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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-10T18:44:22+02:00</updated>
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   <title>"Ombres portées" Famille je vous hai… me, mise en lumière poétique des non-dits</title>
   <updated>2024-02-13T16:44:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Ombres-portees-Famille-je-vous-hai-me-mise-en-lumiere-poetique-des-non-dits_a3817.html</id>
   <category term="Danse" />
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   <published>2024-02-13T15:50:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Au vindicatif "Familles, je vous hais !" d'André Gide, répondait en écho le vengeur "Familles, je vous ai" d'Hervé Bazin. Avec l'écriture qu'est la sienne, un délié d'arabesques aériennes nimbées de clairs-obscurs lumineux, Raphaëlle Boitel apporte ici sa touche personnelle au dévoilement du problématique édifice parental. Transcendant les non-dits familiaux, sans rien édulcorer de leurs nuisances, elle les "projette" en ombres portées jusqu'à nous dans des jeux de montrer-cacher hypnotiques saisissants de vérité.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78341553-56867272.jpg?v=1707838760" alt=""Ombres portées" Famille je vous hai… me, mise en lumière poétique des non-dits" title=""Ombres portées" Famille je vous hai… me, mise en lumière poétique des non-dits" />
     </div>
     <div>
      On se souvient encore d'avoir été subjugué par les très beaux tableaux de camaïeux de noirs – échos de l'outrenoir de Pierre Soulages – que la chorégraphe nous avait offerts dans &quot;La Chute des Anges&quot;. Accompagnée du même talentueux maître des lumières et toujours avec la subtilité comme marque de fabrique, Raphaëlle Boitel convoque les ressources de son art pour nous introduire au cœur d'une famille… ordinaire.       <br />
              <br />
       Une jeune femme, assise sur un trapèze où elle se balance sereinement, déroule les souvenirs d'une enfance heureuse… du moins le devine-t-on, car sa voix affaiblie nous parvient par bribes. Ses mouvements de va-et-vient conjuguent sa disparition, dans l'arrière-plan plongé dans le noir du fond de scène, et son apparition, sous les lumières de l'avant-scène.       <br />
              <br />
       Puis, succédant au tableau liminaire tout en contrastes, le pendule d'un métronome est brusquement stoppé par un homme à la carrure massive, un homme drapé dans un silence assourdissant. Figure hiératique d'un pater familias vu de dos dont certains actes – on pourrait déjà le supposer – semblent avoir pour effets délétères de figer le temps comme le gel solidifie l'eau. Ce temps qui depuis n'arrête pas de bégayer, comme un disque rayé, lancinant et cruel, dans la tête de la jeune femme en furie qui l'instant d'avant encore se balançait innocemment.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78341553-56867311.jpg?v=1707838791" alt=""Ombres portées" Famille je vous hai… me, mise en lumière poétique des non-dits" title=""Ombres portées" Famille je vous hai… me, mise en lumière poétique des non-dits" />
     </div>
     <div>
      La musique saccadée et les lumières stéréoscopiques découpent les mouvements de personnages courant en tous sens à la recherche d'un je-ne-sais-quoi, enchaînant des acrobaties au sol, donnant à voir une agitation frénétique. Quand le calme revient, comme une pause dans un scénario qui s'emballerait, une table tombe des cintres. Un silence de plomb règne alors autour d'une tablée nuptiale où prennent place les membres du clan familial.       <br />
              <br />
       Tableaux hypnotiques sculptés par les jeux de lumières et d'ombres qui, comme dans un rêve éveillé ou un cauchemar en devenir, enchainent sans transition les scènes… La mariée en longue robe blanche, son élu (avouant n'être pas insensible au galbe des jambes de la jeune sœur), la troisième sœur au bord de la crise de nerfs, le frère et le père &quot;ré-unis&quot; comme pour une photo de famille… ponctuée par un bras d'honneur magistral !       <br />
              <br />
       Ou encore… Le silence plombant, déchiré par les cris de la jeune femme se jetant, hors d'elle, sur le père avant de se statufier, puis de se retirer en coulisses, hébétée comme le fantôme d'elle-même. Les deux sœurs et le frère s'interposant pour éviter l'affrontement physique, pour tenter coûte que coûte de faire taire… d'&quot;entairer&quot; ce qui ne peut, ne doit être dit. D'autres scènes, plus &quot;légères&quot; elles, verront un psychanalyste hors champ (freudien) tendant ses bras démesurés pour atteindre à l'extrémité opposée du plateau la mariée en proie à ses mots intranquilles. Ou bien le marié, suspendu au bout du fil d'un téléphone en lévitation, prononçant des paroles se perdant joliment en l'air.       <br />
              <br />
