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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-19T11:46:28+02:00</updated>
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   <title>"La vie rêvée" ou les vraies coulisses de la vie d'artiste, vécue, racontée et réinventée en toute fantaisie par Kelly Rivière</title>
   <updated>2026-05-18T16:45:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-vie-revee-ou-les-vraies-coulisses-de-la-vie-d-artiste-vecue-racontee-et-reinventee-en-toute-fantaisie-par-Kelly_a4559.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2026-05-18T16:25:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"Après An Irish Story", sa première seule en scène inspirée de son autobiographie, créée en 2017, qui continue de tourner en France et à l'étranger, Kelly Rivière présente ce deuxième opus qui s'inspire des épreuves de la vie de comédienne. Une sorte d'Odyssée haletante qui traverse les embûches, les doutes et les galères de toutes sortes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96619230-67349379.jpg?v=1779114568" alt=""La vie rêvée" ou les vraies coulisses de la vie d'artiste, vécue, racontée et réinventée en toute fantaisie par Kelly Rivière" title=""La vie rêvée" ou les vraies coulisses de la vie d'artiste, vécue, racontée et réinventée en toute fantaisie par Kelly Rivière" />
     </div>
     <div>
      De la déception enfantine de ne pouvoir devenir danseuse étoile à cause d'un physique hors des normes de la danse classique, aux débuts de la carrière de comédienne et sa cohorte de castings sans pitié, de rôles coupés au montage et d'emploi alimentaire dans une murder party pour comité d'entreprise, Kelly Rivière traverse ses espoirs et ses déboires de la vie d'artiste. Les déceptions alternent alors avec les illuminations et les élans altruistes, une vie de chaud et de froid capable de décourager les moins tenaces.       <br />
              <br />
       Pourtant, c'est la ténacité qui finit par emporter le morceau. Cette volonté d'atteindre son but a besoin de soutiens face aux adversités, sous peine de s'étioler, sous peine d'abandon. Quand on ne vient pas du milieu artistique, il est dur de convaincre sa famille de ce choix de carrière. &quot;La vie rêvée&quot; fait l'inventaire de toutes ces voix familiales qui prêchent la raison, la prudence et une carrière plus &quot;normale&quot; plutôt que cette poursuite d'un rêve qui leur semble impossible. Mais dans ce chœur de conseils démotivants, quelques personnages apportent l'énergie nécessaire à la poursuite de cette ambition.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96619230-67349380.jpg?v=1779114599" alt=""La vie rêvée" ou les vraies coulisses de la vie d'artiste, vécue, racontée et réinventée en toute fantaisie par Kelly Rivière" title=""La vie rêvée" ou les vraies coulisses de la vie d'artiste, vécue, racontée et réinventée en toute fantaisie par Kelly Rivière" />
     </div>
     <div>
      En première place, c'est le soutien de la grand-mère du double de Kelly Rivière (qui se nomme Kelly Ruisseau). Une grand-mère dont la présence puis l'âme accompagne tous les moments de doute de la jeune comédienne. Une aïeule qui ne cesse de répéter qu'il faut persister dans ses choix, persévérer à tout prix quand le reste de la famille (en particulier une mère et une belle-mère aux jugements sans appel) lui conseille de changer d'idée.       <br />
              <br />
       Dans les autres rencontres capables de donner de sucrer un peu cette vie de bohème, il y a les camarades de cours de théâtre enflammés et quelques personnages rencontrés lors de tournages qui &quot;y croient&quot;. Kelly Rivière interprète seule cette myriade de personnages. Dans un dispositif scénique qui représente une scène entre théâtre et cabaret, piano et rideau de perles compris, elle se glisse avec art et douceur dans chaque peau, et passe ainsi de scènes du passé en évocations mentales sans discontinuité et toujours avec une bonne dose d'humour et d'autodérision.       <br />
              <br />
       Le chant accompagne également les premiers et seconds pas de cette vie de comédienne, avec entre autres le titre méconnu : Je suis comédien, drôle et nostalgique. À noter aussi une interprétation gestuelle hilarante de la Pie Voleuse de Rossini. Tout le spectacle est ainsi une ode à la persévérance émaillée de rires et de nostalgie, mais aussi un hommage à cette grand-mère dont les mots encourageants continuent de résonner dans l'âme de sa petite fille. Une sorte de filiation du courage qui clame fort qu'il faut croire en ses rêves contre vents et marées, tel Ulysse dans sa traversée des périls.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La vie rêvée"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96619230-67349397.jpg?v=1779114633" alt=""La vie rêvée" ou les vraies coulisses de la vie d'artiste, vécue, racontée et réinventée en toute fantaisie par Kelly Rivière" title=""La vie rêvée" ou les vraies coulisses de la vie d'artiste, vécue, racontée et réinventée en toute fantaisie par Kelly Rivière" />
