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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-20T16:06:03+02:00</updated>
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   <title>"Avignon, une école" Le Théâtre pour (mon) royaume…</title>
   <updated>2025-10-06T19:58:00+02:00</updated>
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   <category term="Théâtre" />
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   <published>2025-10-06T16:40:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Juillet 2023, Festival d'Avignon… Dans le cadre envoûtant de la cour du Cloître des Célestins était donnée la création in vivo de Fanny de Chaillé. Depuis, la Promo M du Bachelor Théâtre de La Manufacture de Lausanne a pris son envol… Et pourtant, même privé de la magie des deux platanes séculaires au feuillage animé par un zeste de mistral, le souffle des quinze jeunes acteurs et actrices loin de s'affaiblir a pris de l'ampleur. S'emparant avec frénésie des archives du Festival initié par Jean Vilar en 1947, mus par la fougue propre à la jeunesse, ils en délivrent ici une nouvelle version mâtinée d'une maturité grandissante.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91568173-64338172.jpg?v=1759761904" alt=""Avignon, une école" Le Théâtre pour (mon) royaume…" title=""Avignon, une école" Le Théâtre pour (mon) royaume…" />
     </div>
     <div>
      Recomposant au gré de leurs fantaisies créatives les grands moments de cette histoire théâtrale unique en son genre, les comédiens les donnent à voir et à entendre sans artifice aucun. Le corps des acteurs, rien que le corps parlant pour traverser quelque quatre-vingts années d'un magma bouillonnant à porter au crédit des directeurs du festival, actrices, acteurs, techniciennes, techniciens du spectacle, spectatrices, spectateurs, tout ce monde confondu dans ce qui constitue Avignon et participe à l'écriture de son histoire.       <br />
              <br />
       Opposant au &quot;Je me souviens&quot; teinté d'une douce nostalgie de Georges Pérec, la parole performative des corps toniques des jeunes comédiens, Fanny de Chaillé compose un pétillant cocktail, relevé de touches d'humour assumé – frôlant parfois une impertinence de bon ton vis-à-vis des illustres aînés désacralisés – où les éclats de la mémoire sélective recomposent comme dans un kaléidoscope géant un paysage… celui d'Avignon revisité à l'aune des regards singuliers de ces jeunes gens fous de théâtre.       <br />
              <br />
       Tout commencera par un extrait d'&quot;Einstein on the Beach&quot;, donné à l'Opéra d'Avignon en 1976, où deux des comédiennes rejoueront avec application la musique de Philip Glass mise en scène par Robert Wilson en énonçant inlassablement en boucle one, two, three… eight, avant d'être rejointes par leurs complices constituant le chœur. La mélodie lancinante opèrera d'emblée comme un charme, ouvrant &quot;la voix&quot; aux tableaux se précipitant à un rythme soutenu. Les plus avertis des spectateurs auront alors le plaisir de repérer dans ce flux incessant quelques scènes mémorables, les novices savoureront celui de les découvrir interprétées par des talents en devenir (cf. distribution en fin d'article).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91568173-64338177.jpg?v=1759761930" alt=""Avignon, une école" Le Théâtre pour (mon) royaume…" title=""Avignon, une école" Le Théâtre pour (mon) royaume…" />
     </div>
     <div>
      Quant aux jeunes talents d'antan, avant de devenir ces figures de proue du théâtre, ils avaient pour nom, fallait-il le rappeler, Jean Négroni, Germaine Montero, Alain Cuny, Michel Bouquet, Silvia Monfort, Jeanne Moreau, Daniel Sorano, Maria Casarès, Philippe Noiret, Monique Chaumette, Jean Le Poulain, Charles Denner, Jean Deschamps, Georges Wilson et… Gérard Philipe. Leur challenge était, si étonnant cela puisse paraître à des comédiens contemporains, d'avoir pour la première fois à jouer… en plein air, sous le ciel d'Avignon !       <br />
              <br />
       Une jeune comédienne ouvrira le feu en se coulant avec un plaisir palpable dans le corps de son aînée (Silvia Montfort), épousant le phrasé de cette pionnière du théâtre (national) populaire. Avec aplomb et une distanciation jouissive, elle dévidera d'une voix rauque les confidences de l'actrice ayant massacré son texte le jour de la première. Comme quoi le talent à venir n'est pas antinomique de ratés magistraux.       <br />
              <br />
       &quot;Le Prince de Hombourg&quot;, dans une mise en scène de Jean Vilar, renaîtra de ses cendres. Sa couronne (figurée par les deux doigts écartés de chaque main) sera solennellement déposée sur le front princier du comédien jouant Gérard Philipe. Ainsi du &quot;Cid&quot; où l'on retrouvera l'acteur adulé, le problème étant que les jeunes artistes se disputeront vivement le rôle-titre, chacun prétendant qu'il lui revient… L'occasion de rappeler la formidable aura populaire de ce héros romantique, donnant lieu à des anecdotes personnelles rappelant qu'un acteur est une personne comme les autres, dotée d'un ego, et que la rivalité… fait partie du jeu.       <br />
              <br />
       Maria Casarès, incarnant Lady Macbeth de Shakespeare, mise en scène par Jean Vilar dans la Cour d'Honneur, sera non sans malice campée au travers du geste mythique des avant-bras frottés et refrottés à l'excès pour tenter de faire disparaître le sang de l'infamie. Tandis que  &quot;Richard II&quot; donnera lieu au témoignage émouvant d'un jeune homme de milieu populaire, racontant l'éblouissement qui fut le sien pour son certificat d'études de découvrir le théâtre dans le lieu prestigieux du Palais des Papes. Il enchainera en disant comment l'accès à la Cour d'Honneur pour découvrir ensuite &quot;Le Prince de Hombourg&quot;, puis &quot;Le Cid&quot;, a changé sa vie et celle de sa famille tenue jusque-là à l'écart des manifestations culturelles faites pour d'autres qu'eux. Comme un hymne vibrant adressé en direct à Jean Vilar.       <br />
              <br />
       Un tableau vivant présentera les acteurs étendus au sol et Maria Casarès, debout au milieu d'eux, dans le rôle d'une Médée hystérique hurlant face au corps de son frère désarticulé jeté à la mer par ses bons soins. Les comédiens se relèveront alors pour offrir, sur une musique d'enfer, une chorégraphie hip-hop &quot;désarticulée&quot; où une comédienne hurlera à son tour sa difficulté à suivre le rythme… réconfortée aussitôt par ses pairs lui assurant que &quot;l'essentiel est de croire au collectif&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91568173-64338442.jpg?v=1759763129" alt=""Avignon, une école" Le Théâtre pour (mon) royaume…" title=""Avignon, une école" Le Théâtre pour (mon) royaume…" />
