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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-10T18:53:21+02:00</updated>
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   <title>"Le Bourgeois Gentilhomme" Quand l'une des œuvres phares de Molière prend une cure de jouvence !</title>
   <updated>2025-04-01T13:43:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Bourgeois-Gentilhomme-Quand-l-une-des-oeuvres-phares-de-Moliere-prend-une-cure-de-jouvence-_a4184.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2025-04-01T13:26:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Un Molière aux petits oignons… en version augmentée d’un pur grain de folie, d’une audace clownesque frisant le burlesque déjanté, habillé de créations costumières lumineuses et chamarrées, propulsées sur des musiques aux allants tant baroques, latinos que "musetto-festives", toutes aux tournures incontestablement réussies de comédie musicale. Voici enfin "Le Bourgeois Gentilhomme" collection haute-couture 2025 !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87598821-62120991.jpg?v=1743507187" alt=""Le Bourgeois Gentilhomme" Quand l'une des œuvres phares de Molière prend une cure de jouvence !" title=""Le Bourgeois Gentilhomme" Quand l'une des œuvres phares de Molière prend une cure de jouvence !" />
     </div>
     <div>
      Molière a fait porter au sieur Jourdain tous les caractères physiques et moraux propices à engendrer un comique taquin… aux forts potentiels clownesques. Conçu comme une comédie-ballet musicalement nourrie par Lully, l'auteur favori du Roi-Soleil s'empare d'un sujet d'actualité à l'époque : la fascination des bourgeois pour les façons et les pratiques des nobles telles que la danse, la musique, la philosophie et le maniement des armes… le tout traité dans une manière de burlesque farceur.       <br />
              <br />
       Bastien Ossart s'empare de cette comédie &quot;musicale&quot; avec jubilation, jovialité et enthousiasme et nous plonge immédiatement dans un univers bigarré et rutilant, nous emmenant dans un récit aux phrasés enjoués. Celui-ci commence par une exposition déclamatoire et guillerette des personnages et des situations générales de la farce, puis d'une présentation chantée par l'ensemble des comédiens.       <br />
              <br />
       Tout d'orange et d'originale inflorescence vêtus, Monsieur Jourdain apparaît ainsi dans une manière très florale, portant visage clownesque blanc et élocution accentuée – finale des mots appuyée et prononciation de la dernière lettre à chaque fois (z, s, etc.) –, ces deux dernières caractéristiques étant l'apanage de l'ensemble des personnages.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87598821-62120995.jpg?v=1743507243" alt=""Le Bourgeois Gentilhomme" Quand l'une des œuvres phares de Molière prend une cure de jouvence !" title=""Le Bourgeois Gentilhomme" Quand l'une des œuvres phares de Molière prend une cure de jouvence !" />
     </div>
     <div>
      La mise en scène, la scénographie, les costumes, le jeu, tous les éléments constituant le parti-pris du metteur en scène et de la compagnie Les Pieds Nus pour cette version proposée du &quot;Bourgeois Gentilhomme&quot; sont à l'unisson, comme une harmonie réussie de l'extrême audace, du &quot;déjantage&quot; absolu et de la fantaisie jubilatoire… le tout dans un cocktail alliant l'univers circassien, la comédie musicale et le théâtre baroque.       <br />
              <br />
       Si, pour certains, la représentation de pièces classiques a pu paraître longue et fade… ici, il n'en est rien tant le rythme est effréné, construit sur des enchaînements vifs et débridés, avec des musiques entraînantes et enlevées impliquant légèreté et cadences soutenues des tirades. Cela génère, amplifie l'humour des situations exagérées. Dans des formes de pauses éphémères, l'ensemble est ponctué de tableaux &quot;figés&quot;, poses photographiques composées et graphiques, des plus réussies.       <br />
              <br />
       Toutes les comédiennes et comédiens y vont de leur énergie, sans retenue, avec une grande vivacité de jeu et beaucoup de fraîcheur. La créativité de ce spectacle est présente à tous les étages, tant dans leurs interprétations que dans les trouvailles gestuelles, sonores, musicales, chorégraphiques… si riches que notre attention est en permanence sollicitée. Nous allons de surprises en surprises. Costumes, coiffures et chapeaux extravagants semblent tout droit sortis d'une BD aux graphismes baroques et loufoques. Collision des couleurs, tant dans les assemblages vestimentaires que dans les motifs des tissus choisis.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87598821-62121001.jpg?v=1743507285" alt=""Le Bourgeois Gentilhomme" Quand l'une des œuvres phares de Molière prend une cure de jouvence !" title=""Le Bourgeois Gentilhomme" Quand l'une des œuvres phares de Molière prend une cure de jouvence !" />
     </div>
