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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-15T00:37:35+02:00</updated>
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   <title>•Off 2025• "Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*</title>
   <updated>2025-07-06T20:12:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-Le-destin-se-moque-des-choix-Notre-destinee-n-est-jamais-un-lieu-mais-une-nouvelle-facon-de-voir-les-choses_a4288.html</id>
   <category term="Avignon 2025" />
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   <published>2025-07-06T19:30:00+02:00</published>
   <author><name>Isabelle Lauriou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Ce papier est le dernier de l'année et il sera joyeux malgré l'ambiance étrange qui règne dans le monde entier. Il n'y a vraiment que dans la pénombre d'une salle de spectacle, dans ce quotidien fracassé et malgré Noël, que la douceur est à proximité.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89755696-63413298.jpg?v=1735034608" alt="•Off 2025• "Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*" title="•Off 2025• "Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*" />
     </div>
     <div>
      Le destin, du moins, le mien, m'a conduit au théâtre un soir où, pourtant, j'avais mille raisons de ne pas y aller, autant de prétextes pour éviter de parler, mais annuler ne faisait pas partie de mon plan. Quelle bonne idée, suivre ma destinée…       <br />
              <br />
       &quot;Le destin se moque des choix&quot;, c'est la pièce dont je vais parler et que je vous conseille chaleureusement au Théâtre Lepic à Paris et partout où elle posera son sobre décor, ce que je lui souhaite vivement. C'est son destin et peu importe qu'il soit d'accord ou qu'il en décide autrement. Qui pour contrôler la pensée finalement ?       <br />
               <br />
       Sur scène, il y a deux excellentes comédiennes – Carine Ribert et Lily Rubens – qui, à elles deux, interprètent plusieurs personnages de ce texte très bien écrit par Fabrice Tosoni.       <br />
              <br />
       Deux femmes se rencontrent aux urgences d'un hôpital et attendent les nouvelles de l'amour de leur vie, un fils pour l'une, un mari pour l'autre. Un accident qui aurait pu être évité ? Peut-être… C'est en tous les cas ce que raconte l'histoire en faisant vivre à rebours les événements qui l'ont précédé jusqu'à l'annonce finale. Qui va bien, qui va mal ?        <br />
       Est-ce que ce destin en aura épargné deux ou un ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89755696-63413299.jpg?v=1735034637" alt="•Off 2025• "Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*" title="•Off 2025• "Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*" />
     </div>
     <div>
      C'est bien joué, bien fait et j'ai été emportée dès le début par la simplicité d'un décor qui, malgré tout, nous plonge dans l'univers de ces deux femmes perdues, soudain confrontées à un événement dramatique. Qui sont-elles ? Se connaissent-elles ? Que s'est-il passé pour qu'ensemble, elles se retrouvent au même moment, au même endroit ? Le destin ? Encore lui ?       <br />
              <br />
       Les deux comédiennes endossent donc tous les rôles, celui du mari accidenté, de l'enfant hospitalisé, des médecins, des patients de comptoir aux urgences de l'hosto, mais, surtout, elles sont criantes de vérité dans les rôles des femmes inquiètes de voir leurs êtres aimés soudain disparaître. Elles sont tendres, émouvantes, drôles et complètement habitées par chacun des personnages qu'elles incarnent sur toute la durée.       <br />
              <br />
       Je tairai la fin et la vérité qui éclate, mais, de leur événement, leur vision de la vie en sera transformée, assurément.       <br />
       Avons-nous vraiment le pouvoir de changer notre destin ? C'est la question que pose ce spectacle.       <br />
              <br />
       Je répondrai que ma destinée m'a conduit jusqu'à elles mercredi dernier. J'ignore ce que cela a changé, mais une chose est sûre, cela aura été une excellente soirée.       <br />
