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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-10-15T06:51:54+02:00</updated>
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   <title>"Mère Morte" explore avec délicatesse et intensité les blessures inguérissables du viol d'enfant et du déni de mère</title>
   <updated>2026-09-30T17:59:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Mere-Morte-explore-avec-delicatesse-et-intensite-les-blessures-inguerissables-du-viol-d-enfant-et-du-deni-de-mere_a4672.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2026-10-01T07:55:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Il était une fois bien longtemps, des années, des dizaines d'années après les événements, il était une fois Jeanne, au pied du cercueil de sa mère, Jeanne arrivée trop tard pour pouvoir une dernière fois échanger avec sa mère, échanger et enfin, après ces décennies qui ont été sa vie de femme, enfin pouvoir dire, pouvoir faire comprendre à cette mère le mal, le mal qui a détruit son être depuis l'enfance.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98220411-68441141.jpg?v=1766392453" alt=""Mère Morte" explore avec délicatesse et intensité les blessures inguérissables du viol d'enfant et du déni de mère" title=""Mère Morte" explore avec délicatesse et intensité les blessures inguérissables du viol d'enfant et du déni de mère" />
     </div>
     <div>
      Il est trop tard pour que cette mère entende enfin ce mal qu'elle a toujours refusé de considérer comme tel. Et pourtant, ce n'est pas une parole vaine que Jeanne va expulser d'elle-même face à ce cercueil, face à ces souvenirs, face à ces peurs jamais éteintes. C'est une parole éclairante qui va révéler une vérité dont elle ne va prendre conscience que lors de ce dialogue avec cette morte, cette absence.       <br />
              <br />
       De dialogue, elle n'en eut jamais avec cette mère qui refusa l'abus sexuel, le viol, les viols que sa fille a subis dans son plus jeune âge, viols commis par l'homme aimé, l'amant de cette mère aveuglée par l'amour, un amour qui rend sourd aux révélations de sa petite fille, un amour qui va presque jusqu'à justifier le crime pervers de cet homme.       <br />
              <br />
       À petites touches. Mot après mot. Silence après silence. Corine Bastat dévoile pas à pas l'histoire de Jeanne, au corps et à l'âme blessés, et au cœur écartelé entre l'affection pour cette mère et la colère, l'incompréhension et le dégoût pour cette même mère qui n'a jamais su la défendre, qui n'a même jamais essayé, qui n'a fait que se protéger par le déni
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98220411-68441142.jpg?v=1766392521" alt=""Mère Morte" explore avec délicatesse et intensité les blessures inguérissables du viol d'enfant et du déni de mère" title=""Mère Morte" explore avec délicatesse et intensité les blessures inguérissables du viol d'enfant et du déni de mère" />
     </div>
     <div>
      Lâche, peut-être, peut-être pire que lâche, elle s'en rend compte mots après mots, pire, car cette mère consciente des viols, au courant de tout, s'arrange pour justifier ces actes, les actes du violeur, du pédophile.       <br />
              <br />
       Le texte de Lucile Bertin est d'une délicatesse extrême. Elle parvient à faire ressentir la faille vertigineuse au-dessus de laquelle son personnage se trouve sans cesse. Jeanne est tour à tour étonnamment douceur et tendresse pour sa mère, une tendresse que ce silence autour de ses blessures déchire par instants, brefs, puissants, à filer le frisson. Ce texte, les silences le fragmentent, comme les basses profondes rythment de façon entêtante certaines musiques lancinantes.       <br />
              <br />
       C'est le silence dont il est question ici : le silence d'une mère, le silence imposé à une enfant victime d'une monstruosité. Ce silence, Corine Bastat l'égraine tout au long de ce spectacle, sans jamais le laisser vide, au contraire, un silence comme on retient sa respiration, comme on s'étouffe, comme on apaise le grondement qui veut exploser et ravager tout.       <br />
              <br />
       Patrick Mons et sa comédienne ont su décrypter le texte de Lucile Bertin avec intelligence, finesse et sensibilité. Sa mise en scène ainsi que sa direction d'actrice sont à la fois simples et précises. Elle fait évoluer la comédienne entre deux univers : le présent représenté par une partie du plateau occupée par un cercueil recouvert d'une toile blanche, le passé dans lequel Jeanne revit quelques scènes avec sa mère, figuré par une table de cuisine et deux chaises.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98220411-68441143.jpg?v=1766392548" alt=""Mère Morte" explore avec délicatesse et intensité les blessures inguérissables du viol d'enfant et du déni de mère" title=""Mère Morte" explore avec délicatesse et intensité les blessures inguérissables du viol d'enfant et du déni de mère" />
     </div>
     <div>
      Les évolutions et les passages d'un espace à l'autre se font avec souplesse, sans heurts, permettant au texte de couler comme une rivière que rien n'entrave.       <br />
              <br />
       Corine Bastat crée une Jeanne complexe et fascinante. Par sa voix, ses attitudes, ses gestes, sa tendresse et ses éclats, elle lui offre un éventail de couleurs vaste et son talent fait vibrer toutes les émotions cachées dans le texte sans jamais se risquer au pathétique. Au contraire.       <br />
              <br />
       Mère Morte procure de magnifiques émotions, fortes et contradictoires, et l'évocation de Jeanne, sa force de vie, son entêtement à résister à l'humiliation, son combat restent longtemps gravés au cœur.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Mère Morte"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98220411-68441144.jpg?v=1766392580" alt=""Mère Morte" explore avec délicatesse et intensité les blessures inguérissables du viol d'enfant et du déni de mère" title=""Mère Morte" explore avec délicatesse et intensité les blessures inguérissables du viol d'enfant et du déni de mère" />
