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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-14T14:31:41+02:00</updated>
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   <title>Avignon selon Barnabé ou le massacre des innocents</title>
   <updated>2015-07-11T12:06:00+02:00</updated>
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   <category term="Pièce du boucher" />
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   <published>2015-07-10T21:44:00+02:00</published>
   <author><name>Barnabé et Sheila Louinet</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Ça y est ! La foule revient en nombre. Mais ne nous voilons pas la face pour autant. Alors que certains spectacles affichent complets ("Célimène et le cardinal", succès Avignon 2014), d’autres envisagent d’arrêter pour cause de salles complètement vides ("Loustic ou les ambivalences d’un leader charismatique"). Avignon, c’est le miroir aux alouettes et ça peut être dur, très dur…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8011397-12469095.jpg?v=1436600327" alt="Avignon selon Barnabé ou le massacre des innocents" title="Avignon selon Barnabé ou le massacre des innocents" />
     </div>
     <div>
      Côté In, tout est beau (ou presque - nous y reviendrons !), et tellement lisse. Le Cloître Saint-Louis y est un lieu de paix et de quiétude où les gens sont si blancs et si propres. Si vous avez la chance de vous y promener, parviendra peut-être à vos oreilles le chant d’une jolie cantatrice rythmé par celui des cigales.       <br />
              <br />
       Côté off, c’est la cour des miracles. Le vent de ces derniers jours a emporté sur son passage des centaines d’affiches de spectacles envahissant les trottoirs d’annonces en tout genre (d’ailleurs, puisque Madame la Maire veut des rues propres, ça aurait peut-être été le moment de les nettoyer un peu, non ?). Ces va-nu-pieds, d'après le In (donc !), vendent leurs spectacles à la criée, abordant le passant en espérant le voir pénétrer dans sa salle.        <br />
              <br />
       In et Off, deux mondes qui ne se côtoient jamais. À la limite, ils se croisent. Le In peut être très ennuyeux avec parfois des auteurs qui s’écoutent penser et des acteurs qui s’écoutent respirer. 28 euros la place + 4,5 euros de navette pour se rendre à Vedène et voir jouer un spectacle d'Olivier Py hors les murs, est-ce faciliter l’accès au théâtre ?       <br />
       Et à l’inverse, dans le Off, tout le monde est un peu artiste… 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Et pour beaucoup de compagnies, alors qu’Avignon Off représente le lieu de la dernière chance, l’occasion d’être enfin vu, l’espoir de voir un programmateur entrer dans sa salle et d’acheter son spectacle, certaines en ressortent rincées. Pour donner une simple idée, au Théâtre &quot;la Manufacture&quot;, une compagnie paiera une fortune pour se voir programmer les trois semaines (entre 15 et 20 000 euros). Pourtant la salle est moche et pas bien grande. Mais c’est là que les compagnies doivent être si elles veulent espérer être repérées. Car le Off souffre de la même maladie que partout en France : d’un hyper cloisonnement. Il y a les lieux repérés et les lieux oubliés. Par exemple, les spectateurs du théâtre &quot;Le Paris&quot; ne sont pas les mêmes que ceux de la &quot;Manufacture&quot; et la &quot;Manufacture&quot;, c’est un peu le In du Off. À Avignon, même si tout coexiste en même temps, chaque compagnie ne vit pas le Off de la même manière.        <br />
              <br />
