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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-09-08T21:38:31+02:00</updated>
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   <title>"Larzac !" Un cri de ralliement autour d'une utopie qui vit et fait vivre toute une communauté sous des lois différentes</title>
   <updated>2025-05-07T09:45:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Larzac--Un-cri-de-ralliement-autour-d-une-utopie-qui-vit-et-fait-vivre-toute-une-communaute-sous-des-lois-differentes_a4212.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2025-05-07T09:44:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Il serait vain de vouloir résumer, raconter, ici, la trame et les personnages qui font vivre ce spectacle. Une page ne suffirait pas à en contenir une infime partie qui, donnée ainsi hors de son contexte, hors de sa forme, hors de l'univers et de l'histoire dont elle dépend, serait incompréhensible. Un univers parfaitement concret, historique avec un grand H même. Le Larzac. Un bout de terre au sud du Massif central, un haut-plateau peuplé seulement de paysans et d'une base militaire.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88392484-62617620.jpg?v=1720717295" alt=""Larzac !" Un cri de ralliement autour d'une utopie qui vit et fait vivre toute une communauté sous des lois différentes" title=""Larzac !" Un cri de ralliement autour d'une utopie qui vit et fait vivre toute une communauté sous des lois différentes" />
     </div>
     <div>
      L'histoire commence bien avant nos jours, bien avant ce qui va nous être dévoilé dans le spectacle. Elle débute en 1902, lorsque l'État français crée un camp militaire dans le Larzac-nord (au sud de Millau). Elle se poursuit en 1971 lorsque l'État annonce le projet d'extension de la base militaire (une superficie multipliée par six). Six mois plus tard, 103 paysans touchés par les expulsions publient le &quot;serment des 103&quot;. Ils y annoncent leur intention de ne pas quitter leurs terres. Un appel qui déclenchera un mouvement de désobéissance civile parmi la population française, surtout des jeunes, qui mobilisera près de 100 000 personnes durant la décennie qui suivit. Une mobilisation qui repoussera le projet jusqu'en 1981, date à laquelle François Mitterrand y mit fin.       <br />
               <br />
       Voici donc le contexte de &quot;Larzac !&quot;. Un contexte qui va engendrer la création d'un collectif original, sans doute unique au monde, qui a inventé et continue d'inventer une nouvelle organisation de la vie paysanne. C'est de cela dont il est question dans le spectacle de Philippe Durand : l'histoire de ce collectif qui a arraché son existence à l'État français par une volonté farouche et déterminée de garder la main sur l'avenir et préserver un territoire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88392484-62617621.jpg?v=1720717323" alt=""Larzac !" Un cri de ralliement autour d'une utopie qui vit et fait vivre toute une communauté sous des lois différentes" title=""Larzac !" Un cri de ralliement autour d'une utopie qui vit et fait vivre toute une communauté sous des lois différentes" />
     </div>
     <div>
      Le premier acte fut de négocier avec l'État un bail emphytéotique avec la Société Civile des Terres du Larzac (la SCTL, détentrice du bail jusqu'en 2085). C'est sous cette forme, la SCTL, que vont être créées ces nouvelles organisations sociales, paysannes qui perdurent aujourd'hui, et même s'agrandissent et prospèrent. Philippe Durand s'est longuement rendu sur le plateau du Larzac, il y a rencontré des dizaines d'habitants qui font partie de ce projet. Certains y vivent depuis quarante ans, ils ont participé à l'invention de la SCTL et de sa philosophie communautaire. Ce sont ces personnages, tous incarnés avec une force narrative fascinante par Philippe Durand, qui vont nous ouvrir une fenêtre sur leur manière de vivre.       <br />
               <br />
       Oui, il y a un souffle d'utopie dans les vies de ces personnages. Un ordre différent règne. Des règles qui paraissent bizarres, étranges, presque impossibles et qui pourtant sont la source d'une réelle sécurité, d'une réelle implication dans les règles communes. Ici, personne n'est propriétaire, ni de sa maison, ni de ses terres. Pas de spéculation. Lorsque l'un d'entre eux part à la retraite, il laisse sa ferme au suivant, (sans contrepartie sinon une valeur d'usage) un suivant choisi par le conseil de gérance sur audition, car il s'agit d'un véritable choix de vie. Bref, l'organisation du territoire n'est pas juste un assemblage de règles différentes des règles usuelles dans le reste du pays, mais d'un esprit d'implication dans le travail et de partage de l'outil de travail différent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88392484-62617622.jpg?v=1720717345" alt=""Larzac !" Un cri de ralliement autour d'une utopie qui vit et fait vivre toute une communauté sous des lois différentes" title=""Larzac !" Un cri de ralliement autour d'une utopie qui vit et fait vivre toute une communauté sous des lois différentes" />
