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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-09T18:23:42+02:00</updated>
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   <title>François Rancillac, serviteur de l'État</title>
   <updated>2015-10-07T16:30:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Francois-Rancillac-serviteur-de-l-Etat_a1453.html</id>
   <category term="Pièce du boucher" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/8351292-13086501.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-10-07T08:07:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Nous étions à la présentation de saison du Théâtre de l’Aquarium et nous sommes bien tristes d’apprendre que pour le moment la situation de François Rancillac et de son équipe n’a pas vraiment bougé. Englué dans une décision (a priori arbitraire de la DGCA) qui mettrait fin au formidable travail de toute une équipe, le théâtre attend. Il attend que le Ministère de la Culture et le gouvernement se prononcent… Jusqu’à quand ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8351292-13086501.jpg?v=1444197892" alt="François Rancillac, serviteur de l'État" title="François Rancillac, serviteur de l'État" />
     </div>
     <div>
      Soit ! Il n’est aucune obligation qu’un directeur s’enracine dans un théâtre. Et il est normal qu’il puisse en changer afin de laisser la place à d’autres… Enfin, cela dépend encore de qui on parle et de quel théâtre il s’agit. Loin de vouloir critiquer le beau travail de Philippe Adrien, notons simplement qu’il est dans la place depuis 1996 et que cela ne semble déranger personne… Il n’est évidemment pas le seul.       <br />
              <br />
       Mais là n’est pas vraiment la question. Au-delà de la personne de François Rancillac (même s'il est un excellent directeur artistique), l’inquiétude se tourne vers les intentions du gouvernement vis-à-vis de ce haut lieu de la culture. Que veulent-ils en faire ? Une sorte de hangars à compagnies ? Sans direction particulière ? Il suffit de regarder du côté du Théâtre de la Cité internationale (scène superbe et qui venait pourtant d’être rénovée !), laissé, tel un bateau à la dérive, sans direction ni véritable ligne artistique.       <br />
              <br />
       Le résultat : c’est toute une équipe de naufragés qui tente avec beaucoup de courage de garder la tête hors de l’eau. Lisez la Lettre ouverte (ci-dessous) adressée récemment à Mme la Ministre, vous comprendrez l'étendue des dégâts et le désespoir qui court derrière une telle décision...
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8351292-13086602.jpg?v=1444198758" alt="François Rancillac, serviteur de l'État" title="François Rancillac, serviteur de l'État" />
     </div>
     <div>
      Prenons donc vraiment la mesure de notre inquiétude… La mission du service public n'est-elle pas de faire évoluer le théâtre pour tous ? Or, Rancillac le prouve sans arrêt car on peut dire que l'Aquarium est devenu, au fil de son mandat, un outil au service des citoyens, avec l'exigence d'un théâtre citoyen. Par exemple, les équipes en résidence travaillent au plus près du public et se déplacent un peu partout pour répandre des petites formes. En ce sens, Rancillac se comporte comme un vrai directeur de lieu et un serviteur de l’État en ayant un projet structurant sur tout un territoire. Peut-on d'ailleurs en dire autant de tous les théâtres alentours ?        <br />
              <br />
       Ainsi, au-delà de la personne de Rancillac, c'est précisément la mission du théâtre subventionné sous un gouvernement de gauche (le comble !) qui est remis en cause. Fermer ce lieu de diffusion ? Mais ce serait bien là une catastrophe pour le milieu de la culture.        <br />
               <br />
       Pour finir, une petite vidéo qui traduit à la fois l'ambiance émouvante et rock'n roll de cette présentation de saison :        <br />
       <a class="link" href="http://www.facebook.com/theatredelaquarium.net?pnref=story" target="_blank">&gt;&gt; Facebook Théâtre de l'Aquarium</a>       <br />
              <br />
       Sera-t-elle la dernière pour François Rancillac dans ce Théâtre de l'Aquarium ?        <br />
