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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-21T22:24:46+02:00</updated>
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   <title>"En attendant Godot" Fusion burlesque de l'élégance du désespoir et de la poétique de la cruauté</title>
   <updated>2020-01-23T17:02:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/En-attendant-Godot-Fusion-burlesque-de-l-elegance-du-desespoir-et-de-la-poetique-de-la-cruaute_a2642.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2020-01-23T11:43:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Entre le jeu burlesque où s'écrit sans fin le rapport équilibre/déséquilibre, donnant naissance à ces silences incongrus du clown qui font jaillir les rires, et la représentation du non-théâtre beckettien (non-sens d'un théâtre vidé de sa substance/structure) se trouve la partition originale, singulière et bicolore - entre bleu et rouge extérieur et noir et blanc intérieur - composée par Marion Coutris et Serge Noyelle pour "En attendant Godot".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42074111-35189879.jpg?v=1579779735" alt=""En attendant Godot" Fusion burlesque de l'élégance du désespoir et de la poétique de la cruauté" title=""En attendant Godot" Fusion burlesque de l'élégance du désespoir et de la poétique de la cruauté" />
     </div>
     <div>
      Après nous avoir offert une vision épurée, libre, picturale et d'une revigorante insolence de &quot;Oh les beaux jours&quot;, Marion Coutris - qui met en scène cette &quot;reprise&quot; - nous plonge, avec une élégance non dénuée d'un esthétisme poétique, dans l'irrationnel et l’absurde avec l'humour intemporel de cette version burlesque de &quot;En attendant Godot&quot;.       <br />
              <br />
       Survivre à l'attente, écouter battre le rythme d'un monde qui tourne... sans eux... sans nous... en attendant Godot. Jouer des contrastes entre les mots de l'attente et les soupirs de la question &quot;viendra-t-il ?&quot;. Jouer sur les rythmes musicaux, notes, silences, sur les rythmes visuels, les différentes couleurs du fond notamment, objets (arbre, pierre, valise, mur bois, etc.), personnages... Les amplifier pour arriver au burlesque... celui qui résulte du timing dans le jeu de l'acteur : le bon geste, le bon mot au bon moment !       <br />
              <br />
       Si l'une des bases du burlesque est le rythme, indéniablement Marion Coutris joue ici une de ses plus belles partitions. S'appuyant sur ses connaissances musicales et esthétiques, elle amplifient les battements organiques du texte de Beckett et en poétise la mise en scène avec des ambiances lumineuses (rouge et bleu, guirlande festive, veste rouge) aux accents de music-hall, voire de cirque.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42074111-35189880.jpg?v=1579779929" alt=""En attendant Godot" Fusion burlesque de l'élégance du désespoir et de la poétique de la cruauté" title=""En attendant Godot" Fusion burlesque de l'élégance du désespoir et de la poétique de la cruauté" />
     </div>
     <div>
      Et du burlesque au cirque, il n'y a qu'un pas... de clowns. Clowns tristes, tragiques, dérisoires mais tellement &quot;vrais&quot;... comme le sont le désespoir et l'humour noir. Ce sont de ces derniers dont nous parlent Estragon (Noël Vergès), Vladimir (Christian Mazzuchini), et d'une certaine manière - plus folle, plus surréaliste - Pozzo (Serge Noyelle) et Lucky (Lucas Bonetti), les clowns meurtris de Beckett, laissés pour compte d'un monde incompris, insaisissable, et en perpétuelle attente du lendemain.       <br />
              <br />
       Des choix esthétiques et de scénographie naissent la sublimation du contraste entre les personnages et les dualités Estragon/Vladimir et Pozzo/Lucky... Contraste fort, accentué tant avec l'arrivée tonitruante de Pozzo (et Lucky) que dans l'expression du caractère autoritaire et colérique du même Pozzo. En découle comme un vent de folie... Une danse folle... exécutée par une vieille danseuse folle (Serge Noyelle, sublime !)...       <br />