       Cette mosaïque de vues stéréoscopiques, alternant figures acrobatiques de haut vol et bribes de conversations terre à terre, nous immerge de plain-pied dans l'univers des non-dits à forte charge explosive. La sœur, malade de sa famille, jeune femme symptôme d'un lourd secret recouvert d'une chape de plomb – dont le patriarche, allié tacitement à ses autres enfants, détient la clé – se présente comme l'archétype de la sacrifiée sur l'autel d'une concorde familiale à défendre coûte que coûte. Et pourtant, ce sera grâce à elle, le grain de sable erratique, la perturbée pétant les plombs, que la famille mortifère pourra (en fin de compte à régler) échapper à la compulsion répétitive d'une boucle éminemment toxique.       <br />
              <br />
       Et s'il serait hasardeux d'émettre une hypothèse (attitude incestuelle voire incestueuse ? mystère inavouable autour de l'absence de la mère ?) sur ce que recouvre la demande de pardon que le patriarche adresse à sa grande fille, cette incertitude – propice à toutes les interprétations – permet à chacune et chacun de se projeter dans les zones &quot;défendues&quot; de son propre roman familial.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78341553-56867312.jpg?v=1707838811" alt=""Ombres portées" Famille je vous hai… me, mise en lumière poétique des non-dits" title=""Ombres portées" Famille je vous hai… me, mise en lumière poétique des non-dits" />
     </div>
     <div>
      Ainsi, si cette forme de haut vol – s'appuyant sur des éclairages et musiques organiques et sur le jeu subtilement étudié des contrastes entre ombres sépulcrales et lumières éclatantes – présente à l'évidence des vertus esthétiques enivrantes, elle est tout autant porteuse dans ses plis d'une invitation au dévoilement cathartique.       <br />
              <br />
       <b>Vu le vendredi 2 février 2024 au Carré de Saint-Médard (33).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Ombres portées"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78341553-56867313.jpg?v=1707838841" alt=""Ombres portées" Famille je vous hai… me, mise en lumière poétique des non-dits" title=""Ombres portées" Famille je vous hai… me, mise en lumière poétique des non-dits" />
     </div>
     <div>
      Mise en scène et chorégraphie : Raphaëlle Boitel.       <br />
       Collaboration artistique, lumière, scénographie, conception spider : Tristan Baudoin.       <br />
       Musique originale : Arthur Bison.       <br />
       Machinerie, accroches, plateau : Nicolas Lourdelle.       <br />
       Espace sonore : Nicolas Gardel.       <br />
       Avec : Tia Balacey, Mohamed Rarhib, Nicolas Lourdelle, Raphaëlle Boitel, Vassiliki Rossillion, Alain Anglaret.       <br />
       Régie son : Thomas Delot.       <br />
       Régie plateau : Tristan Baudoin.       <br />
       Régie lumière : Sébastien Pirmet.       <br />
       Constructions, accessoires : Anthony Nicolas.       <br />
       Complice à la technique en création : Thomas Delot.       <br />
       Par la Cie L'Oublié(e) - Raphaëlle Boitel.       <br />
       Tout public dès 10 ans.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <b>Représenté du vendredi 2 au samedi 3 février 2024 à la Scène Nationale Carré-Colonnes de Saint-Médard (33).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78341553-56867488.jpg?v=1707839465" alt=""Ombres portées" Famille je vous hai… me, mise en lumière poétique des non-dits" title=""Ombres portées" Famille je vous hai… me, mise en lumière poétique des non-dits" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">29 février et 1ᵉʳ mars 2024 :</span> Maison des Arts, Créteil (94).       <br />
       5 au 7 mars 2024 : Théâtre-Sénart - Scène nationale, Lieusaint (77).       <br />
       21 et 22 mars 2024 : Théâtre des Deux Rives - CDN de Normandie-Rouen, Rouen (76).       <br />
       29 et 30 mars 2024 : Le Tangram - Scène nationale, Evreux (27).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Pour le meilleur et pour le dire"… Remettre la parole au centre de la relation amoureuse</title>
   <updated>2019-01-11T09:26:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Pour-le-meilleur-et-pour-le-dire-Remettre-la-parole-au-centre-de-la-relation-amoureuse_a2318.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2019-01-11T09:12:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Ça aurait pu être du théâtre de boulevard… mais une écriture nerveuse à l'humour décalé, des dialogues pleins de vivacité et bien rythmés, des jeux de mots parfois hasardeux mais toujours inattendus, une mise en scène construite sur un enchaînement vif et dynamique de courtes séquences et une distribution enthousiaste et énergique en ont décidé autrement. "Pour le meilleur et pour le dire" est la bonne surprise de cette rentrée.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29648460-28608160.jpg?v=1547195938" alt=""Pour le meilleur et pour le dire"… Remettre la parole au centre de la relation amoureuse" title=""Pour le meilleur et pour le dire"… Remettre la parole au centre de la relation amoureuse" />
