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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-14T14:47:21+02:00</updated>
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   <title>"Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux</title>
   <updated>2026-02-04T09:05:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Au-nom-du-ciel-Vol-au-dessus-d-un-nid-de-coucou-ou-le-meurtre-d-un-Palestinien-autiste-observe-a-hauteur-d-oiseaux_a4468.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2026-02-04T06:21:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le metteur en scène israélien Yuval Rozman, né à Tel-Aviv et installé en France où il a créé sa compagnie, clôt sa "Quadrilogie de ma Terre" par ce dernier volet saisissant d'humanité… vue à hauteur d'oiseaux. Impertinents à souhait dans leurs langages fleuris et leurs attitudes volatiles, un Bulbul, une Perroquet Drara et un Martinet Noir vont "survoler" le drame d'un jeune autiste palestinien abattu par un soldat de la police israélienne pour en faire entendre le tragique absolu. Le tour de force étant, qu'entre disputes de potaches et remarques déjantées, ce drame rebattu à longueur d'infos – au risque de nous laisser pétrifiés – reprend… vie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94076192-65631574.jpg?v=1770147192" alt=""Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux" title=""Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux" />
     </div>
     <div>
      Si, au siècle de Périclès, Aristophane avait invité en toute (fausse) innocence – dans sa comédie &quot;Les Oiseaux&quot; écrite en pleine guerre du Péloponnèse – la sagesse des volatiles comme recours à la folie guerrière des Grecs et de leurs Dieux avides de sacrifices, les trois spécimens à plumes, auxquels prêtent ici voix Yuval Rozman, ne manquent pas non plus de clairvoyance délicieusement (im)pertinente… Personnages hauts en couleur, dotés d'un franc-parler à faire pâlir les pères de toutes les Confessions, ils saturent de leurs voltiges acrobatiques l'espace du plateau, faisant de cette &quot;comédie noire&quot; un lieu terriblement lumineux.       <br />
              <br />
       Tout commence par une chanson du Bulbul qui, sur un air joyeux et plein de légèreté bonhomme, égrène sur sa guitare les composantes du drame s'étant déroulé sous leurs yeux d'oiseaux… Sa commère Drara, au beau plumage vert, s'embrouille avec lui tant son insouciance enjouée perturbe la lecture de l'écran faisant défiler minute par minute le contexte de la mort d'Iyad al-Hallaq, abattu aux portes de la vieille ville de Jérusalem par un soldat Magav (police israélienne des frontières). Contrastant avec la gravité de la situation terrestre, les volages hôtes vont se livrer à une dispute à hauteur des cours de récréation tant les plaisanteries-invectives du Bulbul farceur &quot;volent bas&quot;, vraiment très très bas, tout comme les répliques de la Drara agacée… Farce grotesque et pure tragédie juxtaposées dans la même unité de temps et de lieu, l'une et l'autre s'étayant, comme en calligraphie les déliés sont là pour faire ressortir les pleins.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94076192-65631575.jpg?v=1770147221" alt=""Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux" title=""Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux" />
     </div>
     <div>
      Duel verbal entre eux qui croisent leurs mots pour tenter de reconstituer ce que chacun peut dire de ce drame, eux qui, alors qu'ils guettaient le précieux jus s'échappant des sacs au-dessus du local à poubelles proche de l'entrée de Jérusalem Est, ont surplombé l'événement de leur poste d'observation… Quant au Martinet Noir, sa nonchalance mélancolique contraste avec la fougue de ses deux jeunes condisciples ailés auprès desquels il trouve réconfort ; un vieux sage sympathique, un peu fêlé du bocal, qui se laissera joyeusement embarquer à l'insu de son plein gré dans un jeu de devinettes plus ou moins scabreuses… Si cette première séquence de charades futiles est à vivre comme une respiration bienvenue (cf. plus haut) dans un récit chargé des actes d'un assassinat en règle, elle pourrait apparaître – pour certains terriens – démesurée dans son contenu et sa longueur… Ce serait là omettre que, chez les oiseaux, toutes les envolées sont permises…       <br />
              <br />
       Endossant tour à tour les rôles de l'assistante de vie du jeune autiste abattu, du policier ayant lancé l'alerte pour avoir confondu les gants noirs et le masque Covid portés par le jeune Palestinien avec l'attirail d'un terroriste, de l'agent de la police des polices interrogeant son collègue, du commandant Magav responsable de la jeune recrue qui a tué Iyad, du gardien du local poubelles, du juge du tribunal aussi rigoureux dans son interrogatoire des prévenus que fantaisiste dans ses remarques annexes, ou encore du jeune soldat israélien ayant tiré les coups mortels, les trois oiseaux vont mener &quot;ailes battantes&quot; l'enquête… où les musiques de western s'inviteront ainsi que les accords en-joués de Georges Brassens.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94076192-65631620.jpg?v=1770147253" alt=""Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux" title=""Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux" />
     </div>
     <div>
