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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-09T10:42:08+01:00</updated>
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   <title>"Bled Runner"… Fellag, le combattant humoriste</title>
   <updated>2017-03-08T11:56:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Bled-Runner-Fellag-le-combattant-humoriste_a1759.html</id>
   <category term="Humour" />
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   <published>2017-03-08T08:33:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Fellag, l'humoriste algérien, est de retour, offrant comme à son habitude une palette de situations dans laquelle il s'amuse à détourner les fleuves, allumer les contre-feux dans un humour où les situations sont poussées jusqu'à l'absurde pour bousculer les contextes sociaux, religieux et politique de l'Algérie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11328486-18872265.jpg?v=1488959493" alt=""Bled Runner"… Fellag, le combattant humoriste" title=""Bled Runner"… Fellag, le combattant humoriste" />
     </div>
     <div>
      Menacé de mort en Algérie, rassurez-vous le reste de l'article est plus joyeux, Fellag vient s'installer à Paris en 1995. Il ne perd pas pour autant son humour car après avoir été, entre autres, directeur du théâtre de Bejaïa (1993-1995), avoir fait une tournée le menant en Tunisie où il s'installe en 1994, il crée et rencontre aussi le succès en France dès son premier spectacle &quot;Djudjurassique Bled&quot; (1997).       <br />
              <br />
       Sur scène, il renoue avec des anciens sketchs de son cru en ayant pris soin de les revisiter. D'un regard acerbe, ciseleur, joyeux et tranchant, il s'amuse des travers de nos contemporains, algériens pour la plupart, et pour lequel nous pouvons reconnaître aisément la nature humaine dans ses perversions quelques fois, ses naïvetés parfois, ses roublardises souvent.       <br />
              <br />
       Ces fameux caleurs*, par exemple, dans les bus en Algérie, que l'on retrouve aussi en France dans le métro. Ou encore ces trop fameux hittistes, drame social national en Algérie, terme qui désigne ces jeunes désœuvrés qui, depuis les années quatre-vingt-dix, se tiennent à un mur pour passer le temps par manque de travail. Quelques détours aussi sur la religion avec un homme qui se rend au sommet d'une montagne pour savoir si oui ou non, il doit faire le Ramadan. La religion est vue au travers d'une prise de position qui fait cesser le silence pour ouvrir la voix des oubliés, humiliés et du citoyen lambda.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11328486-18872278.jpg?v=1488959524" alt=""Bled Runner"… Fellag, le combattant humoriste" title=""Bled Runner"… Fellag, le combattant humoriste" />
     </div>
     <div>
      Fellag prend à partie la mentalité d'un pays, ses croyances, ses superstitions, ses modes de vie, ses problèmes de logement. Son humour est basé sur le quotidien, qu'il transpose dans une réalité dont il détourne le sens, le mot, en grossissant le trait pour le rendre absurde et décalé.       <br />
              <br />
       Le spectacle a pour fil rouge les différentes étapes de vie de l'artiste où on le voit enfant, jeune homme en Algérie, puis arrivant en France. Les visages, entre autres, de l'écolier, du mécanicien, du caleur, du hittiste défilent avec toute une mosaïque de portraits qui fait du spectacle un fidèle miroir d'une société malade de ses repères. À croire que la Méditerranée n'est qu'à une brasse de ce que nous vivons.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Un caleur est une personne qui se cale dans les transports communs entre les femmes pour pouvoir les toucher et les caresser.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Bled Runner" </b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11328486-18872284.jpg?v=1488959553" alt=""Bled Runner"… Fellag, le combattant humoriste" title=""Bled Runner"… Fellag, le combattant humoriste" />
     </div>
     <div>
      Un spectacle de et avec : Fellag.       <br />
       Mise en scène : Marianne Épin.       <br />
       Choix des textes en complicité avec : Marianne Épin et Ahmed Madani.       <br />
