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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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   <title>"Les Fourberies de Scapin" Créativité et impertinence pour une version pleine de vie et revigorante</title>
   <updated>2025-03-28T10:59:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Fourberies-de-Scapin-Creativite-et-impertinence-pour-une-version-pleine-de-vie-et-revigorante_a4182.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2025-03-28T10:27:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jeunesse amoureuse, frondeuse et insoumise. Amour acté et signé sans consentement de leurs géniteurs et, en secours rusé mais généreux, l'homme Scapin au pedigree de valet futé donne la cadence de la danse. Dans un pur esprit de troupe, Emmanuel Besnault et une ribambelle de comédiens musiciens chanteurs nous prouvent, avec impétuosité et fraîcheur, l'intemporalité du texte de Molière.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87505074-62064337.jpg?v=1724750644" alt=""Les Fourberies de Scapin" Créativité et impertinence pour une version pleine de vie et revigorante" title=""Les Fourberies de Scapin" Créativité et impertinence pour une version pleine de vie et revigorante" />
     </div>
     <div>
      Le répertoire n'a de cesse que d'être revisité, c'est son destin, son malheur ou son bonheur… Chacun apprécie en fonction de la proposition artistique. La pièce de Molière, &quot;Les Fourberies de Scapin&quot;, en fait bien sûr partie. Et si j'allai un peu à reculons, bien que connaissant le jeune talent à l'œuvre, voir cette énième version, j'en revins fort satisfait tant le travail de cette jeune compagnie était riche de virtuosité et d'une joyeuse énergie.       <br />
              <br />
       D'entrée de jeu, la dynamique est impulsée par une introduction musicale et chantée  avec un entrain qui donne immédiatement le tempo qui sera insufflé tout au long du spectacle. Cela est amplifié par une distribution astucieuse de la totalité des rôles à cinq comédiens, générant ainsi des passages de scènes rapides et fluides. Et l'option choisie, de faire jouer Argante (le père d'Octave) par le comédien (Schemci Lauth) interprétant Léandre et Géronte (le père de Léandre) par Manuel Le Velly qui joue également Octave, agit comme un exorcisme ludique et éminemment comique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87505074-62064338.jpg?v=1724751131" alt=""Les Fourberies de Scapin" Créativité et impertinence pour une version pleine de vie et revigorante" title=""Les Fourberies de Scapin" Créativité et impertinence pour une version pleine de vie et revigorante" />
     </div>
     <div>
      Seuls Scapin (Geoffrey Rouge Carrassat) - vif, au regard malicieux, malin et souple comme un acrobate - et Sylvestre (Benoît Gruel) sont interprétés par un seul acteur. Chacun, dans une fougue quasi juvénile, entretient le rythme effréné adopté sans jamais se départir de sa justesse de jeu et de diction. Seule femme de la partie, Deniz Turkmen (Hyacinthe, Zerbinette et Nérine) est rayonnante dans ses compositions et apporte une intelligence et un charme féminins à l'ensemble.       <br />
              <br />
       Le metteur en scène, Emmanuel Besnault, use ici avec intelligence et passion de son expérience* de la commedia dell'arte et de son amour pour les théâtres de troupe et de tréteaux. Ainsi, associant le jeu burlesque, celui des baladins, des amuseurs publics et autres saltimbanques ainsi que celui musical des troubadours, en une synthèse enthousiaste, il magnifie avec audace et un rien d'effronterie joviale le texte du sieur Molière.       <br />
              <br />
       Son approche scénique est généreuse et éminemment inscrite dans une cinématique joyeuse et inventive. Les trouvailles de mise en scène sont nombreuses et initient des intelligences de décors ou d'effets que l'on trouve rarement dans une jeune compagnie. La scène du sac et des coups de bâton est traitée de manière originale et invite le public à se retrouver embarqué, drapé, dans l'intimité de l'action. Une des idées fortes de celui-ci… qui, &quot;après coups&quot;, fait mouche !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87505074-62064339.jpg?v=1724751594" alt=""Les Fourberies de Scapin" Créativité et impertinence pour une version pleine de vie et revigorante" title=""Les Fourberies de Scapin" Créativité et impertinence pour une version pleine de vie et revigorante" />
     </div>
     <div>