      Une enquête d'autant plus passionnante à suivre que chacun des représentants à plumes parlera avec sa personnalité propre. Goguenard de banlieue, féministe ne s'en laissant pas conter par son collègue mâle à la gouaille envahissante, vieux sage à la mémoire capricieuse et aux intestins déliés, se succéderont ainsi face à la Justice incarnée… par le Martinet Noir affublé de la perruque solennelle du juge. Quant au bureau de ce même juge trouvant refuge dans une boîte à kébab XXL pour examiner des faits eux à haute valeur tragique, quant à la reconstitution &quot;patte à patte&quot; du mouvement amorcé par le jeune homme pris pour cible et interprété par les volatiles en folie dans un ballet burlesque contrastant avec la mort annoncée, ils participent l'un et l'autre au même dessein : magnifier le burlesque pour mieux faire résonner le tragique à l'œuvre.       <br />
              <br />
       Quand viendra l'heure du verdict et que les chamailleries des oiseaux à &quot;la hauteur de vue&quot; différente s'apaiseront dans un élan d'amour, la conscience hors champ du téléscripteur défilant reconnaîtra l'entièreté de la responsabilité d'un régime qui <span style="font-style:italic">&quot;traite les Palestiniens comme des êtres inférieurs, comme des sous-hommes&quot;</span>. Et quand bien même le Martinet Noir sera-t-il victime d'un caillou perdu jeté par un manifestant en soutien au jeune Iyad, quand bien même la paix rêvée prendra-t-elle ainsi &quot;un plomb dans l'aile&quot; aussitôt qu'énoncée, la chute confiée à une chanson d'Elvis Presley colorera d'une immense note d'espoir l'étendue des terres (in)humaines.       <br />
              <br />
       Merci à ces trois oiseaux – nés de l'envol d'un auteur metteur en scène, lequel, comme Athéna née du crâne de Zeus délivre un message de sagesse et d'espoir en la raison – de nous avoir fait toucher, du bout de leurs ailes fantasques, les réalités sombres de nos passions guerrières transcendées… de manière aérienne.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 21 janvier 2026 dans la Grande salle Vitez du tnba - CDN de Bordeaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Au nom du ciel"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94076192-65631626.jpg?v=1770147302" alt=""Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux" title=""Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux" />
     </div>
     <div>
      Quatrième opus de &quot;Quadrilogie de ma terre&quot;, création novembre 2025.       <br />
       Texte : Yuval Rozman (édité chez Les Solitaires Intempestifs, novembre 2025).       <br />
       Mise en scène : Yuval Rozman.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Antoine Hirel.       <br />
       Collaboration à l'écriture : Gaël Sall.       <br />
       Avec : Cécile Fišera, Gaël Sall, Gaëtan Vourc'h.       <br />
       Scénographie et création lumières : Victor Roy.       <br />
       Création sonore : Roni Alter, accompagnée de Jean-Baptiste Soulard.       <br />
       Création costumes : Julien Andujar.       <br />
       Régisseur son : Quentin Florin.       <br />
       Régie Plateau : Nicolas Bignan.       <br />
       Régie générale : Christophe Fougou.       <br />
       Regard chorégraphique : Anna Chirescu.       <br />
       Accompagnement vol : Marc Bizet.       <br />
       Production : Compagnie Inta Loulou.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 2 h.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94076192-65631649.jpg?v=1770147420" alt=""Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux" title=""Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux" />
     </div>
     <div>
      <b>A été représenté du 21 au 24 janvier 2026 dans la Grande salle Vitez du tnba - Théâtre national Bordeaux Aquitaine (33).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">27 et 28 février 2026 :</span> deSingel - Centre d'art, Anvers (Belgique).       <br />
       5 et 6 mars 2026 : Grrranit - Scène nationale, Belfort (90).       <br />
       Du 18 et 20 mars 2026 : Théâtre de Liège (Belgique).       <br />
       Du 28 au 30 avril 2026 : Théâtre de la Croix Rousse (avec le Théâtre les Célestins), Lyon (69).       <br />
       Saison 26-27 en cours : Maison de la culture - Scène nationale, Bourges (18) ; Théâtre de l'Union - CDN, Limoges (87) ; Théâtre de Dijon Bourgogne - CDN, Dijon (21).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Être vivant" Un OVNI créatif d'une grande poésie qui soulève la "Gallus gallus domesticus" à hauteur d'homme et de femme</title>
   <updated>2025-10-12T11:20:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Etre-vivant-Un-OVNI-creatif-d-une-grande-poesie-qui-souleve-la-Gallus-gallus-domesticus-a-hauteur-d-homme-et-de-femme_a4378.html</id>
   <category term="Cirque &amp; Rue" />
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   <published>2025-10-13T06:37:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Au lever du jour, une cabane nomade est arrivée sur le plateau du théâtre, un "château-poulailler" qui ressemble beaucoup au "Château ambulant" de Hayao Miyazaki, cette drôle de maison qui semble s'animer toute seule. La propriétaire, Fourmi la clownesse, y habite avec ses amies-oiseaux de voyage. De vraies poules, avec chacune sa personnalité, et avec lesquelles elle partage beaucoup, beaucoup de choses !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91693973-64392661.jpg?v=1760200843" alt=""Être vivant" Un OVNI créatif d'une grande poésie qui soulève la "Gallus gallus domesticus" à hauteur d'homme et de femme" title=""Être vivant" Un OVNI créatif d'une grande poésie qui soulève la "Gallus gallus domesticus" à hauteur d'homme et de femme" />