     </div>
     <div>
      Jean-Luc Godard et la pensée marxiste-léniniste de &quot;La Chinoise&quot; de 1967 feront irruption. D'autres tableaux foisonnant de créativité ludique se succéderont, aux rangs desquels &quot;Messe pour le temps présent&quot; de Maurice Béjart, la pantomime de &quot;La Création du Monde&quot; du Prince du Silence Marcel Marceau et l'immanquable &quot;Soulier de Satin&quot; d'Antoine Vitez.       <br />
              <br />
       Il sera aussi question de la 57e édition du Festival – annulée en 2003, première annulation de l'histoire du festival suite à la grève des intermittents du spectacle défendant mordicus leur statut. Les comédiens se feront alors les porte-voix des débats animés opposant ceux qui voulaient jouer &quot;à tout prix&quot; et ceux qui considéraient que si l'on se contentait de lire un texte de protestation avant de monter sagement sur scène, c'était annoncer leur mort.       <br />
              <br />
       Mais &quot;l'événement&quot;, en 1968 – et ce soir idem – sera sans nul doute &quot;Paradise Now&quot; du Living Theatre  de Julian Beck et Judith Malina, promouvant dans les actes un autre rapport à la création, l'acteur et son engagement corporel devenant noyau du réacteur créatif. Quant à la place du spectateur, elle en sera radicalement modifiée : de simple regardant qu'il était, il devient actant à part entière… Ainsi, les comédiens déserteront leur zone de confort – ici le plateau nu du tnba – pour rejoindre les spectateurs. Ils se dénuderont, s'enlaceront, feront mine de se chevaucher, invectiveront le poing en l'air, multiplieront les gestes libertaires… rejouant jusqu'à plus soif le &quot;scandale&quot; ayant défrayé la chronique de l'époque.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91568173-64338443.jpg?v=1759763152" alt=""Avignon, une école" Le Théâtre pour (mon) royaume…" title=""Avignon, une école" Le Théâtre pour (mon) royaume…" />
     </div>
     <div>
      Et point d'orgue, ne pas omettre dans le même temps de rendre justice à Jean Vilar qui, même si cette séquence était manifestement en décalage avec l'esprit du TNP, n'était pour rien dans l'intervention policière dont on l'accusait d'être à l'initiative. Elle émanait d'un ordre du préfet, frappant d'interdit le Living Theatre pour &quot;désordre public&quot; et reconduit, sous escorte policière, à la frontière dès le lendemain de l'unique représentation.       <br />
              <br />
       Plus proche de nous, en juillet 2023, un autre &quot;scandale&quot; est réactivé. Celui déclenché par   &quot;Carte noire nommée désir&quot; de Rebecca Chatillon faisant exploser &quot;en plein vol&quot; les digues des prérogatives que s'accordent les blancs sur les biens et les corps des noir(e)s. Entourée de performeuses afro-descendantes, la performeuse metteuse en scène et ses complices étaient montées dans les gradins pour &quot;emprunter&quot; les sacs des spectateurs, faisant vivre en direct &quot;les bienfaits de la colonisation&quot;… Fusèrent alors des protestations véhémentes accompagnées de commentaires chers aux identitaires : <span style="font-style:italic">&quot;On est chez nous !&quot;</span>… Et les jeunes comédiens, en guise de chute, de s'emparer de cette réflexion excrémentielle en commentant ironiquement : <span style="font-style:italic">&quot;Avignon, un temple de la culture française…&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91568173-64340937.jpg?v=1759772408" alt=""Avignon, une école" Le Théâtre pour (mon) royaume…" title=""Avignon, une école" Le Théâtre pour (mon) royaume…" />
     </div>
     <div>
      Dotés d'un bel humour ravageur (cf. le tableau inénarrable sur la peur régnant en Avignon, &quot;La Mecque du Théâtre&quot;, suscitée par l'angoisse du &quot;Grand remplacement&quot;… suisse !), ces jeunes comédiens et comédiennes venus(es) de Lausanne rivalisent de savoir-être artistique pour arpenter avec grand bonheur l'histoire fabuleuse de ce Festival. Se saisissant des archives collectées par leur metteuse en scène – Fanny de Chaillé, initiatrice de cette proposition originale méritant à son tour une place dans les archives du Festival –, ils excellent de professionnalisme ardent… Un moment théâtral des plus réjouissants, redonnant des couleurs vives à une création artistique très souvent mise en péril par la politique de régression culturelle &quot;en marche&quot;.        <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le mardi 30 septembre 2025, Grande Salle Vitez du tnba (Théâtre national Bordeaux Aquitaine).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Avignon, une école"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91568173-64340938.jpg?v=1759772439" alt=""Avignon, une école" Le Théâtre pour (mon) royaume…" title=""Avignon, une école" Le Théâtre pour (mon) royaume…" />
     </div>
     <div>
      Conception et mise en scène : Fanny de Chaillé       <br />
       Avec la Promo M du Bachelor Théâtre de La Manufacture – Haute école des arts de la scène, Lausanne : Martin Bruneau, Luna Desmeules, Mehdi Djouad, Hugo Hamel, Maëlle Héritier, Araksan Laisney, Liona Lutz, Mathilde Lyon, Elisa Oliveira, Adrien Pierre, Dylan Poletti, Pierre Ripoll, Léo Zagagnoni et Margot Viala.        <br />
       Assistants : Grégoire Monsaingeon et Christophe Ives.        <br />
       Conception lumières : Willy Cessa.        <br />
       Conception sonore : Manuel Coursin.        <br />
       Costumes : Angèle Gaspar.        <br />
       Régie générale : Emmanuel Bassibé.        <br />
       Régie son : Amon Mantel.        <br />
       Collaboration à la copie d'archives : Tomas Gonzalez.        <br />
       Durée 1h 40.       <br />
              <br />
       <b>Représenté du mardi 30 septembre au samedi 4 octobre 2025, au tnba (Théâtre national Bordeaux Aquitaine), dans le cadre du FAB (Festival International des Arts de Bordeaux Métropole).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 8 novembre 2025 :</span> Chaillot - Théâtre national de la Danse, Paris 16ᵉ.       <br />
       Du 13 au 15 novembre 2025 : Maison Saint-Gervais, Genève (Suisse).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"O" Le cercle des origines retrouvées, une ouverture vertigineuse…</title>