     </div>
     <div>
      Conception et interprétation : Kelly Rivière.       <br />
       Collaboration à l'écriture et à la dramaturgie : David Jungman.       <br />
       Avec : Kelly Rivière.       <br />
       Collaboration artistique : Maïa Sandoz.       <br />
       Regards complices : Jalie Barcilon, Sarah Siré.       <br />
       Collaboration à la chorégraphie : Gilles Nicolas.       <br />
       Lumières : Laurent Schneegans.       <br />
       Scénographie : Estelle Gautier.       <br />
       Costumes : Elisabeth Cerqueira.       <br />
       Création son : Vincent Hulot.       <br />
       Coach vocal : Jeanne-Sarah Deledicq.       <br />
       Travail chant piano : Susy Firth.       <br />
       Régie générale : Frédéric Evrard.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du vendredi 1ᵉʳ mai au samedi 27 juin 2026.</span>       <br />
       Vendredi à 19 h et samedi à 18 h 30.       <br />
       Théâtre Actuel La Bruyère, 5, rue La Bruyère Paris 9ᵉ.       <br />
       Réservations : 01 48 74 76 99.       <br />
       <a class="link" href="https://indiv.themisweb.fr/0008/fChoixSeanceWidget.aspx?idstructure=0008&amp;EventId=150" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatrelabruyere.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatrelabruyere.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/La-vie-revee-ou-les-vraies-coulisses-de-la-vie-d-artiste-vecue-racontee-et-reinventee-en-toute-fantaisie-par-Kelly_a4559.html" />
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   <title>"L'Odyssée des foireux" Rires d'hommes entre deux pluies…</title>
   <updated>2024-02-13T17:06:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/L-Odyssee-des-foireux-Rires-d-hommes-entre-deux-pluies_a3818.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/78342374-56867945.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-02-13T16:57:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Mais de qui sont-ils le nom, ces deux magnifiques clochards célestes plantant ingénument leur regard océanique dans le nôtre, jusqu'à nous faire chavirer dans leur monde ? Un monde déserté par le commun et habité pour autant par l'ordinaire, un monde extraordinairement banal. Qui sont-ils ces deux baladins, unis à la vie à la mort jusqu'à ne faire qu'un, pour épouser les déshérences immobiles de deux êtres contemplant l'infini vertige d'être là, devant nous, dans le décor des murs imbibés de pluie de L'Atelier des Marches, en attente d'un je ne sais quoi restant - qui en eût douté ? - sans réponse, Dieu s'étant tu depuis belle lurette…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78342374-56867945.jpg?v=1688021898" alt=""L'Odyssée des foireux" Rires d'hommes entre deux pluies…" title=""L'Odyssée des foireux" Rires d'hommes entre deux pluies…" />
     </div>
     <div>
      Du Beckett sans Beckett, les deux larrons Matthieu Boisset et Daniel Strugeon - répliques mnésiques de Mercier et Camier - s'étant affranchis du maître à penser (en rond) laissent libre cours à leur imaginaire débridé, surfant à l'envi sur leur vague à l'âme existentiel dont ils font matière à (ré)jouir. Une bicyclette, un sac à dos, une parka, un parapluie à baleines à partager sont leurs seuls biens terrestres, mais peu importe… la richesse étant ailleurs pour ceux qui, sur un plateau noir et humide, ont la tête dans les nuages et le nez au vent du grand large.       <br />
              <br />
       Une heure durant nous allons les suivre pas à pas, roue à roue, leurs tribulations articulées aux éclats de leurs mots nourrissant notre rêverie vagabonde. <span style="font-style:italic">&quot;Ma jeunesse ne fut qu'un ténébreux orage, traversé çà et là par de brillants soleils&quot;,</span> confiait Baudelaire. Ici, la pluie intermittente s'est substituée à l'orage et les éclats de rire font office de brillants soleils. Car leur voyage au bout de nulle part n'est qu'en apparence un surplace en sol glissant, tant leurs échanges, si tendus peuvent-ils être parfois, constituent un itinéraire (é)mouvant menant - à l'épreuve de la route - vers encore plus de fraternité vécue.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78342374-56867946.jpg?v=1688021956" alt=""L'Odyssée des foireux" Rires d'hommes entre deux pluies…" title=""L'Odyssée des foireux" Rires d'hommes entre deux pluies…" />
     </div>
     <div>
      Parler aussi du silence. Ce silence augural qui règne en maître des lieux, silence précédant l'entrée en scène successive des deux compères dévisageant longuement les &quot;assis&quot; comme on le ferait vis-à-vis d'intrus s'immisçant dans l'intimité de l'histoire à venir, une histoire qui n'appartient à personne, ni à eux, ni aux spectateurs. Plan large puis très rapproché sur Mercier et Camier franchissant toute la largeur du plateau, yeux dans les yeux, pour se rejoindre jusqu'à presque s'embrasser sur les lèvres… Alternant dialogues au style direct et commentaires délivrés à la troisième personne, les protagonistes énoncent la genèse foireuse de leur odyssée fictive.       <br />
