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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-09-06T23:13:37+02:00</updated>
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   <title>•Off 2026• "Lost in Vatican" Des paillettes et des habits de nonnes dans les nuits parisiennes, pour une escapade d'amour dans la vie lumière</title>
   <updated>2026-05-04T12:01:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-Lost-in-Vatican-Des-paillettes-et-des-habits-de-nonnes-dans-les-nuits-parisiennes-pour-une-escapade-d-amour_a4544.html</id>
   <category term="Avignon 2026" />
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   <published>2026-05-04T11:08:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Certains spectacles… on a du mal à les quitter. Le noir efface la scène, la lumière revient, les comédiennes et les comédiens saluent sous les applaudissements, une fois, deux fois, pas assez, et l'on se retrouve dans la rue droite avec toute cette réalité qui veut nous rentrer à nouveau dans le crâne. Alors, aussitôt, une forme de nostalgie étreint. L'envie de retourner dans la salle, de retrouver ce "je-ne-sais-quoi" qui réchauffe. C'est l'effet produit par "Lost in Vatican".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96387997-67213675.jpg?v=1767028823" alt="•Off 2026• "Lost in Vatican" Des paillettes et des habits de nonnes dans les nuits parisiennes, pour une escapade d'amour dans la vie lumière" title="•Off 2026• "Lost in Vatican" Des paillettes et des habits de nonnes dans les nuits parisiennes, pour une escapade d'amour dans la vie lumière" />
     </div>
     <div>
      Une uchronie (et il a fallu que je recherche dans le dico la signification de ce mot que, même le correcteur Word, ignore), c'est ainsi que le spectacle se présente dans les premières répliques, c'est-à-dire (pour mes sœurs et frères aussi ignorants que moi) : un récit imaginaire qui prend comme base de départ un fait réel, historique. Le fait historique se nomme ici, les &quot;Sœurs de la Perpétuelle Indulgence&quot;, un mouvement catholique né à San Francisco en 1979 qui essaima sa mission dans les grandes capitales de la planète au fil des années qui suivirent. La fiction, elle, commence en 1990 à Rome, dans la cité du Vatican, et se poursuit à Paris avec la création du Couvent de Paris des Sœurs de la Perpétuelle indulgence. Alléluia !       <br />
              <br />
       Sur scène, face à nous, trois prie-Dieu qui seront en jeu plusieurs fois dans le spectacle, en plus d'une table à maquillage géante. Trois religieuses en chasuble et cornette agenouillées prient ou prient à peu près, écouteurs aux oreilles pour deux d'entre elles, leur dévotion se détourne vers des musiques qui ne sont absolument pas liturgiques. Le ton du spectacle commence à prendre corps, l'ironie teinte d'emblée une première scène qui montre l'éviction d'une jeune novice française du couvent italien où elle a trouvé refuge pour pleurer la perte de sa Mère-Supérieure adorée, une éviction sous prétexte qu'elle pleure trop cette perte.       <br />
              <br />
       À trois jours de prononcer ses vœux, elle se retrouve expulsée du Saint-Siège, jetée dans son habit de novice dans les rues de Rome comme si elle s'était retrouvée expulsée du paradis, tombée dans l'enfer brûlant des païens, des vices et des mauvaises rencontres non divines.       <br />
              <br />
       Et c'est un peu cette chute qui va lui arriver, à cette naïve jeune nonne. Elle se retrouve dans une sorte d'épopée rock and roll qui sera pour elle la longue initiation d'un monde dont elle ignore tout et la découverte d'elle-même dont elle ignore tout également. Pourtant, ce sont deux bonnes sœurs surgies de nulle part qui vont la sauver de l'errance dans les ruelles romaines en lui proposant de revenir avec elles en voiture à Paris. Commence alors un roadtrip ébouriffant, suivi d'une plongée dans la vie nocturne parisienne, de la rencontre avec les Sœurs de la Perpétuelle Indulgence et de la découverte de leurs actions, de leurs rires, de leurs provocations, de leurs cœurs énormes et de leurs transformations qui vont illuminer la scène et l'avenir de la novice Christine.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96387997-67213676.jpg?v=1767028861" alt="•Off 2026• "Lost in Vatican" Des paillettes et des habits de nonnes dans les nuits parisiennes, pour une escapade d'amour dans la vie lumière" title="•Off 2026• "Lost in Vatican" Des paillettes et des habits de nonnes dans les nuits parisiennes, pour une escapade d'amour dans la vie lumière" />
     </div>
     <div>
      Oui, transformations à vue pour ces deux sœurs qui sont en fait deux hommes travestis, maquillés, gays, au langage sans barrières, sans tabous qui seront le premier choc de la novice avant la rencontre avec d'autres LGBT+, dont une femme queer, lesbienne, qui se joindra à eux pour initier l'aventure de cette petite communauté du Couvent de Paris. Une communauté qui, au lendemain des premières années sombres du SIDA, agit au cours de la vie nocturne parisienne en intervenant dans tous les lieux interlopes, par des distributions de capotes, des conseils et surtout un esprit de show, de performance qui s'accompagne du travestissement en bonne sœur, avec cornette et chasuble portées sur des sous-vêtements pas très apostoliques et des maquillages sur fond de fard blanc comme des personnages du théâtre kabuki, mais avec beaucoup plus de fantaisie et de provocation.       <br />