      Cette proposition d'Emmanuel Besnault et de la compagnie L’Éternel Été agit comme une cure de jouvence... mais sans omettre de porter l'éclairage sur l'éternelle aventure, romancée ou pas, des amours entravés pour d'aussi éternelles futiles raisons familiales, religieuses, de classe ou d'États ; et sur les joutes universelles entre notre bienveillante humanité et nos attraits vénaux.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Acquise entre autres avec le rôle d'Arlequin dans &quot;Arlequin valet de deux maîtres&quot; de Goldoni à la Comédie Italienne en 2013. Ce théâtre est le lieu de référence de la commedia dell'arte à Paris (et seul théâtre italien en France). Ce dernier, après avoir été contraint de fermer pour cause de difficultés financières dues à la baisse importante de ses subventions, tente de renaître, grâce à la vente de costumes et de quelques discrets mécènes, en proposant une création (d'après des textes d'auteurs italiens), &quot;Les Délices du Baiser&quot;, depuis le 16 novembre 2016.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Fourberies de Scapin"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87505074-62064340.jpg?v=1724751653" alt=""Les Fourberies de Scapin" Créativité et impertinence pour une version pleine de vie et revigorante" title=""Les Fourberies de Scapin" Créativité et impertinence pour une version pleine de vie et revigorante" />
     </div>
     <div>
      Texte : Molière.       <br />
       Mise en scène et scénographie : Emmanuel Besnault.       <br />
       Avec : Matthieu Brugot ou Lionel Sautet ou Sylvain Lecomte, Victor Duez ou Valerio Zaina, Benoit Gruel ou Schemci Lauth ou Arthur Baratin, Manuel Le Velly ou Emmanuel Besnault, Chloé Zufferey ou Mélanie Le Duc.       <br />
       Lumières : Cyril Manetta.       <br />
       Régie : Emma Schler.       <br />
       Par la Compagnie L’Éternel Été.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
       À partir de 10 ans.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 2 avril au 25 mai 2025.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 17 h.       <br />
       Théâtre Le Lucernaire, Théâtre Noir, Paris 6e, 01 45 44 57 34.       <br />
       <a class="link" href="https://www.lucernaire.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>"Les Fourberies de Scapin" Créativité et impertinence pour une version pleine de vie et revigorante</title>
   <updated>2024-08-30T19:46:00+02:00</updated>
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   <category term="Théâtre" />
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   <published>2024-08-27T10:11:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jeunesse amoureuse, frondeuse et insoumise. Amour acté et signé sans consentement de leurs géniteurs et, en secours rusé mais généreux, l'homme Scapin au pedigree de valet futé donne la cadence de la danse. Dans un pur esprit de troupe, Emmanuel Besnault et une ribambelle de comédiens musiciens chanteurs nous prouvent, avec impétuosité et fraîcheur, l'intemporalité du texte de Molière.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82429327-59134719.jpg?v=1724750644" alt=""Les Fourberies de Scapin" Créativité et impertinence pour une version pleine de vie et revigorante" title=""Les Fourberies de Scapin" Créativité et impertinence pour une version pleine de vie et revigorante" />
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     <div>
      Le répertoire n'a de cesse que d'être revisité, c'est son destin, son malheur ou son bonheur… Chacun apprécie en fonction de la proposition artistique. La pièce de Molière, &quot;Les Fourberies de Scapin&quot;, en fait bien sûr partie. Et si j'allai un peu à reculons, bien que connaissant le jeune talent à l'œuvre, voir cette énième version, j'en revins fort satisfait tant le travail de cette jeune compagnie était riche de virtuosité et d'une joyeuse énergie.       <br />
              <br />
       D'entrée de jeu, la dynamique est impulsée par une introduction musicale et chantée  avec un entrain qui donne immédiatement le tempo qui sera insufflé tout au long du spectacle. Cela est amplifié par une distribution astucieuse de la totalité des rôles à cinq comédiens, générant ainsi des passages de scènes rapides et fluides. Et l'option choisie, de faire jouer Argante (le père d'Octave) par le comédien (Schemci Lauth) interprétant Léandre et Géronte (le père de Léandre) par Manuel Le Velly qui joue également Octave, agit comme un exorcisme ludique et éminemment comique.
