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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-13T00:22:36+02:00</updated>
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   <title>"Maîtres anciens (Comédie)" La détestation promue à l'état de grâce artistique</title>
   <updated>2024-01-06T18:43:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Maitres-anciens-Comedie-La-detestation-promue-a-l-etat-de-grace-artistique_a3787.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2024-01-05T18:34:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Précédant "Extinction" dont le titre prend valeur de testament, "Maîtres anciens" – roman éponyme de Thomas Bernhard adapté ici par Nicolas Bouchaud, Véronique Timsit et Éric Didry – est l'avant-dernier de l'écrivain autrichien. Dans un jeu de massacre haut en couleur, animé par sa haine récurrente de l'État catholique, remugle de l'État national-socialiste, et son non moins irrésistible humour corrosif poussé là à son incandescence, l'auteur déglingue allègrement les Stifter, Heidegger, Bruckner, Beethoven, Mahler et autres figures tutélaires d'un art vicié, instrumentalisé autant par ses auteurs que par ses destinataires.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77643285-56408850.jpg?v=1704479747" alt=""Maîtres anciens (Comédie)" La détestation promue à l'état de grâce artistique" title=""Maîtres anciens (Comédie)" La détestation promue à l'état de grâce artistique" />
     </div>
     <div>
      Fossilisés par une culture d'État les ayant accaparés, ces &quot;maîtres anciens&quot; serviles hantent de leur présence-absence le Musée d'art ancien de Vienne où un vieux critique musical vient compulsivement s'asseoir, <span style="font-style:italic">&quot;tous les deux jours, sauf le lundi, depuis plus de trente ans&quot;</span>, pour contempler &quot;L'homme à la barbe blanche&quot; de Tintoret… Tel est ici l'argument de départ donnant lieu à des saillies qui, au-delà de leur folle drôlerie (le sous-titre &quot;Comédie&quot; nous en avertit) ouvre à une vraie réflexion sur l'art et ses avatars.       <br />
              <br />
       Rendant compte par le menu des pensées et gestes en boucle de l'antique critique en musicologie, Nicolas Bouchaud égal à lui-même – lire transcendant – parcourt d'une seule traite ce roman fleuve pour en exprimer, comme on exprime le jus d'un fruit, toute la quintessence. Se coulant à la perfection dans le personnage dont il endosse les tics répétitifs, c'est en état de grâce artistique qu'il délivre mot à mot, phrase à phrase, page à page, le flux et reflux d'une pensée déferlante où la répétition du même a valeur de ponctuation, et où les fragments de nos vies minuscules font effraction dans la cour des soi-disant grands hommes.       <br />
              <br />
       Alors que les derniers spectateurs viennent de prendre place, le comédien assis en bord de travée scrute la salle pour lancer à son adresse : <span style="font-style:italic">&quot;Vous devez vous demander pourquoi je vous ai convoqué ici ? Je vous le dirai, mais laissez-moi le temps…&quot;.</span> D'emblée, la connivence acteur-spectateurs est établie et, durant l'heure et demie qui suivra, elle ne sera jamais rompue tant l'attraction opère, faisant de nous &quot;les victimes – ô combien consentantes – du maître en logorrhée musicologique&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77643285-56408853.jpg?v=1704479780" alt=""Maîtres anciens (Comédie)" La détestation promue à l'état de grâce artistique" title=""Maîtres anciens (Comédie)" La détestation promue à l'état de grâce artistique" />
     </div>
     <div>
      Jeux de miroirs entre l'acteur, contemplant de dos une série de toiles blanches où, sur l'une d'entre elles, on peut imaginer entrevoir &quot;L'homme à la barbe blanche&quot; de Tintoret, et nous, nous projetant dans son regard magnétique tant la vérité se donne à voir dans le tourbillon des fragments qui la composent. Une expérience étourdissante, au propre comme au figuré, où l'on perd pied pour mieux se dessaisir des interprétations manufacturées conduisant à une lecture fossilisée des enjeux de l'art vivant.       <br />
              <br />
       Du magma fusionnant les considérations sur la récupération par l'État des artistes &quot;normalisés&quot;, à l'insu de leur plein gré, avec les épreuves des deuils imposés par le fait même de vivre, la pensée fuse faisant corps avec celui de l'acteur l'incarnant. Ainsi, mises en mouvement, les réflexions nous atteignent par vagues successives, aussi imprévisibles qu'impétueuses, propres à nous laver de tous &quot;pré-jugés&quot;. Comme on pourra en juger par ces quelques morceaux choisis extraits de ce bouillon de cultures revisitées…       <br />
