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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-21T09:28:40+02:00</updated>
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   <title>07/07 au 28/07/2012, Festival In d’Avignon, Vaucluse</title>
   <updated>2012-07-05T11:36:00+02:00</updated>
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   <category term="Festivals" />
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   <published>2012-06-29T18:14:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Avec plus de 65 000 places vendues en trois jours, le Festival d'Avignon 2012, soixante-sixième du nom, se porte toujours aussi bien ! 2012 est aussi l'année du centième anniversaire de la naissance de son créateur, Jean Vilar. Tour d’horizon non exhaustif de cette nouvelle édition, véritable creuset de la création européenne.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4470539-6713383.jpg?v=1341160019" alt="07/07 au 28/07/2012, Festival In d’Avignon, Vaucluse" title="07/07 au 28/07/2012, Festival In d’Avignon, Vaucluse" />
     </div>
     <div>
      Encore une fois, Hortense Archambault et Vincent Baudriller, directeurs du In, ont réuni de grands noms à Avignon, dans un équilibre entre textes du répertoire, auteurs vivants, spectacles musicaux, arts visuels, danse et performances… L’artiste associé cette année est l’acteur et metteur en scène britannique Simon McBurney. Il vient de Londres pour nous présenter &quot;Le Maître et Marguerite&quot; de Mikhaïl Boulgakov, dans la Cour d’honneur du Palais des Papes, avec sa compagnie de théâtre Complicite. Une exposition sur l’histoire et l’esprit de cette dernière aura également lieu à l’École d'Art.       <br />
              <br />
       C’est ensuite Arthur Nauzyciel qui investira cette scène immense avec &quot;La Mouette&quot; de Tchekhov (dans une traduction d'André Markowicz et Françoise Morvan), dans laquelle on retrouvera, entre autres, Marie-Sophie Ferdane de la Comédie-Française, Xavier Gallais et Laurent Poitrenaux. Au Cloître des Carmes, Stéphane Braunschweig est de retour à Avignon (où il avait présenté &quot;Amphitryon&quot; de Kleist en 1994) et monte son adaptation de &quot;Six personnages en quête d’auteur&quot; de Pirandello, avec notamment Christophe Brault, Philippe Girard et Claude Duparfait. Il le reprendra dans son théâtre de la Colline à Paris en septembre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4470539-6713384.jpg?v=1341160066" alt="07/07 au 28/07/2012, Festival In d’Avignon, Vaucluse" title="07/07 au 28/07/2012, Festival In d’Avignon, Vaucluse" />
     </div>
     <div>
      La Schaubühne de Berlin sera aussi à Avignon avec Thomas Ostermeier qui met en scène &quot;Un ennemi du peuple&quot; de Henrik Ibsen, à l’Opéra-Théâtre. Autre célébrité européenne - qui fit la &quot;Une&quot; de l'actualité cette année avec &quot;Sur le concept du visage du fils de Dieu&quot; au Théâtre de la Ville -, Roméo Castellucci revient cette année dans la cité papale pour présenter sa nouvelle création au Gymnase Aubanel, &quot;The Four Seasons Restaurant&quot;. Avec toujours le concept du visage au cœur de ses travaux, Castellucci présente un spectacle qui reste dans le même cycle (que &quot;Sul concetto di volto nel figlio di Dio&quot;) inspiré de la nouvelle de l’écrivain américain Nathaniel Hawthorne &quot;Le Voile noir du pasteur&quot;.       <br />
              <br />
       À la Chartreuse, nous pourrons voir &quot;W/GB84&quot;, d’après Peace et Büchner, mis en scène par Jean-François Matignon. Celui-ci (et sa compagnie Fraction) propose un spectacle réunissant deux textes : &quot;Woyzeck&quot; de Georg Büchner et &quot;GB84&quot; de David Peace, deux auteurs sur lesquels il a déjà travaillé séparément (depuis 2008 pour l’auteur britannique et sa tétralogie &quot;The Red Riding Quartet&quot;). Un autre moment fort sera sans doute &quot;Refuse The Hour&quot; (&quot;La Négation du temps&quot;) de William Kentridge, une nouvelle création qui mélange des formes artistiques différentes : dessin, projection, texte, chant, musique, danse, théâtre d’objets, image animée, etc.).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4470539-6713387.jpg?v=1341160105" alt="07/07 au 28/07/2012, Festival In d’Avignon, Vaucluse" title="07/07 au 28/07/2012, Festival In d’Avignon, Vaucluse" />