     </div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82429327-59134720.jpg?v=1724751131" alt=""Les Fourberies de Scapin" Créativité et impertinence pour une version pleine de vie et revigorante" title=""Les Fourberies de Scapin" Créativité et impertinence pour une version pleine de vie et revigorante" />
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      Seuls Scapin (Geoffrey Rouge Carrassat) - vif, au regard malicieux, malin et souple comme un acrobate - et Sylvestre (Benoît Gruel) sont interprétés par un seul acteur. Chacun, dans une fougue quasi juvénile, entretient le rythme effréné adopté sans jamais se départir de sa justesse de jeu et de diction. Seule femme de la partie, Deniz Turkmen (Hyacinthe, Zerbinette et Nérine) est rayonnante dans ses compositions et apporte une intelligence et un charme féminins à l'ensemble.       <br />
              <br />
       Le metteur en scène, Emmanuel Besnault, use ici avec intelligence et passion de son expérience* de la commedia dell'arte et de son amour pour les théâtres de troupe et de tréteaux. Ainsi, associant le jeu burlesque, celui des baladins, des amuseurs publics et autres saltimbanques ainsi que celui musical des troubadours, en une synthèse enthousiaste, il magnifie avec audace et un rien d'effronterie joviale le texte du sieur Molière.       <br />
              <br />
       Son approche scénique est généreuse et éminemment inscrite dans une cinématique joyeuse et inventive. Les trouvailles de mise en scène sont nombreuses et initient des intelligences de décors ou d'effets que l'on trouve rarement dans une jeune compagnie. La scène du sac et des coups de bâton est traitée de manière originale et invite le public à se retrouver embarqué, drapé, dans l'intimité de l'action. Une des idées fortes de celui-ci… qui, &quot;après coups&quot;, fait mouche !
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82429327-59134721.jpg?v=1724751594" alt=""Les Fourberies de Scapin" Créativité et impertinence pour une version pleine de vie et revigorante" title=""Les Fourberies de Scapin" Créativité et impertinence pour une version pleine de vie et revigorante" />
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      Cette proposition d'Emmanuel Besnault et de la compagnie L’Éternel Été agit comme une cure de jouvence... mais sans omettre de porter l'éclairage sur l'éternelle aventure, romancée ou pas, des amours entravés pour d'aussi éternelles futiles raisons familiales, religieuses, de classe ou d'États ; et sur les joutes universelles entre notre bienveillante humanité et nos attraits vénaux.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Acquise entre autres avec le rôle d'Arlequin dans &quot;Arlequin valet de deux maîtres&quot; de Goldoni à la Comédie Italienne en 2013. Ce théâtre est le lieu de référence de la commedia dell'arte à Paris (et seul théâtre italien en France). Ce dernier, après avoir été contraint de fermer pour cause de difficultés financières dues à la baisse importante de ses subventions, tente de renaître, grâce à la vente de costumes et de quelques discrets mécènes, en proposant une création (d'après des textes d'auteurs italiens), &quot;Les Délices du Baiser&quot;, depuis le 16 novembre 2016.</span>
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     <div><b>"Les Fourberies de Scapin"</b></div>
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      Texte : Molière.       <br />
       Mise en scène et scénographie : Emmanuel Besnault.       <br />
       Avec : Matthieu Brugot ou Lionel Sautet ou Sylvain Lecomte, Victor Duez ou Valerio Zaina, Benoit Gruel ou Schemci Lauth ou Arthur Baratin, Manuel Le Velly ou Emmanuel Besnault, Chloé Zufferey ou Mélanie Le Duc.       <br />
       Lumières : Cyril Manetta.       <br />
       Régie : Emma Schler.       <br />
       Par la Compagnie L’Éternel Été.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
       À partir de 10 ans.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 28 septembre 2024 au 5 janvier 2025.</span>       <br />
       Samedi à 14 h 30 et dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre Lepic, Paris 18ᵉ, 01 42 54 15 12.       <br />
       <a class="link" href="https://theatrelepic.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatrelepic.com</a>
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   <title>•Off 2021• Les Fourberies de Scapin Créativité et impertinence pour une version pleine de vie et revigorante</title>
   <updated>2021-07-19T08:21:00+02:00</updated>