     <div>
      Dans une partition réglée au millimètre, les effets comiques (démarches, mimiques, tonalités et dictions exagérées, etc.) sont parfaitement bien calculés et maîtrisés. C'est joué magistralement, c'est souvent proche du virtuose, avec une grande rigueur et beaucoup d'inventivité, ce qui renforce le côté vivifiant du théâtre baroque et celui kaléidoscopique de la folie visuelle, et donne aux séquences &quot;comédie musicale&quot; beaucoup de légèreté et d'espièglerie.       <br />
              <br />
       Enfin ! On peut à nouveau s'amuser avec Molière. C'est une vraie cure de jouvence qui ainsi est administrée au classique &quot;Bourgeois Gentilhomme&quot; qui prend des couleurs plus actuelles. L'ensemble emprunte aux codes de jeu du théâtre classique tout en mettant allégrement un pied dans l'expression contemporaine du clown avec quelques digressions modernes, sans que le texte originel ne soit en rien dénaturé.       <br />
              <br />
       C'est frais, sautillant et pétillant à souhait ! Un moment joyeux de théâtre, revigorant et réconfortant, bienvenue dans nos époques troubles, un spectacle essentiel aujourd'hui !       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Bourgeois Gentilhomme"</b></div>
     <div>
      D'après Molière       <br />
       Adaptation : Bastien Ossart.       <br />
       Mise en scène : Bastien Ossart.       <br />
       Avec : Bastien Ossart, Nicolas Quelquejay, Benoît Martinez, Iana Serena de Freitas ou Joyce Franrenet, Liwen Liang-Gelas ou Lauren Chekman et Mathilde Guêtré-Rguieg ou Marine Lansman.       <br />
       Lumières : Florian Derval.       <br />
       Costumes : Théâtre Les Pieds Nus.       <br />
       Production : Théâtre Les Pieds Nus.       <br />
       Coproduction : Théâtre du Chêne Noir, Avignon.       <br />
       À partir de 7 ans.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 février au 18 mai 2025.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 21 h, dimanche à 18 h.       <br />
       Théâtre Le Lucernaire, Théâtre Rouge, Paris 6e, 01 45 44 57 34.       <br />
       <a class="link" href="https://www.lucernaire.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>, •Off 2024• "Dom Juan… et les clowns" Un Molière vu à travers le regard hilare de Mario Gonzalez et la maîtrise complice d'Irina Brook</title>
   <updated>2024-07-12T22:33:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/-Off-2024-Dom-Juan-et-les-clowns-Un-Moliere-vu-a-travers-le-regard-hilare-de-Mario-Gonzalez-et-la-maitrise-complice-d_a4000.html</id>
   <category term="Avignon 2024" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/81525565-58712718.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-07-13T07:17:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les clowns, tels que nous les connaissons, n'existaient pas vraiment du temps de Molière. Ce sont des personnages qui ne lui auraient certainement pas servi puisque les caractères de Molière, tous excessifs et caricaturaux qu'ils puissent être, sont avant tout pris dans la réalité. Les clowns ont une dimension onirique qui nuirait, on peut le penser, au projet de l'auteur comique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81525565-58712718.jpg?v=1720816955" alt=", •Off 2024• "Dom Juan… et les clowns" Un Molière vu à travers le regard hilare de Mario Gonzalez et la maîtrise complice d'Irina Brook" title=", •Off 2024• "Dom Juan… et les clowns" Un Molière vu à travers le regard hilare de Mario Gonzalez et la maîtrise complice d'Irina Brook" />
     </div>
     <div>
      Et pourtant, le travail, effectué dans un premier temps par Mario Gonzalez (réputé pour son talent dans l'art du masque) puis, par la suite, par Irina Brook qui a repris la mise en scène du spectacle, est par moments sidérant de vérité, de sens.        <br />
              <br />
       Autour de Dom Juan, toute une ribambelle de personnages se croisent et se positionnent au sujet du seigneur méchant homme. La pièce de Molière est construite comme une déambulation des deux personnages principaux, Dom Juan et Sganarelle, son fidèle serviteur, une déambulation durant laquelle ils vont rencontrer toutes sortes de gens qui vont du noble aux paysans en passant par les pieux ermites, les usuriers et les spectres. Bref, toute une société respectueuse de lois divines et humaines qui leur ôte, aux yeux du libertin, toute liberté d'agir et de penser.       <br />
              <br />
       Dans cette pièce, Dom Juan traverse un monde de clowns tous un peu ridicules. C'est un peu comme si toute la pièce était focalisée sur le point de vue de Dom Juan, comme si, effectivement, ce dernier voyait tous ses contemporains comme des clowns ridicules. Clown, Sganarelle, clowns le commandeur et les vengeurs de celui-ci, clowns les paysannes, les paysans, clown son père, clowns, Elvire. Seul au milieu des clowns.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81525565-58712719.jpg?v=1720816988" alt=", •Off 2024• "Dom Juan… et les clowns" Un Molière vu à travers le regard hilare de Mario Gonzalez et la maîtrise complice d'Irina Brook" title=", •Off 2024• "Dom Juan… et les clowns" Un Molière vu à travers le regard hilare de Mario Gonzalez et la maîtrise complice d'Irina Brook" />