              <br />
       Humour savoureux, <span style="font-style:italic">&quot;- Si on s'assoyait, ça m'a vidé… - Tu veux dire s'asseyait ? - Assoyons-nous alors.&quot;,</span> des règles de conjugaisons élevées à la hauteur des règles de vie de ces deux paumés sans attache. Poésie de la pluie effaçant les traces de leur passé, pour ouvrir sur un ciel d'azur… avant la prochaine averse, et vice-versa (à grand seau d'eau). Anarchisme débonnaire, <span style="font-style:italic">&quot;- À qui cette bicyclette ? - Admettons qu'elle soit à nous. - Soyons francs : elle est à nous.&quot;,</span> trouant l'esprit de sérieux pour porter haut le goût de la fantaisie joyeuse. Une fête des &quot;sens&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78342374-56867947.jpg?v=1688021986" alt=""L'Odyssée des foireux" Rires d'hommes entre deux pluies…" title=""L'Odyssée des foireux" Rires d'hommes entre deux pluies…" />
     </div>
     <div>
      Les grincements du vélo ployant sous le poids conjugué des deux acolytes en mal de nature, les rires d'une &quot;franche gaieté&quot; (commentaire à la troisième personne) causés par la fistule arrière de l'un des deux, peuplent le voyage immobile de leurs éclats stridents sur fond d'échanges iconoclastes : <span style="font-style:italic">&quot;- Qu'avons-nous fait à Dieu ? - Nous l'avons renié.&quot;</span> Le jeu de la provocation se poursuit à fleurets mouchetés envoyant l'un des deux à un trépas de théâtre, avant de défier, tel un Dom Juan ressuscité, la puissance divine en lançant vers les cintres le parapluie défait. Pluie, parapluie et entrain contagieux, une triade conduisant tout naturellement au morceau d'anthologie de Gene Kelly interprétant &quot;Singing in the rain&quot;… sauf que là - on n'est pas looser pour rien - le pépin restera désespérément coincé.       <br />
              <br />
       Aux moments d'euphorie succèdent des accès de lucidité désespérants <span style="font-style:italic">(&quot;Finalement seul, malade, dans le froid, empêtré dans une histoire sans issue…&quot;)</span> auxquels font suite des instants de pure insouciance comme celui où l'un se goinfre d'un œuf extrait d'une poubelle providentielle alors que l'autre sous la pluie drue se gargarise &quot;à l'aveugle&quot; (cf. Tirésias) de considérations mythologiques débouchant sur cette saillie digne des philosophes stoïciens : <span style="font-style:italic">&quot;Finalement, il fait le même temps que toujours, avec cette différence qu'on s'y habitue&quot;.</span>       <br />
              <br />
       La mise en abyme finale, atteinte en état de quasi lévitation, rendra aux personnages, aux acteurs les interprétant (magnifiquement) et au public les observant, leur place… confondue dans la même entité magnétique : celle d'une existence à ne surtout pas prendre au sérieux sous peine d'en être privé à jamais. Un très beau moment de théâtre, saisissant de vérité humaine.       <br />
              <br />
       <b>Sortie de résidence. Vu le jeudi 22 juin 2023 à l'Atelier des Marches (de Jean-Luc Terrade), Le Bouscat (33).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'Odyssée des foireux"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78342374-56867948.jpg?v=1688022024" alt=""L'Odyssée des foireux" Rires d'hommes entre deux pluies…" title=""L'Odyssée des foireux" Rires d'hommes entre deux pluies…" />
     </div>
     <div>
      Librement inspirée des romans de Samuel Beckett.       <br />
       Mise en scène : Matthieu Boisset et Daniel Strugeon.       <br />
       Jeu : Matthieu Boisset et Daniel Strugeon.       <br />
       Par la Compagnie Dies Irae.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 15 au 18 février 2024.</span>       <br />
       Jeudi, vendredi et samedi à  20 h 30, dimanche à 16 h.       <br />
       Au Lieu sans nom, Bordeaux (33), 09 54 05 50 54 ou 06 62 29 92 95.       <br />
       <a class="link" href="https://www.lelieusansnom.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lelieusansnom.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('collectif.lescure@gmail.com')" >collectif.lescure@gmail.com</a> ou <a class="link" href="javascript:protected_mail('ciediesirae@free.fr')" >ciediesirae@free.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78342374-56867949.jpg?v=1688023140" alt=""L'Odyssée des foireux" Rires d'hommes entre deux pluies…" title=""L'Odyssée des foireux" Rires d'hommes entre deux pluies…" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"L'Odyssée des foireux" Rires d'hommes entre deux pluies…</title>
   <updated>2023-06-29T09:10:00+02:00</updated>
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   <category term="Théâtre" />
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   <published>2023-06-29T08:32:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