   <updated>2024-12-08T18:37:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/O-Le-cercle-des-origines-retrouvees-une-ouverture-vertigineuse_a4100.html</id>
   <category term="Danse" />
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   <published>2024-12-09T07:52:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Si, dans "Le cercle des poètes disparus", un professeur fantasque incitait ses étudiants à s'affranchir des règles afin d'éveiller en eux le goût à nul autre pareil de la liberté, Chloé Moglia, danseuse aérienne, défie les lois de la pesanteur (physique, mais pas que…) pour dessiner – avec son corps et ses mots recomposés – le visage de notre humanité, de ses origines à nos jours. "Une leçon de choses" à donner le vertige…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84813108-60537985.jpg?v=1733679173" alt=""O" Le cercle des origines retrouvées, une ouverture vertigineuse…" title=""O" Le cercle des origines retrouvées, une ouverture vertigineuse…" />
     </div>
     <div>
      Avec, pour seul agrès, un cercle géant (non fermé sur lui-même, mais ouvert au questionnement) et des lettres qu'elle assemblera au gré de ses explorations tous azimuts, elle arpente avec une grâce édénique le parcours de notre genèse, héritiers que nous sommes de la chaîne infinie du vivant depuis l'apparition des bactéries et, au-delà, du grand vide qui les a précédées. Une bande sonore, diffusée en contrepoint, fait entendre les textes (im)pertinents de penseurs – Emanuele Coccia, Val Plumwood, Richard Feynman et d'autres encore – mettant en perspective l'importance démesurée que l'Homme se donne par rapport au reste du vivant, domaine auquel il appartient en tant qu'élément constitutif d'un tout qui le dépasse grandement.       <br />
              <br />
       Faisant écho aux arabesques suspendues d'un corps (le sien) qui semble échapper à l'attraction terrestre, elle &quot;tire des lignes&quot; liant les corps entre eux, les confondant dans la même expérience depuis que la vie se transmet dans un corps à corps sans fin. Ainsi, toute tentative de circonscrire un élément du vivant en en dessinant le contour est vouée irrémédiablement à l'échec… puisque tout être contient en lui ceux qui l'ont précédé et transmettra, à son tour, son héritage aux suivants.       <br />
              <br />
       L'humour – cette mise à distance ô combien salutaire – s'invite à la matière linguistique des lettres assemblées de manière aléatoire pour faire jaillir des sens inattendus (Vide… Ovide, l'auteur justement des &quot;Métamorphoses&quot;, Ecce… Women, etc.). Ou encore, lorsque dessinant un avatar humain jactant à qui mieux mieux, elle tend un micro sous son nez avant de lui clore le bec en effaçant sa caricature dessinée au tableau noir. Une claque sur le pif proéminent… pour rire de tous les tenants de l'anthropocentrisme qui ne conçoivent le monde qu'à travers le prisme du nombril humain.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84813108-60537987.jpg?v=1733679239" alt=""O" Le cercle des origines retrouvées, une ouverture vertigineuse…" title=""O" Le cercle des origines retrouvées, une ouverture vertigineuse…" />
     </div>
     <div>
      Ainsi, débarrassée de l'empilage des injonctions oiseuses &quot;alourdissant&quot; l'homo sapiens ordinaire en lui faisant croire qu'il est supérieur aux autres espèces, elle tutoie les sphères aériennes en faisant sien le point de vue critique… du crocodile ! <span style="font-style:italic">&quot;Le crocodile nous remet à notre place, il fait fi de nos prétentions à être une espèce supérieure, extérieure à la chaîne alimentaire et nous incite à reconnaitre que nous sommes une espèce animale parmi d'autres et une source de nourriture qui n'est singulière qu'en raison de son arrogance&quot;.</span> (Val Plumwood)… Mais si toutes ces certitudes erronées ressassées en boucle par l'espèce humaine pour faire croire à son (h)omni-importance s'effondrent, s'il n'y a plus rien à quoi se raccrocher, que reste-t-il ? Comment tenir ?       <br />
              <br />
       … Tenir en équilibre, suspendue très longuement à la force d'une seule main (véritable exploit physique) au cercle providentiel (ni début, ni fin mais un continuum de points) pour entrevoir les lignes du ciel et de la terre convergeant vers la même ligne d'horizon, point de rencontre entre l'infini et le fini. Un univers-monde toujours en (r)évolution autour d'un axe désaxé, et ne pouvant se réduire à une peau de chagrin, serait-ce celle de l'Homme.       <br />
              <br />
       Semblant littéralement flotter dans l'air, artiste et philosophe confondues dans la même enveloppe charnelle, Chloé Moglia donne à voir et à entendre l'insoupçonnable légèreté de l'être libéré du poids des a priori de supériorité cultivés comme viatique illusoire par son espèce. Dans son sillage, on se met, nous aussi, à rêver à l'effondrement de la pensée binaire créant les hiérarchies dans le monde vivant pour tenter de justifier tous les systèmes de domination et d'oppression. Une soirée solaire… où l'on se prend à danser avec un corps pensant.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le mardi 3 décembre 2024 à la Manufacture CDCN de Bordeaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"O"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84813108-60538018.jpg?v=1733679343" alt=""O" Le cercle des origines retrouvées, une ouverture vertigineuse…" title=""O" Le cercle des origines retrouvées, une ouverture vertigineuse…" />
     </div>
     <div>
      Création 2022.       <br />
       Conception et réalisation : Chloé Moglia.       <br />
       Création musicale : Marielle Chatain.       <br />
       Création lumière : Arnaud Lavisse.       <br />
       Direction technique et collaboration artistique : Hervé Chantepie       <br />
       Conception et construction de la structure : Éric Noel et Silvain Ohl       <br />
       Régie son : Clément Crubilé.       <br />
       Régie lumière : Michel Bertrand.       <br />
       Voix enregistrées : Iseut Dubet et Chloé Moglia.       <br />
       Par la compagnie Rhizome.       <br />
       À partir de 8 ans.       <br />
       Durée : 55 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Représenté du mardi 3 au mercredi 4 décembre 2024 à la Manufacture CDCN de Bordeaux (33), en coorganisation avec la Scène nationale Carré-Colonnes.</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       10 et 11 décembre 2024 : La Passerelle - Scène nationale, Saint-Brieuc (22).       <br />