     </div>
     <div>
      Et cela marche. Sganarelle est le meilleur client pour un Auguste naïf, bavard et agité. Son personnage raisonneur, lâche et maladroit est à peine changé par le port d'un nez rouge (nez qu'on imagine aisément comme rougeur dû à l'excès de boisson alcoolisée). Les paysannes, Charlotte et Mathurine, et le paysan Piarrot, sont aussi plus vraies que nature dans les excès clownesques où ils sont, soudain, surdimensionnés. Les autres, à l'avenant. Cela fonctionne à merveille. Cela donne des moments de rires et de fous rires formidables. Cela donne également parfois des fulgurances qui apportent encore plus de sens à la pièce.       <br />
              <br />
       On rit beaucoup. Les sept interprètes qui (sauf pour les deux principaux rôles) jouent plusieurs personnages chacun ont fait un travail rigoureux, précis et parlant du corps, de la voix et du geste. On y reconnaît la patte de Mario Gonzalez. La mise en scène d'Irina Brook, qui installe toute l'aventure au centre d'un cercle, symbole de la piste de chapiteaux, donne un rythme haletant au spectacle. Elle y ajoute des moments chantés et une liberté de parole aux comédiens qui instaurent un vrai dialogue avec le public, quitte à chambouler les alexandrins du texte original.       <br />
              <br />
       Alors les puristes de l'œuvre de Molière seront peut-être choqués, mais, à y bien regarder, l'esprit de ce dernier est bien vivant, là, dans cette farce qu'est la vie pour le personnage de Dom Juan. Une farce faite d'hypocrisie, de lâcheté, de bêtise, de naïveté, de faux honneurs. Oh oui, le texte de Molière reste bien corrosif ici lorsque tous ceux qui croient au Ciel, à la Vertu, et à tous les principes moraux édictés par l'Église et les lois sont des clowns.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81525565-58712745.jpg?v=1720817025" alt=", •Off 2024• "Dom Juan… et les clowns" Un Molière vu à travers le regard hilare de Mario Gonzalez et la maîtrise complice d'Irina Brook" title=", •Off 2024• "Dom Juan… et les clowns" Un Molière vu à travers le regard hilare de Mario Gonzalez et la maîtrise complice d'Irina Brook" />
     </div>
     <div>
      Je n'ai qu'un seul pincement au cœur, pour le personnage d'Elvire, dont le clown, ici, n'est ni poétique, ni fragile comme il aurait pu être, mais grotesque. Vu un peu comme une désagréable mégère. Mais on peut imaginer Dom Juan la voir ainsi.       <br />
              <br />
       Quoi qu'il en soit, rien ne manque de ce que Molière a voulu mettre dans sa pièce : des intentions provocatrices, politiques et grinçantes. La mise en scène d'Irina Brook et le travail de Mario Gonzalez y ajoutant encore plus d'humour, de dérision, de loufoquerie. Et il faut rendre hommage au jeu des comédiennes et des comédiens qui portent ce projet, tous excellents, tous effroyablement drôles.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Dom Juan… et les clowns"</b></div>
     <div>
      Texte : Molière.       <br />
       Mise en scène : Irina Brook, à partir d'un premier travail de Mario Gonzalez.        <br />
       Avec : Thierry Surace, Jérôme Schoof, Sylvia Scantamburlo, Jessica Astier, Julien Faure, Cécile Guichard/Armony Bellanger en alternance, Thomas Santarelli.       <br />
       Décor et costumes : Théâtre National de Nice - CDN Nice Côte d'Azur.       <br />
       Compagnie Miranda.       <br />
       Coproduction : Théâtre de la Cité/Nice.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
       À partir de 8 ans.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 juin au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 20 h 25. Relâche le mardi.       <br />
       Espace Roseau Teinturiers, 45, rue des Teinturiers, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 84 51 26 44.       <br />
       <a class="link" href="https://espaceroseauteinturiers.fr/off-2024/" target="_blank">&gt;&gt; espaceroseauteinturiers.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Richard II" Un Richard II qui dissèque à cœur les guerres de pouvoir</title>
   <updated>2023-12-14T15:34:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Richard-II-Un-Richard-II-qui-disseque-a-coeur-les-guerres-de-pouvoir_a3779.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/77335486-56200857.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-12-14T09:04:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