       Alors voilà, Avignon, c’est aussi le parfait représentant de cette crise du capitalisme : une surproduction de spectacles qui engendre finalement une extrême pauvreté et où tout le monde se sucre sur le dos des compagnies : les directeurs de salles, les hébergements (un simple deux pièces en centre-ville devient tout à coup scandaleusement cher, plus cher qu’un appartement dans le centre parisien), et même les cafés qui augmentent tout à coup leurs prix. Tout ce petit monde en ressort plus gras que jamais. Et bien entendu, dans ce &quot;massacre des innocents&quot;, ce sont les compagnies et les artistes qui trinquent encore et toujours. Avignon, c’est beau, c’est grand, mais c’est aussi d’une cruauté sans nom. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Tout le programme du <a class="link" href="http://www.avignonleoff.com/programme/2015/" target="_blank">Festival Off d'Avignon</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-selon-Barnabe-ou-le-massacre-des-innocents_a1393.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Alceste" à Garnier : "seule la musique sauve"</title>
   <updated>2015-06-29T17:33:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Alceste-a-Garnier-seule-la-musique-sauve_a1376.html</id>
   <category term="Lyrique" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/7942246-12345250.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-06-24T06:15:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Reprise de la production d'"Alceste", la tragédie lyrique de Gluck à l'Opéra Garnier jusqu'au 15 juillet 2015. Avec la crème des jeunes chanteurs français actuels, le dramaturge et metteur en scène Olivier Py nous livre sa vision (décevante) de cette tragédie de la piété conjugale inspirée de la pièce d'Euripide.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7942246-12345250.jpg?v=1435083786" alt=""Alceste" à Garnier : "seule la musique sauve"" title=""Alceste" à Garnier : "seule la musique sauve"" />
     </div>
     <div>
      Le public a changé depuis le XVIIIe siècle et le goût aussi. On peut rester de marbre devant cette grande déclamation lyrique du compositeur autrichien Christoph Willibald Gluck au carrefour du classicisme et de l'esthétique des larmes et du pathétique chère au Siècle des Lumières. Jean-Jacques Rousseau trouvait d'ailleurs cette &quot;Alceste&quot; presque monotone puisque <span style="font-style:italic">&quot;tout y roule presque sur deux seuls sentiments, l'affliction et l'effroi&quot;</span>. Mais quel en est l'argument ?       <br />
              <br />
       D'abord créée en 1767 à Vienne avec un livret italien, Gluck en commande quelques années plus tard une version française (réputée plus efficace car plus resserrée) au librettiste Gand Le Blanc du Roullet pour la première parisienne en 1776. Inspiré par la tragédie d'Euripide, le livret met en scène Alceste, la reine de Thessalie (ce royaume sur la route de la Macédoine et de l'Hellespont dont parle &quot;L'Iliade&quot;), qui décide de se sacrifier pour sauver la vie de son époux adoré Admète. Celui-ci s'est vu récompenser par Apollon et jouit de la vie éternelle mais chaque année quelqu'un doit prendre sa place aux Enfers. Un vrai cadeau empoisonné. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7942246-12345445.jpg?v=1435086984" alt=""Alceste" à Garnier : "seule la musique sauve"" title=""Alceste" à Garnier : "seule la musique sauve"" />
     </div>
     <div>
      Après &quot;Orphée et Eurydice&quot;, &quot;Alceste&quot;, qui exalte les vertus antiques sublimes du sacrifice et de l'amour conjugal (cet héroïsme conjugal cité dans &quot;Le Banquet&quot; de Platon), témoigne pour le spectateur moderne de la révolution qu'opère Gluck dans le genre de l'opéra. Contre les dérives de <span style="font-style:italic">l'opera seria</span> italien faisant la part trop belle aux virtuosités pyrotechniques des chanteurs, le protégé de la reine Marie-Antoinette renonce aux récitatifs, aux ornements outranciers et initie une réforme appelée à une grande postérité de Berlioz à Wagner : la continuité musicale et l'importance de l'orchestre en tant que tel.       <br />
              <br />