              <br />
       Il y a un esprit farce dans ce spectacle dans lequel les trois personnages du couvent de Paris usent d'une vague de langage où percent sans arrêt des écueils solidement sexuels, des allusions &quot;fornicables&quot; et des jeux de mots à faire pâlir les bigots, car, comme elles disent volontiers : <span style="font-style:italic">&quot;la Foi de chacune ne regarde que le cul de chacune...&quot;</span>. Il reste que ces sœurs ne prétendent nullement s'attaquer à la Foi, même si elles égratignent gentiment les moralistes à l'esprit fermé et les rigoristes de tous poils.       <br />
              <br />
       Il y a aussi une gravité qui givre par instant l'incandescence de ces sœurs en transe dans les rues de Paris lorsque le sida vient jeter ses morts dans leurs pattes. Et puis, tout au long du récit, ces extraits de l'enregistrement de l'une de ces sœurs, Krypton, &quot;garde-cuisse&quot; des Sœurs du Couvent de Paris qui viennent comme des chapitres subjuguer la scène avec sa gravité simple, une interview où celui-ci raconte sa jeunesse dans un diocèse colombien, son désir de devenir prêtre pendant de nombreuses années, sa rencontre en 1990 avec l'Archi Mère Rita du Calvaire de Marie-Madeleine à la fondation du Couvent de Paris, ses réticences initiales à rejoindre le groupe, son émotion lors des premières actions, les deuils successifs durant l'épidémie de SIDA, et sa foi catholique qui demeure intacte aujourd'hui.       <br />
              <br />
       Je peux avouer, sans me faire détester des créatrices du spectacle, être profondément athée, mais être aussi profondément croyant dans ce que transmet &quot;Lost in Vatican&quot; : que l'alliance de quelques individus pour une cause peut lutter, s'opposer et agir contre l'inertie, contre une injustice, contre un pouvoir policier ou judiciaire – d'ailleurs, nos quatre héroïnes &quot;encornettées&quot; se retrouvent vite en tôle, ce qui ne brise pas leur motivation. Et c'est ce qui fait que ce spectacle est à la fois un cri de révolte, une déclaration de liberté et gémissement de plaisir. Avec beaucoup d'amour en chantilly par-dessus. Bref, une belle provocation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Pour inventer cette histoire, Alice Étienne s'est immergée au sein du Couvent de Paris des Sœurs de la Perpétuelle Indulgence. Puis ce seront ses comédiennes et comédiens qui viendront apprendre auprès des sœurs l'art du maquillage et du travestissement qu'elles reproduisent avec talent, en live. Une métamorphose en action, pleine de vie, qui fait aussi partie de ce sentiment de libération qui parsème toute la représentation. Libération de l'image de soi par les paillettes, libération du tragique et du jugement d'autrui par le rire, libération des désirs quels qu'ils soient pour assommer la haine, terrasser l'homophobie, défier l'ordre moral et redonner enjouement à une communauté meurtrie par l'épidémie du sida.       <br />
              <br />
       Toute la grâce de &quot;Lost in Vatican&quot;, sa force de vie, est à découvrir sur scène, voir ces cinq interprètes inonder de feu, de lumière et de rire la noirceur de la vie, écouter le texte vif, inventif et parfois subversif de Lilas Roy et d'Alice Étienne, et sortir de là convaincu qu'une grappe de personnes résolues est capable de défier en tout temps l'ordre établi, la hiérarchie, la morale, pour sauver quelques vies.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Sortie de résidence vu le 6 décembre 2025 à Lilas en Scène, 23 bis, rue Chassagnolle, Les Lilas (93).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Lost in Vatican"</b></div>
     <div>
      Texte : Lilas Roy, avec la collaboration d'Alice Étienne.       <br />
       Mise en scène : Alice Étienne.       <br />
       Collaboration artistique : Lilas Roy.       <br />
       Dramaturgie : Elsa Provansal.       <br />
       Avec : Clarisse Chatillon, Alice Étienne, Amélie Husson, Martin Nadal, Jeanne Ros.       <br />
       Costumes : Antoine Réjasse.       <br />
       Scénographie : Anaïs Brancaz.       <br />
       Création lumière : Mona Marzaq.       <br />
       Création sonore : Anna Rohmer.       <br />
       Production Compagnie Lesœurs.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 au 10 mai 2026 :</span> Théâtre La Reine Blanche, Paris 18ᵉ.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 21 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 13 h 25. Relâche le jeudi.        <br />
       La Manufacture, L'Extra, 1, rue de Montfavet, Avignon.       <br />
       Billetterie Téléphonique : 04 90 85 12 71.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie.lamanufacture.org/home?lng=1" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://lamanufacture.org/" target="_blank">>> lamanufacture.org</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Lost in Vatican" Des paillettes et des habits de nonnes dans les nuits parisiennes, pour une escapade d'amour dans la vie lumière</title>