     </div>
     <div>
      En un peu moins d'une heure trente, Philippe Durand campe plusieurs dizaines de ces habitants des hauts-plateaux du Larzac. Des témoignages, tous, particuliers, personnels, emprunts de gouaille, d'accents forts comme ceux de l'Aveyron, de points de vue différents. Voilà la force et l'honnêteté que développe l'auteur-comédien dans cet exercice. Rien de manichéen. Son texte (édité chez Libertalia) se veut autant chair qu'esprit, il recèle un langage rugueux et poétique qui donne, avec son interprétation, une vibrante incarnation de chacun de ces personnages.       <br />
              <br />
       Ce que réalise là Philippe Durand est du pur miel, du souffle chaud, de l'abondance intelligente, du sensible, du vrai, et une tonne et demie de connaissances révélées à la plupart d'entre nous. On y apprend, on y goûte les accents, on y savoure les émotions sensibles, on y aime tous ces personnages qui prônent l'intelligence collective plus que l'individuelle, et cela fait du bien.       <br />
               <br />
       Il n'en est pas à son coup d'essai, Philippe Durand. Il y a quelques années, il avait déjà créé un spectacle à partir d'éléments recueillis dans une autre sphère de nos sociétés, l'industrie. Cela s'appelait 1336 (Parole de FRALIB). Déjà une expérience d'autogestion qui, cette fois, avait opposé les ouvriers d'une usine de fabrique de Thé Éléphant à la direction du groupe (UNILEVER), et la victoire du collectif (une reprise de l'outil de production qui continue encore sous l'excellente marque de thé et d'infusion 1336 – le nombre de jours de grèves…).       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Vu au Théâtre des Halles dans le cadre d'Avignon Off 2024.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Larzac !"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88392484-62617623.jpg?v=1720717377" alt=""Larzac !" Un cri de ralliement autour d'une utopie qui vit et fait vivre toute une communauté sous des lois différentes" title=""Larzac !" Un cri de ralliement autour d'une utopie qui vit et fait vivre toute une communauté sous des lois différentes" />
     </div>
     <div>
      Texte : Philippe Durand.       <br />
       Mise en scène : Philippe Durand.       <br />
       Interprétation : Philippe Durand.       <br />
       À partir de 13 ans.       <br />
       Production Cie Treize-Trente-Six.       <br />
       Durée : 1 h 25.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">21 et 22 mai 2025.</span>       <br />
       Mercredi et jeudi à 20 h.       <br />
       Théâtre Jean Vilar, Virty-sur-Seine (94), 01 55 53 10 60.       <br />
       Courriel : <a class="link" href="javascript:protected_mail('contact@theatrejeanvilar.com')" >contact@theatrejeanvilar.com</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatrejeanvilar.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatrejeanvilar.com</a>       <br />
              <br />
       Dans le cadre de &quot;Commune Utopie&quot; du 17 au 25 mai 2025.       <br />
       Un temps fort présenté par la Constellation (Compagnie Les Filles de Simone et 5 théâtres du Val de Marne : le Théâtre Chevilly Larue, l’ECAM, le Théâtre Jean Vilar, le Centre des bords de Marne et le Théâtre Antoine Watteau).       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatrejeanvilar.com/2605-28177/la-saison/detail-d-un-spectacle/fiche/commune-utopie.htm" target="_blank">&gt;&gt; Infos Commune Utopie</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Larzac--Un-cri-de-ralliement-autour-d-une-utopie-qui-vit-et-fait-vivre-toute-une-communaute-sous-des-lois-differentes_a4212.html" />
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   <title>•Off 2024• "Larzac !" Un cri de ralliement autour d'une utopie qui vit et fait vivre toute une communauté sous des lois différentes</title>
   <updated>2024-07-11T19:00:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-Larzac--Un-cri-de-ralliement-autour-d-une-utopie-qui-vit-et-fait-vivre-toute-une-communaute-sous-des-lois_a3997.html</id>
   <category term="Avignon 2024" />