     </div>
     <div>
      Ces moments de partages, Fourmi ne sait jamais à quels moments ils vont avoir lieu parce que ses amies-animaux de voyage, c'est du vivant et, à travers lui, l'incessant exercice d'équilibre qui s'y réfère, si sensible, si fragile, mais tellement essentiel.       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;On vous donne à manger, vous nous offrez des œufs, et on vous bouffe (…). Vous êtes tout au bas de l'échelle, derrière, il y a encore les palourdes, mais c'est tout (…). On ne sait pas quand vous avez arrêté de voler (…). Oui, vous êtes des animaux préhistoriques, des dinosaures, même si ce sont surtout des plus gros, les dinosaures, pas des petits poulets comme vous (…). Peut-être que vous étiez des dragons et vous avez préféré arrêter de voler pour venir vivre dans nos jardins (…). Pourquoi avez-vous quitté le ciel pour venir vivre avec nous (…) ?&quot;</span>       <br />
              <br />
       C'est dans ce lieu déjà si intemporel et si exceptionnel qu'est le Théâtre de l'Épée de Bois, à la Cartoucherie de Vincennes, que nous avons découvert cette cabane nomade, un certain jour de juin dernier, nichée dans la salle en bois tout aussi exceptionnelle de ce lieu à part, et les mots ci-dessus résonnent encore à nos oreilles, même quatre mois après. En tout cas, nous ne regardons plus les poules de la même manière, même si nous avons toujours accordé une place essentielle à l'animal dans notre quotidien.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91693973-64392663.jpg?v=1760200884" alt=""Être vivant" Un OVNI créatif d'une grande poésie qui soulève la "Gallus gallus domesticus" à hauteur d'homme et de femme" title=""Être vivant" Un OVNI créatif d'une grande poésie qui soulève la "Gallus gallus domesticus" à hauteur d'homme et de femme" />
     </div>
     <div>
      Il en est parfois ainsi, lorsque l'on côtoie le spectacle vivant – de moins en moins souvent, cela dit –, qu'un &quot;quelque chose&quot; d'indéfinissable nous emporte et nous émeut au plus haut point lors de la représentation. Ce fut le cas avec ce spectacle, à mi-chemin entre le théâtre de clown, le cirque, une forme &quot;d'opéra animalier&quot; aux échos virevoltants, ou encore le conte pour enfant. À l'initiative du spectacle &quot;Être Vivant&quot;, il y a Johanna Gallard, pour qui l'idée de travailler avec des poules a été une façon d'interroger la place que l'on donne au Vivant et à l'Animal.       <br />
              <br />
       Clown, artiste de cirque, danseuse sur fil pendant de longues années, mais aussi autrice, Johanna s'est formée dès son plus jeune âge aux Arts du cirque à l'École nationale d'Anne Fratellini et Pierre Étaix. À ses débuts, elle incarne un personnage vivant sur un fil, après avoir participé à plusieurs tournées avec le Cirque Bouglione, et collaboré avec différentes compagnies, en théâtre, cirque et théâtre de rue.       <br />
              <br />
       Depuis 2016, elle partage la scène avec cette équipe de poules et &quot;Être vivant&quot; est le troisième opus qu'elle leur consacre, après &quot;L'Envol de la Fourmi&quot; et &quot;Danse avec les poules&quot;. La poule, devenue oiseau de la terre et non pas un oiseau du ciel, qui passe son temps à creuser, à retourner la terre, en proie à de nombreux dangers, et qui est réputée pour être bête. Et si, comme le mentionne Hugo Clément dans &quot;Comment j'ai arrêté de manger des animaux&quot;, la poule était bien trop mal considérée, ignorée, voire maltraitée !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Les poules éprouvent des émotions comparables à celles des hommes, comme le deuil, la peur, la joie. Elles maîtrisent les bases de l'arithmétique, de la physique ou de la géométrie, dès leur naissance, plus rapidement que les bébés humains. Elles peuvent mémoriser jusqu'à cent visages de leurs congénères, et s'en souvenir même après une longue séparation&quot;.</span>       <br />
              <br />
       &quot;Être vivant&quot; est le résultat de toute cette réflexion longuement mûrie autour de lectures diverses et, surtout, de la collaboration avec un auteur de théâtre, François Cervantès. Désormais, Johanna est descendue de son fil, mais elle tire aujourd'hui sur les ficelles d'une tout autre trajectoire. Une trajectoire en plumes d'une grande poésie et d'une bien belle esthétique.       <br />
              <br />
       Dans ce spectacle d'un savoir-faire remarquable, un enfant de cinq ans saura trouver un divertissement tout particulier, car l'animal en question est quand même peu commun. Les acrobaties de la comédienne avec ses poules chevauchant son dos, alors qu'elle ondule au sol avec délicatesse, il les aura certainement déjà découvertes avec des chats ou des chiens, à la TV ou au cirque. Mais ici, ce sont des poules !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91693973-64392667.jpg?v=1760200919" alt=""Être vivant" Un OVNI créatif d'une grande poésie qui soulève la "Gallus gallus domesticus" à hauteur d'homme et de femme" title=""Être vivant" Un OVNI créatif d'une grande poésie qui soulève la "Gallus gallus domesticus" à hauteur d'homme et de femme" />
     </div>
