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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-18T12:35:31+02:00</updated>
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   <title>Dans "Soledad" Santiago Moreno transforme le silence de la solitude en fanfare ensoleillée</title>
   <updated>2026-03-30T19:23:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Dans-Soledad-Santiago-Moreno-transforme-le-silence-de-la-solitude-en-fanfare-ensoleillee_a4517.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2026-03-31T07:11:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les créations de l'art marionnettique font presque toujours preuve d'originalité dans la forme et dans le propos. Elles s'emparent de thèmes que le pur théâtre a abandonnés au profit des sujets à la mode, sujets de société et d'actualité. Peut-être est-ce dû à la pratique même du théâtre de marionnette et du théâtre d'objet qui, par essence, met l'humain en face de l'inanimé qui soudain se met à vivre. Ainsi les doutes, les peurs, les fantaisies qui peuvent définir l'humain sont remis au centre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95725480-66865085.jpg?v=1774891089" alt="Dans "Soledad" Santiago Moreno transforme le silence de la solitude en fanfare ensoleillée" title="Dans "Soledad" Santiago Moreno transforme le silence de la solitude en fanfare ensoleillée" />
     </div>
     <div>
      C'est le soir de Noël. L'homme assis à sa table en formica devant son assiette en arcopal mange. Un petit sapin en plastique trône à sa gauche. Dans le silence de cette cuisine, le craquement de la biscotte sous les dents alterne avec le glougloutement du vin qui coule dans le verre, de la déglutition, du compresseur du réfrigérateur qui se met en route et toute cette symphonie discrète se mélange au tic-tac de la pendule. Dans le silence, la solitude, tous les bruits ont pris une importance particulière et la conception sonore du spectacle nous transporte immédiatement dans la perception intime du personnage.       <br />
               <br />
       Ce personnage, interprété par Santiago Moreno, n'est pas d'une époque très définie. Sa petite moustache, ses cheveux bien gominés, son costume et sa cravate rouge père Noël peuvent le faire exister aussi bien dans les années cinquante qu'à notre époque. Il est relativement intemporel comme tout ce qui l'entoure, tous les éléments du décor qui vont peu à peu prendre vie, intervenir et emporter notre personnage dans un imaginaire magique et musical.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95725480-66865086.jpg?v=1774891133" alt="Dans "Soledad" Santiago Moreno transforme le silence de la solitude en fanfare ensoleillée" title="Dans "Soledad" Santiago Moreno transforme le silence de la solitude en fanfare ensoleillée" />
     </div>
     <div>
      Ici, les bruits, assemblés comme par coïncidence, vont devenir rythmes, mélodies, musiques. Une goutte d'eau qui tombe soudain du plafond va donner le tempo. Un saladier en métal posé sous cette fuite transforme ce son en volutes, la trotteuse de la pendule se met à cliqueter en rythme et avec un sourire, notre personnage énigmatique entre dans la musique en usant du verre, de la bouteille, de la table comme percussion.       <br />
               <br />
       Ceci n'est que le début de ce voyage en imagination où la solitude se peuple de sons, de danses et de magie. Les objets inventés et fabriqués par Delphine Bardot et Santiago Moreno, qu'ils soient statiques ou si bien mécanisés qu'on les croirait autonomes et doués de raison, peuplent tous  le spectacle. Ils sont le support des étapes qui jalonnent cette soirée, interpellent le personnage joué par Santiago Moreno, jouent avec lui, se jouent de lui. La réalité vacille, le temps se tend ou se rétrécit, la partition qui paraît non écrite mène la danse.       <br />
               <br />
       Pour ce spectacle, Santiago Moreno semble rendre hommage aux trucs et aux illusions optiques du siècle passé et de plus loin encore, inventés dans les labos photos, dans les cabarets ou dans les foires. Il utilise des mécanismes simples, qui ont fait leur preuve : vitres et jeux de lumières qui diffractent son personnage comme si son esprit et son corps se divisaient en deux, voire en trois, utilisation des Ombres chinoises, créations d'automates, mime… L'utilisation de ces techniques apporte, en plus de la notion d'intemporalité, une part totalement poétique au spectacle, comme cette danse à quatre jambes qui &quot;endiable&quot; le personnage.       <br />
               <br />