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   <category term="Avignon 2021" />
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   <published>2021-07-19T07:54:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
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    <![CDATA[
Jeunesse amoureuse, frondeuse et insoumise. Amour acté et signé sans consentement de leurs géniteurs et, en secours rusé mais généreux, l'homme Scapin au pedigree de valet futé donne la cadence de la danse. Dans un pur esprit de troupe, Emmanuel Besnault et une ribambelle de comédiens musiciens chanteurs nous prouvent, avec impétuosité et fraîcheur, l'intemporalité du texte de Molière.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57790969-42772117.jpg?v=1626676084" alt="•Off 2021• Les Fourberies de Scapin Créativité et impertinence pour une version pleine de vie et revigorante" title="•Off 2021• Les Fourberies de Scapin Créativité et impertinence pour une version pleine de vie et revigorante" />
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      Le répertoire n'a de cesse que d'être revisité, c'est son destin, son malheur ou son bonheur… Chacun apprécie en fonction de la proposition artistique. La pièce de Molière, &quot;Les Fourberies de Scapin&quot;, en fait bien sûr partie. Et si j'allai un peu à reculons, bien que connaissant le jeune talent à l'œuvre, voir cette énième version, j'en revins fort satisfait tant le travail de cette jeune compagnie était riche de virtuosité et d'une joyeuse énergie.       <br />
              <br />
       D'entrée de jeu, la dynamique est impulsée par une introduction musicale et chantée  avec un entrain qui donne immédiatement le tempo qui sera insufflé tout au long du spectacle. Cela est amplifié par une distribution astucieuse de la totalité des rôles à cinq comédiens, générant ainsi des passages de scènes rapides et fluides. Et l'option choisie, de faire jouer Argante (le père d'Octave) par le comédien (Schemci Lauth) interprétant Léandre et Géronte (le père de Léandre) par Manuel Le Velly qui joue également Octave, agit comme un exorcisme ludique et éminemment comique.
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      Seuls Scapin (Geoffrey Rouge Carrassat) - vif, au regard malicieux, malin et souple comme un acrobate - et Sylvestre (Benoît Gruel) sont interprétés par un seul acteur. Chacun, dans une fougue quasi juvénile, entretient le rythme effréné adopté sans jamais se départir de sa justesse de jeu et de diction. Seule femme de la partie, Deniz Turkmen (Hyacinthe, Zerbinette et Nérine) est rayonnante dans ses compositions et apporte une intelligence et un charme féminins à l'ensemble.       <br />
              <br />
       Le metteur en scène, Emmanuel Besnault, use ici avec intelligence et passion de son expérience* de la commedia dell'arte et de son amour pour les théâtres de troupe et de tréteaux. Ainsi, associant le jeu burlesque, celui des baladins, des amuseurs publics et autres saltimbanques ainsi que celui musical des troubadours, en une synthèse enthousiaste, il magnifie avec audace et un rien d'effronterie joviale le texte du sieur Molière.       <br />
              <br />
       Son approche scénique est généreuse et éminemment inscrite dans une cinématique joyeuse et inventive. Les trouvailles de mise en scène sont nombreuses et initient des intelligences de décors ou d'effets que l'on trouve rarement dans une jeune compagnie. La scène du sac et des coups de bâton est traitée de manière originale et invite le public à se retrouver embarqué, drapé, dans l'intimité de l'action. Une des idées fortes de celui-ci… qui, &quot;après coups&quot;, fait mouche !       <br />
              <br />
       Cette proposition d'Emmanuel Besnault et de la compagnie L’Éternel Été agit comme une cure de jouvence... mais sans omettre de porter l'éclairage sur l'éternelle aventure, romancée ou pas, des amours entravés pour d'aussi éternelles futiles raisons familiales, religieuses, de classe ou d'États ; et sur les joutes universelles entre notre bienveillante humanité et nos attraits vénaux.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Acquise entre autres avec le rôle d'Arlequin dans &quot;Arlequin valet de deux maîtres&quot; de Goldoni à la Comédie Italienne en 2013. Ce théâtre est le lieu de référence de la commedia dell'arte à Paris (et seul théâtre italien en France). Ce dernier, après avoir été contraint de fermer pour cause de difficultés financières dues à la baisse importante de ses subventions, tente de renaître, grâce à la vente de costumes et de quelques discrets mécènes, en proposant une création (d'après des textes d'auteurs italiens), &quot;Les Délices du Baiser&quot;, depuis le 16 novembre 2016.</span>