       <b>◙ Isabelle Lauriou</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">*Henry Miller.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le destin se moque des choix"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89755696-63413300.jpg?v=1735034677" alt="•Off 2025• "Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*" title="•Off 2025• "Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*" />
     </div>
     <div>
      Texte : Fabrice Tosoni.       <br />
       Mise en scène : Fabrice Tosoni.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Jessica Berthe-Godart.       <br />
       Avec : Carine Ribert et Lily Rubens.       <br />
       Scénographie :  Capucine Grou-Radenez.       <br />
       Création lumière : Julien Ménard.       <br />
       Création musicale : Mathias Louis.       <br />
       Production : Théâtre Lepic.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 26 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 13 h 35. Relâche le mercredi.       <br />
       Séances supplémentaires à 20 h 40, les mardis 8, 15 et 22 juillet.       <br />
       Théâtre des Béliers, Salle 1, 53, rue du Portail Magnanen, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 90 82 21 07.       <br />
       <a class="link" href="https://theatredesbeliers.com/" target="_blank">>> theatredesbeliers.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89755696-63413301.jpg?v=1735034700" alt="•Off 2025• "Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*" title="•Off 2025• "Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>"Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*</title>
   <updated>2024-12-24T10:51:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-destin-se-moque-des-choix-Notre-destinee-n-est-jamais-un-lieu-mais-une-nouvelle-facon-de-voir-les-choses_a4110.html</id>
   <category term="Trib'Une" />
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   <published>2024-12-24T10:39:00+01:00</published>
   <author><name>Isabelle Lauriou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Ce papier est le dernier de l'année et il sera joyeux malgré l'ambiance étrange qui règne dans le monde entier. Il n'y a vraiment que dans la pénombre d'une salle de spectacle, dans ce quotidien fracassé et malgré Noël, que la douceur est à proximité.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85129061-60728180.jpg?v=1735034608" alt=""Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*" title=""Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*" />
     </div>
     <div>
      Le destin, du moins, le mien, m'a conduit au théâtre un soir où, pourtant, j'avais mille raisons de ne pas y aller, autant de prétextes pour éviter de parler, mais annuler ne faisait pas partie de mon plan. Quelle bonne idée, suivre ma destinée…       <br />
              <br />
       &quot;Le destin se moque des choix&quot;, c'est la pièce dont je vais parler et que je vous conseille chaleureusement au Théâtre Lepic à Paris et partout où elle posera son sobre décor, ce que je lui souhaite vivement. C'est son destin et peu importe qu'il soit d'accord ou qu'il en décide autrement. Qui pour contrôler la pensée finalement ?       <br />
               <br />
       Sur scène, il y a deux excellentes comédiennes – Carine Ribert et Lily Rubens – qui, à elles deux, interprètent plusieurs personnages de ce texte très bien écrit par Fabrice Tosoni.       <br />
              <br />
       Deux femmes se rencontrent aux urgences d'un hôpital et attendent les nouvelles de l'amour de leur vie, un fils pour l'une, un mari pour l'autre. Un accident qui aurait pu être évité ? Peut-être… C'est en tous les cas ce que raconte l'histoire en faisant vivre à rebours les événements qui l'ont précédé jusqu'à l'annonce finale. Qui va bien, qui va mal ?        <br />
       Est-ce que ce destin en aura épargné deux ou un ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85129061-60728181.jpg?v=1735034637" alt=""Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*" title=""Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*" />
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     <div>
      C'est bien joué, bien fait et j'ai été emportée dès le début par la simplicité d'un décor qui, malgré tout, nous plonge dans l'univers de ces deux femmes perdues, soudain confrontées à un événement dramatique. Qui sont-elles ? Se connaissent-elles ? Que s'est-il passé pour qu'ensemble, elles se retrouvent au même moment, au même endroit ? Le destin ? Encore lui ?       <br />