       Lumières : Pascal Noël.       <br />
       Son : Christophe Sechet.       <br />
       Vidéo : Quentin Vigier.       <br />
       Dessin à la plume et aquarelle : Slimane.       <br />
       Costumes : Eymeric François.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 23 février au 9 avril 2017.</span>       <br />
       Du mardi au dimanche à 18 h 30.       <br />
       Salle Renaud-Barrault, Théâtre du Rond-Point, Paris 8e, 01 44 95 98 21.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredurondpoint.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatredurondpoint.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11328486-18872373.jpg?v=1488960216" alt=""Bled Runner"… Fellag, le combattant humoriste" title=""Bled Runner"… Fellag, le combattant humoriste" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       15 avril 2017 : Théâtre municipal, Beaune (21).       <br />
       22 avril 2017 : Sud-Est Théâtre, Villeneuve-Saint-Georges (94).       <br />
       25 au 27 avril 2017 : Théâtre Bernadette Lafond, Nimes (30).       <br />
       28 avril 2017 : Théâtre Le Sémaphore, Port-de-Bouc (13).       <br />
       2 mai 2017 : Le Pin Galant, Mérignac (33).       <br />
       3 et 4 mai 2017 : Odyssud, Blagnac (31).       <br />
       9 mai 2017 : Théâtre (ex Forum), Le Blanc-Mesnil (93).       <br />
       11 mai 2017 : Théâtre municipal, Grenoble (38).       <br />
       20 mai 2017 : Centre Culturel Jacques Prévert, Villeparisis (77).       <br />
       23 mai 2017 : Théâtre Anthéa, Antibes (06).       <br />
       14 au 17 juin 2017 : Théâtre 140, Bruxelles (Belgique).       <br />
       24 et 25 juin 2017 : Les Nuits de Fourvière, Lyon (69).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>"Ça ira mieux demain"… Alévêque ne se fait pas prier pour en remettre !</title>
   <updated>2015-11-04T16:59:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Ca-ira-mieux-demain-Aleveque-ne-se-fait-pas-prier-pour-en-remettre-_a1476.html</id>
   <category term="Humour" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/8475992-13318196.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-11-04T15:32:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Alévêque, en pourfendeur de la morosité, joue les "Don Quichotte" sur scène. Il se bat, tel un soldat des temps modernes qui en a sa claque, contre l'ambiance morne et triste. Mais oui, ça ira mieux demain pardi !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8475992-13318196.jpg?v=1446648030" alt=""Ça ira mieux demain"… Alévêque ne se fait pas prier pour en remettre !" title=""Ça ira mieux demain"… Alévêque ne se fait pas prier pour en remettre !" />
     </div>
     <div>
      J'ai hésité à écrire cet article. Mais il est difficile de passer sous silence un soldat qui s'est battu contre la dette et les banques et qui aujourd'hui s'attaque à la morosité. Dans son spectacle, Alévêque fait aussi un croche-pied à la jeunesse vue de sa hauteur d'âge. Du Kev Adams inversé.       <br />
              <br />
       Il s'installe au piano et en deux temps trois mouvements fait glisser quelques notes tel un concertiste. Sauf que ce n'en est pas un et que c'est le premier à le savoir. Il porte juste ses rêves, donne sa perception du monde au travers de son optimisme feint ou réel.       <br />
              <br />
       &quot;Ça ira mieux demain&quot; est un peu le leitmotiv parlé et chanté du spectacle. La ritournelle fait chanson, le décalage est opéré mais c'est un peu du déjà vu, déjà connu avec des bons mots mais quelques facilités. Ce qui est bien avec Alévêque, c'est ce ton qui rafraîchit notre époque et qui efface, le temps d'un spectacle, cette galerie de piètres penseurs, par la qualité des propos ou des idées, devenus les coqueluches cathodiques d'une pensée mortifère et d'une vision fade et grossière du monde. Une pensée qui se nourrit de cette sempiternelle chanson du &quot;c'était mieux avant&quot; et de raccourcis où la littérature délaisse sa poésie pour s'accrocher à des idées grosses de paresse et molles de courage.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8475992-13318312.jpg?v=1446648739" alt=""Ça ira mieux demain"… Alévêque ne se fait pas prier pour en remettre !" title=""Ça ira mieux demain"… Alévêque ne se fait pas prier pour en remettre !" />