       15 et 16 mai 2025 : Le Zef - Scène nationale, Marseille (13).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>"Petite Histoire de la médecine" Être confronté aux douleurs de l'Humain pour en puiser sa substantifique moelle et réjouir le public</title>
   <updated>2024-09-11T16:11:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Petite-Histoire-de-la-medecine-Etre-confronte-aux-douleurs-de-l-Humain-pour-en-puiser-sa-substantifique-moelle-et_a4041.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/82722760-59297409.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-09-11T15:33:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le docteur Hervé Laplante, véritable médecin de campagne, reçoit pour la énième fois madame Bernadette Ruffiaud, 98 ans, acariâtre et hypocondriaque professionnelle. Au cours de la consultation, il va remonter le fil de l'histoire de la médecine, de "la Grande Opération" de la fistule du Roi-Soleil par le chirurgien Charles-François de Tassy, en passant par l'enlèvement de la lance de l'œil d'Henry II par le célèbre Ambroise Paré, ou encore la découverte du vaccin de la variole par Edouard Jenner.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82722760-59297409.jpg?v=1726063165" alt=""Petite Histoire de la médecine" Être confronté aux douleurs de l'Humain pour en puiser sa substantifique moelle et réjouir le public" title=""Petite Histoire de la médecine" Être confronté aux douleurs de l'Humain pour en puiser sa substantifique moelle et réjouir le public" />
     </div>
     <div>
      Dans la vie, subir un burn-out a parfois du bon ! Certainement pas pour tout le monde, bien entendu, mais c'est en tout cas ce qui s'est produit pour le docteur Hervé Laplante, médecin généraliste en milieu semi-rural qui, pour échapper à un quotidien &quot;difficile&quot;, décide de monter un spectacle.       <br />
              <br />
       Gageons que, peut-être, les nombreuses consultations au fil de sa carrière l'ont indéniablement inspiré ! Une certaine Madame Ruffiaud, notamment, ou plusieurs, &quot;Madame Ruffiaud&quot;. Mais de quoi se plaint-elle exactement, cette patiente hors pair qui empile les rendez-vous au cabinet ?       <br />
              <br />
       D'être encore en vie, apparemment, indépendamment d'avoir une pathologie précise, et bien lui en a pris de rester en vie, car, de toute évidence, elle est une muse à sa manière, inspiratrice d'un moment de spectacle fort bien ficelé et, à de nombreuses reprises, captivant.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Je pensais vous distraire, Madame Ruffiaud, mais vous dormez !&quot; Vous m'en voyez navré ! Je pensais vous instruire, vous cultiver, vous faire oublier toutes vos petites misères ! Mais vous m'avez épuisé. J'ai utilisé tout mon stock de paroles et je suis fatigué.&quot;</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82722760-59297466.jpg?v=1726063770" alt=""Petite Histoire de la médecine" Être confronté aux douleurs de l'Humain pour en puiser sa substantifique moelle et réjouir le public" title=""Petite Histoire de la médecine" Être confronté aux douleurs de l'Humain pour en puiser sa substantifique moelle et réjouir le public" />
     </div>
     <div>
      Laissons cette patiente hypocondriaque dormir paisiblement, ainsi que tous les autres patients et patientes du médecin, car le public, lui, ne s'assoupit pas une seconde. Les anecdotes évoquées, intelligemment mises en scène par Guy Verguet, sont justement dosées pour que cela ne se produise pas.       <br />
              <br />
       La complicité de Guy Bolet à l'écriture du texte en est certainement pour quelque chose ! Tour à tour maçon, ouvrier d'usine, chanteur de rues, cracheur de feu, acrobate, saltimbanque, directeur de cirque, funambule, machiniste, chauffeur de bus, garde du corps, Père Noël, cascadeur, animateur d'ateliers d'écriture en milieu carcéral, prof de guitare et de cinéma, avant de devenir dramaturge, cet homme étonnant, aussi écrivain autodidacte, a, semble-t-il, eu un coup de foudre pour le docteur Laplante lors d'une consultation un certain jour d'été. La réciproque s'est produite aussi !       <br />
              <br />
       Une étincelle, un rayon de soleil entre les quatre murs du cabinet jurassien, qui ont finalement donné naissance à ce seul en scène remarquable. À l'image de la poupée de chiffon qui sort comme par magie de la boîte multifonction, Guy Bolet est apparu, un spectacle est né, répété dans le grenier de la maison, au galop des pas d'un cheval, et bouleversé l'ordre des choses de la vie d'un médecin de campagne pour lequel l'exercice du métier, pourtant passion d'enfance, était devenue insupportable.       <br />
              <br />
       Le professeur Philippe Mercet, quant à lui, reste en coulisses du plateau, mais, de toute évidence, pas dans celles du cœur d'Hervé Laplante, car c'est grâce à lui que le spectacle a aussi germé, lors d'une conférence sur la médecine.       <br />
              <br />
       Malgré un début qui pourrait se montrer peut-être moins hâtif dans l'intention comique, ce seul en scène est un moment de théâtre finement mené. La mise en scène de Denis Verguet, composée essentiellement d'une caisse multifonction, qui se transforme au gré des anecdotes, oscille entre le théâtre de Guignol et une certaine magie enfantine qui dépassent pourtant cette simple sphère apparente.       <br />
              <br />
       &quot;Petite Histoire de la médecine&quot; ne se veut pas un spectacle didactique, loin de là, a contrario des intentions toutes méritoires et professionnelles du médecin vers Madame Ruffiaut, mais constitue un moment de théâtre attachant, instructif et très divertissant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82722760-59297683.jpg?v=1726064386" alt=""Petite Histoire de la médecine" Être confronté aux douleurs de l'Humain pour en puiser sa substantifique moelle et réjouir le public" title=""Petite Histoire de la médecine" Être confronté aux douleurs de l'Humain pour en puiser sa substantifique moelle et réjouir le public" />
     </div>
     <div>
