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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-09T19:33:59+02:00</updated>
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   <title>•Off 2024• "L'Abolition des privilèges" Un seul en scène étonnant éclairant l'Histoire à la lumière des événements modernes</title>
   <updated>2024-03-31T18:40:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-L-Abolition-des-privileges-Un-seul-en-scene-etonnant-eclairant-l-Histoire-a-la-lumiere-des-evenements-modernes_a3854.html</id>
   <category term="Avignon 2024" />
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   <published>2024-03-26T16:30:00+01:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"L'Abolition des privilèges" est un roman historique écrit par Bertrand Guillot et divisé en trois parties. La première relatant la nuit fulgurante du 4 août 1789 qui vit les députés de la jeune Assemblée Nationale rédiger, puis voter un décret abolissant les privilèges de la Noblesse, du Clergé, puis des Provinces. La deuxième qui retourne 15 ans en arrière et relate l'effondrement de l'Ancien Régime entre 1774 et 1789. Enfin, la troisième, une leçon de politique qui conte les jours, les semaines, les mois qui ont suivi la nuit du 15 août.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79143301-57362685.jpg?v=1711468416" alt="•Off 2024• "L'Abolition des privilèges" Un seul en scène étonnant éclairant l'Histoire à la lumière des événements modernes" title="•Off 2024• "L'Abolition des privilèges" Un seul en scène étonnant éclairant l'Histoire à la lumière des événements modernes" />
     </div>
     <div>
      Ça n'a pas dû être une mince affaire pour Hugues Duchêne de la compagnie Le Royal Velours de réduire les 280 pages de ce roman historique à une heure trente de spectacle, ni de faire transparaître ce qui constitue les propos essentiels de ce dernier… Pourtant, il s'en est emparé, emporté par sa passion pour la politique dès son adolescence.       <br />
              <br />
       Mais à qui faudrait-il donner la parole en priorité dans cette adaptation ? Au jeune Talleyrand, aux députés Duquesnoy, Delaville, Noailles, Le Chapelier ou encore Le Guen de Kerangal ? Ou un minima à chacun d'entre eux ?       <br />
              <br />
       Et quelle forme donner à tout cela ? Quelle scénographie ? Par quel biais bâtir la dramaturgie ? Autant de questions qui sont celles auxquelles doivent se confronter nécessairement un metteur en scène digne de ce nom. Démarche bien titanesque que d'adapter, en règle générale, un roman au théâtre. Qui plus est, un roman historique. Mais il semblerait que rien ne retienne Hugues Duchêne dans sa fougue créatrice.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Si mon spectacle &quot;Je m'en vais, mais l'État demeure&quot; a été un sprint du point de vue de l'élocution, celle de &quot;l'Abolition des privilèges&quot; sera un marathon ! Parce qu'il faut donner le sentiment que l'Histoire s'est accélérée jusqu'à nos jours. Je cherchais un texte qui nous parlerait d'aujourd'hui et que je pourrais accommoder aux événements modernes&quot;,</span> Hugues Duchêne.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79143301-57362701.jpg?v=1711468465" alt="•Off 2024• "L'Abolition des privilèges" Un seul en scène étonnant éclairant l'Histoire à la lumière des événements modernes" title="•Off 2024• "L'Abolition des privilèges" Un seul en scène étonnant éclairant l'Histoire à la lumière des événements modernes" />
     </div>
     <div>
      Le jeune metteur en scène l'a trouvé ce roman, de façon pour le moins particulière. Ainsi vont parfois les choses de la création théâtrale, parfois quand on s'y attend le moins. Et il l'a dévoré, lui qui a rejoint le Mouvement des Jeunes Socialistes à 15 ans, réalisé des études de sciences politiques, mais qui se sont révélées vite incompatibles avec celles d'art dramatique qu'il convoitait. Alors, il opte pour le Conservatoire de Lille et intègre aussi la Comédie Française en tant qu'élève comédien.       <br />
              <br />
       Comme il le dit lui-même, <span style="font-style:italic">&quot;Mon but est d'être un peu comme Tintin&quot;</span>… Tintin scrutant la politique française. Ça, c'est ce qu'il proclamait à l'occasion de sa fresque politique de son avant-dernier spectacle dans lequel il convoquait le premier quinquennat d'Emmanuel Macron dans une saga contemporaine parfois controversée.       <br />