De toutes les pièces de Shakespeare, "Richard II" fait partie des moins connues. En un siècle, il n'y eut qu'une poignée de mises en scène en France. Pourquoi ? Peut-être du fait que son propos avance en ligne droite, presque sans intrigue secondaire, presque sans une scène qui laisse le spectateur respirer, rire ou se retrouver un temps pour mieux reprendre le fil de l'histoire ? Probablement parce que le personnage titre n'a pas reçu l'incarnation des "Hamlet", des "Iago", des "Richard III" ou des "lady Macbeth" et qu'il reste du coup un caractère difficile à cerner, à imaginer ? Peut-être parce que ce personnage n'a pas de réelle vocation de méchant, de monstre, qu'il n'a pas la conscience ni les remords d'un meurtrier, d'un vil traître ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77335486-56200857.jpg?v=1702542471" alt=""Richard II" Un Richard II qui dissèque à cœur les guerres de pouvoir" title=""Richard II" Un Richard II qui dissèque à cœur les guerres de pouvoir" />
     </div>
     <div>
      Dans cette pièce, ce roi d'Angleterre de la fin du XIXe semble d'un caractère étranger aux caractères qui remplissent les lieux de pouvoir de son siècle. Fluet, presque léger, élégant et gracieux, sans arme et sans garde, il est entouré de toutes parts par des guerriers solides comme des chênes, batailleurs et braillards.       <br />
              <br />
       Toute cette démesure virile est exposée crûment dès l'ouverture de la pièce et le ton de l'histoire est immédiatement donné. Il s'agit de politique, de pouvoir et de tous les corollaires qu'on imagine aller de pair, les calomnies, les corruptions, les abus, les alliances et les traîtrises. Dans cette première scène s'affrontent deux nobles, Henri de Bolingbroke et le duc de Norfolk. Ils sont tous deux massifs, virulents, harangueur et chacun accuse l'autre de trahison. Mais dans cette joute, ce sont surtout les insultes et les provocations qui servent d'arguments.       <br />
              <br />
       Comme deux coqs, ou plutôt deux taureaux furieux l'un contre l'autre, ils se défient, en appellent au duel. C'est un ring. Chaque personnage est confiné dans l'espace d'un rond de lumière, isolé, les poings ne pouvant parler, les mots fusent comme des balles.       <br />
              <br />
       Ce sont des chevaliers, des hommes du Moyen Âge avec l'honneur en œillère et l'épée en guise de langage. Dans l'ombre de cette joute verbale, une autre ombre circule. C'est Richard II, c'est à lui que ce litige est exposé. Dans l'ombre, il semble tirer les ficelles de la scène. Semble hésiter sur le verdict à rendre. Semble ne pas vouloir trancher. Décide finalement de laisser la force, le destin ou dieu sait quoi décider du sort de l'un d'eux dans un duel à l'épée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77335486-56200858.jpg?v=1702542504" alt=""Richard II" Un Richard II qui dissèque à cœur les guerres de pouvoir" title=""Richard II" Un Richard II qui dissèque à cœur les guerres de pouvoir" />
     </div>
     <div>
      Un duel qu'il interrompra avant que le sang ne coule pour finalement condamner les deux zélés dénonciateurs à l'exil, comme s'il voulait débarrasser le royaume de ces sauvageries moyenâgeuses en se débarrassant d'eux. C'est ainsi que tout au long de la pièce, &quot;Richard II&quot;, dans la mise en scène de Christophe Rauck, apparaîtra comme d'une autre sphère que le monde qui l'entoure. Tout de blanc vêtu, de la pointe des cheveux jusqu'au bout de ses bottines, il est presque angélique, à la fois lumineux et fragile, parmi une cour aux habits stricts, sombres ou parés de mailles de fer comme pièces rapportées d'un monde en guerre.       <br />
              <br />
       On comprend que ce personnage ne va pas gagner sa place dans le monde par la violence, la force. Il est une liane, capable d'étrangler sans doute, de fouetter, mais il n'est pas un colosse de pierre attendant la tempête du destin. On le voit ainsi manœuvrer pour établir son règne, mais aussi faire l'erreur de croire que tout lui est permis. Lorsqu'il décide de s'emparer de manière inique des possessions du père d'un des deux exilés, Bolinbroke, pour renflouer son trésor et financer une guerre contre l'Irlande, il déclenche la grande machinerie du destin qui lui fera perdre son règne et la vie.       <br />
              <br />
       La lecture de Christophe Rauck décrypte tout le côté politique de la pièce. &quot;Richard II&quot; est l'incarnation d'un passage du règne de la force et des vieilles valeurs à celui du pragmatisme. On peut se laisser aller à le voir comme un ancêtre du libéralisme sans foi ni loi, capable de spolier, de siphonner les richesses sans penser aux conséquences. Mais Micha Lescot qui l'incarne lui apporte également un côté Dandy à la Brumel avant l'heure ou à la Oscar Wild. Son costume étincelant de rock star lui donne cet éclat, mais aussi une interprétation presque dansante de son personnage quand ceux qui l'entourent sont des piliers aux allures immuables. Si bien qu'il paraît en fuite en avant constante.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77335486-56200886.jpg?v=1702542537" alt=""Richard II" Un Richard II qui dissèque à cœur les guerres de pouvoir" title=""Richard II" Un Richard II qui dissèque à cœur les guerres de pouvoir" />
