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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-21T03:07:25+02:00</updated>
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   <title>L'éternelle jeunesse d'"Orphée" par l'Académie de l'Opéra de Paris</title>
   <updated>2016-05-20T10:17:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/L-eternelle-jeunesse-d-Orphee-par-l-Academie-de-l-Opera-de-Paris_a1601.html</id>
   <category term="Lyrique" />
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   <published>2016-05-20T08:41:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les jeunes artistes en résidence à l'Académie de l'Opéra de Paris revivifient pour cinq représentations le premier chef-d'œuvre de l'opéra, "La Favola d'Orfeo" de Claudio Monteverdi. Les jeunes chanteurs, accompagnés de l'ensemble Les Cris de Paris, font souffler un vent de fraîcheur sur l'antique légende par leur talent mais aussi grâce à une mise en scène inventive et poétique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9516796-15276788.jpg?v=1463727331" alt="L'éternelle jeunesse d'"Orphée" par l'Académie de l'Opéra de Paris" title="L'éternelle jeunesse d'"Orphée" par l'Académie de l'Opéra de Paris" />
     </div>
     <div>
      &quot;La légende d'Orphée&quot; n'est pas le premier opéra de l'histoire occidentale quand il est créé à Mantoue à la cour des Gonzague en 1607, mais il s'impose assurément comme le premier chef-d'œuvre du genre. S'inspirant des innovations des compositeurs de la Camerata florentine <span style="font-style:italic">(1)</span>, Claudio Monteverdi va surpasser ses devanciers en soumettant complètement pour la première fois la musique au drame. Confiant le livret à un musicien (auteur d'intermèdes chantés), Alessandro Striggio, il opère une synthèse entre les pratiques vocales de son temps (en les enrichissant) et une manière nouvelle : l'importance accordée à l'orchestre, l'utilisation subtile à des fins expressives et dramatiques des instruments dans l'écriture et le renforcement du rôle du chœur.       <br />
              <br />
       Le choix du compositeur et du librettiste se porte ainsi sur le mythe d'Orphée, ce poète, fils de la Muse Calliope et du dieu Apollon - cette rêverie sur la perte irrémédiable comme signe et nécessité de l'art. Orphée, capable d'émouvoir toute la création avec sa lyre, aime la nymphe Eurydice et la perd. Grâce à son chant, ce mortel sera autorisé au mépris de la loi divine à l'arracher à l'Erèbe - à la condition de ne jamais se retourner pour la regarder. Nous connaissons tous la suite.       <br />
              <br />
       Julie Bérès, assistée du scénographe Julien Peissel, nous emmène sur les traces du Poète dans une très belle proposition de mise en scène à la fois onirique et poétique. Dans un superbe clair-obscur dû aux lumières de Cathy Olive, l'allégorie de la Musique du prologue cache sous son immense jupe les protagonistes du drame. Quand cet ingénieux tissu se retrousse sur un plateau entièrement recouvert de vrai gazon, la pastorale du premier acte peut débuter avec ses bergers et ses nymphes. Évoquant la magie du théâtre baroque à machines tout en empruntant aux arts visuels les plus modernes, une série de tableaux à l'invention renouvelée exaltent la beauté de l'opéra.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9516796-15276800.jpg?v=1463727371" alt="L'éternelle jeunesse d'"Orphée" par l'Académie de l'Opéra de Paris" title="L'éternelle jeunesse d'"Orphée" par l'Académie de l'Opéra de Paris" />
     </div>
     <div>
      Et on ne peut qu'admirer la performance parfaite des Cris de Paris (musiciens, chanteurs et danseurs). L'ensemble sur instruments anciens dirigé par leur chef Geoffroy Jourdain recrée avec une rare intelligence du texte une des plus admirables partitions qui soient. Dans l'intimité de l'Amphithéâtre de Bastille, les riches sonorités des instruments comme les voix des chanteurs nous invitent à un voyage sensible dans le temps et dans l'espace : dépaysement garanti.        <br />
