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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-20T07:59:11+02:00</updated>
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   <title>"C'est comme ça (si vous voulez)" Un Pirandello diaboliquement en équilibre entre vrai et faux</title>
   <updated>2022-04-19T12:43:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/C-est-comme-ca-si-vous-voulez-Un-Pirandello-diaboliquement-en-equilibre-entre-vrai-et-faux_a3226.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2022-04-19T12:34:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans cette pièce mal connue, Pirandello pose son regard ironique et inquiet sur la rumeur, les rumeurs. Celles qui courent un peu partout, de tout temps, qui naissent on ne sait où, se répandent comme une peste, sèment le mal qu'elles doivent semer et disparaissent aussi vite qu'elles sont venues. Pour cela, il invente l'arrivée d'un couple accompagné de la belle-mère dans une petite ville.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63872709-45955629.jpg?v=1650365762" alt=""C'est comme ça (si vous voulez)" Un Pirandello diaboliquement en équilibre entre vrai et faux" title=""C'est comme ça (si vous voulez)" Un Pirandello diaboliquement en équilibre entre vrai et faux" />
     </div>
     <div>
      Les trois étrangers viennent du sud du pays, rescapés d'un village détruit par un tremblement de terre (Pirandello, Sicilien, connaît les colères du sous-sol). Le mari est secrétaire de la préfecture et, dès leur arrivée, les regards de toute la ville se posent sur ces nouveaux arrivants et s'étonnent de leur manière de vivre. Curiosité. Suivi d'hypothèses. Qui développent des interrogations, puis des soupçons, puis la nécessité de savoir ce qu'il en est réellement de ce couple et de cette belle-mère, à la fin !       <br />
               <br />
       Tout le monde s'en mêle donc. Et l'on suit la quête de ces bruits de couloir depuis la cage d'escalier qui sépare l'appartement de la belle-mère de celui de la famille de l'adjoint au préfet. Toute la pièce va se dérouler dans cet espace ingénieusement pensé par Thibaut Fack, un entremêlement d'escaliers sans fin qui ressemble aux escaliers infinis de Penrose. Le lieu de passage est magnifié et pousse les mouvements scéniques vers une sensation de vertige et d'absurde qui correspond bien à la folie qui s'empare de toute la société dans cette traque de la vérité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63872709-45955630.jpg?v=1650365794" alt=""C'est comme ça (si vous voulez)" Un Pirandello diaboliquement en équilibre entre vrai et faux" title=""C'est comme ça (si vous voulez)" Un Pirandello diaboliquement en équilibre entre vrai et faux" />
     </div>
     <div>
      Mais le but de Pirandello, en écrivant cette comédie vive et acide, n'est pas simplement de dénoncer cette avidité des humains à regarder dans l'assiette et dans le lit des autres. Il s'agit de pointer du doigt et de la langue le besoin de vérité. De la Vérité. Et, en face de cette &quot;vérité&quot; tant désirée par tous, l'horreur du &quot;doute&quot;. Cette gangrène de rumeur des plus comiques au départ, transforme tous les personnages de la pièce, qu'ils soient simples citoyens ou notables, en inquisiteurs. Comme si ce doute entretenu par les déclarations contradictoires des trois étrangers provoquait chez eux des démangeaisons insupportables.       <br />
               <br />
       L'écriture grossit les traits des personnages, la mise en scène de Julia Vidit accentue encore cette surenchère caricaturale. Le comique explose tant le ridicule de ces personnages est poussé. Un ridicule qui est sous-tendu de tragique. En particulier pour un des personnages, le beau-frère de la famille de notables, spectateur amusé (sorte d'esprit d'Arlequin) qui ironise sur la frénésie de savoir dont tous sont infectés. Il n'y a pas qu'une vérité, prône-t-il. Pourquoi ne pas laisser le doute vivre tranquillement ? La belle idée de mise en scène pour ce personnage qui défend la liberté des apparences est d'avoir vêtu le comédien en femme : une femme avec tous ses atours qu'aucun autre personnage ne semble voir tel qu'il est, comme la preuve en acte que la vérité n'est pas forcément dans le visible.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63872709-45955659.jpg?v=1650365840" alt=""C'est comme ça (si vous voulez)" Un Pirandello diaboliquement en équilibre entre vrai et faux" title=""C'est comme ça (si vous voulez)" Un Pirandello diaboliquement en équilibre entre vrai et faux" />
     </div>
     <div>
      Aux trois actes écrits par Pirandello, Guillaume Cayet ajoute un quatrième chapitre qui fait table rase du décor et nous propulse dans un &quot;après&quot; où cette quête de &quot;vérité&quot; pousse le peuple à la révolte, la recherche d'un coupable, d'un bouc émissaire (et quels meilleurs coupables que ces étrangers aux habitudes différentes venus du Sud comme aujourd'hui ceux que l'on nomme migrants ?). Alors tombent en poussière les apparentes règles sociales, transformant notables en pourceaux sauvages. Une façon de propulser la pensée corrosive de Pirandello dans le chaos futur des fake news, des dictatures du conformisme et des dangers de l'absolutisme et de l'intolérance.       <br />
