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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-12T23:13:47+02:00</updated>
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   <title>"Adieu Monsieur Haffmann"… Rire et émotions mêlés dans une pièce toute en délicatesse… comme une sonate des cœurs purs</title>
   <updated>2018-12-23T09:18:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Adieu-Monsieur-Haffmann-Rire-et-emotions-meles-dans-une-piece-toute-en-delicatesse-comme-une-sonate-des-coeurs-purs_a2257.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2018-10-09T10:09:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La pièce est dessinée en traits purs, comme une esquisse, une encre fine qui laisse autant de place à l'imaginaire dans les espaces laissés vides que dans les tracés. Une sorte de stylisation mêlée à une extrême pudeur pour permettre à cette histoire de briller malgré la noirceur de l'époque où elle se déroule.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/26326752-27127898.jpg?v=1539083693" alt=""Adieu Monsieur Haffmann"… Rire et émotions mêlés dans une pièce toute en délicatesse… comme une sonate des cœurs purs" title=""Adieu Monsieur Haffmann"… Rire et émotions mêlés dans une pièce toute en délicatesse… comme une sonate des cœurs purs" />
     </div>
     <div>
      1942, les nazis instaurent le port obligatoire de l'étoile jaune pour les Juifs, monsieur Haffmann décide de se cacher dans la cave de sa bijouterie et d'en confier la direction (ainsi que sa propre sécurité) à son employé goy Pierre Vigneau.       <br />
              <br />
       Le décor sobre de Caroline Mexme, tout en déclinaisons de gris, sert de fond à cette époque aux couleurs vert-de-gris. D'un côté la cave où se cache Joseph Haffmann, de l'autre l'appartement à l'étage où s'installent Pierre et sa femme, jeune couple en attente d'un enfant qui ne vient pas. Dehors, les persécutions contre les Juifs s'intensifient, dénonciations, expropriations, et puis la rafle du Vél d'Hiv…       <br />
              <br />
       C'est dans ce huis clos que va se dérouler la pièce. Une vie à trois qui s'organise sur la base d'un double contrat : donnant-donnant. L'employé-modèle accepte de cacher son patron et de diriger la boutique à condition que celui-ci veuille bien tenter de mettre enceinte sa femme - car lui-même est stérile et monsieur Haffmann si fertile que sa descendance est déjà au nombre de quatre. Contrat aux allures diaboliques dans une époque où l'intégrité est soumise à toutes sortes de tentations, où toutes les trahisons sont possibles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/26326752-27127899.jpg?v=1539083719" alt=""Adieu Monsieur Haffmann"… Rire et émotions mêlés dans une pièce toute en délicatesse… comme une sonate des cœurs purs" title=""Adieu Monsieur Haffmann"… Rire et émotions mêlés dans une pièce toute en délicatesse… comme une sonate des cœurs purs" />
     </div>
     <div>
      La petite joaillerie, dont la renommée ne fait qu'augmenter grâce au talent de l'ancien employé, devient alors une sorte de frontière, de sas, entre le monde extérieur occupé par l'armée d'Hitler, et le monde clandestin où, malgré les drames du moment, la vie continue de bouillonner, de rêver et de créer un avenir. La délicatesse de l'écriture et du jeu des comédiens évite tous les pièges de l'exagération ou du scabreux, et ce sont des échanges touchants, pudiques, aux silences riches de sens qui forme l'essentielle de cette sonate des cœurs purs. Sans oublier les rires et les sourires provoqués par cette situation de ménage à trois consenti.       <br />
              <br />
       La mise en scène de Jean-Philippe Daguerre fonctionne sur le principe du montage cinéma : des scènes courtes, vives, avec des &quot;cuts&quot; aux noirs rapides et des fondus enchaînés subtils, soutenus par une bande son pertinente. Le spectacle défile ainsi sur un rythme intense. Les comédiens, tous très justes, absolument bien campés dans leurs rôles ajoutent à l'attraction que suscite cette histoire.       <br />
              <br />
