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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-21T22:01:21+02:00</updated>
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   <title>Retour à la Maison Ronde pour le Philharmonique de Radio-France</title>
   <updated>2014-11-06T10:46:00+01:00</updated>
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   <category term="Concerts" />
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   <published>2014-11-06T09:38:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pour la saison 2014-2015, l'un des plus fameux orchestres français rentre à la Maison de la Radio avec l'inauguration après travaux de deux grandes salles : le Grand Auditorium et le fameux Studio 104. Cette inauguration aura lieu du 14 au 16 novembre avec une série de concerts comprenant l'ensemble des formations musicales maison. L'occasion ici de dérouler l'excellent programme de la dernière saison du directeur emblématique du Philharmonique Myung-Whun Chung.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7147265-10957831.jpg?v=1415266236" alt="Retour à la Maison Ronde pour le Philharmonique de Radio-France" title="Retour à la Maison Ronde pour le Philharmonique de Radio-France" />
     </div>
     <div>
      C'est en effet après quinze années de bons et loyaux services que le directeur musical de l'Orchestre Philharmonique de Radio France Myung-Whun Chung se retirera et passera la baguette au jeune chef Mikko Franck en septembre 2015. Une année pas comme les autres pour un orchestre qui jouit désormais de la reconnaissance internationale et considéré comme l'une des meilleures formations grâce au travail effectué dans cette dernière décade. Mikko Franck dirigera également cinq concerts à Paris dès cette saison et &quot;Carmen&quot; avec le Philhar à Orange en août 2015.        <br />
              <br />
       Fini la salle Pleyel. Comme les autres formations de Radio France, l'Orchestre Philharmonique va jouer au Grand Auditorium totalement refait sur le modèle de la Philharmonie de Berlin (avec la musique au centre et le public tout autour), doté d'une capacité de 1461 places et d'une acoustique ultra pointue. Demeurent évidemment les tournées et les concerts hors les murs. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7147265-10957832.jpg?v=1415266872" alt="Retour à la Maison Ronde pour le Philharmonique de Radio-France" title="Retour à la Maison Ronde pour le Philharmonique de Radio-France" />
     </div>
     <div>
      Justement, l'orchestre et son chef sont attendus au printemps 2015 à la Philharmonie berlinoise et au Musikverein de Vienne. Nous les verrons aussi le 26 janvier 2015 à la nouvelle Philharmonie de Paris pour une création française du Concerto pour violon de Pascal Dusapin ou au Festival de Saint-Denis en juin avec, au programme, le &quot;Requiem&quot; de Verdi, entre autres. Citons encore le traditionnel Festival de Radio France à Montpellier en juillet et &quot;Otello&quot; de Verdi aux Chorégies d'Orange avec Roberto Alagna début août 2015. Tous ces concerts étant dirigés par le plus français des chefs coréens Myung-Whun Chung.       <br />
              <br />
       L'orchestre va inaugurer toute une série de nouveaux rendez-vous concoctés par Radio France afin d'élargir son offre et son public. Outre les traditionnels concerts de 20 heures, un concert Expresso d'une heure se tient à 19 heures. Des concerts &quot;Mardis Voix&quot; et des parcours &quot;Découvertes&quot; autour d'un compositeur sont proposés. La musique contemporaine n'est évidemment pas oubliée avec la création d'une vingtaine d'œuvres de compositeurs aussi différents que Benjamin Attahir, Philippe Boesmans, Anthony Cheung, Philippe Hurel et Bruno Montovani entre nombreux autres. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7147265-10957842.jpg?v=1415267037" alt="Retour à la Maison Ronde pour le Philharmonique de Radio-France" title="Retour à la Maison Ronde pour le Philharmonique de Radio-France" />
     </div>
     <div>
      Et puis l'orchestre poursuit son compagnonnage avec Jean-François Zygel pour le cycle &quot;Les Clefs de l'orchestre&quot; en collaboration avec France Télévisions et Naïve dans le Grand Auditorium. Last but not least, le chef Daniel Harding et le violoniste Christian Tetzlaff seront en résidence avec l'orchestre à partir de janvier 2015 et ils entameront un cycle de concerts autour de Alban Berg et Ludwig van Beethoven. Le jeune chef Lionel Bringuier, complice du Philharmonique depuis 2008 et nouveau directeur musical de l'Orchestre de la Tonhalle de Zurich, offrira en outre un répertoire dédié à Brahms et Dvorak avec le pianiste François-Frédéric Guy et le violoncelliste Daniel Müller-Schott. Beaucoup d'autres habitués de l'orchestre comme Ton Koopman sont encore attendus cette saison. Rendez-vous avenue du Président Kennedy dans la Maison Ronde avec le Philharmonique !       <br />