     </div>
     <div>
      Enchaînements de quiproquos, de non-dits, de situations plus ou moins cocasses structurent assez rapidement une pièce vaudevillesque où l'amour est l'enjeu premier et l'art de la communication le deuxième. Avec, pour final, une joyeuse exception à la règle édictée par les Rita Mitsouko : &quot;les histoires d'amour finissent mal… en général&quot;.       <br />
              <br />
       Histoire de couple, de passion amoureuse, de désir d'enfant… Lui, Julien (Roger Contebardo), éditeur, plus qu'hésitant quant à un engagement sérieux, vulnérable et maître ès sciences des non-dits, ayant encore une séparation non complètement digérée sur l'estomac mais fou amoureux de la gentille et très affective Audrey (Céline Perra), qui, elle, est dotée d'une hypersensibilité joliment développée, illustratrice de livres pour enfants, sous l'emprise d'une horloge biologique à l'urgence insistante… impressionnable, ressentant chaque émotion, chaque contradiction, chaque contrariété dans une dramatisation émotive et exagérée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29648460-28608161.jpg?v=1547195967" alt=""Pour le meilleur et pour le dire"… Remettre la parole au centre de la relation amoureuse" title=""Pour le meilleur et pour le dire"… Remettre la parole au centre de la relation amoureuse" />
     </div>
     <div>
      Voici le fil principal de la pièce quasiment posé, si ce n'est qu'il se voit agrémenté, pour le plaisir voyeur et jovial du spectateur, d'une partition psychanalytique un brin déjanté jouée par la virevoltante et spirituel Tessa Volkine (Mona) ; et d'actions délibérées ou involontaires de l'entourage composé de Coralie, la meilleure amie - pétillante et espiègle Caroline Brésard - et de Sacha, le fils de la psy (Édouard Giard, très juste en jeune adulte en quête d'une &quot;vraie première histoire d'amour&quot;).       <br />
              <br />
       Et cerise sur le gâteau, tous ont en commun, sans le savoir, les consultations chez la même psy, Mona, qui use, dans sa thérapie peu orthodoxe, d'une forme verbale ludique, jonglage virtuose de vocables décomposés/recomposés, jouant de mots à double sens ou analysant le double sens des mots émis volontairement ou par lapsus par le patient.       <br />
              <br />
       La mise en scène imprime immédiatement une cadence rapide à la succession des scènes construites soit sur l'émotion, le sentiment amoureux, la découverte de l'autre, soit sur le rire et la rythmique échevelée de mécanismes théâtraux propres au boulevard ici fort astucieusement utilisés. Les dialogues sont dopés à la vitamine C et l'ensemble des comédiens y va de son énergie pour amplifier une orchestration enjouée et pleine de vivacité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29648460-28608162.jpg?v=1547195996" alt=""Pour le meilleur et pour le dire"… Remettre la parole au centre de la relation amoureuse" title=""Pour le meilleur et pour le dire"… Remettre la parole au centre de la relation amoureuse" />
     </div>
     <div>
      Au final, tous essayent de démêler cet imbroglio sentimental, fait de méli-mélo à démêler, de malentendus à éclaircir et d'incommunicabilité aiguë à dissoudre. Sachant que toute règle a ses exceptions (attention spoiler !), l'histoire d'amour, ici, se finit bien… en général !       <br />
              <br />
       Exposition du catalogue des non-dits, de la grande braderie des intentions manquées, des déclarations étouffées dans l'œuf, des silences parlants, des vérités cachées, des lapsus révélateurs, &quot;Pour le meilleur et pour le dire&quot; remet la parole et la communication au centre de tout, nous offrant un intelligent ballet des sentiments à fleur de peau, des émotions évocatrices de la difficulté de communiquer, de la manière d'être ensemble, d'être soi-même, de dire et de se dévoiler à l'autre.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Nota : la pièce est dédiée à Elsa Cayat, la psy de Charlie Hebdo, victime de l’attentat de janvier 2015 et qui se trouvait être la psychanalyste de David Basant. La pièce lui rend hommage à travers le personnage de Mona, qui en est librement inspiré.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Pour le meilleur et pour le dire"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29648460-28608163.jpg?v=1536663611" alt=""Pour le meilleur et pour le dire"… Remettre la parole au centre de la relation amoureuse" title=""Pour le meilleur et pour le dire"… Remettre la parole au centre de la relation amoureuse" />
     </div>
     <div>
      Texte : David Basant et Mélanie Reumaux.       <br />
       Mise en scène : David Basant.       <br />