       Toute cette machinerie, cette musicalité exigent une précision extraordinaire aussi bien de la part du comédien, en plus de l'interprétation dramatique de son rôle, que du manipulateur, Benoît Dattez, qui agît en invisible pour que la magie opère. Elle opère à fond. Emportés par la folle équipée de ce personnage solitaire inventant pour lui-même un monde fait de sons et de musique, on le suit jusqu'au bout où sa maestria le transforme en homme-orchestre multi-instrumentiste hors du commun.       <br />
              <br />
       &quot;Soledad&quot;, une solitude si bien peuplée qu'elle rend nostalgique d'une époque sans écrans, oreillettes ni flux continus, où l'imaginaire faisait l'affaire pour habiller le silence.       <br />
               <br />
       La Compagnie La Mue/tte est artiste associée au Mouffetard - CNMa depuis 2022. Aurélia Ivan est la nouvelle directrice du théâtre depuis le 1ᵉʳ janvier 2026. Elle succède à Isabelle Bertola qui était aux commandes du Mouffetard depuis 2013.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Soledad"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95725480-66865090.jpg?v=1774891164" alt="Dans "Soledad" Santiago Moreno transforme le silence de la solitude en fanfare ensoleillée" title="Dans "Soledad" Santiago Moreno transforme le silence de la solitude en fanfare ensoleillée" />
     </div>
     <div>
      Conception : Santiago Moreno.       <br />
       Mise en scène et coécriture : Delphine Bardot, Santiago Moreno et Benoît Dattez.       <br />
       Interprétation, manipulation et musique : Santiago Moreno.       <br />
       Manipulation et présence magique : Benoît Dattez en alternance avec Marion Träger.       <br />
       Construction : Delphine Bardot et Santiago Moreno.       <br />
       Création lumière : Frédéric Toussaint.       <br />
       Création sonore : Floxel Barbelin et Nicolas Pierre.       <br />
       Environnement sonore : Gabriel Fabing et Santiago Moreno.       <br />
       Composition musicale : Santiago Moreno.       <br />
       Costumes et ombres : Lucie Cunningham.       <br />
       À partir de 8 ans.       <br />
       Durée : 50 minutes.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 26 mars au 4 avril 2026.</span>       <br />
       Mardi au vendredi à 20 h, samedi à 18h et dimanche à 17 h.       <br />
       Le Mouffetard - CNMa, 73, rue Mouffetard, Paris 5ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 84 79 44 44.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie-lemouffetard-cnma.mapado.com/event/566518-soledad" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://lemouffetard.com/" target="_blank">&gt;&gt; lemouffetard.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       10 avril 2026 : Théâtre Gérard Philippe, Frouard (54).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Dans-Soledad-Santiago-Moreno-transforme-le-silence-de-la-solitude-en-fanfare-ensoleillee_a4517.html" />
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  <entry>
   <title>BIAM Une 12e édition placée sous le signe d'un ailleurs nécessaire pour échapper au chaos du monde ambiant</title>
   <updated>2025-04-17T15:37:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/BIAM-Une-12e-edition-placee-sous-le-signe-d-un-ailleurs-necessaire-pour-echapper-au-chaos-du-monde-ambiant_a4198.html</id>
   <category term="Festivals" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/87968731-62329074.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-04-18T10:21:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Depuis 2001, la Biennale Internationale des Arts de la Marionnette (BIAM) rayonne en Île-de-France grâce à de nombreux partenaires complices et surtout grâce au Centre National de la Marionnette – Le Mouffetard à Paris (CNMa) qui porte, depuis toujours, ce projet avec déterminisme et grande conviction.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87968731-62329074.jpg?v=1744878201" alt="BIAM Une 12e édition placée sous le signe d'un ailleurs nécessaire pour échapper au chaos du monde ambiant" title="BIAM Une 12e édition placée sous le signe d'un ailleurs nécessaire pour échapper au chaos du monde ambiant" />
     </div>
     <div>
      Cette nouvelle édition de la BIAM rassemble 16 spectacles, 48 représentations, 16 compagnies et huit pays différents. Durant deux semaines, les artistes présents sillonneront le territoire parisien pour partager leur vision du monde et, surtout, offriront un véritable tour d'horizon de la création et de la diversité des tendances marionnettes de notre époque. La plupart des créations présentées sont de tout nouveaux projets pour la plupart des compagnies.       <br />
              <br />
