<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.larevueduspectacle.fr" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.larevueduspectacle.fr/</id>
 <updated>2026-07-12T17:10:29+02:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <icon>https://www.larevueduspectacle.fr/favicon.ico</icon>
  <entry>
   <title>"Journée de noces chez les Cromagnons", un retour aux sources pour Wajdi Mouawad qui ainsi boucle la boucle et clôt en beauté 30 ans de création</title>
   <updated>2025-05-19T17:02:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Journee-de-noces-chez-les-Cromagnons--un-retour-aux-sources-pour-Wajdi-Mouawad-qui-ainsi-boucle-la-boucle-et-clot-en_a4218.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/88656186-62766211.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-05-19T16:54:00+02:00</published>
   <author><name>Isabelle Fauvel</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pour la première fois mise en scène par le dramaturge lui-même, cette pièce de jeunesse, écrite en français à l'âge de 23 ans, alors que son auteur est exilé au Québec, voit aujourd'hui le jour en libanais. Les thèmes récurrents des pièces à venir sont déjà là : la famille, la guerre civile libanaise, la douleur de l'exil, la nostalgie d'un monde perdu… Une pièce qui annonce avec brio les suivantes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88656186-62766211.jpg?v=1747666766" alt=""Journée de noces chez les Cromagnons", un retour aux sources pour Wajdi Mouawad qui ainsi boucle la boucle et clôt en beauté 30 ans de création" title=""Journée de noces chez les Cromagnons", un retour aux sources pour Wajdi Mouawad qui ainsi boucle la boucle et clôt en beauté 30 ans de création" />
     </div>
     <div>
      Une grande pièce en bois clair, vide et impersonnelle. Une mère et son fils se disputent. Il y est question de repas, de salade et de pommes de terre. La salade finit par valser sur le parquet. Le duo a le sang chaud et la verve, méditerranéenne. À leurs cris s'ajoutent le bruit des bombes et la voix monocorde et détachée de Nelly, la fille aînée – narcoleptique, apprendrons-nous plus tard – qui ne cesse de répéter toujours la même phrase : <span style="font-style:italic">&quot;Dimanche prochain, on monte à Berdawné&quot;</span> et dont l'idée fixe consiste à vouloir se rendre dans cette bourgade manger du knefé. Son entourage ne s'en étonne guère et abonde calmement dans le sens de la malade.       <br />
              <br />
       Dans cette atmosphère étrange, la voisine Souhaila vient offrir son aide à grand renfort de marmites. Car une noce se prépare, celle de la somnolente Nelly, et les invités sont attendus.  Alors que l'autre fils, Walter, s'éternise chez le coiffeur et que le père, Néyif, est parti à la boucherie chercher le gigot, Nazha (la mère), Neel (le fils) et la voisine s'affairent à préparer le repas de noces. Les deux ménagères papotent avec entrain sous le bruit des bombes. La boucherie ayant été bombardée, le père revient avec un mouton vivant qu'il va falloir tuer sur place.       <br />
              <br />
       Insolite, mi-tragique, mi-comique, la pièce oscille entre l'absurde et le burlesque, Ionesco et Almodovar. Le summum est atteint lorsque nous découvrons que la noce ne comprend pas de fiancé. Mais, malgré l'absence de fiancé – une broutille qui ne manquera pas de se résoudre au dernier moment, semble penser la famille –, malgré l'orage, les obus, les coupures d'électricité menaçant la cuisson du gigot et les balles des francs-tireurs qui obligent à ramper sous les fenêtres, les préparatifs vont bon train, dans une atmosphère volubile.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88656186-62766212.jpg?v=1747666790" alt=""Journée de noces chez les Cromagnons", un retour aux sources pour Wajdi Mouawad qui ainsi boucle la boucle et clôt en beauté 30 ans de création" title=""Journée de noces chez les Cromagnons", un retour aux sources pour Wajdi Mouawad qui ainsi boucle la boucle et clôt en beauté 30 ans de création" />
     </div>
     <div>