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     <div><b>"Les Fourberies de Scapin"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57790969-42772120.jpg?v=1626676598" alt="•Off 2021• Les Fourberies de Scapin Créativité et impertinence pour une version pleine de vie et revigorante" title="•Off 2021• Les Fourberies de Scapin Créativité et impertinence pour une version pleine de vie et revigorante" />
     </div>
     <div>
      Texte : Molière.       <br />
       Mise en scène et scénographie : Emmanuel Besnault.       <br />
       Avec : Benoit Gruel, Schemci Lauth, Deniz Turkmen, Manuel Le Velly et Emmanuel Besnault.       <br />
       Lumières : Cyril Manetta.       <br />
       Régie : Emma Schler.       <br />
       Par la Compagnie L’Éternel Été.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
       À partir de 10 ans.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2021•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 31 juillet 2021.</span>       <br />
       Tous les jours à 15 h 25, relâche les 12, 19 et 26 juillet.       <br />
       La Condition des Soies, Salle Molière (Salle Ronde), 13, rue de la Croix, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 22 48 43..       <br />
       <a class="link" href="https://www.conditiondessoies.com/" target="_blank">&gt;&gt; conditiondessoies.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2021-Les-Fourberies-de-Scapin-Creativite-et-impertinence-pour-une-version-pleine-de-vie-et-revigorante_a3014.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Trissotin…" Union du corps et de l'esprit par l'amour, le désir et l'humour</title>
   <updated>2019-04-04T08:09:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Trissotin-Union-du-corps-et-de-l-esprit-par-l-amour-le-desir-et-l-humour_a2315.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/29466782-28506217.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-04-04T08:03:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Reprise ! Pour Henriette et Armande, c'est l'heure de l'émancipation. Ces deux jeunes femmes ont reçu une très bonne éducation, s'expriment avec précision et même élégance, jouissent d'une évidente aisance matérielle au sein d'une famille solide et traditionnelle. La mère tient en effet la culotte en son ménage et le père est gentil quoique un peu faible…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29466782-28506217.jpg?v=1546689970" alt=""Trissotin…" Union du corps et de l'esprit par l'amour, le désir et l'humour" title=""Trissotin…" Union du corps et de l'esprit par l'amour, le désir et l'humour" />
     </div>
     <div>
      Elles ont trouvé l'oiseau rare. Clitandre. Un jeune homme beau comme un comédien, certes un peu pauvre mais qui a la tête bien faite et de grandes espérances car il est poussé à la cour…       <br />
              <br />
       L'ainée a approfondi Descartes, le dualisme ainsi que les stoïciens, et conteste l'institution du mariage. La cadette à l'évidence, dans sa capacité à conjuguer plaisir et amour dans une perspective de mariage heureux, a compris Lucrèce et son &quot;de natura rerum&quot;.       <br />
              <br />
       Leur mère Philaminte et leur tante Belise se sont piquées des dernières connaissances scientifiques logiques et poétiques. Leur apprentissage encore naïf pèse sur l'ordonnancement de la maison. Voulant être savantes pour se montrer savantes, elles se sont entichées d'un Tartuffe au petit pied, un Trissotin pédant et à la pointe de la mode qui en veut à leur richesse. L'histoire frise la catastrophe.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29466782-28506218.jpg?v=1546690057" alt=""Trissotin…" Union du corps et de l'esprit par l'amour, le désir et l'humour" title=""Trissotin…" Union du corps et de l'esprit par l'amour, le désir et l'humour" />
     </div>
     <div>
      Écrite (et avec quel brio) par Molière, la pièce &quot;Trissotin ou Les Femmes Savantes&quot; démontre par la satire que la femme partage avec l'homme un même désir de pédanterie, de vanités et de capacités d'aveuglements. Elle souligne aussi par son ironie joyeuse que le droit à la connaissance est partagé entre les deux sexes et que, l'avenir de l'un sans l'autre étant bien sombre, il vaut mieux que l'un et l'autre s'acceptent mutuellement pour un optimisme de la vie.       <br />