     </div>
     <div>
      Texte : Lucile Bertin.       <br />
       Mise en scène : Patrick Mons        <br />
       Avec : Corinne Bastat.       <br />
       Violoncelle : Livia Stanese.       <br />
       Enregistrement : Jean-François Viguié.       <br />
       Cie La Lune et l'Océan.       <br />
       À partir de 16 ans.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
       Lauréat de l'aide à la création Artcena.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 14 au 17 octobre 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 20 h.       <br />
       Le 100ecs, 100, rue de Charenton, Paris 12ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 46 28 80 94.       <br />
       <a class="link" href="https://100ecs.fr/programmation/saison-2026-2027/theatre-mere-morte/" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://100ecs.fr" target="_blank">&gt;&gt; 100ecs.fr</a>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Le 100 ECS, Établissement Culturel Solidaire (Société Coopérative d’Intérêt Collectif ou SCIC), est la première fabrique de culture à Paris, fondée en 2008 par Frédéric de Beauvoir. C'est un laboratoire d’idées et d’expérimentations au profit d’une nouvelle forme de coopération culturelle, sociale et solidaire, moteur d’une nouvelle économie collaborative.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Mere-Morte-explore-avec-delicatesse-et-intensite-les-blessures-inguerissables-du-viol-d-enfant-et-du-deni-de-mere_a4672.html" />
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   <title>"The Last Hamlet" Pour en finir avec Hamlet, la résistible dés-ascension d'un looser dépressif, misogyne et fouille-merde shakespearien</title>
   <updated>2026-09-22T17:34:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/The-Last-Hamlet-Pour-en-finir-avec-Hamlet-la-resistible-des-ascension-d-un-looser-depressif-misogyne-et-fouille-merde_a4664.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/98114592-68322193.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-09-22T16:43:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Hamlet… Hamlet… Hamlet… Il est partout, dans les têtes, les bibliothèques, les théâtres, depuis que le natif de Stratford-upon-Avon lui a prêté vie. Et pourquoi donc cette fascination, alors qu'il n'a vraiment rien de séduisant ce "héros" shakespearien… Ben Duke, acteur, metteur en scène et chorégraphe décide pour nous ce soir de lui accorder une dernière représentation (jubilatoire !) avant que le héros à la triste figure ne tire à jamais sa révérence…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98114592-68322193.jpg?v=1784878978" alt=""The Last Hamlet" Pour en finir avec Hamlet, la résistible dés-ascension d'un looser dépressif, misogyne et fouille-merde shakespearien" title=""The Last Hamlet" Pour en finir avec Hamlet, la résistible dés-ascension d'un looser dépressif, misogyne et fouille-merde shakespearien" />
     </div>
     <div>
      Hamlet enchaîné au décor qu'il va devoir traîner sur l'avant-scène pour rejoindre le micro qui l'attend… Hamlet suant sang et eau pour tracter le dispositif lourd du poids du passé qui ne le lâche pas d'une semelle… Hamlet qui réussit dans un effort de Titan à faire taire une radio disant pis que pendre de lui… Dans son ADN n'est-il pas inscrit le mépris consubstantiel qui le définit, mépris pour Ophélie, son amoureuse, mépris pour Gertrude, sa mère dépressive. Quant au désir de vengeance de son père, perfidement assassiné par son oncle Claudius, il passera son temps, le mou Hamlet en fouille-merde qu'il est, à le procrastiner… La présentation du  héros en &quot;habit de lumière&quot; étant actée, place à l'action.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Être ou ne pas être… Mourir, dormir, Rien de plus… Mourir, dormir… Dormir, peut-être rêver…&quot;</span>, ces vers emblématiques, ponctués aussitôt que prononcés par un soupir de lassitude, Hamlet les redoublera d'un commentaire, comme un clin d'œil adressé à &quot;son&quot; public embarqué dans son sillage : <span style="font-style:italic">&quot;Je voulais me débarrasser de ce passage&quot;</span>… Le ton de ce qui va suivre est donné. Et la lettre annonçant la subvention supprimée, ne va pas arranger les choses, lui qui peste que &quot;la Joconde de la Littérature&quot; puisse pâtir des coupes budgétaires… Qu'à cela ne tienne, après avoir envisagé de s'enchainer tout nu à la porte des bureaux des décideurs – <span style="font-style:italic">&quot;pas une bonne idée…&quot;</span> – il opte pour relever le défi de la représentation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98114592-68322194.jpg?v=1784879006" alt=""The Last Hamlet" Pour en finir avec Hamlet, la résistible dés-ascension d'un looser dépressif, misogyne et fouille-merde shakespearien" title=""The Last Hamlet" Pour en finir avec Hamlet, la résistible dés-ascension d'un looser dépressif, misogyne et fouille-merde shakespearien" />
     </div>
     <div>
      Vu le budget réduit comme peau de chagrin par des financeurs que le projet annoncé a rendu peu enthousiastes, il a dû revoir drastiquement la distribution. Les personnages seront joués par des peluches – extraites des cartons tapissant le mur du décor – et les répliques seront confiées à des spectateurs auxquels il aura remis auparavant des petits papiers… L'avantage des peluches ? C'est qu'elles ne sont pas syndiquées, qu'on peut les faire travailler autant qu'on veut, et les jeter si l'envie en prend. Ainsi Horatio (son ami proche), Polonius (le père de sa copine Ophélie), Gertrude (sa chère maman) et Claudius (son oncle félon), hériteront chacun d'une peluche pour les représenter sur scène. Avec une prime pour le couple maudit : Gertrude sera une oie et Claudius, son amant l'ayant épousée pour devenir roi après avoir organisé à quatre mains la mort de Hamlet père, sera lui un long serpent gluant à souhait…       <br />