     </div>
     <div>
      Parmi ceux qui l'entourent, il y a Thierry Bosc qui réalise ici une double magnifique interprétation. Il distille à merveille le texte dense de la traduction de Jean-Michel Déprat duquel il extrait sens et rythme et pointes d'humour et de dérision lorsque la langue de Shakespeare s'emballe comme une machine en roue libre. Il y a également Éric Challier dont la présence scénique et la puissance vocale forment un contraste vertigineux avec les volutes de son adversaire Richard II. Cécile Garcia Fogel qui incarne la reine est, elle, d'une autre irréalité, telle une grande bourgeoise plus qu'une reine ivre de pouvoir, elle traverse la pièce comme une grâce supérieure à toutes ces forces viriles qui la cernent. Toute la distribution est aussi grande, précise et investie dans le but de faire parvenir autant de poésie que de réflexion qui parsèment la pièce.       <br />
              <br />
       La mise en scène de Christophe Rauck évoque la modernité par les &quot;costumes cravates&quot; qu'arborent les hommes et une jolie jonglerie de scènes rapides qui passent sans perdre une seconde d'un lieu à l'autre. Elle s'appuie également sur la qualité de ses comédiens, mais aussi sur une scénographie signée Alain Lagarde et des lumières d'Olivier Oudiou très précises, elles aussi. L'image joue avec des tulles, des projections qui démultiplient la scène et transportent de lieux en lieux, des vidéos repris sur le jeu direct qui agissent comme des zooms puissants sur les quelques scènes de comédies où les comédiens se donnent à fond.       <br />
              <br />
       À ces grands effets, ainsi qu'à une bande son fluctuante qui n'empiète jamais sur le jeu, s'ajoutent les mouvements de deux grands gradins qui transforment l'espace. Par contraste, les lumières serrées sur des inserts de scènes précis permettent à l'obscurité de vivre, de ramper parfois en nappes et de s'emparer par moments de presque tout le plateau, comme une vague imprécise, mais têtue menace.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Richard II"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77335486-56200892.jpg?v=1702542569" alt=""Richard II" Un Richard II qui dissèque à cœur les guerres de pouvoir" title=""Richard II" Un Richard II qui dissèque à cœur les guerres de pouvoir" />
     </div>
     <div>
      Texte : William Shakespeare.       <br />
       Traduction : Jean-Michel Déprats (aux Éditions Gallimard, collection Folio Théâtre).       <br />
       Mise en scène : Christophe Rauck.       <br />
       Avec : Louis Albertosi, Thierry Bosc, Éric Challier, Murielle Colvez, Cécile Garcia Fogel, Pierre-Thomas Jourdan, Guillaume Lévêque, Micha Lescot, Emmanuel Noblet, Pierre-Henri Puente, Adrien Rouyard.       <br />
       Dramaturgie : Lucas Samain.       <br />
       Musique : Sylvain Jacques.       <br />
       Scénographie : Alain Lagarde.       <br />
       Maître d'armes : Florence Leguy.       <br />
       Lumière : Olivier Oudiou.       <br />
       Vidéo : Étienne Guiol.       <br />
       Costumes : Coralie Sanvoisin.       <br />
       Masques : Atelier 69.       <br />
       Maquillages et coiffures : Cécile Kretschmar.       <br />
       Production Théâtre Nanterre-Amandiers.       <br />
       Durée : 3 h 15 (entracte 20 minutes compris).       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 2 au 22 décembre 2023.</span>       <br />
       Mardi au vendredi à 19 h 30, samedi à 18 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre Nanterre-Amandiers, Nanterre (92), 01 46 14 70 00.       <br />
       <a class="link" href="https://nanterre-amandiers.com/" target="_blank">&gt;&gt; nanterre-amandiers.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Richard-II-Un-Richard-II-qui-disseque-a-coeur-les-guerres-de-pouvoir_a3779.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre</title>
   <updated>2023-10-11T20:53:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Ruy-Blas-Une-revisite-du-celebre-melodrame-tout-en-delicatesse-et-subtilite-ou-comment-trop-aimer-et-s-y-perdre_a3742.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/75798777-53367560.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-10-12T07:33:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Ruy Blas, un valet de pied ambitieux, tombe amoureux de la reine d'Espagne et décide de se venger de la noblesse espagnole qui opprime le peuple. Parallèlement, don Salluste de Bazan, un noble déchu par la reine, cherche à se venger et, pour ce faire, va utiliser Ruy Blas en le faisant passer pour noble.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75798777-53367560.jpg?v=1697051003" alt=""Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre" title=""Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre" />
     </div>
     <div>
