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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-09T03:55:49+02:00</updated>
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   <title>"Nocturne (Parade)" À l'adresse d'adultes éperdus, la nuit des temps contée à hauteur d'enfants…</title>
   <updated>2026-02-09T11:25:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Nocturne-Parade-A-l-adresse-d-adultes-eperdus-la-nuit-des-temps-contee-a-hauteur-d-enfants_a4474.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2026-02-09T08:25:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Loup y es-tu ? Mort y es-tu ? Écho flouté du refrain d'une comptine visant à apprivoiser nos peurs enfantines, cette ritournelle résonne comme une antienne obsédante en ce début d'année où de puissantes et effrayantes marionnettes aux commandes semblent, comme dans un jeu d'enfants, s'en amuser follement… Le temps de l'écoute du vent et du silence suspendu, Phia Ménard nous plonge dans un nouvel opus de ses "Pièces du vent" où les éléments naturels se font les haut-parleurs d'une dramaturgie ô combien humaine, dans une scénographie où Eros et Thanatos se livrent au jeu ludique et macabre d'à la vie à la mort.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94201173-65695441.jpg?v=1770591281" alt=""Nocturne (Parade)" À l'adresse d'adultes éperdus, la nuit des temps contée à hauteur d'enfants…" title=""Nocturne (Parade)" À l'adresse d'adultes éperdus, la nuit des temps contée à hauteur d'enfants…" />
     </div>
     <div>
      Nuit intense de plusieurs minutes scandées par le seul bruit des pas d'un cheval portant un père et son enfant… Le Roi des Aulnes semble vouloir s'en prendre à l'enfant… Lorsque le père arrive à destination, l'enfant dans ses bras est mort… Au sortir de la nuit noire ouvrant la représentation, un ballet de drapeaux – agités vigoureusement les uns par la Mort en personne, les autres par la Protectrice de la Concorde – s'affrontent dans un déchainement d'airs d'Opéra faisant résonner le conflit à jamais vivant entre pulsions de vie et de mort.        <br />
              <br />
       Et lorsque, tout droit sortis du poème de Goethe, un cheval et un enfant éthérés – enveloppes de plastique gonflées par le vent d'une soufflerie et guidées par les ventilateurs en périphérie – surgissent splendidement d'une trappe pour faire leur entrée sur la piste circulaire autour de laquelle le public se presse sur des gradins de fortune, la magie embusquée opère… L'enfant est-il vraiment mort ou avons-nous été victimes d'une hallucination auditive ?       <br />
              <br />
       Dès lors, il ne sera plus question que de magies, blanche et noire… Les apparences du cheval, du père et de l'enfant le montant à cru virevolteront fougueusement dans l'air pour créer une féérie lumineuse… avant qu'une armée de squelettes volants, avatars de la Mort décuplée en bataillon serré, ne s'accrochent à eux pour terrasser l'enfant sous les yeux éplorés de la Suppliante impuissante et sous le déchainement sonore de l'aria de &quot;La Reine de la nuit&quot;, massacrée, elle aussi, par Mrs Jenkins alias Marguerite.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94201173-65695445.jpg?v=1770591303" alt=""Nocturne (Parade)" À l'adresse d'adultes éperdus, la nuit des temps contée à hauteur d'enfants…" title=""Nocturne (Parade)" À l'adresse d'adultes éperdus, la nuit des temps contée à hauteur d'enfants…" />
     </div>
     <div>
      La magie toujours et encore dans les lumières stroboscopiques, créant un entre deux entre le vivant halluciné et la Mort revenant au pas de charge pour tirer à bout portant sur le cheval et l'enfant innocent… Enfant que la Suppliante éplorée – Piéta au visage de Mater Dolorosa – recueillera avec une infinie tendresse, le tendant à bout de bras vers nous… Mais n'oublions pas que nous sommes dans un conte, et si cruel soit-il, il suffira d'un petit ballon accroché au bras de l'enfant pour qu'il s'envole à nouveau et fasse résonner l'espace de ses rires innocents.       <br />
              <br />
       Parenthèse &quot;rêvée&quot; vite démentie par le réel qui insiste sous la forme d'une flotte aérienne de marionnettes anthropomorphes à l'effigie des prédateurs planétaires, aussi effrayants que ridicules, prenant possession de la piste. Super grand-guignolesques, déferlant en tous sens pour anéantir tout ce qui vit librement, transformant l'espace de la représentation en capharnaüm géant où tanks et armes volent en rafales pour célébrer la Mort. Elles ne cesseront l'affrontement avec les forces de paix aux effigies de colombes… qu'à l'anéantissement final de tous, enfouis ensemble dans les trappes de l'histoire…       <br />
              <br />
       Mais – comme il a déjà été dit – nous sommes dans un conte, et si cruel soit-il, il reste le lieu de tous les possibles… Ainsi de la chute qui, sans la dévoiler, offre un lumineux ballet aérien, de nature à &quot;insuffler&quot; l'énergie dont on a besoin pour échapper au &quot;Meilleur des mondes&quot; dystopique… afin de réaliser ensemble le rêve d'un monde meilleur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94201173-65716796.jpg?v=1770591324" alt=""Nocturne (Parade)" À l'adresse d'adultes éperdus, la nuit des temps contée à hauteur d'enfants…" title=""Nocturne (Parade)" À l'adresse d'adultes éperdus, la nuit des temps contée à hauteur d'enfants…" />