   <updated>2025-12-29T18:58:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Lost-in-Vatican-Des-paillettes-et-des-habits-de-nonnes-dans-les-nuits-parisiennes-pour-une-escapade-d-amour-dans-la_a4438.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2025-12-29T18:08:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
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    <![CDATA[
Certains spectacles… on a du mal à les quitter. Le noir efface la scène, la lumière revient, les comédiennes et les comédiens saluent sous les applaudissements, une fois, deux fois, pas assez, et l'on se retrouve dans la rue droite avec toute cette réalité qui veut nous rentrer à nouveau dans le crâne. Alors, aussitôt, une forme de nostalgie étreint. L'envie de retourner dans la salle, de retrouver ce "je-ne-sais-quoi" qui réchauffe. C'est l'effet produit par "Lost in Vatican".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93429043-65304436.jpg?v=1767028823" alt=""Lost in Vatican" Des paillettes et des habits de nonnes dans les nuits parisiennes, pour une escapade d'amour dans la vie lumière" title=""Lost in Vatican" Des paillettes et des habits de nonnes dans les nuits parisiennes, pour une escapade d'amour dans la vie lumière" />
     </div>
     <div>
      Une uchronie (et il a fallu que je recherche dans le dico la signification de ce mot que, même le correcteur Word, ignore), c'est ainsi que le spectacle se présente dans les premières répliques, c'est-à-dire (pour mes sœurs et frères aussi ignorants que moi) : un récit imaginaire qui prend comme base de départ un fait réel, historique. Le fait historique se nomme ici, les &quot;Sœurs de la Perpétuelle Indulgence&quot;, un mouvement catholique né à San Francisco en 1979 qui essaima sa mission dans les grandes capitales de la planète au fil des années qui suivirent. La fiction, elle, commence en 1990 à Rome, dans la cité du Vatican, et se poursuit à Paris avec la création du Couvent de Paris des Sœurs de la Perpétuelle indulgence. Alléluia !       <br />
              <br />
       Sur scène, face à nous, trois prie-Dieu qui seront en jeu plusieurs fois dans le spectacle, en plus d'une table à maquillage géante. Trois religieuses en chasuble et cornette agenouillées prient ou prient à peu près, écouteurs aux oreilles pour deux d'entre elles, leur dévotion se détourne vers des musiques qui ne sont absolument pas liturgiques. Le ton du spectacle commence à prendre corps, l'ironie teinte d'emblée une première scène qui montre l'éviction d'une jeune novice française du couvent italien où elle a trouvé refuge pour pleurer la perte de sa Mère-Supérieure adorée, une éviction sous prétexte qu'elle pleure trop cette perte.       <br />
              <br />
       À trois jours de prononcer ses vœux, elle se retrouve expulsée du Saint-Siège, jetée dans son habit de novice dans les rues de Rome comme si elle s'était retrouvée expulsée du paradis, tombée dans l'enfer brûlant des païens, des vices et des mauvaises rencontres non divines.       <br />
              <br />
       Et c'est un peu cette chute qui va lui arriver, à cette naïve jeune nonne. Elle se retrouve dans une sorte d'épopée rock and roll qui sera pour elle la longue initiation d'un monde dont elle ignore tout et la découverte d'elle-même dont elle ignore tout également. Pourtant, ce sont deux bonnes sœurs surgies de nulle part qui vont la sauver de l'errance dans les ruelles romaines en lui proposant de revenir avec elles en voiture à Paris. Commence alors un roadtrip ébouriffant, suivi d'une plongée dans la vie nocturne parisienne, de la rencontre avec les Sœurs de la Perpétuelle Indulgence et de la découverte de leurs actions, de leurs rires, de leurs provocations, de leurs cœurs énormes et de leurs transformations qui vont illuminer la scène et l'avenir de la novice Christine.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93429043-65304439.jpg?v=1767028861" alt=""Lost in Vatican" Des paillettes et des habits de nonnes dans les nuits parisiennes, pour une escapade d'amour dans la vie lumière" title=""Lost in Vatican" Des paillettes et des habits de nonnes dans les nuits parisiennes, pour une escapade d'amour dans la vie lumière" />
     </div>
     <div>
      Oui, transformations à vue pour ces deux sœurs qui sont en fait deux hommes travestis, maquillés, gays, au langage sans barrières, sans tabous qui seront le premier choc de la novice avant la rencontre avec d'autres LGBT+, dont une femme queer, lesbienne, qui se joindra à eux pour initier l'aventure de cette petite communauté du Couvent de Paris. Une communauté qui, au lendemain des premières années sombres du SIDA, agit au cours de la vie nocturne parisienne en intervenant dans tous les lieux interlopes, par des distributions de capotes, des conseils et surtout un esprit de show, de performance qui s'accompagne du travestissement en bonne sœur, avec cornette et chasuble portées sur des sous-vêtements pas très apostoliques et des maquillages sur fond de fard blanc comme des personnages du théâtre kabuki, mais avec beaucoup plus de fantaisie et de provocation.       <br />
              <br />