      Est-il encore nécessaire de présenter Olivier Mellor et la Compagnie du Berger ? Parmi les grands(es) amateurs et amatrices des planches – ou les moins grands d'ailleurs –, qui ne le connaît pas ? En trente ans d'existence, sa compagnie a déjà présenté trente-huit spectacles et son constant esprit de troupe, de musique, d'énergie et de textes n'a jamais failli. Bien au contraire.       <br />
              <br />
       Implantée à Amiens depuis 2010, la compagnie a pour partenaire fidèle le Théâtre de l'Épée de Bois de la Cartoucherie de Vincennes ainsi que la Compagnie de Picardie. Par ailleurs, c'est une longue histoire qui l'unit aussi à la musique, persuadée de l'impact émotionnel de cette dernière sur les spectateurs. Depuis 2007, la compagnie collabore avec Toskano et son orchestre et, cette fois-ci à nouveau, la magie de la combinaison des images et du son opère fort agréablement.       <br />
              <br />
       &quot;Pour nous, la musique devient aussi naturelle et manifeste sur le plateau que le texte joué par les comédiennes et comédiens. Souvent, ces derniers(ières) chantent aussi ou jouent d'un instrument, et les musiciens se mettent à jouer&quot;,]i Olivier Mellor.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75798777-53367561.jpg?v=1697051029" alt=""Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre" title=""Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre" />
     </div>
     <div>
      Avec &quot;Ruy Blas&quot;, nouvelle adaptation du célèbre texte de la littérature française, ce &quot;théâtre musical&quot;, auquel la troupe est très attachée, ravit à nouveau le public sans commune mesure. Après l'électro de Vladimir Vernay entendu dans &quot;L'Établi&quot;, les chansons écrites spécialement pour &quot;Les Apologues&quot; d'Alain Knapp ou encore la formation type &quot;baloche&quot; de &quot;La Noce&quot;, la place est donnée cette fois-ci aux traditionnels violoncelle et contrebasse. Mais c'est sans compter sur l'originalité sans failles de la troupe qu'un accordéon et un saxophone sont aussi présents sur scène, apportant à ce célèbre mélodrame un regain de modernité et d'élévation &quot;un peu comme au cinéma&quot; (sic).       <br />
              <br />
       Le propos de la pièce qui traite, à bien y regarder, de transfuge de classe et, comme c'est souvent le cas à ce titre, d'amour impossible ou encore d'inégalité sociale, ne nous apparaît pas si éloigné que ça de notre époque contemporaine !       <br />
              <br />
       &quot;Dans un monde où &quot;saisir sa chance&quot; est une expression répétée à l'envi, où les peuples sont constamment opposés les uns aux autres, ainsi que les différentes communautés qui les composent, où on encourage les jeunes générations à corriger nos erreurs tout en préservant nos intérêts, on peut dire que &quot;Ruy Blas&quot; cherche à susciter l'émotion (…). On feint d'ignorer les inégalités, mais elles sont pourtant bien présentes, partout et toujours&quot;, Olivier Mellor.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75798777-53367680.jpg?v=1697051060" alt=""Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre" title=""Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre" />
     </div>
     <div>
      La salle était très calme en ce lundi 9 octobre au Centre Jacques Tati d'Amiens. Une représentation réservée aux scolaires et à quelques rédacteurs(trices), chroniqueurs(euses). Une grande toile rouge carmin tombe du plafond devant laquelle trône une simple chaise. Puis des musiciens comédiens font leur entrée, apportant à ce début de spectacle un bien joli moment hors de nos temps contrariés et tourmentés.       <br />
              <br />
       Ensuite, les changements de décors se font à vue avec agilité et fine organisation. Il s'agit là d'un choix scénographique affiché qui n'enlève rien à la bonne conduite du propos de la pièce… Le texte en alexandrins est maîtrisé brillamment pour l'ensemble des comédiennes et comédiens, avec une mention particulière, pour leur interprétation, à Marie-Laure Desbordes dans le rôle de la duchesse, et d'une duègne, et à Emmanuel Bordier dans celui de Ruy Blas.       <br />
              <br />
       &quot;Madame, sous vos pieds, dans l'ombre, un homme est là (…) qui souffre, ver de terre amoureux d'une étoile (…) et qui se meurt en bas quand vous brillez en haut&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75798777-53367716.jpg?v=1697051197" alt=""Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre" title=""Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre" />
     </div>
     <div>
      Avec cette nouvelle adaptation de &quot;Ruy Blas&quot;, via des trouvailles scénographiques et de décors originaux, Olivier Mellor et sa troupe réveillent les propos de Victor Hugo et permettent bien des échos sur notre société contemporaine : l'Espagne de l'époque qui n'est pas en grande forme et qui n'est pas sans rappeler certains pays aujourd'hui, le cas des trans-classes et des inégalités, l'élitisme, l'injustice, les satisfactions personnelles au détriment de l'intérêt de la nation, etc.       <br />