       Alexandre Bonstein incarne un monsieur Haffmann d'une absolue grâce, à la fois effacé et combatif, Grégori Baquet construit un Pierre Vigneau sensible, attachant dans ses doutes, touchant dans son amour. Julie Cavanna dessine une femme à la fois forte et troublée par l'étrange situation où elle est plongée, elle parvient à faire naître des émotions avec des presque rien, toute en finesse. Tous les trois sont au diapason de la mise en scène : leurs jeux sont faits de touches délicates et d'esquisses suggestives.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/26326752-27127900.jpg?v=1539083745" alt=""Adieu Monsieur Haffmann"… Rire et émotions mêlés dans une pièce toute en délicatesse… comme une sonate des cœurs purs" title=""Adieu Monsieur Haffmann"… Rire et émotions mêlés dans une pièce toute en délicatesse… comme une sonate des cœurs purs" />
     </div>
     <div>
      On pourrait faire le reproche d'un dénouement un peu trop optimiste. Reste que les horreurs de l'Histoire ne sont pas édulcorées (grâce notamment à la belle dangerosité du couple de nazis interprété par Charlotte Matzneff, capable de rendre un rire aussi acéré que du barbelé, et Franck Desmedt au sourire si carnassier que l'on ne peut que se sentir proie face à lui).       <br />
              <br />
       Mais aussi à cause des références à la véritable histoire des spoliations d'œuvres d'art faites à Paul Rosenberg par les nazis. &quot;La femme assise&quot;, tableau de Matisse qui faisait partie de sa collection, joue un rôle important dans cette histoire.       <br />
              <br />
       Et c'est finalement un message d'espoir en l'humain qui reste.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Adieu Monsieur Haffmann"</b></div>
     <div>
      Adieu Monsieur Haffmann       <br />
       Auteur : Jean-Philippe Daguerre.       <br />
       Mise en scène : Jean-Philippe Daguerre.       <br />
       Avec : Grégori Baquet en alternance avec Charles Lelaure ou Benjamin Brenière, dans le rôle de Pierre Vigneau ; Alexandre Bonstein en alternance avec Marc Siemiatycki, dans le rôle de Joseph Haffmann ; Julie Cavanna en alternance avec Anne Plantey, dans le rôle d’Isabelle Vigneau ; Franck Desmedt en alternance avec Jean-Philippe Daguerre, dans le rôle d'Otto Abetz ; Charlotte Matzneff, en alternance avec Salomé Villiers, dans le rôle de Suzanne Abetz.       <br />
       Décor : Caroline Mexme.       <br />
       Musique et assistanat à la mise en scène : Hervé Haine.       <br />
       Lumières : Aurélien Amsellem.       <br />
       Costumes: Virginie H.       <br />
       Collaboration artistique: Laurence Pollet-Villard.       <br />
       Durée : 1 h 25.       <br />
              <br />
              <br />
       À partir du 9 octobre 2018.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Jusqu'au 20 janvier 2019.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 19 h, dimanche à 17 h 30.       <br />
       <span class="fluo_jaune">À partir du 22 janvier 2019.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 21 h, dimanche à 15 h, samedi 23 mars à 15 h.       <br />
       Théâtre Rive Gauche, Paris 14e, 01 43 35 32 31.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-rive-gauche.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-rive-gauche.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Adieu-Monsieur-Haffmann-Rire-et-emotions-meles-dans-une-piece-toute-en-delicatesse-comme-une-sonate-des-coeurs-purs_a2257.html" />
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   <title>•Avignon Off 2018• "Adieu Monsieur Haffmann", un joyau théâtral ciselé au cordeau, d'où jaillit une réelle humanité</title>
   <updated>2018-07-13T10:33:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-Off-2018-Adieu-Monsieur-Haffmann--un-joyau-theatral-cisele-au-cordeau-d-ou-jaillit-une-reelle-humanite_a2202.html</id>
   <category term="Avignon 2018" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/23694164-25871705.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-07-13T10:32:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Paris, 1942, occupation allemande. Le port de l’étoile jaune pour les Juifs est décrété en mai et rendu obligatoire dès le 7 juin. Joseph Haffmann, bijoutier et désigné involontaire au port de l'indigne insigne, propose à son ouvrier orfèvre de lui confier sa bijouterie s’il accepte de le dissimuler aux rafles à la finalité meurtrière. Pierre prendra-t-il le risque de cacher secrètement son patron dans les murs de la "Haffmann et Fils" ? Si oui, à quelle condition ? La condition envisagée et exigée par l'employé est loin d'être banale…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/23694164-25871705.jpg?v=1516795580" alt="•Avignon Off 2018• "Adieu Monsieur Haffmann", un joyau théâtral ciselé au cordeau, d'où jaillit une réelle humanité" title="•Avignon Off 2018• "Adieu Monsieur Haffmann", un joyau théâtral ciselé au cordeau, d'où jaillit une réelle humanité" />