     </div>
     <div>
      Mais vous pourrez également retrouver de nombreux autres artistes, tels que Suzanne Andrade et Paul Barritt et l'étonnant &quot;The Animals and Children took to the Streets&quot; (un spectacle qui a nécessité dix-huit mois de préparation et qui a déjà commencé une tournée internationale), Josef Nadj, Olivier Dubois, John Berger, Guillaume Vincent, Jérôme Bel et Theater HORA, Christophe Honoré, Steven Cohen, Christoph Marthaler… En tout, plus de quatre-vingts propositions ! Des spectacles bien sûr, mais aussi des concerts (avec notamment la chanteuse Camille), des expositions, des projections, des rencontres… Encore une fois cet été, Avignon sera au centre de la création !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Ces artistes cherchent à faire de la représentation un espace de risque et de partage. Sans doute est-ce aussi ce qui conduisit Jean Vilar à inventer dès 1947 son propre théâtre dans la Cour d'honneur du Palais des Papes ; puis, après avoir arrêté de mettre en scène au milieu des années soixante, à y inviter d'autres artistes audacieux, souvent éloignés de sa propre esthétique. Nous célébrerons le centième anniversaire de sa naissance avec un spectacle de la compagnie KompleXKapharnaüM, et avec la Maison Jean Vilar.&quot;</span> Vincent Baudriller et Hortense Archambault.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4470539-6713390.jpg?v=1341160135" alt="07/07 au 28/07/2012, Festival In d’Avignon, Vaucluse" title="07/07 au 28/07/2012, Festival In d’Avignon, Vaucluse" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 07 au 28 juillet 2012</span>       <br />
       Festival d'Avignon, Cloître St-Louis, 20, rue du portail Boquier, Avignon.       <br />
       <b>Informations pratiques et renseignements.</b>       <br />
       Téléphone : 04 90 14 14 14.       <br />
       Billetterie du Cloître Saint-Louis,       <br />
       à partir du 7 juillet, tous les jours de 10 h à 19 h.       <br />
       <a class="link" href="http://www.festival-avignon.com" target="_blank">&gt;&gt; www.festival-avignon.com</a>       <br />
              <br />
       Retrouvez aussi le festival sur <a class="link" href="http://www.facebook.com/festival.avignon" target="_blank">Facebook</a>.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://maisonjeanvilar.org/public/pdf/avant-programme-centenaire-jean-vilar.pdf" target="_blank">&gt;&gt; Avant programme des manifestations &quot;Centenaire Jean Vilar&quot;</a>       <br />
       <b>Programme allégé du Festival d'Avignon 2012 :</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"On peut tout fuir, sauf sa conscience", Zweig</title>
   <updated>2011-09-26T11:54:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/On-peut-tout-fuir-sauf-sa-conscience--Zweig_a332.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/3301350-4733501.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-09-24T17:40:00+02:00</published>
   <author><name>Michaël Duplessis</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le Théâtre des Variétés se pare d’une bien belle affiche en cette rentrée : la rencontre au sommet de Michel Aumont (Richard Strauss) et Didier Sandre (Stefan Zweig), sur fond de montée du nazisme. Si l’on passe outre les habituelles facilités propres aux mises en scène du théâtre privé, c’est surtout à l’étonnante pauvreté du texte que l’on doit notre semi-déception.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3301350-4733488.jpg?v=1317030341" alt=""On peut tout fuir, sauf sa conscience", Zweig" title=""On peut tout fuir, sauf sa conscience", Zweig" />
     </div>
     <div>
      Le titre de la pièce joue sur le double sens du mot collaboration. Au sens premier, la collaboration professionnelle et amicale de deux hommes qui combinent leur talent d’écrivain et de compositeur pour créer un opéra-bouffe, <span style="font-style:italic">La Femme silencieuse</span>. Mais aussi, en arrière-plan, le sens nouveau dont s’est chargé ce mot après la seconde guerre mondiale : la collaboration avec le régime nazi.        <br />