              <br />
       L'accusation de misogynie qui lui est faite ? Il est prêt à la démentir. Ses très nombreuses amies ne seraient-elles pas les premières à témoigner, avec lui, qu'il aime les femmes ? Quant à son côté dépressif dont on l'accuse, comment n'éprouverait-on pas de chagrin face à la mort d'un père ? Une urne funéraire (et non une peluche) sera extraite d'un carton et avec elle, une voix grave s'en échappera, celle du fantôme de son père lui rappelant l'impératif catégorique inscrit dans le nom qu'il porte : être - et non ne pas être - un guerrier redouté…       <br />
              <br />
       Ainsi, sur un rythme scandé par des chorégraphies &quot;lumineuses&quot;, les situations se précipiteront pour offrir une version décomplexée de la pièce originale… Revêtu d'un Babygros, Hamlet se souviendra, ému, des girafes présentes à son baptême… Et s'il n'était pas présent, lui, aux obsèques de sa chère maman, c'est parce qu'il faisait une retraite. D'ailleurs dès qu'il a rallumé son portable et qu'il a découvert les très nombreux messages laissés sur son répondeur par Horatio lui annonçant la mauvaise nouvelle – <span style="font-style:italic">&quot;Ton père est mort&quot;</span> – il… La scène, inénarrable de drôlerie, sera rejouée avec la participation d'un spectateur descendu des gradins pour endosser le rôle d'Horatio.       <br />
              <br />
       La figure paternelle omniprésente sera, elle, incarnée par un acteur au masque de lion et à la voix amplifiée. Il sera l'esprit de son père Hamlet lui enjoignant de le venger en déchargeant un flingue sur l'horrible serpent qu'est Claudius… D'autres scènes chorégraphiées (elles sont nombreuses, colorées et très &quot;parlantes&quot;) montreront Hamlet découvrir sur un dancefloor diffracté sur écran son oncle et sa mère s'embrassant à pleine bouche, grimaces éloquentes en prime… Les os d'un bassin sorti de terre se substitueront au crâne légendaire… Ophélie nagera dans des eaux troubles. Hamlet, suspicieux maladif, l'accusera, de l'avoir trompé avec son ami Horatio… Il fera une énorme crise de jalousie à sa mère, lui le mal aimé compulsif, et, de rage enfin assumée, il finira par vouloir tuer tout le monde dans une crise hystérique où les coups de batte donnés dans le carton abritant Clodius et Gertrude les pulvériseront.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98114592-68322195.jpg?v=1784879034" alt=""The Last Hamlet" Pour en finir avec Hamlet, la résistible dés-ascension d'un looser dépressif, misogyne et fouille-merde shakespearien" title=""The Last Hamlet" Pour en finir avec Hamlet, la résistible dés-ascension d'un looser dépressif, misogyne et fouille-merde shakespearien" />
     </div>
     <div>
      Alors que faire d'un tel être, veule, violent et misogyne à souhait ? Ophélie serait bien tentée de l'occire définitivement, lui qui non seulement a tué Polinius, son père, mais l'a délaissée, elle, jusqu'à en mourir ? Si elle exécutait son premier désir, ce seraient encore des meurtres à rejouer chaque soir de représentation et ça fait quand même beaucoup dans une année, alors pourquoi pas l'enfermer ad vitam æternam dans un carton où on oubliera le triste Hamlet, emmuré vivant dans un silence pour l'éternité, et plus si affinités.       <br />
              <br />
       Le parti pris d'en finir avec Hamlet, tramant la représentation, est exploité sans qu'à aucun moment le rythme ne vienne à fléchir, créant une unité de ton propre à nous ravir. Empruntant à la farce sa grammaire, Ben Duke l'applique à sa création avec un art consommé magnifiant la dérision subtile avec laquelle il s'empare de son sujet.       <br />
              <br />
       En effet, des trouvailles continuelles de mises en jeu improbables et des interprétations hilarantes prenant systématiquement le contrepied du sérieux originel, ont pour effet de nous transporter dans une &quot;copie&quot; de Shakespeare justifiant ô combien la disparition de son personnage phare… Et que Hamlet après tout s'en prenne à lui seul s'il n'a pas été capable ce soir devant nous de relever le défi en montrant qu'il pouvait être autre que les défauts que, généreusement, on lui attribuait… Cependant, à l'issue de cette représentation mêlant avec bonheur théâtre et danse, un regret subsiste, et il est de taille… Comme il avait été annoncé, ce sera là sa dernière représentation. Il faudra apprendre, désormais, à se passer de Hamlet…       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 20 juillet dans le Cloître des Célestins, pour la 80ᵉ édition du Festival d'Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"The Last Hamlet"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98114592-68322196.jpg?v=1784911649" alt=""The Last Hamlet" Pour en finir avec Hamlet, la résistible dés-ascension d'un looser dépressif, misogyne et fouille-merde shakespearien" title=""The Last Hamlet" Pour en finir avec Hamlet, la résistible dés-ascension d'un looser dépressif, misogyne et fouille-merde shakespearien" />
     </div>
     <div>
      Royaume-Uni. Création 2026 au Festival d'Avignon.       <br />
       En anglais, surtitres en français.       <br />
       Conception et mise en scène : Ben Duke.       <br />
       Avec : Miguel Altunaga, Ben Duke, Hannah Shepherd.       <br />
       Dramaturgie : Karthika Naïr.       <br />
       Décor et costumes : Soutra Gilmour.       <br />
       Lumières : Jackie Shemesh.       <br />