              <br />
       Stifter, ce grand maître de la prose vénéré par toute l'élite autrichienne ? Un plumitif minable, un bavard insupportable au style mal fichu, l'auteur en vérité le plus ennuyeux et le plus hypocrite de la littérature allemande, d'une sentimentalité et d'une lourdeur petite-bourgeoise, un pédagogue à l'odeur de moisi… Heidegger, ce philosophe de la Forêt Noire ? Un ridicule petit-bourgeois national-socialiste en culotte de golf, un faible penseur préalpin, un ruminant philosophe foncièrement allemand… Beethoven, cet éminent représentant du classicisme viennois ? Un dépressif chronique, le compositeur d'État par excellence, compositeur plus de tintamarre que de musique, expert de la marche à pas cadencés des notes… Mahler ? Une aberration, le type du compositeur à la mode provoquant l'hystérie de masse, bien plus mauvais encore que Bruckner avec lequel il partage le même kitsch…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77643285-56408862.jpg?v=1704479815" alt=""Maîtres anciens (Comédie)" La détestation promue à l'état de grâce artistique" title=""Maîtres anciens (Comédie)" La détestation promue à l'état de grâce artistique" />
     </div>
     <div>
      S'entremêlant à ces portraits au vitriol visant à désacraliser ce que l'art sanctuarisé et ses serviteurs zélés peuvent représenter de forces réactionnaires, des considérations sur les toilettes viennoises dégoûtantes – les Autrichiens étant incultes en matières… de toilettes – voisinent avec des remarques à l'emporte-pièce sur les historiens d'art bêlant devant des troupeaux de moutons au regard vide. Quant aux enseignants, ces profs rabougris, petits-bourgeois cadenassés dans leurs certitudes apprises, empêcheurs de vivre, suppôts de l'État, ils dégoûtent à jamais les enfants autant des musées que de l'existence qu'ils abîment en eux.       <br />
              <br />
       Tableaux peu reluisants s'il en est d'un État catholique post national-socialiste, destructeur des forces de vie, mais brossés avec tant de frénésie vitale que ce qui ressort, derrière les charges des plus appuyées, c'est le bonheur hautement contagieux d'entendre et de voir ce pourfendeur – certes névrosé à l'excès, mais aussi excessivement lucide – d'un système porteur d'une morbidité avérée, rayonner d'humanité vibrante. L'incarnation par l'acteur, revêtant à l'occasion la culotte de peau de l'archétype autrichien, rend encore plus savoureuse la &quot;comédie&quot; humaine ayant trouvé là refuge sur un plateau de théâtre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77643285-56408865.jpg?v=1704479839" alt=""Maîtres anciens (Comédie)" La détestation promue à l'état de grâce artistique" title=""Maîtres anciens (Comédie)" La détestation promue à l'état de grâce artistique" />
     </div>
     <div>
      D'autres épisodes plus personnels, comme celui de l'enfance malheureuse à conjurer, ou comme celui du deuil impossible de la femme aimée, rencontrée justement devant ce fameux tableau de Tintoret, font effraction comme des bulles d'oxygène venant crever à la surface de sa mémoire tourmentée. Affres trouvant in fine dans l'art le lieu de la consolation ultime, car même si Shakespeare et Kant nous laissent en plan lorsque l'on aurait besoin d'eux, Schopenhauer peut devenir un médicament de survie. Quant aux gens, même si légitimement on aurait toutes les raisons de les détester, nous voulons vivre avec eux parce que c'est l'unique chance que nous ayons de survivre… sans devenir fous.       <br />
              <br />
       Quant à la chute – la raison pour laquelle le vieux critique de musique nous a invités ce jour-là au Musée d'art ancien –, elle donnera lieu à deux billets… offerts ici par Nicolas Bouchaud pour <span style="font-style:italic">&quot;partager le plaisir de cette folie perverse&quot;</span> qu'est le théâtre en allant découvrir prochainement au Théâtre 14 &quot;Être peintre&quot; d'après la correspondance de Nicolas de Staël.       <br />
              <br />
       De cette comédie au parfum tragique, on ressort rassérénés, voire carrément heureux… En effet, au cœur de la noirceur de l'univers dépeint avec une férocité joyeuse par Thomas Bernhard, se lovent des moments de pur émerveillement transcendant pour la magnifier la lucidité du regard nihiliste. Quant au rôle superbement interprété par Nicolas Bouchaud, définitivement &quot;maître ès-arts&quot;, il amplifie le bonheur offert par ces &quot;Maîtres Anciens&quot;.       <br />