     </div>
     <div>
      Dans une capitale sous le joug de la Wehrmacht, Monsieur Haffmann (Alexandre Bonstein) n'a pas d'autre solution pour survivre à la barbarie nazie que de confier sa bijouterie à son employé Pierre Vigneau (Jean-Philippe Daguerre/Franck Desmedt). Ce dernier en discute avec sa femme (Julie Cavanna), pèse le pour et le contre. Puis voit dans ce marché insolite, émanation du désespoir d'un peuple traqué, la possibilité de la résolution d'un problème intime.       <br />
              <br />
       Les Vigneau ont un désir d'enfant mais lui est stérile. L'idée germe donc de demander au bijoutier juif, pour règlement de cet hébergement clandestin dans la cave de sa propre boutique, &quot;d'ensemencer&quot; Isabelle Vigneau… <span style="font-style:italic">&quot;Monsieur Haffmann… J'aimerais que vous ayez des rapports sexuels avec ma femme le temps qu'elle tombe enceinte…&quot;</span> Rapports vite faits bien faits, exempt de sentiments, purement technique… Cela est-il possible ? Pas sûr !       <br />
              <br />
       Le deal se met en place. Malgré la difficulté de réaliser le premier coït, monsieur Haffmann et l'épouse de Vigneau poursuivent les tentatives d'enfantement. Ainsi une forme saugrenue de ménage à trois se met en place, entre le sous-sol à l'avenir restreint et l'appartement au confort bourgeois. Pierre Vigneau, en plus du bénéfice non négligeable de la gestion d'une bijouterie, se crée une nouvelle notoriété en imaginant de nouveaux modèles de bijoux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/23694164-25871706.jpg?v=1516795609" alt="•Avignon Off 2018• "Adieu Monsieur Haffmann", un joyau théâtral ciselé au cordeau, d'où jaillit une réelle humanité" title="•Avignon Off 2018• "Adieu Monsieur Haffmann", un joyau théâtral ciselé au cordeau, d'où jaillit une réelle humanité" />
     </div>
     <div>
      Renommée à l'excellence artisanale qui attire rapidement la gente gradée germanique ainsi que diplomatique comme le bon miel les ours (bruns !). Officiers comme ambassadeur apprécient la table nourricière et bijoutière de l'arriviste &quot;moitié collabo moitié résistant involontaire&quot;. La fin, à découvrir dans l'antre accueillant du Petit Montparnasse, se commet en une grande tablée, succulente pour son grand numéro œnologique, comme inconfortable parfois pour les rappels historiques dérangeants ; ou comique par des situations burlesques mais à la violence sous-jacente.       <br />
              <br />
       Mise en scène au cordeau, précise, à la cadence soutenue. Jean-Philippe Daguerre (tant dans l'écriture que dans la mise en scène) a opéré un découpage en séquences flash à la rythmique cinématographique, se succédant dans des fondus enchaînés brefs, dans une fluidité parfaitement maîtrisée. Mais nous ne sommes pas au cinéma... Ici pas de pathos excédentaire, ni de bienveillance émotionnelle excessive, voire injustifiée. La parole est forte, puissante, profonde et c'est l'histoire qui prime.        <br />
              <br />
       Le jeu des comédiens est là-dessus remarquable : sobre, juste et rigoureux. Portant le récit avec humanité et clarté, ils évitent, dans leurs interprétations, les pièges de la tragique noirceur inhérente à cette époque, et savent mettre en avant (et donner aux spectateurs) les subtilités de cette aventure romanesque, qui aurait pu paraître licencieuse ou équivoque mais qui est au final une expérience humaine non dénuée de fraternité, d'une certaine densité morale et de quelques fragments d'humour parfois piquant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Adieu Monsieur Haffmann"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/23694164-25871707.jpg?v=1516795640" alt="•Avignon Off 2018• "Adieu Monsieur Haffmann", un joyau théâtral ciselé au cordeau, d'où jaillit une réelle humanité" title="•Avignon Off 2018• "Adieu Monsieur Haffmann", un joyau théâtral ciselé au cordeau, d'où jaillit une réelle humanité" />
     </div>
     <div>
      Texte : Jean-Philippe Daguerre.       <br />
