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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-12T20:26:05+02:00</updated>
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   <title>"Le procès d'une vie" L'hommage à une grande dame, l'avocate Gisèle Halimi</title>
   <updated>2026-03-13T16:21:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-proces-d-une-vie-L-hommage-a-une-grande-dame-l-avocate-Gisele-Halimi_a4501.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/95291702-66684638.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-03-13T20:04:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pièce librement inspirée du procès de Bobigny et du livre relatant celui-ci, Barbara Lamballais et Karina Testa en dressent un tableau historique en y mêlant, pour Gisèle Halimi, un portrait à la fois de femme et d'avocate, autant des causes féministes que des indépendantistes algériens.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95291702-66684638.jpg?v=1773342398" alt=""Le procès d'une vie" L'hommage à une grande dame, l'avocate Gisèle Halimi" title=""Le procès d'une vie" L'hommage à une grande dame, l'avocate Gisèle Halimi" />
     </div>
     <div>
      Le procès de Bobigny est resté dans les annales judiciaires et le retentissement en France fut majeur. Il s'est tenu d'octobre à novembre 1972 et a servi de prémices à la loi contre l'interruption volontaire de grossesse portée par Simone Veil en 1975.       <br />
              <br />
       L'entame de la pièce le contextualise. Avant même que le rideau ne s'ouvre, elle débute dans le public avec cinq femmes, dont Gisèle Halimi (Clotilde Daniault) et Simone de Beauvoir (Jeanne Arènes), qui interpellent l'assistance. Nous sommes dans une &quot;Assemblée générale des femmes&quot;, comme stipulé sur le rideau de scène. L'une des protagonistes lit le &quot;Manifeste des 343&quot; (avril 1971), pétition appelant à la légalisation de l'avortement en France, signée, entre autres, par un ensemble de personnalités dont Gisèle Halimi.       <br />
              <br />
       Une énumération de leurs noms s'effectue quand débute sur scène le plaidoyer de celle-ci qui déclare : <span style="font-style:italic">&quot;Je ressens avec une plénitude jamais connue à ce jour un accord parfait entre mon métier qui est de plaider, qui est de défendre et ma condition de femme. Je ressens donc, au premier plan, au plan physique, il faut le dire, une solidarité fondamentale avec ces quatre femmes et avec les autres&quot;</span>, et ce, à l'inverse du serment des avocats qui stipulait un devoir d'obéissance aux lois et aux institutions, ainsi que le respect des &quot;bonnes mœurs&quot; et de l'État. En 1982, grâce à elle et à Robert Badinter (1928-2024), le serment a évolué pour stipuler : <span style="font-style:italic">&quot;Je jure, comme avocat, d'exercer la défense et le conseil avec dignité, conscience, indépendance et humanité&quot;</span>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95291702-66684642.jpg?v=1773342431" alt=""Le procès d'une vie" L'hommage à une grande dame, l'avocate Gisèle Halimi" title=""Le procès d'une vie" L'hommage à une grande dame, l'avocate Gisèle Halimi" />
     </div>
     <div>
      Son argumentaire s'est articulé contre la loi de 1920 (loi Bérard-Clément). Hors contexte scénique, elle retournait la position des victimes d'accusées, bien que violée pour l'une, Marie-Claire Chevalier (Maud Forget), 16 ans à l'époque des faits, et pour ses trois comparses (Jeanne Arènes, Karine Testa et Déborah Grall) avec sa mère (Céline Toutain) de l'avoir aidée à avorter, en accusatrices de cette loi qui occultait la responsabilité du violeur, la femme violée devant justifier son avortement en cas de danger. L'avocate dénonçait aussi le manque d'éducation sexuelle de la société par les pouvoirs publics et l'impunité des personnalités du &quot;Manifeste des 343&quot;, les condamnations n'étant à l'encontre que des &quot;Madame Marie-Claire&quot;, de condition sociale fragile.