      Puis, changement de décor, et un paysage enneigé nous propulse au Québec, des années plus tard, alors que retentit la chanson de Starmania &quot;Le monde est stone&quot;. Jean, un jeune écrivain en herbe, téléphone à son père de Montréal et, dans une émouvante mise en abyme, le double de l'auteur reprend le récit en cours…       <br />
              <br />
       Cette pièce de jeunesse, écrite en 1991, la deuxième après &quot;Willy Protagoras enfermé dans les toilettes&quot;, contient déjà l'essence des thématiques développées par Wajdi Mouawad dans ses pièces ultérieures : la famille, déployée amplement dans son cycle domestique – &quot;Seuls&quot; (2008), &quot;Sœurs&quot; (2014) et &quot;Mère&quot; (2021) –, et la guerre civile libanaise, présente dans la majorité de ses pièces, à commencer par celles du &quot;Sang des promesses&quot; –  &quot;Littoral&quot; (1997), &quot;Incendies&quot; (2003), &quot;Forêts&quot; (2006) et &quot;Ciels&quot; (2009) –, pour se terminer en apothéose avec &quot;Racine carrée du verbe être&quot; (2022) où l'auteur joue plus que jamais avec maestria de l'enchevêtrement des lieux et des temporalités.       <br />
              <br />
       Car, comme chacun sait, Wajdi Mouawad, né au Liban en 1968, a dû fuir la guerre civile libanaise (1975-1990) à l'âge de huit ans, et émigrer avec sa famille en France, puis au Québec, et la guerre, avec la blessure générée par son déracinement, imprègne une grande partie de son œuvre. Concernant l'histoire du Liban et les différents événements survenus dans ces trois dernières décennies, l'auteur déclare : <span style="font-style:italic">&quot;(…) nous sommes les jouets du destin, mais nous portons en nous, à travers notre expression artistique, la responsabilité de la mémoire&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88656186-62766213.jpg?v=1747666810" alt=""Journée de noces chez les Cromagnons", un retour aux sources pour Wajdi Mouawad qui ainsi boucle la boucle et clôt en beauté 30 ans de création" title=""Journée de noces chez les Cromagnons", un retour aux sources pour Wajdi Mouawad qui ainsi boucle la boucle et clôt en beauté 30 ans de création" />
     </div>
     <div>
      Depuis sa création au début des années quatre-vingt-dix à sa publication en 2011, le texte de &quot;Journée de noces chez les Cromagnons&quot; a évolué au cours des ans et donné lieu à différentes versions. Aujourd'hui, Wajdi Mouawad l'a de nouveau remanié, y ajoutant notamment le personnage de Jean, son double écrivain. Il a aussi choisi de faire jouer la pièce en libanais, par des acteurs libanais, d'en confier la traduction à Odette Makhlouf, une des actrices de &quot;Mère&quot; – puisque lui-même n'écrit plus dans sa langue maternelle –, et d'en assurer, pour la première fois, la mise en scène.       <br />
              <br />
       La pièce embrasse de nombreux registres, avec de savoureux personnages, hauts en couleur et totalement décalés. <span style="font-style:italic">&quot;Je contemple l'horreur avec amusement&quot;, &quot;La guerre est si belle&quot;</span>, profère Nelly qui raconte des horreurs avec pureté et poésie. Car il y a aussi beaucoup de pureté et de poésie dans ce spectacle. D'abord, à travers la très jolie scénographie d'Emmanuel Clolus, la neige qui tombe, les projections vidéo de paysages enneigés et les chaudes lumières de Laurent Matignon, ou encore ce grand tissu blanc tour à tour drap de lit, nappe de banquet ou linceul. Nelly, la belle endormie que <span style="font-style:italic">&quot;seul un étranger saura réveiller&quot;</span>, semble, quant à elle, tout droit sortie de &quot;Underground&quot;, le film d'Emir Kusturica.       <br />
              <br />
       En jupon blanc ou en robe de mariée, coiffée d'un voile transparent, cette belle au bois dormant hors du temps, traverse l'espace tel un fantôme qui planerait au-dessus des tragédies du monde, insufflant charme et légèreté au récit. Les moments de chant sont également de pures merveilles. Saluons, pour finir, l'éblouissante distribution qui porte ce spectacle : Aïda Sabra (la mère), Fadi Abi Samra (le père), Bernadette Houdeib (la voisine), Aly Harkous (le fils), Layal Ghossain (Nelly) et Jean Destrem (l'écrivain). À voir !       <br />
