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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-19T11:47:56+02:00</updated>
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   <title>03/03 au 24/04/2013, La Manufacture des Abbesses, Paris, "La Mort de Marguerite Duras"</title>
   <updated>2013-03-16T16:57:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/03-03-au-24-04-2013-La-Manufacture-des-Abbesses-Paris-La-Mort-de-Marguerite-Duras_a856.html</id>
   <category term="À l'affiche" />
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   <published>2013-03-13T08:37:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
En ce moment, dans la jolie salle du théâtre La Manufacture des Abbesses, une pièce intimiste. Un seul en scène dans lequel se mêlent humour et désespoir. "Un cri de vie" écrit par l’acteur, dramaturge et psychiatre argentin Eduardo Pavlovsky.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5311408-7926349.jpg?v=1363130949" alt="03/03 au 24/04/2013, La Manufacture des Abbesses, Paris, "La Mort de Marguerite Duras"" title="03/03 au 24/04/2013, La Manufacture des Abbesses, Paris, "La Mort de Marguerite Duras"" />
     </div>
     <div>
      &quot;La pièce s’ouvre sur une confrontation avec le phénomène de la mort. Celle entre un homme et une mouche posée sur un mur blanc. Ce dernier raconte dans ses moindres détails cet instant tragique dont il a été témoin : l’agonie d’une mouche qu’il nomme Marguerite Duras. S’éveille ensuite un homme comme empressé de revenir sur des scènes marquantes de son passé entre désespoir, amour, violence, humour, nostalgie, folie et absurdité. Il devient le théâtre d’une troublante humanité.&quot;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5311408-7927147.jpg?v=1363130950" alt="03/03 au 24/04/2013, La Manufacture des Abbesses, Paris, "La Mort de Marguerite Duras"" title="03/03 au 24/04/2013, La Manufacture des Abbesses, Paris, "La Mort de Marguerite Duras"" />
     </div>
     <div>
      Voilà un texte court (55 minutes), mais émouvant, pour qui a envie d’entendre un &quot;cri&quot;, parfois absurde, mais souvent déconcertant. &quot;La mort de Marguerite Duras&quot; est aussi un dialogue. Celui qu’un homme entretient avec son passé. Dans cet enfermement, la voix chaude et sensuelle d’Anouk Grimberg vient réchauffer un peu le vide et la solitude de cet homme mis à nu, en proie au désespoir.        <br />
       Cette pièce avait été lue en 1992 au Festival d’Avignon par Jean-Louis Trintignant. Seule fois où elle avait été interprétée en France. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La mort de Marguerite Duras"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5311408-7927148.jpg?v=1363130905" alt="03/03 au 24/04/2013, La Manufacture des Abbesses, Paris, "La Mort de Marguerite Duras"" title="03/03 au 24/04/2013, La Manufacture des Abbesses, Paris, "La Mort de Marguerite Duras"" />
     </div>
     <div>
      De : Eduardo Pavlovsky.        <br />
       Traduction : Françoise Thanas.       <br />
       Mise en scène : Bertrand Marcos.        <br />
       Avec : Jean-Paul Sérmadiras.       <br />
       Voix : Anouk Grimberg.       <br />
       Scénographie et lumières : Jean-Luc Chanonat.        <br />
       Bande son : Pascale Salkin.       <br />
       Costume : Karine Vintache.       <br />
       Durée : 55 minutes.        <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Spectacle du 3 mars au 24 avril 2013. </span>       <br />
       Du dimanche au mercredi à 21 h.       <br />
       La Manufacture des Abbesses, Paris 18e, 01 42 33 42 03.       <br />
       &gt;&gt;<a class="link" href="http://www.manufacturedesabbesses.com" target="_blank">La manufacture des abbesses</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Étrangeté comique de l’aliénation et de la vulnérabilité commune</title>
   <updated>2012-03-26T13:04:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Etrangete-comique-de-l-alienation-et-de-la-vulnerabilite-commune_a570.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/4033484-6119226.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-03-22T20:00:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Deux femmes, deux hommes. Un léger excès de théâtralité un peu mécanique signale de leur part un léger dérèglement comme un petit grain. Ils sont observés. Ils cherchent à nouer des liens à l’écart en s’installant à une table de jardin. Deux chaises. La sociabilité est offerte à qui s’assoit. La découverte de l’autre aussi.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4033484-6119226.jpg?v=1332617074" alt="Étrangeté comique de l’aliénation et de la vulnérabilité commune" title="Étrangeté comique de l’aliénation et de la vulnérabilité commune" />