       Il y a un esprit farce dans ce spectacle dans lequel les trois personnages du couvent de Paris usent d'une vague de langage où percent sans arrêt des écueils solidement sexuels, des allusions &quot;fornicables&quot; et des jeux de mots à faire pâlir les bigots, car, comme elles disent volontiers : <span style="font-style:italic">&quot;la Foi de chacune ne regarde que le cul de chacune...&quot;</span>. Il reste que ces sœurs ne prétendent nullement s'attaquer à la Foi, même si elles égratignent gentiment les moralistes à l'esprit fermé et les rigoristes de tous poils.       <br />
              <br />
       Il y a aussi une gravité qui givre par instant l'incandescence de ces sœurs en transe dans les rues de Paris lorsque le sida vient jeter ses morts dans leurs pattes. Et puis, tout au long du récit, ces extraits de l'enregistrement de l'une de ces sœurs, Krypton, &quot;garde-cuisse&quot; des Sœurs du Couvent de Paris qui viennent comme des chapitres subjuguer la scène avec sa gravité simple, une interview où celui-ci raconte sa jeunesse dans un diocèse colombien, son désir de devenir prêtre pendant de nombreuses années, sa rencontre en 1990 avec l'Archi Mère Rita du Calvaire de Marie-Madeleine à la fondation du Couvent de Paris, ses réticences initiales à rejoindre le groupe, son émotion lors des premières actions, les deuils successifs durant l'épidémie de SIDA, et sa foi catholique qui demeure intacte aujourd'hui.       <br />
              <br />
       Je peux avouer, sans me faire détester des créatrices du spectacle, être profondément athée, mais être aussi profondément croyant dans ce que transmet &quot;Lost in Vatican&quot; : que l'alliance de quelques individus pour une cause peut lutter, s'opposer et agir contre l'inertie, contre une injustice, contre un pouvoir policier ou judiciaire – d'ailleurs, nos quatre héroïnes &quot;encornettées&quot; se retrouvent vite en tôle, ce qui ne brise pas leur motivation. Et c'est ce qui fait que ce spectacle est à la fois un cri de révolte, une déclaration de liberté et gémissement de plaisir. Avec beaucoup d'amour en chantilly par-dessus. Bref, une belle provocation.
     </div>
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      Pour inventer cette histoire, Alice Étienne s'est immergée au sein du Couvent de Paris des Sœurs de la Perpétuelle Indulgence. Puis ce seront ses comédiennes et comédiens qui viendront apprendre auprès des sœurs l'art du maquillage et du travestissement qu'elles reproduisent avec talent, en live. Une métamorphose en action, pleine de vie, qui fait aussi partie de ce sentiment de libération qui parsème toute la représentation. Libération de l'image de soi par les paillettes, libération du tragique et du jugement d'autrui par le rire, libération des désirs quels qu'ils soient pour assommer la haine, terrasser l'homophobie, défier l'ordre moral et redonner enjouement à une communauté meurtrie par l'épidémie du sida.       <br />
              <br />
       Toute la grâce de &quot;Lost in Vatican&quot;, sa force de vie, est à découvrir sur scène, voir ces cinq interprètes inonder de feu, de lumière et de rire la noirceur de la vie, écouter le texte vif, inventif et parfois subversif de Lilas Roy et d'Alice Étienne, et sortir de là convaincu qu'une grappe de personnes résolues est capable de défier en tout temps l'ordre établi, la hiérarchie, la morale, pour sauver quelques vies.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Sortie de résidence vu le 6 décembre 2025 à Lilas en Scène, 23 bis, rue Chassagnolle, Les Lilas (93).
     </div>
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     <div><b>"Lost in Vatican"</b></div>
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      Texte : Lilas Roy, avec la collaboration d'Alice Étienne.       <br />
       Mise en scène : Alice Étienne.       <br />
       Collaboration artistique : Lilas Roy.       <br />
       Dramaturgie : Elsa Provansal.       <br />
       Avec : Clarisse Chatillon, Alice Étienne, Amélie Husson, Martin Nadal, Jeanne Ros.       <br />
       Costumes : Antoine Réjasse.       <br />
       Scénographie : Anaïs Brancaz.       <br />
       Création lumière : Mona Marzaq.       <br />
       Création sonore : Anna Rohmer.       <br />
       Production Compagnie Lesoeurs.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">12 et 13 janvier 2026 :</span> L'Étoile du Nord, Paris 18ᵉ.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 28 janvier au 1ᵉʳ février 2026</span> : Lavoir Moderne Parisien, Paris 18ᵉ.       <br />
       Du 06 au 10 mai 2026 : Théâtre La Reine Blanche, Paris 18ᵉ.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>"La Traviata"… Un joli cocktail artistique de lyrisme !</title>
   <updated>2023-09-29T10:28:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Traviata-Un-joli-cocktail-artistique-de-lyrisme-_a3735.html</id>
   <category term="Concerts &amp; Lyrique" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/75505944-52990172.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-09-28T17:53:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L'un des opéras les plus joués au monde revient actuellement sur les planches des Bouffes du Nord. "La Traviata" de Verdi, mise en scène par Benjamin Lazar, nous montre des personnages à la fois graves et comiques, l'humour s'immisçant à de multiples reprises dans les tourments amoureux de la courtisane Violetta Valéry avec une orchestration qui apporte une touche scénique originale aux situations.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75505944-52990172.jpg?v=1695917986" alt=""La Traviata"… Un joli cocktail artistique de lyrisme !" title=""La Traviata"… Un joli cocktail artistique de lyrisme !" />