              <br />
       <b>Programme complet et concerts :</b>       <br />
       Concerts de Radio France, 01 56 40 15 16.       <br />
       116 avenue du Président Kennedy 75016.       <br />
       <a class="link" href="http://www.radiofrance.fr/" target="_blank">&gt;&gt; radiofrance.fr</a>       <br />
              <br />
       Tous les concerts sont retransmis sur France Musique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Des concerts de l'Orchestre de Paris à ne pas rater pour fêter Noël</title>
   <updated>2013-12-09T19:22:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Des-concerts-de-l-Orchestre-de-Paris-a-ne-pas-rater-pour-feter-Noel_a1029.html</id>
   <category term="Concerts" />
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   <published>2013-12-09T18:44:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les 11 et 12 décembre, le jeune chef d’orchestre Mikko Franck dirige l’Orchestre de Paris pour la fameuse 7e Symphonie de Chostakovitch dite "Leningrad", salle Pleyel. Les 17 et 18 décembre, c’est le chef qui monte, Alain Altinoglu, qui prendra les rênes de l’orchestre pour un programme romantique autour de Berlioz, Mendelssohn et Tchaïkovski. Le mardi 17, le concert est donné sous la Pyramide du Louvre et sera gratuit comme chaque année.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6122966-9143542.jpg?v=1386612192" alt="Des concerts de l'Orchestre de Paris à ne pas rater pour fêter Noël" title="Des concerts de l'Orchestre de Paris à ne pas rater pour fêter Noël" />
     </div>
     <div>
      On se souvient du &quot;Tristan&quot; magistral qu’a dirigé le jeune chef finlandais l’an dernier, remplaçant au pied levé Myung-Whun Chung à la tête de l’Orchestre de Radio-France (dont il va prendre la tête en 2015). C’est en habitué de l’Orchestre de Paris que Mikko Franck, déjà adoubé par toutes les grandes formations internationales, revient à Pleyel pour un programme passionnant. Il nous proposera sa vision de la mythique &quot;Symphonie n° 7&quot; de Dimitri Chostakovitch dont la partition est commencée par le compositeur sous les bombes lors du siège de Leningrad (sa ville natale) par l’armée allemande en 1941. Alors qu’il fait partie des personnalités qu’on évacue par les airs (comme la poétesse Anna Akhmatova), la symphonie achevée sera diffusée un peu plus tard par haut-parleurs aux habitants de la ville à qui elle est dédicacée. Habitants qui sont alors livrés à la famine et aux destructions.       <br />
              <br />
       Devenue symbole de la Résistance pendant la Grande Guerre Patriotique, elle lui permet de vivre un relatif retour en grâce auprès de Staline qui détestait ses œuvres trop éloignées du canon réaliste-soviétique imposé à l’Union des Compositeurs officiels. Pour celle-ci, il obtiendra le prix Staline, la plus haute distinction.       <br />
              <br />
       L’autre grand compositeur russe à l’honneur lors de ces deux soirées de concert sera Serge Prokofiev et son &quot;Concerto n°3 pour piano&quot;. Et pour l’exécuter rien moins que le légendaire pianiste géorgien Alexander Toradze, de retour après quelques années d’absence de la scène. Son enregistrement des cinq concertos pour piano de Prokofiev pour le label Phillips, interprété avec l’Orchestre de Kirov sous la direction de Valery Gergiev, a fait date. Autant dire que la perspective d’écouter ce virtuose spécialiste des compositeurs russes est enthousiasmante. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6122966-9143543.jpg?v=1386612442" alt="Des concerts de l'Orchestre de Paris à ne pas rater pour fêter Noël" title="Des concerts de l'Orchestre de Paris à ne pas rater pour fêter Noël" />
     </div>
     <div>
      Quelques jours plus tard, l’Orchestre de Paris accueille le jeune chef français Alain Altinoglu, choisi pour remplacer Pierre Boulez souffrant (comme Mikko Franck avant lui en décembre 2012 !). Alain Altinoglu l’a déjà dirigé avec succès cet été à Aix-en-Provence. Comme chaque année à Noël, un concert est offert aux mélomanes sous la Pyramide du Louvre le 17 décembre. Le public est invité à s’asseoir par terre sans autre forme de procès (prévoyez un coussin !). Là encore le programme est emballant pour ce concert d’une heure sans entracte. La 6e Symphonie dite &quot;Pathétique&quot; de Piotr Tchaïkovski scellera les retrouvailles de l’orchestre avec Altinoglu qui poursuit son ascension sur toutes les grande scènes d’opéras du monde.       <br />
