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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-19T11:41:45+02:00</updated>
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   <title>"Dance Theatre of Harlem"… né un jour de 1969… d'un "coup de grâce"</title>
   <updated>2026-02-19T10:46:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Dance-Theatre-of-Harlem-ne-un-jour-de-1969-d-un-coup-de-grace_a4483.html</id>
   <category term="Danse" />
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   <published>2026-02-19T10:09:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Si le pasteur afro-américain Martin Luther King n'avait pas été assassiné l'année précédente par un suprémaciste blanc… peut-être qu'Arthur Mitchell – premier danseur étoile afro-américain du New York City Ballet ayant déjà, à l'époque, attiré les foudres d'une Amérique ségrégationniste pour avoir été choisi dans un duo avec une ballerine blanche – ne serait pas revenu au lendemain du 4 avril 1968 dans le quartier noir de son enfance cabossée pour créer, dans le sous-sol d'une église de Harlem, "Dance Theatre of Harlem"… première Compagnie de ballet classique afro-américaine.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94655479-66138659.jpg?v=1771492764" alt=""Dance Theatre of Harlem"… né un jour de 1969… d'un "coup de grâce"" title=""Dance Theatre of Harlem"… né un jour de 1969… d'un "coup de grâce"" />
     </div>
     <div>
      Débutant sa tournée par Bordeaux avant trois autres villes – Roubaix, Paris et Lyon –, cette troupe animée par des valeurs humanistes chevillées au corps revient en France après une longue absence de quelque quarante années. À son programme deux menus en alternance, l'un et l'autre tissés de compositions musicales et dansées à dé-concerter tous les conservatismes établis… si toutefois – improbable vu la réelle politique d'ouverture de l'Opéra National de Bordeaux –, certains de leurs représentants se seraient égarés, ce soir de première, dans les loges du théâtre à l'italienne de la Cité dont Montaigne fut maire (il y a belle lurette, certes…).       <br />
              <br />
       En ouverture des deux programmes (un par soirée), une intervention de Robert Garland, actuel directeur artistique de la troupe, souligne, non sans à-propos, l'ADN de la Compagnie, de ses origines à nos jours. S'exprimant en anglais, puis sa voix doublée en français – belle intention s'inscrivant dans le droit fil de démocratisation du monde du Ballet, chacun n'ayant pas vocation à avoir &quot;naturellement&quot; accès à la langue de Shakespeare –, il rappelle la profession de foi de &quot;Dance Theatre of Harlem&quot; : re-présenter des œuvres classiques, néo-classiques et contemporaines en ayant pour ambition de faire du ballet <span style="font-style:italic">&quot;un langage pour toutes et tous, le ballet appartenant à tout le monde&quot;…</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94655479-66138660.jpg?v=1771492825" alt=""Dance Theatre of Harlem"… né un jour de 1969… d'un "coup de grâce"" title=""Dance Theatre of Harlem"… né un jour de 1969… d'un "coup de grâce"" />
     </div>
     <div>
      Marque de fabrique indéfectible du DTH, la synthèse de la rigueur classique et de l'innovation contemporaine de ballets inspirés présentement par des musiques alternant Carolyn Franklin, Radiohead, Jean-Sébastien Bach et James Blake annonce en ce soir d'ouverture (Programme A) un mixte audacieux propre à exciter l'intérêt.       <br />
              <br />
       La pièce inaugurale, &quot;Return&quot;, nous plonge d'emblée dans la soul explosive de James Brown, l'une des figures du mouvement Black Power, pour des instants de danse radieuse où les corps exultent, dans une alternance de mouvements d'inspiration classique et de dancefloor, de pointes et de déhanchés sensuels. Hommage chorégraphié à &quot;la musique de l'âme&quot;, cette musique adulée dès les années soixante par la jeunesse noire contestataire pour réagir face à la domination de la communauté blanche américaine.       <br />
              <br />
       Dans &quot;Take me with you&quot;, un duo hypnotique, l'inspiration résolument contemporaine s'affirme sur une musique rock alternatif de Radiohead… quand dans &quot;New Bach&quot;, la tradition du ballet classique est complètement assumée, non sans, là encore, quelques clins d'œil à la modernité.       <br />
              <br />
       C'est dans la pièce de clôture, &quot;Blake Works IV (The Barre Project)&quot;, que le point de fusion entre classique et contemporain semble parfaitement atteint. Dans un jeu acrobatique et extatique, William Forsythe invite chaque danseur à &quot;affronter&quot; la barre, symbole de travail et d'exigence. Chacun, en tête-à-tête, dialogue avec elle, se débat puis… s'échappe. L'émotion est palpable.       <br />
              <br />