              <br />
       L'intégralité du texte n'a pas été conservée et nous ne le déplorerons pas, car le résultat est là : fluide, juste et fidèle à ce monument de la littérature française.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Ruy Blas"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75798777-53367725.jpg?v=1697051226" alt=""Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre" title=""Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre" />
     </div>
     <div>
      D'après l'œuvre de Victor Hugo.       <br />
       Mise en scène : Olivier Mellor.       <br />
       Musique originale : Séverin Toskano Jeanniard.       <br />
       Avec : Marie-Laure Boggio, Emmanuel Bordier, Christophe Camier, Caroline Corme, François Decayeux, Marie-Laure Desbordes, Fred Egginton, Séverin Toskano Jeanniard, Olivier Mellor, Adrien Noble, Louis Noble, Rémi Pous et Stephen Szekely.       <br />
       Musiciens : Christophe Camier (accordéon), Séverin Toskano Jeanniard (contrebasse), Adrien Noble (violoncelle), Louis Noble (sax ténor).       <br />
       Scénographie : François Decayeux, Séverin Toskano Jeanniard, Olivier Mellor avec le concours de la Courte Échelle.       <br />
       Son : Séverin Toskano Jeanniard.       <br />
       Lumière : Olivier Mellor.       <br />
       Costumes : Bertrand Sachy assisté de Gunjidmaa Loucheut, avec le concours des élèves de BTS Métiers de la mode du lycée Édouard Brany à Amiens et de leurs professeurs Cécile Estienne et Véronique François.       <br />
       Durée : 3 h 10 (entracte compris).       <br />
              <br />
       Spectacle créé les 23, 24 et 25 mai 2023 à la Maison de la Culture d'Amiens - Scène nationale.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 au 17 octobre 2023.</span>       <br />
       Lundi 9 et mardi 10 à 14 h, mercredi 11 à 19 h 30, jeudi 12 à 14 h, vendredi 13 à 10 h, dimanche 15 à 16 h, lundi 16 à 14 h et mardi 17 à 19 h 30.       <br />
       Centre culturel Jacques Tati, Amiens (80), 03 22 46 01 14.       <br />
       <a class="link" href="https://ccjt.fr/" target="_blank">&gt;&gt; ccjt.fr</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 16 novembre au 3 décembre 2023.</span>       <br />
       Jeudi, vendredi et samedi à 21 h, dimanche à 16 h 30.       <br />
       Théâtre de l'Épée de Bois, Salle en pierre, La cartoucherie, Paris 12e.       <br />
       <a class="link" href="https://www.epeedebois.com/" target="_blank">&gt;&gt; epeedebois.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Ruy-Blas-Une-revisite-du-celebre-melodrame-tout-en-delicatesse-et-subtilite-ou-comment-trop-aimer-et-s-y-perdre_a3742.html" />
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  <entry>
   <title>"Le Mariage de Figaro" par les Nomadesques... Le choix du burlesque pour dépeindre le grotesque des cuistres !</title>
   <updated>2017-02-06T09:15:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Mariage-de-Figaro-par-les-Nomadesques-Le-choix-du-burlesque-pour-depeindre-le-grotesque-des-cuistres-_a1287.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/7470358-11513265.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-02-15T19:15:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Reprise S'ils œuvrent avec excellence dans l’univers des spectacles Jeune Public*, les Nomadesques savent aussi nous régaler avec quelques classiques "revisités". Après le très western "Beaucoup de bruit pour rien" de Shakespeare en 2010, les voici de retour sur la scène du Ranelagh avec un très coloré "Mariage de Figaro" de Beaumarchais à la tonicité revigorante.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7470358-11513265.jpg?v=1424026029" alt=""Le Mariage de Figaro" par les Nomadesques... Le choix du burlesque pour dépeindre le grotesque des cuistres !" title=""Le Mariage de Figaro" par les Nomadesques... Le choix du burlesque pour dépeindre le grotesque des cuistres !" />
     </div>
     <div>
      La fin de l'Ancien Régime est proche quand Pierre Augustin Caron de Beaumarchais écrit en 1784 &quot;Le Mariage de Figaro&quot;. Après la Révolution de 1789 (et l'abolition des privilèges dans la nuit du 4 août), plus rien ne sera comme avant. Beaumarchais l'avait bien pressenti et Marivaux avant lui. Le théâtre ici aussi, sous ses aspects de farce, marque au fer rouge la disparition d'un monde, celui des privilèges et du système monarchique où des relents de féodalité subsistaient encore.       <br />
              <br />