      Le passage relatant l'opération de la fistule du Roi-Soleil, ou encore celui du combat d'Henri II, sont de réelles prouesses théâtrales pour qui n'a jamais pris de cours de théâtre ni fréquenté les cours Florent. Qui plus est, Hervé Laplante a des talents certains d'imitation d'équidés et autres animaux de l'étable… L'espace clos d'un cabinet médical fréquenté durant de nombreuses années a, de toute évidence, été subtilement productif.       <br />
              <br />
       Et d'ailleurs, qu'y trouve-t-on au juste entre les murs d'un cabinet médical ? Seulement de l'Humain. De l'Humain ! Encore de l'Humain !       <br />
              <br />
       Comme disait Jean Vilar, <span style="font-style:italic">&quot;Le Théâtre, c'est l'homme qui parle à l'homme des histoires d'hommes&quot;</span>.       <br />
              <br />
       Pour ce qui est des femmes, Hervé Laplante ne les oublie pas. Merci beaucoup pour cela… Et nous ne parlons pas de Madame Ruffiaut ! Laissons-la dormir éternellement.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Petite Histoire de la médecine"</b></div>
     <div>
      Seul en scène contemporain.       <br />
       Texte : Guy Bolet       <br />
       Mise en scène : Denis Verguet.       <br />
       Avec : Hervé Laplante       <br />
       Durée : 65 minutes.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 25 août 2024 au 27 octobre 2024.</span>       <br />
       Dimanches à 20 h.       <br />
       Manufacture des Abbesses, Paris 18ᵉ, 01 42 33 42 03.       <br />
       <a class="link" href="https://www.manufacturedesabbesses.com/" target="_blank">&gt;&gt; manufacturedesabbesses.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Petite-Histoire-de-la-medecine-Etre-confronte-aux-douleurs-de-l-Humain-pour-en-puiser-sa-substantifique-moelle-et_a4041.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•In 2024• "Avignon, une école" Mémoires vives et libres interprétations… À la recherche du temps recomposé</title>
   <updated>2024-07-14T10:32:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2024-Avignon-une-ecole-Memoires-vives-et-libres-interpretations-A-la-recherche-du-temps-recompose_a4004.html</id>
   <category term="Avignon 2024" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/81546167-58719963.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-07-14T09:55:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Fanny de Chaillé fidèle à sa conception de metteuse en jeu du vivant "jusqu'à l'os", un vivant dépouillé de toutes fioritures ornementales – écho du théâtre pauvre prôné par le Polonais Grotowski – trouve dans l'écrin naturel du Cloître des Célestins l'endroit rêvé pour sa nouvelle création… Sous la protection de deux platanes séculaires, les jeunes étudiantes et étudiants du Bachelor Théâtre de La Manufacture de Lausanne, débordant d'envie, vont s'emparer avec gourmandise des archives du Festival initié par Jean Vilar en 1947, les recomposant au gré de leurs fantaisies créatives afin de les donner à voir et à entendre sans artifice aucun.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81546167-58719963.jpg?v=1720945865" alt="•In 2024• "Avignon, une école" Mémoires vives et libres interprétations… À la recherche du temps recomposé" title="•In 2024• "Avignon, une école" Mémoires vives et libres interprétations… À la recherche du temps recomposé" />
     </div>
     <div>
      Le corps des acteurs, rien que le corps parlant pour traverser quelque soixante-dix-huit années d'un magma bouillonnant à porter au crédit des directeurs du Festival (une seule directrice et encore dut-elle partager son mandat avec un homme), des actrices, acteurs, techniciennes, techniciens du spectacle, des spectatrices et spectateurs, tout ce monde impliqué dans ce qui a fait Avignon et participe encore et toujours à l'écriture de son histoire.       <br />
              <br />
       Opposant au &quot;Je me souviens&quot; teinté d'une douce nostalgie de Georges Pérec, la parole performative des corps toniques de ses jeunes comédiens, Fanny de Chaillé compose un pétillant cocktail, relevé de touches d'humour, où les éclats de la mémoire sélective recomposent – comme dans un kaléidoscope géant – un paysage. Celui d'Avignon (1947-2023) revisité à l'aune des regards neufs de ces jeunes gens fous de théâtre.       <br />
              <br />
       Septembre 1947. &quot;Semaine d'art en Avignon&quot; initiée par Jean Vilar. Parmi les trois pièces données dans la Cité des Papes, que rien ne destinait à devenir la Cathédrale du Théâtre, si ce n'est le hasard des rencontres, &quot;L'Histoire de Tobie et Sara&quot; de Paul Claudel. Dans une mise en scène de Maurice Cazeneuve, le rôle de Sara est confié à une certaine Silvia Montfort… La jeune comédienne se coule avec un plaisir palpable dans le corps de son aînée, épousant la façon de parler à nulle autre pareille de cette pionnière du théâtre (national) populaire. Avec un aplomb confondant et une distanciation jouissive, elle dévide d'une voix rauque les confidences de l'actrice ayant massacré son texte le jour de la première.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81546167-58719964.jpg?v=1720945893" alt="•In 2024• "Avignon, une école" Mémoires vives et libres interprétations… À la recherche du temps recomposé" title="•In 2024• "Avignon, une école" Mémoires vives et libres interprétations… À la recherche du temps recomposé" />
     </div>
     <div>
      Le charme opère… et, jamais, il ne se rompra tant ses camarades de promotion se montreront à l'unisson. Ainsi &quot;Le Prince de Hombourg&quot;, dans une mise en scène de Jean Vilar renaîtra de ses cendres pour venir avec humour &quot;crever l'écran&quot; de l'avant-scène. Sa couronne (figurée par les deux doigts écartés de chaque main) est solennellement déposée sur le front princier du comédien jouant Gérard Philipe. Ainsi du &quot;Cid&quot; où l'on retrouve Gérard Philipe… le problème étant cette fois que les jeunes acteurs se disputent le rôle-titre, prétendant qu'il leur revient… à plus d'un titre. L'occasion de rappeler la formidable aura populaire de ce héros romantique, donnant lieu ce soir à des anecdotes toutes personnelles rappelant qu'un acteur est avant tout… une personne.       <br />
              <br />