     <div>
      L'adulte, quant à lui, y retiendra une dimension philosophico-existentielle de la plus belle teneur, loin pourtant du Collège de France ou des cours de philo à l'université. <span style="font-style:italic">&quot;Avant de vous connaître, j'allais tout droit, j'étais sur un fil. Une poule, est-ce que ça peut être amie avec une autre poule ? Est-ce que ça ressent des sentiments ?&quot;</span>       <br />
              <br />
       Ce spectacle de courte durée, que nous aurions aimé voir se prolonger, est une ode à la Nature, un hommage à la Vie, un questionnement sur la hiérarchie homme-animal, un fragment de l'histoire de l'Humanité, un souffle de beauté pure, à l'image du geste délicat avec lequel l'artiste prend les poules dans ses mains pour se les approprier, à moins que ce ne soit ses poules qui s'approprient la femme-artiste.       <br />
              <br />
       C'est aussi, en filigrane, un clin d'œil sur l'impondérable de l'existence, car à chaque instant, cet acte créatif peut basculer hors du prévu en plateau... Dans ce cas, il faut faire &quot;avec&quot; !       <br />
       Ici, Johanna Gallard &quot;sait faire avec&quot;.  Avec Ariane, GrandesPapattes, Juline, Akka, Moon et ses consœurs, auprès desquelles, nous aussi, on aimerait bien rentrer, nous aussi, à la fin du spectacle, dans la cabane, pour voir les choses autrement.       <br />
              <br />
       &quot;Être vivant&quot; de Johanna Gallard, avec la complicité de François Cervantès et de la Compagnie l'Entreprise, de l'Atelier Marieke, d'Yves-Marie Corfa, de Catherine Germain et d'Emmanuel Dariès, est un spectacle exceptionnellement et talentueusement périlleux. Mais c'est beau !       <br />
       Beau comme la vie !       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Être vivant"</b></div>
     <div>
      b[Paroles des oiseaux de la terre.       <br />
       Une pièce pour une clowne et dix poules.]       <br />
       Idée originale et jeu : Johanna Gallard.       <br />
       Et l'équipe des poules inspiratrices (en alternance) : Saqui, Ariane, Garlic, Micro, Barbara, Loulou, Jeanne, Juline, Akka, Moon, Chinook, GrandePapattes et Edwige.       <br />
       Aide à la dramaturgie et matériaux d'écriture : François Cervantès (Compagnie l'Entreprise).       <br />
       Collaboration artistique : Catherine Germain et Emmanuelle Dariès.       <br />
       Artiste plasticienne et sculpteur : Terra Rêve Atelier Marieke.       <br />
       Création sonore : Jean-Michel Deliers.       <br />
       Création lumière : Yves-Marie Corfa.       <br />
       Construction décor : Laurent Morel et Éric James.       <br />
       Accessoires et décors : Garland Newman.       <br />
       Par la Compagnie Au Fil du Vent (24).       <br />
       Tout public à partir de 5 ans.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">6 novembre 2025 :</span> Carlux (24).       <br />
       21 et 22 novembre 2025 : Mauriac (15).       <br />
       14 décembre 2025 : Espace Avel Vor, Plougastel-Daoulas (29).       <br />
       17 décembre 2025 : Théâtre le Colombier, Cordes-sur-Ciel (81).       <br />
       24 janvier 2026 : Saint-Laurent-de-la-Salanque (66).       <br />
       4 février 2026 : Festival Malices, Villaines-sous-Malicorne (72).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Etre-vivant-Un-OVNI-creatif-d-une-grande-poesie-qui-souleve-la-Gallus-gallus-domesticus-a-hauteur-d-homme-et-de-femme_a4378.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Le Crapaud et l'Oiseau" Quand les pouvoirs de la marionnette et du masque l'emportent sur le verbe souvent inutile</title>
   <updated>2024-12-04T20:14:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Crapaud-et-l-Oiseau-Quand-les-pouvoirs-de-la-marionnette-et-du-masque-l-emportent-sur-le-verbe-souvent-inutile_a4095.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/84724164-60483320.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-12-04T18:15:00+01:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Un crapaud étrange et maladroit ne sait pas ce qu'il fait là, au cœur de cette forêt tropicale. Il rencontre un grand héron qui le voit comme une belle proie. Mais le crapaud parle. Le héron rit et tous deux deviennent amis. Non loin de là, le roi Marco est entré dans cette forêt à la recherche de sa source. Le crapaud va devoir trouver Marco pour l'empêcher de blesser la forêt, et ses souvenirs vont lui revenir…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84724164-60483320.jpg?v=1733334031" alt=""Le Crapaud et l'Oiseau" Quand les pouvoirs de la marionnette et du masque l'emportent sur le verbe souvent inutile" title=""Le Crapaud et l'Oiseau" Quand les pouvoirs de la marionnette et du masque l'emportent sur le verbe souvent inutile" />
     </div>
     <div>
      Antoine Vitez a dit : <span style="font-style:italic">&quot;Le Théâtre, c'est l'homme qui parle à l'homme des questions d'hommes&quot;.</span>        <br />
       Que ne soit-il encore en vie pour voir à quel point sa réflexion, à la fois si pertinente et si simple, est toujours d'actualité. Il n'est qu'à regarder le spectacle de marionnettes de la Compagnie &quot;Le Dahlia Blanc&quot; qui se joue en ce moment au Théâtre &quot;Le Chariot&quot;. Que ne soit-il en vie pour découvrir le magnifique message qui y est délivré !       <br />
              <br />