     </div>
     <div>
      Phia Ménard, de création en création, a le don peu ordinaire de transformer les cauchemars ordinaires en rêves énergisants… Sans doute faut-il trouver le secret de cette force irradiante, du côté de son humanité contagieuse, susceptible de nous entrainer là encore – corps et âme – dans une Parade au final réjouissant… Aussi, lorsque l'artiste chorégraphe viendra humblement saluer &quot;son&quot; public (sous un concert d'applaudissements tout autre que convenu…), on aura – pour le Théâtre qu'elle défend avec une générosité sans pareille – un pincement de cœur…       <br />
              <br />
       Comment diable est-il possible que le Conseil Régional des Pays de La Loire ait brutalement supprimé à la Compagnie &quot;Non Nova, sed nove&quot; (&quot;Nous n'inventons rien, nous le voyons différemment&quot;) toutes ses subventions ? Sa Présidente aurait-elle pour objectif d'autres &quot;Horizons&quot;… d'attente, incompatibles avec une culture populaire émancipatrice dont le mantra, inscrit dans le nom de la Cie, est de &quot;voir différemment&quot; ? Telle est la question… (Ainsi parlait Hamlet).       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 31 janvier 2026 dans la Salle Vauthier du tnba - CDN de Bordeaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Nocturne (Parade)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94201173-65716811.jpg?v=1770591720" alt=""Nocturne (Parade)" À l'adresse d'adultes éperdus, la nuit des temps contée à hauteur d'enfants…" title=""Nocturne (Parade)" À l'adresse d'adultes éperdus, la nuit des temps contée à hauteur d'enfants…" />
     </div>
     <div>
      Création le 18 juillet 2025 à Anvers - Zomer Van Antwerpen       <br />
       Pièce du Vent.       <br />
       Idée originale, création, chorégraphie : Phia Ménard.       <br />
       Collaboration artistique : Cécile Briand.       <br />
       Avec : Phia Ménard et Cécile Briand en alternance, Fabrice Ilia Leroy.       <br />
       Création des marionnettes et objets : Phia Ménard et Fabrice Ilia Leroy.       <br />
       Dramaturgie : Jonathan Drillet.       <br />
       Création musicale : Ivan Roussel.       <br />
       Création lumière : Éric Soyer.       <br />
       Régie du vent : Clarisse Delile.       <br />
       Stagiaire artistique : Amélia Dantony.       <br />
       Compagnie Non Nova - Phia Ménard.       <br />
       À partir de 8 ans.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté du 27 au 31 janvier 2026 (lors de 9 représentations, matinée et soirée) dans la Salle Vauthier du tnba - CDN à Bordeaux (33).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 11 au 13 février 2026 :</span> L'Idéal - Théâtre du Nord (en partenariat avec Le Grand Bleu, Lille) Tourcoing (59).        <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 11 au 14 mars 2026 :</span> CDN de Normandie-Rouen - Rouen (76).       <br />
       Du 17 au 19 mars 2026 : Le Sablier - Centre National de la Marionnette (dans le cadre du Festival Spring), Ifs (14).       <br />
       Du 22 au 25 mars 2026 : Le Trident - Scène nationale (dans le cadre du Festival Spring), Cherbourg-en-Cotentin (50).        <br />
       Du 1er au 4 et 7, 8 avril 2026 : MC93 - Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis, Bobigny (93).       <br />
       Du 16 au 18 avril 2026 : Centre Culturel Robert Desnos - Scène nationale de l'Essonne, Ris-Orangis (91).       <br />
       Du 28 au 30 avril 2026 : Les Quinconces &amp; L'Espal - Scène nationale, Le Mans (72).        <br />
       Du 9 au 10 mai 2026 : Nuithonie, Villars-sur-Glane (Suisse).       <br />
       Du 19 au 22 mai 2026 : La Comédie de Valence - Centre dramatique national Drôme-Ardèche, Valence (26).       <br />
       Du 26 au 28 mai 2026 : La Maison de la Danse aux Subsistances, Lyon (69).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>"Les Fâcheux" La comédie-ballet, invention de Molière, reinventée aux Nocturnes de Grignan</title>
   <updated>2022-06-29T20:16:00+02:00</updated>
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   <category term="Théâtre" />
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   <published>2022-06-30T07:01:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Avec "Les Fâcheux", Molière invente. La pièce, commandée juste avant sa disgrâce par Nicolas Fouquet (surintendant des finances) pour une grande fête offerte au "Roi-Soleil" dans son château de Vaux-le-Vicomte, la pièce fait partie des magnificences dévoilées aux yeux du jeune monarque de 23 ans. Tous les métiers d'art et de plaisir de l'époque ont été employés par Fouquet : l'architecture de Louis Le Vau, les peintures de Le Brun, le jardin à la française de Le Nôtre, le plaisir des papilles de Vatel pour ne citer qu'eux. Tout est fait pour éblouir, charmer, impressionner la cour de 600 personnes qui y fit le déplacement ce 18 août 1661.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65736403-46839841.jpg?v=1656527265" alt=""Les Fâcheux" La comédie-ballet, invention de Molière, reinventée aux Nocturnes de Grignan" title=""Les Fâcheux" La comédie-ballet, invention de Molière, reinventée aux Nocturnes de Grignan" />