              <br />
       Car tout cela n'est que comédie.       <br />
              <br />
       La mise en scène de Macha Makeïeff impose des conventions fortes tout en évitant le piège de tourner en ridicule. Elle s'appuie sur une dimension foldingue frapadingue parfaitement assumée. En décrivant minutieusement une bourgeoisie artiste immergée dans l'air du temps, frappée au coin de la mode rétro soixante-dix et des meubles vintages.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29466782-28506219.jpg?v=1447751012" alt=""Trissotin…" Union du corps et de l'esprit par l'amour, le désir et l'humour" title=""Trissotin…" Union du corps et de l'esprit par l'amour, le désir et l'humour" />
     </div>
     <div>
      La mise en scène épouse le texte et ses personnages avec leurs alexandrins. Exploitant tous les effets de miroirs qui relient et opposent les personnages.       <br />
              <br />
       Les deux sœurs se font face et s'opposent en de quasi duels : l'une coquette, l'autre sage.       <br />
              <br />
       En vis-à-vis, le père Chrysale et son frère Ariste, déjà vieux ingénus qui veulent conserver l'apparence d'une jeunesse, jouent de leur complicité pour recoudre les liens familiaux et fomentent une farce la farce finale qui confondra le méchant.       <br />
              <br />
       Pour ce qui est de Bélise et Trissotin, personnages les plus excessifs, la metteure en scène joue sur les effets de travestissement.       <br />
              <br />
       Bélise est une vieille fille portée par un comédien dont la virilité de ténor ne peut être contestée et qui sait admirablement moduler toutes les gammes d'une féminité vouée, par ses excès de coquetteries érotisées, à la perdition dans des paradis imaginaires, romanesques et merveilleux. Le rôle est formidablement drôle.       <br />
              <br />
       Trissotin est conçu comme un Conchita Wurst muté en rêve de John Galliano, il est un personnage redoutablement inquiétant de sophistication. Plus intello, fat, germanopratin et esthète, on meurt.       <br />
              <br />
       Quant à la mère, digne héritière des Branquignols et des Saintes Chéries, elle glisse de crises de folie en crise d'autorité, frôlant la perte de sa distinction et de sa conscience dans une fantaisie et une liberté de gammes à donner le vertige.       <br />
              <br />
       En réponse, la servante Martine est une jeune femme à la colère d'aujourd'hui, franche et directe.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29466782-28506220.jpg?v=1447751378" alt=""Trissotin…" Union du corps et de l'esprit par l'amour, le désir et l'humour" title=""Trissotin…" Union du corps et de l'esprit par l'amour, le désir et l'humour" />
     </div>
     <div>
      Le texte est joué avec un tel degré d'intériorisation qu'aucun effet de surface, aucun anachronisme ne peut altérer les situations et si la pièce et sa mise en scène tire à farce, à satire, scéniquement la fluidité est parfaite. Le parler populaire et le parler élégant se fondent dans le geste et le mouvement.       <br />
              <br />
       La mise en scène est emportée avec précision, légèreté, vivacité, gaité, dégage des pouvoirs étranges, engendre comme un miracle de cohérence. Toutes les conventions théâtrales se fondent dans une atmosphère de vraisemblance et donnent à chacun son instant et son instinct de vérité. Le spectateur à chaque instant se retrouve complice de cette famille et ne peut railler.       <br />
              <br />
       Par ce travail de comédie de mœurs, démonstration est faite scéniquement que dans un monde où les femmes se piquent d'être à l'égal des hommes, d'être des auteur(e)s, des savant(e)s, la pensée de mondes séparés (celui des sexes, des fonctions sociales, de la raison et de la déraison pourtant communément admise) est fausse. Démonstration est faite que d'authentiques chimères se concrétisent sur scène, forgeant l'union du corps et de l'esprit par l'amour et le désir et l'humour. Le théâtre en est le laboratoire et le rire s'épanouit en sourire d'aise, et conserve les volutes de la gaité qui ont déferlé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Trissotin ou Les Femmes Savantes"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29466782-28506221.jpg?v=1447751436" alt=""Trissotin…" Union du corps et de l'esprit par l'amour, le désir et l'humour" title=""Trissotin…" Union du corps et de l'esprit par l'amour, le désir et l'humour" />
     </div>