              <br />
       Mais alors ! Quid de son nouveau spectacle, retraçant cette fameuse nuit du 4 août 1789 qui décida de la suppression des privilèges féodaux, entre exactement dix-neuf heures et deux heures du matin ? À bien y regarder, le grand public ne l'a jamais vraiment su et seuls quelques historiens spécialistes et érudits pourraient l'évoquer. C'est le cas de Bertrand Guillot qui relate, dans son roman éponyme, avec humour et érudition, l'état de la France en cet été 1789, en déficit chronique, à bout de souffle, un État où les plus riches échappent à l'impôt, où le peuple est à bout de nerfs et réclame justice, mais sans rien voir venir…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79143301-57362703.jpg?v=1711468499" alt="•Off 2024• "L'Abolition des privilèges" Un seul en scène étonnant éclairant l'Histoire à la lumière des événements modernes" title="•Off 2024• "L'Abolition des privilèges" Un seul en scène étonnant éclairant l'Histoire à la lumière des événements modernes" />
     </div>
     <div>
      Ce soir-là, au Théâtre 13/Bibliothèque, si nous n'avons pas eu le privilège de nous voir offrir une coupe de champagne avant le début du spectacle – à n'en point douter un clin d'œil hommage à l'ouvrage cocasse de Bertrand Guillot – pour nous être assises &quot;à la mauvaise&quot; place, celle du Tiers-État, (champagne réservé forcément à la noblesse), nous avons malgré tout assisté à une performance d'acteur très pétillante, elle aussi, emportée, hautement charismatique, voire exceptionnelle : celle de Maxime Pambet, qui endosse ici avec grande virtuosité une dizaine de rôles distincts.       <br />
              <br />
       Dès le début du spectacle, sur deux écrans dirigés vers les spectateurs placés en espace quadri-frontal, on découvre le comédien en jeune député Duquesnoy, se filmant en selfie, marchant d'un pas vif vers les États Généraux de Versailles et commentant de manière toute personnelle ses états d'âme et ses impressions toutes personnelles.       <br />
              <br />
       La trouvaille et l'effet produit sont originaux, car ils ancrent la chose théâtrale dans un présent qui sollicite le spectateur ainsi immédiatement interpellé dans son rôle.       <br />
              <br />
       Le processus créatif d'un comédien interprétant des multiples voix est de nos jours monnaie courante au théâtre. Encore faut-il en avoir la carrure et le talent… Ce soir-là, grâce à ces derniers que possède incontestablement Maxime Pambet, et grâce à l'imagination brillamment ciblée du comédien-metteur en scène, nous revivons, comme si nous y étions, cette Nuit du 4 août 1789.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79143301-57362704.jpg?v=1711468526" alt="•Off 2024• "L'Abolition des privilèges" Un seul en scène étonnant éclairant l'Histoire à la lumière des événements modernes" title="•Off 2024• "L'Abolition des privilèges" Un seul en scène étonnant éclairant l'Histoire à la lumière des événements modernes" />
     </div>
     <div>
      La fougue des propos de Bertrand Guillot adaptée à la scène par Hugues Duchêne, le jeu virtuose du comédien Maxime Pambet et la scénographie de Julie Camus, aux décors joliment tapissés, proposent aux spectateurs du Théâtre 13/Bibliothèque une bien jolie facture théâtrale et un retour en arrière qui, à bien y regarder, a des allures d'un temps plutôt présent !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Ce qui est dans l'air du temps finit par s'incarner ! On sait pas… On sait pas… Mais tout arrive&quot;</span>       <br />
       Pointant le bout de son nez à un moment du spectacle, tel un post Instagram ou une bulle imagée &quot;Intelligemment artificielle&quot;, Hugues Duchêne intervient à un moment du spectacle, interrogeant son comédien sur les inspirations et autres échos qui peuvent être les siens, aujourd'hui, du point de vue de certains privilèges malheureusement toujours en place.       <br />
              <br />
       Ça peut dérouter ! Le spectateur s'interroge, perplexe, surpris, dérouté… D'aucuns pourraient y voir un espace dramaturgique aux intentions didactiques inutiles. Respectons-les.       <br />
       Mais les lois créatrices et artistiques des metteurs en scène ont leurs raisons que rien ne supplante, pas même les avis hâtivement énoncés de certaines et certains critiques.       <br />