     </div>
     <div>
      Dans cet étalage somptueux et moderne qui sera néfaste au surintendant puisqu'il provoquera la jalousie du Roi-Soleil, Molière n'est pas en reste. Accompagné de Lully pour la musique et de Beauchamp (à la chorégraphie et la composition d'une bonne partie des airs), il présente dans les jardins du château une comédie d'un nouveau genre, du jamais vu dans la Paris de cette époque, une création dont le but est de séduire l'âme et l'esprit autant que les yeux et les oreilles : la première comédie-ballet.       <br />
              <br />
       Trois actes, un orchestre et des danseurs pour les trois intermèdes chorégraphiés, et un feu d'artifice pour clore la représentation, voilà le cocktail qu'il présente comme divertissement à cette grande soirée. Molière sait la passion que le jeune Louis XIV ressent pour la danse. Ce dernier se mettra souvent en scène dans des ballets qu'il offre aux regards de la cour. Ce premier théâtre mêlant jeu, musique et danse a dû forcément lui plaire. La Fontaine, présent à la fête, parle de cette soirée comme un émerveillement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65736403-46839846.jpg?v=1656527329" alt=""Les Fâcheux" La comédie-ballet, invention de Molière, reinventée aux Nocturnes de Grignan" title=""Les Fâcheux" La comédie-ballet, invention de Molière, reinventée aux Nocturnes de Grignan" />
     </div>
     <div>
      La trame de la pièce est toute simple puisqu'elle se construit sur le comique de répétition classique du héros empêché par une série de rencontres inopportunes, un schéma rebattu dans la commedia dell'arte. Ici, le héros, Éraste est arrêté tout au long de la pièce par toutes sortes de rencontres d'impertinents alors qu'il cherche à rejoindre celle qu'il convoite, la belle Orphise.       <br />
              <br />
       Molière se sert de ce levier comique pour dresser une galerie de portraits drôles et cruels qui sont directement inspirés de ses contemporains à la cour et à la ville : pédants, plaintifs, intrigants, vantards, joueurs… tous ont en commun une suffisance, une conscience d'eux-mêmes boursouflée, un ego surdimensionné. Ainsi, malgré le ton résolument divertissant, Molière continue ce qu'il a entamé avec les &quot;Princesses Ridicules&quot; et poursuivi avec &quot;L'École des maris&quot;. La pièce tend un miroir grossissant à tout ce monde qui rit des travers qu'elle reconnaît bizarrement uniquement chez les autres.       <br />
              <br />
       Metteure en scène du spectacle, Julia de Gasquet, est une émérite spécialiste de la littérature du XVIIe siècle. Spécialiste également de la déclamation baroque, elle a décidé de rendre moderne &quot;Les Fâcheux&quot; tout en insufflant dans sa mise en scène suffisamment d'éléments pour donner une idée du spectacle donné par la troupe du roi à sa création dans les jardins de Vaux-le-Vicomte. L'orchestre reprend les partitions originales adaptées au nombre d'instruments qui sont, eux aussi, de l'époque baroque, les danses sont calquées sur celles créées par Beauchamp en 1661, les costumes sont le fruit de recherches iconographiques, devant cette façade du château de Grignan derrière lequel le soleil décline pour que le ciel nocturne se déploie, on entend au loin l'écho de l'Histoire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65736403-46839847.jpg?v=1656527522" alt=""Les Fâcheux" La comédie-ballet, invention de Molière, reinventée aux Nocturnes de Grignan" title=""Les Fâcheux" La comédie-ballet, invention de Molière, reinventée aux Nocturnes de Grignan" />
     </div>
     <div>
      Pour ce qui est des comédiens, Julia de Gasquet (elle-même sur scène dans un petit rôle) les dirige de façon beaucoup plus moderne, assumé, mettant parfois en jeu le public, insérant des répliques clins d'œil qui font mouche, se moquant des protocoles des rencontres entre gens de la haute de l'époque. Dans cette mise en scène, la farce passe au second plan pour privilégier le plaisir visuel, la musique et l'intelligence des intentions critiques de Molière sur son époque.       <br />
              <br />
       On peut saluer la jolie performance de Thomas Cousseau qui se glisse dans les peaux des sept principaux Fâcheux rencontrés par Éraste avec une énergie et un sens comique développé ainsi que les ballets gracieux et rafraîchissants de Jehanne Baraston, Pierre-François Dollé sur les mélodies joyeuses de l'orchestre.       <br />
              <br />
       Avec cette première comédie-ballet, Molière rêvait peut-être de créer le mythique spectacle total, &quot;Les Fâcheux&quot; des Nocturnes de Grignan donnent une belle idée de cette quête, d'autant plus justifiée que les murs de ce château où mourut madame de Sévigné avaient leur faste aux mêmes heures que celui du château de Vaux-le-Vicomte, à quelques encablures près.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Fâcheux"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65736403-46839881.jpg?v=1656527610" alt=""Les Fâcheux" La comédie-ballet, invention de Molière, reinventée aux Nocturnes de Grignan" title=""Les Fâcheux" La comédie-ballet, invention de Molière, reinventée aux Nocturnes de Grignan" />