       La Compagnie &quot;Le Dahlia Blanc&quot;, née en 2019, centre son action sur la rencontre avec les publics afin de nourrir le travail de création autour de thématiques sociétales contemporaines, notamment l'écologie, ou encore les actes de violences directes ou indirectes dont l'humain est capable envers ses comparses, et plus particulièrement envers le monde du vivant.       <br />
       &quot;Le Crapaud et l'Oiseau&quot; est le deuxième spectacle du Dahlia Blanc. Une fable contemporaine inspirée des &quot;Métamorphoses&quot; d'Ovide et des écrits de Baptiste Morizot.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;L'écriture pour l'enfance permet de développer des formes narratives multiples et nous autorise à mettre le texte au second plan. Le pouvoir narratif se déplace (…) et, en écrivant pour la sensation, pour ce qu'il y a de plus animal en nous, nous recherchons, en tant qu'être vivant, à percevoir et à communiquer autrement, tel que le diplomate Baptiste Morizot nous engage à l'être&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84724164-60483321.jpg?v=1733334061" alt=""Le Crapaud et l'Oiseau" Quand les pouvoirs de la marionnette et du masque l'emportent sur le verbe souvent inutile" title=""Le Crapaud et l'Oiseau" Quand les pouvoirs de la marionnette et du masque l'emportent sur le verbe souvent inutile" />
     </div>
     <div>
      Enfin un spectacle de masques et de marionnettes ! Quel bonheur pour nous qui y sommes si sensibles et qui fréquentons depuis bien longtemps le célèbre Théâtre Mouffetard, Centre National de la marionnette à Paris, dans le Vᵉ arrondissement.       <br />
              <br />
       Le théâtre de marionnettes, forme de théâtre très ancienne, séduit toujours petits et grands, et s'est imposé depuis quelques décennies comme un art contemporain, novateur à plusieurs niveaux, loin d'être coupé des intérêts et des préoccupations des adultes.       <br />
              <br />
       Du point de vue dramaturgique, &quot;Le Crapaud et l'Oiseau&quot; s'empare cette fois-ci du thème du vivant et pose la question essentielle de la nécessité de communiquer avec lui, de le considérer à part &quot;plus qu'entière&quot;, et non pas comme une entité réductrice centrée sur le seul mot trop galvaudé de &quot;Nature&quot;.       <br />
              <br />
       Sur scène, un gros crapaud s'impose d'emblée dès le début du spectacle, manipulé avec dextérité dans son jeu corporel par un comédien agile tout de noir vêtu. Ce crapaud rencontre très vite un héron bien différent de lui à plusieurs égards. Autre marionnette manipulée à vue, avec grâce, par une comédienne experte qui parvient, comme par miracle, à se faire oublier, et à donner grande place à ce volatile prolixe. Du grand professionnalisme dans les deux cas.       <br />
              <br />
       Un fond sonore bien présent symbolisant les bruits de la forêt tropicale projette le public vers un imaginaire bien palpable, sensoriel et dépaysant dans lequel, à la fin de la représentation, il aimerait bien rester, en compagnie de Dame Nature et des animaux. Pour se recentrer sur ce qu'il y a d'essentiel. Cet &quot;essentiel vital&quot; que l'Homme, malheureusement, a perdu et négligé depuis bien longtemps…       <br />
               <br />
       Malgré leurs différences, le crapaud et le héron vont s'entendre, pourtant, et vont communiquer ! À la différence des êtres humains qui ont perdu depuis longtemps leurs capacités à se sentir faire partie du vivant.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;L'humain, en tant qu'espèce, est déconnecté de ce tissage d'interdépendance nécessaire entre tout être vivant. Souviens-toi ! Souviens-toi !&quot;</span>       <br />
              <br />
       Eh, l'Humain ! <span style="font-style:italic">&quot;Tends bien tes bourgeons, car &quot;notre maison brûle et tu regardes ailleurs&quot;.</span> Tu as oublié tes origines ! Regarde autour de toi, parce qu'a priori, tu passes outre qu'entre espèces, on se comprend !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Le Monde est une merveille. Il y a le jour et la nuit. La lune et le soleil. La forêt profonde. La Terre qui est toute ronde. Et des animaux aussi. Et au tout début de ce Monde, il y avait une source d'eau pure, et de cette source est né l'arbre source (…)&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Courez au Théâtre du Chariot pour découvrir l'histoire du roi Marco, avec ou sans enfants, pour comprendre pourquoi, ce crapaud, en fait, n'est pas un crapaud, mais est ainsi métamorphosé… Pour respirer, aussi ! Respirer et méditer, de façon profondément poétique, instructive et essentiellement vitale.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Crapaud et l'Oiseau"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84724164-60483359.jpg?v=1733334087" alt=""Le Crapaud et l'Oiseau" Quand les pouvoirs de la marionnette et du masque l'emportent sur le verbe souvent inutile" title=""Le Crapaud et l'Oiseau" Quand les pouvoirs de la marionnette et du masque l'emportent sur le verbe souvent inutile" />
     </div>
     <div>
      Création 2024 - Marionnettes et masques.       <br />
       Écriture collective.       <br />
       Mise en scène : Irène Voyatzis.       <br />
       Avec : Lucas Goetghebeur, Antoine Formica, Irène Voyatzis ou Fiona Lévy (en alternance).       <br />
       Voix : François Chary, Clara Quinio, Manon Simier, Martrin Van Eeckhoudt, Joséphine Thiocone.       <br />