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    <![CDATA[
Mais de qui sont-ils le nom, ces deux magnifiques clochards célestes plantant ingénument leur regard océanique dans le nôtre, jusqu'à nous faire chavirer dans leur monde ? Un monde déserté par le commun et habité pour autant par l'ordinaire, un monde extraordinairement banal. Qui sont-ils ces deux baladins, unis à la vie à la mort jusqu'à ne faire qu'un, pour épouser les déshérences immobiles de deux êtres contemplant l'infini vertige d'être là, devant nous, dans le décor des murs imbibés de pluie de L'Atelier des Marches, en attente d'un je ne sais quoi restant - qui en eût douté ? - sans réponse, Dieu s'étant tu depuis belle lurette…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
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     </div>
     <div>
      Du Beckett sans Beckett, les deux larrons Matthieu Boisset et Daniel Strugeon - répliques mnésiques de Mercier et Camier - s'étant affranchis du maître à penser (en rond) laissent libre cours à leur imaginaire débridé, surfant à l'envi sur leur vague à l'âme existentiel dont ils font matière à (ré)jouir. Une bicyclette, un sac à dos, une parka, un parapluie à baleines à partager sont leurs seuls biens terrestres, mais peu importe… la richesse étant ailleurs pour ceux qui, sur un plateau noir et humide, ont la tête dans les nuages et le nez au vent du grand large.       <br />
              <br />
       Une heure durant nous allons les suivre pas à pas, roue à roue, leurs tribulations articulées aux éclats de leurs mots nourrissant notre rêverie vagabonde. <span style="font-style:italic">&quot;Ma jeunesse ne fut qu'un ténébreux orage, traversé çà et là par de brillants soleils&quot;,</span> confiait Baudelaire. Ici, la pluie intermittente s'est substituée à l'orage et les éclats de rire font office de brillants soleils. Car leur voyage au bout de nulle part n'est qu'en apparence un surplace en sol glissant, tant leurs échanges, si tendus peuvent-ils être parfois, constituent un itinéraire (é)mouvant menant - à l'épreuve de la route - vers encore plus de fraternité vécue.
     </div>
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      Parler aussi du silence. Ce silence augural qui règne en maître des lieux, silence précédant l'entrée en scène successive des deux compères dévisageant longuement les &quot;assis&quot; comme on le ferait vis-à-vis d'intrus s'immisçant dans l'intimité de l'histoire à venir, une histoire qui n'appartient à personne, ni à eux, ni aux spectateurs. Plan large puis très rapproché sur Mercier et Camier franchissant toute la largeur du plateau, yeux dans les yeux, pour se rejoindre jusqu'à presque s'embrasser sur les lèvres… Alternant dialogues au style direct et commentaires délivrés à la troisième personne, les protagonistes énoncent la genèse foireuse de leur odyssée fictive.       <br />
              <br />
       Humour savoureux, <span style="font-style:italic">&quot;- Si on s'assoyait, ça m'a vidé… - Tu veux dire s'asseyait ? - Assoyons-nous alors.&quot;,</span> des règles de conjugaisons élevées à la hauteur des règles de vie de ces deux paumés sans attache. Poésie de la pluie effaçant les traces de leur passé, pour ouvrir sur un ciel d'azur… avant la prochaine averse, et vice-versa (à grand seau d'eau). Anarchisme débonnaire, <span style="font-style:italic">&quot;- À qui cette bicyclette ? - Admettons qu'elle soit à nous. - Soyons francs : elle est à nous.&quot;,</span> trouant l'esprit de sérieux pour porter haut le goût de la fantaisie joyeuse. Une fête des &quot;sens&quot;.
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     </div>
     <div>
      Les grincements du vélo ployant sous le poids conjugué des deux acolytes en mal de nature, les rires d'une &quot;franche gaieté&quot; (commentaire à la troisième personne) causés par la fistule arrière de l'un des deux, peuplent le voyage immobile de leurs éclats stridents sur fond d'échanges iconoclastes : <span style="font-style:italic">&quot;- Qu'avons-nous fait à Dieu ? - Nous l'avons renié.&quot;</span> Le jeu de la provocation se poursuit à fleurets mouchetés envoyant l'un des deux à un trépas de théâtre, avant de défier, tel un Dom Juan ressuscité, la puissance divine en lançant vers les cintres le parapluie défait. Pluie, parapluie et entrain contagieux, une triade conduisant tout naturellement au morceau d'anthologie de Gene Kelly interprétant &quot;Singing in the rain&quot;… sauf que là - on n'est pas looser pour rien - le pépin restera désespérément coincé.       <br />
              <br />
       Aux moments d'euphorie succèdent des accès de lucidité désespérants <span style="font-style:italic">(&quot;Finalement seul, malade, dans le froid, empêtré dans une histoire sans issue…&quot;)</span> auxquels font suite des instants de pure insouciance comme celui où l'un se goinfre d'un œuf extrait d'une poubelle providentielle alors que l'autre sous la pluie drue se gargarise &quot;à l'aveugle&quot; (cf. Tirésias) de considérations mythologiques débouchant sur cette saillie digne des philosophes stoïciens : <span style="font-style:italic">&quot;Finalement, il fait le même temps que toujours, avec cette différence qu'on s'y habitue&quot;.</span>       <br />