     </div>
     <div>
      Mise en scène : Julia de Gasquet.       <br />
       Chorégraphie : Pierre-François Dollé.       <br />
       Dramaturgie : Marie Bouhaïk-Gironès, chercheuse et spécialiste des théâtres anciens.       <br />
       Comédiens : Thomas Cousseau, Julia de Gasquet, Adrien Michaux, Alexandre Michaud, Mélanie Traversier et la voix de François Marthouret.       <br />
       Danseurs : Jehanne Baraston, Pierre-François Dollé, en alternance avec Akiko Veaux (du 11 au 26 juillet et le 6 août).       <br />
       Musiciens : Lena Torre (basse de violon, violoncelle piccolo), en alternance avec Sumiko Hara (du 15 au 20 août) ; Julián Rincón (flûte à bec et basson baroque), en alternance avec Felipe Jones (du 20 au 22 juillet, 5 et 6 août, du 15 au 20 août) ; Danican Papasergio (violon baroque).       <br />
       Direction Musicale : Anne Piéjus, chercheuse et musicologue, éditrice de la pièce dans la bibliothèque de la Pléiade.       <br />
       Scénographie : Adeline Caron.       <br />
       Création Lumières : Nathalie Perrier.       <br />
       Costumes : Julia Brochie.       <br />
       Maquillage : Mathilde Benmoussa.       <br />
       Son : Antoine Bouhaïk.       <br />
       Production La Compagnie de la Chamade.       <br />
       Durée : 1 h 40.       <br />
       À partir de 8 ans.       <br />
              <br />
       <b>Fêtes Nocturnes de Grignan 2022</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 27 juin au 20 août 2022.</span>       <br />
       Du lundi au samedi à 21 h. Sauf du 3 au 9 juillet, le 12 juillet, les 29 et 30 juillet, le 8 août.       <br />
       Château de Grignan, Grignan, Drôme.       <br />
       Réservations : 04 75 91 83 65.       <br />
       <a class="link" href="https://www.chateaux-ladrome.fr/fr/saison-2022/evenements/fetes-nocturnes-2022" target="_blank">&gt;&gt; chateaux-ladrome.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>"Shakespeare, fragments nocturnes", le beau théâtre du monde de Will</title>
   <updated>2018-10-16T09:20:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Shakespeare-fragments-nocturnes--le-beau-theatre-du-monde-de-Will_a2264.html</id>
   <category term="Lyrique" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/26565037-27257381.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-10-16T08:46:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le premier spectacle de la nouvelle saison des jeunes artistes en résidence à l'Académie de l'Opéra de Paris,"Shakespeare, Fragments nocturnes", s'impose délicatement à la croisée du théâtre et de l'art lyrique grâce au talent des chanteurs et à une proposition scénique réussie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/26565037-27257381.jpg?v=1539674318" alt=""Shakespeare, fragments nocturnes", le beau théâtre du monde de Will" title=""Shakespeare, fragments nocturnes", le beau théâtre du monde de Will" />
     </div>
     <div>
      La nuit shakespearienne - et ses personnages devenus légendaires - est la source d'inspiration vertigineuse du nouveau spectacle de l'Académie. Embrassant plusieurs siècles d'histoire de l'opéra la belle mise en scène de Maëlle Dequiedt offre un bel écrin aux jeunes chanteurs et artistes en résidence à l'Opéra de Paris.        <br />
              <br />
       Cette académie, dont le but est d'accompagner l'émergence de jeunes professionnels qui feront la scène lyrique de demain, offre à des chanteurs, des techniciens, des artisans d'art et des musiciens venus du monde entier l'opportunité d'enrichir les missions de création de l'Opéra de Paris. L'Académie est donc à la fois un conservatoire et un laboratoire pour les métiers de l'opéra.       <br />
              <br />
       Et la qualité des spectacles proposés ne s'est pas démentie avec des opéras du répertoire ou comme aujourd'hui, la proposition d'un théâtre lyrique rêvé et réalisé à partir du monde shakespearien, ce grand pourvoyeur d'œuvres pour des compositeurs de toutes les époques. Un choix s'imposait d'abord pour Maëlle Dequiedt et son dramaturge Simon Hatab dans ce répertoire très riche - car l'opéra inspiré par le dramaturge élisabéthain est un genre en soi.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/26565037-27257405.jpg?v=1539674361" alt=""Shakespeare, fragments nocturnes", le beau théâtre du monde de Will" title=""Shakespeare, fragments nocturnes", le beau théâtre du monde de Will" />
     </div>
     <div>
      C'est donc à partir de la déclinaison d'un thème fort que ces&quot;fragments&quot; de styles, de langues et d'époques différents ont été retenus. Il s'agit ici de la Nuit propice aux merveilles et métamorphoses dont les quatre extraits du &quot;Songe d'une nuit d'été&quot; de Benjamin Britten font l'armature ; mais aussi de la nuit cauchemardesque que de nombreux opéras mettent en scène - ici réunis autour des rares &quot;Ophelia Lieder&quot; de Richard Strauss - qu'on est ravi de pouvoir redécouvrir.       <br />
              <br />
