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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-10T19:32:33+01:00</updated>
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   <title>Des "Noces de Figaro" drôles mais un peu surchargées</title>
   <updated>2022-11-30T07:59:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Des-Noces-de-Figaro-droles-mais-un-peu-surchargees_a3456.html</id>
   <category term="Lyrique" />
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   <published>2022-11-29T07:06:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Reprise de la production de Netia Jones du chef-d'œuvre de Mozart à l'Opéra de Paris avec une distribution renouvelée.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69188671-48460013.jpg?v=1669649784" alt="Des "Noces de Figaro" drôles mais un peu surchargées" title="Des "Noces de Figaro" drôles mais un peu surchargées" />
     </div>
     <div>
      Comment donner à cette fameuse &quot;Folle Giornata&quot; sa pertinence politique sur un des thèmes désormais criants pour nos Contemporains (en l'espèce les hiérarchies de pouvoir ultra sexué) ? Bref, comment rejoindre l'urgence critique sociale et humaine de la pièce originale de Beaumarchais en l'actualisant ? Ce sont des questions qu'a voulu se poser la metteuse en scène et vidéaste Netia Jones pour cette production très récente que reprend en ce moment l'Opéra de Paris.       <br />
              <br />
       Netia Jones installe sa comédie dans les ors, les coulisses, les loges, les espaces du Palais Garnier, ce lieu hanté par deux siècles de pouvoir patriarcal et de (possible) harcèlement des jeunes filles (habilleuses, danseuses…). Pendant l'ouverture, dans cette proposition de Netia Jones, le Docteur Bartolo et l'ignoble Don Basilio les agressent d'ailleurs à gogo. On verra plus tard le Maître de musique recevoir une élève, nu sous sa serviette de bain (la faisant fuir) ou le Comte Almaviva faire danser un petit rat (pendant que Figaro pousse son fameux air (&quot;Se vuol ballare&quot;), entre autres scandaleuses preuves de la guerre que se livrent les sexes - et que gagnent imperturbablement ici les Mâles dominants (au début).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69188671-48460016.jpg?v=1669649814" alt="Des "Noces de Figaro" drôles mais un peu surchargées" title="Des "Noces de Figaro" drôles mais un peu surchargées" />
     </div>
     <div>
      Ce choix de mise en scène (agrémenté des belles images de la vidéo des silhouettes des protagonistes façon XVIIIe) s'inscrit donc, on le voit, dans un courant en vogue. Et n'était la surcharge visuelle imposée par des chiffres et mesures scénographiques envahissantes (une allusion aux vingt autres productions des &quot;Nozze di Figaro&quot; maison, dont on ne ressent guère l'intérêt - si ce n'est peut-être la matérialisation allégorique d'une domination étouffante ?), l'allégresse toujours privilégiée dans le traitement de l'intrigue et le sens du gag de la metteuse en scène anglaise font mouche.        <br />
              <br />
       Si l'ouverture soudaine de la perspective scénique sur le Foyer de la Danse (quand la trahison du Comte éclate aux yeux de tous) est une superbe idée - surtout quand on connaît l'histoire de ce Foyer (un lieu de prostitution au XIXe siècle) -, Netia Jones ne renonce jamais à la sensualité et à la joie que promet l'œuvre, évitant le pensum idéologique. En témoigneront par exemple la vision crue d'une facette rebondie d'une partie du corps de la soprano Jeanine de Bique, la maladresse d'un Noble se battant avec une perceuse ou le chœur des Paysans devenu une manifestation burlesque féministe contre le droit de cuissage.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69188671-48460204.jpg?v=1669649851" alt="Des "Noces de Figaro" drôles mais un peu surchargées" title="Des "Noces de Figaro" drôles mais un peu surchargées" />
     </div>
     <div>