       Mise en scène : Jean-Philippe Daguerre.       <br />
       Avec : Charles Lelaure, Alexandre Bonstein, Julie Cavanna, Jean-Philippe Daguerre/Franck Desmedt (en alternance), Charlotte Matzneff.       <br />
       Décor : Caroline Mexme.       <br />
       Musique et assistanat à la mise en scène: Hervé Haine.       <br />
       Lumières : Aurélien Amsellem.       <br />
       Costumes: Virginie H.       <br />
       Collaboration artistique: Laurence Pollet-Villard.       <br />
       Durée : 1 h 25.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2018•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 au 29 juillet 2018.</span>       <br />
       Tous les jours à 11 h.       <br />
       Théâtre du Roi René, Salle de la Reine,       <br />
       4 bis, rue Grivolas, Avignon.       <br />
       Tél. : 04 90 82 24 35.       <br />
       <a class="link" href="https://theatreduroirene.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatreduroirene.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>"Le Lauréat", une comédie jubilatoire balançant entre joutes charnelles torrides et badinage plus sérieux que nature</title>
   <updated>2018-03-08T09:32:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Laureat--une-comedie-jubilatoire-balancant-entre-joutes-charnelles-torrides-et-badinage-plus-serieux-que-nature_a2062.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/20690399-24058914.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-03-08T08:53:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Célébrant à l'origine le passage d'une période artistique conservatrice, un peu plan-plan, tant au cinéma, au théâtre que dans les autres expressions artistiques, à celle plus libre et libérée, plus débridée, plus fun et colorée des années soixante-dix, "Le Lauréat", dans son adaptation théâtrale cinquante plus tard, s'est transformé en une pièce pétillante, fringante et pleine de jeunesse emmenée par une distribution dynamique où seule pêche par une excès de rigidité la célèbre "Mme Robinson".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20690399-24058914.jpg?v=1520496842" alt=""Le Lauréat", une comédie jubilatoire balançant entre joutes charnelles torrides et badinage plus sérieux que nature" title=""Le Lauréat", une comédie jubilatoire balançant entre joutes charnelles torrides et badinage plus sérieux que nature" />
     </div>
     <div>
      Pas facile d'adapter au théâtre un film culte comme &quot;Le Lauréat&quot; (&quot;The Graduate&quot;, 1967) de Mike Nichols… Plusieurs auteurs s'y sont essayés mais personne n'avait réussi jusqu'à ce que Terry Johnson se consacre à une adaptation pour la scène du scénario original. Le succès fut au rendez-vous et, après Londres, Broadway, Sydney, la voici aujourd'hui pour la première fois en France, mettant face-à-face la sulfureuse Anne Parillaud et le jeune Arthur Fenwick, dans un tortueux jeu de séduction, sous la talentueuse direction d'acteurs de Stéphane Cottin.       <br />
              <br />
       Structure littéraire au rythme tendu, régulier et sans temps mort, permettant des enchaînements rapides, le texte donne la cadence immédiatement avec des répliques sèches au début, légèrement déstabilisantes, voire flippantes (direction d'acteurs un peu rigoriste pour les rôles des deux parents et de Mme Robinson) et laissant craindre une certaine austérité de l'adaptation, qui deviennent plus coulantes ensuite, laissant se mettre en place l'ambiance comédie à la sauce US tout à fait jouissive.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20690399-24058938.jpg?v=1520496877" alt=""Le Lauréat", une comédie jubilatoire balançant entre joutes charnelles torrides et badinage plus sérieux que nature" title=""Le Lauréat", une comédie jubilatoire balançant entre joutes charnelles torrides et badinage plus sérieux que nature" />
     </div>
     <div>
      L'utilisation habile des projections cinématographiques sur les pans du décor et de la chanson de Simon et Garfunkel, qui est au départ suggérée musicalement via des samples modifiés prenant corps progressivement au fil de l'avancée de la pièce, sert admirablement à illustrer certaines situations comme celle de l'ado dans la piscine ou la balade en décapotable. La musique apparaît d'ailleurs comme un acteur supplémentaire distillant, à la façon d'une rengaine, l'atmosphère particulière de cette confrontation entre ébats sulfureux et bluette aux reflets diabolo.       <br />