              <br />
       Le baryton polonais Tomasz Kumiega, au charisme vocal incontestable, est un Orphée tout de douleur intériorisée. Si l'agilité pour les fioritures du chant n'est pas tout à fait évidente <span style="font-style:italic">(2)</span>, sa très belle voix nous emporte aisément sur les plaines de Thrace ou aux Enfers. Elle forme avec le soprano délicieux de Laure Poissonnier un duo des plus réussis. Dans leur sillage, tous les chanteurs de l'Académie nous charment : la Musique délicate de Pauline Texier, la Proserpine passionnée de Gemma Ni Bhrlain ou le Pluton inquiétant de Mikhail Timoshenko. Après celle du Charon de Andriy Gnatiuk, l'apparition finale d'Apollon (intense Damien Pass) achève de nous ravir - tout droit au ciel. Petit conseil : installez-vous au premier rang et laissez vos pieds nus fouler ce frais tapis de verdure…       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) À la fin du XVIe siècle, une élite de nobles cultivés à Florence accueille et encourage les compositeurs Jacopo Peri, Giulio Caccini, Emilio de Cavalieri ou encore Vicenzo Galilei (Galilée donc), favorisant ainsi la création des premiers opéras, inspirés du théâtre antique. C'est la fameuse Camerata florentine.        <br />
       (2) Le rôle d'Orphée a été créé par un castrat.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9516796-15276804.jpg?v=1463727402" alt="L'éternelle jeunesse d'"Orphée" par l'Académie de l'Opéra de Paris" title="L'éternelle jeunesse d'"Orphée" par l'Académie de l'Opéra de Paris" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Prochaines représentations les 17, 19 et 21 mai 2016 à 20 h.</span>       <br />
       Opéra national de Paris,       <br />
       Place de la Bastille, Paris 12e.       <br />
       Tél. : 08 92 89 90 90.        <br />
       <a class="link" href="https://www.operadeparis.fr/" target="_blank">&gt;&gt; operadeparis.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>&quot;La Favola d'Orfeo&quot; (1607).</b>       <br />
       Légende en musique en un prologue et cinq actes.       <br />
       Musique de Claudio Monteverdi (1567-1643).       <br />
       Livret d'Alessandro Striggio fils.       <br />
       En italien surtitré en français.       <br />
       Durée : 2 h 15 avec entracte.       <br />
              <br />
       Geoffroy Jourdain, direction musicale.       <br />
       Julie Bérès, mise en scène.       <br />
       Mirabelle Ordinaire, assistante à la mise en scène.       <br />
       Julien Peissel, scénographie.       <br />
       Aurore Thibout, costumes.       <br />
       Cathy Olive, lumières.       <br />
       Stéphanie Chène, chorégraphie.       <br />
       Christian Archambeau, vidéo.       <br />
       Leslie Six, dramaturgie.       <br />
       Philippe Dupuy, dessin.       <br />
              <br />
       Chanteurs de l'Académie de l'Opéra national de Paris.       <br />
       Orchestre et chœur Les Cris de Paris.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Festival des Lumières de Montmorillon... Sauvé de justesse !</title>
   <updated>2015-08-21T01:53:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-des-Lumieres-de-Montmorillon-Sauve-de-justesse-_a1422.html</id>
   <category term="Concerts" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/8162434-12739481.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-08-20T15:09:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La quatrième édition du Festival des Lumières aura bien lieu cette année du 21 au 23 août 2015 avec un changement de programmation de dernière minute dû à des problèmes de financement. Ce festival de théâtre et de musique baroque dans la Vienne espère ainsi pérenniser son fécond rendez-vous avec le public.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8162434-12739481.jpg?v=1440076676" alt="Festival des Lumières de Montmorillon... Sauvé de justesse !" title="Festival des Lumières de Montmorillon... Sauvé de justesse !" />