     </div>
     <div>
      Leurs habits bon marché sont soignés. En apparence, ils sont gens inoffensifs. Leur ordinaire falot est perturbé par un cinquième personnage, intrus épisodique.        <br />
              <br />
       Chantal Morel met en scène &quot;Home&quot; de David Storey (adaptée par Marguerite Duras ). Cette pièce de théâtre très écrite délivre des parts de réel d’une maison de repos, maison d’aliénés.       <br />
              <br />
       D’apparence absurde, &quot;Home&quot; est constitué d’une suite de bribes d’instants soudées par les retours cycliques d’une même situation. Le dialogue est brut, haché, rythmé, incohérent. Il apparait comme un verbatim d’échos dont les variations se parsèment d’indices. La pièce est là où se fissure l’image de la société. Au hasard des nuages qui passent sur les fronts, l’énigme du réel. Sibyllin.       <br />
              <br />
       La pièce déclenche un effet d’humour à retardement qui sollicite un très grand art de la part des comédiens et affine le regard du spectateur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4033484-6125585.jpg?v=1332758787" alt="Étrangeté comique de l’aliénation et de la vulnérabilité commune" title="Étrangeté comique de l’aliénation et de la vulnérabilité commune" />
     </div>
     <div>
      Celui-ci part à la découverte d’un diagnostic, suit les aléas de l’anodin. Les acteurs les empruntent avec bonheur et quittent très vite les mécanismes de l’absurde. Ils s’immiscent dans les silences, les non dits, entrent en complicité avec les mots, les anticipent, empruntent les allées de l’interprétation. Un jeu précis et rare apporte la surprise d’une incarnation progressive.       <br />
              <br />
       Les hommes par la maitrise d’un langage policé, les femmes par le rire obscène des allusions à connotation sexuelles entretiennent une forme de silence sur eux-mêmes et révèlent par leurs excès et leurs manques une fragilité sournoise et anxieuse suspendue dans le vide. Ils partagent un désir d’être humain tout simplement.        <br />
              <br />
       Les cinq sont probablement de beaux cas psychiatriques, mais non nommés, que la magie du théâtre déplace dans le champ du familier. Les comédiens interprètent et composent chacun une forme de folie immobile en accalmie loin de toute fureur.       <br />
              <br />
       Dans cette pièce la fiction devient instable. Le spectateur, au fur et à mesure que se construit le sens et l’effet public, prend conscience d’un doux délire partagé et le théâtre se trouve nettoyé de toute théâtralité. Étrangeté comique de l’aliénation et de la vulnérabilité commune.       <br />
              <br />
       C’est ainsi que le spectateur fait l’apprentissage du rire : du rire cérébral ironique, du rire de protection de soi, au rire de partage. Les comédiens sont tout simplement beaux dans leurs rôles.       <br />
              <br />
       Home, Home sweet home.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">P.S.: &quot;Home&quot; de David Storey (très célèbre en Angleterre dans les années soixante soixante-dix) a été introduite en France par Claude Régy et adaptée par Marguerite Duras. Chantal Morel a déjà mise en scène cette pièce en 1986. Elle avait alors reçu le Prix du public du Printemps du Théâtre.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Home"</b></div>
     <div>
      Texte : David Storey.       <br />
       Adaptation : Marguerite Duras.       <br />
       Mise en scène : Chantal Morel.       <br />
       Décor : Sylvain Lubac.       <br />
       Lumière et régie générale : Isabelle Senègre.       <br />
       Costumes : Cidalia Da Costa.       <br />
       Assistant aux costumes : Hafid Bachiri.       <br />
       Avec : Nicolas Cartier (Alfred), Maryline Even (Marjorie), Jean-Jacques Le Vessier (Harry), Rémi Rauzier (Jack), Line Wiblé (Katleen).       <br />
       Durée : 1 h 45.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Spectacle du 16 mars au 8 avril 2012.</span>       <br />
       Mardi au samedi à 21 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre Nanterre Amandiers, Salle Transformable, Nanterre (92), 01 46 14 70 00.       <br />
       <a class="link" href="http://www.nanterre-amandiers.com/2011-2012/home" target="_blank">&gt;&gt; nanterre-amandiers.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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