       Interprétation musicale : le CMA6 Jean Philippe Rameau, Anne-Olga De Pars, Théotime Devé, Rebecca Danou et Antoine Sebillotte.       <br />
       Création marionnettes : Alma Roccella.       <br />
       Création musicale et création sonore : Théotime Devé.       <br />
       Regards : Adèle Dumour, Benjamin Lesire-Ogrel, Alexis Leprince, Nicola Lovatin.       <br />
       Production Compagnie Le Dahlia Blanc.       <br />
       À partir de 4 ans.       <br />
       Durée : 50 minutes.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 30 novembre au 22 décembre 2024.</span>        <br />
       Samedi et dimanche à 16 h.       <br />
       Les 23, 24, 26, 27 décembre 2024 à 14 h et les 30, 31 décembre 2024, 2 et 3 janvier 2025 à 11 h.       <br />
       Théâtre Le Chariot, Paris 11ᵉ, 01 48 05 52 44.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatreduchariot.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatreduchariot.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Crapaud-et-l-Oiseau-Quand-les-pouvoirs-de-la-marionnette-et-du-masque-l-emportent-sur-le-verbe-souvent-inutile_a4095.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Little Garden" révèle la drôle de faune qui est en nous</title>
   <updated>2023-07-06T08:20:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Little-Garden-revele-la-drole-de-faune-qui-est-en-nous_a3648.html</id>
   <category term="Cirque &amp; Rue" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/73902829-51405165.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-07-06T08:10:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C'est devant un mur d'arbres, posés sur l'herbe, que l'on nous a dit de nous installer. Confortablement assis sur des petits carrés de moquette pour ne pas subir l'humidité et éviter de nous retrouver, pantalon, jupe ou robe, tachés de vert. Certains assis en tailleurs, d'autres les jambes allongées. Un des spectateurs avait même porté une chaise jusqu'ici pour assister au spectacle, "Little Garden". Littéralement "Petit Jardin". Un titre bien adapté à la situation où nous nous trouvions. Dans un coin de ce parc de l'hôpital psychiatrique La Chartreuse. Devant ce mur de feuilles formé par quelques arbres. Un petit jardin, tout à fait. Et nous allions assister donc, à ce qui était signifié en sous-titre sur les affichettes, à cette "parade nuptiale jonglée" !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73902829-51405165.jpg?v=1688625275" alt=""Little Garden" révèle la drôle de faune qui est en nous" title=""Little Garden" révèle la drôle de faune qui est en nous" />
     </div>
     <div>
      &quot;Jonglerie et mouvements zoomorphes&quot; annonçait le deuxième sous-titre énigmatique de &quot;Little Garden&quot;. C'est alors que le rideau de verdure se déchira pour que le spectacle commence. Il s'avançait seul. Visage singulier. Lèvres rentrées entre les dents. Yeux agités, observant alternativement de tous côtés. Tête rejetée en arrière. Tête qui tourne en saccades, gauche, droite, devant, derrière. Le reste du corps à l'avenant. Bras étrangement pliés le long du torse. Jambes fléchies qui se déploient soudain pour une avancée de quelques mètres sautillante. Ah oui, dans les mains, trois balles orange comme des oranges.       <br />
              <br />
       Tout d'un animal. Un premier. Lequel ? Peut-être une poule. Peut-être un dinosaure. L'un et l'autre. Qui s'avance vers le public avec les yeux sortant de l'orbite et ces drôles de mouvements, ces déplacements inattendus, ces cris venus du tréfonds du ventre. Ou ces grincements. Ces claquements du fond de gorge. Ces râles sonores qui effraient même les oiseaux en repos dans les ramures des arbres aux alentours.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73902829-51405166.jpg?v=1688625301" alt=""Little Garden" révèle la drôle de faune qui est en nous" title=""Little Garden" révèle la drôle de faune qui est en nous" />
     </div>
     <div>
      Fabrizio Solinas se présente sous la forme de toute une série d'animaux. Il les incarne. En joue. Joue également de ses balles de jonglage sans perdre pourtant l'attitude de l'animal qu'il est en train d'incarner. Usant autant de son crâne, de ses membres et de tout son corps que de ses mains pour réaliser les figures de jongleries acrobatiques. C'est un spectacle à la fois stupéfiant et drôle qui provoque une sorte de fascination à voir et entendre cet artiste se transformer ainsi. Et puis il vient observer de près ces drôles de spécimens que sont ces humains assis en demi-cercle sur leurs petits carrés de moquette devant lui. Un peu de peur, un peu de rire.       <br />
              <br />
       La performance est sidérante. On reconnaît par moments des attitudes déjà observées dans la faune. Vivacité et regard fixe des lézards, des iguanes, curiosité insistante des certains oiseaux et leurs comiques déplacements sautillants. J'ai même cru reconnaître un tyrannosaure sorti tout droit de l'univers de Spielberg venir attraper avec la bouche le téléphone d'une spectatrice, intrigué par l'objet.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73902829-51405174.jpg?v=1688625333" alt=""Little Garden" révèle la drôle de faune qui est en nous" title=""Little Garden" révèle la drôle de faune qui est en nous" />
     </div>
     <div>