              <br />
       <b>Vu le samedi 9 décembre 2023 au Théâtre 14, Paris 14e.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Maîtres anciens (Comédie)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77643285-56408869.jpg?v=1704479878" alt=""Maîtres anciens (Comédie)" La détestation promue à l'état de grâce artistique" title=""Maîtres anciens (Comédie)" La détestation promue à l'état de grâce artistique" />
     </div>
     <div>
      Texte : Thomas Bernhard,       <br />
       Un projet de Nicolas Bouchaud.       <br />
       Mise en scène : Éric Didry.       <br />
       Traduction française : Gilberte Lambrichs (publiée aux Éditions Gallimard).       <br />
       Adaptation : Véronique Timsit, Nicolas Bouchaud, Éric Didry.       <br />
       Avec : Nicolas Bouchaud.       <br />
       Collaboration artistique : Véronique Timsit.       <br />
       Scénographie et costumes : Élise Capdenat, Pia de Compiègne.       <br />
       Lumière : Philippe Berthomé, en collaboration avec Jean-Jacques Beaudouin.       <br />
       Son : Manuel Coursin.       <br />
       Voix : Judith Henry.       <br />
       Régie générale, régie son : Ronan Cahoreau-Gallier.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <b>Représenté du 5 au 23 décembre 2023,       <br />
       au Théâtre 14, 20, avenue Marc Sangnier, Paris 14e.</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 10 au 12 janvier 2024 :</span> Théâtre des 13 vent - CDN, Montpellier (34).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Dans les coulisses du "Malade imaginaire", la fameuse comédie-ballet de Molière et Charpentier</title>
   <updated>2021-05-03T08:19:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Dans-les-coulisses-du-Malade-imaginaire--la-fameuse-comedie-ballet-de-Moliere-et-Charpentier_a2931.html</id>
   <category term="Lyrique" />
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   <published>2021-05-03T07:13:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le Centre de musique baroque de Versailles, en partenariat avec le ministère de l'Éducation Nationale, lance une série de dix vidéos autour de la comédie-ballet de Molière et Charpentier à destination des enseignants pour la préparation du baccalauréat de français en juin.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/55972237-41766764.jpg?v=1619977553" alt="Dans les coulisses du "Malade imaginaire", la fameuse comédie-ballet de Molière et Charpentier" title="Dans les coulisses du "Malade imaginaire", la fameuse comédie-ballet de Molière et Charpentier" />
     </div>
     <div>
      Tout savoir sur &quot;Le Malade imaginaire&quot;, la comédie mêlée de musique et de danses (un genre pionnier de l'opéra français), vous en avez rêvé ? Le Centre de musique baroque de Versailles en partenariat avec l'Éducation Nationale l'a fait. Tournées au château de Versailles, sont offertes quatre vidéos d'entretiens de dix à dix-huit minutes avec des spécialistes universitaires mais aussi avec le chef William Christie qui, on s'en souvient, ressuscita la comédie-ballet magistralement en 1990 avec les Arts Florissants dans un spectacle toujours disponible sur le site de l'INA. Ces entretiens sont animés par Judith Le Blanc, maîtresse de conférence à l'Université de Rouen.       <br />
              <br />
       La première, proposée par Judith Le Blanc elle-même, s'intitule &quot;Molière et la musique&quot;, la seconde s'intéresse au contexte de création au Théâtre du Palais-Royal en 1673 et aux conditions matérielles de la représentation au XVIIe siècle. La troisième est consacrée à la musique de Marc-Antoine Charpentier - dont c'est la première collaboration avec Molière après la défection de Lully devenu Superintendant (avec qui Molière avait travaillé pendant dix ans). La quatrième nous renseigne sur la comédie comme &quot;forme de fête&quot; ; enfin William Christie revient sur la recréation de la comédie-ballet au Théâtre du Châtelet &quot;dans sa splendeur&quot; originelle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/55972237-41766771.jpg?v=1619977602" alt="Dans les coulisses du "Malade imaginaire", la fameuse comédie-ballet de Molière et Charpentier" title="Dans les coulisses du "Malade imaginaire", la fameuse comédie-ballet de Molière et Charpentier" />
     </div>
     <div>