     </div>
     <div>
      Oui, moi aussi, je préférais avant, quand j'avais vingt ans et que je pouvais jouer six heures de suite au football sans être fatigué, faire cinquante pompes d'affilée d'une seule main <span style="font-style:italic">(1)</span>, prendre le transilien en discutant avec de jolis sourires sans rencontrer des militaires en Famas <span style="font-style:italic">(2)</span>. C'était mieux avant pardi ! La poésie était au balcon de toutes les fenêtres, il n'y avait pas de chômage et mon voisin de palier était toujours une jolie fille amoureuse, l'étranger un ami, le musulman un frère et les migrants une promesse d'avenir. Bien sûr…       <br />
              <br />
       Avec Alévêque, l'optimisme est de mise même si le propos reste moqueur, cruel et assez lucide d'une société qui doute d'elle-même, ballotée par l'insécurité, la peur de l'étranger, d'une fausse perte d'identité alimentée par certains politiques inspirés par des propos de piliers de bar. Alévêque nous fait oublier cela même s'il joue dans une catégorie où son talent aurait pu le mettre ailleurs. Il a toutefois le mérite de chanter à tue-tête contre la morosité.       <br />
              <br />
       Quand certains Intellectuels sont aux abonnés absents alors que d'autres ont perdu leurs points sur les &quot;i&quot;, quand une partie des politiques joue les &quot;pères cravache&quot; avec des populations ballotées par la misère et la guerre suite aux inconséquences de politiques extérieures occidentales, oui le rire permet de botter le Q à tout cela. L'humoriste devient, au sens noble du terme, le Bouffon qui dit sa vérité à des actualités facilement anxiogènes quand elles se laissent politiquement enfermer par les peurs. Pour nous mettre à cheval et aller, grâce à la culture et à l'Art, vers cet Ailleurs qui enrichit chaque jour la France.       <br />
       Mais ça ira mieux dès aujourd'hui car demain est un présent qui se lève sur de nouvelles promesses.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Je frôle le mensonge ? Et alors…;o)       <br />
       (2) Fusil d'Assaut de la Manufacture d'Armes de Saint-Étienne (FAMAS).</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Ça ira mieux demain"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8475992-13318499.jpg?v=1446650486" alt=""Ça ira mieux demain"… Alévêque ne se fait pas prier pour en remettre !" title=""Ça ira mieux demain"… Alévêque ne se fait pas prier pour en remettre !" />
     </div>
     <div>
      Un spectacle de et avec : Christophe Alévêque.       <br />
       Mise en scène : Philippe Sohier en collaboration avec Thierry Falvisaner.       <br />
       Lumières : Jérôme Pérez Lopez.       <br />
       Régie Générale : Francky Mermillod.       <br />
       Durée estimé : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Jusqu'au 7 novembre 2015.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 21 h.       <br />
       Théâtre du Rond-Point, Salle Renaud-Barrault, Paris 8e, 01 44 95 98 00.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredurondpoint.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatredurondpoint.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       19 novembre 2015 : Le Radiant, Lyon (69).       <br />
       25 au 27 novembre 2015 : La Comédie de Picardie, Amiens (80).       <br />
       À partir du 4 décembre 2015 : Le Palais des Glaces, Paris (75).       <br />
       8 décembre 2015 : La Passerelle, Florange (57).       <br />
       11 et 12 décembre 2015 : Théâtre du Gymnase (13).       <br />
       8 janvier 2016 : Bergerac (33).       <br />
       10 mai 2016 : Anthéa, Antibes (06).       <br />
       12 mai 2016 : Le Haillan (33).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>La fin du monde est pour dimanche… On est quel jour ?</title>