              <br />
       La &quot;Symphonie n°6&quot; - et dernière du compositeur de Saint-Pétersbourg (qui ne s’appelle pas encore Leningrad) - est son chef-d’œuvre noir, aux contrastes saisissants et au lyrisme puissant - exacte transcription des déchirures qui le hantèrent sa vie durant. Sera donnée également l’Ouverture du &quot;Carnaval romain&quot; de Hector Berlioz, démarquée de son opéra &quot;Benvenuto Cellini&quot;. Le lendemain, salle Pleyel, sera ajouté à ce programme le &quot;Concerto n°2 pour violon&quot; de Félix Mendelssohn, le compositeur de Leipzig. C’est la violoniste allemande Isabelle Faust qui sera chargée de porter haut les couleurs du Romantisme mendelssohnien sur son Stradivarius de 1704, joliment surnommé &quot;La Belle au bois dormant&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6122966-9143553.jpg?v=1386612442" alt="Des concerts de l'Orchestre de Paris à ne pas rater pour fêter Noël" title="Des concerts de l'Orchestre de Paris à ne pas rater pour fêter Noël" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Concerts les 11 et 12 décembre 2013 à 20 h.</span>       <br />
       Salle Pleyel, 01 42 56 13 13.       <br />
       252, rue du faubourg Saint-Honoré, Paris 8e.       <br />
       <a class="link" href="http://www.sallepleyel.fr/francais/accueil.aspx" target="_blank">&gt;&gt; Salle Pleyel</a>        <br />
              <br />
       Serge Prokofiev, Concerto n° 3 pour piano et orchestre.       <br />
       Dimitri Chostakovitch, Symphonie n° 7 &quot;Leningrad&quot;.       <br />
               <br />
       Orchestre de Paris.       <br />
       Mikko Franck, direction.       <br />
       Alexander Toradze, piano.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Concert le 17 décembre à 20 h (entrée libre).</span>       <br />
       Pyramide du Louvre.       <br />
       Entrée par la Pyramide, le passage Richelieu et la galerie du Carrousel.       <br />
       <a class="link" href="http://www.louvre.fr/" target="_blank">&gt;&gt; Le Louvre</a>       <br />
              <br />
       Piotr Tchaïkovski, Symphonie n° 6 &quot;Pathétique&quot;.       <br />
       Hector Berlioz, Ouverture du &quot;Carnaval romain&quot;.       <br />
              <br />
       Orchestre de Paris.       <br />
       Alain Altinoglu, direction.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Concert le 18 décembre à 20 h.</span>       <br />
       Salle Pleyel (voir ci-dessus).       <br />
              <br />
       Piotr Tchaïkovski, Symphonie n° 6 &quot;Pathétique&quot;.       <br />
       Hector Berlioz, Ouverture du &quot;Carnaval romain&quot;.       <br />
       Félix Mendelssohn, Concerto n° 2 pour violon et orchestre.       <br />
              <br />
       Orchestre de Paris.       <br />
       Alain Altinoglu, direction.        <br />
       Isabelle Faust, violon. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Des-concerts-de-l-Orchestre-de-Paris-a-ne-pas-rater-pour-feter-Noel_a1029.html" />
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   <title>"Tristan et Isolde" à Pleyel : "Désirer au sein de la mort et non mourir de désir"*</title>
   <updated>2016-02-16T12:20:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Tristan-et-Isolde-a-Pleyel-Desirer-au-sein-de-la-mort-et-non-mourir-de-desir-_a755.html</id>
   <category term="Lyrique" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/4824954-7213026.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-10-18T08:53:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Donc ce fut un jeune chef finlandais de trente-trois ans, Mikko Franck, en remplacement du directeur de l’orchestre Myung-Whun Chung ce samedi 13 octobre, et on comprend pourquoi. Les relations entre le jeune chef finlandais et l’Orchestre de Radio France sont étroites : ils ont enregistré en 2009 un CD consacré à Claude Debussy et ont donné "Tosca" aux Chorégies d’Orange en 2010.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4824954-7213026.jpg?v=1350544472" alt=""Tristan et Isolde" à Pleyel : "Désirer au sein de la mort et non mourir de désir"*" title=""Tristan et Isolde" à Pleyel : "Désirer au sein de la mort et non mourir de désir"*" />
     </div>
     <div>