       La partition qui présente de magnifiques pages est admirablement défendue par un de ses grands connaisseurs, Marc Minkowski, à la tête de sa formation des Musiciens du Louvre Grenoble et de son chœur : précision, maîtrise et haute inspiration servent ici le lyrisme des déclarations d'amour, le pathétique des lamentations et les effrois tapis aux portes des Enfers. Rien ne manque, tout porte d'autant plus qu'un nouvel aréopage de quelques-uns des meilleurs chanteurs français revivifient parfaitement les héros du mythe. Véronique Gens incarne avec sensibilité et passion la reine Alceste. Son grand air &quot;Divinités du Styx&quot; hantera longtemps nos esprits. Le ténor Stanislas de Barbeyrac offre sa belle voix quasi surnaturelle au désespoir du roi Admète et le baryton Stéphane Degout met sa diction et l'amplitude de sa tessiture au service de deux personnages : le Grand Prêtre d'Apollon et Hercule (qui obéit au doux devoir de <span style="font-style:italic">deus ex machina</span> non sans humour). Mention spéciale également aux coryphées tous superbes (Chiara Skerath, Manuel Nunez Camelino, Tomislav Lavoie, Kevin Amiel) et à l'Oracle de François Lis.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7942246-12345465.jpg?v=1435087227" alt=""Alceste" à Garnier : "seule la musique sauve"" title=""Alceste" à Garnier : "seule la musique sauve"" />
     </div>
     <div>
      Seule la mise en scène d'Olivier Py déçoit malgré les beaux clairs-obscurs de Bertrand Killy. Des artistes dessinent sans discontinuité des fresques à la craie sur les murs - allégorisant la <span style="font-style:italic">vita brevitas</span> que chante le livret, procédé ici sans beauté (même si cet happening de plus de deux heures est un vrai exploit technique). On admirera aussi le stoïcisme des chanteurs obligés d'escalader plusieurs fois d'affreux praticables abrupts (sans doute les escaliers du palais et de l'ascension héroïque) sans tomber tout en se concentrant sur l'intériorité de leur personnage. Si une des inscriptions (inscrites puis effacées en nombre sur un tableau noir au premier plan), <span style="font-style:italic">&quot;seule la musique sauve&quot;</span>, frappe par son évidence, avouons que le grand Olivier Py et son vieux complice Pierre-André Weitz ont bien manqué d'inspiration - une fois n'est pas coutume.        <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 16 juin au 15 juillet 2015.</span>       <br />
       23, 25 et 28 juin à 19 h 30 ; 1er, 5, 7, 9, 12 et 15 juillet à 19 h 30.       <br />
       Opéra national de Paris- Salle Garnier, 0 892 89 90 90.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7942246-12345485.jpg?v=1435087548" alt=""Alceste" à Garnier : "seule la musique sauve"" title=""Alceste" à Garnier : "seule la musique sauve"" />
     </div>
     <div>
      Place de l'Opéra, Paris 9e.       <br />
       <a class="link" href="http://www.operadeparis.fr" target="_blank">&gt;&gt; operadeparis.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>&quot;Alceste&quot; (1776).</b>       <br />
       Tragédie lyrique en trois actes.       <br />
       Musique : C. W. Gluck (1714-1787).       <br />
       Livret : François-Louis Gand le Bland du Roullet.        <br />
       Durée : 2 h 45 avec entracte.        <br />
              <br />
       Marc Minkowski, direction musicale.       <br />
       Olivier Py, mise en scène.       <br />
       Pierre-André Weitz, décors et costumes.       <br />
       Bertrand Killy, lumières.       <br />
              <br />
       Stanislas de Barbeyrac, Admète.       <br />
       Véronique Gens, Alceste.       <br />
       Stéphane Degout, Le Grand Prêtre d'Apollon/Hercule.       <br />
       Manuel Nunez Camelino, Evandre/Coryphée alto.       <br />
       Chiara Skerath, Coryphée soprano.       <br />
       Tomislav Lavoie, Apollon/Un Héraut/Coryphée basse.       <br />
       François Lis, Une Divinité infernale/L'Oracle.       <br />
       Kevin Amiel, Coryphée ténor.        <br />
              <br />
       Chœur et Orchestre des Musiciens du Louvre Grenoble.       <br />
       Christophe Grapperon, Chef de chœur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Alceste-a-Garnier-seule-la-musique-sauve_a1376.html" />
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   <title>Les (belles) cuisses de Carmen à l'Opéra de Lyon</title>