              <br />
       Si l'empreinte burlesque imprimée au texte de Beckett porte incontestablement la signature du Théâtre Nono (aussi bien Marion Coutris et Serge Noyelle que les excellents Christian Mazzuchini, Lucas Bonetti et Noël Vergès), elle ne dénature pas la fable de Beckett mais permet d'en amplifier la poésie, l'élégance du désespoir, une certaine forme de cruauté de l'attente... et d'en ressentir à nouveau sa respiration, ses battements, ses rythmes si particuliers... Pour recomposer une partition comme un hymne, un hommage à Beckett et à la cruelle pérennité de ses questionnements.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"En attendant Godot"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42074111-35189881.jpg?v=1579780725" alt=""En attendant Godot" Fusion burlesque de l'élégance du désespoir et de la poétique de la cruauté" title=""En attendant Godot" Fusion burlesque de l'élégance du désespoir et de la poétique de la cruauté" />
     </div>
     <div>
      Texte : Samuel Beckett.       <br />
       Mise en scène : Marion Coutris.       <br />
       Avec : Christian Mazzuchini, Lucas Bonetti, Serge Noyelle, Noël Vergès, Jeanne Noyelle.       <br />
       Cie Théâtre Nono.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">24, 25, 30, 31 janvier et 1er février 2020 à 20 h 30.</span>       <br />
       Théâtre des Calanques, Marseille 8e, 04 91 75 64 59.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-nono.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-nono.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42074111-35189882.jpg?v=1579796365" alt=""En attendant Godot" Fusion burlesque de l'élégance du désespoir et de la poétique de la cruauté" title=""En attendant Godot" Fusion burlesque de l'élégance du désespoir et de la poétique de la cruauté" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Le Godot de Noyelle et Coutris... Fusion burlesque de l'élégance du désespoir et de la poétique de la cruauté</title>
   <updated>2015-04-09T23:22:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Godot-de-Noyelle-et-Coutris-Fusion-burlesque-de-l-elegance-du-desespoir-et-de-la-poetique-de-la-cruaute_a1051.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/6276950-9459124.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-01-28T09:23:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Entre le jeu burlesque où s'écrit sans fin le rapport équilibre/déséquilibre, donnant naissance à ces silences incongrus du clown qui font jaillir les rires, et la représentation du non-théâtre beckettien (non-sens d'un théâtre vidé de sa substance/structure) se trouve la partition originale, singulière et bicolore - entre bleu et rouge extérieur et noir et blanc intérieur - composée par Marion Coutris et Serge Noyelle pour "En attendant Godot".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6276950-9459124.jpg?v=1390984244" alt="Le Godot de Noyelle et Coutris... Fusion burlesque de l'élégance du désespoir et de la poétique de la cruauté" title="Le Godot de Noyelle et Coutris... Fusion burlesque de l'élégance du désespoir et de la poétique de la cruauté" />
     </div>
     <div>
      Après nous avoir offert une vision épurée, libre, picturale - et d'une revigorante insolence - de &quot;Oh les beaux jours&quot; en mai 2013, Marion Coutris et Serge Noyelle nous plongent, avec une élégance non dénuée d'un esthétisme poétique, dans l'irrationnel et l’absurde avec l'humour intemporel de leur version burlesque de &quot;En attendant Godot&quot;.       <br />
              <br />
       Survivre à l'attente, écouter battre le rythme d'un monde qui tourne... sans eux... sans nous... En attendant Godot. Jouer des contrastes entre les mots de l'attente et les soupirs de la question (viendra-t-il ?). Jouer sur les rythmes musicaux notes silences, sur les rythmes visuels fond (couleur), objets (arbre, pierre, valise, mur bois, etc.), personnages... Les amplifier pour arriver au burlesque... celui qui résulte du timing dans le jeu de l'acteur : le bon geste, le bon mot au bon moment !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6276950-9463180.jpg?v=1390989740" alt="Le Godot de Noyelle et Coutris... Fusion burlesque de l'élégance du désespoir et de la poétique de la cruauté" title="Le Godot de Noyelle et Coutris... Fusion burlesque de l'élégance du désespoir et de la poétique de la cruauté" />