     </div>
     <div>
      C'est la troisième fois que Benjamin Lazar monte &quot;La Traviata&quot; (&quot;La dévoyée&quot;), et ce, toujours aux Bouffes du Nord. Après 2016, puis en 2017-2018, il récidive dans une version des plus épurées. C'est une Traviata complètement revisitée avec des coupures et une nouvelle approche dramaturgique. L'opéra fut composé par Giuseppe Verdi (1813-1901) sur un livret de son ami et collaborateur Francesco Maria Piave (1810-1876), d'après le roman d'Alexandre Dumas fils (1824-1895), &quot;La Dame aux Camélias&quot; (1848) et de son adaptation théâtrale (1852) que Verdi avait vue au théâtre du Vaudeville.       <br />
               <br />
       Bien que les premières représentations, à l'époque, furent des plus difficiles par une distribution peu coutumière du réalisme peu conventionnel de l'œuvre, il reste aujourd'hui l'un des opéras les plus connus et joués dans le monde.       <br />
              <br />
       La scénographie laisse découvrir un voile blanc translucide qui recouvre comédiennes et comédiens. Cela rigole, s'amuse, on se fait peur, on pousse des cris. Le démarrage est joyeux et festif, c'est le moment où la célèbre courtisane Violetta Valéry (Judith Chemla) donne une fête. &quot;La Traviata&quot;, c'est une traversée de différentes humeurs et univers autant patriarcaux, familiaux qu'empreints de passions amoureuses.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75505944-52990203.jpg?v=1695918019" alt=""La Traviata"… Un joli cocktail artistique de lyrisme !" title=""La Traviata"… Un joli cocktail artistique de lyrisme !" />
     </div>
     <div>
      L'approche originale de Benjamin Lazar mêle opéra et théâtre, faisant alterner les dialogues et le lyrisme, les répliques et le chant. L'humour est un élément aussi des plus importants, donnant aux personnages de Violetta Valéry et Flora Bervoix (Élise Chauvin) une touche souvent légère et un tantinet délurée.       <br />
              <br />
       La soprano Judith Chemla plante, selon les tableaux, un personnage espiègle par lassitude, passablement triste, voire désespéré. La soprano Élise Chauvin est dans un rapport scénique avec un maintien à dessein souvent relâché et des accents un peu de &quot;traînée&quot; auréolés d'une certaine élégance aristocratique. De l'autre côté, le docteur, joué par Florent Baffi, est dans une posture faussement sérieuse.        <br />
              <br />
       Parmi d'autres, la scène comique entre Flora Bervoix et le docteur préparant quelques potions est dans un rapport antinomique des plus décalés dans leur situation de préparation laborantine. Le timbre de la voix du docteur est très marqué, grave et par ricochet comique, quand celle de l'amie de Violette est un peu délurée, aux tonalités aiguës et à l'allure extravagante.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75505944-52990221.jpg?v=1695918058" alt=""La Traviata"… Un joli cocktail artistique de lyrisme !" title=""La Traviata"… Un joli cocktail artistique de lyrisme !" />
     </div>
     <div>
      Ainsi, les voix fluettes, ironiques, mordantes, caustiques, posent un contrepoint aux scènes qui se jouent, quand les chants lyriques en sont une caisse de résonance. Quand les premières remontent le cours des événements comme le saumon son fleuve, les secondes se jettent dans l'embouchure de la mer pour la remplir. Nous sommes ainsi dans des flux et reflux vocaux qui leur donnent une place de choix dans sa double déclinaison antinomique. On bascule ainsi entre légèreté et gravité, entre comique et sérieux, entre passions et tourments.       <br />
              <br />
       L'orchestration reste assez dénudée, autour d'une violoncelliste (Myrtille Hetzel), d'une clarinettiste (Axelle Ciofolo de Peretti), d'un joueur de flûte traversière (Renaud Charles), d'un contrebassiste (Bruno Le Bris), d'un accordéoniste (Gabriel Levasseur), d'un joueur de trombone (Sébastien Llado), d'un corniste (Benjamin Locher) et d'une violoniste (Marie Salvat). Elle accompagne théâtralement, rarement musicalement tous ensemble, Violetta et d'Alfredo Germont (Damien Bigourdan) en incarnant, derrière leurs instruments, un soutien à ceux-ci, en vivant musicalement leurs états d'âme. Les musiciens deviennent ainsi comédiens et participent à la dramaturgie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75505944-52995789.jpg?v=1695976749" alt=""La Traviata"… Un joli cocktail artistique de lyrisme !" title=""La Traviata"… Un joli cocktail artistique de lyrisme !" />
     </div>
     <div>
      Il y a de très beaux tableaux avec Myrtille Hetzel et Axelle Ciofolo de Peretti, accompagnés respectivement de leur violoncelle et de leur clarinette, qui longent le mur côté cour quand côté jardin, Marie Salvat avec son violon lance ses gammes. Le tout s'avance vers Violetta Valéry, située au centre, comme à la fois encerclée et libre de ses mouvements.       <br />