              <br />
       Un développement qui fonctionne bien visuellement car il met en lumière le tragique souterrain de la pièce et rattache le propos de la pièce écrite il y a un siècle de nos préoccupations actuelles. Le huis clos éclate alors, on se retrouve dans une cave entouré par la révolte du peuple. Mais ce supplément, très pertinent, est affaibli par le côté un peu répétitif des thèmes que l'on avait déjà perçus dans les trois premiers actes.       <br />
               <br />
       Malgré cette petite lourdeur, ce spectacle fonctionne bien et toutes les comédiennes, tous les comédiens campent magnifiquement ces personnages ciselés dans l'absurde qui courent à perdre haleine dans une dynamique de pure comédie avec tempérament, talent et une bonne humeur communicative.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"C'est comme ça (si vous voulez)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63872709-45955661.jpg?v=1650365866" alt=""C'est comme ça (si vous voulez)" Un Pirandello diaboliquement en équilibre entre vrai et faux" title=""C'est comme ça (si vous voulez)" Un Pirandello diaboliquement en équilibre entre vrai et faux" />
     </div>
     <div>
      &quot;C'est comme ça (si vous voulez)&quot;       <br />
       Comédie d'après Luigi Pirandello.       <br />
       Nouvelle traduction : Emanuela Pace.       <br />
       Adaptation et écriture : Guillaume Cayet.       <br />
       Mise en scène : Julia Vidit.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Maryse Estier.       <br />
       Avec : Marie-Sohna Condé, Erwan Daouphars, Philippe Frécon, Étienne Guillot, Adil Laboudi, Olivia Mabounga, Véronique Mangenot, Barthélémy Meridjen, Lisa Pajon.       <br />
       Dramaturgie : Guillaume Cayet.       <br />
       Scénographie : Thibaut Fack.       <br />
       Lumières : Thomas Cottereau.       <br />
       Son : Bernard Valléry.       <br />
       Costumes : Valérie Ranchoux-Carta, assistée de Rose-Catherine Mariani, Alix Descieux Read, Ophélie Reiller, Jennifer Ball.       <br />
       Perruques et maquillages : Catherine Saint-Sever.       <br />
       Accessoires : Antonin Bouvret.       <br />
       Construction décor : Bureau d'études Studio Cèdre, atelier de décor du Théâtre de la Manufacture de Nancy.       <br />
       Durée : 2 h 20.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 au 24 avril 2022.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre de la Tempête, Salle Serreau, La Cartoucherie, Paris 12e, 01 43 28 36 36.       <br />
       <a class="link" href="https://www.la-tempete.fr" target="_blank">&gt;&gt; la-tempete.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/C-est-comme-ca-si-vous-voulez-Un-Pirandello-diaboliquement-en-equilibre-entre-vrai-et-faux_a3226.html" />
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   <title>● AVIGNON OFF 2016 ● Un art de l'ellipse et du glissando qui transcende les limites de la farce traditionnelle</title>
   <updated>2016-07-11T09:30:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/●-AVIGNON-OFF-2016-●-Un-art-de-l-ellipse-et-du-glissando-qui-transcende-les-limites-de-la-farce-traditionnelle_a1274.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/7392248-11384983.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-01-26T09:37:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans cette petite ville russe aux confins de l'empire, un petit groupe de notables mène une petite vie confortable lorsque survient la nouvelle d'une inspection surprise de la ville par un Révizor venu de Saint-Pétersbourg : la si belle, si éloignée, si intimidante capitale…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7392248-11384983.jpg?v=1422261909" alt="● AVIGNON OFF 2016 ● Un art de l'ellipse et du glissando qui transcende les limites de la farce traditionnelle" title="● AVIGNON OFF 2016 ● Un art de l'ellipse et du glissando qui transcende les limites de la farce traditionnelle" />
     </div>
     <div>
      Eux si à l'abri… Cette présence, d'autant plus inquiétante qu'elle est supposée incognito, les met en ébullition… Ils se lancent tous dans une opération d'enfumage tout aussi improvisée que téméraire.       <br />
              <br />
       Piégés par un quiproquo initial et leur imagination fébrile, les réponses apportées à l'inspection sont follement drôles. Tous les repères de ces notables se désintègrent. Ils rêvent de brillances et d'honneurs… Toutes les avanies remontent à la surface. Les petites tyrannies et petits pots-de-vin et petits privilèges honteux. Leurs médiocrités, leurs lâchetés mais aussi leurs mauvaises consciences... Tous en miroirs, faux frères, faux jumeaux. Leurs prétentions sont autant de causes de bouffonneries qui les renvoient au néant. Le Révizor fonctionne comme un jeu de foire. Ce théâtre est une machine à bourre-pifs.       <br />