       Vous avez vous aussi la possibilité de lui apporter votre soutien en remplissant la pétition en ligne :       <br />
       <a class="link" href="http://www.change.org/p/minist%C3%A8re-de-la-culture-et-de-la-communication-pour-que-le-th%C3%A9%C3%A2tre-de-l-aquarium-demeure-un-th%C3%A9%C3%A2tre-de-service-public" target="_blank">&gt;&gt; Pétition Théâtre de l'Aquarium</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Théâtre de l'Aquarium</b></div>
     <div>
      Direction François Rancillac.       <br />
       La Cartoucherie, Route du Champ de Manoeuvres, Paris 12e.        <br />
       Tel. : 01 43 74 72 74.        <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredelaquarium.net/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaquarium.net</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>À écouter : De Jérusalem au Théâtre du Soleil… (épisode 3)</title>
   <updated>2011-07-01T15:16:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/A-ecouter-De-Jerusalem-au-Theatre-du-Soleil-episode-3_a213.html</id>
   <category term="RV du Jour" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/3099137-4425646.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-07-01T10:20:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Troisième et dernier volet concernant le spectacle qui se joue en ce moment au Théâtre de Soleil, "Croisades". Le témoignage d’Ido Shaked et de Lauren Houda Hussein est précieux, notamment lorsqu’ils racontent leur expérience dans la ville de Jérusalem.      <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3099137-4425646.jpg?v=1309509176" alt="À écouter : De Jérusalem au Théâtre du Soleil… (épisode 3)" title="À écouter : De Jérusalem au Théâtre du Soleil… (épisode 3)" />
     </div>
     <div>
      Un périple étonnant. Nous leur souhaitons qu’il ne s’arrête jamais !        <br />
              <br />
       Enfin, pour rendre hommage à cette foi qui les anime et à leur travail, il nous semblait important de vous présenter cette troupe. Voici donc en quelques lignes leur bio…         <br />
              <br />
       <b>Ido Shaked (Israël) :</b>       <br />
       Est formé à l’école des Arts de Tel-Aviv et à l’Ecole Internationale de Théâtre Jacques Lecoq à Paris. Il a suivi plusieurs stages avec entre autres Yoshi Oida et Ariane Mnouchkine. Son premier spectacle « Roméo et Juliette » de Shakespeare au Théâtre Tmuna de Tel-Aviv joue pendant plus de deux ans (09/2007-10/2009) et a été récompensé deux fois par le prix du Théâtre Indépendant en Israël.       <br />
       Il monte « Gram » d’après A.Tchekhov avec les étudiants du Max Reinhardt Seminar de Vienne au Théâtre Salon 5 (08/2008).       <br />
       Il co-fonde le Théâtre Majâz avec Lauren Houda Hussein à Paris en 2009.       <br />
       La compagnie invitée par le festival de théâtre de St Jean d’Acre en Israël, part pour la création de « Croisades » de Michel Azama en juillet 2009 et y présente le spectacle en octobre 2009. A l’été 2010 Ido Shaked et Lauren Houda Hussein commencent l’écriture du prochain spectacle de la compagnie, prévu pour l’automne 2011.       <br />
              <br />
       <b>Lauren Houda Hussein (France Liban) :</b>       <br />
       Est formée à l’Ecole Internationale de Théâtre Jacques Lecoq à Paris où elle vit actuellement. Elle travaille en tant que comédienne et metteur en scène pour diverses compagnies et joue dans plusieurs films d’auteurs (« L’année de l’Algérie » de May Bouhada).       <br />
       Elle participe à plusieurs stages avec entre autres Ariane Mnouchkine.       <br />
       Elle participe en tant que photographe et comédienne à des ateliers donnés aux réfugiés du Sud Liban pendant la guerre de 2006 à Beyrouth et au projet « Viva Liban » au Théâtre National de Chaillot en septembre 2006.       <br />
       Elle est co-fondatrice du Théâtre Majâz, organisatrice du projet et comédienne dans « Croisades ».       <br />
              <br />
       <b>Sheila Maeda (Espagne) :</b>       <br />
       Est formée à l’Ecole Nationale de théâtre de Murcia (Espagne)       <br />
       et à l’Ecole Internationale de Théâtre Jacques Lecoq à Paris. Vit et travaille à Barcelone.       <br />