      À ces quatre vidéos s'ajoutent cinq vidéos de trois minutes intitulées &quot;Le thème en trois questions&quot; pour une utilisation avec les élèves et un document PDF compilant les entretiens, l'iconographie et la bibliographie. Tout cela est disponible sur le site Internet du CMBV, sur le site Éduscol, sur le portail des ressources pédagogiques du château de Versailles ainsi que sur le portail Éduthèque, et enfin sur la plateforme éducative Lumni. S'y intéresseront aussi tous les passionnés de musique et en particulier de la comédie-ballet, ce genre tombé en désuétude avec l'apparition de l'opéra français au XVIIe siècle. En 1673, le temps de l'opéra est advenu et Lully s'y emploie.       <br />
              <br />
       Ces vidéos sont absolument passionnantes en nous apprenant beaucoup. En 1673, Louis XIV n'aime-t-il plus Molière ? Versailles a-t-il offert une représentation du &quot;Malade imaginaire&quot; (sans Molière qui meurt, on le sait, à la troisième représentation) ? Armande Béjart savait-elle chanter ? Vous le découvrirez dans ces entretiens qu'on peut décidément recommander à tous les amateurs de bonne culture. Rappelons que le CMBV est emblématique du mouvement du &quot;renouveau baroque&quot;. Créé en 1987, il a pour vocation de redécouvrir et valoriser le patrimoine musical français des XVIIe et XVIIIe siècles dans le monde.       <br />
              <br />
       Pour rappel, 2022 et 2023 seront respectivement le 400e anniversaire de la naissance et le 350e anniversaire de la mort de Molière.       <br />
              <br />
       <b>Site du Centre de musique baroque de Versailles :</b>       <br />
       <a class="link" href="https://cmbv.fr/fr" target="_blank">&gt;&gt; cmbv.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Sous le charme de la "Wagnermania" de l'Orchestre national d'Île-de-France</title>
   <updated>2022-09-04T18:49:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Sous-le-charme-de-la-Wagnermania-de-l-Orchestre-national-d-Ile-de-France_a2867.html</id>
   <category term="CédéDévédé" />
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   <published>2021-01-26T08:17:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le 22 janvier, deux nouveaux enregistrements sont parus en sortie digitale pour fêter l'arrivée, la saison dernière, du nouveau directeur musical et chef principal, Case Scaglione, à la tête de l'ONDIF. Inaugurant un nouveau chapitre de l'histoire de l'orchestre, le chef américain appose sa griffe et ouvre de nouvelles perspectives avec, d'une part, la 3e symphonie de Beethoven (l'Eroica) et, de l'autre, un enregistrement d'extraits d'opéras wagnériens avec Michelle de Young et Simon O'Neill. Nous parlerons ici de ce dernier.     <div>
      En cette période de traversée du désert pour les artistes comme pour les mélomanes, la sortie de ce &quot;Wagnermania&quot;, présentant des extraits du &quot;Tristan&quot;, de &quot;La Walkyrie&quot; et de &quot;Parsifal&quot;, représente un vrai oasis où étancher sa soif d'émotions fortes. Rien d'étonnant à qui connaît la belle mission de l'Orchestre national d'Île-de-France : apporter rien moins que quatre siècles de musique à un vaste public en région Île-de-France - jusqu'aux confins du territoire francilien.       <br />
              <br />
       En 2019, Case Scaglione prenait les rênes de l'orchestre et avait choisi ce même programme wagnérien pour son concert inaugural à la Philharmonie (où l'ONDIF est en résidence). Un choix jugé par le jeune chef américain &quot;le plus audacieux et le plus fort&quot; pour initier leur histoire commune que celui de Wagner - dont l'œuvre est à l'origine de sa vocation. Dans son nouveau grand studio d'enregistrement, l'orchestre a magnifiquement gravé ce programme destiné à de nouveaux usages d'écoute (streaming et téléchargement), en poursuivant sa collaboration avec le label #NoMadMusic. Ce choix du tout numérique semble définitif, ce qu'on peut regretter.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Quarante minutes (environ) de bonheur, d'abord, avec la troisième scène de l'acte II de &quot;Parsifal&quot;, l'ultime &quot;Festival scénique sacré&quot; (ou &quot;solennel&quot;) du compositeur. Alors qu'il vient d'échapper aux sortilèges des Filles-Fleurs, le &quot;Chaste Fol&quot; subit d'abord l'attraction de la plus dangereuse des séductrices, Kundry, manipulée par le magicien Klingsor ; mais le baiser de la Tentatrice le réveille en lui révélant l'atroce douleur subie par Amfortas, le roi des Chevaliers du Graal. C'est le chemin de la rédemption du royaume du Graal. Le Heldentenor Simon O' Neill impressionne dès son entrée (&quot;Dies alles hab'ich nun geträumt&quot;) en grand wagnérien qu'il est. L'émission souple et la diction précise de ce vrai liedersänger ne sont pas les moindres atouts d'une belle voix, très à l'aise dans tous les registres, entre lyrisme douloureux (&quot;Wehe ! Wehe ! Was tat ich ?&quot;) et extase mystique (&quot;Vergeh ! unseliges Weibl&quot;).       <br />