       Son : Jethro Cooke.       <br />
       Vidéo : Will Duke.       <br />
       Dramaturgie : Karthika Nair.       <br />
       Collaboration artistique : Sarah Calver, Jamie Wood, Raquel Meseguer Zafe, Luigi Nardone.       <br />
       Traduction : Dominique Hollier, Karthika Naïr.       <br />
       Surtitrage : Katharina Bader.        <br />
       Durée : 1 h 45.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98114592-68322197.jpg?v=1784911838" alt=""The Last Hamlet" Pour en finir avec Hamlet, la résistible dés-ascension d'un looser dépressif, misogyne et fouille-merde shakespearien" title=""The Last Hamlet" Pour en finir avec Hamlet, la résistible dés-ascension d'un looser dépressif, misogyne et fouille-merde shakespearien" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 22 au 30 septembre 2026.</span>       <br />
       Du lundi au samedi à 20 h.       <br />
       Théâtre de la Ville - Les Abbesses, 31, rue des Abbesses, Paris 18ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 42 74 22 77.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredelaville-paris.com/fr/spectacles/saison-26-27/danse/the-last-hamlet-ben-duke#calendar" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredelaville-paris.com/fr" target="_blank">>> theatredelaville-paris.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Du 20 au 22 octobre 2026 : Romaeuropa Festival, Rome (Italie).       <br />
       Du 4 au 7 novembre 2026 : Sadlers Wells East, Londres (Royaume-Uni).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>"Freud, dernier combat" Où l'on découvre Freud en père de famille contesté par sa fille</title>
   <updated>2026-09-16T16:53:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Freud-dernier-combat-Ou-l-on-decouvre-Freud-en-pere-de-famille-conteste-par-sa-fille_a4659.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/98052082-68269813.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-09-16T16:41:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Création d'Aude de Tocqueville tirée d'un roman de Jean-Marie Sinety, "Freud, dernier combat", nous mène dans un contexte familial où la grande figure du bâtisseur de la psychanalyse livre, face à la mort et à sa fille, ses questionnements en se remémorant sa famille et son travail.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98052082-68269813.jpg?v=1789569871" alt=""Freud, dernier combat" Où l'on découvre Freud en père de famille contesté par sa fille" title=""Freud, dernier combat" Où l'on découvre Freud en père de famille contesté par sa fille" />
     </div>
     <div>
      La scène découvre un cabinet sombre, celui de Freud (Hervé Dubourjal), situé au Berggasse 19 à Vienne. Se trouve, côté cour, un confortable divan bleu foncé, et côté jardin, une table basse où trois statuettes sont installées.       <br />
              <br />
       Des images vidéo répétitives d'effondrement d'un bâtiment, dès l'entame du spectacle, allongent le temps de plusieurs minutes et plantent un contexte de désolation. Allongé parfois sur son divan, Freud est au début pris de fatigue, mais a aussi très souvent des moments de vitalité. Nous sommes en 1934. Il a soixante-dix-huit ans et est au crépuscule de sa vie. Se joint ensuite rapidement fille Anna (Moana Ferré). Créée par Aude de Tocqueville, la pièce a été écrite à partir du roman &quot;Freud, journal des années noires 1934-1939&quot; de Jean-Marie de Sinety qui narre les dernières années de la vie du savant.       <br />
              <br />
       Cigare toujours au bec, il n'a plus tout à fait la main sur sa vie avec le poids de l'âge, de la maladie et du nazisme. Les souvenirs remontent à sa mémoire avec, entre autres, Jung dont il en faisait son possible successeur. Wilhem Fliess est absent, resté dans l'Histoire, car il a suivi, en confident scientifique dans une correspondance essentiellement épistolaire, Sigmund Freud dans ses recherches, alors qu'il était encore neurologue et inconnu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98052082-68269815.jpg?v=1789569890" alt=""Freud, dernier combat" Où l'on découvre Freud en père de famille contesté par sa fille" title=""Freud, dernier combat" Où l'on découvre Freud en père de famille contesté par sa fille" />
     </div>
     <div>
      Entre Anna et Sigmund, le duo théâtral est particulièrement réussi dans une relation autant familiale que psychanalytique. Hervé Dubourjal prête vie corporellement au fondateur de la psychanalyse en maniant, à l'aide de sa voix, aussi bien une force de conviction que des moments de fragilité, lui donnant un cachet de vérité allant jusqu'à l'intimité.        <br />
              <br />
       Nous replongeons sur sa théorie initiale de la séduction, la &quot;neurotica&quot;, qu'il critique et qu'il a reniée. Il raconte son père Jakob, sa vie avec sa femme Martha et avec Minna Bernays, sa belle-sœur, sujet à controverses et qui alimente jusqu'à aujourd'hui nombre de ses détracteurs. Anna met en relief ces différentes zones d'ombres et non-dits familiaux. Leur relation est très franche et évolue dans un cadre qui flirte parfois avec l'analyse, renversant ainsi un rapport familial initial de domination filiale.       <br />
              <br />
       Les propos de Freud deviennent de temps en temps forts et critiques, ou épris de doute et de perplexité. Sa fille dénonce des trappes nourries de non-dits et une domination qu'il avait sur elle plus jeune. Ces confidences établissent une mise en abyme d'un Freud où apparaît un visage à la Janus de père de famille, contesté, et de commandeur de la psychanalyse qui perd un peu son sceptre. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98052082-68269825.jpg?v=1789569987" alt=""Freud, dernier combat" Où l'on découvre Freud en père de famille contesté par sa fille" title=""Freud, dernier combat" Où l'on découvre Freud en père de famille contesté par sa fille" />