       Sept extraits d'œuvres composées entre le XVIIIe et le XXe siècle de Henry Purcell à Aribert Reimann constituent ainsi autant de variations et de contrastes autour de ces deux sommes que sont l'opéra de Britten et les lieder de Strauss. Un choix qui se révèle intéressant dans ses partis-pris : l'air du saule (&quot;Assisa a piè d'un salice&quot;) de la Desdemona dans l'&quot;Otello&quot; de Rossini (plutôt que celle de Verdi), les deux facettes inspirées de la Juliette shakespearienne (celle qui veut vivre chez Gounod, faisant écho au désespoir de la Giulietta de Bellini) ou encore les émouvants personnages royaux d'Ambroise Thomas (Hamlet) et de A. Reimann (Lear), entre autres extraits des semi-opéras de Purcell, &quot;The Tempest&quot; et &quot;The Fairy Queen&quot;.       <br />
              <br />
       Plongé dans une nuit constellée des prestiges de la magie d'un Oberon ou dans la nuit maléfique noyant des êtres torturés, le plateau dessine un territoire en perpétuelle reconfiguration fictionnelle. Ces &quot;Fragments nocturnes&quot; affirment dans le même moment leurs possibles liens et leur altérité grâce à quelques accessoires simples (objets, meubles), des textes rappelant des mises en scènes mythiques évoquées avec des extraits de journaux ou de pièces de Claude Esteban, Heiner Müller (entre autres), grâce à l'intervention parlée de personnages tels Puck ou Oberon et aux incrustations de la vidéo. Une scénographie des plus réussies grâce à une équipe manifestement douée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/26565037-27257410.jpg?v=1539674382" alt=""Shakespeare, fragments nocturnes", le beau théâtre du monde de Will" title=""Shakespeare, fragments nocturnes", le beau théâtre du monde de Will" />
     </div>
     <div>
      Accompagnés au piano (par les habiles Benjamin Laurent, Federico Tibone : deux Will, alter ego du dramaturge) puis par le violoncelle de Saem Heo, les chanteurs sont tous dignes d'éloge. Déjà entendus l'année dernière dans divers spectacles, ils confirment dans ce spectacle tout le bien qu'on pense d'eux. Les deux Juliette interprétées par Marianne Croux et Angélique Boudeville sont adorables.        <br />
              <br />
       Les barytons Danylo Matviienko et Vladimir Kapshuk sont, quant à eux, impressionnants. Le premier est un Hamlet à la diction impeccable et à la ligne vocale artiste ; le second se montre inoubliable dans le superbe &quot;Roi Lear&quot; de Reimann. On retiendra encore la Desdemona de Farrah El Dibany, magnifique mezzo qui émeut sans peine dans ce rôle suspendu. Enfin toute la troupe se retrouve pour un chœur final extrait de &quot;The Tempest&quot; (&quot;No stars again shall hurt you&quot;) concluant avec faste ce fascinant nocturne.        <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 au 17 octobre 2018 à 20 h.</span>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Le 26 octobre 2018</span> à 19 h 30 à La Grange au Lac, Evian.       <br />
              <br />
       Amphithéâtre Bastille.       <br />
       Place de la Bastille Paris 12e.       <br />
       Tél. : 08 92 89 90 90.       <br />
       <a class="link" href="https://www.operadeparis.fr/" target="_blank">&gt;&gt; operadeparis.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>&quot;Shakespeare, Fragments nocturnes&quot; (2018).</b>       <br />
       Théâtre musical.       <br />
       Durée : 1 h 30 sans entracte.       <br />
              <br />
       Maëlle Dequiedt, mise en scène.       <br />
       Benjamin Laurent, Federico Tibone, direction musicale.       <br />
       Heidi Folliet, décors.       <br />
       Caroline Trossevin, costumes.       <br />
       Laurence Magnée, lumières.       <br />
       Lou Reichling, graphisme et vidéo.       <br />
       Jeanne Desoubeaux, assistante mise en scène.       <br />
              <br />
       Solistes de l'Académie :       <br />
       Angélique Boudeville, Marianne Croux, Liubov Medvedeva, Sarah Shine, Farrah El Dibany, Jeanne Ireland, Maciej Kwasnikowski, Danylo Matviienko ; Alexander York, Vladimir Kapshuk.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Shakespeare-fragments-nocturnes--le-beau-theatre-du-monde-de-Will_a2264.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>L'étincelante poésie de Federico Garcia Lorca va illuminer, en juillet et août, la cour du château de Grignan</title>
   <updated>2018-07-08T08:19:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/L-etincelante-poesie-de-Federico-Garcia-Lorca-va-illuminer-en-juillet-et-aout-la-cour-du-chateau-de-Grignan_a2190.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/23566600-25790570.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-07-08T07:58:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Chaque été depuis plus de six lustres, la façade intérieure de ce château sert de fond de scène à une création théâtrale originale. Un lieu privilégié dans un village méridional joli comme une miniature pour ce spectacle en plein air qui inaugure la longue série des festivals… estivaux. Pour 2018, c'est l'œuvre maîtresse de l'un des auteurs espagnols les plus réputés - malgré sa disparition précoce sous les balles des milices fascistes en 1936 à Grenade, sa ville natale -, Federico Garcia Lorca.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/23566600-25790570.jpg?v=1531031058" alt="L'étincelante poésie de Federico Garcia Lorca va illuminer, en juillet et août, la cour du château de Grignan" title="L'étincelante poésie de Federico Garcia Lorca va illuminer, en juillet et août, la cour du château de Grignan" />