       Avec les compagnies : Enclavados, L’esponja teatre et Kolektivo embalage dont elle est une des fondatrices. Elle se spécialise dans la fabrication de masques et dans le théâtre de marionnettes.       <br />
              <br />
       <b>Hamideh Ghadirzadeh (France-Iran) :</b>       <br />
       Est formée à l’Ecole Internationale de Théâtre Jacques Lecoq à Paris où elle vit actuellement. Ancienne élève du Laboratoire d’étude de mouvement (LEM) elle a présenté son travail au Centre Pompidou à Paris et continua d’explorer le théâtre corporel avec la metteur en scène Béatrice Algazi et la compagnie Scène Infernale dans « Louise/Les ours ». Diplômée d’un Master en Art du Spectacle elle a également participé à l’organisation de nombreux festivals culturels au sein du collectif La Fédé. Ainsi qu’à plusieurs spectacles et performances de rue.       <br />
              <br />
       <b>Guy Elhanan (Israël) :</b>       <br />
       Il est diplômé d’une licence en arts du spectacle de l’université de Paris VIII. Ancien élève du Laboratoire d’Etude du Mouvement au sein de l’école Jacques Lecoq.       <br />
       Il travaillera à Paris, notamment avec le théâtre Confluences dans la pièce « Murmure », et dans « Séjour pour huit à Tadécia » ou il tient le rôle principal, dans le cadre du festival de printemps.       <br />
       Au cinéma il joue sous la direction de Roy Etinger dans « Deus ex machina » et « Trappia de Tchouka ». Mais également dans « Zenith » de Yair Halper, « Plain cloths » de Jessica Habie et « Le temps qu’il reste » d’Elia Suleiman.       <br />
       Pour le théâtre il écrit, met en scène et interprète de nombreux spectacles, dont : « Visite à Silwan » pour le festival de théâtre de marionnettes de Holon ; « Les passeports du printemps » pour le festival Klipa Aduma à Tel-Aviv et « Permis à si loin » pour le Théâtre Tribunalen de Stockholm.       <br />
              <br />
       <b>Doraid Liddawi (Palestine) :</b>       <br />
       À la télévision il apparaît dans les productions « Les amis de Naor », « La vérité nue » et « L’assassinat de Tom Horndalle ».       <br />
       Acteur au cinéma il travaille sous la direction de Julian Schnabel dans « Miral », Elia Suleiman dans « Le temps qu’il reste », Eitan Sarid dans « Voyage à Jaffa », Ouri Ousha dans « Healing », Amity Zmoara pour « Landlord » et dans le court-métrage de Maha Assal « Oranges ».       <br />
       Comédien de théâtre il joue dans « Abu Ubu à la boucherie » de Francois Abou Salem au Hakawati de Jérusalem. Dans le cadre du festival de théâtre de Saint-Jean d’Acre il participe à « Seawall » mis en scène par Michael Ronen.       <br />
       Au el-Meidan Theatre de Haifa il joue dans « La putain respectueuse » de Jean Paul Sartre, mis en scène par Mounir Bakri, et ensuite dans « Breaking news » par Aamer Hlehel.       <br />
       On le retrouve également dans « Mountain language » de Harold Pinter pour le théâtre de Nazareth ; « Hamlet machine » de Heiner Muller pour le Hambourg theater, en Allemagne ; « Coraba » de Ayman Nahas à Trani en Italie et dans « Plonter » de Yaeli Ronen, ainsi que « Gefen baladi » de Rami Danon, pour le Théâtre de la Ville de Tel-Aviv.       <br />
       <b>       <br />
       Ghassan EL Hakim (Maroc) :</b>       <br />
       En 2003, il entre à l’Institut supérieur d’Art Dramatique et d’animation culturelle à Rabat.       <br />
       En 2005, il travaille avec Catherine Dasté durant les rencontres de l’ARIA en Corse dirigé par Robin Renucci.       <br />
       C’est en 2007 qu’il intègre le Conservatoire National d’Art Dramatique de Paris pour une année de stage, où il suit des cours de Yann Joël Collin et Nada Strancar.        <br />
       Il travaille en tant que comédien et metteur en scène pour diverses compagnies et joue dans quelques films d’écoles ( Fémis).       <br />
       Il participe à plusieurs stages avec entre autres Bruce Myers, Yoshi Oida, Marc Proux, Mario Gonzalez et Sotigui Kouyaté…        <br />
       En 2009 il joue dans « Radeaux » un opéra moderne sur les Boat People Africains écrit par Christian Siméon et mis en scène par Jean Marie Lejude.       <br />