              <br />
       La pièce présente donc deux artistes déjà au sommet de leur gloire. Pourtant, c’est peut-être leur seul point commun. L’un, Richard Strauss, bien que proche du régime nazi naissant, pense être intouchable et non concerné par la politique. L’autre au contraire, Stefan Zweig, pressent et craint profondément la violence que va engendrer cette politique. Leur admiration mutuelle et leur envie de collaborer donnent naissance à un spectacle qui connaît un grand succès mais qui va être très vite interdit : le régime nazi n’a pas supporté que le nom du Juif Zweig reste à l’affiche. Pour la suite, on connaît l’histoire : accompagné de sa seconde épouse, l’écrivain fuit à travers l’Angleterre, les États-Unis, puis le Brésil enfin, où il met fin à ses jours. Quant au compositeur, pour protéger sa belle-fille juive et ses petits-enfants, il se retrouve contraint de travailler pour les nazis…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3301350-4733501.jpg?v=1317030300" alt=""On peut tout fuir, sauf sa conscience", Zweig" title=""On peut tout fuir, sauf sa conscience", Zweig" />
     </div>
     <div>
      Personnages passionnants, sans aucun doute, mais installés dans un décor sans surprise et des dialogues parfois un peu fades : une bibliothèque et quelques fauteuils, dont la couleur des coussins uniquement changera pour figurer l’intérieur de Strauss puis celui de Zweig. La pièce démarre bien lentement. Trop ? À dire vrai, le premier rebondissement ne survient qu’après une bonne heure de spectacle. Comment imaginer que ces deux artistes aient si peu de conversation ? Et comment la rencontre de ces deux génies ne produit-elle pas plus d’étincelles ? L’auteur, Ronald Harwood, est pourtant loin d’être un débutant : c’est à lui que l’on doit entre autres le scénario du <span style="font-style:italic">Pianiste</span>, réalisé par Polanski, et le texte de <span style="font-style:italic">L’Habilleur</span>, où triompha Terzieff. Il n’empêche que la mayonnaise ne prend pas vraiment, et la mise en scène plan-plan de Georges Werler, comme à son habitude, n’est pas là pour y ajouter du piment.       <br />
              <br />
       Michel Aumont, un de nos monstres sacrés du théâtre français, ne devient véritablement touchant que lorsqu’il est pris dans la douleur du déchirement : son art et son éthique d’un côté, et l’obligation de protéger sa famille de l’autre. Christiane Cohendy, qui joue sa femme avec beaucoup d’aplomb et parfois d’humour, si elle est une grande dame du théâtre, place sa voix un peu haute pour être tout à fait crédible ou émouvante.        <br />
              <br />
       En revanche, Didier Sandre dans le rôle de Zweig (personnage ô combien difficile à incarner) arrive à trouver un équilibre (bien complexe) entre richesse intérieure et insipidité apparente de l’artiste. Mettant de côté l’aspect parfois sophistiqué qui peut être le sien, le comédien réalise avec une humilité bienvenue une très belle performance.        <br />
              <br />
       On retiendra aussi la présence d’Eric Verdin en officier SS, froid, puissant, effrayant, absolument parfait comme toujours. Ses quelques scènes sortent du lot tant il les porte à un haut degré de tension.       <br />
              <br />
       La pièce heureusement se clôt sur un vrai moment d’émotion dans lequel le grand talent de Michel Aumont explose enfin : Strauss et sa femme face au tribunal de dénazification après la guerre… Ce pic final réconcilie quelque peu avec cette reconstitution historique manquant parfois cruellement de surprise et de saveur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Collaboration"</b></div>
     <div>
      (Vu le 17 septembre)       <br />
              <br />
       Texte : Ronald Harwood.       <br />
       Mise en scène : Georges Werler.       <br />
       Avec : Michel Aumont, Didier Sandre, Christiane Cohendy, Stéphanie Pasquet, Patrick Payet, Sébastien Rognoni, Eric Verdin.       <br />
       Décors : Agostino Pace.       <br />
       Lumières : Jacques Puisais.       <br />
       Costumes : Pascale Bordet.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Ce spectacle a débuté le 6 septembre 2011.</span>       <br />