   <updated>2015-05-07T06:16:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-belles-cuisses-de-Carmen-a-l-Opera-de-Lyon_a1340.html</id>
   <category term="Lyrique" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/7758265-12013909.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-05-07T06:15:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Reprise d'une production de la mythique "Carmen" de Bizet à l'Opéra de Lyon dans la vision roborative qu'en a délivré en 2012 l'incontournable Olivier Py metteur en scène chéri de nos scènes lyriques. Un spectacle qui gratte et qui pique conçu pour choquer le (supposé) bourgeois jusqu'au 17 mai 2015.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7758265-12013909.jpg?v=1430900353" alt="Les (belles) cuisses de Carmen à l'Opéra de Lyon" title="Les (belles) cuisses de Carmen à l'Opéra de Lyon" />
     </div>
     <div>
      Disons-le tout net, cette &quot;Carmen&quot; vocalement et musicalement ne restera pas dans les annales de l'histoire de ses innombrables productions - et rien de tel que la Carmencita pour sauver l'année d'une maison d'opéra en matière de remplissage de salle. Mais remplir la salle n'est pas un problème à Lyon et on peut même être reconnaissant : Serge Dorny et son équipe font le choix, d'année en année, d'une programmation originale, faisant la part belle aux artistes et aux œuvres qui secouent et donnent à penser. La saison prochaine, Dmitri Tcherniakov pour une très attendue &quot;Lady Macbeth de Mzensk&quot; et David Marton pour une &quot;Damnation de Faust&quot; en ouverture en témoigneront. Entre autres.       <br />
              <br />
       Non. Si la scène lyonnaise redonne la &quot;Carmen&quot; rêvée par Olivier Py, c'est que le spectacle mérite d'être (re)découvert. Le trublion mystique toujours attendu au tournant ne déçoit pas cette fois encore et on ressort de cette production de l'un des opéras les plus populaires - ici radicalement réinterprété avec une &quot;Carmen&quot; lubrique et meneuse de revue - à la fois heureux et quelque peu partagé. Le spectateur pris dans une frénésie visuelle perpétuelle - que deux entractes viennent à peine tempérer - en émerge agréablement lessivé et un peu hébété quoique émoustillé. La faute à près de trois heures d'un raout clinquant de peep-show - un délectable scandale auquel nous ne sommes plus habitués maintenant que Gerard Mortier nous a quittés (et que certaines stars imposent des &quot;Cid&quot; vintage et ringards à un public frileux d'octogénaires…). Voilà Olivier Py qui nous refait le coup de son &quot;Rake's Progress&quot; monté à Garnier, il y a quelques années, avec ses backrooms peuplés de (beaux) garçons à poil.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7758265-12018890.jpg?v=1430940705" alt="Les (belles) cuisses de Carmen à l'Opéra de Lyon" title="Les (belles) cuisses de Carmen à l'Opéra de Lyon" />
     </div>
     <div>
      La Carmen vue par Olivier Py est donc meneuse de revue ultra sexy - en tenue d'Ève ou en culotte soutien-gorge rouge vif la plupart du temps - d'un cabaret miteux situé dans un faubourg dangereux, peut-être non loin de ces docks qui n'auraient pas déplu à un Bernard-Marie Koltès (très beaux décors dus à Pierre-André Weitz). Foin de la &quot;couche de folklore espagnol de pacotille&quot; de l'œuvre nous avertit le metteur en scène, Carmen, c'est l'héroïne nietzschéenne de la liberté, une &quot;marginale&quot; venue venger tous les exclus et opprimés de la terre. Soit.       <br />
              <br />