      Dans &quot;Little Garden&quot;, Fabrizio Solinas fait ainsi apparaître une sorte de déroulé de l'évolution des espèces : des reptiles aux oiseaux, aux mammifères, jusqu'aux humains lorsqu'il abandonne soudain son apparence &quot;animal&quot; pour se redresser et chanter dans un anglais pur une chanson. Chanson qui raconte qu'il est un homme ordinaire, un homme ordinaire…       <br />
              <br />
       Ce seront les seules paroles intelligibles du spectacle. Mais toute la démarche de cette création est pourtant immédiate. S'inspirant des parades nuptiales de toutes sortes d'animaux, Fabrizio Molinas séduit son auditoire, mais, d'abord, il le fascine, le fait rire, le fait rêver.       <br />
              <br />
       <b>Vu au Cirque Lili, lors du Festival Prise de Cirq', à Dijon (21).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Little Garden"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73902829-51405176.jpg?v=1688625360" alt=""Little Garden" révèle la drôle de faune qui est en nous" title=""Little Garden" révèle la drôle de faune qui est en nous" />
     </div>
     <div>
      Création : Fabrizio Solinas.       <br />
       Avec : Fabrizio Solinas.       <br />
       Regards extérieurs : Johan Swartvagher, Nicolas Vercken, Cyril Casmèze et Pietro Selva Bonino.       <br />
       Costumes : Mylie Maury et Dadoo Frison.       <br />
       Production et diffusion : Élodie Michalski.       <br />
       Tout public à partir de 3 ans.       <br />
       Durée : 50 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">8 et 9 juillet 2023 :</span> Scènes de rue, Mulhouse (68).       <br />
       <span class="fluo_jaune">14 juillet 2023 :</span> Festival Contre Courant, Île de la Barthelasse, Avignon (84).       <br />
       Du 19 juillet au 14 août 2023 : Little Garden au Japon ! Représentations, exposition et tournage vidéo. Projet réalisé avec le soutien de l'Institut Français et de la région Hauts-de-France. Avec : Theatro Za Koenji Tokyo, Odawara Sannomaru Hall, Chigasaki Cultural Complex.       <br />
              <br />
       Tournée culturelle CCAS (spectacle dans les centres de vacances. Non ouvert au tout public)       <br />
       18 août 2023 : Le Gros Pin, Six-Fours-les-Plages (83).       <br />
       19 août 2023 : Domaine de Chibron, Signes (83).       <br />
       20 août 2023 : Les Oursinières, Le Pradet (83).       <br />
       22 août 2023 : Saint-Martin-Vésubie (06).       <br />
       23 août 2023 : Les Eygoires, Savines-le-Lac (05).       <br />
       24 août 2023 : Tourves (83).       <br />
       25 août 2023 : Les Résidences du Colombier, Fréjus (83).       <br />
              <br />
       Sur la Communauté de Communes du Pays de Valois avec Plaines d'été Hauts-de-France &amp; l'Eté Culturel :        <br />
       30 août 2023 : Parc de Bonneuil-en-Valois (60).       <br />
       31 août 2023 : Café Citoyen, Auger-Saint-Vincent (60).       <br />
              <br />
       9 et 10 septembre 2023 : Dinamico Festival, Reggio Emilia (Italie).       <br />
       13 au 17 septembre 2023 : Festival Cergy Soit ! et ses préablables, Cergy (95).       <br />
       22 septembre 2023 : Espace Beaumarais, Glaignes (60).       <br />
       27 septembre 2023 : Maison de Retraite Le Château d'Ève, Ève (60).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Little-Garden-revele-la-drole-de-faune-qui-est-en-nous_a3648.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•Off 2023• "L'Arbitre et l'Oiseau" Un hymne à la liberté et au droit à la différence dans tous ses états</title>
   <updated>2023-07-02T12:18:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2023-L-Arbitre-et-l-Oiseau-Un-hymne-a-la-liberte-et-au-droit-a-la-difference-dans-tous-ses-etats_a3639.html</id>
   <category term="Avignon 2023" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/73825997-51354429.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-07-04T11:44:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
2042. Dans ce pays imaginaire au nom de Modélus, la dictature règne en maître. Helmut et Régula, un couple tortionnaire, gèrent à la baguette le système politique et n'ont qu'un but, tuer certaines personnes à leurs yeux indésirables comme les comiques dont Stan est l'un des plus célèbres. Parce que toute forme d'indiscipline est condamnée, notamment le rire. Mais le couple veut se débarrasser aussi de Charlie le vagabond, Pierrot le mime, Rouxine la jeune femme rousse très intelligente et Hannah la femme-oiseau, car, à leurs yeux, ils incarnent chacun à leur manière la révolte et la liberté.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73825997-51354429.jpg?v=1688292608" alt="•Off 2023• "L'Arbitre et l'Oiseau" Un hymne à la liberté et au droit à la différence dans tous ses états" title="•Off 2023• "L'Arbitre et l'Oiseau" Un hymne à la liberté et au droit à la différence dans tous ses états" />
     </div>
     <div>
      Dès l'ouverture de la pièce, c'est la noirceur qui domine. Durant quelques longues minutes, les spectateurs sont plongés dans le noir total. Puis une modeste lumière s'installe, dévoilant également un plateau plongé dans la pénombre – ou presque – et qui le restera pratiquement durant tout le spectacle.       <br />
              <br />
       Puis un homme prend la parole, revendicateur et emprunt d'une sorte de didactisme affiché. Il en a des choses à dire, cet homme. Il y croit à sa parole en invectivant ainsi le public, peut-être parce qu'il n'a plus rien à perdre.       <br />