     </div>
     <div>
      Face à lui, en effet, Anna Freud remet en question le complexe d'Œdipe. Elle l'a fait aussi publiquement, ayant été une psychanalyste reconnue qui a eu par ailleurs un rôle important par ses travaux. La pièce donne à voir chez Sigmund Freud, un homme en proie au questionnement sur ses recherches psychanalytiques passées. Anna incarne au fil des scènes l'image probable de la relève de Sigmund dans le champ psychanalytique, du moins celle qui peut apporter sa pierre à l'édifice.       <br />
              <br />
       Difficile d'aborder la psychanalyse dans le théâtre, encore trop rarement traitée, où la parole est première dans celle-ci quand dans celle-là, même si elle l'est pour l'analysant, c'est l'attention flottante et le silence qui prédominent chez l'analyste. Le pari est toutefois réussi avec une mise en scène d'Hervé Dubourjal qui nous montre l'intimité de Freud où sont accueillis sans distinction novices, curieux et tout autre visiteur.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Freud, dernier combat"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98052082-68269826.jpg?v=1789570008" alt=""Freud, dernier combat" Où l'on découvre Freud en père de famille contesté par sa fille" title=""Freud, dernier combat" Où l'on découvre Freud en père de famille contesté par sa fille" />
     </div>
     <div>
      Texte : Aude de Tocqueville et Jean-Marie de Sinety.       <br />
       Mise en scène : Hervé Dubourjal.       <br />
       Avec Moana Ferré et Hervé Dubourjal.       <br />
       Décors : Emmanuelle Verani.       <br />
       Costumes : Sandrine Weill.       <br />
       Lumières : Jean-Marie Prouvèze.       <br />
       Vidéo : Jean Allevato.       <br />
       Son : Abdellah Souni.       <br />
       Production : Compagnie Transfert.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 27 août au 10 octobre 2026.</span>       <br />
       Du jeudi au samedi à 19 h.       <br />
       Studio Hébertot, 78 bis, boulevard des Batignolles, Paris 17ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 42 93 13 04.       <br />
       <a class="link" href="https://indiv.themisweb.fr/0515/fChoixSeance.aspx?idstructure=0515&amp;EventId=354&amp;request=QcE+w0WHSuALJm1hwt92oTJYdn+tcPhzsQGuE9Kewg2GAX6FjfH6CBkWRjvcLu/aaiu0hqwQTEePzpzyCDXghw==" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie</a>       <br />
       <a class="link" href="https://studiohebertot.com/" target="_blank">&gt;&gt; studiohebertot.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Freud-dernier-combat-Ou-l-on-decouvre-Freud-en-pere-de-famille-conteste-par-sa-fille_a4659.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"3 saisons et 1 corps" Gaza, portée par la force et la poésie d'un jeune artiste palestinien</title>
   <updated>2026-08-12T10:05:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/3-saisons-et-1-corps-Gaza-portee-par-la-force-et-la-poesie-d-un-jeune-artiste-palestinien_a4642.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/97570843-67941933.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-08-03T17:32:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dernière incursion avec l'artiste et poète palestinien Mohammad Al Qudwa dans le festival Paris L'Été qui se termine le 4 août. Dans un récit poignant sur Gaza, la mise en scène de l'auteur, en collaboration avec Martha Kiss Perrone, est portée par sa voix émouvante et profonde qui raconte la vie à Gaza sous les bombes avec ses frayeurs et ses morts. Un texte poétique de très grande force et paradoxalement de très grand espoir.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97570843-67941933.jpg?v=1785771275" alt=""3 saisons et 1 corps" Gaza, portée par la force et la poésie d'un jeune artiste palestinien" title=""3 saisons et 1 corps" Gaza, portée par la force et la poésie d'un jeune artiste palestinien" />
     </div>
     <div>
      La scénographie découvre une scène nue avec Mohammad Al Qudwa. Incarne-t-il un personnage ? On l'aurait souhaité. Tout ce qui est dit, et toujours avec poésie, est inscrit avec le sang des souffrances et de la tragédie palestinienne. Il est de Gaza et, avec lui, nous sommes à Gaza. On n'ose pas lui demander s'il a dû édulcorer ou non la réalité, la maquiller du pastel de la fiction pour ne pas la montrer dans sa réalité brutale et inimaginable, trop occultée que nous sommes par un nombre de morts qui nous fait glisser chacun vers un manque d'empathie en écho à la cruelle sentence du journaliste et écrivain allemand Kurt Tucholsky (1890-1935) : <span style="font-style:italic">&quot;Un mort, c'est la catastrophe, cent mille une statistique&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Mohammad Al Qudwa débute par sa naissance qu'il décrit comme un événement fade, car, en Palestine, on y côtoie la violence de l'occupant, la prison, souvent gratuitement, les privations, les humiliations, la douleur de vies arrachées près de vous et la mort comme compagnon de route. Son père a accepté sa naissance parce que <span style="font-style:italic">&quot;Quand il y en a pour deux bouches, il y en a aussi pour trois&quot;.</span> Sa mère ne la souhaitait sans doute pas, même si, comme il le dit, elle aurait eu un sentiment de culpabilité.       <br />
              <br />
       La trame est la guerre à Gaza. Laquelle ? Difficile de le dire. Possiblement la dernière où le nombre de morts depuis 2023 est évalué officiellement à plus de 73 000 Palestiniens, dont au moins 21 500 enfants <span style="font-style:italic">(1)</span>. Sans compter les morts sous les décombres, qui pour nombre d'historiens et de militaires équivaut à multiplier par deux les chiffres officiels.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97570843-67941936.jpg?v=1785771307" alt=""3 saisons et 1 corps" Gaza, portée par la force et la poésie d'un jeune artiste palestinien" title=""3 saisons et 1 corps" Gaza, portée par la force et la poésie d'un jeune artiste palestinien" />