              <br />
       La mise en abyme finale, atteinte en état de quasi lévitation, rendra aux personnages, aux acteurs les interprétant (magnifiquement) et au public les observant, leur place… confondue dans la même entité magnétique : celle d'une existence à ne surtout pas prendre au sérieux sous peine d'en être privé à jamais. Un très beau moment de théâtre, saisissant de vérité humaine.       <br />
              <br />
       <b>Sortie de résidence. Vu le jeudi 22 juin 2023 à l'Atelier des Marches (de Jean-Luc Terrade), Le Bouscat (33).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'Odyssée des foireux"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73769412-51315287.jpg?v=1688022024" alt=""L'Odyssée des foireux" Rires d'hommes entre deux pluies…" title=""L'Odyssée des foireux" Rires d'hommes entre deux pluies…" />
     </div>
     <div>
      Librement inspirée des romans de Samuel Beckett.       <br />
       Mise en scène : Matthieu Boisset et Daniel Strugeon.       <br />
       Jeu : Matthieu Boisset et Daniel Strugeon.       <br />
       Par la Compagnie Dies Irae.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.marchesdelete.com/261" target="_blank">&gt;&gt; marchesdelete.com</a>       <br />
       <a class="link" href="https://ciediesirae.fr/" target="_blank">&gt;&gt; ciediesirae.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73769412-51315304.jpg?v=1688023140" alt=""L'Odyssée des foireux" Rires d'hommes entre deux pluies…" title=""L'Odyssée des foireux" Rires d'hommes entre deux pluies…" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/L-Odyssee-des-foireux-Rires-d-hommes-entre-deux-pluies_a3632.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Par la mer (quitte à être noyées)" Une odyssée poétique et humaniste, à la fois grave et optimiste</title>
   <updated>2023-06-07T11:13:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Par-la-mer-quitte-a-etre-noyees-Une-odyssee-poetique-et-humaniste-a-la-fois-grave-et-optimiste_a3599.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/73343694-51044070.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-06-07T10:41:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans une pièce très joliment écrite d'Anaïs Allais Benbouali, le souffle de la poésie nous amène vers les rives de la Méditerranée avec trois femmes que tout sépare et que rien ne prédisposait à se rencontrer. Se basant sur quelques éléments biographiques de sa vie, l'autrice et metteure en scène nous fait vivre un bout de la destinée de personnages que l'espoir arrime avec gaillardise au tragique du quotidien.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73343694-51044070.jpg?v=1686128763" alt=""Par la mer (quitte à être noyées)" Une odyssée poétique et humaniste, à la fois grave et optimiste" title=""Par la mer (quitte à être noyées)" Une odyssée poétique et humaniste, à la fois grave et optimiste" />
     </div>
     <div>
      Lumière tamisée sur une scénographie sombre. Deux personnages sortent sans bruit d'une semi-obscurité. Le silence accompagne les premiers déplacements. Une voix off démarre, celle de Lounia (Majida Ghomari). La poésie s'empare du plateau. Tout ne sera que prose poétique dans cette incarnation. La dramaturgie dans les répliques est d'un autre crayon, plus direct, sans enjolivure, avec un goût de goudron et de plage. Celui de la marche, de l'odyssée, de la route qui a fait débarquer Assia (Asmaa Samlali) chez Houda (Louise Belmas) par le biais non volontaire de Max (Gaëlle Clérivet).        <br />
              <br />
       Lounia est une figure invisible et présente pour paraphraser Victor Hugo (1802-1885). Elle est cette voix d'outre-tombe qui a rejoint la Méditerranée juste après sa mort dans une volonté funéraire. À travers elle, c'est un dialogue qui s'installe entre les mondes du vivant et de l'au-delà, de la terre et de la mer, voire d'une mère à sa fille et d'une ancêtre à sa descendance. Dans ses différentes figures, c'est aussi celle des profondeurs de la mer que l'on entend, en écho à ceux qui la traversent lors d'un exil souvent douloureux, tragique, de personnes venues &quot;d'un pays sans pays&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73343694-51044071.jpg?v=1686128785" alt=""Par la mer (quitte à être noyées)" Une odyssée poétique et humaniste, à la fois grave et optimiste" title=""Par la mer (quitte à être noyées)" Une odyssée poétique et humaniste, à la fois grave et optimiste" />
     </div>
     <div>
      Anaïs Allais Benbouali, l'autrice et metteure en scène, s'est inspirée de ce qu'elle a vécu, en travaillant aussi avec ses comédiennes sur le texte. Elle poursuit la démarche qu'elle avait entreprise dans son spectacle &quot;Au milieu de l'hiver, j'ai découvert en moi un invincible été&quot; (2018) qu'elle avait présenté à la Colline, pièce où la jeune Lilas renouait avec ses racines algériennes.       <br />