       Ici, le public rit ou sourit, dans l'ensemble. Et s'il s'en abstient, c'est son choix le plus strict.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'Abolition des privilèges"</b></div>
     <div>
      D'après le livre &quot;L'Abolition des privilèges&quot; de Bertrand Guillot paru aux Éditions Les Avrils.       <br />
       Adaptation et mise en scène : Hugues Duchêne.       <br />
       Avec : Maxime Pambet.       <br />
       Scénographie Julie Camus.       <br />
       Vidéo : Pierre Martin.       <br />
       Son et lumière : Jérémie Dubois.       <br />
       Production Le Royal Velours.       <br />
       Dès 15 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">20 au 30 mars 2024.</span>       <br />
       Du lundi au vendredi à 20 h, samedi à 18 h.       <br />
       Théâtre 13/Bibliothèque, Paris 13e, 01 45 88 62 22.        <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre13.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre13.com</a>       <br />
              <br />
       Spectacle créé le 14 mars 2024 à la Rose des vents - Scène nationale à Villeneuve-d'Ascq (59).       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       11 avril 2024 : Scène communale, Houplines (59).       <br />
       12 avril 2024 : Scène communale, Annoeulin (59).       <br />
       13 avril 2024 : Salle communale, Marquettes-lez-Lille (59).       <br />
       18 avril 2024 : Lezennes (59).       <br />
       19 avril 2024 : Salle communautaire, Mézières-sur-Oise (02).       <br />
       11 mai 2024 : Communauté de communes des Lisières de l'Oise, Attichy (60).       <br />
       31 mai 2024 : Salle communale, Erquinhem (59).       <br />
       1er juin 2024 : Salle communale, Neuville en Ferrain (59).       <br />
       27 juin 2024 : Festival de Malaz, Annecy (74).       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 15 h 50. Relâche le xxxxx.       <br />
       Théâtre du Train Bleu, spectacle hors-les-murs à l'Espace Étoile MAIF, Avignon.       <br />
       Départ navette à 15 h 35 et retour intra-muros à17 h 40.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('contact@theatredutrainbleu.fr')" >contact@theatredutrainbleu.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredutrainbleu.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatredutrainbleu.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Et un regard neuf éclaira "Le Misanthrope"</title>
   <updated>2023-01-12T12:10:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Et-un-regard-neuf-eclaira-Le-Misanthrope_a3484.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/69905188-48823243.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-01-04T07:10:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Voilà une représentation originale de la célèbre pièce de Molière. On pourrait presque parler de métamorphose. Et pourtant, on y respecte la moindre réplique du texte original. Il n'y est fait usage d'aucun effets ajoutés, trucs scéniques, sonores, spectaculaires… Au contraire, c'est dans une sobriété poussée à l'extrême, un plateau nu, des lumières essentielles et des costumes simples et sans époques que se déroule l'histoire.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69905188-48823243.jpg?v=1672770849" alt="Et un regard neuf éclaira "Le Misanthrope"" title="Et un regard neuf éclaira "Le Misanthrope"" />
     </div>
     <div>
      En cela, la mise en scène de René Loyon se plie au discours d'Alceste réclamant plus de naturel et plus de simplicité dans le monde. Mais s'y ajoute un ingrédient passionnant et c'est cette particularité qui va d'une certaine manière transposer la pièce hors de son siècle et la propulser jusqu'à nous : tous les personnages ont soudain dépassé 50 ans… comme si ce manège de faux-semblants, de médisances et de passe-droits, qui règne sur le salon de Célimène, durait depuis des décennies. Une sorte d'enfer à la Sartre où cette fois Alceste n'est plus seul à se sentir piégé, mais où tous, Célimène, Arsinoé, Oronte, Eliante, Philinte et petits marquis compris, sont condamnés à tourner, tourner éternellement et revivre sans cesse la même histoire.       <br />
              <br />