              <br />
       Le ténor néo-zélandais affronte la forte Kundry de Michelle de Young, au luxueux grain sombre de voix. Son récit des souffrances et de la mort de Herzeleid, la mère de Parsifal, est un beau moment dramatique - même si plus tard la stridence de certains aigus va au-delà de l'état de démence du personnage. L'orchestre et son chef sculptent une pâte sonore fluide d'une éloquence bouleversante avec un sens du drame qui épouse les climats mouvants de la scène, sans omettre d'accompagner avec beaucoup de subtilité les chanteurs. Belle intervention du Klingsor de Pierre-Yves Pruvot, que nous avions fort applaudi dans ce même rôle au Capitole de Toulouse en janvier 2020.       <br />
              <br />
       La capacité de la direction de Case Scaglione à soigner les nuances de dynamiques, la clarté et les relations des différentes voix de l'orchestre, des pupitres comme des instrumentistes (tous magnifiques), se vérifie dans le Prélude de &quot;Tristan und Isolde&quot;. Bien qu'il nous soit donné ici de n'entendre que des extraits des oeuvres, on sent que l'inspiration du chef se nourrit d'une noble vision formelle générale de celles-ci. Soignant autant les détails dans le &quot;Liebestod&quot; qu'un développement musical déjà fondé sur le fameux &quot;art de la transition&quot; wagnérien dans le Prélude, l'ONDIF offre la profondeur émotionnelle attendue dans la densité du tissu instrumental et le choix idéal de tempi dans les flux et reflux d'une extase toujours différée.        <br />
              <br />
       Le &quot;Liebestod&quot; de la mezzo américaine convainc beaucoup moins. Avec une voix qui ne semble pas toujours en place dès la montée dans des aigus plutôt acides (&quot;Immer Lichter, Wie er leuchtet&quot;), un vibrato gênant dans les passages donc un peu forcés de registres, une absence de lumière et de moelleux dans le timbre, Michelle de Young ne parvient pas vraiment à insuffler l'exaltation espérée de cette transfiguration - même si le Fa dièse du &quot;Höchste Lust&quot; est bien tenu. L'émotion adviendra quand même à la réécoute grâce à l'attention de l'orchestre.       <br />
              <br />
       Heureusement, la troisième scène du premier acte de &quot;Walküre&quot;, mettant en scène la reconnaissance et l'aveu d'amour mutuel des jumeaux Sieglinde et Siegmund, vient effacer ces quelques préventions. Le Siegmund de Simon O'Neill se révèle des plus séduisants avec un sens de la déclamation orfèvre dès &quot;Ein Schwert verhiess mir der Vater&quot;, une vaillance héroïque irréprochable (impressionnant &quot;Wälse ! Wälse !&quot;), et une tendresse jouissive aussi dans l'aveu d'amour (&quot;Winterstürme wichen&quot;). Il forme avec la belle Sieglinde de Michelle de Young (dont la raucité sensuelle ici et la ligne de chant plaisent davantage) un duo fascinant, qu'accompagne et commente avec grand talent l'orchestre, remarquable de riche expressivité.       <br />
              <br />
       Nous attendrons donc avec une grande impatience la réouverture des salles de concert afin de suivre l'aventure passionnante de l'ONDIF avec Case Scaglione - une passion et une ambition qui s'entendent très nettement ici. En attendant le ONDIF Live permet d'écouter l'orchestre en concert sur son site.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/53390072-40429659.jpg?v=1611647417" alt="Sous le charme de la "Wagnermania" de l'Orchestre national d'Île-de-France" title="Sous le charme de la "Wagnermania" de l'Orchestre national d'Île-de-France" />
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     <div>
      <b>● ONDIF &quot;Wagnermania&quot;.</b>       <br />
       Michelle de Young, Simon O'Neill, Pierre-Yves Pruvot.       <br />
       Orchestre national d'Île-de-France.       <br />
       Case Scaglione, direction.       <br />
       Label : NoMadMusic.       <br />
       Sortie : 22 janvier 2021.       <br />
              <br />
       Disponible sur NoMadMusic depuis le site de l'orchestre.       <br />
       <a class="link" href="https://www.orchestre-ile.com/" target="_blank">&gt;&gt; orchestre-ile.com</a>       <br />
              <br />
       Prochain concert de l'orchestre sur ONDIF Live :       <br />
       <b>&quot;Légendes slaves&quot; (Dvoràk, Tchaïkovski).</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Samedi 6 février 2021 à 19 h</span> (clés d'écoute à 18 h 30).