       Comptant dans le monde clos du Ballet parmi les noms les plus prisés, &quot;Dance Theatre of Harlem&quot; est devenu au cours de ces soixante dernières années une institution incontournable. Offrant jusqu'à notre époque – l'Histoire ayant fâcheuse tendance à bégayer – un démenti aux visées ségrégationnistes de l'Amérique trumpiste, la venue de &quot;Dance Theatre of Harlem&quot; – dans l'Hexagone menacé lui aussi par des relents nauséabonds – fait figure d'événement politique, mais aussi artistique… lui qui s'est donné comme mantra de promouvoir ce dont Jean Vilar et Antoine Vitez rêvaient pour le Théâtre : <span style="font-style:italic">&quot;Un Ballet élitaire pour tous&quot;.</span>       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le mercredi 11 février 2026, soir de Première, à l'Opéra National de Bordeaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Dance Theatre of Harlem"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94655479-66138697.jpg?v=1771493010" alt=""Dance Theatre of Harlem"… né un jour de 1969… d'un "coup de grâce"" title=""Dance Theatre of Harlem"… né un jour de 1969… d'un "coup de grâce"" />
     </div>
     <div>
      <b>Représenté du 11 au 15 février 2026 à l'Opéra National de Bordeaux.       <br />
       Programme A (11, 13, 14 et 15 février).</b>       <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Return"</strong></span>       <br />
       Chorégraphie : Robert Garland.       <br />
       Musique : James Brown, Alfred Ellis, Aretha Franklin, Carolyn Franklin.       <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Take Me With You"</strong></span>       <br />
       Chorégraphie : Robert Bondara,        <br />
       Musique : Radiohead.       <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"New Bach"</strong></span>       <br />
       Chorégraphie : Robert Garland.       <br />
       Musique : Jean Sébastien Bach.       <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Blake Works IV (The Barre Project)"</strong></span>       <br />
       Chorégraphie : William Forsythe.       <br />
       Musique : James Blake.       <br />
       Durée : 1 h 45.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94655479-66138790.jpg?v=1771493825" alt=""Dance Theatre of Harlem"… né un jour de 1969… d'un "coup de grâce"" title=""Dance Theatre of Harlem"… né un jour de 1969… d'un "coup de grâce"" />
     </div>
     <div>
      <b>Programme B (14 et 15 février).</b>       <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Higher Ground"</strong></span>       <br />
       Chorégraphie : Robert Garland.       <br />
       Musique : Stevie Wonder.       <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Take Me With You"</strong></span>       <br />
       Chorégraphie : Robert Bondara.       <br />
       Musique : Radiohead.       <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Donizetti Variations"</strong></span>       <br />
       Chorégraphie : George Balanchine.       <br />
       Musique : Gaetano Donizetti.       <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Nyman String Quartet n° 2"</strong></span>       <br />
       Chorégraphie : Robert Garland.       <br />
       Musique : Michael Nyman.       <br />
       Durée : 2 h.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Du 19 au 21 février 2026 : Le Colisée, Roubaix (59).       <br />
       Du 26 au 28 février 2026 : Palais des Congrès, Paris (75).       <br />
       Du 5 au 7 mars 2026 : Bourse du Travail, Lyon (69).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94655479-66138806.jpg?v=1771493919" alt=""Dance Theatre of Harlem"… né un jour de 1969… d'un "coup de grâce"" title=""Dance Theatre of Harlem"… né un jour de 1969… d'un "coup de grâce"" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Avec "Les petites filles modernes (titre provisoire)", Joël Pommerat nous révèle l'univers insondable du gouffre entre l'enfance et l'âpre réalité</title>
   <updated>2026-01-07T19:07:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Avec-Les-petites-filles-modernes-titre-provisoire--Joel-Pommerat-nous-revele-l-univers-insondable-du-gouffre-entre-l_a4446.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/93579776-65379792.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-01-07T17:49:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Joël Pommerat invite à entendre et voir l'intime le plus opaque qu'il nous est donné de rencontrer : celui de l'adolescence, et ses désirs d'amour, de mort et d'absolu.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93579776-65379792.jpg?v=1767804670" alt="Avec "Les petites filles modernes (titre provisoire)", Joël Pommerat nous révèle l'univers insondable du gouffre entre l'enfance et l'âpre réalité" title="Avec "Les petites filles modernes (titre provisoire)", Joël Pommerat nous révèle l'univers insondable du gouffre entre l'enfance et l'âpre réalité" />
     </div>
     <div>