       &quot;La Mort de Danton&quot; de Büchner donnera lieu à l'embrasement des corps, dans une chorégraphie rappelant que le vrai théâtre est plus réel que la réalité, il n'a rien à voir avec la vie. Maria Casarès, incarnant Lady Macbeth de Shakespeare mise en scène par Jean Vilar dans la Cour d'Honneur, sera campée au travers d'un geste qui lui était propre (elle se frottait les mains). &quot;Richard II&quot; donnera lieu au témoignage émouvant d'un jeune homme de milieu populaire, racontant l'éblouissement qui fut le sien dès les portes du Palais franchies… Comment l'accès à la Cour d'Honneur pour découvrir ensuite &quot;Le Prince de Hombourg&quot; puis &quot;Le Cid&quot;, toujours grâce à Jean Vilar ouvrant grand les portes des théâtres, a changé sa vie et celle de sa famille, tenue jusque-là à l'écart des manifestations culturelles faites pour d'autres qu'eux.       <br />
              <br />
       Un tableau vivant présentera les acteurs étendus au sol et Maria Casarès, debout, dans le rôle d'une Médée hurlant de haine en évoquant le corps de son frère désarticulé et jeté à la mer par ses bons soins. Les comédiens se relèvent alors pour offrir, sur une musique d'enfer, une chorégraphie hip-hop &quot;désarticulée&quot; où une comédienne hurle à son tour sa difficulté à suivre le rythme.       <br />
              <br />
       D'autres tableaux, foisonnant de créativité ludique se succéderont, aux rangs desquels &quot;Messe pour le temps présent&quot; de Maurice Béjart, la pantomime de &quot;La Création du Monde&quot; du Prince du Silence Marcel Marceau, &quot;Le Soulier de Satin&quot; d'Antoine Vitez où la scène du soulier donne lieu à une interprétation inénarrable… Ou, plus sulfureux, &quot;Je suis sang&quot; du Flamand Jan Fabre et &quot;Liebestod&quot; de l'artiste espagnole Angelica Liddell buvant elle son sang sur scène Deux autres encore, ayant créé l'événement, seront rejoués…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81546167-58719972.jpg?v=1720945955" alt="•In 2024• "Avignon, une école" Mémoires vives et libres interprétations… À la recherche du temps recomposé" title="•In 2024• "Avignon, une école" Mémoires vives et libres interprétations… À la recherche du temps recomposé" />
     </div>
     <div>
      En 1968, une année décidément à événements, &quot;Paradise Now&quot; du Living Theatre de Julian Beck et Judith Malina, promouvant – dans les actes – un autre rapport à la création, mettra l'acteur et son engagement corporel total au cœur du réacteur créatif (cf. le &quot;Théâtre de la cruauté&quot; d'Antonin Artaud). Quant à la place du spectateur, elle changera radicalement : de simple regardant qu'il était, il devient actant à part entière… Les comédiens de la Cour (celle du Cloître des Célestins…) se dénudent, s'enlacent, se chevauchent, invectivent le poing en l'air, multiplient les gestes libertaires, montent dans les travées rejoindre les spectateurs, rejouant à s'en éclater de plaisir le scandale ayant défrayé la chronique de l'époque.       <br />
              <br />
       Et plus proche de nous, l'an dernier, &quot;Carte noire nommée désir&quot; de Rebecca Chatillon fera exploser &quot;en plein vol&quot; les digues des prérogatives que s'accordent en toute impunité les blancs sur les biens et les corps des noir(e)s. Entourée de performeuses afro-descendantes, la performeuse metteuse en scène propose un quiz révélateur de cette domination où les heureux gagnants remportent… des barres chocolatées. Et crée le scandale lorsqu'elle et ses complices montent dans les gradins du Lycée Aubanel pour &quot;emprunter&quot; aux spectateurs leurs sacs, afin de faire vivre en direct les bienfaits de la colonisation… Fusent alors des protestations véhémentes accompagnées de : <span style="font-style:italic">&quot;On est chez nous !&quot;.</span> Et les jeunes comédiens, en guise de chute, de s'emparer non sans ironie de cette réflexion profonde, en commentant : <span style="font-style:italic">&quot;Avignon, un temple de la culture française…&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81546167-58719986.jpg?v=1720946506" alt="•In 2024• "Avignon, une école" Mémoires vives et libres interprétations… À la recherche du temps recomposé" title="•In 2024• "Avignon, une école" Mémoires vives et libres interprétations… À la recherche du temps recomposé" />
     </div>
     <div>
      Dotés d'un bel humour (cf. la saillie sur la peur en Avignon, La Mecque du Théâtre, du grand remplacement suisse…), ces jeunes comédiennes et comédiens venus de Lausanne rivalisent de savoir-être artistique pour arpenter avec bonheur l'histoire fabuleuse d'un Festival… dont on vit cette année la soixante-dix huitième édition. Se saisissant des archives collectionnées par leur metteuse en scène Fanny de Chaillé, inspiratrice et autrice éclairée de cette proposition des plus originales (qui trouvera sans nul doute une place de choix… dans les archives du Festival), ils excellent. Un moment assez exceptionnel, réjouissant à tous points de vue…       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       <b>Vu le jeudi 11 juillet 2024 au Cloître des Célestins à Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Avignon, une école"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81546167-58719987.jpg?v=1720946534" alt="•In 2024• "Avignon, une école" Mémoires vives et libres interprétations… À la recherche du temps recomposé" title="•In 2024• "Avignon, une école" Mémoires vives et libres interprétations… À la recherche du temps recomposé" />
     </div>
     <div>
      France Suisse - Créé le 5 juin 2024 au Théâtre Vidy-Lausanne (Suisse).       <br />
       Conception et mise en scène : Fanny de Chaillé.       <br />
       Avec les étudiantes et étudiants du Bachelor Théâtre de La Manufacture - Haute École des arts de la scène de Lausanne : Eve Aouizerate, Martin Bruneau, Luna Desmeules, Mehdi Djouad, Hugo Hamel, Maëlle Héritier, Araksan Laisney, Liona Lutz, Mathilde Lyon, Elisa Oliveira, Adrien Pierre, Dylan Poletti, Pierre Ripoll, Léo Zagagnoni, Kenza Zourdani.       <br />
       Lumière : Willy Cessa.       <br />
       Son : Manuel Coursin.       <br />
       Costumes : Angèle Gaspar.       <br />
       Assistant : Grégoire Monsaingeon, Christophe Ives.       <br />
       Collaboration à la copie d'archive : Tomas Gonzalez.       <br />
       Régie générale : Emmanuel Bassibé, Robin Dupuis.       <br />
       Assistanat à la technique : Amon Mantel.       <br />
       Production La Manufacture - Haute École des arts de la scène de Lausanne, Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine.       <br />
       Durée : 1 h 40.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon In 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">A été joué du 10 au 12 juillet 2024.</span>       <br />