   <updated>2015-02-10T10:13:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-fin-du-monde-est-pour-dimanche-On-est-quel-jour_a1282.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/7446991-11477621.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-02-10T09:50:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans un one-man-show où il incarne différents personnages, François Morel nous invite à regarder l'anodin et le banal par le trou de serrure du bonheur, à draper le quotidien d'espièglerie et à détrousser la morosité par l'humour.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7446991-11477621.jpg?v=1423558576" alt="La fin du monde est pour dimanche… On est quel jour ?" title="La fin du monde est pour dimanche… On est quel jour ?" />
     </div>
     <div>
      Il est face public... dans un one-man-show composé de différentes scènes dans lequel le sérieux des situations vire au comique, le détail à l'important, l'anodin à l'essentiel. Et ce sur différents tempos, vif, statique ou lent. François Morel est différents personnages dans différents lieux. En grand-père, en ménagère, en gamin, en homme timide, en avocat général, au cirque, au sommet d'une montagne, dans une salle à manger, dans le métro, dans un procès.       <br />
              <br />
       L'imitation est de mise. Nous voilà avec un vieil homme et son petit-fils baignés dans les nuages, dans un wagon avec une personne voulant aborder une femme, dans une pièce avec une ménagère écoutant &quot;Les rois mages&quot; de Sheila ou en avocat général dans un réquisitoire contre le bonheur. Quel est le lien entre ces différentes situations ? C'est le rapport à la vie et à ce qui nous attache à elle, à ses instants anodins où le bonheur peut exister s'il est remarqué, appelé, câliné.       <br />
              <br />
       Le bonheur peut être simple comme ces moments croustillants : tomber amoureux avec ses abords timides et gauches, trouver une plénitude dans des chansons ou savourer une présence face à une vue panoramique. Ce sont des situations anodines qui peuvent se transformer en petits bonheurs où rien ne devient banal s'il est marqué d'une attention ou d'un regard soutenu et non machinal. C'est aussi et surtout le rapport à l'autre qui est mis en exergue au travers d'une voix, d'une silhouette ou d'un visage. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7446991-11477664.jpg?v=1423559061" alt="La fin du monde est pour dimanche… On est quel jour ?" title="La fin du monde est pour dimanche… On est quel jour ?" />
     </div>
     <div>
      François Morel déploie un jeu scénique à l'opposé de ce qu'il raconte. Le débit est presque emphatique, bras toujours ouverts et jambes en situation de sprint. Ses mots courent, volent comme ses mouvements sur scène. Il est à la fois animateur de son propre spectacle et personnage dans les scènes. Les personnages qu'il incarne sont, à l'opposé de son rôle d'animateur, statiques, parlant et réagissant peu. Comme portés par une émotion ou une situation qui les dépasse. Il y a une césure opérée entre ces deux modes, celui narratif de &quot;l'animateur&quot; basé sur le verbe et le corps, et celui joué, vécu intérieurement par les personnages. Nous sommes entre l'ex-timité de la narration et l'intimité des émotions, entre l'extraversion de l'animateur et l'introversion des personnages. C'est un visage à la Janus, celui de biais et disert du présentateur-animateur et celui central mais mutique des personnages.       <br />
              <br />
       La vie est découpée en semaine avec pour chaque jour un âge, du lundi au dimanche, faisant de la semaine une période se déroulant de la naissance à la mort. L'enfant en bas âge est du lundi alors que le retraité est du WE. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7446991-11477690.jpg?v=1423559405" alt="La fin du monde est pour dimanche… On est quel jour ?" title="La fin du monde est pour dimanche… On est quel jour ?" />
     </div>
     <div>
      Morel apporte des pauses explicatives entre chaque scène. Le comédien devient l'intercesseur des scènes, un fil directeur. Nous sommes à cheval entre présentations et représentations, entre le Je de l'animateur et le jeu des personnages, entre M. Loyal et M. Jourdain, entre le dit du présentateur et le &quot;vis&quot; du personnage.       <br />
              <br />