       Assistante mise en scène : Clara Leduc.       <br />
       Avec : Caroline Brésard, Roger Contebardo, Édouard Giard, Céline Perra, Tessa Volkine.       <br />
       Musique : David Basant et Bruno Souverbie.       <br />
       Scénographe : Alain Lagarde.       <br />
       Lumières : Pierre Peyronnet.       <br />
       Durée : 1 h 20.        <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 17 janvier au 24 février 2019.</span>       <br />
       Jeudi, vendredi, samedi à 21 h et dimanches à 17 h.       <br />
       Manufacture des Abbesses, Paris 18e, 01 42 33 42 03.       <br />
       <a class="link" href="http://www.manufacturedesabbesses.com/" target="_blank">&gt;&gt; manufacturedesabbesses.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29648460-28608164.jpg?v=1536663602" alt=""Pour le meilleur et pour le dire"… Remettre la parole au centre de la relation amoureuse" title=""Pour le meilleur et pour le dire"… Remettre la parole au centre de la relation amoureuse" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>"Pour le meilleur et pour le dire"… Dissoudre les non-dits pour remettre la parole au centre de la relation amoureuse</title>
   <updated>2018-09-11T13:55:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Pour-le-meilleur-et-pour-le-dire-Dissoudre-les-non-dits-pour-remettre-la-parole-au-centre-de-la-relation-amoureuse_a2233.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2018-09-11T12:31:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
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    <![CDATA[
Ça aurait pu être du théâtre de boulevard… mais une écriture nerveuse à l'humour décalé, des dialogues pleins de vivacité et bien rythmés, des jeux de mots parfois hasardeux mais toujours inattendus, une mise en scène construite sur un enchaînement vif et dynamique de courtes séquences et une distribution enthousiaste et énergique en ont décidé autrement. "Pour le meilleur et pour le dire" est la première bonne surprise de la rentrée.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25383588-26688043.jpg?v=1536663253" alt=""Pour le meilleur et pour le dire"… Dissoudre les non-dits pour remettre la parole au centre de la relation amoureuse" title=""Pour le meilleur et pour le dire"… Dissoudre les non-dits pour remettre la parole au centre de la relation amoureuse" />
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      Enchaînements de quiproquos, de non-dits, de situations plus ou moins cocasses structurent assez rapidement une pièce vaudevillesque où l'amour est l'enjeu premier et l'art de la communication le deuxième. Avec, pour final, une joyeuse exception à la règle édictée par les Rita Mitsouko : &quot;les histoires d'amour finissent mal… en général&quot;.       <br />
              <br />
       Histoire de couple, de passion amoureuse, de désir d'enfant… Lui, Julien (Roger Contebardo), éditeur, plus qu'hésitant quant à un engagement sérieux, vulnérable et maître ès sciences des non-dits, ayant encore une séparation non complètement digérée sur l'estomac mais fou amoureux de la gentille et très affective Audrey (Céline Perra), qui, elle, est dotée d'une hypersensibilité joliment développée, illustratrice de livres pour enfants, sous l'emprise d'une horloge biologique à l'urgence insistante… impressionnable, ressentant chaque émotion, chaque contradiction, chaque contrariété dans une dramatisation émotive et exagérée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      Voici le fil principal de la pièce quasiment posé, si ce n'est qu'il se voit agrémenté, pour le plaisir voyeur et jovial du spectateur, d'une partition psychanalytique un brin déjanté jouée par la virevoltante et spirituel Tessa Volkine (Mona) ; et d'actions délibérées ou involontaires de l'entourage composé de Coralie, la meilleure amie - pétillante et espiègle Caroline Brésard - et de Sacha, le fils de la psy (Édouard Giard, très juste en jeune adulte en quête d'une &quot;vraie première histoire d'amour&quot;).       <br />
              <br />
       Et cerise sur le gâteau, tous ont en commun, sans le savoir, les consultations chez la même psy, Mona, qui use, dans sa thérapie peu orthodoxe, d'une forme verbale ludique, jonglage virtuose de vocables décomposés/recomposés, jouant de mots à double sens ou analysant le double sens des mots émis volontairement ou par lapsus par le patient.       <br />
              <br />
       La mise en scène imprime immédiatement une cadence rapide à la succession des scènes construites soit sur l'émotion, le sentiment amoureux, la découverte de l'autre, soit sur le rire et la rythmique échevelée de mécanismes théâtraux propres au boulevard ici fort astucieusement utilisés. Les dialogues sont dopés à la vitamine C et l'ensemble des comédiens y va de son énergie pour amplifier une orchestration enjouée et pleine de vivacité.