       Entre 2010 et 2011, au Maroc, il monte « Kroum l’ectoplasme » de Hannokh Levin et « Sahra mon amour » extraits de textes de J.M.G Leclézio. Pendant la même période il joue dans « Baibarss le Memlouk qui devint sultan » mis en scène par Marcel Bozonnet.        <br />
       Au Maroc, Il est co-fondateur des Compagnies Daba-Teatr et Nous Jouons pour les Arts, ainsi que le Thé-Arts Festival de Rabat.       <br />
       En même temps que sa présence sur les planches, il prépare un Master sur le « Masque et l’Islam au Maroc » à l’Université Paris-Saint Denis, la ville dans laquelle il vit actuellement.       <br />
              <br />
       Bonne écoute !        <br />
              <br />
       Générique de l'interview composé et interprété par <a class="link" href="http://www.pierreyvesplat.com" target="_blank">Pierre-Yves Plat</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>À écouter : l’épopée d’une croisade sans frontière ou le sourire sans fin de "la vache qui rit"… (épisode 2)</title>
   <updated>2011-07-01T15:17:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/A-ecouter-l-epopee-d-une-croisade-sans-frontiere-ou-le-sourire-sans-fin-de-la-vache-qui-rit-episode-2_a209.html</id>
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   <published>2011-06-30T11:40:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le système de "la vache qui rit", vous connaissez ? C’est aussi ce qu’on appelle la théorie de l’emboîtement. Vous vous dites certainement, aucun rapport avec "Croisades". Et bien, en fait si, il y a tout à voir !      <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3096181-4420636.jpg?v=1309427395" alt="À écouter : l’épopée d’une croisade sans frontière ou le sourire sans fin de "la vache qui rit"… (épisode 2)" title="À écouter : l’épopée d’une croisade sans frontière ou le sourire sans fin de "la vache qui rit"… (épisode 2)" />
     </div>
     <div>
      En croisant les cultures, en intervertissant les langues entre les comédiens (par exemple Lauren Houda Hussein qui est libanaise parle en hébreu dans la pièce), en faisant se rencontrer les morts avec les vivants, on intervertit – on brouille même ! – les frontières et on emboîte à l’infini… ce qui n’est a priori pas emboîtable. On ouvre donc le champ des possibles et l’on fait voler en éclat la belle théorie des frontières.        <br />
              <br />
       Mais intervertir de cette façon les rôles, c’est aussi (à l’inverse) montrer que l’individu est d’abord socialement pré-déterminé et que son libre-arbitre agit très peu sur sa vie, contrairement à ce qu’il croit.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Croisades</span> n’est pas qu’un théâtre évoquant la guerre et ses atrocités, mais c’est aussi une belle leçon sociale et philosophique. Celle de montrer que tant que les hommes &quot;s’emboîteront&quot;, la croisade des uns et des autres ne prendra jamais fin. Le sourire en apparence si lisse de &quot;la vache qui rit&quot; commencerait-il à taper sur notre système ? Il serait temps, non ?        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">N.B. : Lors de cette interview, nous étions en face du Théâtre du Soleil. Il y a donc les bruits environnants (les décors qui se montent par exemple), mais surtout nous n'avons pas mesurer que le vent pouvait altérer la qualité de l'enregistrement. Nous serons évidemment plus vigilants la prochaine fois !</span>       <br />
              <br />
       Générique de l'interview composé et interprété par <a class="link" href="http://www.pierreyvesplat.com" target="_blank">Pierre-Yves Plat</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">À venir : Sur les traces du Théâtre Majâz (épisode 3)</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Croisades"</b></div>
     <div>
      (Vu le 19/06/2011)       <br />
              <br />
       Texte : Michel Azama, sur une idée de Lauren Houda Hussein et Ido Shaked.       <br />
       Mise en scène : Ido Shaked.       <br />
       Avec : Gaï Elhanan, Hamiched Ghadirzadeh, Lauren Houda Hussein, Ghassan El Hakim, Doraid Liddawi, Sheila Maeda.       <br />
       Lumières : Martin Adin.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 1er juin au 3 juillet 2011.</span>       <br />
       Salle de répétition du Théâtre du Soleil, Cartoucherie.       <br />