      Rare de pouvoir découvrir de l'intérieur la violence de vie et de ressenti qu'éprouve l'enfant, l'enfance, face au carcan géométrique que les adultes construisent autour d'eux pour les rassurer, les sécuriser, les éduquer et les faire ressembler à ceux qu'ils auraient voulu être. C'est bien cela, les petites filles modernes, des êtres façonnés à souhait pour être irréprochables, et des êtres habités par une révolte sans tabous contre les règles imposées de l'existence.       <br />
              <br />
       La création de Joël Pommerat décortique cette jolie carapace de l'éducation comme on ouvre une grenade bien mûre et met à jour une multitude de grains de colère écarlate, de révolte concentrée et les inventions d'un imaginaire qui transforme et renvoie le réel à son absurdité. Toutes les certitudes de cette réalité qui dirige nos vies, nos actes et nos pensées vont tomber en poussière dans ce conte : le temps, l'amour, la mort… n'existent pas dans l'univers où nous invite une voix narrative dès le début du spectacle, et l'art magique de Joël Pommerat parvient à nous plonger totalement dans ce nouvel univers par des effets visuels éblouissants, des changements de décors fulgurants et le jeu de ses trois interprètes d'une extrême précision.       <br />
              <br />
       La scène est une boîte noire dans la plus grande simplicité. Une boîte qui devient sans limites grâce à la scénographie et la lumière d'Éric Soyer combinées aux créations vidéo de Renaud Rubiano. Un dispositif de projection laser qui permet de passer en quelques dizaines de secondes d'un lieu réaliste comme la chambre de Jade, la petite fille moderne, ou du bureau du principal du collège, à un univers onirique, fictionnel, où des personnages holographiques circulent dans un lointain en faisant douter de nos perceptions, ou bien dans un espace hors-sol formé de milliers de points géométriques qui déjouent toutes les perspectives.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93579776-65379795.jpg?v=1767804696" alt="Avec "Les petites filles modernes (titre provisoire)", Joël Pommerat nous révèle l'univers insondable du gouffre entre l'enfance et l'âpre réalité" title="Avec "Les petites filles modernes (titre provisoire)", Joël Pommerat nous révèle l'univers insondable du gouffre entre l'enfance et l'âpre réalité" />
     </div>
     <div>
      Ici, la scène devient elle-même, par ses changements rapides et toujours surprenants, un élément dynamique de la narration qui plonge directement le spectateur dans l'imaginaire que Jade et son amie Marjorie inventent pour à la fois fuir et avaler le monde réel qui les entoure. Car c'est exclusivement le point de vue de ces deux personnages que le conteur défend. Cette volonté délibérée et radicale permet de rentrer intimement dans l'univers tourmenté de l'adolescence.       <br />
              <br />
       Tout oppose ces deux personnages qui pourtant partagent l'une pour l'autre un sentiment passionnel total. Elles sont comme les faces opposées d'une même pièce avec comme seul, mais profond sentiment partagé : celui de l'étrangeté du monde qui les entoure, que ce soit les parents, le collège ou les habitants du voisinage qu'elles perçoivent comme des intrus oppressifs ou comme des monstres étranges qui se transforment la nuit en prédateurs inhumains. Toute autorité est ainsi perçue comme violence.       <br />
              <br />
       Il s'agit ici de nous donner accès à un monde que chacun de nous a traversé sans doute et que nous avons tous oublié. Un monde fictif, une lecture de la réalité divergente, une sensibilité aiguë exacerbée par la fin de l'enfance et l'entrée dans les doutes de l'adolescence. C'est ainsi que la richesse de cette création réside essentiellement dans les différentes lectures qu'elles peuvent engendrer suivant chaque sensibilité.       <br />
              <br />
       Raconter plus de ce conte moderne rendrait difficilement compte de la puissance que les images créées par Joël Pommerat et son équipe parviennent à donner et de l'inventivité de ce spectacle – conte, théâtre, illusions – qui parvient grâce aux effets visuels et acoustiques à creuser des gouffres sans fond dans le sol et traverser les murs jusqu'à l'horizon lointain. Des effets qui ne sont pas gratuits, mais au service d'une narration qui exprime toutes les richesses et les dangers cachés que vit une jeunesse confrontée soudain à un ordre du monde capable de les étouffer avec tendresse et de les protéger aveuglément.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les petites filles modernes (titre provisoire)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93579776-65379802.jpg?v=1767804732" alt="Avec "Les petites filles modernes (titre provisoire)", Joël Pommerat nous révèle l'univers insondable du gouffre entre l'enfance et l'âpre réalité" title="Avec "Les petites filles modernes (titre provisoire)", Joël Pommerat nous révèle l'univers insondable du gouffre entre l'enfance et l'âpre réalité" />