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     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Sous-le-charme-de-la-Wagnermania-de-l-Orchestre-national-d-Ile-de-France_a2867.html" />
  </entry>
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   <title>Nuit et transfiguration, un beau voyage avec l'Orchestre de l'Opéra de Paris</title>
   <updated>2020-10-27T06:28:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Nuit-et-transfiguration-un-beau-voyage-avec-l-Orchestre-de-l-Opera-de-Paris_a2823.html</id>
   <category term="Concerts" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/50925686-39196208.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-10-27T06:25:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
À la Philharmonie de Paris, l'Orchestre de l'Opéra de Paris dirigé par son directeur musical Philippe Jordan a brillé dans un sublime programme du post-romantisme germanique, la "Nuit transfigurée" d'Arnold Schönberg et "Une Symphonie alpestre" de Richard Strauss. Un concert à (ré)entendre sans faute le 8 novembre sur Radio Classique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50925686-39196208.jpg?v=1603741823" alt="Nuit et transfiguration, un beau voyage avec l'Orchestre de l'Opéra de Paris" title="Nuit et transfiguration, un beau voyage avec l'Orchestre de l'Opéra de Paris" />
     </div>
     <div>
      Comment démontrer que la phalange de la &quot;Grande Boutique&quot; est devenue, après plus de dix ans de travail avec son chef suisse, Philippe Jordan, le meilleur orchestre de France ? En programmant &quot;Verklärte Nacht&quot; opus 4 dans sa version orchestrale de 1917 (une œuvre destinée d'abord en 1898 au sextuor, dont les mélomanes se chuchotent le nom avec ravissement tel un secret d'initié, et plus encore pour cette transcription destinée à une soixantaine de cordes) et &quot;Eine Alpensinfonie&quot; opus 64, massif tout aussi sublime écrit pour un effectif considérable (de cent à près de cent quarante musiciens selon le cas) en 1915.       <br />
              <br />
       Mais si nous n'étions ni à Vienne en 1917 ni à Berlin en 1915, mais à Paris en 2020 (une période peut-être à peine moins sombre en cette soirée de vendredi 16 octobre au vu de l'actualité), le voyage musical offert dans une nature rêvée fut à la hauteur des promesses. Une Nature post-romantique symbolisée avec une intensité expressive rare par les tournures mélodiques d'un jeune Arnold Schönberg évoquant la promenade en forêt d'un couple en crise (celui du poème de Richard Dehmel cité en exergue de la partition).
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50925686-39196266.jpg?v=1603742056" alt="Nuit et transfiguration, un beau voyage avec l'Orchestre de l'Opéra de Paris" title="Nuit et transfiguration, un beau voyage avec l'Orchestre de l'Opéra de Paris" />
     </div>
     <div>
      Mais aussi la randonnée dans les Alpes Bavaroises d'un artiste affrontant les vingt-deux étapes initiatiques d'une expérience existentielle en une seule coulée océanique (du lever du soleil jusqu'à la nuit) : une journée somptueusement transfigurée par la composition pour grand orchestre post-wagnérien et malhérien d'un Richard Strauss au sommet de ses moyens. Une fresque géniale qui eut pour premier titre &quot;La tragédie de l'Artiste&quot;, sous influence de la lecture de F. Nietzsche.       <br />
              <br />
       Quel plus bel hommage Schönberg pouvait-il rendre à l'ami Dehmel, amant suicidé de sa future femme Mathilde von Zemlinsky, sa dédicataire ? La subtile marqueterie sonore sous double influence brahmsienne (pour la structure en développement) et wagnérienne (pour l'écriture tonale instable et les audaces harmoniques) trouve son interprétation idéale dans l'entrelacement subtil des voix claires et graves des cordes de l'orchestre parisien.        <br />
              <br />
       Des cordes à la sonorité transparente, tour à tour rondes ou âpres, soyeuses et virtuoses, qui exhaussent les émotions rares exposées en cinq parties enchaînées de cette tragédie intime de l'amour trahi et du pardon. De dialogues tourmentés en motifs gravement martelés, des bruissements avec sourdine au flux et reflux dynamiques jusqu'à la longue coda lyrique, les cordes de l'Orchestre de l'Opéra impressionnent et bouleversent sous la direction élégante et habitée de Philippe Jordan. L'occasion aussi de découvrir le nouveau premier violon solo de la formation, l'impressionnant Petteri Livonen.       <br />