       Art pourtant millénaire et préhistorique, et mode d'expression populaire, il a fallu attendre 2007 pour que la marionnette, en France, soit reconnue de façon pérenne à l'occasion d'un Manifeste sous la présidence de Daniel Girard (&quot;Les Saisons de la Marionnette&quot;). Trop souvent isolées du reste des autres arts, à l'occasion de ces &quot;Saisons&quot; (2007-2010), de nombreuses compagnies souhaitaient un enjeu plus large de leurs pratiques et que différentes personnalités extérieures au spectacle vivant s'y intéressent (anthropologues, plasticiens, philosophes, scientifiques, etc.). &quot;Il s'agissait de dépasser le simple &quot;j'aime, je n'aime pas&quot; pour exposer des points de vue divers sur ces arts distincts tels qu'ils se déclinent aujourd'hui&quot;. (sic)
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87968731-62329075.jpg?v=1744878239" alt="BIAM Une 12e édition placée sous le signe d'un ailleurs nécessaire pour échapper au chaos du monde ambiant" title="BIAM Une 12e édition placée sous le signe d'un ailleurs nécessaire pour échapper au chaos du monde ambiant" />
     </div>
     <div>
      Cette édition 2025 offrira à Paris et en petite couronne des spectacles venus du Canada, de Slovénie, de Norvège, de la République tchèque, de Pologne et de Belgique pour compléter la programmation française.       <br />
              <br />
       Dans un monde fracturé et chaotique, les artistes nous invitent à rejoindre des contrées dans lesquelles les humains se sont peu aventurés : au sommet d'un glacier, sur la Lune, sous Terre, dans l'air, dans des mondes virtuels ou magiques, ou encore dans le temps. Les figures marionnettistes y trouvent leur espace et nous invitent, par ce décalage, à questionner le monde qui est le nôtre.       <br />
              <br />
       L'imaginaire est donc plus que jamais de mise cette année dans ces différents lieux.       <br />
       <b>À Paris :</b> Le Mouffetard - CNMa, le Théâtre Sylvia Monfort, le Théâtre aux Mains nues, le Théâtre Dunois et le Centre tchèque de Paris,       <br />
       <b>À Pantin :</b> le Centre Culturel Nelson Mandela, La Nef, la Place de la Pointe, la Salle Jacques Brel et le Théâtre du Fil de l'Eau.       <br />
       <b>À Fontenay-sous-Bois :</b> le Théâtre Halle Roublot.       <br />
       <b>À Ivry-sur-Seine :</b> le Théâtre Antoine Vitez.       <br />
       <b>À La Courneuve :</b> le Centre Culturel Houdremony, le Parc Georges-Valbon.       <br />
       <b>À Montreuil :</b> le Théâtre municipal Berthelo Jean-Guerrin.       <br />
       <b>À Noisy-le-Sec :</b> le Théâtre des Bergeries.       <br />
              <br />
       Seize spectacles sont programmés cette année autour de ce thème de l'imaginaire dont (liste non exhaustive) :       <br />
       &quot;Body Concert&quot; (marionnettes), Québec ;       <br />
       &quot;Loco&quot; (marionnettes), Belgique ;       <br />
       &quot;La Méthode du Dr Spongiak&quot; (théâtre d'ombres), Belgique ;       <br />
       &quot;Cosmohills&quot; (théâtre d'objets et marionnettes), République Tchèque ;       <br />
       &quot;Somewhere else&quot; (théâtre d'objets et arts visuels), Slovénie et République Tchèque ;       <br />
       &quot;Poussières&quot; (théâtre de matière et marionnettes), Nord-Pas-de-Calais ;       <br />
        &quot;Jean Clone&quot; (objets et arts visuels), Bretagne ;       <br />
        &quot;Subjectif Lune&quot; (théâtre d'objets), Loire-Atlantique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87968731-62329097.jpg?v=1744878277" alt="BIAM Une 12e édition placée sous le signe d'un ailleurs nécessaire pour échapper au chaos du monde ambiant" title="BIAM Une 12e édition placée sous le signe d'un ailleurs nécessaire pour échapper au chaos du monde ambiant" />
     </div>
     <div>
      La BIAM propose aussi, parallèlement aux spectacles eux-mêmes :       <br />
       <b>Un stage week-end au CNM</b>, les 23, 24 et 25 mai autour de la construction d'une marionnette.       <br />
       Une rencontre professionnelle, <b>le B.A.BA hashtag 2- THEMA</b>, le vendredi 16 mai autour de la programmation des spectacles de marionnettes et les collaborations envisageables avec les établissements culturels.       <br />
       <b>Une seconde rencontre professionnelle</b> autour de la formation artistique et culturelle, les mercredi 21 mai et jeudi 22 mai.       <br />
              <br />