       Soudain, Alceste semble moins étranger au monde qu'il dénonce et son <span style="font-style:italic">&quot;Je veux qu'on me distingue !&quot;</span> se révèle être une requête que d'autres autour de lui clament également. Car dans cette mise en scène, les personnages paraissent libérés de leurs propres caricatures. On voit clairement à travers le masque d'apparence et l'on découvre, je pense pour la première fois, qu'ils ne sont pas seulement faits d'orgueil démesuré, mais de sensibilité, de fragilité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69905188-48823244.jpg?v=1672771093" alt="Et un regard neuf éclaira "Le Misanthrope"" title="Et un regard neuf éclaira "Le Misanthrope"" />
     </div>
     <div>
      Est-ce d'avoir fait soudain vieillir tous les personnages ou bien est-ce grâce à l'art du jeu maîtrisé dont tous les interprètes font preuve ? L'effet fonctionne à plein et l'on ne se cantonne pas à suivre la fougue et l'esprit des répliques fameuses de ce texte, on ressent ce qui se cache sous ces apparats : un besoin d'exister sans bornes.       <br />
              <br />
       Quant au couple Alceste, Célimène, il prend lui aussi une valeur différente. Et c'est la souffrance d'Alceste face à ce monde boursouflé d'hypocrisie qui saute aux yeux plus que sa colère démesurée, et c'est la force obstinée que développe Célimène pour conserver sa liberté qui nous touche plus que sa rouerie et ses amusements aux dépens des autres. C'est peut-être en cela que la pièce devient soudain très intemporelle avec un propos modernisé.       <br />
              <br />
       C'est une bien belle expérience à laquelle nous invitent René Loyon et ses valeureuses et valeureux comédiennes et comédiens (qui tous font partie de l'atelier René Loyon) : donner à voir et à entendre du neuf dans un texte merveilleux. Bref, c'est un sacré coup de jeune donné à la célèbre pièce de Molière et un régal renouvelé à voir et à entendre ce bal des faux-semblants, des perfidies et des fake news bien persistants dans notre temps.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Misanthrope"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69905188-48823294.jpg?v=1672771190" alt="Et un regard neuf éclaira "Le Misanthrope"" title="Et un regard neuf éclaira "Le Misanthrope"" />
     </div>
     <div>
      Texte : Molière.       <br />
       Mise en scène : René Loyon.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Évelyne Guimmara.       <br />
       Avec : Pierre Ascaride, Corinne Bastat, Cristine Combe, Francis Coz, Dominic Gras, Évelyne Guimmara, Claude-Bernard Pérot, Dominique Verrier, Thierry Vu Huu.       <br />
       Lumières : Laurent Castaingt.       <br />
       Régie générale : Igor Galabovski.       <br />
       Production : Compagnie RL.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 janvier au 6 février 2023.</span>       <br />
       Les lundis à 20 h.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Les 14, 15, 20, 21 et 22 mars 2023 à 20 h. </span>       <br />
       Le 100ecs - Établissement Culturel Solidaire, Paris 12e, 01 46 28 80 94.       <br />
       <a class="link" href="https://100ecs.fr/" target="_blank">&gt;&gt; 100ecs.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>"Ruy Blas" Une version vibrant assurément dans la sensibilité contemporaine</title>
   <updated>2020-02-29T14:11:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Ruy-Blas-Une-version-vibrant-assurement-dans-la-sensibilite-contemporaine_a2671.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/43223766-35742893.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-02-29T13:47:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Yves Beaunesne met en scène "Ruy Blas" de Victor Hugo et c'est comme une (re)découverte. Pleine de vivacité, de pétulance, l'histoire est celle d'une reine malheureuse. D'un valet amoureux d'une reine. D'un amour impossible entre une reine et un valet. D'un amour immense et tragique entre deux êtres que tout sépare…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/43223766-35742893.jpg?v=1582981612" alt=""Ruy Blas" Une version vibrant assurément dans la sensibilité contemporaine" title=""Ruy Blas" Une version vibrant assurément dans la sensibilité contemporaine" />
     </div>
     <div>
      D'un ministre éconduit qui se venge. D'une machination effroyable pour faire tomber la reine. D'un autre ministre qui défend l'intérêt général face à des ministres corrompus. D'un grand seigneur devenu gueux. D'un gueux devenu grand seigneur à la suite d'une substitution d'identité. D'une mort pour laver le déshonneur. Aussi de duels. De ripailles. De l'Espagne à son crépuscule. De noblesse et de bassesse.       <br />