     <div>
      Texte : Molière.       <br />
       Mise en scène, décor et costumes : Macha Makeïeff.       <br />
       Assistants à la mise en scène : Gaëlle Hermant et Camille de la Guillonnière.       <br />
       Avec : Marie-Armelle Deguy, Vincent Winterhalter, Jeanne-Marie Levy, Geoffroy Rondeau, Vanessa Fonte, Caroline Espargilière, Arthur Igual ou Ivan Ludlow (en alernance), Philippe Fenwick, Pascal Ternisien, Louise Rebillaud, Bertrand Poncet, Arthur Deschamps (sous réserve).       <br />
       Lumières : Jean Bellorini, assisté d'Olivier Tisseyre.       <br />
       Son : Xavier Jacquot.       <br />
       Coiffures et maquillage : Cécile Kretschmar, assistée de Judith Scotto.       <br />
       Arrangements musicaux : Macha Makeïeff et Jean Bellorini.       <br />
       Assistante à la scénographie et accessoires : Margot Clavières.       <br />
       Construction d’accessoires : Patrice Ynesta.       <br />
       Assistante aux costumes : Claudine Crauland.       <br />
       Régisseur Général : André Neri.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29466782-28506222.jpg?v=1447751675" alt=""Trissotin…" Union du corps et de l'esprit par l'amour, le désir et l'humour" title=""Trissotin…" Union du corps et de l'esprit par l'amour, le désir et l'humour" />
     </div>
     <div>
      Iconographe : Guillaume Cassar.       <br />
       Studio son : Sébastien Trouvé.       <br />
       Durée : 2 h 15.       <br />
       Production La Criée Théâtre national de Marseille.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 10 avril au 10 mai 2019.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 21 h sauf mardi 16 et jeudi 18 avril à 20 h, dimanche à 15 h.       <br />
       La Scala, Paris 10e, 01 40 03 44 30.       <br />
       <a class="link" href="https://lascala-paris.com/programmation/trissotin-ou-les-femmes-savantes/" target="_blank">&gt;&gt; lascala-paris.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Trissotin-Union-du-corps-et-de-l-esprit-par-l-amour-le-desir-et-l-humour_a2315.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Les Fourberies de Scapin"… Dans un élan créatif et impertinent, une version chaleureuse et revigorante</title>
   <updated>2018-11-10T11:53:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Fourberies-de-Scapin-Dans-un-elan-creatif-et-impertinent-une-version-chaleureuse-et-revigorante_a2279.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/27470772-27652308.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-11-10T11:49:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jeunesse amoureuse, frondeuse et insoumise. Amour acté et signé sans consentement de leurs géniteurs et, en secours rusé mais généreux, l'homme Scapin au pedigree de valet futé donne la cadence de la danse. Dans un pur esprit de troupe, Emmanuel Besnault et une ribambelle de comédiens musiciens chanteurs nous prouvent, avec impétuosité et fraîcheur, l'intemporalité du texte de Molière.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/27470772-27652305.jpg?v=1486723060" alt=""Les Fourberies de Scapin"… Dans un élan créatif et impertinent, une version chaleureuse et revigorante" title=""Les Fourberies de Scapin"… Dans un élan créatif et impertinent, une version chaleureuse et revigorante" />
     </div>
     <div>
      Le répertoire n'a de cesse que d'être revisité, c'est son destin, son malheur ou son bonheur… Chacun apprécie en fonction de la proposition artistique. La pièce de Molière, &quot;Les Fourberies de Scapin&quot;, en fait bien sûr partie. Et si j'allai un peu à reculons, bien que connaissant le jeune talent à l'œuvre, voir cette énième version, j'en revins fort satisfait tant le travail de cette jeune compagnie était riche de virtuosité et d'une joyeuse énergie.       <br />
              <br />
       D'entrée de jeu, la dynamique est impulsée par une introduction musicale et chantée  avec un entrain qui donne immédiatement le tempo qui sera insufflé tout au long du spectacle. Cela est amplifié par une distribution astucieuse de la totalité des rôles à cinq comédiens, générant ainsi des passages de scènes rapides et fluides. Et l'option choisie, de faire jouer Argante (le père d'Octave) par le comédien (Schemci Lauth) interprétant Léandre et Géronte (le père de Léandre) par Manuel Le Velly qui joue également Octave, agit comme un exorcisme ludique et éminemment comique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/27470772-27652306.jpg?v=1486723150" alt=""Les Fourberies de Scapin"… Dans un élan créatif et impertinent, une version chaleureuse et revigorante" title=""Les Fourberies de Scapin"… Dans un élan créatif et impertinent, une version chaleureuse et revigorante" />