       Lors de la soirée de lancement, le lundi 28 avril au CNMa, un spectacle intitulé &quot;Ma P'tite Dame&quot;, de et par Claire Heggen (Compagnie &quot;Le Théâtre du mouvement&quot;), sera présenté. Pionnière du théâtre de geste et formatrice émérite de générations de marionnettistes, la metteuse en scène propose un spectacle sur son propre vieillissement, en manipulant son double &quot;marionnette&quot; avec une grande poésie non dépourvue d'humour. Depuis plus de quarante ans au service du corps, l'artiste veut donner à voir son corps ouvragé, et pousse le public au détournement des conventions sociales et de l'obsolescence programmée. Un vrai moment d'émotions partagées, doux et fluide malgré la thématique convoquée.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>BIAM 2025</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87968731-62332842.jpg?v=1744896602" alt="BIAM Une 12e édition placée sous le signe d'un ailleurs nécessaire pour échapper au chaos du monde ambiant" title="BIAM Une 12e édition placée sous le signe d'un ailleurs nécessaire pour échapper au chaos du monde ambiant" />
     </div>
     <div>
      <b>Biennale internationale des Arts de la marionnette et du Théâtre d'objets       <br />
       Paris et Île-de-France</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 13 au 28 mai 2025.</span>       <br />
       Le Mouffetard - CNMa, 73, rue Mouffetard, Paris 5e.                    <br />
       Réservations : 01 84 79 44 44.       <br />
       Courriel : <a class="link" href="javascript:protected_mail('contact@lemouffetard.com')" >contact@lemouffetard.com</a>       <br />
       <a class="link" href="https://lemouffetard.com/" target="_blank">&gt;&gt; lemouffetard.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/BIAM-Une-12e-edition-placee-sous-le-signe-d-un-ailleurs-necessaire-pour-echapper-au-chaos-du-monde-ambiant_a4198.html" />
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  <entry>
   <title>"Fuck me" Art, désir et volupté !</title>
   <updated>2023-07-26T07:51:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Fuck-me-Art-desir-et-volupte-_a3702.html</id>
   <category term="Danse" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/74255220-51657991.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-07-26T06:40:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C'est la 34e édition du festival Paris l'été. Créé en 1990 par Patrice Martinet et anciennement nommé "festival Paris quartier l'été", il tient toujours le haut du pavé avec une programmation qui compte à ce jour plus de 2 000 représentations dans 150 lieux différents de la capitale. Riche de 18 propositions cette année, brassant toujours des œuvres internationales, focus est fait sur "Fuck me", création de l'artiste argentine Martina Otera qui bouscule à bien des égards plusieurs codes autant artistiques que sociétaux.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74255220-51657991.jpg?v=1690308610" alt=""Fuck me" Art, désir et volupté !" title=""Fuck me" Art, désir et volupté !" />
     </div>
     <div>
      &quot;Fuck me&quot;, c'est d'abord une histoire vécue, le récit d'un bout de vie, et aussi une invitation dans les coulisses d'une création. Au démarrage de celle-ci, un danseur dévêtu sort du public avant d'entrer sur scène. Il saute sur le plateau en faisant plusieurs fois le grand écart et en se relevant par la force des adducteurs. Quatre autres interprètes, nus également, le rejoignent dans une chorégraphie des plus physiques nourrie d'une gestuelle où les membres inférieurs et supérieurs ont un contact des plus marqués aux planches. La gravité est largement habitée du poids des danseurs et la grâce, à dessein, n'est pas au rendez-vous. Dans une même synchronisation, tous les membres inférieurs et supérieurs alternent des bascules de bas en haut et de droite à gauche donnant une allure géométrique aux mouvements.       <br />
              <br />
       La place de Marina Otero au bord du plateau interpelle. Elle joue le rôle autant de metteure en scène que de comédienne. Micro à la bouche, elle se raconte face à six hommes que celle-ci dirige telle une gouvernante. Idem pour la régie où, par sa voix, elle montre ce qu'elle veut. S'insinuent ainsi, durant la représentation, les coulisses du spectacle où, au travers des directives qu'elle lance parfois, des vidéos s'enchaînent montrant les répétitions ou elle, plus jeune, en train de danser. Un accident, lors de l'une d'elles, la contraint à ne plus pouvoir le faire aujourd'hui.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74255220-51657995.jpg?v=1690308504" alt=""Fuck me" Art, désir et volupté !" title=""Fuck me" Art, désir et volupté !" />
     </div>
     <div>
      C'est une affaire de corps comme le dit Marina Otero, mais pas que. Certes, le choix esthétique de six hommes grands et bien dessinés n'est pas le fruit du hasard. Bien consciente de mettre en focal son propos, sa personne dans une semi-confession, elle bouscule les codes patriarcaux d'une société où seul l'homme, bien que la voix féministe soit de plus en plus présente, peut montrer sans vergogne ses envies sexuelles sans qu'aucun reproche ne puisse lui en être fait.       <br />