       Qu'est-ce qu'il faut faire ? Comme le martèle dans une séquence de film une jeune femme les pieds dans l'eau. Morel nous invite à regarder différemment les situations, à dégrossir l'anodin pour le farcir de légèreté. Le spectacle est un bon bol d'air frais dans une période où la morosité a pris en otage, un peu/beaucoup, le sourire et l'enthousiasme de notre société.        <br />
              <br />
       À la fin du spectacle, tout s'enchevêtre avec François Morel remerciant toute l'équipe, régie et production comprises. Nous sommes dans le théâtre et ses à-côtés, avec son animateur et ses personnages, ses scènes et ses coulisses, un spectacle à double optique, à la fois central et de biais. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La fin du monde est pour dimanche"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7446991-11477694.jpg?v=1423559429" alt="La fin du monde est pour dimanche… On est quel jour ?" title="La fin du monde est pour dimanche… On est quel jour ?" />
     </div>
     <div>
      Un spectacle de et avec François Morel.       <br />
       Mise en scène : Benjamin Guillard.       <br />
       Scénographie, lumières  et vidéo : Thierry Vareille.       <br />
       Effets vidéo et post-production  : Étienne Waldt.       <br />
       Assistanat lumière  : Alain Paradis.       <br />
       Musique  : Antoine Sahler.       <br />
       Son  : Mehdi Ahoudig.       <br />
       Costumes  : Christine Patry.       <br />
       Collaboration artistique  : Lionel Ménard.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 28 janvier au 28 février 2015.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 21 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre du Rond-Point, Salle Renault-Barrault, Paris 8e, 01 44 95 98 21.       <br />
       <a class="link" href="http://2014-2015.theatredurondpoint.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatredurondpoint.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/La-fin-du-monde-est-pour-dimanche-On-est-quel-jour_a1282.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Avignon Off 2013 : SaNaKa, l'humour griffes et pattes de velours</title>
   <updated>2013-06-30T18:33:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-Off-2013-SaNaKa-l-humour-griffes-et-pattes-de-velours_a568.html</id>
   <category term="Humour" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/4026116-6108316.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-03-21T09:34:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
[Reprise] La générosité et le talent sont-ils solubles dans l'humour ? Oui ! On en sort absolument convaincu après avoir vu SaNaKa sur scène. Énergique présence scénique, chaleur charismatique et munificence communicatrice, tels sont les atouts que l'ont décèlent immédiatement, dès l'apparition sur scène de ce jeune comédien humoriste qui fait actuellement ses premières armes parisiennes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4026116-6108316.jpg?v=1332405532" alt="Avignon Off 2013 : SaNaKa, l'humour griffes et pattes de velours" title="Avignon Off 2013 : SaNaKa, l'humour griffes et pattes de velours" />
     </div>
     <div>
      Prix de la Presse et Prix de l'espoir Catégorie humour <span style="font-style:italic">(youhumour.com)</span> lors du dernier Festival des Arts Burlesques de Saint-Étienne où nous l'avons découvert fin février, SaNaKa, jeune humoriste du cru (un de Sainté, selon l’appellation locale!) a charmé et séduit, lors de sa prestation, tant le public que les professionnels présents. Un talent pas banal où la générosité n'a rien à envier à un dynamisme effervescent et une présence scénique peu commune.       <br />
              <br />
       Dès son entrée en scène, la prise de contact avec le public est immédiate, jouant instantanément la proximité et le charme rieur. Première caresse... &quot;J'aime bien ce que vous faites&quot; à l'adresse du public. Ayant consulté les profils FB de deux ou trois spectatrices ayant réservé à l'avance, il les interpelle par les petits secrets... souvent sans importance que nous offrons à la vitrine du monde via le Web 2.0. &quot;FaceBook, le <span style="font-style:italic">Voici</span> des pauvres, c'est là que l'on apprend des choses pas intéressantes sur des gens pas connus !&quot; On est conquis par son approche dénuée de toute méchanceté mais avec un humour parfois féroce...