       <b>◙ Isabelle Fauvel</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Journée de noces chez les Cromagnons"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88656186-62766214.jpg?v=1747666837" alt=""Journée de noces chez les Cromagnons", un retour aux sources pour Wajdi Mouawad qui ainsi boucle la boucle et clôt en beauté 30 ans de création" title=""Journée de noces chez les Cromagnons", un retour aux sources pour Wajdi Mouawad qui ainsi boucle la boucle et clôt en beauté 30 ans de création" />
     </div>
     <div>
      Spectacle en libanais surtitré en français.       <br />
       Texte : Wajdi Mouawad.       <br />
       Traduction en libanais : Odette Makhlouf.       <br />
       Mise en scène : Wajdi Mouawad.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Cyril Anrep.Avec : Fadi Abi Samra, Jean Destrem, Layal Ghossain, Aly Harkous, Bernadette Houdeib, Aïda Sabra.       <br />
       Dramaturgie et conception du surtitrage : Charlotte Farcet.       <br />
       Scénographie : Emmanuel Clolus.       <br />
       Musique originale : Nadim Mishlawi.       <br />
       Lumières : Laurent Matignon.       <br />
       Son : Annabelle Maillard.       <br />
       Costumes : Isabelle Flosi.       <br />
       Maquillage et coiffures : Cécile Kretschmar.       <br />
       Vidéo : Stéphanie Jasmin.       <br />
       Durée : 2 h.        <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 avril au 22 juin 2025.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h 30, mardi à 19 h 30 et dimanche à 15 h 30.       <br />
       La Colline Théâtre National, Grand Théâtre, Paris 20e, 01 44 62 52 52.        <br />
       <a class="link" href="https://www.colline.fr/" target="_blank">&gt;&gt; colline.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Journee-de-noces-chez-les-Cromagnons--un-retour-aux-sources-pour-Wajdi-Mouawad-qui-ainsi-boucle-la-boucle-et-clot-en_a4218.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Huit heures ne font pas un jour" Chronique d'une émancipation annoncée</title>
   <updated>2022-11-14T11:38:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Huit-heures-ne-font-pas-un-jour-Chronique-d-une-emancipation-annoncee_a3442.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/68741444-48287745.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-11-15T07:59:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Quand on se nomme Krüger-Epp, que l'on appartient à une famille ordinaire ouvrière dans la RFA des années soixante-dix et que l'existence semble a priori se résumer à partager son temps entre l'atelier d'usine et la récupération de sa force de travail, sans autre horizon d'attente qu'un labeur répétitif dénué de sens, on a bien besoin d'un petit grain de sable - une lanceuse d'alerte dirait-on aujourd'hui - qui, en toute innocence, va faire dérailler les destins tracés. Cet ovni salutaire a pour nom Luise, dite Mamie. Matriarche "indigne" et truculente d'une tribu traversée par les courants revendicatifs et féministes de l'après 68, elle va par sa seule présence inspirer aux autres membres les pas de côté créant des failles dans l'ordre établi.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68741444-48287745.jpg?v=1668367487" alt=""Huit heures ne font pas un jour" Chronique d'une émancipation annoncée" title=""Huit heures ne font pas un jour" Chronique d'une émancipation annoncée" />
     </div>
     <div>
      Ce scénario, mettant en jeu la classe ouvrière confrontée à son désir d'émancipation, a été écrit par Rainer Werner Fassbinder pour une mini-série télévisée allemande (&quot;Episodes 1 à 5&quot;) diffusée d'octobre 72 à mars 73. Abandonnant pour un temps l'atmosphère sombre de sa filmographie et de son théâtre, il s'y emploie à dépeindre, avec un réalisme distancié et une dose de fantaisie ô combien réjouissante, les heurs et malheurs de la condition ouvrière, de ses asservissements consentis à ses désirs de s'en libérer.       <br />
              <br />