              <br />
       Dans la seconde partie du programme, la scène se remplit de plus d'une centaine de musiciens et toujours sans partition, le chef suisse fait comme à son habitude la preuve de son absolue maîtrise et de son ambition dans cette fresque de près de cinquante minutes. Un effectif considérable et un instrumentarium complexe (dont deux harpes, quatre tubas, des machines à vent et à tonnerre, une fanfare derrière la scène, un orgue, des cloches à vaches, un tam-tam et le heckelphone de &quot;Salomé&quot; et &quot;Elektra&quot;, entre autres) sont les instruments nécessaires pour ce poème symphonique grandiose d'un compositeur qui se voulait &quot;Ausdruckmusiker&quot;, quoique peintre plus post romantique qu'expressionniste ici.       <br />
              <br />
       Dès le prélude, de la fin de la nuit au lever du soleil en fortissimo éclatant de tout l'orchestre en une ascension mélodique et rythmique irrésistible (rappelant celle du &quot;Also spracht Zarathustra&quot; de 1896), le ton est donné, celui d'une expérience du sublime telle que l'ont théorisée les philosophes et écrivains allemands des XVIIIe et XIXe siècles.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50925686-39200348.jpg?v=1603777096" alt="Nuit et transfiguration, un beau voyage avec l'Orchestre de l'Opéra de Paris" title="Nuit et transfiguration, un beau voyage avec l'Orchestre de l'Opéra de Paris" />
     </div>
     <div>
      Avec ses vingt deux étapes (évoquant ci et là les opéras d'avant 1910 en un langage peut-être moins audacieux mais pas moins éloquent) alternant ses &quot;Moments pleins de périls&quot;, ses visions, son pittoresque, sa célébration mystique du sommet atteint par une sorte de double de l'artiste créateur, avant un orage mémorable - l'un des plus impressionnants jamais entendus -, cette &quot;Symphonie alpestre&quot; offre le paysage intense d'une richesse thématique inouïe au langage magistralement achevé.        <br />
              <br />
       Honorant le dernier poème symphonique composé par R. Strauss, l'orchestre réalise une performance supérieure qui rend justice à l'art straussien de la grande forme. Les climats se succèdent entre lumière et ombres, portés par des pupitres tous excellents, qui réalisent avec un sens parfait des équilibres, hautement inspirés en termes de couleurs et de timbres, l'impeccable agencement formel. Les musiciens en totale osmose avec leur chef se font maîtres architectes mais aussi peintres.        <br />
       Et quand a-t-on mieux perçu l'évidence discursive (pourtant complexe) des plans sonores ?        <br />
              <br />
       Une expérience sonore, émotionnelle - un sommet artistique, fruit d'un travail au long cours - qui appelle absolument un enregistrement discographique afin de la fixer.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Concert donné les 16 et 17 octobre 2020 à la Philharmonie de Paris.       <br />
              <br />
       <b>Concert à réécouter</b> <span class="fluo_jaune">le 8 novembre 2020 sur Radio Classique.</span>       <br />
              <br />
       Arnold Schönberg (1874-1951).       <br />
       &quot;Verklärte Nacht&quot; opus 4.       <br />
              <br />
       Richard Strauss (1864-1949).       <br />
       &quot;Eine Alpensinfonie&quot; opus 64.       <br />
              <br />
       Orchestre de l'Opéra de national de Paris.       <br />
       Philippe Jordan, direction musicale.       <br />
       <a class="link" href="https://www.operadeparis.fr/" target="_blank">&gt;&gt; operadeparis.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Nuit-et-transfiguration-un-beau-voyage-avec-l-Orchestre-de-l-Opera-de-Paris_a2823.html" />
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  <entry>
   <title>Recréer "Carmen", le défi de l'Orchestre National de Lille</title>
   <updated>2019-07-04T16:33:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Recreer-Carmen--le-defi-de-l-Orchestre-National-de-Lille_a2469.html</id>
   <category term="Lyrique" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/35320264-32004958.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-07-04T16:16:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La première édition des "Nuits d'été de l'Orchestre National de Lille" s'ouvrira en fanfare le 9 juillet avec le chef-d'œuvre de Bizet revu par le chef Alexandre Bloch. Avec une mise en espace due à l'illustrateur Grégoire Pont, un récitant et une équipe de chanteurs très attendue, cette "Carmen" crée l'événement.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35320264-32004958.jpg?v=1562251427" alt="Recréer "Carmen", le défi de l'Orchestre National de Lille" title="Recréer "Carmen", le défi de l'Orchestre National de Lille" />