              <br />
       Outre l'histoire, il y a les mots, l'appel des consonances, la musique de l'âme de l'amour et de la haine portée par un verbe haut, au débit intense et fluide et ajusté. Poétique, éthique, satirique, ironique, délicat, ne rechignant pas aux jeux de mots, aux expressions populaires, aux envolées lyriques. Qui a cette magie d'être en bouche naturellement, de porter le geste, de susciter le souffle. Faisant fi de toute vraisemblance mais qui atteint le cœur et la raison dans une gourmandise de mots. Le grotesque et le sublime. Le drame, la comédie, le roman-feuilleton réunis. Hugolien donc.       <br />
              <br />
       La mise en espace est rigoureuse. Le plateau est nu, sans décor, nettement incliné. Les comédiens, confiants qu'ils sont dans la parole de l'auteur, entrent et sortent suivent les diagonales, les médianes, les parallèles dans un mouvement continu étourdissant, trouvent une dynamique de l'équilibre et de l'amplification du geste. Sur scène, comme un tournis. Un moulin ! Comme une inclination à servir le public. La scène avec ses cabestans discrets laisse apparaître des traces de trappes, indices de chausse-trape. C'est là toute l'histoire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/43223766-35742897.jpg?v=1582981655" alt=""Ruy Blas" Une version vibrant assurément dans la sensibilité contemporaine" title=""Ruy Blas" Une version vibrant assurément dans la sensibilité contemporaine" />
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      La distribution des caractères joue ostensiblement et subtilement des antithèses, des contre-jeux. Les mimiques et les postures, les répétitions du geste, les antagonismes (Il ya des gros et des maigres) créent des effets comiques d'une drôlerie irrésistible ainsi qu'une tension permanente, une approche de la révolte et du tragique.       <br />
              <br />
       Il règne une forme d'urgence, qui peut sembler s'affoler, révélant comme une mécanique, une entrée en &quot;pantinisation&quot;. Cette mise en scène ne renie pas en effet sa dimension de théâtre de tréteau. Mais les costumes brillent dans un raffinement de velours et de soie. La musique qui clôt les actes ouvre sur l'imaginaire hispanique. Le spectateur a devant les yeux, sans qu'il en ait vraiment conscience, ces Jeunes-France efflanqués et dandys, ces jeunes filles rebelles, ces hommes mûrs, traîtres et cupides, ces silhouettes simplifiées de Paul Gavarni. Cette présentation de Ruy Blas vibre assurément dans la sensibilité contemporaine et vit à l'ombre de Frédérick Lemaître et de Victor Hugo. Toujours aussi jeunes.       <br />
               <br />
       Les comédiens saluent sous les ovations.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Ruy Blas"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/43223766-35742902.jpg?v=1582981686" alt=""Ruy Blas" Une version vibrant assurément dans la sensibilité contemporaine" title=""Ruy Blas" Une version vibrant assurément dans la sensibilité contemporaine" />
     </div>
     <div>
      Texte : Victor Hugo.       <br />
       Mise en scène : Yves Beaunesne.       <br />
       Assistantes à la mise en scène : Pauline Buffet, Laure Roldàn.       <br />
       Avec : Thierry Bosc, François Deblock, Zacharie Féron, Noémie Gantier, Fabienne Lucchetti, Maximin Marchand, Guy Pion, Jean-Christophe Quenon, Marine Sylf.       <br />
       Et les musiciennes : Anne-Lise Binard et Elsa Guiet.       <br />
       Conseil artistique : Marion Bernède.       <br />
       Dramaturgie : Jean-Christophe Blondel.       <br />
       Scénographie : Damien Caille-Perret.       <br />
       Lumière : Nathalie Perrier.       <br />
       Création musicale : Camille Rocailleux.       <br />
       Costumes : Jean-Daniel Vuillermoz.       <br />
       Maquillage, coiffures et masques : Cécile Kretschmar.       <br />
       Maître de chant Haïm Isaacs.       <br />
       Durée : 2 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 26 février au 15 mars 2020.</span>       <br />
       Lundi au samedi à 20 h, dimanche à 15 h 30.       <br />
       Théâtre Gérard Philipe - CDN, Salle Roger Blin, Saint-Denis (93), 01 48 13 70 00.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatregerardphilipe.com/cdn/" target="_blank">&gt;&gt; theatregerardphilipe.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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