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   <published>2024-07-11T18:37:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Il serait vain de vouloir résumer, raconter, ici, la trame et les personnages qui font vivre ce spectacle. Une page ne suffirait pas à en contenir une infime partie qui, donnée ainsi hors de son contexte, hors de sa forme, hors de l'univers et de l'histoire dont elle dépend, serait incompréhensible. Un univers parfaitement concret, historique avec un grand H même. Le Larzac. Un bout de terre au sud du Massif central, un haut-plateau peuplé seulement de paysans et d'une base militaire.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81499991-58695285.jpg?v=1720717295" alt="•Off 2024• "Larzac !" Un cri de ralliement autour d'une utopie qui vit et fait vivre toute une communauté sous des lois différentes" title="•Off 2024• "Larzac !" Un cri de ralliement autour d'une utopie qui vit et fait vivre toute une communauté sous des lois différentes" />
     </div>
     <div>
      L'histoire commence bien avant nos jours, bien avant ce qui va nous être dévoilé dans le spectacle. Elle débute en 1902, lorsque l'État français crée un camp militaire dans le Larzac-nord (au sud de Millau). Elle se poursuit en 1971 lorsque l'État annonce le projet d'extension de la base militaire (une superficie multipliée par six). Six mois plus tard, 103 paysans touchés par les expulsions publient le &quot;serment des 103&quot;. Ils y annoncent leur intention de ne pas quitter leurs terres. Un appel qui déclenchera un mouvement de désobéissance civile parmi la population française, surtout des jeunes, qui mobilisera près de 100 000 personnes durant la décennie qui suivit. Une mobilisation qui repoussera le projet jusqu'en 1981, date à laquelle François Mitterrand y mit fin.       <br />
               <br />
       Voici donc le contexte de &quot;Larzac !&quot;. Un contexte qui va engendrer la création d'un collectif original, sans doute unique au monde, qui a inventé et continue d'inventer une nouvelle organisation de la vie paysanne. C'est de cela dont il est question dans le spectacle de Philippe Durand : l'histoire de ce collectif qui a arraché son existence à l'État français par une volonté farouche et déterminée de garder la main sur l'avenir et préserver un territoire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81499991-58695286.jpg?v=1720717323" alt="•Off 2024• "Larzac !" Un cri de ralliement autour d'une utopie qui vit et fait vivre toute une communauté sous des lois différentes" title="•Off 2024• "Larzac !" Un cri de ralliement autour d'une utopie qui vit et fait vivre toute une communauté sous des lois différentes" />
     </div>
     <div>
      Le premier acte fut de négocier avec l'État un bail emphytéotique avec la Société Civile des Terres du Larzac (la SCTL, détentrice du bail jusqu'en 2085). C'est sous cette forme, la SCTL, que vont être créées ces nouvelles organisations sociales, paysannes qui perdurent aujourd'hui, et même s'agrandissent et prospèrent. Philippe Durand s'est longuement rendu sur le plateau du Larzac, il y a rencontré des dizaines d'habitants qui font partie de ce projet. Certains y vivent depuis quarante ans, ils ont participé à l'invention de la SCTL et de sa philosophie communautaire. Ce sont ces personnages, tous incarnés avec une force narrative fascinante par Philippe Durand, qui vont nous ouvrir une fenêtre sur leur manière de vivre.       <br />
               <br />
       Oui, il y a un souffle d'utopie dans les vies de ces personnages. Un ordre différent règne. Des règles qui paraissent bizarres, étranges, presque impossibles et qui pourtant sont la source d'une réelle sécurité, d'une réelle implication dans les règles communes. Ici, personne n'est propriétaire, ni de sa maison, ni de ses terres. Pas de spéculation. Lorsque l'un d'entre eux part à la retraite, il laisse sa ferme au suivant, (sans contrepartie sinon une valeur d'usage) un suivant choisi par le conseil de gérance sur audition, car il s'agit d'un véritable choix de vie. Bref, l'organisation du territoire n'est pas juste un assemblage de règles différentes des règles usuelles dans le reste du pays, mais d'un esprit d'implication dans le travail et de partage de l'outil de travail différent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
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     </div>
     <div>
      En un peu moins d'une heure trente, Philippe Durand campe plusieurs dizaines de ces habitants des hauts-plateaux du Larzac. Des témoignages, tous, particuliers, personnels, emprunts de gouaille, d'accents forts comme ceux de l'Aveyron, de points de vue différents. Voilà la force et l'honnêteté que développe l'auteur-comédien dans cet exercice. Rien de manichéen. Son texte (édité chez Libertalia) se veut autant chair qu'esprit, il recèle un langage rugueux et poétique qui donne, avec son interprétation, une vibrante incarnation de chacun de ces personnages.       <br />