              <br />
       À ses côtés, sur l'avant-scène, quatre autres comédiens vont progressivement se mouvoir lentement sans jamais empiéter sur le fond du plateau, symbole de l'antre bien gardé du couple de dictateurs apparemment complices, allégorie notoire du nazisme.       <br />
              <br />
       De cette noirceur ambiante, seule une comédienne apporte, à sa manière, un semblant de poésie et de fraîcheur : une femme-oiseau poussant de manière récurrente des roucoulements et de joyeux cui-cui. Élément un tant soit peu festif qui détend l'atmosphère et fait joliment sourire.       <br />
       Il est possible que lors de l'écriture de sa pièce, Philippe Assoulen se soit imprégné de l'ouvrage célèbre de Michel Pastoureau sur la couleur noire. Il y est dit, entre autres, que le noir, c'est l'intériorité de l'être humain. Et de l'être humain dans cette pièce très intéressante, il en est question très largement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73825997-51354432.jpg?v=1688292672" alt="•Off 2023• "L'Arbitre et l'Oiseau" Un hymne à la liberté et au droit à la différence dans tous ses états" title="•Off 2023• "L'Arbitre et l'Oiseau" Un hymne à la liberté et au droit à la différence dans tous ses états" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Le monde évolue mais, nous les êtres humains, nous restons les mêmes&quot;</span> (sic).       <br />
       Quoi d'autre d'ailleurs en ce bas monde prédomine plus que l'humain qui reste en imprégnation totale avec lui, sans faillir ? Encore et encore ! Bien présent ?       <br />
              <br />
       &quot;L'Arbitre et l'Oiseau&quot; a tout d'une fable, d'une parabole ou encore d'un conte pour enfants. Les méchants sont méchants, mais, au bout du compte, ils ne le sont pas tous tant que ça, les gentils opprimés attirent la compassion et l'empathie, les éléments poétiques sont bien présents et hautement nécessaires.       <br />
              <br />
       On pressent largement, sous la plume érudite de l'auteur de la pièce, un besoin vital d'user du théâtre pour philosopher, faire réfléchir, interroger. Mais pas que ! Parce que la pièce est drôle, aussi égayée par une bande-son et des musiques ludiques, tantôt nostalgiques, tantôt enivrantes.       <br />
              <br />
       La collaboration entre Philippe Assoulen et Malcolm Conrath fonctionne remarquablement bien, sans démesure, alors que pourtant celle-ci est bien au centre de la pièce à différents égards, subtile, mais prégnante. Dans la différence des cinq personnages condamnés, par exemple. N'y a-t-il pas démesure dans la différence : le fait d'être roux ? D'être bègue ? D'être muet ? D'être vagabond ou SDF ? D'avoir des rêves comme celui de vouloir voler et d'être un oiseau ? D'être juif ? D'être schizophrène ? Ou les deux à la fois ?       <br />
              <br />
       Un tel propos aurait pu revêtir des allures didactiques certaines. Mais, encore une fois, la scénographie est subtilement agencée, portant sur le haut du pavé un texte profond dont on peut se demander pour quelles raisons exactes, il a été écrit…       <br />
              <br />
       Seul l'auteur pourra peut-être nous le confier – ou pas –, si jamais nous le croisons aux abords de l'Observance au Festival ou arpentant les rues d'Avignon à la recherche peut-être d'autres sources d'inspirations créatrices.       <br />
              <br />
       Et après tout, on s'en moque parce que &quot;L'Arbitre et l'Oiseau&quot;, c'est du Théâtre dans le sens le plus noble du terme.       <br />
              <br />
       &quot;Traitons le Théâtre comme un lieu de divertissement (…) et examinons quel genre de divertissement nous agrée !&quot;, Bertolt Brecht, Petit organon pour le théâtre.       <br />
              <br />
       <b>Spectacle vu lors de la dernière au Théâtre Hébertot à Paris où il s'est joué les 8, 15, 18 et 25 juin 2023.</b>
     </div>
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     <div><b>"L'Arbitre et l'Oiseau"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73825997-51354433.jpg?v=1688292709" alt="•Off 2023• "L'Arbitre et l'Oiseau" Un hymne à la liberté et au droit à la différence dans tous ses états" title="•Off 2023• "L'Arbitre et l'Oiseau" Un hymne à la liberté et au droit à la différence dans tous ses états" />
     </div>
     <div>
      Texte : Philippe Assoulen.       <br />
       Mise en scène : Malcolm Conrath.       <br />
       Avec : Philippe Assoulen, Émilie Di Ronza, Julien Jaulin, Margaux Lopez, Sophie Médioni, Arthur Toulet, Yoann Saraga.       <br />
       Par la Cie Libre d'Esprit.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
               <br />
       <b>•Avignon Off 2023•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 17 Juillet 2023.</span>       <br />
       Tous les jours à 14 h 25. Relâche le lundi.       <br />
       Théâtre de l'Observance, 10, rue de l'Observance, Avignon. Près de la porte St-Roch.       <br />
       Téléphone : 06 02 42 19 76.       <br />
       <a class="link" href="https://chapelledesitaliens.fr/ACCUEIL" target="_blank">&gt;&gt; chapelledesitaliens.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2023-L-Arbitre-et-l-Oiseau-Un-hymne-a-la-liberte-et-au-droit-a-la-difference-dans-tous-ses-etats_a3639.html" />
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