       Théâtre des Variétés, Paris 2e.       <br />
       Locations : 01 42 33 09 92.       <br />
       Du mardi au vendredi à 20 h 30, le samedi à 21 h, le dimanche à 16 h 30.       <br />
       Durée 1 h 45.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-des-varietes.fr/" target="_blank">http://www.theatre-des-varietes.fr/</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>François Bourcier, oriflamme dans le vent</title>
   <updated>2011-09-17T00:30:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Francois-Bourcier-oriflamme-dans-le-vent_a290.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/3221474-4610849.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-08-25T23:51:00+02:00</published>
   <author><name>Mickaël Duplessis</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Connaissez-vous François Bourcier ? Comédien génial et metteur en scène magistral, il n’a pas attendu Stéphane Hessel pour s’indigner et se servir de son art pour secouer les consciences et réveiller les valeurs humaines assoupies. Formé à la Rue Blanche puis au Conservatoire National, ancien de la Comédie Française, François Bourcier a réalisé une trentaine de mises en scène et il est professeur au Sudden Théâtre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3221474-4610188.jpg?v=1314334844" alt="François Bourcier, oriflamme dans le vent" title="François Bourcier, oriflamme dans le vent" />
     </div>
     <div>
      Stakhanoviste perfectionniste, il a présenté pas moins de sept mises en scène durant le dernier festival d’Avignon, dont trois spectacles dans lesquels il jouait ! Son travail force le respect et l’admiration. Homme accessible et attachant, artiste grandiose et exigeant, son talent n’a peut-être d’égal que son éthique. Coup de projecteur.       <br />
              <br />
       Ma première rencontre avec son travail se déroula au Théâtre du Chêne Noir pendant le Off 2009. Un coup de foudre comme il en existe peu, une claque monumentale qui m’avait laissé sonné, les yeux brillants : &quot;Sacco et Vanzetti&quot;, une pièce écrite par Alain Guyard sur l’histoire des deux célèbres ouvriers américains anarchistes. Pour incarner ces deux êtres broyés injustement par un capitalisme en crise, Bourcier avait choisi de mettre en scène Dau et Catella, duo d’humoristes exquis et excellents comédiens, dont le talent méritait une meilleure reconnaissance du grand public. Une part du génie de Bourcier est sans doute de réussir des chef-d’œuvres en ne possédant pas le dixième du budget d’une création de l’Odéon…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3221474-4610849.jpg?v=1314335964" alt="François Bourcier, oriflamme dans le vent" title="François Bourcier, oriflamme dans le vent" />
     </div>
     <div>
      La scénographie ici se résumait à six chaises et un grand drap blanc, accompagnés d’une création lumière particulièrement belle. Comme toujours, de l’économie de moyen, du goût, de la finesse, des lumières très travaillées, auxquelles s’ajoutent un texte fort et une interprétation parfaite : voilà l’exacte marque de fabrique du travail de François Bourcier. Que demander de mieux ? Dau et Catella trouvaient dans ce spectacle l’occasion rêvée de démontrer l’étendue de leur talent et Bourcier celle de servir encore une fois un thème qui lui est cher : l’anarchie. La vraie, l’intelligente…       <br />
              <br />
       Un peu plus tard, je suis tombé sur une affiche dans Paris annonçant une représentation unique de &quot;Barricades&quot; au Théâtre Mouffetard. Le parfait duo Bourcier/Guyard avait encore frappé très fort ! Tous les comédiens, qui forment une troupe homogène et excellente, sont issus des cours de Bourcier au Sudden Théâtre et ont créé leur compagnie à l’occasion de ce spectacle. Voilà maintenant trois ans de suite qu’ils font salle comble au festival d’Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Alors que &quot;Sacco et Vanzetti&quot; traduisait l’incarcération dans une très grande tension, mais aussi un esthétisme et une densité dramatique très poussés, François Bourcier propose au contraire ici une mise en scène explosive et survitaminée pour ces &quot;Barricades&quot; libertaires qui nous transmettent un peu du souffle incroyable de mai 68. Comme il est beau et bon le théâtre qui s’engage à nourrir notre esprit et notre réflexion ! Comme il est revigorant ! Ce spectacle, tout comme ses personnages, sort du lot, de la &quot;trajectoire&quot; habituelle, il éclabousse, il déchire carcans et vêtements dans une tornade d’énergie et de révolte. C’est brillant, généreux, réjouissant, accessible et pas démagogique. Bref, c’est exactement du Bourcier.       <br />