              <br />
       Ce que réalise là Philippe Durand est du pur miel, du souffle chaud, de l'abondance intelligente, du sensible, du vrai, et une tonne et demie de connaissances révélées à la plupart d'entre nous. On y apprend, on y goûte les accents, on y savoure les émotions sensibles, on y aime tous ces personnages qui prônent l'intelligence collective plus que l'individuelle, et cela fait du bien.       <br />
               <br />
       Il n'en est pas à son coup d'essai, Philippe Durand. Il y a quelques années, il avait déjà créé un spectacle à partir d'éléments recueillis dans une autre sphère de nos sociétés, l'industrie. Cela s'appelait 1336 (Parole de FRALIB). Déjà une expérience d'autogestion qui, cette fois, avait opposé les ouvriers d'une usine de fabrique de Thé Éléphant à la direction du groupe (UNILEVER), et la victoire du collectif (une reprise de l'outil de production qui continue encore sous l'excellente marque de thé et d'infusion 1336 – le nombre de jours de grèves…).       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
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     <div><b>"Larzac !"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81499991-58695289.jpg?v=1720717377" alt="•Off 2024• "Larzac !" Un cri de ralliement autour d'une utopie qui vit et fait vivre toute une communauté sous des lois différentes" title="•Off 2024• "Larzac !" Un cri de ralliement autour d'une utopie qui vit et fait vivre toute une communauté sous des lois différentes" />
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     <div>
      Texte : Philippe Durand.       <br />
       Mise en scène : Philippe Durand.       <br />
       Interprétation : Philippe Durand.       <br />
       À partir de 13 ans.       <br />
       Compagnie 13.36.       <br />
       Durée : 1 h 25.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 juin au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 18 h 45. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre des Halles, La Chapelle, 22, rue du Roi René, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 32 76 24 51.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredeshalles.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredeshalles.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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  <entry>
   <title>"Personne"… Quelqu'un, plusieurs, la quête de la personnalité d'un père aux multiples visages</title>
   <updated>2024-01-16T19:20:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Personne-Quelqu-un-plusieurs-la-quete-de-la-personnalite-d-un-pere-aux-multiples-visages_a3791.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2024-01-16T18:27:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C'est un dialogue post-mortem. Un possible questionnement d'une fille pour son père disparu. Disparu tellement, tellement de fois différemment. Disparu de son vivant et disparu après son vivant. Disparu dans d'étranges contrées. Des pays mentaux, des défroques, des personnages où ce père tentait sans cesse des escapades imaginaires, se prenant pour espion, clown ou autre. Se prenant pour quelqu'un en quelque sorte. Et d'autres disparitions encore moins oniriques, mais bien concrètes dans la rue, devenant SDF, dans les sections psychiatriques, devenant patient.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77837458-56536894.jpg?v=1705428506" alt=""Personne"… Quelqu'un, plusieurs, la quête de la personnalité d'un père aux multiples visages" title=""Personne"… Quelqu'un, plusieurs, la quête de la personnalité d'un père aux multiples visages" />
     </div>
     <div>
      Sur scène, Sarah Karbasnikoff incarne cette fille largement adulte, le dos ployant sous le poids d'un héritage hétéroclite : un recueil de textes, de phrases, de pensées et surtout une sorte de carnet, un manuscrit intitulé &quot;Le mouton noir mélancolique&quot; avec l'indication : &quot;À romancer&quot;. Comme une injonction. Une façon de prolonger la vie et de la rendre autre que ce qu'elle a été. Car, dans ces feuillets méticuleusement rangés, c'est bien quelque chose d'intime dont ce père a laissé des traces.       <br />
               <br />
       Ce sont une rage, une colère, une déroute, tout cela mêlé et plus encore dans ces écrits découverts après sa mort. Mais on y trouve surtout l'intérieur d'une âme aussi tournoyant qu'une boule à facettes, si totalement opposé à l'existence extérieure de cet homme. Un avocat, un maître de conférences en université, issu d'une famille bourgeoise rigoriste, presque caricaturale, un notable, un intellectuel, conventionnel, marié avec femme rencontrée en enfance, père de deux filles et fou.       <br />