              <br />
       Ainsi, opéra, théâtre, humour et chants alternent. Les émotions sont posées musicalement. Ce qui fait corps avec &quot;La Traviata&quot;, c'est ce sentiment scénique de solitude, ou plutôt d'esseulement des personnages. La conception de Benjamin Lazar, Florent Hubert et Judith Chemla ainsi que la mise en scène du même Benjamin Lazar humanisent dans un pré-carré intimiste les états d'âme de Violetta.       <br />
              <br />
       C'est fin, subtil, bien agencé, et pose un double cadre artistique, théâtral et d'opéra, qui se marie avec élégance.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Traviata - Vous méritez un avenir meilleur"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75505944-52995791.jpg?v=1695976793" alt=""La Traviata"… Un joli cocktail artistique de lyrisme !" title=""La Traviata"… Un joli cocktail artistique de lyrisme !" />
     </div>
     <div>
      D'après &quot;La Traviata&quot; de Giuseppe Verdi. Conception : Benjamin Lazar, Florent Hubert et Judith Chemla.       <br />
       Mise en scène : Benjamin Lazar.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Juliette Séjourné.       <br />
       Avec : Florent Baffi, Damien Bigourdan, Jérôme Billy, Renaud Charles, Élise Chauvin, Judith Chemla, Axelle Ciofolo de Peretti, Myrtille Hetzel, Bruno Le Bris, Gabriel Levasseur, Sébastien Llado, Benjamin Locher et Marie Salvat.       <br />
       Arrangements et direction musicale : Florent Hubert et Paul Escobar.       <br />
       Chef de chant : Alphonse Cemin.       <br />
       Scénographie : Adeline Caron.       <br />
       Assistants à la scénographie : Nicolas Brias et Fanny Commaret.       <br />
       Costumes : Julia Brochier.       <br />
       Lumières : Maël Iger.       <br />
       Maquillages et coiffures : Mathilde Benmoussa       <br />
       Durée : 2 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 septembre au 3 octobre 2023.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h.       <br />
       Théâtre des Bouffes du Nord, Paris 10e, 01 46 07 34 50.       <br />
       <a class="link" href="https://www.bouffesdunord.com/" target="_blank">&gt;&gt; bouffesdunord.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/La-Traviata-Un-joli-cocktail-artistique-de-lyrisme-_a3735.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Le Grand Sommeil… Et un grand réveil, de l'enfance à la maturité</title>
   <updated>2023-04-19T08:02:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Grand-Sommeil-Et-un-grand-reveil-de-l-enfance-a-la-maturite_a3568.html</id>
   <category term="Danse" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/72247421-50298489.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-04-19T06:41:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans une mise en scène de Marion Siéfert, la comédienne, performeuse et danseuse Helena de Laurens incarne une préadolescente. Dans un jeu où elle marie l'enfance dans un corps d'adulte, ce personnage à la Janus est à la fois drôle, cruel et franc. Un cocktail où la malice et l'esprit en sont les gouvernails dans une création qui date de 2018.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72247421-50298489.jpg?v=1681842341" alt="Le Grand Sommeil… Et un grand réveil, de l'enfance à la maturité" title="Le Grand Sommeil… Et un grand réveil, de l'enfance à la maturité" />
     </div>
     <div>
      La scène est vide. Helena de Laurens arrive et démarre naturellement, presque sans jouer, pour expliquer une situation, celle de Jeanne qui devait jouer le spectacle avec elle, mais les parents ont eu peur de continuer l'aventure suite à l'avis qui devait être demandé à un psychologue.       <br />
              <br />
       C'est toute cette trame qui est racontée, mise en scène et chorégraphiée dans le regard de Jeanne, cette préadolescente qui aurait pu connaître la scène. Mais voilà, les parents, les adultes ont décidé en son lieu et en sa place. Et ça Jeanne… elle n'aime pas.       <br />
              <br />
       Helena de Laurens est tout habillée de rouge et incarne ces deux personnages, le sien propre, et ce, corporellement ; et celui d'une enfant. Celle-ci apparaît avec une maturité certaine et des attitudes propres à son âge. C'est cet écart qui fait, entre autres, le suc et la quintessence du jeu. Il y a réappropriation d'un imaginaire de l'enfance qui donne aux choses dites une vérité où un propos, une expression et une posture peuvent devenir événement, révolte et éclat d'humeur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72247421-50298490.jpg?v=1681842364" alt="Le Grand Sommeil… Et un grand réveil, de l'enfance à la maturité" title="Le Grand Sommeil… Et un grand réveil, de l'enfance à la maturité" />
     </div>
     <div>
      Il y a une double focale car, physiquement, l'adulte est là et, psychiquement, au travers de mots, d'expressions faciales, d'exagérations corporelles et de grimaces, la préadolescente est sur scène. Ces deux biais permettent de donner au personnage, pourtant alimentée par une réalité du fait de la situation vécue, une dimension qui frôle la fable, voire le conte.       <br />
              <br />