              <br />
       Les deux comédiennes endossent donc tous les rôles, celui du mari accidenté, de l'enfant hospitalisé, des médecins, des patients de comptoir aux urgences de l'hosto, mais, surtout, elles sont criantes de vérité dans les rôles des femmes inquiètes de voir leurs êtres aimés soudain disparaître. Elles sont tendres, émouvantes, drôles et complètement habitées par chacun des personnages qu'elles incarnent sur toute la durée.       <br />
              <br />
       Je tairai la fin et la vérité qui éclate, mais, de leur événement, leur vision de la vie en sera transformée, assurément.       <br />
       Avons-nous vraiment le pouvoir de changer notre destin ? C'est la question que pose ce spectacle.       <br />
              <br />
       Je répondrai que ma destinée m'a conduit jusqu'à elles mercredi dernier. J'ignore ce que cela a changé, mais une chose est sûre, cela aura été une excellente soirée.       <br />
       <b>◙ Isabelle Lauriou</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">*Henry Miller.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le destin se moque des choix"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85129061-60728182.jpg?v=1735034677" alt=""Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*" title=""Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*" />
     </div>
     <div>
      Texte : Fabrice Tosoni.       <br />
       Mise en scène : Fabrice Tosoni.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Jessica Berthe-Godart.       <br />
       Avec : Carine Ribert et Lily Rubens.       <br />
       Scénographie :  Capucine Grou-Radenez.       <br />
       Création lumière : Julien Ménard.       <br />
       Création musicale : Mathias Louis.       <br />
       Production : Théâtre Lepic.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 novembre 2024 au 26 janvier 2025.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 21 h, dimanche à 17 h.       <br />
       Théâtre Lepic, Paris 18ᵉ, 01 42 54 15 12.       <br />
       <a class="link" href="https://theatrelepic.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatrelepic.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85129061-60728196.jpg?v=1735034700" alt=""Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*" title=""Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*" />
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     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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  <entry>
   <title>"Lisbeth's" Voir les gens ordinaires s'embraser quand ils se frottent à l'Amour</title>
   <updated>2024-04-08T10:22:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Lisbeth-s-Voir-les-gens-ordinaires-s-embraser-quand-ils-se-frottent-a-l-Amour_a3870.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2024-04-08T10:09:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Texte polyphonique. Deux voix, pas un dialogue, juste deux voix. Celles de deux personnages. Lui, Pietr, pas Piotr, non, Pietr. Un vendeur d'encyclopédie. Voyageur de commerce. Elle, c'est Lisbeth. Vendeuse en bijouterie de son état. Bref, deux personnages communs.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79381006-57499399.jpg?v=1712565321" alt=""Lisbeth's" Voir les gens ordinaires s'embraser quand ils se frottent à l'Amour" title=""Lisbeth's" Voir les gens ordinaires s'embraser quand ils se frottent à l'Amour" />
     </div>
     <div>
      Pietr, d'accord, c'est original pour un VRP en escale à Tours, mais rien de grec dans le monsieur. Un type ordinaire, français moyen, malgré ce nom singulier. Singulier, mais à la sonorité pas très brillante. Il faut le dire. Pas très engageant pour un être aux ambitions, disons, moyennes. Et Lisbeth. Pas simple non plus comme prénom. Pas courant. Mais qui ne lui donne pas, à elle non plus, une originalité tangible. Deux vies simples. Âges moyens. La quarantaine.       <br />
              <br />