      L’osmose est complète entre eux, on le sent très vite, dès le prélude du drame musical de Richard Wagner. Le choix d’une direction suave, plus romantique que vénéneuse en a surpris plus d’un. Mais pourquoi pas ? C’est à une dramaturgie inédite de la passion que nous sommes invités, épousant tous les élans de l’âme.        <br />
              <br />
       Les cordes ne sont pas exagérément nerveuses, ni le rythme trop alangui pour les fameux leitmotive du philtre et de la passion. L’acte deux est superbe de raffinement chromatique et de couleurs. L’acte trois, si impressionnant, épouse tous les mouvements du désir douloureux et de la soif d’anéantissement. Les bois, les percussions et les cuivres sont brillants, fougueux, puis se font l’écho des déchirements intérieurs des héros, jusqu’à la dissolution finale. Comme c’est le &quot;Tristan&quot; mythique, tous les amants - nombreux - de cet opéra sont là. Ils brûlent de faire des comparaisons avec la version concert donnée au théâtre des Champs-Élysées peu de mois auparavant. Certains même, de retour de Bayreuth, ose le parallèle avec un &quot;Tristan&quot; qui n’a pourtant pas laissé un souvenir grandiose aux impétrants.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4824954-7213027.jpg?v=1350544739" alt=""Tristan et Isolde" à Pleyel : "Désirer au sein de la mort et non mourir de désir"*" title=""Tristan et Isolde" à Pleyel : "Désirer au sein de la mort et non mourir de désir"*" />
     </div>
     <div>
      L’envie de comparer disparaît très vite tant la distribution des voix ce soir-là à Pleyel est enchanteresse. Isolde, c’est la soprano dramatique Nina Stemme : force, sens de la nuance, tessiture large - quoiqu’on entend mal parfois les notes plus basses à l’acte un. Plus que convaincante cependant, la chanteuse suédoise nous fait l’offrande de sa voix lumineuse et incisive. Et puis il y a la révélation Christian Franz en Tristan. Une révélation pour les Français, mais déjà heldentenor (ou ténor héroïque wagnérien) adoubé à Bayreuth. On le comprend aussi : depuis la mort en 1974 de Wolfgang Windgassen, depuis quand n’avait-on eu la chance d’admirer une telle voix aux timbres éclatants, puissante et subtile quand il le faut ? Un niveau exceptionnel : c’est tout naturellement que l’on pense à Windgassen (qui n’avait pas été remplacé jusqu’alors). C’est dire ! Un génie technique si évident, un instinct si passionné de l’interprétation, un engagement du chanteur dans le rôle alors qu’il s’agit d’une version concert, ne courent pas les rues. Christian Franz nous a donné de suprêmes émotions.        <br />
              <br />
       Au bout de quatre heures d’enivrement et d’extase - eh oui ! -, le chœur de Radio France, Mikko Franck et l’Orchestre, les chanteurs bien-sûr ont eu droit à un quart d’heure de standing ovation. C’était plus que mérité.         <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">*Tristan, acte III</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Opéra en version concert entendu le 13 octobre 2012.       <br />
       &quot;Tristan und Isolde&quot;       <br />
       Drame musical en 3 actes de Richard Wagner.       <br />
       Livret du compositeur. En version concert.       <br />
       Salle Pleyel, Paris 8e, 01 42 56 13 13.        <br />
       <a class="link" href="http://www.sallepleyel.fr/" target="_blank">&gt;&gt; sallepleyel.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Distribution :</b>       <br />
       Nina Stemme, soprano : Isolde.       <br />
       Christian Franz, ténor : Tristan.       <br />
       Sarah Connolly, mezzo-soprano : Brangäne.       <br />
       Richard Berkeley-Steel, ténor : Melot.       <br />
       Detlef Roth, baryton : Kurwenal.       <br />
       Peter Rose, basse  : Le roi Marke.       <br />
              <br />
       Chœur de Radio France.       <br />
       Matthias Brauer, chef de chœur.       <br />
       Orchestre Philharmonique de Radio France.       <br />
       Mikko Franck, direction.       <br />
              <br />
       Concert diffusé en direct sur France Musique le 13 octobre 2012 qu'il est possible de réécouter sur son site.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>"Tristan und Isolde"... Quand violence rime avec passion à Pleyel !</title>
   <updated>2016-02-16T12:23:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Tristan-und-Isolde-Quand-violence-rime-avec-passion-a-Pleyel-_a742.html</id>