       S'ensuit un carnaval super drôle quoique un peu fatigant, une ronde perpétuelle où il se passe toujours quelque chose y compris dans les intervalles musicaux et préludes : danses nègres à la Joséphine Baker, pas de trois et quatre un peu partouzeurs, poses sexuelles explicites et travestissements inattendus, j'en passe et des meilleurs. Même King Kong se balade dans le décor - un vrai cirque on vous dit avec du néné, de la fesse, du muscle et du chien. La mezzo Kate Aldrich a le physique du rôle et son interprétation vocale sans nous laisser indifférents ne nous bouleverse pas non plus. Mais quelle actrice ! Le timbre un peu métallique de sa voix empêche cependant toute extase. Passons sur le Don José exécrable du ténor mexicain Arturo Chacon-Cruz qui avale une syllabe sur quatre (&quot;C'est moi qui l'ai TOU&quot;* dans un final du coup ridicule) et nous sert une incompréhensible soupe très indigeste. On aimerait lui rappeler aussi le sens des nuances puisque brailler n'est pas chanter, n'est-ce pas.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7758265-12018936.jpg?v=1430940936" alt="Les (belles) cuisses de Carmen à l'Opéra de Lyon" title="Les (belles) cuisses de Carmen à l'Opéra de Lyon" />
     </div>
     <div>
      Au contraire, l'Escamillo du baryton Jean-Sébastien Bou est digne d'admiration parce que remarquablement incarné. Décidément, on adore cet élégant chanteur, son phrasé, son articulation et son beau timbre. Il forme un merveilleux couple avec notre scandaleuse Carmen - dont on comprend enfin pourquoi elle ne peut que plaquer son petit agent de police (c'est-à-dire Don José).        <br />
              <br />
       Notons aussi les belles performances du Moralès de Pierre Doyen et le duo irrésistible du Dancaïre et Remendado (Mathieu Gardon et Florian Cafiero du Studio de l'Opéra de Lyon). En revanche, on ne sera pas reconnaissant au chef Riccardo Minasi de ne nous avoir pas tenus en haleine : sa direction aux tempi exaspérants de lenteur a posé bien des problèmes aux chanteurs et affadi une partition pourtant réjouissante. Heureusement Olivier, tu nous as encore bien fait marrer !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Note : * &quot;C'est moi qui l'ai tuée !&quot; habituellement.</span>       <br />
              <br />
       Spectacle vu le 30 avril 2015.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7758265-12018973.jpg?v=1430941223" alt="Les (belles) cuisses de Carmen à l'Opéra de Lyon" title="Les (belles) cuisses de Carmen à l'Opéra de Lyon" />
     </div>
     <div>
      <b>Prochaines dates : </b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Jeudi 7, samedi 9, lundi 11, mercredi 13, vendredi 15 mai 2015 à 20 h.        <br />
       Dimanche 17 mai à 16 h. </span>       <br />
              <br />
       Opéra national de Lyon, 04 69 85 54 54.       <br />
       Place de la Comédie (69).       <br />
       <a class="link" href="http://www.opera-lyon.com" target="_blank">&gt;&gt; opera-lyon.com </a>       <br />
              <br />
       <b>&quot;Carmen&quot; (1875).</b>       <br />
       Opéra en trois actes.       <br />
       Musique : Georges Bizet (1838-1875).       <br />
       Livret : Meilhac et Halévy.       <br />
       Durée : 2 h 50.       <br />
              <br />
       Olivier Py, mise en scène.       <br />
       Pierre-André Weitz, décors et costumes.       <br />
       Bertrand Killy, lumières.       <br />
       Daniel Izzo, chorégraphie et assistant à la mise en scène.       <br />
              <br />
       Kate Aldrich, Carmen.       <br />
       Arturo Chacon-Cruz, Don José.       <br />
       Jean-Sébastien Bou, Escamillo.       <br />
       Sophie Marin-Degor, Micaëla.       <br />
       René Schirrer, Zuniga.       <br />
       Valentine Lemercier, Mercedes.       <br />
       Laure Barras, Frasquita.       <br />
       Mathieu Gardon, Le Dancaïre.       <br />
       Florian Cafiero, Remendado.       <br />
       Pierre Doyen, Moralès.       <br />
       Cédric Cazottes, Lilas Pastia.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7758265-12019016.jpg?v=1430941528" alt="Les (belles) cuisses de Carmen à l'Opéra de Lyon" title="Les (belles) cuisses de Carmen à l'Opéra de Lyon" />
     </div>
     <div>
      Joël Lancelot, un guide.       <br />
       Alexandra Guérinot, une marchande d'oranges.       <br />
       Kwang Soun Kim, un bohémien.        <br />
              <br />