      La distribution frappe par sa cohésion. La soprano Jeanine de Bique est une Susanna charmante, piquante, au chant délié quoique parfois en manque de projection. Le couple qu'elle forme avec le Figaro d'un naturel et brio irrésistibles de Luca Pisaroni emporte les suffrages. Le choix du baryton-basse Gerald Finley favorise les aspects à la fois autoritaire et ordinaire du personnage du Comte  Almaviva, dont on apprécie grandement aussi la vis comica. Face à sa jalousie et à sa légèreté, la Comtesse de la soprano suédoise Miah Person est aussi émouvante que lumineuse. Son &quot;Porgi amor&quot; au début du deuxième acte et ses interventions ultérieures sont bouleversants (et le public, saisi, toujours frappé de la rupture de ton de l'ouvrage au deuxième acte n'a pu ou su applaudir). Sophie Koch est une magnifique Marcellina, pas du tout duègne. Ce sont bien ici les rôles féminins qui sont l'essence de la proposition de Netia Jones.       <br />
              <br />
       Parmi tant de beaux chanteurs, on ne saurait citer tout le monde, chacun excellant dans son rôle. Citons tout de même Rachel Frenkel (impressionnant Cherubino, malgré le fait qu'on lui impose des attributs sexuels masculins aussi ridicules que proéminents), James Creswell, Éric Huchet, Christophe Mortagne et Franck Leguérinel en rôles bouffe très plaisants. Ils sont tous couvés par le chef Louis Langrée qui obtient de l'orchestre une texture des plus raffinée pour ce style inédit alors de la conversation musicale. Le nouveau directeur musical de l'Opéra Comique, mozartien accompli, privilégie constamment la poésie et la subtilité des couleurs, motifs et tempi au grand théâtre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69188671-48460215.jpg?v=1669649882" alt="Des "Noces de Figaro" drôles mais un peu surchargées" title="Des "Noces de Figaro" drôles mais un peu surchargées" />
     </div>
     <div>
      Si tout le monde peut déambuler et s'approprier la chambre-loge de Susanna, personne en définitive ne peut résister à cette musique sublime et à son universelle séduction. Le spectacle se joue d'ailleurs à guichet fermé. Il sera diffusé ultérieurement sur d'autres canaux.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Spectacle vu le 23 novembre 2022.</span>       <br />
              <br />
       <b>&quot;Les Noces de Figaro&quot;</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 23 novembre au 28 décembre 2022.</span>       <br />
       Opéra national de Paris, Palais Garnier, Place de l'Opéra, Paris 9e.       <br />
       <a class="link" href="https://www.operadeparis.fr/" target="_blank">&gt;&gt; operadeparis.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Les Noces de Betìa"… la Renaissance dans son essence</title>
   <updated>2017-09-15T08:21:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Noces-de-Betia-la-Renaissance-dans-son-essence_a1913.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/17162512-21691150.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-09-15T08:03:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
René Loyon nous fait redécouvrir le théâtre de l'époque de Léonard de Vinci (1452-1519) et de Michel-Ange (1475-1564). Dans le texte de Ruzante, l'amour est vu au travers de propos et de gestes autant audacieux que maladivement timides, avec des personnages en proie à une liberté des sens enchaînée par des pulsions débridées.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17162512-21691150.jpg?v=1505455771" alt=""Les Noces de Betìa"… la Renaissance dans son essence" title=""Les Noces de Betìa"… la Renaissance dans son essence" />
     </div>
     <div>
      La Renaissance (~1300-~1650), époque riche de créations artistiques où l'homme prenait conscience de sa capacité à prendre en main son destin, a donné le jour à de nombreux génies et de talents hors normes. Toutefois, dans le domaine du spectacle vivant, peu d'auteurs sont restés dans les annales.       <br />
              <br />
       En 1997, Dario Fo, dans son discours de réception de son prix Nobel de littérature, écrivait : <span style="font-style:italic">&quot;… Un extraordinaire homme de théâtre de ma terre, peu connu… même en Italie. Mais qui est sans aucun doute le plus grand auteur de théâtre que l'Europe ait connu pendant la Renaissance avant l'arrivée de Shakespeare. Je parle de Ruzzante Beolco, mon plus grand maître avec Molière&quot;.</span>       <br />