     </div>
     <div>
      Le Festival des Lumières de Montmorillon (en référence au XVIIIe siècle et à son esprit) n'est pas le seul festival à être mis en danger à cause de la crise. Avec un jour de programmation supprimé sur quatre (et l'annulation de la venue du Concert d'Astrée entre autres), son directeur artistique Hadrien de Villeblanche et son équipe ont choisi de sanctuariser le rendez-vous théâtral et musical dans la charmante ville de Montmorillon (non loin de Poitiers) en revoyant partiellement son organisation. Même le Festival d'Avignon, on s'en souvient, a dû fermer un jour plus tôt cette année.       <br />
              <br />
       Rien d'étonnant à cela : la presse s'est longuement étendue ce printemps sur la situation problématique de nombreux festivals, cette année en France, toutes disciplines confondues depuis la publication d'une &quot;Cartocrise&quot; des manifestations amputées ou annulées (à consulter sur la plateforme OpenStreetMap) créée et tenue à jour par une médiatrice culturelle, Ermeline Jersol. Désengagement de l'État via les budgets alloués aux collectivités territoriales, inflation des cachets, changement d'équipes municipales, mauvaise gestion, concurrence d'autres pays européens : les causes sont souvent multiples mais les effets toujours identiques. C'est près de cent cinquante rendez-vous culturels qui ont ainsi disparu à ce jour dont la majeure partie cette année. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8162434-12739482.jpg?v=1440077176" alt="Festival des Lumières de Montmorillon... Sauvé de justesse !" title="Festival des Lumières de Montmorillon... Sauvé de justesse !" />
     </div>
     <div>
      Pour le Festival des Lumières, c'est la défection d'un mécène privé connaissant des difficultés (et un manque à gagner de quinze mille euros) qui a menacé un temps la manifestation. Les collectivités locales et la Spedidam (qui coordonne et produit l'événement) ont réussi à sauver cette quatrième édition en maintenant son esprit et ses objectifs grâce à d'importantes économies de fonctionnement. Désormais programmés sur trois jours, les différents rendez-vous proposent encore, en matinée et en soirée, théâtre de rue, concerts, visite en musique du patrimoine local (la vieille ville de Montmorillon a été entièrement restaurée grâce à des capitaux européens) et ateliers à destination des petits et des grands. La littérature avec la Cité de l'Écrit et la gastronomie ne sont pas en reste. Seuls les concerts du soir sont payants (et très abordables).       <br />
              <br />
       Dans les différents lieux qu'offrent la ville, ses environs et la Maison-Dieu (un ancien monastère-hôpital fondé au XIe siècle), les festivaliers pourront applaudir en particulier &quot;La Simphonie du Marais&quot; de Hugo Reyne avec le ténor Romain Champion dans Monteverdi et Lully. L'autre concert phare du festival donnera l'occasion de retrouver l'orchestre baroque d'Hervé Niquet, Le Concert Spirituel, non sans avoir découvert aussi un ensemble très original dont le cœur est constitué de cuivres, Les Sacqueboutiers - du nom de cet ancêtre du trombone.       <br />
              <br />
       Inutile de préciser qu'il faudrait que les plus hautes instances se saisissent de ce dossier de la culture en péril dans notre pays : quand elle est ainsi menacée, on ne saurait trop s'inquiéter… Tant qu'il est encore temps !       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 21 au 23 août 2015.</span>       <br />
       <b>Festival des Lumières.</b>       <br />
       Musique, théâtre, conte, cirque, marionnettes.       <br />
       Maison Dieu, rue des Augustins, Montmorillon (86).       <br />
       Office de Tourisme : 05 49 91 11 96.       <br />
       <a class="link" href="http://www.festival-des-lumieres.com" target="_blank">&gt;&gt; festival-des-lumieres.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Chants d'amour... Quand les chœurs touchent les cœurs et les tréfonds de l'âme humaine</title>