     </div>
     <div>
      Seuls Scapin (Geoffrey Rouge Carrassat) - vif, au regard malicieux, malin et souple comme un acrobate - et Sylvestre (Benoît Gruel) sont interprétés par un seul acteur. Chacun, dans une fougue quasi juvénile, entretient le rythme effréné adopté sans jamais se départir de sa justesse de jeu et de diction. Seule femme de la partie, Deniz Turkmen (Hyacinthe, Zerbinette et Nérine) est rayonnante dans ses compositions et apporte une intelligence et un charme féminins à l'ensemble.       <br />
              <br />
       Le metteur en scène, Emmanuel Besnault, use ici avec intelligence et passion de son expérience* de la commedia dell'arte et de son amour pour les théâtres de troupe et de tréteaux. Ainsi, associant le jeu burlesque, celui des baladins, des amuseurs publics et autres saltimbanques ainsi que celui musical des troubadours, en une synthèse enthousiaste, il magnifie avec audace et un rien d'effronterie joviale le texte du sieur Molière.       <br />
              <br />
       Son approche scénique est généreuse et éminemment inscrite dans une cinématique joyeuse et inventive. Les trouvailles de mise en scène sont nombreuses et initient des intelligences de décors ou d'effets que l'on trouve rarement dans une jeune compagnie. La scène du sac et des coups de bâton est traitée de manière originale et invite le public à se retrouver embarqué, drapé, dans l'intimité de l'action. Une des idées fortes de celui-ci… qui, &quot;après coups&quot;, fait mouche !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/27470772-27652307.jpg?v=1486723183" alt=""Les Fourberies de Scapin"… Dans un élan créatif et impertinent, une version chaleureuse et revigorante" title=""Les Fourberies de Scapin"… Dans un élan créatif et impertinent, une version chaleureuse et revigorante" />
     </div>
     <div>
      Cette proposition d'Emmanuel Besnault et de la compagnie L’Éternel Été agit comme une cure de jouvence... mais sans omettre de porter l'éclairage sur l'éternelle aventure, romancée ou pas, des amours entravés pour d'aussi éternelles futiles raisons familiales, religieuses, de classe ou d'États ; et sur les joutes universelles entre notre bienveillante humanité et nos attraits vénaux.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Acquise entre autres avec le rôle d'Arlequin dans &quot;Arlequin valet de deux maîtres&quot; de Goldoni à la Comédie Italienne en 2013. Ce théâtre est le lieu de référence de la commedia dell'arte à Paris (et seul théâtre italien en France). Ce dernier, après avoir été contraint de fermer pour cause de difficultés financières dues à la baisse importante de ses subventions, tente de renaître, grâce à la vente de costumes et de quelques discrets mécènes, en proposant une création (d'après des textes d'auteurs italiens), &quot;Les Délices du Baiser&quot;, depuis le 16 novembre 2016.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Fourberies de Scapin"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/27470772-27652308.jpg?v=1486723222" alt=""Les Fourberies de Scapin"… Dans un élan créatif et impertinent, une version chaleureuse et revigorante" title=""Les Fourberies de Scapin"… Dans un élan créatif et impertinent, une version chaleureuse et revigorante" />
     </div>
     <div>
      Texte : Molière.       <br />
       Mise en scène : Emmanuel Besnault.       <br />
       Avec : Benoit Gruel, Schemci Lauth, Deniz Turkmen, Manuel Le Velly et Emmanuel Besnault.       <br />
       Lumières : Cyril Manetta.       <br />
       Scénographie : Emmanuel Besnault.       <br />
       Musique : Manuel Le Velly.       <br />
       Par la Compagnie L’Éternel Été.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>Nouvelle reprise pour cause de succès.</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 novembre 2018 au 6 janvier 2019.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 17 h.       <br />
       Le Lucernaire, Théâtre Noir, Paris 6e, 01 45 44 57 34.       <br />
       <a class="link" href="http://www.lucernaire.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Première publication le vendredi 10 février 2017.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Fourberies-de-Scapin-Dans-un-elan-creatif-et-impertinent-une-version-chaleureuse-et-revigorante_a2279.html" />
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