       Lui, jamais chez lui à Paris où il n'y retrouve qu'un ami avec qui boire de coups. Elle, c'est différent. Surtout le jour où ces deux-là se rencontrent. Le jour où ils tombent amoureux l'un de l'autre, l'autre de l'une. Rencontre fortuite dans un bar où il boit un verre en attendant de rejoindre son hôtel puis son train le lendemain. Une rencontre qui aurait pu ne pas avoir lieu si, ce jour-là, elle n'avait pas quitté son boulot, et aussi son mari puisque celui-ci était aussi son patron. Du coup, elle est un peu en transit, elle aussi. Plus de boulot, plus de mari, plus de maison, elle s'assoit, boit un verre et soudain ses yeux tombent sur Pietr.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79381006-57499401.jpg?v=1712565343" alt=""Lisbeth's" Voir les gens ordinaires s'embraser quand ils se frottent à l'Amour" title=""Lisbeth's" Voir les gens ordinaires s'embraser quand ils se frottent à l'Amour" />
     </div>
     <div>
      Pas des professionnels de la drague tous les deux, ça se voit dans ce dialogue où les phrases restent en suspens, finissent en hésitations, commencent en cherchant les mots. Le texte de Fabrice Melquiot distille ainsi l'échange entre ces deux êtres. Un faux dialogue intercalé de pensées personnelles de chacun, sorte de parties narratives presque romanesques. Pietr et Lisbeth dont on suit l'histoire d'amour qui tâtonne, s'épanouit, s'envole et se disloque, le temps de parcourir la France, quelques mois.       <br />
              <br />
       Un amour sensuel et ardent qui transfigure leurs deux existences, passant de l'ordinaire au merveilleux et qui se fracasse classiquement sur la réalité, lorsque la brouillard de la passion se dissipe soudain au point qu'ils ne se reconnaissent pas. C'est également à un voyage imaginaire que nous invite le texte de Melquiot dans la mise en scène de Valentin Rossier. Voyage auditif. Les deux interprètes resteront fixés derrière leurs pieds de micro, à l'est et à l'ouest de la scène. Quelques lents changements de lumière, quelques ambiances musicales qui s'associent au rythme du texte. Des mots échangés ou pensés. Toute la recherche de cette mise en scène est tournée vers le sensuel.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79381006-57499427.jpg?v=1712565378" alt=""Lisbeth's" Voir les gens ordinaires s'embraser quand ils se frottent à l'Amour" title=""Lisbeth's" Voir les gens ordinaires s'embraser quand ils se frottent à l'Amour" />
     </div>
     <div>
      Mots soupirés. Respirations saccadées. Inspirations. Chuchotements. Vagues râles. Valentin Rossier (également interprète de Pietr) plus que la comédienne qui joue Lisbeth, Marie Druc, teinte sa partie d'érotisme torride et de mouvements suggestifs un peu répétitifs, monotones, qui font ajoute à son personnage une facette concupiscente pas nécessaire. Cette dernière, Marie Druc, malgré une partie de texte plus crue, plus explicite dans les moments d'étreinte, donne un peu plus de lumière et de variation à son personnage. C'est elle, le personnage titre de la pièce, comme si Melquiot avait mis dans son texte une énigme de sa vie personnelle : Lisbeth restera l'objet de désir beaucoup moins dévoilé intimement que son compère Pietr.       <br />
              <br />
       Il faut bien que les histoires d'amour finissent, même celles de personnages si anodins au départ qu'on se demande comment est-ce possible que cela leur arrive à eux, si ordinaires ? Celle racontée par Melquiot reste dans les limites que leur existence, leurs ambitions leur permettent, avec des petites étincelles, des petits feux de joie et des petits retours à leur vie d'avant. C'est aussi ce qui fait le charme de cet amour aussi lumineux que médiocre, touchant. Touchant également par l'amplification des deux voix qui leur donnent une présence riche d'inflexions et si proche qu'on dirait qu'elles se sont glissées le long de nos oreilles. Fermez les yeux, l'imaginaire s'ébranle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Lisbeth's"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79381006-57499432.jpg?v=1712565399" alt=""Lisbeth's" Voir les gens ordinaires s'embraser quand ils se frottent à l'Amour" title=""Lisbeth's" Voir les gens ordinaires s'embraser quand ils se frottent à l'Amour" />
     </div>
     <div>
      Texte : Fabrice Melquiot.       <br />
       Conception et adaptation : Valentin Rossier.       <br />