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4026116-6108470.jpg?v=1332436270" alt="Avignon Off 2013 : SaNaKa, l'humour griffes et pattes de velours" title="Avignon Off 2013 : SaNaKa, l'humour griffes et pattes de velours" />
     </div>
     <div>
      Très réactif et avec un sens de la répartie avéré, il gère les échanges avec souplesse et un humour dévastateur, allant même jusqu'à orchestrer l'arrivée de l'éternel retardataire. Les absurdités au quotidien de notre monde envahi de nouvelles technologies - rêvé par les Geeks - sont passées à la moulinette de la gestuelle et des habitudes ridicules qu'elles génèrent. La force de SaNaKa étant la situation inversée, il s'approprie nos travers et les passe au filtre de la dérision avec un sourire emprunt d'empathie pour son prochain...       <br />
              <br />
       Ses sketches visent plus à s'approprier les situations, les personnages, les habitudes afin de les retourner adroitement avec chaleur, humanité et générosité pour en tirer le ressort comique. C'est flagrant lorsqu'il parle des relations avec la gente féminine. Utilisant tous les clichés établis sur la femme, il détourne chacun... les renversant pour les rendre antonyme à l'adresse d'un garçon par une fille... Jouant en l’occurrence le rôle de la fille... Un petit moment de bonheur et d'humour jubilatoire.       <br />
              <br />
       L'une des autres particularités de SaNaKa est sa posture non consensuelle... Son écriture est parfois clairement politique - prenant ici son sens premier : qui a un rapport avec la société organisée – pour nous parler, avec humour toujours, des pauvres, de la vie sous Sarko... et surtout celle qu'on espère après, de son pote Farid (et de l'époque où SaNaKa voulait devenir arabe), des clandestins (et la croisière Clando), de son voyage à New York où il n'accédera jamais, se faisant expulser... en étant traité de &quot;sale arabe&quot; !       <br />
              <br />
       Ce qui nous étonne et nous plaît chez SaNaKa, c'est cette capacité particulière de faire passer tous les sujets, tous les personnages, même les plus caricaturaux, avec une véritable générosité, bienveillance tout en gardant une veine comique implacable... Marchant avec virtuosité sur le fil fragile de la subtile dualité &quot;une pique, une caresse&quot;, il nous emporte dans sa dynamique du rire où la citoyenneté et l'humanité ont trouvé leur vraie place. Un jeune talent en devenir, à suivre de près... car un artiste rare est en train de se construire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"indigné presque parfait"</b></div>
     <div>
      De et par Sanaka.       <br />
       Mise en scène : Éva Darlan.       <br />
       <a class="link" href="http://www.sanaka.fr/" target="_blank">&gt;&gt; sanaka.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Avignon Off 2013</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 au 31 juillet 2013.</span>       <br />
       Tous les jours à 21 h.       <br />
       Café-Théâtre La Tache d'Encre, Salle Coq, Avignon, 04 90 85 97 13.       <br />
       <a class="link" href="http://www.latachedencre.com/fr/" target="_blank">&gt;&gt; latachedencre.com</a>       <br />
              <br />
       Représentation exceptionnelle le vendredi 7 décembre à 20 h 15.       <br />
       Théâtre du Temple, Paris 11e, 08 92 35 00 15.       <br />
              <br />
       Reprise à partir du 19 septembre 2012.       <br />
       Tous les mercredis à 21 h 30.       <br />
       Théâtre Le Bout, Paris 9e, 01 42 85 11 88.       <br />
       <a class="link" href="http://www.lebout.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lebout.fr</a>       <br />
              <br />
       Vendredi 23 mars 2012 à 20 h.       <br />
       Théâtre Montmartre-Galabru, Paris 18e, 01 42 23 15 85.       <br />
       12 au 14 avril 2012 au festival d’humour d’Arêches.       <br />
       <a class="link" href="http://www.lessommetsdurire.com/page_1.html" target="_blank">&gt;&gt; Festival de l'Humour d'Arêches</a>       <br />
       Vendredi 20 avril 2012 à 20 h.       <br />
       Nouveau Théâtre de Beaulieu, Saint-Étienne (42).       <br />
       Samedi 26 mai 2012 à 21 h 15.       <br />
       Spotlight, Lille (59), 03 66 64 78 08.       <br />
              <br />
       <b>Avignon Off 2012</b>       <br />
       Spectacle du 22 au 24 juillet 2012.       <br />
       Dimanche, lundi et mardi à 15 h 30.       <br />