       D'emblée la grand-mère Luise, très en verve, excitée comme une jeune amante, raconte à sa tribu réunie à l'occasion de son anniversaire comment elle a rencontré &quot;son Gregor&quot;, lisant &quot;L'amant de Lady Chatterley&quot; sur un banc du parc. Veuve, et apparemment heureuse de l'être si on s'en réfère aux souvenirs désastreux de son voyage de noces, elle se met en tête de trouver un appartement (chose compliquée quand on n'a pas le sou) pour abriter ses nouvelles amours… Désir qui, au-delà du sourire plus ou moins gêné qu'il peut provoquer chez son entourage un tantinet frustré, ouvre immanquablement une brèche dans l'aliénation du groupe.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68741444-48287746.jpg?v=1668367528" alt=""Huit heures ne font pas un jour" Chronique d'une émancipation annoncée" title=""Huit heures ne font pas un jour" Chronique d'une émancipation annoncée" />
     </div>
     <div>
      En effet, comme Wilhelm Reich, psychanalyste exclu du parti communiste allemand, n'avait pas manqué en son temps de le pointer dans son essai &quot;La Révolution sexuelle&quot; établissant un lien fort entre répression politique et répression sexuelle, comme les soixante-huitards de la Sorbonne l'inscrivaient en lettres rouges sur les murs parisiens <span style="font-style:italic">&quot;Plus je fais l'amour, plus j'ai envie de faire la révolution ; plus je fais la révolution, plus j'ai envie de faire l'amour&quot;</span>, cette grand-mère iconoclaste ouvre - à son corps consentant - la voie à la dissidence politique.       <br />
              <br />
       Mais le schéma introjecté du modèle patriarcal et patronal, ancré jusque dans les cerveaux des dominé(e)s, sera dur à déloger, tant les mécanismes de l'aliénation sont redoutables et leurs effets pervers, dévastateurs. Ainsi du mari de la petite-fille de Luise, violent et lui-même violenté par une morale héritée de la suprématie du mâle travailleur ayant tiré un trait sur toute notion de plaisir. Ainsi de &quot;l'ouvrier jaune&quot; qui trahira ses collègues en dévoilant à la cheffe la stratégie élaborée par ses pairs pour faire avancer leurs revendications salariales.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68741444-48287747.jpg?v=1668367559" alt=""Huit heures ne font pas un jour" Chronique d'une émancipation annoncée" title=""Huit heures ne font pas un jour" Chronique d'une émancipation annoncée" />
     </div>
     <div>
      Cependant, grâce à l'impulsion libertaire incarnée par cette grand-mère ne doutant, elle, de rien, jusqu'à ouvrir une garderie sauvage dans des locaux appartenant à la mairie - n'hésitant aucunement à enfreindre la loi pour faire valoir le droit aux mères de n'être pas les bonnes au foyer, les libérant de la garde de leur progéniture pour exister en tant que femmes - les lignes vont bouger au gré des actes posés. De même, encouragée par le questionnement de la petite amie amoureuse du petit-fils, lui-même à l'unisson de ces deux femmes, la contestation de l'ordre immuable va cheminer dans les esprits des hommes et femmes confondus.       <br />
              <br />
       Des petites phrases libératrices comme <span style="font-style:italic">&quot;Seuls les veaux les plus bêtes choisissent eux-mêmes leur boucher&quot;</span> ou encore <span style="font-style:italic">&quot;On a toujours plus de pouvoir qu'on ne croit&quot;</span>, servent d'antidotes à d'autres versées dans la résignation de classe : <span style="font-style:italic">&quot;De toute façon, l'ouvrier, il est là pour se faire avoir&quot;</span>. Ce combat - c'en est un - est semé d'embûches tant l'intériorisation de la servitude volontaire a contaminé les circuits de réflexion et l'estime de soi. Ainsi, lorsque des velléités d'émancipation par la connaissance se font jour chez un ouvrier, constituant l'espoir d'une nouvelle gouvernance dans l'atelier, elles sont battues en brèche par le sentiment d'usurper un rôle réservé à la classe supérieure : <span style="font-style:italic">&quot;Faut savoir rester à sa place. Quand on est petit, on reste petit. Je n'arrive pas à retenir… Je suis bête, je le sais&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68741444-48287748.jpg?v=1668367608" alt=""Huit heures ne font pas un jour" Chronique d'une émancipation annoncée" title=""Huit heures ne font pas un jour" Chronique d'une émancipation annoncée" />
     </div>
     <div>