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Je me souviens toujours de ce que je disais à mon père quand j'avais 10 ans : Je veux être avocate, car je veux me défendre&quot;</span>, comme le racontera plus tard Gisèle Halimi dans une interview. &quot;Procès d'une vie&quot; en fait écho, parce que sont mêlées dans de courtes scènes, ses vies privée et professionnelle où, pour cette dernière, on la voit préparer ses audiences et ses plaidoiries. Deux jalons essentiels dans ses combats sont présentés, le premier avec Djamila Bouchapa, militante indépendantiste algérienne qui a été torturée et violée par l'armée française pendant plus d'un mois et accusée d'avoir posé une bombe, qui n'a pas explosé grâce aux artificiers, à la &quot;Brasserie des facultés&quot; à Alger (1959). Le second avec Marie-Claire Chevalier pour le procès de Bobigny.       <br />
              <br />
       L'objectif était de <span style="font-style:italic">&quot;faire de ce procès un événement pour populariser les injustices que subissaient les femmes en n'étant pas maîtresses de leur propre corps (...) quelqu'un qui n'est pas maître ou maîtresse de son propre corps est esclave&quot;</span> comme Gisèle Halimi le racontera dans une interview beaucoup plus tard. Aussi, elle a fait venir des personnalités de notoriété publique, telles que Simone de Beauvoir (1908-1986) et Michel Rocard (1930-2016), ou des scientifiques de renom comme Jacques Monod (1910-1976) et François Jacob (1920-2013).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95291702-66684649.jpg?v=1773342451" alt=""Le procès d'une vie" L'hommage à une grande dame, l'avocate Gisèle Halimi" title=""Le procès d'une vie" L'hommage à une grande dame, l'avocate Gisèle Halimi" />
     </div>
     <div>
      La mise en scène de Barbara Lamballais et Karina Testa est aussi une plongée, toujours rapide et furtive, dans sa vie où on la voit reprocher à sa mère Fritna (Déborah Grall) son éducation traditionnelle et sexiste en clamant son refus de faire le ménage pour ses frères. Hors contexte scénique, elle avait donc entamé une grève de la faim durant trois jours, &quot;sa première victoire&quot; comme elle le dira plus tard.       <br />
              <br />
       La création est superbe dans sa conception dramaturgique. Clotilde Daniault (Gisèle Halimi) fait osciller sa voix dans un large spectre qui va de la puissance de la déclamation, pour sa plaidoirie, à un timbre posé pour ses entretiens avec Marie-Claire Chevalier et Djamila Boupacha. Il y a plusieurs recoupements entre le judiciaire et le privé, entre les faits historiques et le quotidien. Gisèle Halimi est appréhendée dans ces deux versants, montrant ainsi, sous sa robe d'avocate, la femme dans un cadre familial.       <br />
              <br />
       Alternent des moments de vie qui se chevauchent avec, à différents instants, une scène qui débute, côté cour, pour ensuite être reprise par une autre, côté jardin. Le plateau est souvent découpé en deux aires distinctes délimitant deux intimités différentes qui alternent toujours avec des jeux de lumières où quand une pièce s'allume, l'autre reste dans l'ombre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95291702-66684650.jpg?v=1773342473" alt=""Le procès d'une vie" L'hommage à une grande dame, l'avocate Gisèle Halimi" title=""Le procès d'une vie" L'hommage à une grande dame, l'avocate Gisèle Halimi" />
     </div>
     <div>
      La création se découpe en quatre temps forts dans quatre lieux différents. Il s'agit du cabinet de l'avocate où elle prépare ses audiences avec Marie-Claire Chevalier et Djamila Boupacha. La scénographie découvre aussi son chez-soi ainsi que celle de la famille Chevalier, ainsi que la boîte de nuit, avec la rencontre fatale de Marie-Claire avec son violeur (Julien Urrutia), seul moment comique lors des danses frénétiques. Ce décentrage, autant scénique que temporel, montre nos protagonistes hors de tout contexte judiciaire, permettant de les rendre plus proches.       <br />
              <br />