              <br />
       Si cette comédie de mœurs est construite sur un agréable duel consenti à fleurets mouchetés - entre Mme Robinson et Benjamin Braddock - à la fois inattendu, enlevé, insolent et, in fine, dénudé, voyant s'affronter sur le ring des actes et des sentiments humains, séduction, sensualité, sexe (initiatique puis débridé), immoralité et jalousie, l'adaptation de Terry Johnson donne une place plus importante à la romance naissante entre Élaine et Benjamin que dans le long-métrage, instillant ainsi judicieusement une composition théâtrale à trois plus sensible, plus romanesque, plus émotionnelle, plus subtile que le schéma hollywoodien originel.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20690399-24058940.jpg?v=1520496903" alt=""Le Lauréat", une comédie jubilatoire balançant entre joutes charnelles torrides et badinage plus sérieux que nature" title=""Le Lauréat", une comédie jubilatoire balançant entre joutes charnelles torrides et badinage plus sérieux que nature" />
     </div>
     <div>
      Dans cette confrontation à trois, Adèle Bernier (Élaine) est touchante dans ses hésitations amoureuses, son apparente soumission familiale, ses expressions de rébellion naissante et dans ses effets de séduction naïve. Avec un naturel charmeur, et parfois déconcertant, elle navigue entre étudiante au &quot;futur&quot; caractère révolté et femme à la tendance démissionnaire.        <br />
              <br />
       Arthur Fenwick interprète bien de son côté le jeune homme mal à l'aise, à l'avenir non défini, dosant ses gestes dans une chorégraphie de la maladresse réussie. Son jeu est bien calé et suit en souplesse l'évolution de son personnage, et les différentes facettes des envies de celui-ci, assouvies ou non.       <br />
              <br />
       Bien qu'ayant une prégnance moindre dans le déroulement de l'histoire, le reste de la distribution (Marc Fayet, Françoise Lépine, Jean-Michel Lahmi) répond présent pour exposer et exprimer l'impact familial dans les relations entre nos trois principaux protagonistes ; même si, malgré la bonne traduction de Christopher Thompson, on frôle de près la caricature de l'archétype &quot;WASP&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20690399-24058944.jpg?v=1520496976" alt=""Le Lauréat", une comédie jubilatoire balançant entre joutes charnelles torrides et badinage plus sérieux que nature" title=""Le Lauréat", une comédie jubilatoire balançant entre joutes charnelles torrides et badinage plus sérieux que nature" />
     </div>
     <div>
      Mais l'ensemble est dynamique, souvent enthousiaste, l'ensemble des comédiens s'investissant sans effort, avec un plaisir non feint dans cette comédie jubilatoire balançant entre joutes charnelles torrides et badinage plus sérieux que nature, voire passionné.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Lauréat"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20690399-24058953.jpg?v=1520497002" alt=""Le Lauréat", une comédie jubilatoire balançant entre joutes charnelles torrides et badinage plus sérieux que nature" title=""Le Lauréat", une comédie jubilatoire balançant entre joutes charnelles torrides et badinage plus sérieux que nature" />
     </div>
     <div>
      Adaptation : Terry Johnson.       <br />
       Version française : Christopher Thompson.       <br />
       D'après le roman de Charles Webb.       <br />
       Mise en scène : Stéphane Cottin.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Victoire Berger-Perrin.       <br />
       Avec : Anne Parillaud, Arthur Fenwick, Marc Fayet, Françoise Lépine, Jean-Michel Lahmi, Adèle Bernier.       <br />
       Décor : Catherine Bluwal et Stéphane Cottin.       <br />
       Costumes : Chouchane Abello-Tcherpachian.       <br />
       Lumières : Marie-Hélène Pinon.       <br />
       Vidéo : Léonard.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 février au 1er avril 2018.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h 30, matinées samedi à 17 h 30 et dimanche à 15 h 30.       <br />