              <br />
       Aussi, la revendication de son désir sexuel, c'est artistiquement et verbalement qu'elle l'exprime. De but en blanc, Marina Otero explique le pourquoi du titre de son spectacle afin qu'il n'y ait aucune ambiguïté sur sa truculence. Oui, celle-ci aurait bien aimé &quot;baiser&quot; depuis les répétitions s'il n'y avait pas eu cet accident corporel qui la cloue aujourd'hui au sol. Rien n'est de trop, car tout est dévoilé dans une œuvre montrant le préconscient de son auteure au travers de ses dits verbaux et d'actes scéniques. La relation entre les deux est dûment entretenue. Et s'il y a fantasme, il est joué sur les planches.       <br />
              <br />
       Les hommes sont entièrement dévêtus, à l'opposé d'habitude de femmes déshabillées pour le plaisir des hommes. Les interprètes s'appellent tous Pablo avec, pour chacun, un nombre pour les distinguer. Marina dit ouvertement qu'elle a une préférence pour le numéro cinq. Et surtout face aux autres artistes qui ne s'en émeuvent pas pour autant. Hommes objets, ils n'ont pour rôle que de se prêter au désir de la créatrice argentine.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74255220-51658028.jpg?v=1690308633" alt=""Fuck me" Art, désir et volupté !" title=""Fuck me" Art, désir et volupté !" />
     </div>
     <div>
      L'humour a aussi ses entrées dans une chorégraphie où un danseur l'incarne en jouant son rôle. Affublé d'une perruque sur la tête, l'un des Pablo abandonne son côté viril pour emprunter, avec brio le temps de cette séquence, des manières efféminées. Un homme prend ainsi ponctuellement la place d'une femme, telle une doublure. Un beau tableau en clair-obscur apparaît également où, la tête recouverte d'un bas noir, les interprètes dessinent une chaîne les faisant apparaître chacun comme un maillon. Leurs corps sont représentés comme des éléments matériels, leur occultant toute identité, tels des jouets silencieux et sans visage à la bonne marche de désirs à la chaîne.       <br />
              <br />
       En parallèle d'une autre vidéo où l'on voit Martina Otero danser durant les répétitions, le même tableau s'exécute en même temps sur scène, le seul avec un acte sexuel. Le choix n'est pas non plus anodin. Ainsi, trois vues se juxtaposent, à savoir théâtrale, dansée et vidéo, où le jeu se prête à une réalité, celui d'un désir autant artistique que sexuel.       <br />
              <br />
       Les corps étant omniprésents, c'est toute leur force physique qui est montrée. Dans les gestuelles se mêle un effort musculaire allié à une souplesse donnant lieu à des gestiques dans lesquelles les troncs, jambes et bras, ont pour axe une présence au sol et un rapport à l'autre appuyés. Par leur beauté musculaire, chacun a sa propre identité corporelle désignée toutefois par un seul et même prénom. Artistiquement, ils existent donc. Socialement, ils ne sont qu'un numéro. La synchronisation des mouvements est aussi de mise, les danses étant toutes de groupe même si, pour certaines, la gestique diffère selon les interprètes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74255220-51658060.jpg?v=1690308684" alt=""Fuck me" Art, désir et volupté !" title=""Fuck me" Art, désir et volupté !" />
     </div>
     <div>
      Dire son propos en considérant les hommes comme un fantasme, c'est inversé la focale de notre société qui fait souvent des femmes un objet de désir. Ainsi, le rapport de Marina Otero avec ses danseurs est certes artistique, mais de soumission. Elle dit, décide et ils font. Rien de très normal pour une créatrice. Ça l'est un peu moins quand cela est aussi montré explicitement sur les planches. Elle parle, ils ne disent mot. La sacro-sainte formule <span style="font-style:italic">&quot;Sois belle et tais-toi&quot;</span> est cette fois-ci déclinée au masculin. Sauf une fois, lorsque le Pablo préféré de Martina Otero considéré comme tel d'un point de vue esthétique, prend la parole pour expliquer sa beauté et son rapport à la société à travers celle-là, le désignant de ce fait comme objet de désir.       <br />
              <br />