       Avec : Marie Druc, Valentin Rossier.       <br />
       Dramaturgie : Hinde Kaddour.       <br />
       Création lumière : Jonas Bühler.       <br />
       Création musique et sons : David Scrufari.       <br />
       Production : New Helvetic Shakespeare Company (Genève).       <br />
       Photon : Carole Parodi.       <br />
       À partir de 16 ans.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 20 mars au 11 mai 2024.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 19 h.       <br />
       Manufacture des Abbesses, Paris 18e, 01 42 33 42 03       <br />
       <a class="link" href="https://www.manufacturedesabbesses.com/" target="_blank">&gt;&gt; manufacturedesabbesses.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Lisbeth-s-Voir-les-gens-ordinaires-s-embraser-quand-ils-se-frottent-a-l-Amour_a3870.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Nora, Nora, Nora ! De l'influence des épouses sur les chefs-d'œuvre"… sous les yeux grands ouverts d'Elsa Granat</title>
   <updated>2024-03-18T18:52:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Nora-Nora-Nora--De-l-influence-des-epouses-sur-les-chefs-d-oeuvre-sous-les-yeux-grands-ouverts-d-Elsa-Granat_a3843.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/78984487-57269277.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-03-18T18:03:00+01:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans cette maison bourgeoise semblable à tant d'autres, avec deux hommes, un grand salon et un ami constant qui vient faire des visites régulières, la femme est une simple poupée aux côtés de ses trois enfants. Elle n'est que ça ! Pourtant, elle sauve son mari, à son insu, d'un mal pulmonaire en payant en secret un voyage à Naples pour son rétablissement. Pour réunir cet argent, elle travaille jusqu'au désespoir, la nuit, en cachette, et elle fait un faux en écriture auprès d'un huissier.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78984487-57269277.jpg?v=1710783125" alt=""Nora, Nora, Nora ! De l'influence des épouses sur les chefs-d'œuvre"… sous les yeux grands ouverts d'Elsa Granat" title=""Nora, Nora, Nora ! De l'influence des épouses sur les chefs-d'œuvre"… sous les yeux grands ouverts d'Elsa Granat" />
     </div>
     <div>
      Le prêteur menace de révéler ceci à son mari, mais il finit par l'apprendre et craint pour sa réputation. Effondrée par sa réaction mesquine, elle décide de tout quitter. Les hommes sont des pantins, veules et pleutres, à part peut-être le docteur Rank. Sans doute Nora incarne-t-elle une sorte de moment auroral du féminisme.       <br />
              <br />
       Une question nous a taraudée d'emblée à l'occasion de l'annonce d'une nouvelle adaptation de &quot;La Maison de poupée&quot;, célèbre pièce d'Ibsen, inscrite au registre international de la mémoire du monde de l'Unesco : pourquoi revisiter encore ce qui, a priori, a sans doute déjà été dit au fil des siècles ? Il est certain que l'œuvre d'art doit être aux prises avec le monde d'aujourd'hui et en refléter la nouveauté et la variété. Y baliser de nouvelles pistes d'interprétation est tout à fait légitime…       <br />
              <br />
       Gaston Bachelard n'a-t-il pas dit que <span style="font-style:italic">&quot;le passé de la culture a pour véritable fonction de lui préparer un avenir&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78984487-57269291.jpg?v=1710783254" alt=""Nora, Nora, Nora ! De l'influence des épouses sur les chefs-d'œuvre"… sous les yeux grands ouverts d'Elsa Granat" title=""Nora, Nora, Nora ! De l'influence des épouses sur les chefs-d'œuvre"… sous les yeux grands ouverts d'Elsa Granat" />
     </div>
     <div>
      De plus, cette nouvelle proposition soulevait aussi, pour nous, un double questionnement émaillé d'appréhensions tangibles : encore une pièce sur le féminisme. Beaucoup d'interrogations, donc… De plus, cette pièce, nous la connaissions pour l'avoir vue quelques fois déjà, car à nos yeux, il s'agit là d'une pièce essentielle sur le thème du mensonge, de la morale féminine opposée à la morale masculine, mais surtout du désir d'être soi et de s'accomplir coûte que coûte hors des conventions, de la société, du travail ou encore de la famille.       <br />
              <br />