   <updated>2014-09-27T18:21:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Chants-d-amour-Quand-les-choeurs-touchent-les-coeurs-et-les-trefonds-de-l-ame-humaine_a1209.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/7026491-10751660.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-09-27T11:35:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Ariane a perdu le sens de sa vie après le départ de son héros grec Thésée et se lamente. Ni sa beauté ni son rang ni les divertissements de toutes natures ne la ravissent. Les lamentations d'Ariane de Monteverdi sont des chants de l'amour blessé où se lisent et se lient le désir de vengeance et d'oubli, la permanence de la douleur tout autant que la douceur du souvenir.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7026491-10751660.jpg?v=1411834543" alt="Chants d'amour... Quand les chœurs touchent les cœurs et les tréfonds de l'âme humaine" title="Chants d'amour... Quand les chœurs touchent les cœurs et les tréfonds de l'âme humaine" />
     </div>
     <div>
      De l'œuvre (l'opéra) &quot;Arianna&quot; créée en 1608 ne subsistent que la partition du rôle-titre (le manuscrit a été détruit dans l'incendie de la bibliothèque de Mantoue). Réunies par le compositeur dans le sixième livre de ses madrigaux, les lamentations sont écrites pour des voix graves de mezzo-soprano ou contralto.       <br />
              <br />
       Le Muziektheater Transparant, composé de jeunes chanteurs et musiciens rigoureux dans l'expression musicale baroque, s'empare avec vitalité et fraîcheur de la partition. L'orchestre et le chant donnent la couleur, la brillance dramatique et la puissance émotionnelle.       <br />
              <br />
       Dans la fosse d'orchestre, la musique cascade, cavalcade, dramatique et tragique. À l'imitation du sentiment, elle est fortement contrastée, elle réunit les contraires. Bien visible, la tête de la viole de gambe comme un rêve musical à elle toute seule frappe la mesure, scande et danse, caresse, embrasse l'espace, amplifie les effets de tout l'orchestre, fait le lien avec la scène.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7026491-10752963.jpg?v=1411834695" alt="Chants d'amour... Quand les chœurs touchent les cœurs et les tréfonds de l'âme humaine" title="Chants d'amour... Quand les chœurs touchent les cœurs et les tréfonds de l'âme humaine" />
     </div>
     <div>
      Les tableaux mouvants qui enchâssent les moments musicaux ne s'embarrassent pas d'une reconstitution hasardeuse pour les scènes perdues. Ils sont de sensibilité toute contemporaine à la sobriété presque timide et composent une œuvre hybride qui trouve un équilibre visuel, évite le kitsch, les anachronismes outranciers. Leur expressivité ne fait point dissonance. Les placements des chanteurs y forment chorégraphie et conduisent naturellement à ce point nécessaire d'accrétion et de concrétion, autant d'acmé d'actions disparues qui servent le chant et son accès au sublime.       <br />
              <br />
       Les chœurs se fondent, les solos en jaillissent. Ariane est bien sur scène. Ses lamentations approchent ce qu'il faut bien appeler les tréfonds de l'âme humaine.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Canti d'amor"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7026491-10752974.jpg?v=1411834816" alt="Chants d'amour... Quand les chœurs touchent les cœurs et les tréfonds de l'âme humaine" title="Chants d'amour... Quand les chœurs touchent les cœurs et les tréfonds de l'âme humaine" />
     </div>
     <div>
      Spectacle en italien surtitré en français.       <br />
       Musique : Claudio Monteverdi.       <br />
       Direction musicale : Nicolas Achten.       <br />
       Mise en scène : Wouter Van Looy.       <br />
       Ensemble des jeunes Chanteurs et Musiciens du Muziektheater Transparant       <br />