     </div>
     <div>
      Création théâtrale : Joël Pommerat.       <br />
       Assistant à la mise en scène : David Charier.       <br />
       Avec : Éric Feldman, Coraline Kerléo, Marie Malaquias.       <br />
       Et les voix de : David Charier, Delphine Huot, Roxane Isnard, Pierre Sorais, Faustine Zanardo.       <br />
       Renfort assistant : Roxane Isnard.       <br />
       Collaboration à l'écriture : Zareen Benarfa.       <br />
       Comédien, participation au travail de recherche : Pierre Sorais.       <br />
       Scénographie et lumière : Éric Soyer.       <br />
       Création vidéo : Renaud Rubiano.       <br />
       Création sonore : Philippe Perrin, Antoine Bourgain.       <br />
       Musique originale : Antonin Leymarie.       <br />
       Costumes : Isabelle Deffin.       <br />
       Perruques : Julie Poulain.       <br />
       Collaboration artistique : Garance Rivoal.       <br />
       Production : Compagnie Louis Brouillard.       <br />
       Tout public à partir de 13 ans.       <br />
       Durée estimée : 1 h 20.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 18 décembre 2025 au 24 janvier 2026.</span>       <br />
       Du lundi au vendredi à 19 h 30, samedi à 18 h 30 et dimanche à 15 h 30.       <br />
       Nouveau Théâtre Nanterre-Amandiers - CDN, 7, avenue Pablo Picasso, Nanterre (92).       <br />
       Téléphone : 06 07 14 81 40.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie.nanterre-amandiers.com/selection/event/date?productId=10229283339677&amp;gtmStepTracking=true&amp;_gl=1*18i4rg2*_gcl_au*NjYwMTE2Njc2LjE3Njc4MDM5MzI.*_ga*MTgyMTQ4NTA1My4xNzY3ODAzOTMz*_ga_E91240HMV9*czE3Njc4MDM5MzIkbzEkZzEkdDE3Njc4MDM5NDgkajQ0JGwwJGgxNDUxMzA2OTAw" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://nanterre-amandiers.com/" target="_blank">&gt;&gt; nanterre-amandiers.com</a>       <br />
       En partenariat avec le Festival d'Automne 2025.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       Du 11 au 15 février 2026 : L'Azimut, Théâtre de la Piscine, Châtenay-Malabry (92).       <br />
       19 et 20 février 2026 : Théâtre de l'Agora - Scène nationale d'Évry et de l'Essonne (91).       <br />
       4 et 5 mars 2026 : Espaces Pluriels - Scène conventionnée d'intérêt national art et création danse, Pau (64).       <br />
       24 et 25 mars 2026 : Maison de la Culture - Scène nationale, Bourges (18).       <br />
       Les 8 et 9 avril 2026 : Le Canal - Théâtre du Pays de Redon, Redon (35).       <br />
       Du 14 au 18 avril 2026 : Comédie de Genève (co-accueil avec le Théâtre Am Stram Gram), Genève (Suisse).       <br />
       Les 23 et 24 avril 2026 : Palais des Beaux-Arts, Charleroi (Belgique).       <br />
       Les 29 et 30 avril 2026 : Maison de la Culture - scène nationale, Amiens (80).       <br />
       Les 5 et 6 mai 2026 : Les Salins - Scène nationale, Martigues (13).       <br />
       Du 20 au 22 mai 2026 : Le Bateau Feu - Scène nationale, Dunkerque (59).       <br />
       Du 3 au 18 juin 2026 : TNS, Théâtre National de Strasbourg, Strasbourg (67).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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  <entry>
   <title>"Tel le fleuve rencontre la mer" Une fresque universelle remarquable sur des liens encore humains et sur le courage</title>
   <updated>2025-12-08T11:38:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Tel-le-fleuve-rencontre-la-mer-Une-fresque-universelle-remarquable-sur-des-liens-encore-humains-et-sur-le-courage_a4421.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/93075829-65105477.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-12-08T10:28:00+01:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Trois familles, trois pays, trois destins que rien ne prédisposait à se rencontrer. Mais la force de leur courage entraîne Gabriel, Ali et Madame Lola dans une aventure humaine où des liens indéfectibles se tissent et célèbrent la magie des rencontres inattendues.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93075829-65105476.jpg?v=1753118600" alt=""Tel le fleuve rencontre la mer" Une fresque universelle remarquable sur des liens encore humains et sur le courage" title=""Tel le fleuve rencontre la mer" Une fresque universelle remarquable sur des liens encore humains et sur le courage" />
     </div>
     <div>