       Riccardo Minasi, direction musicale.       <br />
       Orchestre, Chœurs et Maîtrise de l'Opéra de Lyon.       <br />
       Nicolas Krüger, Chef des Chœurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Les-belles-cuisses-de-Carmen-a-l-Opera-de-Lyon_a1340.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Orlando"... Un théâtre manifeste, lieu de toutes les tragédies et de toutes les dérisions</title>
   <updated>2015-04-13T06:11:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Orlando-Un-theatre-manifeste-lieu-de-toutes-les-tragedies-et-de-toutes-les-derisions_a1325.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <published>2015-04-12T20:12:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans "Orlando" d'Olivier Py, il y a la mère, grande comédienne, qui entre en scène nerveuse mêlant vie exacerbée quotidienne et répliques phrasées et paraphrasées. Il y a le fils, en quête de père, en quête d'identité, qui veut inscrire ses pas de jeune poète dans le grand œuvre du Théâââtre et vit une vie d'artiste pauvre, insouciante et amoureuse avec son amante et son amant.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7671146-11860385.jpg?v=1428865595" alt=""Orlando"... Un théâtre manifeste, lieu de toutes les tragédies et de toutes les dérisions" title=""Orlando"... Un théâtre manifeste, lieu de toutes les tragédies et de toutes les dérisions" />
     </div>
     <div>
      Il y a le père, à chaque fois putatif, grand metteur en scène et grand théoricien de la scène vivante contemporaine qui apporte la théorie définitive : d'un théâtre thérapie du monde. Il y a le ministre de la Culture médiocre, narcissique et masochiste fasciné par les comédiens et leur voue une forme de haine exaspérée. Ambivalence des sentiments, dialectiques du pouvoir.       <br />
              <br />
       Les scènes qui les réunit tous se répète cinq fois, comme autant de souvenirs d'actes, autant de souvenirs de répétitions. De répétition des mêmes scènes dans leurs variations, dans la même distribution des rôles mais dans leurs avatars respectifs.       <br />
              <br />
       La scène s'inscrit dans une cage de scène avec au lointain sa projection géométrique, sa mise en perspective. La scène est vue du côté coulisses. Jardin est à cour et cour à jardin. Le monde représenté par elle est inversé. Affectée de girations périodiques, mue par les comédiens et techniciens, la scène voit ses perspectives se dépraver : chacun de ces actes marque les étapes d'une vie sur trente ans. L'autofiction, l'autobiographie d'Olivier Py n'est pas une hypothèse. La machine théâtrale devient une formidable machine à faire remonter le passé à la surface. Jalons d'une réalité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7671146-11860463.jpg?v=1428865880" alt=""Orlando"... Un théâtre manifeste, lieu de toutes les tragédies et de toutes les dérisions" title=""Orlando"... Un théâtre manifeste, lieu de toutes les tragédies et de toutes les dérisions" />
     </div>
     <div>
      En fin connaisseur de la machine théâtrale, Olivier Py installe une mise en abyme des plus réjouissantes. Dans cette histoire à vérités cachées, parsemées de tirades à grande tenue littéraire ou politique, la machine à illusions est aussi une machine à allusion, à clins d'œil. L'auteur joue sur le sens des mots et des choses. Au spectateur de s'amuser à trouver des clefs.       <br />
              <br />
       Entrecoupée d'interventions d'un bateleur à l'avant-scène qui vante, pour chaque époque, la panacée qui ferait le bonheur du monde, Orlando est placé sous le signe de la farce et assume pleinement, dans cette véritable chanson de geste picaresque, une dimension comique que le public ne rechigne pas à saluer par des salves de rires.       <br />
              <br />