       La pièce est très bien construite avec de courtes scènes rapides, qui s'enchaînent, brassant dans le passé des moments sous la coupe du présent ou se projetant dans le futur. Ce va-et-vient crée une dynamique permettant ainsi de donner à la représentation un volume dramaturgique dans une échelle de temps bousculée, les faits se faisant écho les uns aux autres sous couvert de l'Histoire.       <br />
              <br />
       Le soir de la représentation (le 25 février), il y avait dans le public une dame de 92 ans qui était présente au procès de Bobigny. Époque lointaine et pourtant actuelle, car jamais définitivement gagnée, les propos sexistes et racistes tapissent en effet très et trop dangereusement les discours de nos politiques.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le procès d'une vie"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95291702-66684654.jpg?v=1773342505" alt=""Le procès d'une vie" L'hommage à une grande dame, l'avocate Gisèle Halimi" title=""Le procès d'une vie" L'hommage à une grande dame, l'avocate Gisèle Halimi" />
     </div>
     <div>
      Texte : Barbara Lamballais et Karina Testa.       <br />
       Oeuvre librement inspirée de la vie de Gisèle Halimi et de &quot;Le procès de Bobigny - Choisir La Cause Des Femmes&quot; aux Éditions Gallimard.       <br />
       Mise en scène : Barbara Lamballais, assistée de Armance Galpin.       <br />
       Avec Jeanne Arènes, Clotilde Daniault, Maud Forget, Déborah Grall, Karina Testa, Céline Toutain, Julien Urrutia.       <br />
       Scénographie : Antoine Milian.       <br />
       Lumières : Rémi Saintot.       <br />
       Son et musique : Benjamin Ribolet.       <br />
       Costumes : Marion Rebmann.       <br />
       Perruques : Julie Poulain.       <br />
       Tout public, à partir de 13 ans.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Jusqu'au 31 mai 2026.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 21 h, dimanche à 15 h.       <br />
       48, rue du Faubourg Saint-Martin, Paris 10ᵉ.       <br />
       Tél. : 01 42 08 21 93.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie-lesplendid.tickandlive.com/evenement/le-proces-dune-vie" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.lesplendid.com/" target="_blank">&gt;&gt; lesplendid.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Le-proces-d-une-vie-L-hommage-a-une-grande-dame-l-avocate-Gisele-Halimi_a4501.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Un manifeste pour une nouvelle réforme de l'assurance chômage !</title>
   <updated>2020-06-23T08:10:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Un-manifeste-pour-une-nouvelle-reforme-de-l-assurance-chomage-_a2746.html</id>
   <category term="Trib'Une" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/47334967-37487915.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-06-18T11:15:00+02:00</published>
   <author><name>Isabelle Lauriou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"Manifester derrière un écran, c'est écrire noir sur blanc et avec fougue sur son clavier ce qu'il nous est actuellement impossible de crier haut et fort sur les pavés !"     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/47334967-37487915.jpg?v=1592472963" alt="Un manifeste pour une nouvelle réforme de l'assurance chômage !" title="Un manifeste pour une nouvelle réforme de l'assurance chômage !" />
     </div>
     <div>
      Franck Riester a disparu. Cela ferait un bon titre de roman. Moi qui aime écrire je n'ai pourtant pas pris le bateau telle une "Robinsonne" parcourant les touches du clavier de mon vieil ami prénommé "Asus"… Je n'ai pas embarqué, par manque d'inspiration sûrement.       <br />
              <br />
       Pourtant, ce mystère entretenu autour de Riester pourrait en amuser plus d'un et faire valser les mots tous azimuts lors d'une édition de la fête de la musique… sous protection. Franck brille tellement par son absence que cela en devient consternant. Peut-être est-il tout simplement entrain de jongler avec des pots d'échappement dans une de ses concessions automobiles ! Bref ! Franck a disparu laissant son maître Emmanuel enfourcher le tigre et clamer l'éventuel prolongement des droits pour les intermittents du spectacle, jusqu'en août 2021.       <br />