               <br />
       Elle mettra des années à pouvoir apposer qualifié ce père de ce mot malgré les séjours en hôpitaux psychiatriques, ces affabulations qui le mènent à se prendre pour un héros, qui le mènent en taule, qui le mènent au bord de la Seine pour s'y jeter. C'est ce long apprentissage, ce lent retour en arrière que le texte de Gwenaëlle Aubry raconte, ce besoin d'entendre mieux ce père, ses dérives, ses blessures, ses ruptures fracassantes avec le monde bourgeois qu'il honnit pour rejoindre une humanité humiliée certes, mais plus libre que l'esprit catholique aux œillères si fermées qu'elles rendent aveugles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77837458-56536897.jpg?v=1705428549" alt=""Personne"… Quelqu'un, plusieurs, la quête de la personnalité d'un père aux multiples visages" title=""Personne"… Quelqu'un, plusieurs, la quête de la personnalité d'un père aux multiples visages" />
     </div>
     <div>
      Sarah Karbasnikoff investit les deux rôles, alterne la parole du disparu avec celle de sa fille. D'un carton comme malle à souvenirs, elle extrait les objets qui la transportent d'époque en époque. Les phrases écrites par le père s'inscrivent sur l'un des deux vastes écrans qui forment le fond de scène tandis qu'elle les profère. Comme si l'encre passait le cordon filiale, comme s'il fallait qu'elle dise ces mots pour les rentrer en elle-même, les manger. Les pensées profondes alternent avec les délirantes, les affabulations farfelues, les révoltes contre l'ordre des gens normaux.       <br />
               <br />
       Une totale pureté se dégage de ce spectacle, une élégance diaphane. La scénographie découpe l'espace en deux rectangles précis, symétriques, symboles de la bipolarité qui ne cesse de roder dans les mots. Ils seront les écrans sur lesquels s'évoquent, en vidéo ou en texte, les thèmes de cet abécédaire. En transparence, loin, la réalité sous la forme d'un lit, celui où l'on a retrouvé le corps de ce père. Ils sont aussi comme un livre ouvert, recueil des rêveries et des imaginaires. Une scénographie signée Aurélie Thomas.       <br />
              <br />
       La bande son, elle aussi, est très pure. Elle intervient par moment et s'échappe. Ce sont des notes de guitare qui naissent et s'envolent, mélodies, et puis une fanfare lointaine et douce et d'autres apparitions qui ne font que suspendre quelques instants l'histoire. Une création de Madame Miniature.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77837458-56536904.jpg?v=1705428601" alt=""Personne"… Quelqu'un, plusieurs, la quête de la personnalité d'un père aux multiples visages" title=""Personne"… Quelqu'un, plusieurs, la quête de la personnalité d'un père aux multiples visages" />
     </div>
     <div>
      La lumière d'Olivier Oudiou joue du chaud et du froid, projette parfois une ombre double sur les écrans, plaque des figures géométriques au sol qui accompagnent la volonté de mettre en ordre pensées et sentiments que ne cesse de dissiper l'histoire.       <br />
               <br />
       La mise en scène d'Élisabeth Chailloux donne à sa comédienne un parcours très précis. Des traversées, un jeu avec un micro pour incarner la parole du père, des costumes et des accessoires lui permettent de donner rythme et vie à son personnage. Touchant personnage dont on ne sait si la part d'hommage, la part d'incompréhension ou la part de regrets dominent les autres.       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;À romancer : telle est l'injonction sous laquelle s'est écrit &quot;Personne&quot;. Ces mots impérieux et opaques figuraient sur un manuscrit trouvé à la mort de mon père : des feuillets organisés en chapitres, numérotés, rangés dans une chemise bleue où se lisait, outre ces mots, un titre - &quot;Le mouton noir mélancolique&quot;. Un manuscrit, donc, un &quot;livre&quot;, disait mon père quand il m'en parlait, un livre qu'il souhaitait voir publié, pas un cahier ni un journal intime… Ce travail, il allait falloir le mener, en même temps que celui du deuil&quot;,</span> extrait du texte &quot;À romancer&quot; de Gwenaëlle Aubry.       <br />
               <br />
       Ce sont chacun de ces éléments qui donnent à ce spectacle un aspect mélodieux, cristallin, délicat et cette urgence à dire le trouble que l'on ressent face à la liberté et l'enfermement de la folie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Personne"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77837458-56536907.jpg?v=1705428647" alt=""Personne"… Quelqu'un, plusieurs, la quête de la personnalité d'un père aux multiples visages" title=""Personne"… Quelqu'un, plusieurs, la quête de la personnalité d'un père aux multiples visages" />