              <br />
       Ici, ce sont trois femmes que rien ne présageait à se rencontrer. Le hasard n'est jamais hasard dans une dramaturgie qui sait rendre écho même de tout signal faible. Sauf que dans la création d'Anaïs Allais Benbouali, il en est la trame, l'axe, l'ossature qui s'invite dans le quotidien de personnes de différents horizons autant géographiques, sociaux que culturels. Ces différences concernent une distance géographique proche, entre Max et Houda, et distante pour Assia avec la Méditerranée comme frontière.       <br />
              <br />
       La voix de Lounia nous invite vers un au-delà qui donne à la pièce une dimension autre, celle d'un conte qui peut autant se réfléchir, se lire, se regarder que se voir. La vidéo accompagne d'ailleurs certains tableaux, dont le dernier avec une jolie musique de Julie Roué. Ce sont aussi, au travers de ces protagonistes de chair et d'os, trois autres personnages qui nourrissent la trame de cette pièce, à savoir la Mort, la Rencontre et la Solidarité. Ces entités, à tour de rôle, impriment sur la fable un point de vue où, à l'inverse du vaudeville, la porte s'ouvre pour ne pas se refermer. Ou si peu. Elle s'ouvre à un moment pour faire revenir Max sur son ancien lieu d'habitation. Elle s'ouvre aussi pour faire entrer Houda dans sa nouvelle demeure et pour accueillir ensuite Assia.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73343694-51044077.jpg?v=1686128826" alt=""Par la mer (quitte à être noyées)" Une odyssée poétique et humaniste, à la fois grave et optimiste" title=""Par la mer (quitte à être noyées)" Une odyssée poétique et humaniste, à la fois grave et optimiste" />
     </div>
     <div>
      Il s'agit de quoi au démarrage ? D'une vente à Houda d'une maison que Max cède. Quelques vices de construction déclarés, selon l'ex-propriétaire, mais non vu, mettent celle-ci un peu en rogne. Des pluies s'abattent dans un séjour où l'on voit que le toit n'a pas fait ses bons offices. Elle se retrouve dans une situation délicate avec une demeure nouvellement achetée, mais protégeant peu. Ou pas. Dans ce rapport à l'autre de contraintes, l'obligation morale de Max d'être présente noue un dialogue entre elles deux. Dialogue difficile, parfois rêche et expéditif. N'est pas généreux qui veut.       <br />
              <br />
       Et il faut aujourd'hui un certain courage moral, civique et social dans une époque dure et mêlée qui condamne, en France, honteusement à la justice et aux extrémismes, ceux qui sont solidaires des &quot;migrants&quot;, terme employé à mauvais escient pour des personnes vivant des situations autrement plus cruelles et sordides qu'une simple migration afin d'anesthésier toute forme de solidarité. Solidarité devenue délit quand, en Méditerranée, près de 9 000 personnes, depuis 2018, ont péri pour non-assistance à personne en danger dans un continent appelé Europe et dans un pays comme la France, qui a oublié ces dernières années d'être terre d'accueil, d'asile et des droits de l'homme.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73343694-51044084.jpg?v=1686128863" alt=""Par la mer (quitte à être noyées)" Une odyssée poétique et humaniste, à la fois grave et optimiste" title=""Par la mer (quitte à être noyées)" Une odyssée poétique et humaniste, à la fois grave et optimiste" />
     </div>
     <div>
      Le temps de la pièce est celui du présent, du passé et d'un avenir que nos protagonistes espèrent à des degrés différents et dans une même optique, celui de changer de vie. Pour Max, il s'agit de refermer un pan de son histoire ; pour Houda, d'en ouvrir un nouveau ; pour Assia, de le fuir pour se construire un nouvel élan. De ces trois approches, c'est aussi celui d'un &quot;passé qui ne passe pas&quot; et qui est appréhendé dans ses douleurs qui ne se disent pas. Ou si peu. Ou de façon différente. Quand les deux premières sont portées par un petit brin d'espoir, pour la troisième, c'est l'espérance qui la guide.        <br />
              <br />
       Œuvre autant littéraire que théâtrale, le lien au langage est marqué par un vécu. Max est parfois prise d'un débit très soutenu et qui ne s'arrête pas comme pour déverser un trop-plein. À l'inverse, Houda a une élocution directe, concise et un peu à l'emporte-pièce. Elles deux sont dans un rapport à l'autre sans ambages quand, pour Assia, elle est la plus sereine et la plus calme, presque optimiste tout en vivant une situation difficile où elle a fui son pays, se retrouve seule, sans argent et prenant avec philosophie ce qui lui arrive. Quand le présent tape à la porte de chacune d'elles, celle-ci s'ouvre avec surprise, angoisse ou espoir pour faire de cet instant qui dérange au début Houda et Max, une action d'écoute et d'ouverture vers Assia.       <br />
              <br />