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25383588-26688084.jpg?v=1536663310" alt=""Pour le meilleur et pour le dire"… Dissoudre les non-dits pour remettre la parole au centre de la relation amoureuse" title=""Pour le meilleur et pour le dire"… Dissoudre les non-dits pour remettre la parole au centre de la relation amoureuse" />
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      Au final, tous essayent de démêler cet imbroglio sentimental, fait de méli-mélo à démêler, de malentendus à éclaircir et d'incommunicabilité aiguë à dissoudre. Sachant que toute règle a ses exceptions (attention spoiler !), l'histoire d'amour, ici, se finit bien… en général !       <br />
              <br />
       Exposition du catalogue des non-dits, de la grande braderie des intentions manquées, des déclarations étouffées dans l'œuf, des silences parlants, des vérités cachées, des lapsus révélateurs, &quot;Pour le meilleur et pour le dire&quot; remet la parole et la communication au centre de tout, nous offrant un intelligent ballet des sentiments à fleur de peau, des émotions évocatrices de la difficulté de communiquer, de la manière d'être ensemble, d'être soi-même, de dire et de se dévoiler à l'autre.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Nota : la pièce est dédiée à Elsa Cayat, la psy de Charlie Hebdo, victime de l’attentat de janvier 2015 et qui se trouvait être la psychanalyste de David Basant. La pièce lui rend hommage à travers le personnage de Mona, qui en est librement inspiré.</span>
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     <div><b>"Pour le meilleur et pour le dire"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25383588-26688154.jpg?v=1536663611" alt=""Pour le meilleur et pour le dire"… Dissoudre les non-dits pour remettre la parole au centre de la relation amoureuse" title=""Pour le meilleur et pour le dire"… Dissoudre les non-dits pour remettre la parole au centre de la relation amoureuse" />
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      Texte : David Basant et Mélanie Reumaux.       <br />
       Mise en scène : David Basant.       <br />
       Assistante mise en scène : Clara Leduc.       <br />
       Avec : Caroline Brésard, Roger Contebardo, Édouard Giard, Céline Perra, Tessa Volkine.       <br />
       Musique : David Basant et Bruno Souverbie.       <br />
       Scénographe : Alain Lagarde.       <br />
       Lumières : Pierre Peyronnet.       <br />
       Durée : 1 h 20.        <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 27 août 2018 au 2 janvier 2019.</span>       <br />
       Lundi, mardi et mercredi ) 21 h, dimanche à 20 h, relâche les 23, 24 et 25 décembre.       <br />
       Manufacture des Abbesses, Paris 18e, 01 42 33 42 03.       <br />
       <a class="link" href="http://www.manufacturedesabbesses.com/" target="_blank">&gt;&gt; manufacturedesabbesses.com</a>
     </div>
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25383588-26688161.jpg?v=1536663602" alt=""Pour le meilleur et pour le dire"… Dissoudre les non-dits pour remettre la parole au centre de la relation amoureuse" title=""Pour le meilleur et pour le dire"… Dissoudre les non-dits pour remettre la parole au centre de la relation amoureuse" />
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   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Pour-le-meilleur-et-pour-le-dire-Dissoudre-les-non-dits-pour-remettre-la-parole-au-centre-de-la-relation-amoureuse_a2233.html" />
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