     </div>
     <div>
      Texte : Gwenaëlle Aubry.       <br />
       Adaptation : Sarah Karbasnikoff en collaboration avec Élisabeth Chailloux.       <br />
       Mise en scène : Élisabeth Chailloux en collaboration avec Sarah Karbasnikoff.       <br />
       Avec : Sarah Karbasnikoff et la voix de Frédéric Cherbœuf.       <br />
       Collaboration artistique : Thierry Thieû Niang.       <br />
       Scénographie : Aurélie Thomas.       <br />
       Lumières : Olivier Oudiou.       <br />
       Son : Madame Miniature.       <br />
       Costumes : Dominique Rocher.       <br />
       Video : Michaël Dusautoy.       <br />
       Régie générale : Simon Desplebin.       <br />
       Tout public à partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
       En partenariat avec le Théâtre de la Ville.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 au 27 janvier 2024.</span>       <br />
       Mardi, mercredi et vendredi à 20 h, jeudi à 19 h, samedi à 16 h.       <br />
       Théâtre 14, Paris 14e, 01 45 45 49 77.       <br />
       <a class="link" href="https://theatre14.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatre14.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Personne-Quelqu-un-plusieurs-la-quete-de-la-personnalite-d-un-pere-aux-multiples-visages_a3791.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles</title>
   <updated>2023-10-25T09:11:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Petit-Prince-Pour-rire-de-bon-coeur-avec-les-etoiles_a3748.html</id>
   <category term="Pitchouns" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/76099025-53857390.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-10-25T08:48:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Un aviateur, à la suite d'un souci mécanique sur son avion, doit se poser en urgence dans le désert du Sahara pour tenter de le réparer. Le lendemain de cet atterrissage forcé, il est réveillé par une petite voix insistante qui lui demande s'il peut lui dessiner un mouton ! Très surpris par cette miraculeuse apparition, l'aviateur obéit, mais aucun des dessins du mouton ne conviennent au jeune garçon. Sous l'apparence d'un conte pour enfants, Le Petit Prince relate à chaque chapitre une rencontre d'un tout jeune garçon qui le laisse perplexe : un monarque, un vaniteux, un ivrogne, un businessman propriétaire d'étoiles, un allumeur de réverbère, un vieil homme géographe, un serpent, un renard…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76099025-53857390.jpg?v=1698218119" alt=""Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles" title=""Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles" />
     </div>
     <div>
      Qu'est-ce qui peut bien pousser encore à mettre en scène ce célèbre livre pour enfants écrit pour des adultes ? Il s'agit là d'une question que l'on peut se poser tant de nombreuses études, analyses, versions théâtrales et scéniques, cinématographiques, musicales ont déjà été faites de cette œuvre incontournable de la littérature.       <br />
              <br />
       Probablement, les créateurs(rices) ont-ils ou ont-elles, chacun(e), en leur for intérieur, des raisons bien distinctes et toutes personnelles : une certaine identification, des valeurs communes, des interrogations existentielles sur le monde et la nature humaine, des interprétations possibles de cette histoire qui leur sont propres ? Et, à ce titre, le champ des prospectives est large ! Il semblerait que ce soit le cas pour Florence Fouéré, directrice de la compagnie la Scala du Théo Théâtre, qui a décidé de reprogrammer en cette rentrée, dans son théâtre du XVe arrondissement de Paris, une nouvelle adaptation de l'œuvre.       <br />
              <br />
       Mais comment respecter une œuvre aussi célèbre sans la dénaturer, si tant est qu'un jour, il soit possible de décrypter véritablement les intentions profondes qui y ont été celles de Saint-Exupéry !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76099025-53857391.jpg?v=1698218172" alt=""Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles" title=""Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles" />
     </div>
     <div>
      La fine équipe de la Scala s'y est frottée malgré tout et c'est à une bien jolie adaptation à laquelle nous avons assisté samedi 14 octobre dernier, fluide, interprétée de façon très professionnelle par les trois comédiens et comédiennes et, à certains égards, fort originale.       <br />
              <br />