       Théâtre Montparnasse, Paris 14e, 01 43 22 77 74.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatremontparnasse.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatremontparnasse.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Laureat--une-comedie-jubilatoire-balancant-entre-joutes-charnelles-torrides-et-badinage-plus-serieux-que-nature_a2062.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•Molières 2018• Rire et émotions mêlés dans une pièce toute en délicatesse… comme une sonate des cœurs purs</title>
   <updated>2018-05-30T06:26:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Molieres-2018-Rire-et-emotions-meles-dans-une-piece-toute-en-delicatesse-comme-une-sonate-des-coeurs-purs_a2035.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/19820573-23546113.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-01-30T08:28:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La pièce est dessinée en traits purs, comme une esquisse, une encre fine qui laisse autant de place à l'imaginaire dans les espaces laissés vides que dans les tracés. Une sorte de stylisation mêlée à une extrême pudeur pour permettre à cette histoire de briller malgré la noirceur de l'époque où elle se déroule.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19820573-23546113.jpg?v=1517297808" alt="•Molières 2018• Rire et émotions mêlés dans une pièce toute en délicatesse… comme une sonate des cœurs purs" title="•Molières 2018• Rire et émotions mêlés dans une pièce toute en délicatesse… comme une sonate des cœurs purs" />
     </div>
     <div>
      1942, les nazis instaurent le port obligatoire de l'étoile jaune pour les Juifs, monsieur Haffmann décide de se cacher dans la cave de sa bijouterie et d'en confier la direction (ainsi que sa propre sécurité) à son employé goy Pierre Vigneau.       <br />
              <br />
       Le décor sobre de Caroline Mexme, tout en déclinaisons de gris, sert de fond à cette époque aux couleurs vert-de-gris. D'un côté la cave où se cache Joseph Haffmann, de l'autre l'appartement à l'étage où s'installent Pierre et sa femme, jeune couple en attente d'un enfant qui ne vient pas. Dehors, les persécutions contre les Juifs s'intensifient, dénonciations, expropriations, et puis la rafle du Vél d'Hiv…       <br />
              <br />
       C'est dans ce huis clos que va se dérouler la pièce. Une vie à trois qui s'organise sur la base d'un double contrat : donnant-donnant. L'employé-modèle accepte de cacher son patron et de diriger la boutique à condition que celui-ci veuille bien tenter de mettre enceinte sa femme - car lui-même est stérile et monsieur Haffmann si fertile que sa descendance est déjà au nombre de quatre. Contrat aux allures diaboliques dans une époque où l'intégrité est soumise à toutes sortes de tentations, où toutes les trahisons sont possibles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19820573-23546128.jpg?v=1517297833" alt="•Molières 2018• Rire et émotions mêlés dans une pièce toute en délicatesse… comme une sonate des cœurs purs" title="•Molières 2018• Rire et émotions mêlés dans une pièce toute en délicatesse… comme une sonate des cœurs purs" />
     </div>
     <div>
      La petite joaillerie, dont la renommée ne fait qu'augmenter grâce au talent de l'ancien employé, devient alors une sorte de frontière, de sas, entre le monde extérieur occupé par l'armée d'Hitler, et le monde clandestin où, malgré les drames du moment, la vie continue de bouillonner, de rêver et de créer un avenir. La délicatesse de l'écriture et du jeu des comédiens évite tous les pièges de l'exagération ou du scabreux, et ce sont des échanges touchants, pudiques, aux silences riches de sens qui forme l'essentielle de cette sonate des cœurs purs. Sans oublier les rires et les sourires provoqués par cette situation de ménage à trois consenti.       <br />
              <br />
       La mise en scène de Jean-Philippe Daguerre fonctionne sur le principe du montage cinéma : des scènes courtes, vives, avec des &quot;cuts&quot; aux noirs rapides et des fondus enchaînés subtils, soutenus par une bande son pertinente. Le spectacle défile ainsi sur un rythme intense. Les comédiens, tous très justes, absolument bien campés dans leurs rôles ajoutent à l'attraction que suscite cette histoire.       <br />
              <br />