     </div>
     <div>
      Des bruits, d'abord sourds puis de plus en plus sonores, symbolisant les bombardements, accompagnent le récit avec aussi la musique douce et mélodique d'Anelena Toku. Les accessoires scéniques sont une chaise, un seau en aluminium, un magnétophone et une roue de vélo dégonflée. L'acteur porte un blouson noir au-dessus de son maillot de même couleur, et ensuite un kimono. Il invite aussi sur le plateau quatre spectateurs en leur montrant comment il voit la reconstruction de son quartier, craie à la main. C'est la fin de la guerre que veut l'artiste palestinien. Il le répète à de multiples reprises.       <br />
              <br />
       Sa poésie est couleur de sang et a le goût de cendres. Ses mots sont souffles et respirations. Dans une mise en scène faite en collaboration avec Martha Kiss Perrone, son jeu est physique et allie tension et équilibre. Le récit est beau et poignant. Un moment, sur sa chaise, l'interprète est sur un pied, le bras droit replié, cachant un peu son visage et semblant emporter avec lui tout son corps vers sa gauche. Tout est expression chez lui sans être démonstratif.       <br />
              <br />
       Il y a aussi ses amis disparus, sa famille endeuillée comme elle peut l'être pour chaque Palestinien avec, entre autres, Youssef qui <span style="font-style:italic">&quot;délivre de la mort, guitare à la main, chaque matin de chaque jour&quot;.</span> Et qui, lors d'un bombardement, a été livré à la mort. Avec sa guitare.        <br />
              <br />
       Sous les envolées poétiques, c'est intense, habité et vécu. Cet artiste palestinien, sportif aussi de haut niveau au sein de l'équipe nationale de Palestine de Karaté, a tout juste vingt-deux ans et a vécu cinq guerres à Gaza. Son père avait <span style="font-style:italic">&quot;vingt ans de plus que lui/moi, mais une guerre en moins&quot;.</span>       <br />
              <br />
       L'espace nu est habité de sa présence tout à la fois forte, douce et émouvante. Gaza revit avec lui. La poésie et le théâtre sont ses armes. Avec &quot;3 saisons et 1 corps&quot;, sa mère est proche et son père, Youssef, Ali et tous les autres renaissent le temps d'un instant.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Source Wikipédia.</span>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hrw.org/fr/world-report/2025/country-chapters/israel-and-palestine" target="_blank">&gt;&gt; À lire aussi dans le Rapport Mondial 2025 de l'Human Rights Watch la partie concernant &quot;Israël et Palestine&quot;</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"3 saisons et 1 corps"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97570843-67941944.jpg?v=1785771330" alt=""3 saisons et 1 corps" Gaza, portée par la force et la poésie d'un jeune artiste palestinien" title=""3 saisons et 1 corps" Gaza, portée par la force et la poésie d'un jeune artiste palestinien" />
     </div>
     <div>
      Spectacle en arabe, surtitré en français.       <br />
       Texte : Mohammed Al Qudwa.       <br />
       Traduction française : Omaïma Machkour.       <br />
       Conception : Mohammed Al Qudwa.       <br />
       Mise en scène : Martha Kiss Perrone et Mohammed Al Qudwa.       <br />
       Assistante mise en scène et surtitrage : Lynda Rahal.       <br />
       Avec : Mohammed Al Qudwa.       <br />
       Dramaturgie : Maëlle Poésy.       <br />
       Musique : Anelena Toku.       <br />
       Collaboration musicale : Waseem Al Sisi et Juliano Abramovay.       <br />
       Collaboration danse : Aurore Giaccio.       <br />
       Création lumière : Sebia Falk, en collaboration avec Giorgia Tolaini.       <br />
       Scénographie : Jeanne Knoplioch.       <br />
       Création sonore : Anelena Toku, Rafael Coutinho.       <br />
       Création lumière : Sebia Falk-Lemarchand, en collaboration avec Giorgia Tolaini.       <br />
       Production : Théâtre Dijon Bourgogne, Centre dramatique national.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>Les représentations ont eu lieu les 30 et 31 juillet à 18 h 30 au lycée Henri Bergson, Paris 19ᵉ.</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       5 novembre 2026 : Transversales – Scène conventionnée, Verdun (55).       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>Festival Paris L'Été - 36ᵉ édition</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 11 juillet au 4 août 2026.</span>       <br />
       <a class="link" href="https://www.parislete.fr/" target="_blank">>> parislete.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.parislete.fr/fr/le-programme" target="_blank">>> Programme</a>       <br />
       <a class="link" href="https://parislete.notre-billetterie.fr/formulaire?dial=sommaire26" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/3-saisons-et-1-corps-Gaza-portee-par-la-force-et-la-poesie-d-un-jeune-artiste-palestinien_a4642.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•In 2026• "The Last Hamlet", Pour en finir avec Hamlet, la résistible dés-ascension d'un looser dépressif, misogyne et fouille-merde shakespearien</title>
   <updated>2026-07-24T19:20:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2026-The-Last-Hamlet--Pour-en-finir-avec-Hamlet-la-resistible-des-ascension-d-un-looser-depressif-misogyne-et_a4636.html</id>