       Notamment via le choix de voix narratives distinctes et polyphoniques interprétées avec brio par Séverine Wolff et Olivier Courbier mais aussi par l'apport sensuel ou virevoltant de musiques de jazz comme &quot;My Favorite Things&quot; de John Coltrane, &quot;Cry me a river&quot; d'Ella Fitzgerald, &quot;So What&quot;, ou encore &quot;Ascenseur pour l'échafaud&quot; de Miles Davis. Des notes jazzy intemporelles qui renforcent le propos également intemporel de Saint-Ex.       <br />
              <br />
       Gageons que ce dernier aurait certainement apprécié ce choix musical, lui qui écoutait beaucoup de musiques variées et qui, précisément, était curieux de cette musique afro-américaine. De manière subtile, le jazz accentue l'empreinte à la fois légère et pessimiste de l'histoire et lui apporte une touche très particulière et fort agréable. Les titres n'ayant pas été choisis à la légère, de toute évidence.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76099025-53857402.jpg?v=1698218204" alt=""Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles" title=""Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles" />
     </div>
     <div>
      Au fil de ces jolies notes musicales, les deux comédiennes et le comédien évoluent avec grâce, interprétant à tour de rôles différents personnages, à l'exception du Petit Prince. Qui d'autre que Charlotte Jouslin aurait pu incarner avec autant de poésie et de charisme ce jeune garçon aux cheveux blonds, si sensible et si attachant ?       <br />
              <br />
       Une mention toute particulière aussi à la comédienne Séverine Wolff, élégante dans sa gestuelle de danseuse formée au CNR de Strasbourg et dont la présence à chaque personnage interprété ravit et captive. Olivier Courbier n'est pas en reste dans le rôle du Buveur, de l'Aviateur, du Roi ou encore de l'Allumeur de réverbères. Ses très beaux costumes, agrémentés de masques de la Comedia d'ell Arte, séduisent incontestablement. Et un grand bravo à Séverine Wolff pour ces bien jolies tenues confectionnées avec goût, sans oublier Annmarie Petit pour le décor de l'avion échoué, néanmoins coloré et bien présent sur scène.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76099025-53857408.jpg?v=1698218237" alt=""Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles" title=""Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Dans cette mise en scène, j'ai désiré travailler sur le passage du rire aux larmes, mais aussi sur la résilience. Le texte de la pièce n'a pas été édulcoré, car je tenais à ce que petits et grands découvrent ou redécouvrent ce beau texte de la littérature&quot;,</span> Florence Fouéré.       <br />
              <br />
       Courez vite avec vos enfants, petits-enfants, ou même seul, pour découvrir cette charmante adaptation du Petit Prince au Théo Théâtre et demandez-vous, vous aussi, si &quot;les étoiles rient toujours de bon cœur le soir&quot;, si le Petit Prince meurt à la fin ou s'il est parti retrouver sa rose amoureuse…       <br />
              <br />
       Autant de questions qui vous permettront d'échapper un tant soit peu à la fureur du monde ambiant du moment. Pour continuer à avancer…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Petit Prince"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76099025-53857433.jpg?v=1698218710" alt=""Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles" title=""Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles" />
     </div>
     <div>
      Texte : Antoine de Saint-Exupéry.       <br />
       Mise en scène : Florence Fouéré.       <br />
       Assistant mise en scène : Olivier Courbier.       <br />
       Avec : Olivier Courbier, Charlotte Jouslin, Sévérine Wolff.       <br />
       Décor : Annmarie Petit.       <br />
       Costumes : Sévérine Wolff.       <br />
       Tout public à partir de 6 ans.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 14 octobre au 23 décembre 2023.</span>       <br />
       Samedi à 17 h. Relâche les 28 novembre, 25novembre, 2 et 9 décembre.       <br />
       Théo-Théâtre, Paris 15e, 01 45 54 00 16.       <br />
       <a class="link" href="http://theotheatre.com/" target="_blank">&gt;&gt; theotheatre.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Petit-Prince-Pour-rire-de-bon-coeur-avec-les-etoiles_a3748.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Animal(s)"... Lien entre vaudeville, burlesques du cinéma muet et branquignols</title>
   <updated>2015-04-09T23:20:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Animal-s-Lien-entre-vaudeville-burlesques-du-cinema-muet-et-branquignols_a1323.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/7662556-11845907.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-04-09T22:54:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