       Mais convaincue que le théâtre est souvent capable du meilleur, nous avons malgré tout décidé de voir cette nouvelle version mise en scène par Elsa Granat.       <br />
              <br />
       Dans son adaptation toute personnelle de la pièce écrite en 1879, la metteuse en scène a choisi un angle tout particulier pour le moins subtil : celui de donner la parole aux enfants que Nora a abandonnés sans donner d'explication.  Elle s'en justifie ainsi : <span style="font-style:italic">&quot;réécrire des fictions en leur rajoutant des compléments circonstanciels, c'est un moyen de permettre à ces histoires de devenir réparatrices&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Et c'est là un véritable trait de génie qu'a eu l'autrice et metteuse en scène, à la tête de sa compagnie &quot;Tout Un Ciel&quot; depuis 2015. Assistée de Laura Grisinger à la dramaturgie, Elsa Granat nous fait découvrir quatorze comédiens et comédiennes en alternance, tout droit sortis(es) de l'ESAD (École supérieure d'Art Dramatique de Paris), et deux comédiennes amatrices de 70 ans incarnant Nora et Mme Linde âgées, Gisèle Antheaume et Victoria Chabran. L'énergie au plateau de tout ce petit monde est jubilatoire, virevoltant, remarquablement interprété et d'une grande justesse.       <br />
              <br />
       Elsa Granat, contrairement à Nora, ne fuit pas le patriarcat… Loin de là. Elle l'affronte de plein fouet, bille en tête, via la jeunesse et la fougue de son interprétation, et revisite la pièce d'Ibsen avec brio et grande originalité.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;J'ai vu une rencontre importante à tisser entre cette très ancienne Nora et ces très jeunes gens d'aujourd'hui. Et je voulais les questionner sur la manière dont ils pouvaient s'emparer du patrimoine de cette chose écrite par un homme du temps passé&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Bien lui en a pris ! Le public entend haut et fort les choix de Nora, cette femme qui est parvenue à se dire qu'elle aussi a des devoirs envers elle-même et que, pour cela, sans doute, il faut fuir, loin du patriarcat. Ses trois enfants n'ont pas l'intention de pardonner à leur mère, pourtant devenue vieille, mais ils vont tout de même prendre le temps de la visiter dans l'Ehpad où elle se trouve, de l'écouter, de l'entendre. Quand bien même, elle ne parvient pas véritablement à leur donner d'explications parce qu'elle est sénile.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78984487-57269299.jpg?v=1710783292" alt=""Nora, Nora, Nora ! De l'influence des épouses sur les chefs-d'œuvre"… sous les yeux grands ouverts d'Elsa Granat" title=""Nora, Nora, Nora ! De l'influence des épouses sur les chefs-d'œuvre"… sous les yeux grands ouverts d'Elsa Granat" />
     </div>
     <div>
      Les seize comédiens et comédiennes, en ce moment sur le plateau de La Tempête, sous la houlette d'Elsa Granat et de Laure Grinsinger, ont bien des choses à dire dans la lignée du hashtag Metoo, mais le vent qui mugit dans ce célèbre théâtre de la Cartoucherie n'emporte pourtant pas leurs paroles. Notamment celle de la jeune comédienne interprétant Nora ce vendredi 15 mars, tout comme celle d'une de ses deux filles au début de la pièce !       <br />
              <br />
       &quot;Je vois une pièce bourgeoise et révolutionnaire où je pourrais coller au mur cette femme et la faire parler pour qu'elle dise enfin ce qu'elle peut pour nous aujourd'hui, dans notre couple bouleversé par ceux qui paternent, bouleversé par celles qui parlent trop vite pour dire tout ce qu'elles ont tu pendant des années&quot;.       <br />
              <br />
       Elsa Granat a bien fait de se projeter ainsi, ses yeux grands ouverts sur la pièce datée d'Ibsen et en a fait un véritable bijou autour de l'héritage du passé.       <br />
              <br />
       La dramaturgie est finement agencée, laissant une grande place aux interrogations viscérales des trois enfants de Nora, remarquablement transposées par le jeu et la maturité des jeunes comédiens et comédiennes. Les propos des personnages s'enchevêtrent entre le XIXe siècle révolu et le XXe siècle, parfois en double voix, en sollicitant doublement le public dans les intentions.       <br />
              <br />