      Heureusement, la communauté ouvrière est là qui veille à ce que le sentiment d'illégitimité de classe soit combattu, et ce, pour le bonheur de tous. <span style="font-style:italic">&quot;L'histoire de ton corps (et de ton esprit) accuse l'histoire politique&quot;</span>, dit en écho Édouard Louis dans &quot;Qui a tué mon père ?&quot;. Prise de conscience, grâce aux débats incessants suivis de vote à main levée dans l'atelier, que l'aliénation n'est pas naturelle, mais acquise ; on ne naît pas aliéné, on le devient. De même, les préjugés de classe concernant les &quot;alliances contre-nature&quot; entre des êtres ne partageant ni la même culture, ni le même standing, voleront fort joyeusement en éclats sous la pression du désir amoureux - encore lui - propre à venir à bout de tous les conditionnements sociétaux.       <br />
              <br />
       Ce qui est remarquable dans l'univers mis en jeu, c'est que loin de tous discours didactiques, ce sont les actes posés collectivement, émaillés de petites phrases spontanées éclairant les paroles de l'aliénation (<span style="font-style:italic">&quot;Elle n'a pas que de la merde dans le crâne. Elle dit ce qu'on lui a appris&quot;</span>), qui participent au processus d'émancipation, un processus lent, émaillé de crises de nerfs, d'engueulades et de rires, et pour autant redoutable d'efficacité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68741444-48287749.jpg?v=1668367643" alt=""Huit heures ne font pas un jour" Chronique d'une émancipation annoncée" title=""Huit heures ne font pas un jour" Chronique d'une émancipation annoncée" />
     </div>
     <div>
      Sans oublier, encore et toujours, le pouvoir des sentiments, ceux qui unissent la grand-mère à son amant, le petit-fils à son amie rencontrée autour d'un bocal à cornichons récalcitrant, ou encore deux autres couples jugés au départ des plus improbables. Pas étonnant alors, que sous leurs impulsions, le paysage mental s'ouvre à d'autres horizons, soulevant le couvercle de la servitude intégrée pour créer les conditions d'une émancipation tant ouvrière que personnelle.       <br />
              <br />
       Pour ces nouveaux contestataires, découvrant in situ la force de l'organisation collective comme outil de libération susceptible de les extraire de l'emprise d'une organisation du travail toxique, la révolution sociale et économique ne saurait être séparée d'une révolution joyeuse des mœurs : c'est cette expérience fondatrice qu'ils vivent, nous entraînant avec eux.       <br />
              <br />
       Mis habilement en scène par Julie Deliquet et habité par quatorze comédiennes et comédiens débordant de tonicité contagieuse, le plateau résonne trois heures durant des saillies &quot;déchaînées&quot; de ces personnages en quête d'une vie jusque-là confisquée. Dans un décor d'atelier au mobilier industriel (que la mode du vintage ne désapprouverait pas), devenant au gré des fluctuations de l'intrigue salle de banquet de noces, comme pour mieux signifier la labilité des frontières entre privé et travail, le destin des uns et des autres va se nouer, se dénouer, grâce à l'action du collectif, ouvreur de liberté potentielle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68741444-48287827.jpg?v=1668368304" alt=""Huit heures ne font pas un jour" Chronique d'une émancipation annoncée" title=""Huit heures ne font pas un jour" Chronique d'une émancipation annoncée" />
     </div>
     <div>
      Ainsi, entre éclats de rires, colères et sanglots, la (re)conquête d'une humanité - tel est l'enjeu - se joue devant nous, aspirés littéralement par leurs luttes à mains nues. Et s'il était encore des blasés d'aujourd'hui, revenus de tout sans avoir rien goûté, pour trouver dans ce &quot;conte à rebours&quot; l'expression d'espérances obsolètes à mettre au rencart, on leur opposerait - non sans un sourire compassionnel - le slogan phare d'une génération mue par le désir de vivre chevillé au corps : <span style="font-style:italic">&quot;Soyons réalistes, demandons l'impossible&quot;.</span>       <br />
              <br />
       <b>Vu au TnBA à Bordeaux, Grande salle Vitez, le mardi 8 novembre 2022. A été représenté du 8 au 11 novembre.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Huit heures ne font pas un jour, Épisodes 1 à 5"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68741444-48287828.jpg?v=1668368362" alt=""Huit heures ne font pas un jour" Chronique d'une émancipation annoncée" title=""Huit heures ne font pas un jour" Chronique d'une émancipation annoncée" />
