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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-17T12:02:10+02:00</updated>
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   <title>La folie, maladie de l’esprit ; la folie, source de génie… une adaptation extraordinairement réussie</title>
   <updated>2017-06-29T08:59:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-folie-maladie-de-l-esprit--la-folie-source-de-genie-une-adaptation-extraordinairement-reussie_a1847.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2017-06-29T08:44:00+02:00</published>
   <author><name>Ludivine Picot</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
En 1887 est publiée la seconde version du Horla de Maupassant. Dans cette nouvelle fantastique écrite sous forme de journal intime, le protagoniste décrit un être surnaturel et invisible qu’il nomme le Horla. Cette présence indéfinie et indéfinissable se met à hanter le narrateur de jour comme de nuit et le fait peu à peu sombrer dans la folie. Alors quoi de mieux que les planches d’un théâtre pour exprimer l’inexprimable ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15203031-20641740.jpg?v=1498719013" alt="La folie, maladie de l’esprit ; la folie, source de génie… une adaptation extraordinairement réussie" title="La folie, maladie de l’esprit ; la folie, source de génie… une adaptation extraordinairement réussie" />
     </div>
     <div>
      Sur scène, un fauteuil, pour s’asseoir, pour se reposer, puis pour se supporter. Et un tréteau qui représente une fenêtre, ouverte sur rien. L’échappatoire est cloisonnée.       <br />
       On chute dans l’angoisse au rythme du personnage. On y plonge d’entrée de jeu, on se retrouve dans cette atmosphère cloîtrée et oppressante. Un peu trop vite peut-être. Mais on est solidement accompagné. On se laisse aller.       <br />
              <br />
       Le personnage nous livre ses pensées qu’il recense soigneusement dans un petit carnet. Nous sommes les témoins des vacillements de son âme, de ses doutes, de ses peurs. La structure littéraire adoptée, tel un journal intime, loin d’instaurer une distance entre le comédien et le public, confère au spectateur une place toute désignée dans la dynamique du spectacle. Il est engagé dans tous les tourments du personnage.       <br />
              <br />
       Le comédien mène le jeu et la tension avec brio. On le voit se faire happer progressivement par les ténèbres. On se sent en faire partie. Le récit est si bien détaillé et si bien raconté qu’il en devient presque réalité. Nous apercevons les bateaux voguer sur la Seine, le mont Saint-Michel se dresser devant nous, nous ressentons la sueur d’une nuit agitée couler sur notre front. Le texte, précipité, haleté, conserve sa parfaite élocution. Le texte est le matériau du décor.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15203031-20641746.jpg?v=1498719053" alt="La folie, maladie de l’esprit ; la folie, source de génie… une adaptation extraordinairement réussie" title="La folie, maladie de l’esprit ; la folie, source de génie… une adaptation extraordinairement réussie" />
     </div>
     <div>
      Ce Horla dont il parle, ce corps d’abord indicible, ensuite invisible, pour être finalement indestructible, on le sent rôder autour de nous. Sa présence est aussi envahissante que toutes les images qui surgissent de la bouche de Florent Aumaître, car ce ne sont plus des sons, ce ne sont plus des mots qu’il prononce, mais des illustrations qui se matérialisent aisément à notre conscience et sous nos yeux.       <br />
              <br />
       La lumière nous transporte d’une ambiance intimiste, où le personnage nous confie son sentiment de peur, à une ambiance beaucoup plus légère, où il relate les conversations qu’il a eu précédemment, jouant son rôle ainsi que celui de son interlocuteur. Si la pièce ne se veut pas comique, elle nous fait pourtant sourire et même parfois rire.       <br />
              <br />
       La figure même du comédien rend compte de l’état de danger dans lequel le personnage se retrouve peu à peu aspiré. Il est au bord du gouffre, cherche encore comment ne pas tomber. Quelquefois, il choisit de partir, partir pour fuir. Mais, à la fin, il faut bien affronter cette peur dont il n’est pas possible de se débarrasser. Mais qu’est-elle ? Que représente ce Horla si terrifiant ? Chacun peut y transposer ses fantasmes et ses craintes ; que sera-t-il pour vous ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Horla"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15203031-20641750.jpg?v=1498719095" alt="La folie, maladie de l’esprit ; la folie, source de génie… une adaptation extraordinairement réussie" title="La folie, maladie de l’esprit ; la folie, source de génie… une adaptation extraordinairement réussie" />
     </div>
     <div>
      Texte : Guy de Maupassant.       <br />