       Marivaux rêve et écrit l'utopie d'une inversion des classes dans &quot;L'île des esclaves&quot; en 1725 où le valet prenait la place du maître et le maître se retrouvait à la merci du valet. Mais l'absence du savoir brise l'utopie. Beaumarchais ne tombe pas dans le piège et, hardie anticonformiste, aventurier et libertin, fait de son valet Figaro un contestataire cultivé maîtrisant le langage et donc à même de s'opposer au comte Almaviva, son maître... Duel à fleurets mouchetés pour qu'un beau épouse sa belle sans que vilaine noblesse y exerce droit de cuissage et pour qu'amoureuse mais vengeresse comtesse punisse mari volage.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7470358-11513362.jpg?v=1424026498" alt=""Le Mariage de Figaro" par les Nomadesques... Le choix du burlesque pour dépeindre le grotesque des cuistres !" title=""Le Mariage de Figaro" par les Nomadesques... Le choix du burlesque pour dépeindre le grotesque des cuistres !" />
     </div>
     <div>
      Les actions du personnage que crée Beaumarchais, dans ses revendications de liberté et d'oppositions à des actes féodaux, sont prémonitoires de la force que prendra la parole et le savoir cinq plus tard. Et de ça, les Nomadesques ont pris le parti d'en rire et d'appliquer une cadence effrénée à un texte qui sublime le contraste entre la comédie quasi vaudevillesque et le drame  social où s'affrontent deux classes dont l'une finira sur l'échafaud sous peu.       <br />
              <br />
       La mis en scène de Vincent Caire, comme d'habitude, a la précision d'un horloger, mécanique parfaitement huilée et rouages tout en fluidité. Les évènements se succèdent sans répit, séquencés par des virgules musicales... ponctuant gags, mimiques grimaçantes ou ruptures de situations.       <br />
              <br />
       L'ensemble de la troupe embrassent avec générosité les successions de scènes sur un rythme endiablé et les répliques fusent, ne laissant aucun répit aux spectateurs emportés sur le tapis volant des quêtes amoureuses. Costumes colorés et décors surannés - mais ô combien astucieux dans leur capacité à se transformer - appuient le côté burlesque et clinquant de ce monde à l'agonie que nous offre Beaumarchais en &quot;une folle journée&quot;...       <br />
              <br />
       Les comédiens (Auguste Bruneau ou Vincent Caire, Franck Cadoux, Damien Coden, Élodie Colin, Gaël Colin, Cédric Miele et Karine Tabet) manient la langue du XVIIIe avec dextérité, aisance et jubilation. Leur enthousiasme, cette énergie déployée à interpréter leurs rôles sont réjouissants pour le spectateur. Le parti pris des Nomadesques est celui d'un spectacle gai et intelligent, d'une comédie sans retenue, sans complexe mais sans excès non plus... Le choix du burlesque pour dépeindre le grotesque de cuistres nobliaux !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Actuellement à l'affiche de l'Alhambra Paris, &quot;Le loup est revenu&quot; d'après Geoffroy de Pennart et &quot;Le chat botté&quot; d'après Charles Perrault, adaptations de Karine Tabet, mise en scène de Vincent Caire, avec les comédiens de la compagnie.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Mariage de Figaro ou la folle journée"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7470358-11513376.jpg?v=1424026813" alt=""Le Mariage de Figaro" par les Nomadesques... Le choix du burlesque pour dépeindre le grotesque des cuistres !" title=""Le Mariage de Figaro" par les Nomadesques... Le choix du burlesque pour dépeindre le grotesque des cuistres !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Beaumarchais.       <br />
       Mise en scène : Vincent Caire, assisté de Gaël Colin.       <br />
       Avec : Auguste Bruneau ou Vincent Caire, Franck Cadoux, Damien Coden, Élodie Colin, Gaël Colin, Cédric Miele et Karine Tabet.       <br />
       Lumières : Lou-Anne Lapierre.       <br />
       Costumes : Corinne Rossi.       <br />
       Décor : Nicolas Cassonnet et Caroline Rossignol.       <br />
       Cie Les Nomadesques.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       Du 23 janvier au 19 avril 2015.       <br />
       Du mercredi au samedi à 19 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Relâches exceptionnelles les 13 mars et 8 avril.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Représentations scolaires exceptionnelles :        <br />
       Le 20 mars à 10 h 30, les 22 et 23 mars 2017 à 14 h.</span>       <br />
       Théâtre Le Ranelagh, Paris 16e, 01 42 88 64 44.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-ranelagh.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-ranelagh.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">7 mars 2017 à 14 h 30</span> : représentation scolaire, Espace Nino Ferrer, Dammarie-les-Lys (77).       <br />
       <span class="fluo_jaune">10 mars 2017 à 20 h 30</span> : Espace Nino Ferrer à Dammarie-les-Lys (77).       <br />
       <span class="fluo_jaune">17 mars 2017 à 20 h 30</span> : Théâtre et Cinéma, Fontenay-le-Fleury (78).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Mariage-de-Figaro-par-les-Nomadesques-Le-choix-du-burlesque-pour-depeindre-le-grotesque-des-cuistres-_a1287.html" />
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