<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.larevueduspectacle.fr" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.larevueduspectacle.fr/</id>
 <updated>2026-03-10T19:41:38+01:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <icon>https://www.larevueduspectacle.fr/favicon.ico</icon>
  <entry>
   <title>"Le jour où j'ai compris que le ciel était bleu" D'autiste à artiste, il n'y a qu'un R, et un air de chanson</title>
   <updated>2022-01-24T12:44:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-jour-ou-j-ai-compris-que-le-ciel-etait-bleu-D-autiste-a-artiste-il-n-y-a-qu-un-R-et-un-air-de-chanson_a3153.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/61839596-44979074.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-01-24T12:35:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Claire ne le sait pas et son frère, Raphaël, non plus. Même si ce dernier se rend bien compte que sa sœur de 22 ans n'est pas comme les autres. Elle ne l'a jamais été. Elle n'a pas suivi une longue scolarité à cause de cela. Cette solitude qu'elle porte partout où elle est. Cette difficulté à s'intégrer, à se concentrer longtemps sur quelque chose, à fixer son regard. Elle a quitté l'école en troisième et depuis elle n'a pas vécu grand-chose, toujours à la maison.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61839596-44979074.jpg?v=1643025506" alt=""Le jour où j'ai compris que le ciel était bleu" D'autiste à artiste, il n'y a qu'un R, et un air de chanson" title=""Le jour où j'ai compris que le ciel était bleu" D'autiste à artiste, il n'y a qu'un R, et un air de chanson" />
     </div>
     <div>
      C'est pourquoi Raphaël s'occupe d'elle à chaque instant depuis le décès de leur mère, deux ans auparavant. Il est sa seule famille. Il a réussi à organiser son travail depuis chez eux pour la garder. C'est facile de la garder. Elle passe tout son temps à regarder en boucle une émission de télécrochet, &quot;To Be A Star&quot;. Et elle chante. Toute la journée. Elle veut s'inscrire au prochain casting de l'émission. Elle veut, Claire, et ce qu'elle veut est comme une question de vie ou de mort.       <br />
              <br />
       Ce que ne sait pas Raphaël, ce qu'il apprendra au cours de la pièce, c'est que Claire est autiste.       <br />
              <br />
       Elle souffre également d'une déficience mentale qui fait d'elle une petite fille de 12 ans dans le corps d'une jeune femme de 22 ans. C'est sans doute la raison pour laquelle elle a dû se défendre violemment contre l'agresseur qui voulait abuser d'elle. Elle lui défonce le crâne avec un cendrier en marbre. Il finira dans le coma puis à la morgue. Alors la police, la justice et les institutions s'emparent d'elle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61839596-44979081.jpg?v=1643025561" alt=""Le jour où j'ai compris que le ciel était bleu" D'autiste à artiste, il n'y a qu'un R, et un air de chanson" title=""Le jour où j'ai compris que le ciel était bleu" D'autiste à artiste, il n'y a qu'un R, et un air de chanson" />
     </div>
     <div>
      La pièce, écrite et mise en scène par Laura Mariani, va suivre Claire dans ce drame. La scène est séparée en deux espaces : l'un représente la chambre impersonnelle de Claire dans l'institution où elle a été placée et, dans l'autre moitié, un bureau, celui de l'inspectrice de police, de l'avocat puis de la psychiatre. Interrogatoires, entretiens et tests psychologiques vont se succéder en alternance avec des moments de vie que la jeune autiste partage avec son frère et Antoine, un éducateur spécialisé qui s'attache à elle. Mais dans aucun des deux espaces ne règne la paix pour Claire. C'est dans l'imaginaire de son rêve, devenir une star et passer à la télé, que réside sa vraie vie, son exaltation, sa joie.       <br />
              <br />
       Presque épique, avec un déroulement qui stimule toujours l'attention, le spectacle ne cesse de tendre les fils invisibles du sensible et de l'émotion. Une émotion portée avant tout par l'interprète de Claire, Pauline Cassan, qui crée un personnage crédible, sans tomber dans la caricature, mais en esquissant délicatement les postures et l'expression qu'ont la plupart des autistes. Au-delà du handicap qu'elle campe parfaitement, c'est surtout le caractère de Claire qui finalement emporte la sympathie, car il n'y a pas de folie ici, il y a surtout une phobie du mensonge et une sincérité cash qui fait mouche et dynamite la plupart des scènes et provoque les rires. On ne fait pas preuve de cette sincérité-là dans les relations sociales normales.       <br />
              <br />