       De : Slimane Kacioui.       <br />
       Avec : Florent Aumaître.       <br />
       Ccompagnie Hyperactif Créations.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 juin au 9 juillet 2017.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 18 h.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 juillet au 20 août 2017.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h, dimanche à 18 h.       <br />
       Théâtre Le Lucernaire, Paris 6e, 01 45 44 57 34.       <br />
       <a class="link" href="http://www.lucernaire.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Du 27/07 au 16/10/2011, Le Lucernaire, Paris, "Autour de la Folie"</title>
   <updated>2011-08-02T17:11:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Du-27-07-au-16-10-2011-Le-Lucernaire-Paris-Autour-de-la-Folie_a279.html</id>
   <category term="À l'affiche" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/3174163-4538720.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-08-02T17:06:00+02:00</published>
   <author><name>Annonce</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Seul en scène, Arnaud Denis nous entraîne dans le tourbillon de la folie. Un thriller psychologique féroce et grinçant qui nous invite à redécouvrir nos grands auteurs de l’angoisse. Ce spectacle est l'aboutissement d'un travail de quatre ans et, avant Le Lucernaire, n'a été donné qu'à quelques rares occasions... mais qui ont permis à Arnaud Denis d'en vérifier l'impact.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3174163-4538720.jpg?v=1312297886" alt="Du 27/07 au 16/10/2011, Le Lucernaire, Paris, "Autour de la Folie"" title="Du 27/07 au 16/10/2011, Le Lucernaire, Paris, "Autour de la Folie"" />
     </div>
     <div>
      Oliver Wendell Holmes a dit : <span style="font-style:italic">&quot;La folie est souvent la logique d'un esprit juste que l'on opprime&quot;</span>. Partant de ce principe, Arnaud Denis, seul en scène, nous entraîne dans le tourbillon de la folie. A travers nos plus grands auteurs, classiques ou moins classiques, connus ou moins connus, il nous fait voyager. En passant par Flaubert (&quot;Mémoires d'un fou&quot;), Maupassant (extraits de &quot;Lettre d'un fou&quot;), Michaux (poème &quot;Mes occupations&quot;), Lautréamont ( extraits des &quot;Chants de Maldoror&quot;), Shakespeare (un extrait de &quot;Richard III&quot;), Karl Valentin (extraits de &quot;L'Aquarium&quot; et &quot;La Lettre d'amour&quot;), et même Francis Blanche (chanson &quot;Ça tourne pas rond &quot;). Le thriller psychologique trouve sa place au théâtre, par le biais de grands textes qui se révèlent de manière féroce et grinçante.       <br />
              <br />
       Conception et interprétation : Arnaud Denis.       <br />
       Avec des textes de Maupassant, Flaubert, Michaux, Lautréamont, Shakespeare, Karl Valentin, Francis Blanche.       <br />
       Lumières : Laurent Béal.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 27 juillet au 16 octobre 2011.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, les dimanches à 17 h à partir du 11 septembre.       <br />
       Le Lucernaire, Paris 6e, 01 45 44 57 35.       <br />
       <a class="link" href="http://www.lucernaire.fr" target="_blank">lucernaire.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Pierre et Jean sont sur un bateau... Qui est-ce qui reste ?</title>
   <updated>2011-05-05T23:47:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Pierre-et-Jean-sont-sur-un-bateau-Qui-est-ce-qui-reste_a67.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/2925680-4145437.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-04-27T02:40:00+02:00</published>
   <author><name>Sheila Louinet</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean Renoir l’avait fait au cinéma. Vica Zagreba l’ose au théâtre. Adapter Maupassant et réussir à faire passer toute l’ironie (mordante) de l’auteur n’est pas aisé. Pour y arriver, il faut même une pointe de culot, une bonne dose de talent et une troupe qui tient la route… C’est le cas ! Laissons-nous embarquer avec "Pierre et Jean" à la Folie Théâtre, le temps d’un voyage atypique...     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/2925680-4145436.jpg?v=1303952502" alt="Pierre et Jean sont sur un bateau... Qui est-ce qui reste ?" title="Pierre et Jean sont sur un bateau... Qui est-ce qui reste ?" />
     </div>
     <div>
      Vica Zagreba a su lire entre les lignes, débusquer – dans une mise en scène fraîche et audacieuse – toute l’ironie, toute la cruauté de Maupassant. En apparence, la famille Roland file un bonheur parfait : madame la mère est une épouse attentionnée ; monsieur le père a réalisé son rêve de marin en faisant déménager tout son monde au Havre ; et leurs deux fils, Pierre (l’aîné) et Jean (le cadet) ont terminé leurs études brillamment. Mais l’arrivée inattendue d’un héritage légué seulement à Jean par un &quot;bon ami&quot; de la famille va perturber ce bel équilibre. Le secret de la mère n’est pas difficile à deviner. Seul le père, épais et lourdaud, ne voit rien et se réjouit de cette manne financière. On se gausse par avance de ce personnage.        <br />