     </div>
     <div>
      Si l'une des bases du burlesque est le rythme, indéniablement Serge Noyelle et Marion Coutris jouent ici une de leurs plus belles partitions. S'appuyant sur leurs connaissances musicales et esthétiques, ils amplifient les battements organiques du texte de Beckett et en poétise la mise en scène avec des ambiances lumineuses (rouge et bleu, guirlande festive, veste rouge) aux accents de music-hall, voire de cirque.       <br />
              <br />
       Et du burlesque au cirque, il n'y a qu'un pas... de clowns. Clowns tristes, tragiques, dérisoires mais tellement &quot;vrais&quot;... comme le sont le désespoir et l'humour noir. Ce sont de ces derniers dont nous parlent Estragon (Noël Vergès), Vladimir (Christian Mazzuchini), et d'une certaine manière - plus folle, plus surréaliste - Pozzo (Serge Noyelle) et Lucky (Grégori Miege), les clowns meurtris de Beckett, laissés pour compte d'un monde incompris, insaisissable, et en perpétuelle attente du lendemain.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6276950-9463316.jpg?v=1390989816" alt="Le Godot de Noyelle et Coutris... Fusion burlesque de l'élégance du désespoir et de la poétique de la cruauté" title="Le Godot de Noyelle et Coutris... Fusion burlesque de l'élégance du désespoir et de la poétique de la cruauté" />
     </div>
     <div>
      Des choix esthétiques et de scénographie de Serge Noyelle naissent la sublimation du contraste entre les personnages et les dualités Estragon/Vladimir et Pozzo/Lucky... Contraste fort, accentué tant avec l'arrivée tonitruante de Pozzo (et Lucky) que dans l'expression du caractère autoritaire et colérique du même Pozzo. En découle comme un vent de folie... Une danse folle... exécutée par une vieille danseuse folle (Serge Noyelle, sublime !)...       <br />
              <br />
       Si l'empreinte burlesque imprimée au texte de Beckett porte incontestablement la signature du Théâtre Nono (aussi bien Marion Coutris et Serge Noyelle que les excellents Christian Mazzuchini, Grégori Miege et Noël Vergès), elle ne dénature pas la fable de Beckett mais permet d'en amplifier la poésie, l'élégance du désespoir, une certaine forme de cruauté de l'attente... et d'en ressentir à nouveau sa respiration, ses battements, ses rythmes si particuliers... Pour recomposer une partition comme un hymne, un hommage à Beckett et à la cruelle pérennité de ses questionnements.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"En attendant Godot"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6276950-9463341.jpg?v=1390989890" alt="Le Godot de Noyelle et Coutris... Fusion burlesque de l'élégance du désespoir et de la poétique de la cruauté" title="Le Godot de Noyelle et Coutris... Fusion burlesque de l'élégance du désespoir et de la poétique de la cruauté" />
     </div>
     <div>
      Texte : Samuel Beckett.       <br />
       Mise en scène : Marion Coutris, Serge Noyelle.       <br />
       Avec : Christian Mazzuchini, Grégori Miege, Serge Noyelle, Noël Vergès, Martin Martinez, Loïs Paul (en alternance)       <br />
       Théâtre Nono.       <br />
              <br />
       <b>À été joué du 7 novembre au 23 novembre 2013.       <br />
       À été prolongé pour cause de succès jusqu'au 30 novembre.</b>       <br />
       Mardi, jeudi, vendredi, samedi à 20 h 15.       <br />
       Théâtre Nono, 35, traverse de Carthage, Marseille 8e, 04 91 75 64 59.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-nono.com/index.php" target="_blank">&gt;&gt; theatre-nono.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6276950-9463860.jpg?v=1390990080" alt="Le Godot de Noyelle et Coutris... Fusion burlesque de l'élégance du désespoir et de la poétique de la cruauté" title="Le Godot de Noyelle et Coutris... Fusion burlesque de l'élégance du désespoir et de la poétique de la cruauté" />