              <br />
       C'est dit. Le metteur en scène René Loyon propose une pièce d'Angelo Beolco dit Ruzante (1496 ?-1542), connu pour ses comédies écrites dans la langue vénitienne de Padoue. Ce qui surprend dans &quot;Les Noces de Betìa&quot; (1524-1525) est la verdeur des répliques sur les plaisirs du corps, sexuels et organiques, tournées avec délice et sans jamais manquer de poésie. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17162512-21691160.jpg?v=1505455817" alt=""Les Noces de Betìa"… la Renaissance dans son essence" title=""Les Noces de Betìa"… la Renaissance dans son essence" />
     </div>
     <div>
      Des personnages ayant des envies de chier ou de montrer leur &quot;outil&quot; laissent à penser qu'Aristophane (445 av. J.-C.-385-375 av. J.-C.) avait encore quelques émules. Ils font ressentir leurs tourments, leurs sentiments sous le prisme de la colère, de la nervosité ou d'une gestuelle très marquée.       <br />
              <br />
       Charly Breton (Zilio), superbe dans son phrasé bousculé, joue un personnage, timide, un tantinet idiot, amoureux fou de Betìa (Olga Mouak). Il arrive, sans tomber dans un travers caricatural, à montrer ses états d'âme de façon comique, en proie aux démons de sa passion qui le dépossède de son corps. Le voilà par terre, contorsionné sur lui-même comme pieds et poings liés devant sa belle       <br />
              <br />
       Les relations entre protagonistes sont très bousculées, presque &quot;violentes&quot;, parfois à coup de pieds au &quot;Q&quot;. Cela crie, hurle, rouspète. Le jeu est très physique. On parle, on disserte à coup d'engueulades sous la duplicité de Nale (Maxime Coggio) qui souhaite tromper son ami Zilio et sa femme pour devenir amant de Betìa. Il navigue dans des eaux où l'équilibre est de règle et l'oblige à adopter une attitude ponctuée de raison et de calme. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17162512-21691167.jpg?v=1505455848" alt=""Les Noces de Betìa"… la Renaissance dans son essence" title=""Les Noces de Betìa"… la Renaissance dans son essence" />
     </div>
     <div>
      Le plateau est un large espace nu avec, en bois, une table, un banc et deux blocs faisant office de chaises. Le décor est sans fioritures, sans maquillage et plante avec des accessoires basiques un espace qui donne toute possibilité de mouvements.       <br />
              <br />
       On fait étalage de ses appâts et de sa fable sexuelle pour séduire sans prendre de détour. Les répliques sont souvent tranchantes pour marquer un périmètre d'existence en indisposant parfois, en consolant quelquefois un protagoniste. Les vis-à-vis sont faits de confrontations avec des basculements directs et brutaux de sentiments. Le jeu est cyclothymique, cohabitant dans un même élan, dans un même caractère, des envies autant destructrices que conciliantes. L'amour a le visage de Janus, celui à la fois d’Éros et de Thanatos.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Noces de Betìa"</b></div>
     <div>
      Texte : Ruzante.       <br />
       Traduction : Claude Perrus - Éditions Circé.       <br />
       Mise en scène : René Loyon.       <br />
       Dramaturgie : Laurence Campet.       <br />
       Avec : Charly Breton, Maxime Coggio, Titouan Huitric,  Yedwart Ingey, Olga Mouak,  Marie-Hélène Peyresaubes, Lison Rault.       <br />
       Lumières : Jean-Yves Courcoux.       <br />
       Régie : Jean-Louis Portail.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 septembre au 15 octobre 2017.</span>       <br />
       Du jeudi au samedi à 20 h 30, samedi et dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre de l'Épée de Bois, Cartoucherie de Vincennes, Route du Champ de Manœuvre, Paris 12e, 01 48 08 39 74.       <br />
       <a class="link" href="http://www.epeedebois.com/" target="_blank">&gt;&gt; epeedebois.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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