       Alexandre Bonstein incarne un monsieur Haffmann d'une absolue grâce, à la fois effacé et combatif, Grégori Baquet construit un Pierre Vigneau sensible, attachant dans ses doutes, touchant dans son amour. Julie Cavanna dessine une femme à la fois forte et troublée par l'étrange situation où elle est plongée, elle parvient à faire naître des émotions avec des presque rien, toute en finesse. Tous les trois sont au diapason de la mise en scène : leurs jeux sont faits de touches délicates et d'esquisses suggestives.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19820573-23546130.jpg?v=1517297864" alt="•Molières 2018• Rire et émotions mêlés dans une pièce toute en délicatesse… comme une sonate des cœurs purs" title="•Molières 2018• Rire et émotions mêlés dans une pièce toute en délicatesse… comme une sonate des cœurs purs" />
     </div>
     <div>
      On pourrait faire le reproche d'un dénouement un peu trop optimiste. Reste que les horreurs de l'Histoire ne sont pas édulcorées (grâce notamment à la belle dangerosité du couple de nazis interprété par Charlotte Matzneff, capable de rendre un rire aussi acéré que du barbelé, et Franck Desmedt au sourire si carnassier que l'on ne peut que se sentir proie face à lui).       <br />
              <br />
       Mais aussi à cause des références à la véritable histoire des spoliations d'œuvres d'art faites à Paul Rosenberg par les nazis. &quot;La femme assise&quot;, tableau de Matisse qui faisait partie de sa collection, joue un rôle important dans cette histoire.       <br />
              <br />
       Et c'est finalement un message d'espoir en l'humain qui reste.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Adieu Monsieur Haffmann"</b></div>
     <div>
      Texte : Jean-Philippe Daguerre.       <br />
       Mise en scène : Jean-Philippe Daguerre.       <br />
       Avec : Grégori Baquet ou Charles Lelaure, Julie Cavanna, Alexandre Bonstein, Franck Desmedt ou Jean-Philippe Daguerre, Charlotte Matzneff ou Salomé Villiers.       <br />
       Décor : Caroline Mexme.       <br />
       Musique et assistanat à la mise en scène: Hervé Haine.       <br />
       Lumières : Aurélien Amsellem.       <br />
       Costumes: Virginie H.       <br />
       Collaboration artistique: Laurence Pollet-Villard.       <br />
       Durée : 1 h 25.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 13 janvier au 30 juin 2018.</span>       <br />
       Mardi au samedi à 21 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Petit Montparnasse, Paris 14e, 01 43 22 77 74.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatremontparnasse.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatremontparnasse.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Molieres-2018-Rire-et-emotions-meles-dans-une-piece-toute-en-delicatesse-comme-une-sonate-des-coeurs-purs_a2035.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Hommage jubilatoire et débridé au théâtre, aux metteurs en scène, aux comédiens et à tous les métiers de la scène</title>
   <updated>2018-01-25T05:48:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Hommage-jubilatoire-et-debride-au-theatre-aux-metteurs-en-scene-aux-comediens-et-a-tous-les-metiers-de-la-scene_a2030.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/19709534-23481936.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-01-25T05:46:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Cela se présente comme une conférence sur l'Art de la mise en scène, une conférence illustrée par l'exemple : on y annonce ainsi trois mises en scène différentes de la première scène du "Médecin malgré lui" de Molière. Mais sous cette apparence extrêmement sérieuse, aux allures universitaires, se cache une formidable démonstration de ce que le théâtre peut réaliser dans sa double exigence qui est de distraire tout en enseignant.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19709534-23481936.jpg?v=1516830516" alt="Hommage jubilatoire et débridé au théâtre, aux metteurs en scène, aux comédiens et à tous les métiers de la scène" title="Hommage jubilatoire et débridé au théâtre, aux metteurs en scène, aux comédiens et à tous les métiers de la scène" />
     </div>
     <div>
      Alors oui, il y a bien là, accessoirisé de son petit &quot;bureau chaise lampe&quot;, le conférencier, en costume et cravate noirs sur chemise blanche. (C'est ce soir-là Xavier Lemaire - père du spectacle - qui officie). Le verbe clair, haut, le sourire bienveillant et le discours émaillé d'humour éclairent l'attention des spectateurs à la thématique de la conférence : le théâtre et plus spécifiquement la mise en scène au théâtre.       <br />