     </div>
     <div>
      17 janvier 2014.       <br />
       Espace Marcel Carné, Saint Michel-sur-Orge (91), 01 69 04 98 33.       <br />
              <br />
       Du 30 janvier au 1er février 2014.       <br />
       Jeudi, vendredi et samedi à 20 h 30.       <br />
       Théâtre de Châtillon, Châtillon (92), 01 46 57 92 04.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatreachatillon.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatreachatillon.com</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Vendredi 17 avril 2015 à 20 h 30.</span>       <br />
       Théâtre Le Sémaphore, Port-de-Bouc (13), 04 42 06 39 09.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-semaphore-portdebouc.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-semaphore-portdebouc.com/</a>       <br />
              <br />
       <b>15 avril 2015 à 19 h : Rencontre avec le Théâtre Nono à la médiathèque Boris Vian, Port-de-Bouc.</b>       <br />
              <br />
       <b>Distribution pour le 17 avril 2015 </b>: Christian Mazzuchini (Vladimir), Grégori Miege (Lucky), Serge Noyelle (Pozzo), Noël Vergès (Estragon) et Martin Martinez (le garçon).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>"Oh les beaux jours", une version NoNo...  dans une insolente liberté et une picturale épure</title>
   <updated>2015-04-19T16:26:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Oh-les-beaux-jours--une-version-NoNo-dans-une-insolente-liberte-et-une-picturale-epure_a916.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/5563803-8299173.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-05-31T08:21:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
S'il est une partition difficile à interpréter - et dont la difficulté se trouve démultipliée par de marquantes précédentes interprétations -, c'est bien celle de Winnie dans "Oh les beaux jours". Marion Coutris et Serge Noyelle se sont laissés happer par cette composition quasi injouable... avec succès, dans une insolente liberté et une picturale épure.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5563803-8299173.jpg?v=1369981591" alt=""Oh les beaux jours", une version NoNo...  dans une insolente liberté et une picturale épure" title=""Oh les beaux jours", une version NoNo...  dans une insolente liberté et une picturale épure" />
     </div>
     <div>
      Avec &quot;Oh les beaux jours&quot; (et &quot;La Dernière Bande&quot;), Beckett se débarrasse définitivement du théâtre traditionnel, abandonnant la structure puis l'héroïsme du personnage... Il enterre (littéralement pour Winnie) le personnage dans les procédés de l'art du monologue... construit sur un langage singulier à la fois comique et torturé initiant une poétique de la cruauté qui puise ses vers dans l'attente (de la fin !) et rime avec la mort.       <br />
              <br />
       Privée de tout mouvement par un corps entravé dans un amas de caisses, comme autant de vides laissés par le décès d'un être cher, la Winnie de &quot;Oh les beaux jours&quot; interprétée par Marion Coutris crée une nouvelle musique sur les&quot; mots-notes&quot; de Beckett et enrichit la partition d'une nouvelle chorégraphie en forme de croches où le ballet des objets insignifiants ponctue l'engloutissement programmé... 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5563803-8299387.jpg?v=1369986126" alt=""Oh les beaux jours", une version NoNo...  dans une insolente liberté et une picturale épure" title=""Oh les beaux jours", une version NoNo...  dans une insolente liberté et une picturale épure" />
     </div>
     <div>
      Et dans ce ballet morbide (la mort est toujours une &quot;fin&quot; en soi) mais bizarrement poétique, Serge Noyelle pose ses petites touches, noires et blanches, colorées, tel un peintre minimaliste donnant de furtives images à une composition éphémère mais se renouvelant sans cesse... se référant aux univers carnavalesques de James Ensor, aux tonalités &quot;chair&quot; de Paul Delvaux et au surréalisme de René Magritte.       <br />
