancien, rappelé à la curiosité d'une très jeune génération. Ils ont autour de 10 ans. Ce mariage est inscrit, à dessein, dans chaque personnage, dans une échelle temporelle où la naïveté de l'enfance permet de faire cohabiter chez eux une réalité et une fable en tant que spect-acteur. D'un côté très jeune avec les enfants et de l'autre entre une éternité sans âge pour Zoroastro (Riccardo Novaro) et une maturité d'adulte pour les autres personnages. Ils sont dans une dynamique de jeu où ce passage entre passé et présent, entre réalité et imaginaire accentue, à dessein, un décalage dans les gestiques des enfants et des protagonistes. Le geste théâtral de ceux-ci fait le lien avec la gestuelle dansée des élèves du conservatoire Ida Rubinstein.       <br />
              <br />
       Même si la dynamique du spectacle s'estompe dans la deuxième partie avec un jeu plus en longueur et moins soutenu physiquement, Angelica (Siobahn Stagg), en soprano, est dans une posture urbaine quand Orlando est chevaleresque, et Dorinda (Giulia Semenzato), en soprano, est comme sortie d'un conte de fée avec sa tristesse pendue au cou. Les enfants, quant à eux, apportent un côté guilleret au début quand ils incarnent des élèves, puis léger et presque aérien avec une gestuelle des bras qui tournent autour des coudes et des poignets quand ils deviennent la prime jeunesse des protagonistes. Ces différentes dynamiques de jeu s'enchaînent, apportant un équilibre en tension avec des ruptures qui soulignent les passions contrariées de nos caractères, et seul Zoroastro semble étranger à tout écoulement temporel.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Orlando"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86078017-61278461.jpg?v=1738343078" alt=""Orlando"… Une version novatrice, pleine d'audace et de modernité, mais manquant de clarté" title=""Orlando"… Une version novatrice, pleine d'audace et de modernité, mais manquant de clarté" />
     </div>
     <div>
      Opéra en trois actes de Georg Friedrich Haendel.       <br />
       En italien surtitré en français et en anglais.       <br />
       Livret : auteur anonyme, inspiré de Carlo Sigismondo Capece, de Grazio Braccioli et de l’Orlando furioso de l’Arioste.       <br />
       Direction musicale : Christophe Rousset.       <br />
       Mise en scène : Jeanne Desoubeaux.       <br />
       Avec : Katarina Bradić, Giulia Semenzato, Siobhan Stagg, Elizabeth Deshong, Riccardo Novaro.       <br />
       Enfants : Nour Bruhnes Esturgie, Adèle Moreau Penin (en alternance), Melinda Masungi, Antoine Bouaziz (en alternance), Esteban Hernandez Sanchez, Ethan Darsoulant (en alternance), Daniel Hernandez Sanchez, Jasmine Sadouni Baghouli (en alternance).       <br />
       Orchestre Les Talens Lyriques.       <br />
       Avec les élèves danseurs du Conservatoire Ida Rubinstein - Conservatoire à Rayonnement Régional de Paris.       <br />
       Scénographie : Cécile Trémolières.       <br />
       Costumes : Alex Costantino.       <br />
       Lumière : Thomas Coux dit Castille.       <br />
       Chorégraphie : Rodolphe Fouillot.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86078017-61278722.jpg?v=1738344574" alt=""Orlando"… Une version novatrice, pleine d'audace et de modernité, mais manquant de clarté" title=""Orlando"… Une version novatrice, pleine d'audace et de modernité, mais manquant de clarté" />
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      Traduction des surtitres : Richard Neel.       <br />
       Surtitrage : Lydie Pravikoff.       <br />
       Durée : 2 h 55 (avec entracte).       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 23 janvier au 2 février 2025.</span>       <br />
       Lundi, mercredi, vendredi et samedi à 19 h 30, dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre du Châtelet, Paris 1ᵉʳ, 01 40 28 28 40.       <br />
       <a class="link" href="https://www.chatelet.com/" target="_blank">&gt;&gt; chatelet.com</a>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86078017-61278723.jpg?v=1738344554" alt=""Orlando"… Une version novatrice, pleine d'audace et de modernité, mais manquant de clarté" title=""Orlando"… Une version novatrice, pleine d'audace et de modernité, mais manquant de clarté" />
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