       Représenté à 21 h et 23 h 59.       <br />
       Cloître des Célestins, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 14 14 14, tous les jours de 10 h à 19 h.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com" target="_blank">&gt;&gt; festival-avignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/In-2024-Avignon-une-ecole-Memoires-vives-et-libres-interpretations-A-la-recherche-du-temps-recompose_a4004.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•Off 2024• "Ma République et moi" Histoire en-jouée d'un dévoilement… Où l'on voit non sans plaisir le théâtre mettre à nu les préjugés nationaux</title>
   <updated>2024-05-08T19:22:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-Ma-Republique-et-moi-Histoire-en-jouee-d-un-devoilement-Ou-l-on-voit-non-sans-plaisir-le-theatre-mettre-a-nu_a3897.html</id>
   <category term="Avignon 2024" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/80121566-57891638.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-05-08T18:34:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Lorsqu'un certain 11 octobre 2019, lors d'une séance du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, un élu du Rassemblement (antiphrase) National intervient – "au nom de la laïcité, des valeurs de la République et de la liberté des femmes de par le monde" (références ayant statut ici d'antiphrases) – pour exiger qu'une femme accompagnant les enfants invités retire son voile, Issam Rachyq-Ahrad se croit victime d'une hallucination… L'histoire privée de sa propre mère, confrontée aux humiliations et rejets banalisés, se rejouerait-elle en direct sur la scène publique d'un hémicycle de la République ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80121566-57891638.jpg?v=1715188093" alt="•Off 2024• "Ma République et moi" Histoire en-jouée d'un dévoilement… Où l'on voit non sans plaisir le théâtre mettre à nu les préjugés nationaux" title="•Off 2024• "Ma République et moi" Histoire en-jouée d'un dévoilement… Où l'on voit non sans plaisir le théâtre mettre à nu les préjugés nationaux" />
     </div>
     <div>
      Issam, originaire de Cognac – cité charentaise mondialement connue pour son eau-de-vie – et se sentant de fait pleinement &quot;citoyen charentais&quot;, est devenu grâce à l'école de la République auteur, metteur en scène et interprète. C'est donc tout naturellement à la scène qu'il va confier – lui l'enfant d'une mère marocaine accueillie en France au titre du regroupement familial accordé naguère par Giscard d'Estaing afin d'intégrer les travailleurs étrangers dont l'économie du pays avait alors grand besoin – le soin de mettre en jeu l'histoire &quot;exemplaire&quot; de sa propre mère. Un prêté pour un rendu… L'école lui ayant permis de s'extraire de la condition de ses parents exploités, il entend à son tour favoriser le passage des générations suivantes vers l'émancipation grâce aux arts vivants.       <br />
              <br />
       Avec, pour tout décor, le fauteuil rouge de sa mère et sa radiocassette, son entrée en jeu est tout sourire. Loin de la hargne vindicative affichée souvent par les contempteurs de l'Arabe diabolisé, c'est sa bienveillance naturelle qui, d'emblée, nous illumine. Lançant au public un chaleureux &quot;Marhaban&quot;, le bienvenue de sa mère en arabe, il crée de suite une complicité en montrant sur son portable la photo de son fils tout aussi rayonnant de vie. Et lorsqu'il s'amuse à décompter les arabophones présents, c'est pour mieux nous rassurer : s'adressant à ses &quot;frères humains&quot; (cf. son rôle dans &quot;Ô vous frères humains&quot; d'Alain Timar, Avignon 2014), il s'emploiera à traduire les (courts) passages de la langue d'origine de ses parents afin de ne risquer laisser personne sur la touche… Une petite intention qui résonne en creux avec &quot;l'accueil&quot; réservé aux étrangers très souvent abandonnés sur notre sol à leur langue.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80121566-57891668.jpg?v=1715188132" alt="•Off 2024• "Ma République et moi" Histoire en-jouée d'un dévoilement… Où l'on voit non sans plaisir le théâtre mettre à nu les préjugés nationaux" title="•Off 2024• "Ma République et moi" Histoire en-jouée d'un dévoilement… Où l'on voit non sans plaisir le théâtre mettre à nu les préjugés nationaux" />
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      Plongée dans son existence de petit Arabe français ayant vécu en HLM avec vue imprenable… sur un centre commercial d'un côté et une station d'épuration de l'autre. Toujours avec un brin d'humour et une grande tendresse, il racontera les modélisations de pensée de ses parents, victimes du formatage sociétal : <span style="font-style:italic">&quot;Lire, c'est pour les bourgeois&quot;</span> disait la mère, quant au père, maçon, il découpait la vie à l'aune de ses nécessaires <span style="font-style:italic">&quot;C'est cher, c'est pas cher&quot;.</span> Les papiers administratifs, à la maison, c'est lui qui les remplissait. Tout comme il assistait ses parents lors des réunions parents-professeurs. Aucun misérabilisme dans cette évocation, mais la réalité vécue donnée à voir et à entendre sur un plateau de théâtre.       <br />
              <br />
       Sa mère au prénom de Reine… Une histoire d'amour qui perdure au-delà de la honte qu'il a pu ressentir à ses dix ans pour une mère ne ressemblant pas au canon de l'éternel féminin occidental portant talons ou aux modèles faisant la couverture des magazines people. Lui-même, n'échappant pas aux diktats normatifs, n'a-t-il pas &quot;caché&quot; un temps sa mère avec en prime une culpabilité latente ? Expérience sensible partagée avec d'autres ayant eu au même âge honte de leur père venant, dans une voiture familiale ressemblant &quot;à une caisse à savon&quot;, les attendre en bleu de travail à la sortie du lycée…       <br />
              <br />
       En dramaturge accompli, grâce à son cursus théâtral public, Issam n'hésitera pas à endosser le personnage de sa mère, pour qui la seule chose qui passe avant les enfants… c'est Dieu. Revêtant alors méticuleusement son voile dans une chorégraphie ralentie savamment étudiée, il s'assoit dans son fauteuil. Adoptant la posture de sa génitrice écoutant Dalida, son idole à laquelle elle a toujours rêvé ressembler, il/elle égrènera les souvenirs enfouis d'une existence de femme libre… Son permis de conduire, la liberté ! Ses formations, son poste de cuisinière à l'hôpital, un travail apprécié !