     </div>
     <div>
      En cette fin de journée, le soleil décline lentement derrière les gradins où 800 personnes attendent qu'on leur raconte une histoire. Les cigales vont peu à peu émettre leurs dernières vibrations. Des flux de chaleur s'échappent de la façade vertigineuse du château et doucement les fronts perlent. Juchées sur une colline de la Drôme ou nichées dans un village dans la campagne de Grenade, les pulsations de la nature sont au diapason. Le spectacle peut commencer.       <br />
              <br />
       Lorca est un poète inspiré par le peuple, le patrimoine, les traditions. C'est aussi un attentif observateur du monde en mutation dans lequel il a vécu sa jeunesse : l'Espagne du sud harassé de chaleur. Un monde rural aux coutumes sévères, à l'obéissance aux lois religieuses quasi absolue, à la dureté d'une vie de labeur sans repos et sans distraction. Tous semblent les enfants d'Adam et d'Ève punis, comme s'ils venaient à peine d'être éjectés hors du paradis.       <br />
              <br />
       On sent dans les mots que Lorca donne à ses personnages, tout le respect que celui-ci porte aux humbles, aux gens du peuple dont les vies exigent tant et récompensent si mesquinement. Il y a ici, à chaque pas, à chaque réplique une fierté que chaque personnage impose par sa tenue, son verbe, sa retenue surtout, et qui prouve à chaque seconde la pure noblesse de sa pensée, de son acte, de son sentiment. Et c'est une rareté presque totale pour un écrivain que d'arriver à faire donner à entendre un texte beau, poétique mais qui reste un acte concret, terrien, vrai. C'est cette alliance du beau et du vrai fait soudain surgir le puissant, l'énergie, le transcendant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/23566600-25790571.jpg?v=1531031089" alt="L'étincelante poésie de Federico Garcia Lorca va illuminer, en juillet et août, la cour du château de Grignan" title="L'étincelante poésie de Federico Garcia Lorca va illuminer, en juillet et août, la cour du château de Grignan" />
     </div>
     <div>
      Une histoire simple pourtant que &quot;Noces de sang&quot;. Tirée d'un fait divers rapporté par un journal quelques années avant que Lorca ne l'écrive, une trame romanesque que les auteurs du siècle précédent auraient barbouillée de pathétique, de pitoyable, d'émotionnel. Il aurait alors été question de mettre au premier plan le héros et l'héroïne qui finissent par braver toute la société et semer le chaos par amour l'un pour l'autre.       <br />
              <br />
       Lorca s'intéresse plutôt aux miradors invisibles d'une communauté aussi enfermée dans l'ordre moral que s'ils étaient en prison. C'est à ceux-là, les familles, les mères, les pères et les affaires d'héritages, de propriétaires et de l'ordre moral de toute la communauté qu'il porte attention. Leurs stricts principes, les condamnations des murmures, le règne des médisances mais aussi les inégalités sociales entre le propriétaire terrien et celui qui n'a rien que la force de ses bras. Et l'amour ici, n'est pas accompagné des mélodies d'une lyre divine dans un paysage idéal : il est fait de désir fou rendu âpre et dévastateur par trop d'interdits. Un amour passionnel qui embrase tout et brûle la raison.       <br />
              <br />
       Vincent Goethals choisit de faire confiance à l'histoire pour apporter le propos de la pièce jusqu'aux oreilles du XXIe siècle. C'est d'abord l'âpreté de la vie paysanne de cette Espagne recuite qu'il expose, pour ensuite se confier entièrement au fil épique du récit.       <br />
              <br />
       Une narration augmentée d'une partition musicale importante qui stimule les changements de décors et donne le ton aux scènes - que les chansons soient incantatoires comme au début ou festives lors de la scène de la noce. Cette présence musicale, soutenue par une formation de quatre musiciens sur scène, donne aussi au spectacle un côté participatif intelligent. Après une courte initiation à une chanson espagnole, les spectateurs sont sollicités pour chanter comme s'ils faisaient partie des invités de la fête. Une belle idée.       <br />
              <br />
       La scénographie, simple et efficace, sans artifices extravagants, laisse également le jeu des comédiens au premier plan. On les sent investis, enthousiasmés de pouvoir défendre un tel texte et des personnages faits autant de silences que de mots. Les mouvements de foule sont vifs ou cérémonieux, maîtrisés. Les scènes fortes qui se déroulent toujours à deux ou trois personnages et sont toutes sous-tendues par un danger possible, affrontements qui, jusqu'au bout, jusqu'à l'amour enfin libéré des deux amants dans l'univers fantasmagorique de la forêt, loin de l'ordre humain qui, là encore, est une lutte. Embrassades ou coups sont les seuls servis au menu des rencontres, embrassades et coups vont les uns avec les autres.       <br />
              <br />