              <br />
       Wahou ! Quelle bonne nouvelle ce 6 mai dernier pour les quelque 122 000 artistes et techniciens en panne de contrat depuis le 1er mars. La faute à qui ? À Covid-19. Et ce n'est pas le nom de la bagnole dans laquelle squatte Franck depuis quelques semaines… mais bel et bien ce méchant virus qui est en train de creuser la tombe de nombreuses vies humaines mais dont lui est sorti indemne ou presque ! Car semblent demeurer tout de même quelques séquelles. En tout cas, grâce à ce Covid, notre ministre de la culture a appris qu'il y avait des intermittents du spectacle en France qui trimaient à bien plus de 507 heures chaque année pour bénéficier d'indemnités versées par Pôle Emploi.       <br />
              <br />
       Au même titre que sa collègue Muriel Penicaud qui a découvert qu'outre les 122 000 intermittents du spectacle cohabitaient 2 300 000 autres travailleurs intermittents aux contrats dits "déterminés à durée d'usage". Parmi eux : des extras de la restauration, des guides conférenciers, des free lance de l'événementiel, etc.       <br />
              <br />
       Muriel n'a pas été touchée par la maladie mais souffre d'un autre mal : celui de l'expression orale. Nous sommes d'ailleurs de nombreux comédiens à proposer - au tarif privilégié… cela va de soi ! - quelques cours de diction accouplés à la relaxation. Notre ministre du travail est certes moins pâlotte que Riester, son pote, mais pour décrypter son discours… outre la formation langue de bois, il faut s'entourer de techniciens disposant de technologies pointues comme la machine à retranscrire une interview au ralenti ! Ah! Ces techniciens… utiles, je vous le dis.       <br />
              <br />
       Nos deux compères sont donc informés au moins depuis le 16 mars 2020 que ces travailleurs précaires se voient tomber dans un immense "no job's land"… et qu'aujourd'hui, beaucoup d'entre eux peinent à relever la tête, sourire aux lèvres et épanouis des cadeaux empoisonnés qui leur sont réservés. Admettant que, peut-être parmi ces plus de 2 millions de travailleurs se retrouvant en galère, 4 ou 5 aient leur mère ou père patron de grande entreprise pouvant les aider à coup de billets et autres prêts type société, il n'en demeure pas moins que c'est une très très très infime minorité. Un peu comme des ministres qui se retrouvent nommés à un poste avec de vraies compétences vous voyez ? Le lien ?       <br />
              <br />
       En parlant de lien, nous, nombreux plutôt (car la solidarité n'est pas un acte inné) sont les intermittents du spectacle "sauvés" par cette année blanche (dont on attend quand même le décret…) à s'allier à tous ces autres intermittents du travail que l'assurance chômage a oublié et dont la réforme qui s'annonce en septembre risque de massacrer. Nous souhaitons, au même titre que tous ceux sauvés durant la crise et après, que ces 2 300 000 travailleurs - qu'ils soient extra, guides conférenciers, travailleurs pour l'événementiel, etc. - puissent être considérés et que leurs voix soient, enfin, entendus jusqu'à l'Élysée !       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong><span class="fluo_jaune">Téléchargement du Manifeste ci-dessous >></span></strong></span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Un-manifeste-pour-une-nouvelle-reforme-de-l-assurance-chomage-_a2746.html" />
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  <entry>
   <title>"Delusion of the Fury" au festival Manifeste 2016</title>
   <updated>2016-06-22T08:21:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Delusion-of-the-Fury-au-festival-Manifeste-2016_a1622.html</id>