       Durée : 1 h 30.        <br />
       Costumes : Adriana Parra.       <br />
       Scénographie et vidéo : Pepa Ivanova.       <br />
       Lumières : Anne Van Es, Janneke Donkersloot.       <br />
              <br />
       25 au 28 septembre 2014.       <br />
       jeudi, vendredi et samedi à 20 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Athénée Théâtre Louis-Jouvet, Grande Salle, Paris 9e, 01 53 05 19 19.       <br />
       <a class="link" href="http://www.athenee-theatre.com/index.cfm" target="_blank">&gt;&gt; athenee-theatre.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>La Machine à Rêves du Festival d’Ambronay</title>
   <updated>2013-09-05T19:07:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Machine-a-Reves-du-Festival-d-Ambronay_a973.html</id>
   <category term="Concerts" />
   <published>2013-09-05T18:32:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Du 13 septembre au 6 octobre 2013, le Centre Culturel de Rencontre d’Ambronay célèbre la musique ancienne pour la 34e édition de son festival avec une programmation et une affiche de rêve. C’est aussi pour fêter brillamment les vingt ans de la création de son Académie baroque européenne, son projet européen de formation de jeunes musiciens.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5822793-8681384.jpg?v=1378400854" alt="La Machine à Rêves du Festival d’Ambronay" title="La Machine à Rêves du Festival d’Ambronay" />
     </div>
     <div>
      Que nous propose-t-on pour cette nouvelle édition ? Des concerts exceptionnels dans des lieux chargés d’Histoire, des cartes blanches à de jeunes ensembles, des Nuits du Rêve, des master-classes, un bal Renaissance, entre autres. Et un plateau extraordinaire d’artistes déjà grands voire légendaires : Sébastien Daucé avec son ensemble Correspondances, Hervé Niquet et Le Concert Spirituel, Christophe Rousset avec ses Talens (sans t !) lyriques, William Christie et Les Arts Florissants, Jordi Savall et Le Concert des Nations, René Jacobs… j’en passe.        <br />
              <br />
       Cependant le festival, fidèle à l’esprit d’ouverture du Centre d’Ambronay, multiplie les expériences vagabondes : une soirée avec la chanteuse grecque Angélique Ionatos, une autre consacrée au mythe Carlos Gardel, le plus français des maîtres du tango à Buenos Aires, ou encore des voyages orientaux, occitans et gitans en musique. Et on peut compter sur la présence et l’inventivité talentueuse d’un grand nombre de jeunes ensembles invités - dont certains sont en résidence à Ambronay. Qui a dit que la musique ancienne sentait la poussière ? Que nenni !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5822793-8681385.jpg?v=1378400854" alt="La Machine à Rêves du Festival d’Ambronay" title="La Machine à Rêves du Festival d’Ambronay" />
     </div>
     <div>
      Entre le récital &quot;Farinelli&quot; du contre-ténor Philippe Jaroussky, celui de la mezzo-soprano Stéphanie d’Oustrac consacré aux mélodies françaises, les opéras de Purcell, Haendel, Mozart - dont un opéra &quot;Tito Manlio&quot; récemment retrouvé de Vivaldi ! - en version concerts (ou pas), et beaucoup d’autres rendez-vous, le public ne saura où donner de la tête et des oreilles ! D’autant plus que le chef argentin dont tout le monde parle, Leonardo Garcia Alarcon, récemment applaudi par la critique pour son enregistrement du &quot;Requiem&quot; de Mozart, va faire briller avec feu les prestiges de deux œuvres de son compositeur fétiche, Claudio Monteverdi.        <br />
              <br />
       Le jeune chef, en résidence à Ambronay depuis 2010, a choisi de livrer son interprétation des &quot;Vêpres à la Vierge&quot; du compositeur italien, un recueil de pièces chorales et musicales novatrices. Leonardo Garcia Alarcon livrera aussi son premier &quot;Orfeo&quot;, œuvre dont on a coutume de dire qu’elle marque véritablement les débuts du genre de l’opéra en 1607. Une 34e édition du festival de RÊVE.