       Ça bouscule toutes les évidences sociales. La représentation masculine est calquée sur celle féminine. Les hommes deviennent objets de libido assumés et revendiqués par une femme. Souvent au bord des planches, Martina Otero en est toujours le centre et autour d'elle, ceux-là gravitent. L'idée qu'elle serait une nymphomane n'effleure même pas l'esprit. Elle réussit ainsi le tour de force d'abolir toute vue patriarcale, faisant de sa libido une évidence même, éteignant ainsi tout préjugé. Créé en janvier 2020 au festival international de Buenos Aires, son propos artistique, le dernier d'une trilogie autofictionnelle, est à la fois abouti et politique.        <br />
              <br />
       À la fin de la représentation, et tout du long sur une musique de plus en plus rythmée de Julián Rodríguez Rona, elle court seule autour de la scène et convie les spectateurs à partir quand ils le souhaitent. Celle-ci court jusqu'à ce que tout le monde disparaisse, jusqu'à la fin de la nuit, de son souffle, du monde, de sa libido, de sa vie. Ou autour de tout ça à la fois. Libre à chacun de donner sa propre interprétation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Fuck me"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74255220-51658061.jpg?v=1690308714" alt=""Fuck me" Art, désir et volupté !" title=""Fuck me" Art, désir et volupté !" />
     </div>
     <div>
      Dramaturgie et mise en scène : Marina Otero.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Lucrecia Pierpaoli.       <br />
       Avec : Augusto Chiappe, Juan Francisco Lopez Bubica, Marina Otero, Fred Raposo, Matías Rebossio, Miguel Valdivieso et Cristian Vega.       <br />
       Assistante à la chorégraphie : Lucía Giannoni.       <br />
       Conseil dramaturgique : Martín Flores Cárdenas.       <br />
       Régie générale en tournée : David Seldes, Facundo David.       <br />
       Création lumière et scénographie : Adrián Grimozzi.       <br />
       Costumes : Uriel Cistaro.       <br />
       Montage numérique et musique originale : Julián Rodríguez Rona.       <br />
       Stylisme de costumes : Chu Riperto.       <br />
       Confection de costumes : Adriana Baldani.       <br />
       Artiste visuel : Lucio Bazzalo.       <br />
       Photographie : Matías Kedak.       <br />
       Assistant en art visuel : Javier González Tuñón.       <br />
       Durée : 1 h 10.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74255220-51658062.jpg?v=1690308755" alt=""Fuck me" Art, désir et volupté !" title=""Fuck me" Art, désir et volupté !" />
     </div>
     <div>
      <b>Festival Paris l'été</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 10 au 30 juillet 2023.</span>       <br />
       <a class="link" href="https://www.parislete.fr/" target="_blank">&gt;&gt; parislete.fr</a>       <br />
       <b>Le spectacle s'est joué du 19 au 22 juillet 2023 au Lycée Jacques-Decour, Paris 9e.</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 25 au 27 juillet 2023</span> : Vienne (Autriche).       <br />
       14 septembre 2023 : Varsovie (Pologne).       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Fuck-me-Art-desir-et-volupte-_a3702.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>La ministre de la Culture, Rima Abdul Malak, annonce la labellisation des six premiers "Centres nationaux de la Marionnette"</title>
   <updated>2022-09-30T19:51:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-ministre-de-la-Culture-Rima-Abdul-Malak-annonce-la-labellisation-des-six-premiers-Centres-nationaux-de-la_a3399.html</id>
   <category term="Coulisses &amp; Cie" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/67707295-47815429.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-09-30T19:32:00+02:00</published>
   <author><name>La Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
À l'occasion d'un déplacement à l'Espace Jéliote d'Oloron-Sainte-Marie, en Nouvelle Aquitaine, la ministre de la Culture a annoncé la labellisation des six premiers "Centres nationaux de la Marionnette" (CNMa). Institué par décret en novembre 2021, ce nouveau label création artistique reconnait l'importance de cet art à la fois populaire et son rôle dans le renouvellement des esthétiques des arts de la scène.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/67707295-47815429.jpg?v=1664560551" alt="La ministre de la Culture, Rima Abdul Malak, annonce la labellisation des six premiers "Centres nationaux de la Marionnette"" title="La ministre de la Culture, Rima Abdul Malak, annonce la labellisation des six premiers "Centres nationaux de la Marionnette"" />
     </div>
     <div>