   <category term="Avignon 2026" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/97453080-67868702.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-07-24T09:34:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Hamlet… Hamlet… Hamlet… Il est partout, dans les têtes, les bibliothèques, les théâtres, depuis que le natif de Stratford-upon-Avon lui a prêté vie. Et pourquoi donc cette fascination, alors qu'il n'a vraiment rien de séduisant ce "héros" shakespearien… Ben Duke, acteur, metteur en scène et chorégraphe décide pour nous ce soir de lui accorder une dernière représentation (jubilatoire !) avant que le héros à la triste figure ne tire à jamais sa révérence…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97453080-67868702.jpg?v=1784878978" alt="•In 2026• "The Last Hamlet", Pour en finir avec Hamlet, la résistible dés-ascension d'un looser dépressif, misogyne et fouille-merde shakespearien" title="•In 2026• "The Last Hamlet", Pour en finir avec Hamlet, la résistible dés-ascension d'un looser dépressif, misogyne et fouille-merde shakespearien" />
     </div>
     <div>
      Hamlet enchaîné au décor qu'il va devoir traîner sur l'avant-scène pour rejoindre le micro qui l'attend… Hamlet suant sang et eau pour tracter le dispositif lourd du poids du passé qui ne le lâche pas d'une semelle… Hamlet qui réussit dans un effort de Titan à faire taire une radio disant pis que pendre de lui… Dans son ADN n'est-il pas inscrit le mépris consubstantiel qui le définit, mépris pour Ophélie, son amoureuse, mépris pour Gertrude, sa mère dépressive. Quant au désir de vengeance de son père, perfidement assassiné par son oncle Claudius, il passera son temps, le mou Hamlet en fouille-merde qu'il est, à le procrastiner… La présentation du  héros en &quot;habit de lumière&quot; étant actée, place à l'action.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Être ou ne pas être… Mourir, dormir, Rien de plus… Mourir, dormir… Dormir, peut-être rêver…&quot;</span>, ces vers emblématiques, ponctués aussitôt que prononcés par un soupir de lassitude, Hamlet les redoublera d'un commentaire, comme un clin d'œil adressé à &quot;son&quot; public embarqué dans son sillage : <span style="font-style:italic">&quot;Je voulais me débarrasser de ce passage&quot;</span>… Le ton de ce qui va suivre est donné. Et la lettre annonçant la subvention supprimée, ne va pas arranger les choses, lui qui peste que &quot;la Joconde de la Littérature&quot; puisse pâtir des coupes budgétaires… Qu'à cela ne tienne, après avoir envisagé de s'enchainer tout nu à la porte des bureaux des décideurs – <span style="font-style:italic">&quot;pas une bonne idée…&quot;</span> – il opte pour relever le défi de la représentation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97453080-67868703.jpg?v=1784879006" alt="•In 2026• "The Last Hamlet", Pour en finir avec Hamlet, la résistible dés-ascension d'un looser dépressif, misogyne et fouille-merde shakespearien" title="•In 2026• "The Last Hamlet", Pour en finir avec Hamlet, la résistible dés-ascension d'un looser dépressif, misogyne et fouille-merde shakespearien" />
     </div>
     <div>
      Vu le budget réduit comme peau de chagrin par des financeurs que le projet annoncé a rendu peu enthousiastes, il a dû revoir drastiquement la distribution. Les personnages seront joués par des peluches – extraites des cartons tapissant le mur du décor – et les répliques seront confiées à des spectateurs auxquels il aura remis auparavant des petits papiers… L'avantage des peluches ? C'est qu'elles ne sont pas syndiquées, qu'on peut les faire travailler autant qu'on veut, et les jeter si l'envie en prend. Ainsi Horatio (son ami proche), Polonius (le père de sa copine Ophélie), Gertrude (sa chère maman) et Claudius (son oncle félon), hériteront chacun d'une peluche pour les représenter sur scène. Avec une prime pour le couple maudit : Gertrude sera une oie et Claudius, son amant l'ayant épousée pour devenir roi après avoir organisé à quatre mains la mort de Hamlet père, sera lui un long serpent gluant à souhait…       <br />
              <br />
       L'accusation de misogynie qui lui est faite ? Il est prêt à la démentir. Ses très nombreuses amies ne seraient-elles pas les premières à témoigner, avec lui, qu'il aime les femmes ? Quant à son côté dépressif dont on l'accuse, comment n'éprouverait-on pas de chagrin face à la mort d'un père ? Une urne funéraire (et non une peluche) sera extraite d'un carton et avec elle, une voix grave s'en échappera, celle du fantôme de son père lui rappelant l'impératif catégorique inscrit dans le nom qu'il porte : être - et non ne pas être - un guerrier redouté…       <br />
              <br />
       Ainsi, sur un rythme scandé par des chorégraphies &quot;lumineuses&quot;, les situations se précipiteront pour offrir une version décomplexée de la pièce originale… Revêtu d'un Babygros, Hamlet se souviendra, ému, des girafes présentes à son baptême… Et s'il n'était pas présent, lui, aux obsèques de sa chère maman, c'est parce qu'il faisait une retraite. D'ailleurs dès qu'il a rallumé son portable et qu'il a découvert les très nombreux messages laissés sur son répondeur par Horatio lui annonçant la mauvaise nouvelle – <span style="font-style:italic">&quot;Ton père est mort&quot;</span> – il… La scène, inénarrable de drôlerie, sera rejouée avec la participation d'un spectateur descendu des gradins pour endosser le rôle d'Horatio.       <br />
              <br />