      Reina, la grand-mère de Léa Corbex Castillo, lui disait souvent qu'il fallait donner deux choses aux enfants : <span style="font-style:italic">&quot;des racines pour grandir et des ailes pour l'âge&quot;</span>… et elle l'emmenait souvent se balader dans les Alpes de l'ancien Piémont en lui racontant sur les chemins des contes au suspense insoutenable. Il est fort probable que c'est à partir de ces instants privilégiés que la comédienne, autrice et metteuse en scène a puisé ses ressources créatrices et développé son goût pour le théâtre.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Étrangement, le dénouement des histoires arrivait toujours au sommet de notre ascension  !&quot;,</span> précise la comédienne. À n'en point douter, il fallait donc grimper avec efforts et conviction, tout comme elle l'a fait par la suite, notamment à l'occasion de cette deuxième remarquable création, &quot;Tel le fleuve rencontre la mer&quot;.       <br />
              <br />
       Une réelle prouesse théâtrale menée de mains de maîtres par une écriture forte et hautement ambitieuse sur les liens familiaux, la construction de l'identité, l'homosexualité, l'émancipation, l'origine, dont Wajdi Mouawad a dit qu'elle est <span style="font-style:italic">&quot;un socle, certes, mais qu'à partir d'elle, on peut se forger plusieurs identités&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93075829-65105477.jpg?v=1753118918" alt=""Tel le fleuve rencontre la mer" Une fresque universelle remarquable sur des liens encore humains et sur le courage" title=""Tel le fleuve rencontre la mer" Une fresque universelle remarquable sur des liens encore humains et sur le courage" />
     </div>
     <div>
      L'interprétation virevoltante des deux comédiennes et du comédien emporte le public dès les premières secondes de la représentation et le fait voyager vers des contrées plurielles de la plus belle manière, grâce à la dramaturgie juste et fine de Jeanne Murani, aux vidéos fort enveloppantes de Hanan Zbirta El Moujahid, ainsi qu'aux photos d'Ondine Simon et Lisa Lesourd.       <br />
              <br />
       C'est l'humanité qui prédomine dans cette magnifique pièce, celle dont le &quot;h&quot; minuscule devrait être plus souvent en majuscule. C'est le cas ici ! L'Humanité redorée, sublimée, honorée sous la houlette de la Compagnie Reina Gisèle et de Léa Corbex Castillo qui propose, à ce titre, un moment de spectacle flamboyant.       <br />
              <br />
       Les interprétations respectives des deux comédiennes et du comédien, dont on sent la grande complicité, sont brillantes. Une mention toute particulière pour Emma Gagnadoux interprétant un rôle masculin, celui de Gabriel, au jeu incarné et hautement authentique. Une vraie prouesse bardée d'émotions et de fougue.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93075829-65105478.jpg?v=1753119068" alt=""Tel le fleuve rencontre la mer" Une fresque universelle remarquable sur des liens encore humains et sur le courage" title=""Tel le fleuve rencontre la mer" Une fresque universelle remarquable sur des liens encore humains et sur le courage" />
     </div>
     <div>
      Léa Corbex Castillo interprète, elle, plusieurs rôles avec une réelle sincérité, passant avec énergie de l'un à l'autre, totalement imprégnée de son amour notoire pour les planches du théâtre. Madame Lola, quant à elle, par la force de la dramaturgie notamment, est largement vivante et, sans les entendre pourtant, les sons de ses castagnettes sont bien présents, mélodieux et bien vivants.       <br />
              <br />
       &quot;Tel le fleuve rencontre la mer&quot; ne doit absolument pas passer inaperçue, car il s'agit là d'un grand moment de théâtre aux échos que l'on qualifie d'universel, qualificatif qui mériterait d'être reconsidéré à sa juste valeur. Ce détail, cette pièce nous l'offre de façon merveilleuse…       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Tel le fleuve rencontre la mer"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93075829-65105479.jpg?v=1753119095" alt=""Tel le fleuve rencontre la mer" Une fresque universelle remarquable sur des liens encore humains et sur le courage" title=""Tel le fleuve rencontre la mer" Une fresque universelle remarquable sur des liens encore humains et sur le courage" />
     </div>
     <div>
      Création 2025       <br />
       Pièce en français et en espagnol surtitrée en espagnol et français.       <br />
       Texte : Léa Corbex Castillo.       <br />
       Mise en scène : Léa Corbex Castillo.       <br />
       Avec : Emma Gagnadoux, Hugo Fiess et Léa Corbex Castillo.       <br />
       Aide à la scénographie : Caroline Frachet et Laure Montagné.       <br />
       Création costumes : Christine Couton.       <br />
       Création lumières : Marine Flores.       <br />
       Traduction : Teresa Henriquez.       <br />
       Compagnie Reina Gisèle.       <br />
       Photos : Ondine Simon, Lisa Lesourd.       <br />
       Tout public, à partir de 12 ans.       <br />
       Durée 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 10 au 14 décembre 2025.</span>       <br />
       Mercredi au samedi à 21 h, dimanche à 17 h.       <br />
       Théâtre du Lavoir Moderne Parisien, 35, rue Léon, Paris 18ᵉ.       <br />