       Courez au théâtre de la Tempête avant le 31 mars pour assister à un spectacle d'une remarquable facture et ne négligez pas de considérer aussi le sous-titre, car il y a beaucoup de choses à y découvrir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Nora, Nora, Nora ! - De l'influence des épouses sur les chefs-d'œuvre"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78984487-57269302.jpg?v=1710783318" alt=""Nora, Nora, Nora ! De l'influence des épouses sur les chefs-d'œuvre"… sous les yeux grands ouverts d'Elsa Granat" title=""Nora, Nora, Nora ! De l'influence des épouses sur les chefs-d'œuvre"… sous les yeux grands ouverts d'Elsa Granat" />
     </div>
     <div>
      D'après &quot;Une Maison de poupée&quot; d'Henrik Ibsen.       <br />
       Texte et mise en scène : Elsa Granat.       <br />
       Assistante mise en scène : Zelda Bourquin.       <br />
       Avec, en alternance : Maëlys Certenais , Antoine Chicaud, Hélène Clech, Victor Hugo Dos Santos Pereira, Niels Herzhaft, Chloé Hollandre, Juliette Launay , Anna Longvixay, Clémence Pillaud, Luc Roca, Lucile Roche, Clément-Amadou-Sall, Juliette Smadja et deux actrices amatrices Gisèle Antheaume, Victoria Chabran.       <br />
       Scénographie : Suzanne Barbaud.       <br />
       Lumières : Véra Martin.       <br />
       Son : Mathieu Barché.       <br />
       Collaboration à la dramaturgie : Laure Grisinger.       <br />
       Régie générale et plateau : Quentin Maudet.       <br />
       Régie plateau et habillage : Sabrina Durbano       <br />
       Approche chorégraphique de la tarentelle : Tullia Conte, Mattia Doto.       <br />
       Compagnie Tout Un Ciel.       <br />
       Durée estiméee : 2 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 1er mars au 31 mars 2024.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h 30, dimanche à 16 h 30.       <br />
       Théâtre de la Tempête, Salle Copi, Cartoucherie, Paris 12e, 01 43 28 36 36.       <br />
       <a class="link" href="https://www.la-tempete.fr/" target="_blank">&gt;&gt; la-tempete.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78984487-57269478.jpg?v=1710784346" alt=""Nora, Nora, Nora ! De l'influence des épouses sur les chefs-d'œuvre"… sous les yeux grands ouverts d'Elsa Granat" title=""Nora, Nora, Nora ! De l'influence des épouses sur les chefs-d'œuvre"… sous les yeux grands ouverts d'Elsa Granat" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Nora-Nora-Nora--De-l-influence-des-epouses-sur-les-chefs-d-oeuvre-sous-les-yeux-grands-ouverts-d-Elsa-Granat_a3843.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Amphitryon" par Stéphanie Tesson, un équilibre entre la justesse baroque et la sensibilité contemporaine</title>
   <updated>2017-09-28T16:44:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Amphitryon-par-Stephanie-Tesson-un-equilibre-entre-la-justesse-baroque-et-la-sensibilite-contemporaine_a1928.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/17358630-21869195.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-09-28T16:33:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Si l'on en croit Jean-Baptiste Poquelin alias Molière, Jupiter en divin farceur "sait dorer la pilule". Dans "Amphitryon", le roi des dieux joue les coucous et s'amuse à faire cocu le maître de maison, Amphitryon, noble et vaillant mortel qui se fera offrir une descendance de divin bâtard. Jupiter regrette toutefois qu'il lui faille apparaître sous les traits du mari pour être aimé.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17358630-21869195.jpg?v=1506609389" alt=""Amphitryon" par Stéphanie Tesson, un équilibre entre la justesse baroque et la sensibilité contemporaine" title=""Amphitryon" par Stéphanie Tesson, un équilibre entre la justesse baroque et la sensibilité contemporaine" />
     </div>
     <div>
      L'insolence de la proposition est extrême*, et Molière fait preuve d'une virtuosité sans pareille. Écrit en vers, le texte type fortement ses personnages. Ceux-ci, tout en faisant preuve d'une maîtrise parfaite de l'élocution, sont pris au piège d'une intrigue particulièrement retorse et complexe, parce que tous ses éléments sont dédoublés.        <br />
              <br />