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80121566-57891733.jpg?v=1715188211" alt="•Off 2024• "Ma République et moi" Histoire en-jouée d'un dévoilement… Où l'on voit non sans plaisir le théâtre mettre à nu les préjugés nationaux" title="•Off 2024• "Ma République et moi" Histoire en-jouée d'un dévoilement… Où l'on voit non sans plaisir le théâtre mettre à nu les préjugés nationaux" />
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      En revanche, ce qui l'a empêchée, la mère, c'est l'accent. Oui, quand c'est celui de Jane Birkin, on le trouve charmant, mais le sien… Et l'humour triomphe encore dans la saillie concernant ses exigences vis-à-vis de ses enfants : <span style="font-style:italic">&quot;Si vous travaillez pas à l'école, je vous tue !&quot;,</span> assortie du commentaire hilare de sa progéniture : <span style="font-style:italic">&quot;injonction plus efficace en matière d'éducation que les prescriptions de Maria Montessori&quot;…</span>       <br />
              <br />
       Mais si l'humour – encore lui – est une botte secrète utilisée en commun avec sa mère pour mettre à distance les outrages subis, il n'empêche aucunement la gravité lorsque jaillissant de la pénombre est projetée sur un écran blanc, accompagnée d'une musique douce faisant contrepoint, la litanie d'insultes &quot;ordinaires&quot; qu'elle reçoit. Inutile de les citer ici, sauf une peut-être… identifiant leurs origines : <span style="font-style:italic">&quot;La France aux Français. Jeanne, sauve-nous !&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Pas question pour autant, fût-ce pour souligner l'impensé des médiocres, de plomber la tonalité joyeuse de cette conviviale rencontre (théâtrale)… Issam entonnera en arabe et avec talent un chant sur une musique baroque du compositeur Georg Friedrich Haendel, celui-là même qui avait librement choisi que son nom change de graphie en fonction du pays où il se trouvait. En revanche, si pour Issam demander à ses seize ans la nationalité française s'imposait comme une évidence coulant de source, la proposition de l'agent de l'état civil lui proposant alors de franciser son nom &quot;afin de favoriser son intégration&quot; le laissera pour le moins perplexe… Sous une pluie de confettis tombant des cintres, celui qui s'appelle toujours du beau prénom d'Issam, fêtera sous nos yeux complices son intronisation hexagonale.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80121566-57891735.jpg?v=1715188263" alt="•Off 2024• "Ma République et moi" Histoire en-jouée d'un dévoilement… Où l'on voit non sans plaisir le théâtre mettre à nu les préjugés nationaux" title="•Off 2024• "Ma République et moi" Histoire en-jouée d'un dévoilement… Où l'on voit non sans plaisir le théâtre mettre à nu les préjugés nationaux" />
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      Viendront le temps de la préparation du thé par la mère, filmée de sa cuisine, et des secrets révélés… Celui de la touche supplémentaire à apporter au goût sans pareil de la concoction matriarcale, et enfin celui de son choix singulier de porter le voile… Un choix tout personnel, aux antipodes des idées reçues, faisant voler en éclats les préjugés communs.       <br />
              <br />
       On ressort de cette cérémonie artistique – c'en est une, si familiale et conviviale soit-elle – profondément touché par la sincérité à fleur de peau d'un fils mettant en jeu l'amour qu'il porte à sa mère présente ce soir-là dans la salle, une mère généreuse qui nous a préparé thé et gâteaux… Mais, bien au-delà du beau roman familial incarné avec humour et fantaisie, ce qui est présenté prend allure de récit initiatique, de fable poétique et politique. En effet Issam Rachyq-Ahrad, en plus de ses talents professionnels, porte en lui une intelligence sensible…       <br />
              <br />
       Il a fait sien le mantra que pour combattre l'ineptie des rejets des racistes de tous poils, <span style="font-style:italic">&quot;il ne fallait pas utiliser les outils du maître pour détruire sa maison&quot;</span> (cf. discours d'une féministe noire, New York 1979), ne pas s'abandonner à la tentation primaire de répondre en miroir à la violence aveugle, et, tout au contraire, faire preuve d'une douceur naturelle totalement… désarmante !       <br />
               <br />
       <b>Vu le mardi 30 avril à La Manufacture - CDCN de Bordeaux.</b>
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     <div><b>"Ma République et moi"</b></div>
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      Texte : Issam Rachyq-Ahrad.       <br />
       Mise en scène et jeu : Issam Rachyq-Ahrad.       <br />
       Collaboration artistique : Thibault Amorfini.       <br />
       Dramaturgie, scénographie : Fréd Hocké.       <br />
       Lumière : Fréd Hocké.       <br />
       Création son : Frédéric Minière.       <br />
       Chant : Jeanne-Sarah Deledicq.       <br />
       Régie lumière, son et vidéo : Zacharie Dutertre, Nicolas De Castro, Fréd Hocké.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <b>Représenté le 30 avril 2024 à La Manufacture - CDCN à Bordeaux (33).</b>       <br />
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       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 22 au 26 mai 2024 :</span> Théâtre Gérard Philipe - CDN, Saint-Denis (93).       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 juin au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 14 h. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre des Halles, Salle de la Chapelle, 22, rue du Roi René (entrée public), Avignon.       <br />
       Réservations : 04 32 76 24 51.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredeshalles.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredeshalles.com</a>
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