       <a class="link" href="https://lmp-billetterie.mapado.com/event/574981-tel-le-fleuve-rencontre-la-mer" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://lavoirmoderneparisien.com/" target="_blank">>> lavoirmoderneparisien.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Oui Festival       <br />
       6 février 2026 : Institut français de Barcelone, Barcelone (Espagne).       <br />
       3 avril 2026 : Théâtre des Allobroges, Cluses (74).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Tel-le-fleuve-rencontre-la-mer-Une-fresque-universelle-remarquable-sur-des-liens-encore-humains-et-sur-le-courage_a4421.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•Off 2025• "Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"</title>
   <updated>2025-05-25T18:54:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-Le-Mythe-de-Sisyphe-C-est-le-chemin-qui-mene-aux-visages-de-l-homme-qu-il-s-agit-de-trouver_a4228.html</id>
   <category term="Avignon 2025" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/88794445-62833511.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-05-27T07:50:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Un jour, Sisyphe a osé défier les dieux grecs et, de ce fait, il est condamné pour l'éternité à pousser un rocher jusqu'au sommet d'une montagne. Mais lorsque ce rocher atteint le sommet et que Sisyphe atteint son objectif, le rocher dévale tout en bas et Sisyphe doit à nouveau recommencer l'ascension. Encore et encore… Inlassablement ! Mais, comme le clame Camus, il faut malgré tout "imaginer Sisyphe heureux" !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88794445-62833511.jpg?v=1697389740" alt="•Off 2025• "Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" title="•Off 2025• "Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" />
     </div>
     <div>
      C'était la première fois que &quot;Le Mythe de Sisyphe&quot; d'Albert Camus était porté au théâtre lors de sa création au Lavoir Moderne Parisien. Dans l'adaptation de ce célèbre essai de la littérature française par Pierre Martot de la compagnie Pierre Martot, chaque pensée, chaque phrase, chaque mot est totalement extrait de l'œuvre originelle.       <br />
              <br />
       À l'annonce d'une adaptation théâtrale de ce célèbre essai philosophique, écriture de jeunesse parallèle à &quot;L'Étranger&quot; – non moins célèbre roman publié quelques mois après ce dernier, en 1942 –, une question nous a taraudée d'emblée : comment adapter sur les planches un tel monument de la littérature ? Mais aussi, pour quelles raisons intrinsèques le faire véritablement ?       <br />
              <br />
       Nous étions alors impatiente de le découvrir et attendions impatiemment la première en octobre 2023 au Lavoir Moderne Parisien… Profondément &quot;camusienne&quot; dans l'âme et en perpétuelle interrogation, nous aussi, sur la condition humaine et la nécessité toute relative d'exister, ce spectacle allait de toute évidence nous interpeller. C'est ainsi, bardée de ces interrogations toutes personnelles que nous avons assisté à cette adaptation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88794445-62833512.jpg?v=1697389792" alt="•Off 2025• "Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" title="•Off 2025• "Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" />
     </div>
     <div>
      C'est une bien belle surprise que nous avons eue en assistant à cette adaptation menée de main de maître par Pierre Martot qui, en 1986, a décidé de quitter ses fonctions de psychologue clinicien pour devenir comédien.       <br />
              <br />
       Sur la scène du LMP, le comédien était bien loin de son rôle du capitaine de police Léo Castelli, dans la série télévisée &quot;Plus belle la vie&quot;, interprété pendant quatorze ans, mais sans avoir pour autant arrêté le théâtre. C'est un comédien investi, à la forte présence sur scène, qui nous accueille à travers les mots de Camus, lesquels s'inscrivent dans le bien connu &quot;cycle de l'absurde&quot; de la pensée littéraire du XXe siècle.       <br />
              <br />
       Vêtu d'un simple pardessus sombre au col relevé rappelant indéniablement la silhouette connue d'Albert Camus, Pierre Martot entre au début du spectacle calmement par l'entrée des spectateurs, une liasse de feuillets dans la main, et s'adresse au public de sa voix grave et posée. En convoquant d'emblée le sens de la vie.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Vivre naturellement, ce n'est pas facile parce que la vie ne vaut pas la peine d'être vécue&quot;.</span> Le cheminement de la réflexion de l'auteur, dans ce spectacle, est hautement magnifié et respecte à la lettre les trois figures distinctes de l'essai : celle de l'acteur, de &quot;l'homme révolté&quot; et de l'écrivain.       <br />
              <br />