     </div>
     <div>
      Texte : Rainer Werner Fassbinder. L'intégralité des huit épisodes de l'œuvre &quot;Huit heures ne font pas un jour&quot; est publiée par L'Arche Éditeur.       <br />
       Traduction : Laurent Muhleisen.       <br />
       Mise en scène : Julie Deliquet.       <br />
       Avec : Lina Alsayed, Julie André, Éric Charon, Évelyne Didi, Christian Drillaud, Olivier Faliez, Ambre Febvre, Zakariya Gouram, Brahim Koutari, Agnès Ramy, David Seigneur, Mikaël Treguer, Hélène Viviès ; et en alternance avec Pauline Cuvelier ou Violette Martin.       <br />
       Collaboration artistique : Pascale Fournier, Richard Sandra.       <br />
       Version scénique : Julie André, Julie Deliquet, Florence Seyvos.       <br />
       Scénographie : Julie Deliquet, Zoé Pautet.       <br />
       Lumière : Vyara Stefanova.       <br />
       Son : Pierre De Cintaz.       <br />
       Costumes : Julie Scobeltzine.       <br />
       Habillage : Ornella Voltolini.       <br />
       Coiffures, perruques : Judith Scotto.       <br />
       Régie générale : Léo Rossi-Roth.       <br />
       Régie lumière : Luc Muscillo.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68741444-48287835.jpg?v=1668368392" alt=""Huit heures ne font pas un jour" Chronique d'une émancipation annoncée" title=""Huit heures ne font pas un jour" Chronique d'une émancipation annoncée" />
     </div>
     <div>
      Régie plateau : Bertrand Sombsthay.       <br />
       Régie accessoires : Juliette Mougel.       <br />
       Durée : 3 h 15 avec entracte.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       1er et 2 décembre 2022 : Théâtre de Lorient - CDN, Lorient (56).       <br />
       13 et 14 décembre 2022 : Le Grand Sud, en partenariat avec La Rose des Vents, Lille (59).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Huit-heures-ne-font-pas-un-jour-Chronique-d-une-emancipation-annoncee_a3442.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•Villeuneuve en Scène 2022• "Désir, Terre et Sang" Les trois grandes visions de Lorca, cris de révolte des femmes, sur la piste du chapiteau !</title>
   <updated>2022-06-25T09:28:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Villeuneuve-en-Scene-2022-Desir-Terre-et-Sang-Les-trois-grandes-visions-de-Lorca-cris-de-revolte-des-femmes-sur-la_a3264.html</id>
   <category term="Avignon 2022" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/64962268-46458163.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-05-30T19:35:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"Le théâtre est la poésie qui sort du livre pour descendre dans la rue" disait Federico García Lorca quelques années avant son exécution par les fascistes espagnols en 1936. Cette belle déclaration d'intention n'était pas que des mots. En 1931, Lorca crée La Baracca, une compagnie de théâtre itinérant. Il parcourra avec elle, pendant cinq ans, toutes les routes du sud de l'Espagne pour porter les textes classiques et modernes vers les couches populaires de la société de l'époque.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64962268-46458163.jpg?v=1653762250" alt="•Villeuneuve en Scène 2022• "Désir, Terre et Sang" Les trois grandes visions de Lorca, cris de révolte des femmes, sur la piste du chapiteau !" title="•Villeuneuve en Scène 2022• "Désir, Terre et Sang" Les trois grandes visions de Lorca, cris de révolte des femmes, sur la piste du chapiteau !" />
     </div>
     <div>
      Les Baladins du Miroir, qui présentent cette adaptation des grands textes de l'auteur espagnol, sont comme les petits enfants de la Baracca. Théâtre itinérant sous chapiteau, ils sillonnent depuis plus de quarante ans les routes francophones de la Belgique, de la France, de la Suisse, du Québec même. La même ambition les anime : porter le spectacle, la poésie, les classiques et les modernes, partout où un public fidèle et amoureux les attend. Depuis toutes ces années, une identité forte et une notoriété croissante accompagnent leurs créations : des spectacles le plus souvent monumentaux (de quinze à vingt interprètes au plateau), musicaux (comédiennes et comédiens sont tous chanteurs, instrumentistes), mâtinés parfois par des circassiens acrobates ou de voltige (comme ce sera le cas pour leur prochaine création contemporaine : &quot;La Porteuse de Souffle&quot;).       <br />