       Sosie le valet a son sosie en la personne de Mercure, Amphitryon a le sien en la personne de Jupiter. De duos en duos, de quiproquos en quiproquos, les situations se reproduisent comme autant de variations de la même farce.       <br />
              <br />
       La pièce fait la part belle aux duettistes. Le langage de cour maîtrisé et alambiqué rencontre l'écho du langage familier et spontané, en usage au sein des couples, au sein des ménages. À la noblesse de l'un s'oppose la couardise ou la franchise de l'autre. Face à la posture de l'un s'oppose l'agilité de mouvement de l'autre. Les mots sont pris en charge par les situations et réciproquement. Les écarts se creusent. Les effets comiques se propagent. Dans la succession des mésaventures, le maître de maison se voit maltraité par son valet et le roi des dieux traité comme un mari ordinaire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17358630-21869223.jpg?v=1506609420" alt=""Amphitryon" par Stéphanie Tesson, un équilibre entre la justesse baroque et la sensibilité contemporaine" title=""Amphitryon" par Stéphanie Tesson, un équilibre entre la justesse baroque et la sensibilité contemporaine" />
     </div>
     <div>
      Le rôle titre va d'étonnements en stupéfactions et le spectateur n'a pas d'autre échappatoire que d'être complice et de se mettre à rire librement. Il y a dans &quot;Amphitryon&quot;, dans ce geste hardi du théâtre de farce, une forme de perfection qui, par les moyens de sa théâtralité, démontre avec force le mensonge des apparences. Et symétriquement et subtilement témoigne combien la justesse, la noblesse de ton, de sentiment et de manière appartiennent en propre à l'art du comédien.       <br />
              <br />
       Stéphanie Tesson qui met en scène restitue l'œuvre dans une esthétique de tréteau et trouve un équilibre entre la justesse baroque et la sensibilité contemporaine. Nicolas Vaude qui joue Sosie a la vélocité, la souplesse d'un Arlequin. Il est un digne successeur de Molière qui créa le rôle. Et Jean-Paul Bordes qui joue Amphitryon a la belle voix grave, posée, digne, ainsi que la contenance qui sied pour accompagner la désintégration du personnage.       <br />
              <br />
       La troupe qui entoure ce duo est complice et joyeuse.       <br />
              <br />
       Le spectateur applaudit des deux mains.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">*À l'époque, le marquis de Montespan a très peu apprécié l'aventure de la marquise avec Louis XIV. Et le faisait savoir.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Amphitryon"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17358630-21869268.jpg?v=1506609634" alt=""Amphitryon" par Stéphanie Tesson, un équilibre entre la justesse baroque et la sensibilité contemporaine" title=""Amphitryon" par Stéphanie Tesson, un équilibre entre la justesse baroque et la sensibilité contemporaine" />
     </div>
     <div>
      Texte : Molière.       <br />
       Mise en scène : Stéphanie Tesson, assistée d'Antony Cochin.       <br />
       Avec : Jean-Paul Bordes, Benjamin Boyer, Antony Cochin en alternance avec Yannis Baraban, Odile Cohen, Mathias Maréchal, Guillaume Marquet en alternance avec Laurent Collard, Christelle Reboul, Nicolas Vaude.       <br />
       Costumes : Corinne Rossi.       <br />
       Peintures des costumes et des toiles : Marguerite Danguy des Déserts.       <br />
       Lumières : Florent Barnaud.       <br />
       Maquillages et perruques : Anne Caramagnol, assistée de Stéphanie Rossi.       <br />
       Production Phénomène et Cie.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 septembre au 31 décembre 2017.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 21 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Relâches exceptionnelles les 6, 7, 12, 14, 19 octobre ; 9, 16, 25 novembre et 9 décembre.       <br />
       Théâtre de Poche-Montparnasse, Paris 6e, 01 45 44 50 21.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredepoche-montparnasse.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredepoche-montparnasse.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Amphitryon-par-Stephanie-Tesson-un-equilibre-entre-la-justesse-baroque-et-la-sensibilite-contemporaine_a1928.html" />
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