              <br />
       À ce stade de l’article, vous me prenez peut-être pour un fou, ou tout au moins vous pensez que j’abuse légèrement dans l’éloge. Venez et voyez ! François Bourcier est un phénomène particulièrement connu du festival Off d’Avignon où il attire les foules. Et au diable les euphémismes ! Pour une fois qu’un artiste combine son génie, son éthique et sa réelle humanité, il mérite ô combien cette humble mise en lumière dans nos colonnes. Et ce n’est pas fini.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3221474-4610866.jpg?v=1314336641" alt="François Bourcier, oriflamme dans le vent" title="François Bourcier, oriflamme dans le vent" />
     </div>
     <div>
      En effet, si je l’avais admiré à deux reprises comme metteur en scène, je n’avais pas encore vu le François Bourcier acteur. Et je suis resté bouche bée. Son diptyque &quot;Lettres de délation&quot; et &quot;Résister c’est exister&quot; fait partie des quelques triomphes écrasants du festival d’Avignon, partant dans de grandes tournées entre chaque été. Et pour la troisième année consécutive, il refusait encore du monde tous les jours.        <br />
              <br />
       Le premier opus est tiré du livre d’André Halimi, &quot;La Délation sous l’occupation&quot;, et il en signe la mise en scène aux côtés de Renato Ribeiro et Isabelle Starkier. Il s’entoure également des prestigieuses voix off de Catherine Allégret, Jean-Claude Dreyfus et Francis Lalanne. Après le succès de ce spectacle sur la collaboration et la bassesse humaine, Bourcier en crée le pendant positif, &quot;Résister c’est exister&quot;, mettant cette fois en scène la résistance et les héros du quotidien. La pièce est écrite par Alain Guyard à partir de témoignages authentiques, et les voix off sont celles d’Éveline Buyle, Daniel Mesguich et Stéphane Freiss. La mise en scène, cette fois, est signée Isabelle Starkier uniquement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3221474-4610894.jpg?v=1314337677" alt="François Bourcier, oriflamme dans le vent" title="François Bourcier, oriflamme dans le vent" />
     </div>
     <div>
      Ces deux &quot;seul en scène&quot;, déjà disponibles en DVD, sont de réels chefs-d’œuvre. Le genre de spectacles dont la perfection vous éclate au visage pour mieux se graver dans votre mémoire. La presse ne s’y trompe pas, les adjectifs tombent en cascade. Comment vous décrire la force de ces spectacles, l’émotion qu’ils procurent, la façon qu’ils ont de vous saisir à la gorge et d’emplir tout votre être ? À combien de spectacles vous êtes-vous déjà levé avec la salle entière dès le premier salut pour applaudir frénétiquement tandis que les larmes roulent encore sur vos joues ?        <br />
              <br />
       Le comédien offre une performance époustouflante, incarnant magistralement plusieurs dizaines de personnages dans une construction dramaturgique sans défaut. Ces spectacles sont une leçon de théâtre, d’interprétation, d’intelligence. Ils atteignent un cap qui semble parfois si loin, celui de l’adéquation parfaite entre le fond et la forme, et entre les talents qui composent le spectacle vivant : texte bouleversant, interprétation éblouissante, mise en scène grandiose, scénographie ingénieuse, lumières splendides, musiques galvanisantes, changements de costumes impressionnants. Tout. Tout est parfait.       <br />
              <br />
       Je me tais. Comme doit se taire un critique devant un modèle trop réussi pour pouvoir lui rendre justice convenablement. Mais n’oubliez pas le nom de François Bourcier, car il fait partie des grands du théâtre d’aujourd’hui.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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