       Théâtre à l'Arrache, 32, rue du Chapeau Rouge, Avignon, 06 60 64 46 07.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatrealarrache.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatrealarrache.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-Off-2013-SaNaKa-l-humour-griffes-et-pattes-de-velours_a568.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>6/12 au 10/12/2011, 13e Semaine de l'Insolence, Le Rabelais, Meythet, Haute-Savoie</title>
   <updated>2011-11-30T09:50:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/6-12-au-10-12-2011-13e-Semaine-de-l-Insolence-Le-Rabelais-Meythet-Haute-Savoie_a426.html</id>
   <category term="Festivals" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/3488968-5023114.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-11-29T19:21:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Plus connu pour "héberger" l'aérodrome d'Annecy, Meythet, petite bourgade mitoyenne de la Venise des Alpes, peut se vanter d'avoir aussi une salle de spectacles, Le Rabelais, des plus dynamiques, ayant une programmation dense et variée, et organisant deux festivals, un de chanson - Attention les feuilles ! - et un d'humour - la Semaine de l'Insolence...     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3488968-5023114.jpg?v=1322604020" alt="6/12 au 10/12/2011, 13e Semaine de l'Insolence, Le Rabelais, Meythet, Haute-Savoie" title="6/12 au 10/12/2011, 13e Semaine de l'Insolence, Le Rabelais, Meythet, Haute-Savoie" />
     </div>
     <div>
      Salle de 280 places, le Rabelais joue la variété intelligente mêlant chanson (Jean-François Lessard, Dimoné, Claudine Lebègue, Anne Baquet, François Gaillard, Véronique Pestel, etc.), spectacles pour enfants (ouverture sur tous les genres : marionnettes, théâtre, chanson, danse, conte, etc.) et humour (des plus connus aux découvertes).       <br />
              <br />
       La Semaine de l'Insolence est, depuis plus de dix ans, l'un des moments forts de cette programmation. Se déroulant sur cinq jours et dans quatre lieux différents, ce festival associera l'insolence à l'humour, la cruauté, l'impertinence, l'absurde, la mort, le surréalisme, l'immoralité, l'autodérision québécoise, la satire, le burlesque, l'anticléricalisme, et bien d'autres &quot;joyeusetés&quot;.       <br />
              <br />
       Pour concocter ces réjouissances... sont appelés sur scène :       <br />
       <b>● Mardi 6 décembre à 20 h, Médiathèque Louise Michel, Meythet.</b>       <br />
       &quot;Quand on pense...&quot; par la Compagnie Caravane (Lecture spectacle). Avec Stéphane Daurat et Catherine Hauseux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3488968-5025861.jpg?v=1322643065" alt="6/12 au 10/12/2011, 13e Semaine de l'Insolence, Le Rabelais, Meythet, Haute-Savoie" title="6/12 au 10/12/2011, 13e Semaine de l'Insolence, Le Rabelais, Meythet, Haute-Savoie" />
     </div>
     <div>
      <b>● Mercredi 7 décembre à 20 h 30, Le Rabelais à Meythet.</b>       <br />
       &quot;Les Pleureuses&quot; par Al Fonce Théâtre (Théâtre humour absurde). Écriture et mise en scène de Pierre-Louis Lanier. Avec Alexandra Carlioz et Stéphanie Doche.       <br />
       <b>● Jeudi 8 décembre à 12 h 15, MJC de Meythet.</b>       <br />
       Jean-François Lessard (Chanson-humour très engagée quoique québécoise).       <br />
       <b>● Jeudi 8 décembre à 20 h 30, Le Rabelais à Meythet.</b>       <br />
       &quot;Le Cabaret des Hérétiques&quot; par le Théâtre du Maquis (Théâtre musical anticlérical mais laïque).        <br />
       Conception et mise en scène : Pierre Béziers.       <br />
       <b>● Vendredi 9 décembre à 20 h 30, Le Rabelais à Meythet.</b>       <br />
       Babass &quot;Chreustian...&quot; (Humour très décalé).<b>       <br />
       ● Samedi 10 décembre à 20 h 30, Espace culturel La Ferme à Argonay.</b>       <br />
       Zoubab &quot;J'mettrai pas mes chaussons&quot; (Chanson).       <br />
              <br />
       <b>La Semaine de l'Insolence, 13e édition.</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 au 10 décembre 2011.</span>       <br />
       Le Rabelais, 21 route de Frangy, Meythet (74).       <br />
       (+ MJC Meythet, Médiathèque Louise Michel Meythet, Espace Culturel La Ferme à Argonay).       <br />
       04 50 22 39 97.       <br />
       <a class="link" href="http://www.rabelais-spectacles.com/" target="_blank">&gt;&gt; rabelais-spectacles.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/6-12-au-10-12-2011-13e-Semaine-de-l-Insolence-Le-Rabelais-Meythet-Haute-Savoie_a426.html" />
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