       Réservation : 01 43 74 24 08.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-du-soleil.fr" target="_blank">www.theatre-du-soleil.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-majaz.com" target="_blank">www.theatre-majaz.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>À écouter : Théâtre politique ? Certes, mais parlons plutôt de théâtre humaniste ! (épisode 1)</title>
   <updated>2011-06-30T11:44:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/A-ecouter-Theatre-politique-Certes-mais-parlons-plutot-de-theatre-humaniste--episode-1_a207.html</id>
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   <published>2011-06-29T11:36:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
En ce moment, Ariane Mnouchkine et le Théâtre du Soleil accueillent "Croisades", une création collective du Théâtre Majâz sur un texte de Michel Azama. Ce collectif, pas comme les autres, a formé le projet un peu fou de réunir en son sein des comédiens israélien, palestinien, franco-libanais, franco-iranien, marocain et espagnol. Leur premier défi fut de jouer à Saint-Jean d’Acre (l’ancienne capitale des Croisés en Terre sainte). On peut donc facilement mesurer l’enjeu d’un tel travail et c’est entre autre pour cette raison que nous avons tenue à les rencontrer.      <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3092646-4414101.jpg?v=1309340941" alt="À écouter : Théâtre politique ? Certes, mais parlons plutôt de théâtre humaniste ! (épisode 1)" title="À écouter : Théâtre politique ? Certes, mais parlons plutôt de théâtre humaniste ! (épisode 1)" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Croisades</span> situe ses personnages dans une espèce d’&quot;a-temporalité&quot; où des générations de vivants et de morts se croisent. Les morts parlent d’un passé qui n’est plus. Les vivants, quant à eux, sont condamnés à apprendre à mourir. Dans cette espèce de no man’s land, les lieux aussi sont indéfinis. À aucun moment, les mots d’Israël ou de Palestine ne sont prononcés. Cette terre pourrait être n’importe laquelle, puisque leur lieu commun est la guerre, faisant rage sur une espèce de terre dévastée par la haine où plus rien ne pousse. La salle de répétition du Théâtre du Soleil, (ici transformée en une sorte de hangar) où se joue la pièce, est en ce sens évocatrice. Parfois, un peu d’amour croise ces âmes en peine, mais les rires enfantins et naïfs survivent difficilement à ce monde d’atrocité.        <br />
              <br />
       Certes, la coloration politique du Théâtre Majâz et son engagement sont clairement définis. Mais en choisissant ce texte, et en le jouant en même temps en trois langues différentes (Hébreu, Arabe et Français), Ido Shaked (le metteur en scène) et Lauren Houda Hussein (co-fondatrice de la troupe) ont avant tout voulu donner un tour humaniste à leur théâtre.        <br />
              <br />
       La part artistique du Collectif n’est pas non plus à négliger. Formés à l’École Internationale Jacques Lecoq, le travail sur le corps et la gestuelle sont poétiquement mis en avant : les morts meurent debout et les cadavres se redressent.       <br />
              <br />
       Au-delà, il est évident qu’oser réunir autant de nationalités – ce qui aujourd’hui est considéré dans certains pays comme malheureusement impossible – est un sacré pari dont on ne peut que saluer bien bas l’initiative.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">N.B. : Lors de cette interview, nous étions en face du Théâtre du Soleil. Il y a donc les bruits environnants (les décors qui se montent par exemple), mais surtout nous n'avons pas mesurer que le vent pouvait altérer la qualité de l'enregistrement. Nous serons évidemment plus vigilants la prochaine fois !</span>       <br />
              <br />
       Générique de l'interview composé et interprété par <a class="link" href="http://www.pierreyvesplat.com" target="_blank">Pierre-Yves Plat</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">À venir : Sur les traces du Théâtre Majâz : de Jérusalem au Théâtre du Soleil... (épisode 2)</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Croisades"</b></div>
     <div>
      (Vu le 19/06/2011)       <br />
              <br />