              <br />
       Pendant ce temps, et même dès l'ouverture du spectacle, deux régisseurs de plateau aux nez de clowns installent un décor. Et cela commence par un jeu totalement convenu, formel et sans surprise : les deux &quot;petites mains&quot; du théâtre vont perturber la conférence. Mais il ne faut pas s'y tromper… minute après minute, le spectacle va s'éloigner un peu plus du convenu et du stéréotypé pour s'envoler, et le spectateur avec lui, vers une frénésie capable de susciter volées de rires et vagues d'émotions.       <br />
              <br />
       Alors oui, le fil conducteur consiste bien dans le triple montage de la scène écrite par Molière (jouée une fois de manière classique stylisée, une fois dans le style symbolique et une troisième fois en contemporain - très réaliste) mais il ne s'agit ici que du fil rouge, extrêmement intéressant au demeurant car il permet de mettre en évidence l'écart monumental qui peut exister d'une mise en scène à une autre pour un texte identique. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19709534-23481947.jpg?v=1516830556" alt="Hommage jubilatoire et débridé au théâtre, aux metteurs en scène, aux comédiens et à tous les métiers de la scène" title="Hommage jubilatoire et débridé au théâtre, aux metteurs en scène, aux comédiens et à tous les métiers de la scène" />
     </div>
     <div>
      Et c'est là que ce spectacle devient autre chose que ce qu'il promet : non pas une simple conférence recréée mais un acte théâtral en soi, une histoire particulière, pleine de rebondissements, de situations variées, de personnages inattendus.       <br />
              <br />
       Quelque chose de vrai se dégage ainsi de la scène grâce au jeu des trois interprètes, Xavier Lemaire dans le rôle du conférencier extrêmement charismatique mais pas seulement (lorsqu'il devient lui-même metteur en scène visionnaire emportant ses comédiens dans un tragique désopilant), Isabelle Andréani dans le rôle de Martine (souple comme un feu follet) et aussi d'une régisseuse (rugueuse comme de la toile émeri), d'une comédienne amatrice en audition (sublime de drôlerie, d'espièglerie et de bêtise sublimée) et Franck Jouglas dans le rôle de Sganarelle (félon, roué, malin allant jusqu'à la plus crasse imbécillité, ou la plus redoutable violence du rôle), également régisseur (terrien, mégot à la lippe et pantalon lâche) ou encore dans la caricature à se tordre du comédien trop imbu de lui-même…       <br />
              <br />
       C'est ainsi que toute une galerie de personnages viennent donner vie à cette pseudo-conférence. Et toute l'intelligence de ce spectacle consiste bien à se permettre de ne pas rester cliver dans le formel du départ tout en apportant au fil du discours des témoignages lumineux de grands metteurs en scène (Ariane Mnouchkine, Peter Brook…) et de faire ainsi ce que seul le grand art peut faire : être sérieux sans se prendre au sérieux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Zigzag"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19709534-23481952.jpg?v=1516830620" alt="Hommage jubilatoire et débridé au théâtre, aux metteurs en scène, aux comédiens et à tous les métiers de la scène" title="Hommage jubilatoire et débridé au théâtre, aux metteurs en scène, aux comédiens et à tous les métiers de la scène" />
     </div>
     <div>
      Texte : Xavier Lemaire.       <br />
       Mise en scène : Xavier Lemaire.       <br />
       Avec : Isabelle Andréani, Franck Jouglas et Xavier Lemaire en alternance avec Alain Sachs (du 28 février au 4 mars).       <br />
       Décor : Caroline Mexme.       <br />
       Lumières : Stéphane Baquet.       <br />
       Costumes : Marie Thérèse Roy.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 18 janvier au 4 mars 2018.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 19 h et le dimanche à 17 h 15. Relâche le 9 février.       <br />
       Petit Montparnasse, Paris 14e, 01 43 22 77 74.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatremontparnasse.com/zig-zag/" target="_blank">&gt;&gt; theatremontparnasse.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Hommage-jubilatoire-et-debride-au-theatre-aux-metteurs-en-scene-aux-comediens-et-a-tous-les-metiers-de-la-scene_a2030.html" />
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