              <br />
       Marion Coutris aborde le texte avec un souffle particulier, une respiration qui surprend au début mais qui prend très vite la mesure, le rythme si spécifique de la partition beckettienne. Happé par cette voix présente, inscrite dans l'âme de la non théâtralité fictive de Beckett, entre silences, répétitions, poussées vocales brèves, presque suspensives... Elle nous envoûte au bout de quelques minutes modulant à la perfection les nuances, de la douceur à la gravité, de la folie à la sensualité, de l'excitation à l'extase.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5563803-8299414.jpg?v=1369986198" alt=""Oh les beaux jours", une version NoNo...  dans une insolente liberté et une picturale épure" title=""Oh les beaux jours", une version NoNo...  dans une insolente liberté et une picturale épure" />
     </div>
     <div>
      Les mots sont d'une précision chirurgicale, juste ce qu'il faut, pas un de trop... Musique épurée, sans notes redondantes, le verbe va à l'essentiel, la phrase se limite à l'urgence du sens... maigre dans son ossature mais d'une densité que retranscrit avec une intensité étonnante Mario Coutris, jouant d'une virtuose économie de gestes, sortant avec la grâce d'une ballerine irréelle, chorégraphe d'une danse éthérée, les objets de son sac... Comme autant de signes matériels concrets en opposition avec l'inanité de ces jours renouvelés construits sur le chemin de l'attente de la mort qui, pour nous sembler si virtuelle, prend chez Beckett, l'aspect si concret de ce relief sculptural que l'on réserve à la vie.       <br />
              <br />
       Dans cette modulation où s'étirent syllabes après syllabes les &quot;émauxtions, la voix, le corps enseveli (dans le non-dit), les mains de Marion distillent un éther de vie sans espoir mais sans cesse répété. Entouré de ces symboles qui construisent le quotidien et le reformulent chaque jour, même le fantôme de l’être aimé arrive à exister. Willie (belle et subtile performance de Noël Vergès) a sa place au milieu du vide, gravitant tel un satellite instable dans un no man's land immaculé composé de caisses de bois drapées. Dans ce spectacle de l'agonie où, comme dans la vie, chaque jour on remonte sur scène, Marion Coutris et Serge Noyelle apporte une atonalité virtuose très personnelle... portant le texte millimétré de Beckett de la minutie à l'épure, entre spectaculaire et intimisme.       <br />
       &quot;Vivre, c'est aussi s'habituer à l'idée de la mort&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Oh les beaux jours"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5563803-8299505.jpg?v=1369986198" alt=""Oh les beaux jours", une version NoNo...  dans une insolente liberté et une picturale épure" title=""Oh les beaux jours", une version NoNo...  dans une insolente liberté et une picturale épure" />
     </div>
     <div>
      Texte : Samuel Beckett.       <br />
       Mise en scène : Serge Noyelle &amp; Marion Coutris.       <br />
       Scénographie, lumière : Serge Noyelle.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Grégori Miege.       <br />
       Avec : Marion Coutris et Noël Vergès.       <br />
              <br />
       Du 16 mai au 8 juin 2013.       <br />
       Mardi, jeudi, vendredi, samedi à 21 h, dimanche 2 juin à 17 h.       <br />
       Théâtre NoNo, 35 traverse de Carthage, Marseille 8e, 04 91 75 64 59.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-nono.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-nono.com</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">24 et 25 avril 2015.</span>       <br />
       Grande Théâtre de l'Académie d'Art Dramatique de Shanghai.       <br />
       Grand Théâtre de l’Académie d’art dramatique de Shanghai,       <br />
       Shangxi, Huashan lu, 630 hao, Chine.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Oh-les-beaux-jours--une-version-NoNo-dans-une-insolente-liberte-et-une-picturale-epure_a916.html" />
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   <title>16/05 au 08/06/2013, Théâtre NoNo, Marseille, "Oh les beaux jours"</title>