      Pour la ministre de la Culture, Rima Abdul Malak : <span style="font-style:italic">"Les arts de la marionnette sont des arts au pluriel, riches de traditions ancestrales, de techniques diverses, de créations sans cesse en mouvement. Ils incarnent à la fois l'artisanat et la poésie, les savoir-faire et l'imagination. Ils irriguent la vie culturelle française depuis des décennies, faisant rêver petits et grands. Leur pleine reconnaissance par le ministère de la Culture était très attendue. La labellisation des six premiers "Centres nationaux de la Marionnette" est désormais réalité ! Elle permettra d'impulser une nouvelle dynamique en faveur des artistes, des publics et des rêves de demain !"</span>       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>Les six structures concernées sont :       <br />
       - L'Espace Jéliote d'Oloron-Sainte-Marie (Nouvelle-Aquitaine),        <br />
       - L'Hectare - Territoires Vendômois (Centre-Val de Loire),        <br />
       - Le Théâtre de Laval (Pays de la Loire),        <br />
       - Le Sablier à Ifs et Dives-sur-Mer (Normandie),        <br />
       - Le Théâtre à la Coque à Hennebont (Bretagne),       <br />
       - Le Mouffetard - Théâtre des arts de la marionnette à Paris (Île-de-France).</strong></span>       <br />
              <br />
       Leur labellisation vient reconnaître l'excellence du travail mené par les équipes de ces structures et leur engagement pour accompagner les artistes dans leur parcours de recherche, d'innovation et d'expérimentation artistique. La labellisation permet également de souligner l'investissement sans faille de ces structures pour partager cet art avec tous les publics.         <br />
               <br />
       Les "Centres nationaux de la Marionnette" auront pour mission de soutenir la création, notamment à la mise en place d'ateliers de fabrication et à l'accueil renforcé de compagnies en résidence, d'assurer une diffusion régulière de spectacles sur l'ensemble de leur territoire d'implantation et d'accompagner la nouvelle génération de marionnettistes. Ce nouveau label national veillera aussi à conduire des actions pour sensibiliser davantage de publics aux arts de la marionnette et à contribuer à la professionnalisation du secteur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.jeliote.hautbearn.fr/" target="_blank">&gt;&gt; jeliote.hautbearn.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.lhectare.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lhectare.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="https://letheatre.laval.fr/" target="_blank">&gt;&gt; letheatre.laval.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="https://le-sablier.org/" target="_blank">&gt;&gt; le-sablier.org</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatrealacoque.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatrealacoque.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="http://lemouffetard.com/" target="_blank">&gt;&gt; lemouffetard.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/La-ministre-de-la-Culture-Rima-Abdul-Malak-annonce-la-labellisation-des-six-premiers-Centres-nationaux-de-la_a3399.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•Off 2022• "Qui sait ce que voit l'autruche dans le sable" Des marionnettes beckettiennes… joyaux d'une grande poésie</title>
   <updated>2022-07-16T13:01:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2022-Qui-sait-ce-que-voit-l-autruche-dans-le-sable-Des-marionnettes-beckettiennes-joyaux-d-une-grande-poesie_a3348.html</id>
   <category term="Avignon 2022" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/66086430-47025565.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-07-16T09:27:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
À notre avis, nul besoin de savoir que ce spectacle de marionnettes est très largement inspiré par l'œuvre de Samuel Beckett dont la comédienne Isabelle Martinez est passionnée depuis toujours. Car une grâce poétique s'en dégage d'emblée qui se suffit à elle-même. Mais il est vrai que l'apport tout en finesse de la dimension littéraire de Beckett apporte au spectacle une tout autre dimension.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66086430-47025565.jpg?v=1657957734" alt="•Off 2022• "Qui sait ce que voit l'autruche dans le sable" Des marionnettes beckettiennes… joyaux d'une grande poésie" title="•Off 2022• "Qui sait ce que voit l'autruche dans le sable" Des marionnettes beckettiennes… joyaux d'une grande poésie" />
     </div>
     <div>
      Les jeunes enfants y verront une succession de scènes propres à leur univers enfantin dans lequel divers personnages jouent les choses de leur vie sans se poser davantage de questions. Les plus âgés qui auront lu et apprécié Beckett à sa juste valeur y découvriront une transposition très sensible et très originale de ce qui a fait de ce dramaturge un des plus grands écrivains du XXe siècle.       <br />
              <br />