               <br />
       Cette similitude des deux théâtres itinérants sert admirablement le propos de cette création. Dominique Serron, qui en signe l'adaptation et la mise en scène, la met totalement à profit en cousant des morceaux de pièces de Lorca avec un fil narratif évoquant la vie de l'auteur espagnol éternellement jeune, fauché à 38 ans. Infusant les trois pièces phares &quot;Noces de sang&quot;, &quot;Yerma&quot; et &quot;La Maison de Bernarda Alba&quot;, le spectacle en fait ressortir avec puissance l'essence, la moelle même qu'elles contiennent et qui en font leurs valeurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64962268-46458169.jpg?v=1653762284" alt="•Villeuneuve en Scène 2022• "Désir, Terre et Sang" Les trois grandes visions de Lorca, cris de révolte des femmes, sur la piste du chapiteau !" title="•Villeuneuve en Scène 2022• "Désir, Terre et Sang" Les trois grandes visions de Lorca, cris de révolte des femmes, sur la piste du chapiteau !" />
     </div>
     <div>
      Bien sûr, le côté un peu exotique de la société espagnole traditionnelle - que Lorca dénonce - existe : intolérance religieuse, sens incendiés par les feux du soleil, dureté des regards, des mots, des jugements sur autrui, raideur du carcan moral. Pourtant, ce qui ressort essentiellement de ces croisements de scènes, c'est surtout le constat terrible de la souffrance des femmes dans un univers de sang dominé par les hommes.       <br />
               <br />
       Le fait est que Lorca met en pleine lumière les personnages féminins. Ce sont elles les héroïnes de ces vies qui commencent sous le joug du père et des mères, pour finir sous celui du mari : des vies de papillons, faits d'ombres et de reniement, de soumission et de vieillissement prématuré, mais aussi de rêves, de désirs fous, de poésie. Les Baladins du Miroir ont ainsi convoqué une troupe majoritairement féminine qui, dans sa belle diversité, clame la révolte sourde de la vie même face à des règles sociales castratrices, humiliantes. Dans ce cri, l'appel franquiste : &quot;Viva la muerte !&quot; est jeté en pleine lumière comme une menace morbide faite aussi sur nos libertés et à nos sociétés capables de se laisser séduire par le rabotage des droits des femmes. La crise qui dure depuis cinquante ans, n'explique pas tout.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64962268-46458201.jpg?v=1653762447" alt="•Villeuneuve en Scène 2022• "Désir, Terre et Sang" Les trois grandes visions de Lorca, cris de révolte des femmes, sur la piste du chapiteau !" title="•Villeuneuve en Scène 2022• "Désir, Terre et Sang" Les trois grandes visions de Lorca, cris de révolte des femmes, sur la piste du chapiteau !" />
     </div>
     <div>
      Sous le grand chapiteau qui accueille jusqu'à 350 spectateurs, les vingt interprètes et les trois musiciens parsèment les récits entremêlés de chants puissants, chorales, dans un ballet de déplacements chorégraphiés. Ce sont de très belles compositions dans l'esprit des chants populaires espagnols de Line Adam. La performance vocale s'accompagne tout au long du spectacle d'une vivacité de jeu et de changements de costumes et d'univers qui permet de caracoler de pièces en pièces.       <br />
              <br />
       Le &quot;Maître Rouge&quot;, sorte de baladin qui fait le lien entre la piste et le public, sert également de lien entre les pièces et l'histoire biographique de l'auteur. Il est l'hôte des lieux où nous sommes invités. De temps à autre, le rideau de fond sert de support à des vidéos. Elles servent à mon sens essentiellement à quelques parties oniriques de &quot;Noces de sang&quot;. Le rideau s'écarte aussi parfois pour dévoiler des arrières-scènes dans une roulotte : figure intime du théâtre itinérant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64962268-46458202.jpg?v=1653762477" alt="•Villeuneuve en Scène 2022• "Désir, Terre et Sang" Les trois grandes visions de Lorca, cris de révolte des femmes, sur la piste du chapiteau !" title="•Villeuneuve en Scène 2022• "Désir, Terre et Sang" Les trois grandes visions de Lorca, cris de révolte des femmes, sur la piste du chapiteau !" />