       Le jeu d'Helena de Laurens est très physique. Les membres inférieurs s'étirent, les fesses sont aussi de la partie. Le visage participe à cette dynamique qui fait du corps le baromètre des émotions et du dit de Jeanne. Celui-là fait écho avec humour aux sentiments. Autour de grimaces, il exprime souvent sur scène les contrariétés, vexations et non-dits de l'enfant, plus sujet à des expressions directes et sans détours, bien que la maîtrise du verbe soit au rendez-vous.       <br />
              <br />
       Nous sommes dans le récit. Jeanne se raconte en livrant ses doutes sur les adultes dans leur appréhension des enfants et sur ses copines. L'enfance est cruelle. Nombre d'auteurs, dont Flaubert, en ont fait état. La protagoniste n'a pas la douceur d'un ange. Elle montre plutôt son côté diablotin. Elle est très critique sur la place qu'elle a prise dans les regards de ses parents et d'une psychologue qui la terrent dans une infériorité familiale et sociale, la déshéritant de toute décision et de tout avis.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72247421-50298664.jpg?v=1681842422" alt="Le Grand Sommeil… Et un grand réveil, de l'enfance à la maturité" title="Le Grand Sommeil… Et un grand réveil, de l'enfance à la maturité" />
     </div>
     <div>
      Les scènes sont chorégraphiées dans une approche où le verbe devient un matériau sur lequel le travail des mots prend forme et sens, de façon, à dessein, exagérée, car enfantins, la jeunesse n'étant pas toujours dans la sobriété.       <br />
              <br />
       Plusieurs moments sont drôles comme celui où est simulée la visite chez la psychologue pour savoir si une enfant peut répéter un spectacle. Dans un jeu de gestes de toute beauté, subtilement habillé d'humour, Helena de Laurens transforme son corps en moment d'anthologie pour témoigner d'une situation absurde où la parole de la psychologue est tournée en dérision.        <br />
              <br />
       Par le biais de son postérieur et des doigts qui courent sur celui-ci, la situation devient comique. Le visage est non montré, la position étant de dos, et le postérieur est, avec les jambes, la partie visible du corps. Comme si celui-là devenait l'instrument et le porte-voix de la psychologue. Ce détournement du média de communication, qui est normalement le visage, souligne avec subtilité et légèreté le point de vue très critique de Jeanne quant à l'avis d'un médecin des âmes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72247421-50298673.jpg?v=1681842460" alt="Le Grand Sommeil… Et un grand réveil, de l'enfance à la maturité" title="Le Grand Sommeil… Et un grand réveil, de l'enfance à la maturité" />
     </div>
     <div>
      Ce sont des grimaces, des mots, des bruits, des sons d'une gamine, mais habillée d'une voix de femme, même si le débit et les intonations sont de son âge. Ce qui prime n'est pas l'imitation de celle-ci, mais ses propos et ses attitudes. Cela donne une vérité à travers deux focales différentes où maturité et naïveté cohabitent, donnant un éclairage des plus intéressants à la protagoniste. Elle est seule et double à la fois.       <br />
              <br />
       Les gestiques, la position du corps, ses déhanchements, les mains qui s'écartent de façon grande ouverte, une jambe qui fait monter une cheville assez haut pour la placer assez loin de son centre de gravité, tout est exagéré dans les déplacements. Le moindre pas devient l'expression d'un sentiment, d'une révolte, d'un refus. Elle se déplace donc elle existe. Tout est bousculé. La grâce est étouffée par l'humour. La légèreté démissionne face à la fraîcheur et à la spontanéité. C'est frais et désaltérant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Grand Sommeil"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72247421-50298717.jpg?v=1681842873" alt="Le Grand Sommeil… Et un grand réveil, de l'enfance à la maturité" title="Le Grand Sommeil… Et un grand réveil, de l'enfance à la maturité" />
     </div>
     <div>
      Texte : Marion Siéfert.       <br />
       Conception et mise en scène : Marion Siéfert.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Marine Brosse.       <br />
       Chorégraphie : Helena de Laurens et Marion Siéfert.       <br />
       Collaboration artistique et interprétation : Helena de Laurens.       <br />
       Scénographie : Marine Brosse.       <br />
       Lumière : Marie-Sol Kim, Juliette Romens.       <br />
       Costumes : Valentine Solé.       <br />
       Création sonore : Johannes Van Bebber.       <br />
       Production : Ziferte Productions.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 au 21 avril 2023.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h.       <br />
       Théâtre des Bouffes du Nord, Paris 10e, 01 46 07 34 50.       <br />
       <a class="link" href="https://www.bouffesdunord.com/" target="_blank">&gt;&gt; bouffesdunord.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72247421-50298726.jpg?v=1681842917" alt="Le Grand Sommeil… Et un grand réveil, de l'enfance à la maturité" title="Le Grand Sommeil… Et un grand réveil, de l'enfance à la maturité" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Grand-Sommeil-Et-un-grand-reveil-de-l-enfance-a-la-maturite_a3568.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Le Festival "Pianos, Pianos" au Théâtre des Bouffes du Nord</title>