   <updated>2013-05-15T11:58:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/16-05-au-08-06-2013-Theatre-NoNo-Marseille-Oh-les-beaux-jours_a902.html</id>
   <category term="À l'affiche" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/5512623-8223529.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-05-15T11:49:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Nous avions adoré "Les NoNo font leur Cirque" et encore plus "Cabaret NoNo"... Toute la sensualité, l'intensité, l'onirisme, le clownesque et l'univers déjanté/pictural/graphique de Marion Coutris et Serge Noyelle étaient résumés dans ces créations. Aujourd'hui, les fondateurs du Théâtre NoNo présentent un diptyque "Beckett" en créant "Oh les beaux jours" et "En attendant Godot" dans le cadre d'une année qu'ils dédient à l’irlandais de Paris et à l’occasion de Marseille Provence Capitale 2013.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5512623-8223529.jpg?v=1368611883" alt="16/05 au 08/06/2013, Théâtre NoNo, Marseille, "Oh les beaux jours"" title="16/05 au 08/06/2013, Théâtre NoNo, Marseille, "Oh les beaux jours"" />
     </div>
     <div>
      Quittant provisoirement leur propre travail de recherche - basé sur un principe d'échange entre plusieurs artistes aux champs d'investigations complémentaires (scénographie, composition musicale, texte, dramaturgie, exploration/recherche de nouveaux univers plastiques et picturaux) -, Serge Noyelle et Marion Coutris ont décidé de se consacrer à l’écriture d’un auteur majeur, Samuel Beckett, avec laquelle ils entretiennent des affinités électives.       <br />
              <br />
       Le projet est conforté par l'invitation faite au Théâtre NoNo d'un théâtre contemporain de Pékin, le Nine Théâtre - dirigé par l’auteur et poète Xu Wen -, à présenter deux pièces de Beckett à l’occasion de l’inauguration d’un nouveau lieu entièrement dédié à l’écriture de l'auteur irlandais. Serge Noyelle et Marion Coutris présenteront donc en Chine les pièces &quot;Oh les beaux jours&quot; et &quot;En attendant Godot&quot; en mai-juin 2014. La création de ces deux spectacles a lieu à Marseille ce 15 mai pour la première et à l’automne pour la seconde, à l’occasion de Marseille Provence Capitale Européenne de la Culture 2013.       <br />
              <br />
       Autour de ces deux pièces, le théâtre NoNo développe une année dédiée à Beckett qui sera émaillée de propositions diversifiées autour de l’écriture de <span style="font-style:italic">l’irlandais de Paris</span> : rencontres et films, lectures de textes poétiques et romans, accueil de petites formes (théâtrales, chorégraphiques, vidéos ) inspirées par l’œuvre de Beckett. Une première rencontre débat aura lieu avant la représentation de &quot;Oh les beaux jours&quot; le samedi 25 mai à 17 h en présence de Anne Sophie Chiari - université de Provence Aix-Marseille - et l’équipe artistique du spectacle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Oh les beaux jours"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5512623-8223530.jpg?v=1368611884" alt="16/05 au 08/06/2013, Théâtre NoNo, Marseille, "Oh les beaux jours"" title="16/05 au 08/06/2013, Théâtre NoNo, Marseille, "Oh les beaux jours"" />
     </div>
     <div>
      Texte : Samuel Beckett.       <br />
       Mise en scène : Serge Noyelle &amp; Marion Coutris.       <br />
       Scénographie, lumière : Serge Noyelle.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Grégori Miege.       <br />
       Avec : Marion Coutris et Noël Vergès.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 16 mai au 8 juin 2013.</span>       <br />
       Mardi, jeudi, vendredi, samedi à 21 h, dimanche 2 juin à 17 h.       <br />
       Théâtre NoNo, 35 traverse de Carthage, Marseille 8e, 04 91 75 64 59.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-nono.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-nono.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/16-05-au-08-06-2013-Theatre-NoNo-Marseille-Oh-les-beaux-jours_a902.html" />
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