       Et c'est bien la question de la normalité qui est le pivot de la pièce. La différence de Claire, principalement dans ses comportements, sera jugée en fin de compte par la justice. Mais aussi par le tribunal populaire médiatique de l'émission télévisée. Et l'on est touché par l'implacabilité que ces forces exercent sur un être plus proche de l'innocence, de la bonne foi et de la sincérité qu'aucun de ses juges. C'est là le joli exploit de cette pièce portée par six interprètes talentueux. Leurs interprétations sobres, presque cinématographiques, donnent du réalisme à toutes les scènes, sans jamais perdre une seconde une belle tension dramatique et une humanité touchante.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le jour où j'ai compris que le ciel était bleu"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61839596-44979118.jpg?v=1643025611" alt=""Le jour où j'ai compris que le ciel était bleu" D'autiste à artiste, il n'y a qu'un R, et un air de chanson" title=""Le jour où j'ai compris que le ciel était bleu" D'autiste à artiste, il n'y a qu'un R, et un air de chanson" />
     </div>
     <div>
      Texte et mise en scène : Laura Mariani.       <br />
       Avec : Pauline Cassan, Anthony Binet, Sylvain Porcher,  Odile Lavie, Alice Suquet et Vincent Remoissenet.       <br />
       Scénographie : Alissa Maestracci.       <br />
       Dramaturgie : Floriane Toussaint.       <br />
       Création sonore et musicale : Romain Mariani.       <br />
       Création lumière : Romain Antoine.       <br />
       Production Compagnie La Pièce Montée.       <br />
       Durée 1 h 20.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Spectacle finaliste du Prix Théâtre 13/Jeunes metteurs en scène 2021.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 au 31 janvier 2022.</span>       <br />
       Lundi et mardi à 19 h, dimanche à 20 h.       <br />
       Théâtre Belleville, Paris 11e, 01 48 06 72 34.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredebelleville.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredebelleville.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61839596-44979120.jpg?v=1643025637" alt=""Le jour où j'ai compris que le ciel était bleu" D'autiste à artiste, il n'y a qu'un R, et un air de chanson" title=""Le jour où j'ai compris que le ciel était bleu" D'autiste à artiste, il n'y a qu'un R, et un air de chanson" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       19 mai 2022 : Salmanazar, Épernay (51).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Le-jour-ou-j-ai-compris-que-le-ciel-etait-bleu-D-autiste-a-artiste-il-n-y-a-qu-un-R-et-un-air-de-chanson_a3153.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Qui va là ?" Un homme venu de nulle part s'invite sur scène…</title>
   <updated>2021-12-20T08:56:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Qui-va-la-Un-homme-venu-de-nulle-part-s-invite-sur-scene_a3131.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/61122951-44615193.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-12-20T08:44:00+01:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Alexandre Cabari est un homme sans domicile fixe. Propre sur lui malgré tout, la quarantaine, il voyage léger et a pour tout viatique les souvenirs de son passé et une urne funéraire contenant les cendres de sa mère avec laquelle il vivait et dont le décès récent a fait de lui un homme sans présent ni avenir.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61122951-44615193.jpg?v=1639987539" alt=""Qui va là ?" Un homme venu de nulle part s'invite sur scène…" title=""Qui va là ?" Un homme venu de nulle part s'invite sur scène…" />
     </div>
     <div>
      Un pauvre hère qui ne fait que passer, mais qui a besoin, l'espace d'un instant, d'un ancrage pour reconstruire sa mémoire éparse. Sa perte de repères et son absence d'attache sentimentale désormais font malgré tout de lui un homme libre. Avec son petit pécule maternel, il erre de ville en ville et de gare en gare. Il dort dans des camions ou des trains. Surtout des trains.       <br />
              <br />
       Un jour, il s'introduit dans un théâtre vide dans lequel, probablement, le public ne va pas tarder à arriver et les comédiens à jouer. Mais personne ne vient… Alors, il investit la scène sur laquelle trône un simple fauteuil oublié d'un spectacle précédent. Dès lors, un processus mnésique s'enclenche pour lui. Ce fauteuil devient celui de sa mère et un &quot;décor&quot; mental se construit peu à peu avec des éléments trouvés en coulisses : un carton, un escabeau, un seau.       <br />
              <br />
       L'appartement de son enfance et de sa vie se reconstitue peu à peu, un lieu à la fois imaginaire et réel qu'il s'approprie en lui redonnant un semblant d'existence. Il se reconstruit et restaure à sa façon le lien social en évoquant sa solitude, son errance et son besoin d'altérité…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61122951-44615196.jpg?v=1639987612" alt=""Qui va là ?" Un homme venu de nulle part s'invite sur scène…" title=""Qui va là ?" Un homme venu de nulle part s'invite sur scène…" />