       Le décor épuré du plateau aux murs en briques et en pierres du LMP, au-dessus duquel pendent seulement huit petites ampoules vintage aux lueurs jaunâtres, renforce les propos philosophiques de Camus et le comédien parvient à transcender sa parole philosophique en faisant en sorte, par son charisme et sa seule présence, que chaque spectateur (trice) prenne conscience que d'une certaine manière, c'est de lui (d'elle) qu'il parle.       <br />
              <br />
       Car Camus évoque dans cet essai notre condition humaine, notre mort et notre finitude. Mais aussi le rôle du créateur, la création romanesque, ou encore l'acteur. Tout interpelle nécessairement, d'une manière ou d'une autre.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Cet homme au téléphone que j'entrevois à travers la vitre, pourquoi m'est-il autant étranger et absurde ?       <br />
       Que faire du visage de cette femme aimée pendant des années et qui nous devient soudainement étrangère ?&quot;</span>       <br />
              <br />
       Sisyphe, c'est chacun et chacune d'entre nous portant notre destin tant bien que mal ! Après &quot;Plus belle la vie&quot; et ce magnifique seul-en-scène de cette rentrée 2023-2024, la vie de Pierre Martot sera-t-elle plus belle ? Et la nôtre ? Sera-t-elle aussi philosophiquement plus élargie et reconsidérée ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88794445-62833513.jpg?v=1697390422" alt="•Off 2025• "Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" title="•Off 2025• "Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" />
     </div>
     <div>
      Aurons-nous davantage d'espoir en la vie et en notre condition humaine ?       <br />
              <br />
       Pour le savoir, rendez-vous maintenant au Théâtre Transversal, mais faites vite… car la fin du festival est proche !       <br />
              <br />
       &quot;Le Mythe de Sisyphe&quot; interprété par Pierre Martot est une remarquable performance, ambitieuse et, à sa manière, &quot;révoltée&quot;. Le comédien donne chair et corps au texte magistral de Camus et parvient à en extraire la substantifique moelle. Les pantomimes sobres et justes du Penseur de Rodin ou de Sisyphe poussant son rocher convoquent des images fortes et nécessaires.       <br />
              <br />
       Puisse ce très beau spectacle aider les spectatrices et spectateurs à se barder face aux tumultes du monde et à les aider à croire encore et encore en la puissance de l'humain.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Mythe de Sisyphe"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88794445-62833514.jpg?v=1697390487" alt="•Off 2025• "Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" title="•Off 2025• "Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" />
     </div>
     <div>
      D'après l'œuvre d'Albert Camus publié aux Éditions Gallimard.       <br />
       Adaptation et interprétation : Pierre Martot.       <br />
       Assistant : Basile Meilleurat.       <br />
       Collaboration artistique et lumières : Jean-Claude Fall.       <br />
       Régie générale : Mathieu Rodride.       <br />
       Compagnie Pierre Martot - Théâtre de Sisyphe.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 1 h 05.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 26 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 12 h 10. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre Transversal, Salle 1, 10-12, rue d'Amphoux, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 86 17 12.       <br />
       Courriel : <a class="link" href="javascript:protected_mail('contact@theatretransversal.com')" >contact@theatretransversal.com</a>       <br />
       <a class="link" href="https://theatretransversal.com/" target="_blank">>> theatretransversal.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-Le-Mythe-de-Sisyphe-C-est-le-chemin-qui-mene-aux-visages-de-l-homme-qu-il-s-agit-de-trouver_a4228.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Les gestes d'après", du théâtre poétique fort et bouleversant</title>
   <updated>2024-09-10T17:12:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-gestes-d-apres--du-theatre-poetique-fort-et-bouleversant_a4040.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/82704396-59286251.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-09-10T16:58:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Après avoir porté les textes de Svetlana Alexievitch dans "Valentina-Tchernobyl", les mots de Brigitte Barbier dans "Là où tu es", ceux de Chariff Ghattas, de Maïa Brami et d'autres auteurs encore, Coralie Émilion-Languille s'empare cette fois de textes qu'elle a elle-même écrits. Exercice encore plus exigeant que celui d'incarner des personnages extérieurs à soi, que celui de donner à entendre et à voir ses propres mots écrits dans l'intime solitude de la pensée.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82704396-59286251.jpg?v=1725981823" alt=""Les gestes d'après", du théâtre poétique fort et bouleversant" title=""Les gestes d'après", du théâtre poétique fort et bouleversant" />