     </div>
     <div>
      Grâce au soutien de la Métropole Européenne de Lille et d'un important mécène, la première édition des &quot;Nuits d'été&quot; va créer l'événement à l'Auditorium du Nouveau Siècle. Le directeur musical de l'Orchestre National de Lille depuis 2016, Alexandre Bloch, rêvait depuis toujours de diriger l'opéra-comique de Bizet, chef-d'œuvre populaire peut-être le plus donné au monde.        <br />
              <br />
       Ce rêve va devenir réalité en ce début de juillet grâce à un projet original pensé pour nous offrir une nouvelle &quot;Carmen&quot;. Une  proposition qui entend redonner à l'orchestre symphonique son rôle primordial (de personnage à part entière) en le plaçant au centre de la scène dans une mise en espace inventive offrant au spectateur une véritable immersion lyrique. Il ne s'agit pas moins que de (re)trouver la belle cigarière sous les regards croisés de Mérimée et de Bizet.       <br />
              <br />
       Investissant tout l'espace de l'Auditorium, l'animateur et illustrateur Grégoire Pont créera le décor et prendra le relais lors des passages d'actions qui ne seront pas mis en scène. Ses créations lumineuses feront aussi le lien entre les parties composées par Bizet - les récitatifs écrits par Ernest Guiraud après la mort de Bizet ayant été écartés dans cette nouvelle version. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35320264-32004979.jpg?v=1562251451" alt="Recréer "Carmen", le défi de l'Orchestre National de Lille" title="Recréer "Carmen", le défi de l'Orchestre National de Lille" />
     </div>
     <div>
      Vrai chœur commentant l'action, un récitant (l'humoriste Alex Vizorek) interviendra aussi entre les scènes de l'opéra pour décrire les personnages, raconter l'histoire ou livrer ses réflexions à la manière de Mérimée, l'auteur de la nouvelle ayant inspiré Bizet et ses librettistes Meilhac et Halévy. Avec cette nouvelle expérience musicale, l'idée est aussi de focaliser l'attention du public et des artistes sur les prestiges de la musique de cette superbe partition d'opéra.       <br />
              <br />
       Outre le talent de l'orchestre lillois, on pourra compter sur une distribution des plus excitante. Dix chanteurs, issus de la crème de la jeune génération lyrique, ont été choisis pour participer à ce beau projet. On retrouvera avec bonheur la mezzo Aude Extrémo dans le rôle titre, accompagnée du Don José du ténor canadien Antoine Bélanger et de l'Escamillo de Florian Sempey. Un cast de haut-vol complété par Layla Claire (Micaëla), Pauline Texier (Frasquita), Adélaïde Rouyer (Mercédès), Jérôme Boutillier (Le Dancaïre), Antoine Chenuet (Le Remendado), Bertrand Duby (Zuniga ) et Philippe-Nicolas Martin (Moralès).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35320264-32005170.jpg?v=1562251558" alt="Recréer "Carmen", le défi de l'Orchestre National de Lille" title="Recréer "Carmen", le défi de l'Orchestre National de Lille" />
     </div>
     <div>
      Sous la baguette d'Alexandre Bloch, ils feront merveille avec le Chœur de l'Opéra de Lille et le Chœur maîtrisien du Conservatoire de Wasquehal. Un accueil en musique est également prévu pour les trois représentations sur le parvis du Nouveau Siècle à partir de 18 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">9, 11 et 12 juillet 2019 à 20 h.</span>       <br />
       <b>Auditorium du Nouveau Siècle.</b>       <br />
       17, place Pierre Mendès, Lille (59).       <br />
       Tél. : 03 20 12 82 40.       <br />
       <a class="link" href="https://www.onlille.com/saison_19-20/" target="_blank">&gt;&gt; onlille.com</a>       <br />
              <br />
       <b>&quot;Carmen&quot; (1875).</b>       <br />
       Opéra-comique en quatre actes.       <br />
       Musique de Georges Bizet.       <br />
       Livret en français de Meilhac et Halévy.        <br />
       Version semi-scénique.       <br />
       Durée : 2 h 40 avec un entracte.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Recreer-Carmen--le-defi-de-l-Orchestre-National-de-Lille_a2469.html" />
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