       Le jeu est là, ludique, brillant, tendu. La profération du texte, forcément soutenue, fortement déclamée du fait de jouer en extérieur, décore un peu trop la rugosité, la simplicité et l'efficacité du mot qui domine les échanges écrits par Lorca. Pourtant, cette approche ludique de la pièce est en parfaite harmonie avec la conception de ces Fêtes Nocturnes de Grignan. C'est une fête en effet qui ne fera que galoper de plus en plus fort, de plus en plus haut, tout au long de l'été, à mesure que les représentations donneront des ailes au spectacle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Noces de sang"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/23566600-25790573.jpg?v=1531031117" alt="L'étincelante poésie de Federico Garcia Lorca va illuminer, en juillet et août, la cour du château de Grignan" title="L'étincelante poésie de Federico Garcia Lorca va illuminer, en juillet et août, la cour du château de Grignan" />
     </div>
     <div>
      D'après Federico Garcia Lorca.        <br />
       Adaption et mise en scène : Vincent Goethals.       <br />
       Assistant mise en scène : François Gillerot.       <br />
       Avec : Anne-Marie Loop, Angèle Baux Godard, Mélanie Moussay, Lucile Charnier, Christine Leboutte, Nabil Missoumi, Sébastien Amblard, Rainer Sievert, Louise Hakim, François Gillerot.       <br />
       Musiciens : Christophe Oury/Gabriel Mattei* (en alternance, à l'accordéon), Keiko  Nakamura/Christophe Dietrich (en alternance, au vibraphone), Tristan Lescêne (au violoncelle).       <br />
       Direction musicale : Gabriel Mattei.       <br />
       Travail vocal : Mélanie Moussay.       <br />
       Regard chorégraphique : Louise Hakim.       <br />
       Scénographie : Benoit Dugardyn.       <br />
       Lumières : Philippe Catalano.       <br />
       Environnement sonore : Bernard Vallery.       <br />
       Costumes : Dominique Louis, assistée de  Sohrab Kashanian.       <br />
       Maquillage et coiffure : Catherine Nicolas.       <br />
       Durée : 1 h 50.       <br />
              <br />
       <b>Les Fêtes Nocturnes de Grignan</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 27 juin au 25 août.</span>       <br />
       Du lundi au samedi à 21 h.       <br />
       Relâches : 1er au 8/07, le 16/07, le 28/07, le 30/07 et 20/08.       <br />
       Renseignements et réservation exclusivement au 04 75 91 83 65.       <br />
       <a class="link" href="https://www.chateaux-ladrome.fr/fr/saison-2017-2018/evenements/noces-de-sang" target="_blank">&gt;&gt; Fêtes Nocturnes 2018</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/L-etincelante-poesie-de-Federico-Garcia-Lorca-va-illuminer-en-juillet-et-aout-la-cour-du-chateau-de-Grignan_a2190.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Voyage au bout de la nuit avec Rodolphe Burger</title>
   <updated>2016-02-19T11:18:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Voyage-au-bout-de-la-nuit-avec-Rodolphe-Burger_a1547.html</id>
   <category term="Paroles &amp; Musique" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/8963800-14220581.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-02-17T10:49:00+01:00</published>
   <author><name>Barbara Zauli</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans le silence vespéral de la nuit des marécages de Whitefish Lake, un cerf nous regarde majestueux. Ses yeux sont troubles comme l'eau de cette maudite rivière, dans laquelle nous allons peut-être y laisser la peau. "Kid tu sais? The river wants to trap me!". Mon appareil est prêt et moi aussi. Billy surveille les alentours pâteux de la barque. Il y a sûrement des crocodiles dans cette garbure de rivière.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8963800-14220581.jpg?v=1455703129" alt="Voyage au bout de la nuit avec Rodolphe Burger" title="Voyage au bout de la nuit avec Rodolphe Burger" />
     </div>
     <div>
      Est-ce que le cerf va rester immobile Billy ? Va-t-il laisser le flash immortaliser la crainte qui se cache dans ses yeux ? Ou va-t-il faire demi-tour et disparaître dans le noir de la forêt ? Son cœur bat si fort : tu-tum-tu-tum. Ses yeux vitreux cachent le rythme charnel des battements de son cœur. Sa peau veloutée tremble. Il hésite. Il sent notre présence dans le noir. Son hésitation scande le rythme de nos actions. Allez ! Regarde-moi animal ! Soudain un clic, une vague de lumière blanche et chack ! Billy, je l'ai !       <br />
              <br />
       La salle du musée est pleine. Un cerf empaillé nous regarde. Derrière lui, des images défilent. Il s'agit des images filmées par Frédéric Ramade dans le domaine de Belval. Le décor est celui animalesque et nocturne des photos de George Shiras qui étaient exposées au Musée de la chasse et de la nature jusqu'au 14 février dernier.       <br />
              <br />
       À côté de l'animal, une présence imposante, un homme lit des récits d'aventures peut-être laissés par quelque explorateur ou chamane qui habitait la forêt, chante les bruits de la nuit, fais résonner les gouttes de pluie sur la rivière. Le voilà Rodolphe Burger, cet être qui pourrait très bien passer pour un explorateur des prairies du nord.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8963800-14220709.jpg?v=1455705108" alt="Voyage au bout de la nuit avec Rodolphe Burger" title="Voyage au bout de la nuit avec Rodolphe Burger" />