     </div>
     <div>
      En avril 2020, le spectacle vivant est en berne et nombreuses ont été les compagnies au bord du gouffre. Il a fallu pour elles se réinventer, renouer avec le public et composer avec un contexte sanitaire complexe…       <br />
              <br />
       Le &quot;Collectif Ah le Zèbre !&quot; a choisi de mettre en scène une pièce écrite par Emmanuel Darley dans un format de théâtre en appartement permettant un espace de diffusion préservé et une nouvelle approche artistique… Un mal pour un bien tout compte fait !       <br />
              <br />
       La pièce connaît un vif succès relayé par les médias, mais est stoppée avec le deuxième confinement. Ce sera l'occasion pour la compagnie d'écrire une nouvelle adaptation scénique sous la houlette de Thierry de Pina à la fois interprète, metteur en scène et créateur du collectif. Dans cette pièce, et face au contexte en question, on peut se demander qui joue vraiment, Alexandre ou Thierry, tant la frontière est sensible et subtile entre le comédien et l'interprète. On a pour habitude de dire qu'un acteur incarne un personnage et qu'un comédien est habité par lui.       <br />
              <br />
       Thierry de Pina est un exemple remarquable du comédien habité pour le plus grand bonheur des spectateurs. Dans ce seul en scène, il captive le public entre fiction et réalité en incarnant un clown triste qui parfois dérange mais dont l'humour et l'ironie, cela dit, ne sont pas loin. Le spectateur est happé très rapidement par cet être perdu que les choses sombres pourtant ne semblent pas déranger plus que ça. Et ce, très vite, dès le début de la pièce.       <br />
       Le cri d'amour qu'il porte à sa mère ne peut laisser le public indifférent.       <br />
       C'est poignant et subtilement interprété.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61122951-44615209.jpg?v=1639987817" alt=""Qui va là ?" Un homme venu de nulle part s'invite sur scène…" title=""Qui va là ?" Un homme venu de nulle part s'invite sur scène…" />
     </div>
     <div>
      &quot;Qui va là&quot; est une pièce construite aussi sur un jeu de miroirs et une mise en abîme auxquels le spectateur sera rapidement sensibilisé pour peu qu'il se détache un instant du plateau et de la salle de théâtre car, comme Alexandre qui est la rue, Thierry, lui, et de nombreux comédiens l'ont été aussi plusieurs mois, corps et âmes.       <br />
       À la rue ou confinés, finalement quelle est la différence ?       <br />
              <br />
       Il y a une intelligence dense et centrée dans cette pièce, une grande intelligence qui fait d'elle une magnifique allégorie de l'absence, de l'abandon, du manque.       <br />
       Le manque de la culture (le public ne vient pas et le comédien devant jouer semble avoir disparu).       <br />
       Le manque de la mère, absente et présente à la fois qui touche le spectateur au plus profond de son être.       <br />
              <br />
       La pièce oscille entre une nostalgie vivifiante qui emporte le spectateur grâce à l'interprétation époustouflante du comédien et un réalisme métaphorique tout en subtilité.       <br />
       La mise en scène est sobre et sans artifices, car le texte se suffit à lui-même. Ce texte qui nous confronte aussi et surtout à ce que nous ne voulons pas voir comme tous ces SDF dans nos rues que nous croisons si souvent et qui nous ramènent à nos propres peurs.       <br />
              <br />
       &quot;Qui va là&quot; est une pièce qui constitue un grand moment de théâtre intime et collectif à la fois.       <br />
       Elle se rejouera lors du festival d'Avignon. À ne rater sous aucun prétexte, car les portes des théâtres seront bel et bien grandes ouvertes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Qui va là"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61122951-44615211.jpg?v=1639987848" alt=""Qui va là ?" Un homme venu de nulle part s'invite sur scène…" title=""Qui va là ?" Un homme venu de nulle part s'invite sur scène…" />
     </div>
     <div>
      D'après d'Emmanuel Darley (aux Éditions Actes Sud, 2020).       <br />
       Adaptation et mise en scène : Collectif Ah le Zèbre !       <br />
       Avec : Thierry de Pina.       <br />
       Duré : 1 h.       <br />
              <br />
       La pièce s'est jouée du 25 novembre au 17 décembre 2021 au Théo Théâtre, Paris 15e.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Le 15 janvier à 20 h 30</span> à la Maison de la Poésie à Avignon (84).       <br />
       Puis au Festival Off d'Avignon en juillet 2022.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Qui-va-la-Un-homme-venu-de-nulle-part-s-invite-sur-scene_a3131.html" />
  </entry>
</feed>