       Texte : Michel Azama, sur une idée de Lauren Houda Hussein et Ido Shaked.       <br />
       Mise en scène : Ido Shaked.       <br />
       Avec : Gaï Elhanan, Hamiched Ghadirzadeh, Lauren Houda Hussein, Ghassan El Hakim, Doraid Liddawi, Sheila Maeda.       <br />
       Lumières : Martin Adin.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 1er juin au 3 juillet 2011.</span>       <br />
       Salle de répétition du Théâtre du Soleil, Cartoucherie.       <br />
       Réservation : 01 43 74 24 08.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-du-soleil.fr" target="_blank">www.theatre-du-soleil.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-majaz.com" target="_blank">www.theatre-majaz.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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 	<itunes:summary><![CDATA[En ce moment, Ariane Mnouchkine et le Théâtre du Soleil accueillent "Croisades", une création collective du Théâtre Majâz sur un texte de Michel Azama. Ce collectif, pas comme les autres, a formé le projet un peu fou de réunir en son sein des comédiens israélien, palestinien, franco-libanais, franco-iranien, marocain et espagnol. Leur premier défi fut de jouer à Saint-Jean d’Acre (l’ancienne capitale des Croisés en Terre sainte). On peut donc facilement mesurer l’enjeu d’un tel travail et c’est entre autre pour cette raison que nous avons tenue à les rencontrer.]]></itunes:summary>
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   <title>Embarquons-nous au Festival Premiers Pas</title>
   <updated>2011-05-22T08:28:00+02:00</updated>
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   <category term="Théâtre" />
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   <published>2011-05-20T12:11:00+02:00</published>
   <author><name>Sheila Louinet</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Sous le petit chapiteau du Festival Premiers Pas, ambiance festive et goût d’antan, teintés de notes contemporaines. On se croirait presque revenu chez Mnouchkine il y a quelques décennies, quand la troupe du Soleil avait encore un abri de fortune. L’ordre du jour ? le Collectif du K au rapport avec une jolie création : "La Nef des fous" de Simon Falguières. À vous brigadier, faites résonner votre bâton… de jeunesse !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/2992081-4254011.jpg?v=1305886931" alt="Embarquons-nous au Festival Premiers Pas" title="Embarquons-nous au Festival Premiers Pas" />
     </div>
     <div>
      La scène est modeste, les bancs pas très confortables, mais les ambitions grandes et les yeux remplis de rêves étoilés. L’émotion de la première est palpable, nos papilles hument avec plaisir ce vent de fraîcheur. Né en 2008, la Cie Le Collectif du K se définit comme &quot;un laboratoire&quot; qui réunit de jeunes créateurs provenant de tous horizons artistiques (théâtre, écriture, vidéo, photographie, musique). Au milieu, une troupe de théâtre renforce cette belle énergie créatrice. Si leur travail est encore imparfait, décloisonner les arts est toujours une bien riche idée… Ecriture et jeu sont déjà pleins de belles promesses.        <br />
              <br />
       La Nef des fous, c’est quatorze comédiens en scène qui s’embarquent dans une aventure singulière, un voyage, aussi métaphorique que réel. Cette pièce, écrite par un tout jeune auteur et metteur en scène, est le récit d’hommes et de femmes bourrés de vices, mais aussi d’amour et d’espoir. Ils voguent ensemble sur un bateau. D’où viennent-ils ? Où vont-ils ? Que cherchent-ils ? Éternelles interrogations dont les questions sont plus importantes que les réponses. Arche de Noé ou inspiration d’un tableau de Jérôme Bosch (au même titre que la pièce), cette &quot;nef&quot; est une métaphore de l’homme. C’est aussi, de toute évidence, celle de la vie d’une troupe (de l’individu face au groupe, de ses angoisses et de ses déboires) qui ouvre (par son thème) de manière magistrale ce Festival.        <br />
              <br />