              <br />
       La proposition de Paula Giusti mêle comédiens et pantins de bois et de chiffons dans une simplicité de théâtre de tréteaux. Elle s'appuie sur un parti fort, celui du grimage : geste théâtral minimal juste en deçà de celui du masque véritable. Comme un traité de physiognomonie désignant le caractère, chaque personnage a le visage de sa caricature. Et lorsqu'ils sont en groupe, ils ressemblent à un dessin réaliste. Le rôle central du supposé Révizor, celui à qui tous font la cour, est tenu par une marionnette à taille humaine. Manipulée par tous, elle prend les contre jeux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7392248-11384984.jpg?v=1422261984" alt="● AVIGNON OFF 2016 ● Un art de l'ellipse et du glissando qui transcende les limites de la farce traditionnelle" title="● AVIGNON OFF 2016 ● Un art de l'ellipse et du glissando qui transcende les limites de la farce traditionnelle" />
     </div>
     <div>
      Ce parti pris risqué dans l'art de la comédie est d'une fidélité étonnante à l'œuvre de Gogol.       <br />
              <br />
       Il suffit d'un nez et de rides appuyés pour que le jeu, maltraitant ou non le visage du personnage, présente, à l'attention du spectateur dans la beauté de sa ligne ou de son dérangement esthétique, une manière à la fois poétique et fantastique. Plus les personnages sont des fantoches, deviennent triviaux, plus les marionnettes se révèlent humaines, plus elles deviennent un rêve collectif. La matérialité de la scène s'efface.       <br />
              <br />
       Les comédiens s'en donnent à cœur joie, déploient dans cette mise en scène un art de l'ellipse et du glissando, qui transcende les limites de la farce traditionnelle ou d'une étude de mœurs. Le jeu est virtuose et délicat.       <br />
              <br />
       Le spectateur se découvre comme feuilletant un livre d'images et entre progressivement dans un conte.       <br />
              <br />
       Ce Révizor ? Une rêverie de théâtre ou plutôt une rêverie au théâtre qui parcourrait les tableaux d'une exposition retraçant l'univers des nouvelles de Gogol ou de Pouchkine*.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">*Qui inspira &quot;Le Révizor&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7392248-11385018.jpg?v=1422262075" alt="● AVIGNON OFF 2016 ● Un art de l'ellipse et du glissando qui transcende les limites de la farce traditionnelle" title="● AVIGNON OFF 2016 ● Un art de l'ellipse et du glissando qui transcende les limites de la farce traditionnelle" />
     </div>
     <div>
      &quot;Le Révizor ou L'Inspecteur du gouvernement&quot;       <br />
       Texte : Nicolas Gogol.       <br />
       Texte français : André Markowicz et Françoise Morvan.       <br />
       Adaptation et mise en scène : Paula Giusti.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Camille Joviado.       <br />
       Avec : Dominique Cattani, Florent Chapellière, Mathieu Coblentz, Larissa Cholomova, Sonia Enquin, Laure Pagès, André Mubarack, Florian Westerhoff.       <br />
       Musique et son : Carlos Bernardo Carneiro Da Cunha.       <br />
       Marionnettes, conseil à la manipulation : Pascale Blaison.       <br />
       Scénographie : Toda Via Teatro.       <br />
       Lumière : Fabrice Bihet.       <br />
       Durée estimée : 2 h 30       <br />
              <br />
       Du 15 janvier au 15 février 2015.       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre de la Tempête, Salle Jean-Marie Serreau, Paris 12e, 01 43 28 36 36.       <br />
       <a class="link" href="http://www.la-tempete.fr/" target="_blank">&gt;&gt; la-tempete.fr</a>       <br />
              <br />
       Tournée       <br />
       5 mars 2015 : L’Archipel, Pôle d’action culturelle, Fouesnant (29).       <br />
       13 mars 2015 : Théâtre des Bergeries, Noisy-le-Sec (93).       <br />
       21 mars 2015 : Théâtre des Sources, Fontenay-aux-Roses (92).       <br />
       31 mars au 4 avril 2015 : Théâtre Romain Rolland, Villejuif (94).       <br />
       9 avril 2015 : Théâtre du Pôle Culturel et Artistique du Saumurois, Saumur (49).       <br />
       12 mai 2015 : Le Sémaphore, Cebazat (63).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>● AVIGNON OFF 2016 ●</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 au 30 juillet 2016.</span>       <br />
       Théâtre des Lucioles, Grande Salle,       <br />
       10, rue rempart Saint-Lazare.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Tous les jours à 18 h 44.</span>       <br />
       Relâche le 11, 18 et 25 juillet.       <br />
       Tél. : 04 90 14 05 51.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/●-AVIGNON-OFF-2016-●-Un-art-de-l-ellipse-et-du-glissando-qui-transcende-les-limites-de-la-farce-traditionnelle_a1274.html" />
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