              <br />
       L’équipage du bateau de la famille Roland affiche une belle humeur. Pourtant, il tangue dangereusement sur la mer du Havre. En terme d’ouverture, on ne peut guère attaquer avec plus de finesse : l’aventure promet d’être houleuse ! Et les interventions (ponctuelles) d’un narrateur – à la fois externe et omniscient (Sébastien Rajon, truculent !) – sont là pour nous dresser le portrait de la famille &quot;bancroche&quot; : arrêts sur image (astucieux) et photographies pointent avec justesse et ironie ses déséquilibres. L’introduction de ce monsieur &quot;Conscience&quot; est incisive. Il permet une belle trouée dans l’univers sarcastique de l’auteur. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/2925680-4145437.jpg?v=1303952627" alt="Pierre et Jean sont sur un bateau... Qui est-ce qui reste ?" title="Pierre et Jean sont sur un bateau... Qui est-ce qui reste ?" />
     </div>
     <div>
      D’autant plus quand on a l’idée de se servir de la photo de Maupassant lui-même pour rappeler le souvenir du défunt amant ! Le dandy à moustache qu’est l’auteur (on ne connaît que trop bien sa réputation, il n’a pas attrapé la syphilis par hasard) n’est jamais bien loin. Il plane comme une ombre impertinente sur la scène. Vraiment bien vu.        <br />
              <br />
       Non seulement l’univers de l’auteur n’est pas trahi (toujours difficile quand on s’attaque à des monstres de la littérature), mais il se &quot;lit&quot; comme un livre ouvert : les personnages seraient passés d’un coup de baguette magique à la verticale. Ici, l’on joue avec les codes que l’on détourne allègrement. Le parti pris scénographique d’Alice Gervaise en est peut-être l’exemple le plus frappant : le décor est en carton, l’espace se regarde à plat et ses sujets debout. Le beau réalisme est tronqué. Et c’est tant mieux. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/2925680-4145439.jpg?v=1303952654" alt="Pierre et Jean sont sur un bateau... Qui est-ce qui reste ?" title="Pierre et Jean sont sur un bateau... Qui est-ce qui reste ?" />
     </div>
     <div>
      En revanche, les comédiens n’ont rien de faux et sont bien vivants. À fleur de peau dans le rôle de la mère, Franka Hoareau déploie une belle maturité de jeu et l’on devine chez elle une sacrée personnalité. Quant à Vahid Abay (le père), c’est à se demander si on ne l’a pas tout droit extrait du roman. À Régis Bocquet, nous dirons simplement que le rôle de Jean lui sied bien mieux que celui de Lagrange ! À Sylvain Laborde cependant, nous ajouterons que Pierre manque de mesure et de nuance. Il a une fâcheuse tendance à jouer en force ce qui alourdit inutilement le personnage. Enfin, le rôle de Laure Portier (la veuve) ne nous a pas permis de suffisamment apprécier son talent. Dans l’œuvre, il était déjà insipide…       <br />
              <br />
       De la dramaturgie au jeu des comédiens, des personnages à leurs costumes, du décor à la lumière, la mise en scène regorge d’idées, le spectacle fourmille de bonnes trouvailles… En bref, le travail est remarquable ! Nous avons hâte de venir voir le <span style="font-style:italic">Dindon</span> au Festival &quot;Premiers pas&quot; (Cartoucherie de Vincennes), prochain spectacle de la Cie Guépard échappée. Leur avenir est prometteur. A suivre… donc !       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pierre et Jean</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/2925680-4145440.jpg?v=1303980106" alt="Pierre et Jean sont sur un bateau... Qui est-ce qui reste ?" title="Pierre et Jean sont sur un bateau... Qui est-ce qui reste ?" />
     </div>
     <div>
      (vu le 22 avril 2011)        <br />
              <br />
       Texte : D'après Guy de Maupassant.        <br />
       Mise en scène  et adaptation : Vica Zagreba, assistée de Vladimir Zagreba.        <br />
       Avec : Vahid Abay, Régis Bocquet, Franka Hoareau, Sylvain Laborde, Laure Portier, Sébastien Rajon.       <br />
       Scénographie : Alice Gervaise, France Trébucq.        <br />
       Lumière : Jérémy Riou.        <br />
       Costumes : Laurence Barrès.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 10 mars au 08 mai 2011.</span>       <br />
       Du jeudi au samedi à 19 h, dimanche à 15 h.        <br />
       À La Folie Théâtre.       <br />
       Paris XIe, 01 43 55 14 80.       <br />
       Pour plus de renseignements :        <br />
       <a class="link" href="http://www.folietheatre.com/">www.folietheatre.com/</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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