       Pourtant (même pour qui n'a pas suivi dans sa carrière Olivier Py ainsi que sa troupe), une émotion intime est bien palpable. Ce théâtre animé par un sens de la dérision rejoint toutes les tragédies. Celle du meurtre du père, celles de la mort de l'amant. Celle de la vieillesse qui avance. L'énigme de la Vie. L'énigme de la beauté.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7671146-11860488.jpg?v=1428869130" alt=""Orlando"... Un théâtre manifeste, lieu de toutes les tragédies et de toutes les dérisions" title=""Orlando"... Un théâtre manifeste, lieu de toutes les tragédies et de toutes les dérisions" />
     </div>
     <div>
      Et Olivier Py en homme de théâtre pointe dans Orlando ce lieu paradoxal, ce point de renversement, ce point vide propre à toute chambre obscure qui est le point d'attente du mystère et sa réalisation. Ce point à partir duquel jaillissent l'énergie, la lumière, l'espace, le temps et qui s'incorporent dans le corps du comédien aux prises avec la parole.       <br />
              <br />
       Ce théâtre pose beaucoup de questions théosophiques : il n'est donnée qu'une réponse. Le théâtre ne donne pas le sens de la vie, il est la vie de ce qu'il est : le théâtre. Ce jaillissement poétique.       <br />
              <br />
       Dans cette pièce, Olivier Py fait ressurgir, dans sa fraicheur, le théâtre de sa jeunesse proposé au public actuel comme un théâtre de l'avenir. Un théâtre manifeste par lequel se manifeste un théâtre qui sait conjurer le vieillissement. Olivier Py trouve en Matthieu Dessertine un double de lui-même.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Orlando ou l'Impatience"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7671146-11860514.jpg?v=1428869289" alt=""Orlando"... Un théâtre manifeste, lieu de toutes les tragédies et de toutes les dérisions" title=""Orlando"... Un théâtre manifeste, lieu de toutes les tragédies et de toutes les dérisions" />
     </div>
     <div>
      Texte &amp; mise en scène : Olivier Py.       <br />
       Scénographie, décor, costumes &amp; maquillage : Pierre-André Weitz.       <br />
       Avec : Jean-Damien Barbin, Laure Calamy, Eddie Chignara, Matthieu Dessertine, Philippe Girard, Mireille Herbstmeyer, Stéphane Leach, François Michonneau.       <br />
       Lumières : Bertrand Killy.       <br />
       Musique : Stéphane Leach.       <br />
       Durée : 3 h 20.       <br />
       &quot;Orlando ou l’Impatience&quot; est publié aux Éditions Actes Sud-Papiers, juin 2014.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 au 18 avril 2015.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre de la Ville, Paris 4e, 01 42 74 22 77.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredelaville-paris.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaville-paris.com</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">5 et 6 mai 2015 :</span> 19 h 30, CDDB - Théâtre de Lorient, Lorient (56), 02 97 83 01 01.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Orlando-Un-theatre-manifeste-lieu-de-toutes-les-tragedies-et-de-toutes-les-derisions_a1325.html" />
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   <title>Une étrangère d’origine... Govori beulgarski !*</title>
   <updated>2013-02-12T23:39:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Une-etrangere-d-origine-Govori-beulgarski-_a840.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/5222235-7793223.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-02-12T22:57:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Élizabeth Mazev qui fait du théâtre depuis le cours élémentaire avec Olivier Py qui accompagna Jean-Luc Lagarce, joue avec la complicité de François Berreur "Les Tribulations d’une étrangère d’origine". Dans cette pièce écrite par elle, Élizabeth Mazev parle de sa Bulgarie et d’elle-même.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5222235-7793223.jpg?v=1360708130" alt="Une étrangère d’origine... Govori beulgarski !*" title="Une étrangère d’origine... Govori beulgarski !*" />
     </div>
     <div>
      Elle assume avec cran sa biographie. Et le récit de ses trois voyages en Bulgarie avec son père, avec son mari Olivier, seule, dépasse de très loin le simple témoignage personnel. En trois époques se dévoilent le changement des regards dans l’avant et l’après de la chute du rideau de fer. De l’enfant à l’après de son enfance aussi.       <br />