       À 23 ans, Simon Falguières a déjà un parcours étonnant qui mérite qu’on s’y arrête. Ce tout jeune metteur en scène n’en est pas à sa première expérience puisque il écrit et met en scène depuis l’âge de 14 ans. Etonnant, oui, ça l’est. D’autant que <span style="font-style:italic">la Nef des fous</span> ne manque pas de poésie. Un tableau vivant, hanté par des personnages qui tentent, tant bien que mal, de cacher leur dénuement : un poète sans amour, un préfet aux allures régaliennes, un paysan sans eau, une bonimenteuse qui expose son &quot;homme fort&quot; comme un cabinet de curiosité, un chasseur sans proie, une bourgeoise veuve et ruinée, un voleur volé, etc. Autant de caractères réunis dans un même bateau et qui vont tenter de cohabiter. Si le texte ne se distingue pas par une thématique absolument neuve, son entreprise est radicalement celui d’un beau cri de jeunesse.        <br />
              <br />
       Certaines figures dénotent plus que d’autres. On ne les citera pas toutes, trop nombreuses. Mais les contours sont nets, les personnalités affirmées et remarquablement bien investies. Notamment, Thomas Blumenfeld dans le rôle du chasseur au grand cœur. Touchant ! Et Benjamin Desche campe un paysan mi-méchant mi-benêt et non moins attachant. D’autre part, si les personnages du Capitaine (Laurent Barbot) et de son troufion (Romain Pageard) sont moins intéressants (goût de déjà vu), ils n’en sont pas moins drôles : on apprécie tout particulièrement le travail de recherche qui a été effectué sur la gestuelle. Mais cette remarque pourrait s’appliquer à l’ensemble de la troupe qui, sans décor, ni rideau (des coulisses de fortune) a réussi à nous embarquer sur leur &quot;nef&quot;.         <br />
              <br />
       Le texte fourmille de belles intentions (on retient tout particulièrement le sacrifice du bouc émissaire à travers la figure du voleur condamné à mort). Un gros défaut (de jeunesse) cependant : l’impression que la troupe veut tellement bien faire qu’elle en fait trop. Presque deux heures… trop long ! Raccourcir certaines scènes et resserrer l’épisode de la tempête gagneraient en efficacité dramatique.        <br />
              <br />
       Dans ce navire bringuebalant, telles des marionnettes désarticulées, chacun avance cahin-caha. Malgré les longueurs, le spectateur, quant à lui, se laisse volontiers emporter par l’aventure. Pour notre part, on pense à Baudelaire et à son &quot;Voyage&quot; dont les vers tanguent dangereusement encore dans notre mémoire d’hommes ivres d’ennui et de désirs :        <br />
              <br />
       &quot;Ô Mort, vieux capitaine, il est temps ! levons l’ancre !       <br />
       Ce pays nous ennuie, ô Mort ! Appareillons !       <br />
       Si le ciel et la mer sont noirs comme de l’encre,       <br />
       Nos cœurs que tu connais sont remplis de rayons !       <br />
               <br />
       Verse-nous ton poison pour qu’il nous réconforte !       <br />
       Nous voulons, tant ce feu nous brûle le cerveau,       <br />
       Plonger au fond du gouffre, Enfer ou Ciel, qu’importe ?       <br />
       Au fond de l’Inconnu pour trouver du <span style="font-style:italic">nouveau</span> ! &quot;       <br />
              <br />
       C’est aussi cela le Festival Premiers Pas. Souhaitons-leur un long voyage.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Nef des fous"</b></div>
     <div>
      (Vu le 7 mai 2011)        <br />
              <br />
       Texte : Simon Falguières.        <br />
       Mise en scène : Simon Falguières.        <br />
       Avec : Laurent Barbot, Thomas Blumenfeld, Laura Cros, Benjamin Desche, Juliette Didtsch, Élise Douyère, Félix Fenwick, Léandre Gans, Alona Martier, Romain Pageard, Coraline Pradeau, Adélaïde Prud’homme, Jean-Baptiste Vienet.       <br />
       Costumes : Sara Bartesaghi-Gallo, Élise Douyère.       <br />
       Régie générale : Chouaïb Boujemaaoui.       <br />
       Durée : 1 h 50.       <br />
              <br />
       Festival Premiers Pas.        <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 mai au 26 juin 2011.</span>       <br />
       Horaires et jours variables selon la programmation :        <br />
       <a class="link" href="http://www.premiers-pas.fr/" target="_blank">http://www.premiers-pas.fr/</a>        <br />
       Réservations : 01 43 74 24 08. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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