     </div>
     <div>
      Les textes des &quot;gestes d'après&quot; sont d'abord une écriture poétique, ancrée, originale, rythmée. Leurs constructions, leurs scansions s'accordent totalement à l'oralité. Ils respirent. Ils offrent des silences, des pauses, des suspensions. Ils sont d'une forme qui ne dit pas tout, loin, si loin de tout ce qui peut être explicatif ou objectif. Ils sont images qui mêlent et surtout démêlent souvenirs entre lesquels il va falloir marcher et explorer des sensations nouvelles.       <br />
               <br />
       &quot;Les gestes d'après&quot; racontent une renaissance, peut-être même une naissance. Longtemps, des années, des dizaines d'années après la violence d'une enfance meurtrie, c'est le temps infini qu'il faut pour panser les blessures et pour se penser autrement que victime d'une injustice extrême et soudain voir. Voir tout. Voir le passé, oui, mais essentiellement voir le monde, la vie, le présent, le futur. Oui, il s'agit d'une naissance au monde et aux ressentis, avec tout ce que cela suppose d'exaltation, de curiosité, de confiance.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82704396-59286252.jpg?v=1725981847" alt=""Les gestes d'après", du théâtre poétique fort et bouleversant" title=""Les gestes d'après", du théâtre poétique fort et bouleversant" />
     </div>
     <div>
      Au fil des textes, ce sont les autres d'abord qui revivent, s'exaltent, retrouvent, au travers les mots et les regards de Coralie Émilion-Languille, une innocence qui les relie à la nature, les arbres, la sève, la lumière. Puis, c'est elle-même, la narratrice, celle qui nous emmène mot à mot dans ce chemin de découverte, menée par sa propre main amie à travers la pièce, c'est elle-même qui sort d'une chrysalide prison et découvre l'émotion, la vie, la jouissance. Son corps innove le plaisir, ses sens osent, ses paroles s'offrent le don, le bon, le délicieux, elle se libère.       <br />
              <br />
       Les métaphores de la nature sont autant de couleurs et de sens qui servent la langue de ce texte. Un texte richement entrecoupé de phrases du quotidien, car c'est ce quotidien, l'existence, le bonheur tout simplement qui sont ici découverts, merveilleux, illumination. Le phrasé de l'autrice et de la comédienne est rythme, il avance et laisse vivre des éclats de silences. À quelques moments précis, quelques notes de musique se combinent aux mots, aux gestes de la comédienne qu'une fierté de vivre peu à peu couronne.       <br />
               <br />
       Quelque chose apaise, mais le souffle se retient comme lorsque l'on assiste au parcours d'une fildefériste. Car cette naissance reste fragile, même si elle est révélation et joie. La nature s'invite dans ce chemin non seulement comme image, mais comme recours au vrai, au juste. Le texte construit ainsi une sorte de vivarium géant où peuvent vivre les êtres en paix, loin des nuisibles, près du bonheur. Et c'est ceci, le surprenant : nulle aigreur, nulle amertume pour toutes ces années saccagées par le souvenir de cette violence subie, mais, comme le tournesol s'oriente toujours vers le soleil levant, ce bonheur à vivre, revivre, renaître et naître.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les gestes d'après"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82704396-59286259.jpg?v=1725981869" alt=""Les gestes d'après", du théâtre poétique fort et bouleversant" title=""Les gestes d'après", du théâtre poétique fort et bouleversant" />
     </div>
     <div>
      Texte : Coralie Émilion-Languille.       <br />
       Adaptation du livre éponyme de Coralie Émilion-Languille sorti en décembre 2023 aux Éditions Unicité.       <br />
       Mise en scène : Coralie Émilion-Languille et Benjamin Georjon.       <br />
       Avec : Coralie Émilion-Languille.       <br />
       Création sonore : Arnaud Vernet-Le Naun.       <br />
       Costume et masque : Gwendoline Grandjean.       <br />
       Lumière : Gaspard Gauthier.       <br />
       Régisseur : Julien Barrillet.       <br />
       Regard chorégraphique : Mathias Dou.       <br />
       Scénographie : Laure Montagné.       <br />
       Collaboration artistique : Coraline Lamaison.       <br />
       Ainsi que les regards précieux d'Anne Consigny et Lo Martin Wilder.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée 1h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 2 au 6 octobre 2024.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 21 h, dimanche à 17 h.       <br />
       Lavoir Moderne Parisien, Paris 18e, 01 46 06 08 05.       <br />
       <a class="link" href="https://lavoirmoderneparisien.com/" target="_blank">&gt;&gt; lavoirmoderneparisien.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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