     </div>
     <div>
      Tout ceci donne du sens. En sortant du chapiteau pour l'entracte, on retrouve au-dehors, d'autres roulottes, celles de la compagnie où résident certains membres. Durant trois heures, un pont spirituel se fait entre la Baracca de 1936 et, à notre époque, les Baladins du Miroir, un rêve tel que Lorca les aimait, une transgression du temps, de l'espace et des mœurs. Et même si la dispersion des trois histoires affadit la force dramatique que Lorca avait su instiller dans ses récits, il reste que la magnifique écriture du jeune Espagnol donne des frissons à l'âme et du cœur au ventre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Désir, Terre et Sang"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64962268-46458206.jpg?v=1653762509" alt="•Villeuneuve en Scène 2022• "Désir, Terre et Sang" Les trois grandes visions de Lorca, cris de révolte des femmes, sur la piste du chapiteau !" title="•Villeuneuve en Scène 2022• "Désir, Terre et Sang" Les trois grandes visions de Lorca, cris de révolte des femmes, sur la piste du chapiteau !" />
     </div>
     <div>
      D'après l'œuvre de Federico Garcia Lorca.       <br />
       Texte : Federico Garcia Lorca.       <br />
       Adaptation et mise en scène : Dominique Serron.       <br />
       Assistants à la mise en scène : Léopold Terlinden, Elfée Dursen.       <br />
       Avec : Irène Berruyer, Stéphanie Coppé, Elfée Dursen, Monique Gelders, Aurélie Goudaer, Geneviève Knoops, François Houart, Sophie Lajoie, Virginie Pierre, Julien Vanbreuseghem et (en alternance) Léonard Berthet-Rivière, Andreas Christou, Merlin Delens, Florence Guillaume, Gaspar Leclère, Léopold Terlinden, Coline Zimmer.       <br />
       Musique : Gauthier Lisein, Hugo Adam Piano, percussions (en alternance) et Line Adam, Aurélie Goudaer, Juliette Tracewski, violon (en alternance).       <br />
       Figuration ﬁlms : Lesly Briggs, Cyril Collet, Kevin Lerat, Alexia Lobo, Boris Veraeghen, Antoine Van Rolleghem, Xavier Decoux, Ananda Murinni, Simon Gélard, Marie Nils.       <br />
       Composition et direction musicale : Line Adam.       <br />
       Scénographie et réalisation des ﬁlms : Laure Hassel.       <br />
       Assistante à la scénographie : Noémie Warion.       <br />
       Création des costumes : Christine Mobers.       <br />
       Création vidéo : Drop The Spoon/Jean-Luc Gason.       <br />
       Création lumières : Xavier Lauwers.       <br />
       Réalisation des décors : Xavier Decoux/Baladins du Miroir.       <br />
       Réalisation des costumes : Marie Nils avec l'aide de Sylvie Van Loo, Isabelle Airaud, Julie Beca, Laure Noremberg.       <br />
       Écriture des textes du &quot;Maître Rouge&quot; : François Houart.       <br />
       Création maquillage : Julie Serron.       <br />
       Enregistrements et bruitages : Colin Burton.       <br />
       Une création des Baladins du Miroir et de L'Inﬁni Théâtre.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
              <br />
       <b>•Villeuneuve en Scène 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 au 21 Juillet 2022.</span>       <br />
       Tous les jours à 21 h 30 (relâche le 15).       <br />
       Clos de l’Abbaye, Plaine de l’Abbaye, Villeneuve-lès-Avignon (30).       <br />
       <a class="link" href="http://www.festivalvilleneuveenscene.com/" target="_blank">&gt;&gt; festivalvilleneuveenscene</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64962268-46458215.jpg?v=1653762576" alt="•Villeuneuve en Scène 2022• "Désir, Terre et Sang" Les trois grandes visions de Lorca, cris de révolte des femmes, sur la piste du chapiteau !" title="•Villeuneuve en Scène 2022• "Désir, Terre et Sang" Les trois grandes visions de Lorca, cris de révolte des femmes, sur la piste du chapiteau !" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Villeuneuve-en-Scene-2022-Desir-Terre-et-Sang-Les-trois-grandes-visions-de-Lorca-cris-de-revolte-des-femmes-sur-la_a3264.html" />
  </entry>
</feed>