              <br />
       La comédienne raconte avec une distance amusée l’éveil de la conscience de la femme qu’elle devient et restitue avec beaucoup de chaleur les manières fraternelles et pittoresques des personnes qu'elle a croisées dans sa vie de par de-ci et par-delà la Maritza.       <br />
              <br />
       La Bulgarie ? C’est le pays du père et de la mère. Exilés en France. Trop longtemps interdite.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5222235-7793226.jpg?v=1360708131" alt="Une étrangère d’origine... Govori beulgarski !*" title="Une étrangère d’origine... Govori beulgarski !*" />
     </div>
     <div>
      La Bulgarie ? Tout juste connue, par la saveur des colis reçus, par cet accent d’Europe de l’Est qu’ont les parents, par les récits familiaux embellis pour oublier l’exil.       <br />
              <br />
       La Bulgarie ? C’est là que roulent les R, où les hommes font des pinçons, là où sont des espions, là où il y a les cousines, les moustiques, etc. C’est toujours dans ce récit très vivant par un détail concret que se dénouent les illusions et que se crée l’attachement.       <br />
              <br />
       Avec ce matériau, Élizabeth Mazev développe le goût de l’épopée et dévoile celui de l’intime et sa pudeur. Elle donne à voir et entendre l’éternel voyage de ces comédiens, étourdis  d’humour par leurs propres ressorts comiques, qui partent à la rencontre de leurs personnages que nourrissent le pittoresque d’une fripe, un fichu imprimé, une valise.       <br />
              <br />
       Tout dans ce spectacle prend la saveur de la juste mesure. Celle de l’accommodation des sensations et de la conscience. Peut-être que le spectateur peut se demander à l’unisson du personnage si elle n’a jamais vraiment existé cette Bulgarie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5222235-7793231.jpg?v=1360708131" alt="Une étrangère d’origine... Govori beulgarski !*" title="Une étrangère d’origine... Govori beulgarski !*" />
     </div>
     <div>
      Force du mythe et du talent : elle est, à l’évidence, bien là, sur le plateau, revêtue de l’épaisseur du temps qui passe et la persistance de l’enfance. Car la comédienne la <span style="font-style:italic">parle</span> tellement bien.       <br />
              <br />
       Dans ces tribulations se mettent en place les conditions de la construction de la mémoire et de l’identité partagées. Celles de l'incarnation.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Parle bulgare !</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Tribulations d'une étrangère d'origine"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5222235-7793235.jpg?v=1360708131" alt="Une étrangère d’origine... Govori beulgarski !*" title="Une étrangère d’origine... Govori beulgarski !*" />
     </div>
     <div>
      Texte : Élizabeth Mazev.       <br />
       Mise en scène, scénographie : François Berreur.       <br />
       Avec : Élizabeth Mazev.       <br />
       Lumières : François Berreur, Bernard Guyollot.       <br />
       Costumes : Nathy Polak.       <br />
       Musique : Christian Girardot, d'après la chanson populaire &quot;Mon pays, ma Bulgarie&quot;.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Marie Delaby.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 février au 2 mars 2013.</span>       <br />
       Mardi à 19 h, du mercredi au samedi à 20 h, matinée le samedi à 16 h (relâches exceptionnelles : vendredi 15 février à 20 h et samedi 2 mars à 16 h).       <br />
       Théâtre Ouvert, Paris 18e, 01 42 55 55 50.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-ouvert.net/hp.php" target="_blank">&gt;&gt; theatre-ouvert.net</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Une-etrangere-d-origine-Govori-beulgarski-_a840.html" />
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