En mettant en scène deux courtes pièces d'Eugène Labiche, "La Dame au petit chien" et "Un Mouton à l'entresol", Jean Boillot fait coup double. D'une part il fait (encore) découvrir un auteur pourtant célèbre... Et finalement peu connu parce que son œuvre est d'une certaine manière trop prolifique. D'autre part, il donne un spectacle qui, sans excès de langage, est véritablement jubilatoire.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7662556-11845907.jpg?v=1428613803" alt=""Animal(s)"... Lien entre vaudeville, burlesques du cinéma muet et branquignols" title=""Animal(s)"... Lien entre vaudeville, burlesques du cinéma muet et branquignols" />
     </div>
     <div>
      Labiche est un observateur joyeux, cynique et amoral de la bourgeoisie du XIXe siècle et de ses mœurs. Dans sa folie d'écriture, plutôt que s'appuyer sur les conventions, plutôt que de les démonter, il sait les montrer dans leur élaboration nécessaire pour que soit visible le théâtre social. Ce qui est absolue provocation. Dans la danse des maîtres et des serviteurs, il fait ressortir les trios des époux, des amants et des maîtresses, en dégage des carrés pleins d'énergie, de cupidité et de bêtise rouée.       <br />
              <br />
       Dans &quot;Animal(s)&quot;, le spectateur reste médusé. Il voit comment un artiste impécunieux et insolvable fait le coucou chez son propriétaire et l'amène à devenir son mécène tout en faisant de son épouse sa muse, sa maîtresse. Comment des serviteurs totalement pervers et corrompus doivent passer par la convention du mariage pour conserver le plaisir des amours ancillaires.       <br />
              <br />
       Ce faisant, sur une scène volontairement encombrée, se construit un théâtre tout en action, rebondissements, apartés, jeux de mots et jeux de scènes. Ce n'est pas tant la démolition du théâtre à laquelle on assiste mais à la mise à nu de la machine théâtrale. Spectaculaire, vive, rythmée. Une forme de mariée qui se retrouverait célibataire le temps d'un quadrille…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7662556-11845927.jpg?v=1428614230" alt=""Animal(s)"... Lien entre vaudeville, burlesques du cinéma muet et branquignols" title=""Animal(s)"... Lien entre vaudeville, burlesques du cinéma muet et branquignols" />
     </div>
     <div>
      Le spectateur face à des acteurs saltimbanques, des comédiens voltigeurs qui, virtuoses de l'évitement de chutes, intègrent le risque pour mieux rebondir, comprend ce que signifie vraiment l'expression grimper aux rideaux, tomber la veste et autres courantes et imagées. Éprouve comme un vertige, mesure en y succombant le vertige d'un comique dévastateur.       <br />
              <br />
       Profondément ancré dans la tradition de la farce, &quot;Animal(s)&quot; fait le lien entre le (vrai) vaudeville, les burlesques du cinéma muet et les branquignols. Rafraîchissant et régénérant,  ce spectacle est un plaisir qu'il ne faut pas bouder.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Animal(s)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7662556-11845939.jpg?v=1428614273" alt=""Animal(s)"... Lien entre vaudeville, burlesques du cinéma muet et branquignols" title=""Animal(s)"... Lien entre vaudeville, burlesques du cinéma muet et branquignols" />
     </div>
     <div>
      Deux pièces zoologiques en un acte : &quot;La Dame au petit chien&quot; et &quot;Un Mouton à l'entresol&quot;.       <br />
       Textes : Eugène Labiche.       <br />
       Mise en scène : Jean Boillot.       <br />
       Musique : Jonathan Pontier.       <br />
       Dramaturgie : Olivier Chapuis.       <br />
       Scénographie : Laurence Villerot.       <br />
       Lumières : Ivan Mathis.       <br />
       Collaboration : Karine Ponties.       <br />
       Avec : Guillaume Faiotte, Philippe Lardaud, David Maisse, Agnès Pontier et Isabelle Ronayette.       <br />
       Création Production NEST - CDN de Thionville-Lorraine.       <br />
       Durée : 1 h 58.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">10 et 11 avril 2015 :</span> Théâtre Jean-Vilar, Vitry-sur-Seine (94).       <br />
       <span class="fluo_jaune">21 mai 2015 :</span> Centre des bords de Marne, Le Perreux-sur-Marne (94).       <br />
       <span class="fluo_jaune">27 au 29 mai 2015 :</span> Théâtre de Sartrouville et des Yvelines - CDN, Sartrouville (78).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Animal-s-Lien-entre-vaudeville-burlesques-du-cinema-muet-et-branquignols_a1323.html" />
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