   <category term="Lyrique" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/4797585-7172935.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-10-09T17:06:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le 13 octobre, le rendez-vous de l’année pour les wagnériens, ce sera salle Pleyel. L’Orchestre Philharmonique de Radio France, sous la direction du chef finlandais Mikko Franck*, va donner le fameux drame musical de Richard Wagner en version concert.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4797585-7172935.jpg?v=1349795935" alt=""Tristan und Isolde"... Quand violence rime avec passion à Pleyel !" title=""Tristan und Isolde"... Quand violence rime avec passion à Pleyel !" />
     </div>
     <div>
      Le concert à ne pas rater pour de nombreuses raisons : &quot;Tristan und Isolde&quot; est l’œuvre révolutionnaire qui renvoie pour la première fois les anciens principes de l’opéra aux orties : fini le cloisonnement des parties entre arias et récitatifs. Les scènes sont désormais reliées musicalement en un flot musical continu et en un développement orchestral d’une richesse inouïe. La composition va prendre des années au maître, qui jette les premières notes sur la partition en 1854 à Zurich.       <br />
              <br />
       Il y est en exil depuis 1848, après sa fuite désespérée de Dresde qui a vu la destruction de ses espoirs politiques par la répression du soulèvement révolutionnaire. Accueilli par un mécène, il tombe amoureux de sa femme, Mathilde Wesendonck. Mais cet amour impossible le jettera à nouveau sur les chemins de l’errance : il termine la partition du &quot;Tristan&quot; à Venise en 1859. Il faudra cependant attendre Louis II, qui lui offre un asile à Munich, pour voir la création de son chef-d’œuvre en 1865.       <br />
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       Le livret que Wagner écrit lui-même, à son habitude, est un somptueux poème profondément personnel. À partir de la version de la légende de Gottfried von Strasburg, il va resserrer l’action sur les personnages principaux et y verser toute sa mystique, sa vision du monde et de la vie humaine. Quelque part entre Arthur Schopenhauer et la philosophie bouddhiste.
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      Depuis 1865, le philtre magique wagnérien n’a pas cessé d’agir. Les années passent et les auditeurs - dont votre reporter… - sont toujours prêts à courir le monde pour s’immerger dans les profondeurs de cette musique vraiment sublime, dont les motifs et les élans captivent. Dans tous les sens du terme. Entrer dans &quot;Tristan&quot;, c’est faire l’expérience océanique de l’infini. Wagner n’écrit-il pas au printemps 1859 à Mathilde, au sujet des représentations de son drame : &quot;Celles tout à fait bonnes devraient rendre les gens fous&quot;. Je confirme.       <br />
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       La distribution du concert du 13 octobre devrait de surcroît contenter les puristes les plus intransigeants : les déjà adoubés à Bayreuth Nina Stemme et Christian Franz pour les rôles titres. Et puis bien-sûr l’excellent Orchestre ainsi que le Chœur de Radio France. Plus aucune place disponible depuis longtemps évidemment, mais heureusement pour les autres fidèles de la communion sur l’autel wagnérien, le concert est retransmis en direct sur France Musique. Allez, on retrouve le sourire !       <br />
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       <span style="font-style:italic">*Le directeur musical Myung-Whun Chung initialement prévu a dû annuler tous ses concerts depuis septembre.</span>
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      <span class="fluo_jaune">13 octobre 2012 à 19 h 30.</span>       <br />
       &quot;Tristan und Isolde&quot;       <br />
       Drame musical en 3 actes de Richard Wagner.       <br />
       Livret du compositeur. En version concert.       <br />
       Salle Pleyel, Paris 8e, 01 42 56 13 13.        <br />
       <a class="link" href="http://www.sallepleyel.fr/" target="_blank">&gt;&gt; sallepleyel.fr</a>       <br />
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       <b>Distribution :</b>       <br />
       Nina Stemme, soprano : Isolde.       <br />
       Christian Franz, ténor : Tristan.       <br />
       Sarah Connolly, mezzo-soprano : Brangäne.       <br />
       Richard Berkeley-Steel, ténor : Melot.       <br />
       Detlef Roth, baryton : Kurwenal.       <br />
       Peter Rose, basse  : Le roi Marke.       <br />
              <br />
       Chœur de Radio France.       <br />
       Matthias Brauer, chef de chœur.       <br />
       Orchestre Philharmonique de Radio France.       <br />
       Mikko Franck, direction.       <br />
              <br />
       Concert diffusé en direct sur France Musique le 13 octobre 2012.
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