       La voix off de Lounia s'apparente à une lecture de ses mémoires. Elle est aussi la mémoire de ce qui ne s'oublie pas. Dans cette poésie où la pensée baigne dans une réflexion bien articulée, c'est tout un pan de mots corsetés d'un beau souffle chaud qui fait retentir ses inflexions comme perdues dans un songe. La pièce est d'un beau calibre d'écriture. Elle est à la fois grave et porteuse d'un optimisme certain où s'ouvrir à l'autre devient gage d'une belle promesse de responsabilité citoyenne et humaniste pour le vivre-ensemble.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Par la mer (quitte à être noyées)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73343694-51044086.jpg?v=1686128890" alt=""Par la mer (quitte à être noyées)" Une odyssée poétique et humaniste, à la fois grave et optimiste" title=""Par la mer (quitte à être noyées)" Une odyssée poétique et humaniste, à la fois grave et optimiste" />
     </div>
     <div>
      Texte et mise en scène : Anaïs Allais Benbouali.       <br />
       Avec : Gaëlle Clérivet, Louise Belmas, Asmaa Samlali et la voix de Majida Ghomari.       <br />
       Collaboration artistique : Guillaume Lavenant.       <br />
       Dramaturgie : Charlotte Farcet.       <br />
       Scénographie : Lise Abbadie.       <br />
       Création sonore : Benjamin Thomas.       <br />
       Musique originale : Julie Roué.       <br />
       Création lumières : Julien Jaunet.       <br />
       Regard chorégraphique : Sofian Jouini.       <br />
       Costumes : Tiphaine Pottier.       <br />
       Création vidéo : Marie Giraudet.       <br />
       Vidéo mer : Lise Abbadie.       <br />
       Construction du décor : Florentin Guesdon.       <br />
       Regard complice : Élise Vigier et Cécile Favereau.       <br />
       Production La Grange aux Belles.       <br />
       Durée : 1 h 30.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73343694-51044087.jpg?v=1686128914" alt=""Par la mer (quitte à être noyées)" Une odyssée poétique et humaniste, à la fois grave et optimiste" title=""Par la mer (quitte à être noyées)" Une odyssée poétique et humaniste, à la fois grave et optimiste" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 23 mai au 18 juin 2023.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h, mardi à 19 h et dimanche à 16 h.       <br />
       La Colline -Théâtre national, Paris 20e, 01 44 62 52 52.       <br />
       <a class="link" href="https://www.colline.fr/" target="_blank">&gt;&gt; www.colline.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Par-la-mer-quitte-a-etre-noyees-Une-odyssee-poetique-et-humaniste-a-la-fois-grave-et-optimiste_a3599.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Avignon Off 2015 Quelques spectacles "coups de cœur"</title>
   <updated>2015-07-22T12:19:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-Off-2015-Quelques-spectacles-coups-de-coeur_a1406.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/8042208-12523832.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-07-21T21:15:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans cet hypermarché du spectacle vivant, où la tête vous tourne à chaque coin de rue parce que saltimbanques, bonimenteurs, imitateurs, histrions, baladins, stars d’un mois et artistes en tout genre se côtoient… Entre cour des miracles et salon des refusés, que choisir ?     <div><b>"Ulysse nuit gravement à la santé"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8042208-12523832.jpg?v=1437376276" alt="Avignon Off 2015 Quelques spectacles "coups de cœur"" title="Avignon Off 2015 Quelques spectacles "coups de cœur"" />
     </div>
     <div>
      Un premier coup de cœur se porte sur &quot;Ulysse nuit gravement à la santé&quot;. Avec le guitariste et instrumentaliste Mathias Castagné, Marien Tillet nous conte &quot;l’Odyssée&quot; d’Ulysse. Le Cyclope, les sirènes et Calypso… Toutes les grandes étapes du récit d’Homère sont là. Mais Ulysse n’est plus tout à fait un héros et Pénélope l’éternelle amoureuse qui attendra chastement son cher et tendre pendant vingt ans. Entre chant et violon, Marien Tillet est un puissant conteur qui réussit à transformer ce récit en récital, mi-fantastique, mi-drôle et parfois aussi caustique.       <br />
              <br />
       Chaque phrase est parfaitement ciselée et la rythmique très mélodique laisse le spectateur suspendu aux lèvres du conteur. C’est sans compter le beau travail d’Alban Guillemot (lumières) et de Simon Denis (son) qui arrivent, à travers ce récit conté, à recréer une ambiance flottante et vaporeuse. Cette atmosphère nous a d’ailleurs beaucoup fait penser à celle de la Cie des Dramaticules et ce qu’aime recréer Jérémie Le Louët (la troupe joue &quot;Ubu&quot; en ce moment au Théâtre Girasole). Grâce au talent de Mathias Castagné et de Marien Tillet, cette épopée déjà universelle et saisissante prend ici un tour particulièrement moderne.        <br />
              <br />
       <b>&quot;Ulysse nuit gravement à la santé&quot;</b>       <br />
       D’après &quot;L'Odyssée&quot; de Homère.       <br />