   <updated>2018-12-11T08:30:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Festival-Pianos-Pianos-au-Theatre-des-Bouffes-du-Nord_a2303.html</id>
   <category term="Concerts" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/28783375-28184096.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-12-11T06:14:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les 16 et 17 décembre 2018, le Festival "Pianos, Pianos" propose d'enrichir notre regard sur l'histoire d'un instrument et celle des interprétations des œuvres qui lui ont été dédiées de l'ère romantique à l'époque contemporaine.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/28783375-28184096.jpg?v=1544482471" alt="Le Festival "Pianos, Pianos" au Théâtre des Bouffes du Nord" title="Le Festival "Pianos, Pianos" au Théâtre des Bouffes du Nord" />
     </div>
     <div>
      Fruit d'une collaboration entre la Fondation Royaumont et la Médiathèque Musicale Mahler, le Festival &quot;Pianos, Pianos&quot;, qui se déroulera au Théâtre des Bouffes du Nord, mettra à l'honneur un instrument apparu à la fin du XVIIIe siècle. Depuis lors, ses possibilités expressives et sonores ont sans cesse été améliorées par les facteurs et les compositeurs.        <br />
              <br />
       Ce festival mettra également en lumière la passion de quelques artistes qui se proposent de faire entendre de nouvelles approches d'interprétation en récital. En offrant aussi des concerts-ateliers au public afin que ce dernier n'ignore plus rien du piano-jouet, du piano romantique (des facteurs Erard, Streicher ou Pleyel), du piano - ce monde symphonique - tout simplement.       <br />
              <br />
       En résidence à la Fondation Royaumont jusqu'en 2019, Edoardo Torbianelli est l'infatigable arpenteur du répertoire romantique et joue donc sur des pianos d'époque restaurés. La Fondation accompagne en effet depuis trois décades les musiciens qui entendent réinventer le jeu des grandes œuvres, tel que cet artiste - on se souvient de son travail au pianoforte dans son dernier disque consacré à Chopin.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/28783375-28188296.jpg?v=1544513855" alt="Le Festival "Pianos, Pianos" au Théâtre des Bouffes du Nord" title="Le Festival "Pianos, Pianos" au Théâtre des Bouffes du Nord" />
     </div>
     <div>
      Il sera accompagné au festival par trois de ses élèves, des représentants de la génération suivante engagés dans la même quête : Laura Fernandez Granero, Luca Montebugnoli et Benjamin d'Aufray (tous trois lauréats de la Fondation Royaumont).       <br />
              <br />
       Tous, en compagnie des pianistes Claudia Chan - en résidence à la Médiathèque Musicale Mahler - et Nicolas Hodges (tous deux maîtres du répertoire contemporain) ont pu s'appuyer sur un fonds documentaire d'une grande richesse.       <br />
              <br />
       Edoardo Torbianelli a, par exemple, pu travailler pour ses interprétations historiquement informées à partir des archives de la Bibliothèque Musicale François Lang de Royaumont et du fonds Alfred Cortot (et ses milliers de partitions annotées, entre autres) acquis par Henry-Louis de La Grange (dont la totalité du legs constitue la MMM).       <br />
              <br />
       La consultation du Fonds Claude Hellfer (ce grand ancêtre du piano contemporain) de la Médiathèque Musicale Mahler enrichira de surcroît le jeu en concert de Claudia Chan pendant les deux jours du festival.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/28783375-28188299.jpg?v=1544513924" alt="Le Festival "Pianos, Pianos" au Théâtre des Bouffes du Nord" title="Le Festival "Pianos, Pianos" au Théâtre des Bouffes du Nord" />
     </div>
     <div>
      Nicolas Hodges et Claudia Chan s'attacheront ainsi à faire (re)découvrir au public la révolution opérée par les compositeurs des XXe et XXIe siècles quant aux ressources renouvelées de l'instrument (ces fameux pianos préparés permettant de jouer avec ses composantes) nécessitant une virtuosité trempée aux nouveaux défis techniques lancés aux interprètes.        <br />
              <br />
       Edoardo Torbianelli et ses disciples livreront des concerts centrés sur Chopin et les compositeurs de son temps parfois trop peu ou pas joués (Alkan, Moscheles, Weber). Ces deux univers pianistiques se marieront pour le meilleur lors du dernier concert donné par tous les artistes le 17 décembre (à 20 h 30) avec entre autres Xenakis, Czerny et Chopin.       <br />
              <br />
       Concerts et ateliers <span class="fluo_jaune">le 16 décembre de 14 h à 20 h 30        <br />
       et le 17 décembre 2018 à partir de 19 h 30</span>.       <br />
       Festival &quot;Pianos, Pianos&quot;       <br />
       Théâtre des Bouffes du Nord.       <br />
       37 bis, boulevard de la Chapelle, Paris 10e.       <br />
       Tél. : 01 46 07 34 50.       <br />
       <a class="link" href="http://www.bouffesdunord.com/fr/la-saison/festival-pianos-pianos" target="_blank">&gt;&gt; festival-pianos-pianos</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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