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     <br style="clear:both;"/>
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      <span class="fluo_jaune">Du 13 septembre au 6 octobre 2013.</span>       <br />
              <br />
       Festival d’Ambronay, 04 74 38 74 04.       <br />
       Centre Culturel de Rencontre d’Ambronay.       <br />
       Place de l’Abbaye, Ambronay (01).       <br />
       <a class="link" href="http://www.ambronay.org/" target="_blank">&gt;&gt; ambronay.org</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/La-Machine-a-Reves-du-Festival-d-Ambronay_a973.html" />
  </entry>
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   <title>"Pop’pea" au Châtelet, c'est Monteverdi violé par Lady Gaga ?</title>
   <updated>2016-02-16T12:36:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Pop-pea-au-Chatelet-c-est-Monteverdi-viole-par-Lady-Gaga_a629.html</id>
   <category term="Lyrique" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/4323242-6523667.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-05-31T09:18:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Sentiments mitigés en sortant de "Pop’pea", cet opéra "barock". Un drôle de spectacle qui se veut hybride : d’un opéra du XVIIe siècle de Claudio Monteverdi, Ian Burton le dramaturge et Michael Torke le compositeur ont créé une œuvre qui prétend sonner inouïe, transgenre, pop rock hip hop, et plus si affinités. À l’arrivée, c’est un bon vieux musical tout droit échappé de Broadway.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4323242-6523667.jpg?v=1338536172" alt=""Pop’pea" au Châtelet, c'est Monteverdi violé par Lady Gaga ?" title=""Pop’pea" au Châtelet, c'est Monteverdi violé par Lady Gaga ?" />
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      Ce spectacle narrant les amours scandaleuses de la rock star Néron et de la dangereuse Poppée dans une Rome façon tournée de concerts a été annoncé avec des moyens colossaux : énormes affiches à Paris, blog sur internet, etc, créant un buzz et une attente - toujours casse-gueule finalement. Nous-même l’annoncions ici avec gourmandise : quel projet ! Quelle affiche ! Qu’en est-il vraiment ?       <br />
              <br />
       Les amateurs de musique classique n’étant pas le cœur de cible du projet, pas de déception de ce côté. Non. La déception vient plutôt de la prétendue nouveauté de la musique et des lyrics. Avec des artistes tels Carl Barât, Benjamin Biolay - qu’on adore - avec le batteur des Clash, Peter Howard, le spectateur s’attend logiquement à une soirée qui - nous assurait-on - allait mettre le feu au Châtelet et à l’opéra.       <br />
              <br />
       Ben non. Monteverdi : 1 Torke : 0. J’ai eu l’impression d’assister à une énième comédie musicale, et hormis l’intro et l’épilogue - qui mettent le feu oui mais pour 10 minutes en tout et pour tout ! Ça ne décolle jamais. C’est peu dire que les amateurs de pop et de rock n’ont guère été enthousiasmés non plus. Et puis un mauvais réglage son - revu peut-être dès le lendemain - nous assure un cassage d’oreilles en règle. 
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     <br style="clear:both;"/>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4323242-6523683.jpg?v=1338536426" alt=""Pop’pea" au Châtelet, c'est Monteverdi violé par Lady Gaga ?" title=""Pop’pea" au Châtelet, c'est Monteverdi violé par Lady Gaga ?" />
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      À la sortie, deux clans : ceux qui adorent - comme ma compagne de soirée, la grande critique pop C. R. - et ceux qui s’ennuient ferme, surtout après la première partie. Soyons honnête, la deuxième est meilleure, en ironie et autodérision aussi. Pas de palme pour Messieurs Torke, Howard et Max la Villa, le guitariste. Je sais, c’est dur.        <br />
              <br />
       Mais un point sur lequel nous tombons tous d’accord : la géniale inventivité de la mise en scène due à Giorgio Barberio Corsetti, au jeune vidéaste Pierrick Sorin, aux costumes fun de Nicola Formichetti, avec une mention pour les lumières de Marco Giusti. Si les tableaux se succèdent un peu laborieusement - calage insuffisant lors des répétitions ? - avec de signalées chutes de tensions et ce, malgré l’énergie des artistes pour les changements de décor, certaines scènes sont vraiment brillantes. 	