       Avec : Marien Tillet (récit-slam et violon), Mathias Castagné (guitare).       <br />
       Son : Simon Denis.       <br />
       Lumières : Alban Guillemot.       <br />
       Durée : 1 h 05.       <br />
       Compagnie Le Cri de l'Armoire.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Avignon Off Du 5 au 14 juillet 2015.</span>       <br />
       Tous les jours à 18 h 45.       <br />
       La Manufacture, 2, rue des écoles, Avignon, 04 90 85 12 71. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'ami des Belges"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8042208-12528743.jpg?v=1437407056" alt="Avignon Off 2015 Quelques spectacles "coups de cœur"" title="Avignon Off 2015 Quelques spectacles "coups de cœur"" />
     </div>
     <div>
      Un autre énorme coup de cœur avec un comédien formidable Fabrice Schillaci dans un seul en scène. Le texte est de l’auteur belge Jean-Marie Piemme : &quot;L’ami des Belges&quot;. Un milliardaire français décide de s’exiler en Belgique pour des raisons fiscales, mais sur la route, sa voiture tombe en panne. Il est accompagné de son chauffeur et de son nègre sur qui il verse toute son arrogance et toute sa suffisance.        <br />
              <br />
       Ainsi cette espèce de nanti totalement mégalo est pris dans une &quot;folie des grandeurs&quot; qui le mène dans un délire ahurissant. La scénographie se déploie au fur et à mesure et de manière totalement surprenante et déjantée, à l’image du comédien qui développe et amplifie aussi son jeu. Dans ce rôle, Fabrice Schillaci est un beau mélange de François Morel et de Louis de Funès. Son jeu est brillant, le personnage jubilatoire.       <br />
              <br />
       Ce texte jouissif est évidemment d’actualité... Avec les nombreux exils fiscaux connus des Français depuis l’arrivée de François Hollande au pouvoir, la Belgique serait-elle l’avenir de la France ?        <br />
              <br />
       <b>&quot;L'ami des Belges&quot;</b>       <br />
       Auteur : Jean-Marie Piemme.       <br />
       Avec : Fabrice Schillaci.        <br />
       Mise en jeu : Jean Lambert.        <br />
       Lumières : Ophélie Kern.        <br />
       Durée : 1 h 05.        <br />
       Impakt Cie.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Avignon Off Du 4 au 26 juillet 2015.</span>       <br />
       Tous les jours à 10 h 10.       <br />
       L'Entrepôt, 1 ter, boulevard Champfleury, Avignon, 04 90 86 30 37. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Adolf Cohen"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8042208-12532302.jpg?v=1437472154" alt="Avignon Off 2015 Quelques spectacles "coups de cœur"" title="Avignon Off 2015 Quelques spectacles "coups de cœur"" />
     </div>
     <div>
      Dans un genre très différent, &quot;Adolf Cohen&quot; est le récit exemplaire et intéressant d'un jeune homme sans cesse obligé de fuir son destin jusqu'au jour où celui-ci le rattrape. L'histoire part des pogroms d'Europe centrale pour finir en Israël. Mais deux étapes importantes jalonnent sa vie : la campagne française où il y est caché durant la guerre et adopté par Marcelle qui réussira à &quot;sauver&quot; son âme en le convertissant au catholicisme. Et son passage en Italie en tant que diacre.       <br />
              <br />
       Pour la petite histoire, ce prénom d'Adolf est le fruit d'une maman qui a voulu faire original à une époque où ce patronyme n'avait encore aucune connotation. Pour la grande et pour son auteur Jean-Loup Horwitz, &quot;Adolf Cohen&quot; est un &quot;oxymore pour la paix&quot;, un hymne à l'humain et un cri contre les dogmes. Une phrase ouvre la pièce et résonne encore douloureusement à nos oreilles : <span style="font-style:italic">&quot;Un homme ressemble à un autre homme, surtout dans un linceul&quot;</span>. Un spectacle comme celui-ci peut-il vraiment se frayer un chemin de paix au milieu de tant de massacres au nom de la religion ?       <br />
              <br />
       La question reste épineuse. Jean-Loup Horwitz, aussi dans le rôle éponyme, n'en demeure pas moins remarquable et captivant. Isabelle de Botton incarne les trois rôles successifs (la mère, la mère adoptive et la fiancée) avec beaucoup d'adresse.        <br />
              <br />
       <b>&quot;Adolf Cohen&quot;</b>       <br />
       Auteur : Jean-Loup Horwitz.        <br />
       Sous le regard de : Nicole et Jacques Rosner.       <br />
       Avec : Isabelle de Botton et Jean-Loup Horwitz.        <br />
       Musique : Porfesseur Inlassable.       <br />
       Costumes : Chouchane Abello.       <br />
       Lumières : Stéphane Baquet.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Avignon Off Du 4 au 26 juillet 2015.</span>       <br />
       Tous les jours à 14 h 20.       <br />
       Au coin de la lune, 24, rue Buffon, Avignon, 04 90 39 87 29.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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