     </div>
     <div>
      Philosophe et musicien, artiste absolument polyédrique, le voilà mettre en pratique ce que Gilles Deleuze appelait la pensée-musique : la sollicitation de la musique par une pensée transversale qui nous conduit à exploiter les marges, les frontières, à explorer des nouveaux territoires, à apprendre à écouter la voix de notre pensée.       <br />
              <br />
       Une traversée musicale extrêmement hétérogène que celle accomplie par Rodolphe Burger qui se déplace des montagnes ouzbéques jusqu'au chasseur de têtes du Far West, imbibée par la beauté des fleurs d'amandier d'Al-Birwah, ville natale du poète Mahmoud Darwich. Cette fois-ci Rodolphe nous amène avec lui et à travers les photos de George Shiras en voyage au bout de la nuit, dans les forêts de l'Amérique du nord, où les bruits des animaux nocturnes cassent le silence brutal qui ne laisse entendre que le rythme profond de notre respiration.       <br />
              <br />
       La musique se fait alors spectrale, lourde, veloutée comme les ailes d'une chouette qui traverse soudain le ciel ou elle devient parfois silencieuse, distillée comme le bruit d'une plante aquatique animée par le vent. La guitare apparaît forte, virile en répandant ses décharges électriques dionysiaques qui suggèrent l'arrivée d'un péril ou d'une tempête au beau milieu des enregistrements vocaux et des bruits divers que Rodolphe le prestidigitateur musical sort de sa boîte magique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8963800-14220987.jpg?v=1455705965" alt="Voyage au bout de la nuit avec Rodolphe Burger" title="Voyage au bout de la nuit avec Rodolphe Burger" />
     </div>
     <div>
      C'est ainsi que Rodolphe fait revivre les ignares habitants des forêts imprimés dans les photographies de George Shiras et nous amène avec lui &quot;dans un étrange bonheur&quot; <span style="font-style:italic">(1)</span>, non seulement à l'intérieur de la vie nocturne de ces animaux, mais grâce au timbre de sa voix de velours à l'intérieur de nous-mêmes, jusqu'au bout de notre nuit.       <br />
              <br />
       <b>À propos de George Shiras.</b>       <br />
       Son histoire est celle singulière d'une conversion. Né en 1859 à Allegheny en Pennsylvanie et initié jeune à la pêche et à la chasse, George étudie le droit avant de se jeter dans une carrière politique. Il entreprend plusieurs expéditions dans les forêts américaines du Michigan où il peut approfondir sa connaissance du royaume animal et végétal. Passionné par ce dernier, il décide de mettre fin à sa vie de chasseur et de photographier ce monde qui le fascine tant. La photographie prend donc définitivement la place de la chasse.       <br />
              <br />
       L'esthétique, celle de la tuerie. Il s'engage par ailleurs dans une fervente politique écologiste et travaille ensuite comme photographe pour National Geographic. Il se sert des techniques de chasse et en particulier de celles de Indians Ojibways pour s'approcher des animaux (par exemple en traversant le marécage à l'aide d'un canoë). Il utilise également différents types de pièges photographiques offrant au public l'originalité de ses photographies instantanées.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Voir &quot;Je nage&quot;, Rodolphe Burger et Olivier Cadiot (voix de Gilles Deleuze) : cours sur Spinoza donné à Vincennes en mars 1981. CD &quot;Hôtel Robinson&quot; (Dernière Bande).</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Nocturne - Concert de Rodolphe Burger autour de l’exposition George Shira.       <br />
       A eu lieu le 3 février 2016.</b>       <br />
       Musée de la chasse et de la nature, Paris 3e.       <br />
       Avec la collaboration de Dernière Bande et White Light Films.       <br />
              <br />
       <b>Actualité de Rodolphe Burger</b>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">2 avril 2016 à 18 h 30.</span>       <br />
       Conférence Contre-culture autour de l’exposition &quot;Velvet Underground&quot;.       <br />
       Avec Christian Fevret &amp; Rodolphe Burger.       <br />
       Cité de la Musique, Philharmonie 2, Rue Musicale, Paris 19e.       <br />
       Entrée libre. Renseignements : 01 44 84 44 84.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">8 avril 2016 à 20 h 30.</span>       <br />
       &quot;Planétarium Ouzbek&quot; par Rodolphe Burger &amp; Yves Dormoy.       <br />
       Festival Détours de Babel, MC2, Grenoble (38)       <br />
       Renseignements et réservations : 04 76 00 79 00.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">9 et 10 avril 2016.</span>       <br />
       &quot;Billy The Kid I Love You&quot;, western en film.       <br />
       Dessin et musique avec Loo Hui Phang, Philippe Dupuy et Rodolphe Burger.       <br />
       Ferme du Buisson, Noisiel (77), 01 64 62 77 77.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Voyage-au-bout-de-la-nuit-avec-Rodolphe-Burger_a1547.html" />
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