       La figure paternelle omniprésente sera, elle, incarnée par un acteur au masque de lion et à la voix amplifiée. Il sera l'esprit de son père Hamlet lui enjoignant de le venger en déchargeant un flingue sur l'horrible serpent qu'est Claudius… D'autres scènes chorégraphiées (elles sont nombreuses, colorées et très &quot;parlantes&quot;) montreront Hamlet découvrir sur un dancefloor diffracté sur écran son oncle et sa mère s'embrassant à pleine bouche, grimaces éloquentes en prime… Les os d'un bassin sorti de terre se substitueront au crâne légendaire… Ophélie nagera dans des eaux troubles. Hamlet, suspicieux maladif, l'accusera, de l'avoir trompé avec son ami Horatio… Il fera une énorme crise de jalousie à sa mère, lui le mal aimé compulsif, et, de rage enfin assumée, il finira par vouloir tuer tout le monde dans une crise hystérique où les coups de batte donnés dans le carton abritant Clodius et Gertrude les pulvériseront.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97453080-67868727.jpg?v=1784879034" alt="•In 2026• "The Last Hamlet", Pour en finir avec Hamlet, la résistible dés-ascension d'un looser dépressif, misogyne et fouille-merde shakespearien" title="•In 2026• "The Last Hamlet", Pour en finir avec Hamlet, la résistible dés-ascension d'un looser dépressif, misogyne et fouille-merde shakespearien" />
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      Alors que faire d'un tel être, veule, violent et misogyne à souhait ? Ophélie serait bien tentée de l'occire définitivement, lui qui non seulement a tué Polinius, son père, mais l'a délaissée, elle, jusqu'à en mourir ? Si elle exécutait son premier désir, ce seraient encore des meurtres à rejouer chaque soir de représentation et ça fait quand même beaucoup dans une année, alors pourquoi pas l'enfermer ad vitam æternam dans un carton où on oubliera le triste Hamlet, emmuré vivant dans un silence pour l'éternité, et plus si affinités.       <br />
              <br />
       Le parti pris d'en finir avec Hamlet, tramant la représentation, est exploité sans qu'à aucun moment le rythme ne vienne à fléchir, créant une unité de ton propre à nous ravir. Empruntant à la farce sa grammaire, Ben Duke l'applique à sa création avec un art consommé magnifiant la dérision subtile avec laquelle il s'empare de son sujet.       <br />
              <br />
       En effet, des trouvailles continuelles de mises en jeu improbables et des interprétations hilarantes prenant systématiquement le contrepied du sérieux originel, ont pour effet de nous transporter dans une &quot;copie&quot; de Shakespeare justifiant ô combien la disparition de son personnage phare… Et que Hamlet après tout s'en prenne à lui seul s'il n'a pas été capable ce soir devant nous de relever le défi en montrant qu'il pouvait être autre que les défauts que, généreusement, on lui attribuait… Cependant, à l'issue de cette représentation mêlant avec bonheur théâtre et danse, un regret subsiste, et il est de taille… Comme il avait été annoncé, ce sera là sa dernière représentation. Il faudra apprendre, désormais, à se passer de Hamlet…       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 20 juillet dans le Cloître des Célestins, pour la 80ᵉ édition du Festival d'Avignon.
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     <div><b>"The Last Hamlet"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97453080-67873210.jpg?v=1784911649" alt="•In 2026• "The Last Hamlet", Pour en finir avec Hamlet, la résistible dés-ascension d'un looser dépressif, misogyne et fouille-merde shakespearien" title="•In 2026• "The Last Hamlet", Pour en finir avec Hamlet, la résistible dés-ascension d'un looser dépressif, misogyne et fouille-merde shakespearien" />
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      Royaume-Uni.       <br />
       Création 2026 au Festival d'Avignon.       <br />
       En anglais surtitré en français.       <br />
       Conception et mise en scène : Ben Duke.       <br />
       Avec : Miguel Altunaga, Ben Duke, Hannah Shepherd.       <br />
       Avec la collaboration exceptionnelle pour le Festival d'Avignon : Anna B Savage.       <br />
       Dramaturgie : Karthika Naïr.       <br />
       Consultante de création : Raquel Meseguer Zafe.       <br />
       Collaboration créative : Sarah Calver, Luigi Nardone, Jamie Wood.       <br />
       Décors et costumes : Soutra Gilmour.       <br />
       Lumière : Jackie Shemesh.       <br />
       Son : Jethro Cooke.       <br />
       Vidéo : Will Duke.       <br />
       Direction technique : Ed Borgnis.       <br />
       Supervision des costumes : Anna Josephs.       <br />
       Éclairage : Daniel Harvey.       <br />
       Programmation lumière : Nadene Wheatley.       <br />
       Régie surtitres : Katharina Bader.       <br />
       Traduction française pour le surtitrage : Dominique Hollier.       <br />
       Durée : 1 h 40.
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97453080-67873224.jpg?v=1784911838" alt="•In 2026• "The Last Hamlet", Pour en finir avec Hamlet, la résistible dés-ascension d'un looser dépressif, misogyne et fouille-merde shakespearien" title="•In 2026• "The Last Hamlet", Pour en finir avec Hamlet, la résistible dés-ascension d'un looser dépressif, misogyne et fouille-merde shakespearien" />
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      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon In 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Les 17 et 18, du 20 au 24 juillet 2026.</span>       <br />
       Représenté à 22 h.       <br />
       Cloître des Célestins, place des Corps Saints, Avignon.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/fr/billetterie" target="_blank">Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/?cat=1001" target="_blank">>> festival-avignon.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Du 22 au 30 septembre 2026 : Théâtre de la Ville, Paris.       <br />
       Du 20 au 22 octobre 2026 : Romaeuropa Festival, Rome (Italie).       <br />
       Du 4 au 7 novembre 2026 : Sadlers Wells East, Londres (Royaume-Uni).
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    ]]>
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   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/In-2026-The-Last-Hamlet--Pour-en-finir-avec-Hamlet-la-resistible-des-ascension-d-un-looser-depressif-misogyne-et_a4636.html" />
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