       Sur scène, un grand plateau de sable duquel Isabelle Martinez fait émerger successivement divers objets aux dimensions symboliques, mais qui finiront tous à la poubelle.       <br />
       &quot;Trash !&quot; &quot;Trash !&quot; &quot;Trash !&quot; L'univers de Beckett surgit au grand jour pour qui voudra bien l'entendre et le voir.       <br />
              <br />
       Puis quelques personnages clownesques et très attachants apparaissent sous la dextérité toute maîtrisée de la comédienne. Et, là encore, l'univers si particulier de Beckett est retransposé de façon très originale comme, par exemple, son rapport à la mort. C'est un minuscule petit oiseau rouge dans une cage dorée qu'Isabelle Martinez met en scène à ce titre. Ce petit oiseau est mort et de petites plumes virevoltent dans l'air avant de se déposer sur le blanc du sable.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66086430-47025568.jpg?v=1657957772" alt="•Off 2022• "Qui sait ce que voit l'autruche dans le sable" Des marionnettes beckettiennes… joyaux d'une grande poésie" title="•Off 2022• "Qui sait ce que voit l'autruche dans le sable" Des marionnettes beckettiennes… joyaux d'une grande poésie" />
     </div>
     <div>
      &quot;C'est la vie&quot; dira en sourdine la comédienne dont la parole en filigrane émaille le spectacle avec justesse et minimalisme. Comme chez Beckett au demeurant chez qui rien n'est ostentatoire. Bien au contraire !       <br />
              <br />
       Avec son chapeau melon et sa combinaison grimée de poussière faisant allusion aux nuits des personnages de Beckett passées dans la rue ou sous les ponts, semblable à Estragon dans &quot;En attendant Godot&quot;, Isabelle Martinez nous transporte avec brio aux côtés de ses marionnettes poétiques dont on aimerait qu'elles ne disparaissent pas dans leurs boîtes respectives ! Winny, Willie, Melloy, Loulou ou encore le Chat-asticot nous ravissent par leur esthétique mettant l'accent sur des corps &quot;empêchés&quot;, des corps &quot;prisons&quot;. Chose qui pourrait les rendre laids. Mais c'est bien l'inverse qui se produit.       <br />
              <br />
       Les &quot;marionnettes beckettiennes&quot; d'Isabelle Martinez sont des joyaux d'une grande poésie qui nous invitent à relire encore et encore l'œuvre de Samuel Beckett, sans relâche. Certes, les thèmes de l'enfermement, de la solitude, de l'absurdité de la vie, de notre finitude, y sont souvent évoqués. Mais tout ceci n'est-il pas simplement notre condition humaine ? Et la regarder bien en face comme à l'occasion de ce bien joli spectacle, n'est-ce pas là le meilleur moyen d'aller mieux et de continuer à avancer ?       <br />
              <br />
       Ne ratez pas ce spectacle programmé encore pour quinze jours au festival. Courez-y même et essayez peut-être à la fin de trouver une réponse au questionnement indirect que soulève Beckett via Isabelle Martinez : <span style="font-style:italic">&quot;N'importe quel imbécile peut fermer l'œil, mais qui sait ce que voit l'autruche dans le sable…&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Qui sait ce que voit l'autruche dans le sable"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66086430-47025569.jpg?v=1657957848" alt="•Off 2022• "Qui sait ce que voit l'autruche dans le sable" Des marionnettes beckettiennes… joyaux d'une grande poésie" title="•Off 2022• "Qui sait ce que voit l'autruche dans le sable" Des marionnettes beckettiennes… joyaux d'une grande poésie" />
     </div>
     <div>
      Librement inspiré de l'œuvre de Samuel Beckett.       <br />
       Texte : Isabelle Martinez.       <br />
       Mise en scène : Isabelle Martinez.       <br />
       Avec : Isabelle Martinez.       <br />
       Fabrication marionnettes : Isabelle Martinez et Charles Rios.       <br />
       Scénographie : Charles Rios.       <br />
       Lumières : Valérie Becq.       <br />
       Son : Matthieu Bastin.       <br />
       Par la Compagnie La Pata Negra (Île de la Réunion).       <br />
       Durée : 55 minutes.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 26 juillet 2022.</span>       <br />
       Tous les jours à 10 h 10, relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre des Lila's, entrée rue Rateau (angle rue Londe), Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 33 89 89.       <br />
       <a class="link" href="https://www.festivaloffavignon.com/programme/2022/qui-sait-ce-que-voit-l-autruche-dans-le-sable-s30579/" target="_blank">&gt;&gt; festivaloffavignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2022-Qui-sait-ce-que-voit-l-autruche-dans-le-sable-Des-marionnettes-beckettiennes-joyaux-d-une-grande-poesie_a3348.html" />
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