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4323242-6523737.jpg?v=1338536854" alt=""Pop’pea" au Châtelet, c'est Monteverdi violé par Lady Gaga ?" title=""Pop’pea" au Châtelet, c'est Monteverdi violé par Lady Gaga ?" />
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     <div>
      Qu’on pense au concert donné par la star Carl Barât-Néron - qui a su petit à petit libérer son énergie destroy après des débuts guère convaincants. Qu’on pense à l’épisode &quot;péplum&quot; irrésistible, quand tous les chanteurs réalisent en direct la post-synchronisation de leur scène, filmée à l’ancienne et en costumes, et projetée au-dessus de leurs têtes. La mort de Sénèque, topos obligé, ne manque pas de grandeur, si on veut bien excuser la piètre interprétation de Mark Almond, ex soft Cell qui ne sait plus chanter.        <br />
              <br />
       J’ai trouvé Benjamin Biolay peu à son avantage entre une diction anglaise hésitante et un embarras très apparent quant à l’occupation de l’espace scénique. Être chanteur ou comédien de cinéma, ce n’est pas forcément avoir le charisme d’un acteur de théâtre - on le constate amèrement sur toutes les planches. Pourtant, c’est bien lui ce personnage de crooner mélancolique, sexy et cuir. Valérie Gabail-Poppée assure avec sa jolie voix venue de l’opéra baroque, et ne perd rien à sa transplantation in vivo. Cependant on attendait une garce d’anthologie, et on a eu une sorte de fantasme queer de Lady Gaga. Frederika Stahl, en Octavie, peine à nous toucher, malgré son chant de cristal. La faute sans doute à sa partition. Elle est charmante mais on s’ennuie un peu.        <br />
              <br />
       Les musiciens installés de chaque côté de la scène en avancée font le job ; avec du génie dans la composition musicale, c’eût été néronesque ! Bon, vous l’avez compris : j’aurais adoré adorer cette production. Mais la comédie musicale - même hype - c’est pas mon truc. Féerie ? Ce sera pour une autre fois…
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     <div><b>"Pop'pea"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4323242-6523748.jpg?v=1338536968" alt=""Pop’pea" au Châtelet, c'est Monteverdi violé par Lady Gaga ?" title=""Pop’pea" au Châtelet, c'est Monteverdi violé par Lady Gaga ?" />
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      Un opéra vidéo-pop d’après &quot;L'incoronazione di Poppea&quot; de Claudio Monteverdi.       <br />
       Adaptation musicale : Michael Torke.       <br />
       Orchestration : Peter Howard et Max La Villa.       <br />
       Livret &amp; lyrics : Ian Burton.       <br />
       Direction musicale : Peter Howard.       <br />
       Mise en scène : Giorgio Barberio Corsetti et Pierrick Sorin.       <br />
       Scénographie - vidéo : Pierrick Sorin.       <br />
       Costumes : Nicola Formichetti.       <br />
       Lumières : Marco Giusti.       <br />
       Avec : Valérie Gabail (Poppea), Carl Barât (Nero), Benjamin Biolay (Ottone), Marc Almond (Seneca), Fredrika Stahl (Ottavia), Anna Madison (Drusilla), Joel O’Cangha (Lucano), Achilles ‘AC’Charrington (Soldier 1), Marcus ‘Matic Mouth' Smith (Soldier 2).       <br />
       Musiciens : Peter Howard (Batterie), Max La Villa (Guitares), Gareth ‘Gaz’ Williams (Basse), Chris McComish (Percussions), Angie Pollock et William Drake (Claviers).       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Spectacle du 29 mai au 7 juin 2012.</span>       <br />
       Mardi (29 et 5), mercredi (30), jeudi (31 et 7), samedi (2) à 20 h.       <br />
       Dimanche 3 juin à 16 h.       <br />
       Théâtre du Châtelet, Paris 1er, 01 40 28 28 40.       <br />
       <a class="link" href="http://www.chatelet-theatre.com/2011-2012/" target="_blank">&gt;&gt; chatelet-theatre.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Pop-pea-au-Chatelet-c-est-Monteverdi-viole-par-Lady-Gaga_a629.html" />
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