   <category term="Lyrique" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/9718357-15667217.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-06-22T08:18:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Depuis le 2 juin et jusqu'au 2 juillet 2016, l'IRCAM s'associe avec le Centre Pompidou pour ce Manifeste 2016 autour du concept de l'art pauvre. Rendez-vous de la création musicale et des arts, le festival a confié à Heiner Goebbels et à l'Ensemble Musikfabrik la première française d'une œuvre rare : "Delusion of the Fury" de Harry Partch.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9718357-15667217.jpg?v=1466575762" alt=""Delusion of the Fury" au festival Manifeste 2016" title=""Delusion of the Fury" au festival Manifeste 2016" />
     </div>
     <div>
      La vie et l'œuvre de ce compositeur inconnu du grand public sont un manifeste en soi. Né en 1901, Harry Partch quitte le cursus de composition qu'il suivait à Los Angeles pour travailler seul. Il commence dès 1930 à créer ses propres instruments et compose des partitions inédites, à mi-chemin entre musiques savante et populaire qui influenceront les minimalistes et bien au-delà. Un temps réduit au vagabondage pendant le Grande Dépression (tel un personnage de John Steinbeck), il poursuit jusqu'à sa mort en 1974 ses recherches et son œuvre dans les universités de l'Illinois et de Californie.       <br />
              <br />
       C'est justement à Los Angeles, à l'université, que son &quot;drame dansé pour trois acteurs et un ensemble&quot; - ce délire de la fureur <span style="font-style:italic">(1)</span> - est créé en 1966. Pour ce projet hors-norme, il a conçu et fabriqué vingt-sept instruments totalement originaux <span style="font-style:italic">(2)</span> pour proposer un théâtre total où les musiciens deviendraient aussi acteurs, danseurs et chanteurs.        <br />
              <br />
       &quot;Delusion of the Fury&quot; sera un rituel de rêve et de délire (c'est son sous-titre &quot;A ritual of dream and delusion&quot;), la création d'un théâtre musical furieusement anti-académique et sacré. Composé de deux parties - l'une sérieuse inspirée du Nô, l'autre burlesque d'un conte africain – &quot;Delusion of the Fury&quot; est inspiré du grand théâtre grec antique – qui présentait tragédie et comédie en un enchaînement signifiant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9718357-15667285.jpg?v=1466575928" alt=""Delusion of the Fury" au festival Manifeste 2016" title=""Delusion of the Fury" au festival Manifeste 2016" />
     </div>
     <div>
      Performance, installation, bric-à-brac hétéroclite, ce &quot;délire&quot; poétique et musical tient de tout cela et beaucoup plus. Dans la mise en scène <span style="font-style:italic">(3)</span> d'Heiner Goebbels (dans la Grande Halle de la Villette), respectant au plus près les indications de la partition, l'œuvre impressionne pour ce qu'elle est : un théâtre des corps, des instruments et de la voix (du cri à la mélopée). Une dramaturgie du son et du jeu des musiciens magnifiée par des éclairages somptueux entre ténèbres et couleurs Pop-art. Redéfinissant l'espace en une chorégraphie complexe et virtuose où évoluent les artistes comme engagés dans un rituel chamanique d'un nouveau genre, &quot;Delusion of the Fury&quot; est une expérience visuelle, vocale et musicale.       <br />
              <br />
       De ces instruments inouïs engageant totalement l'interprète, le discours sonore se développe à la fois familier (rappelant les traditions des peuples premiers américains mais aussi orientales) et novateur. La richesse des timbres, le jeu sur les modulations, les rythmes et les densités sonores finissent par désorienter le spectateur, agréablement embarqué en un voyage sensible et spirituel.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9718357-15674112.jpg?v=1466576030" alt=""Delusion of the Fury" au festival Manifeste 2016" title=""Delusion of the Fury" au festival Manifeste 2016" />
     </div>
     <div>
      L'incroyable prestation de l'Ensemble Musikfabrik, qui a dû répéter un an pour apprendre à jouer de ces instruments imaginés par Harry Partch, participe entièrement de cette performance. De même que le travail effectué par l'un des leurs, le musicien et facteur Thomas Meixner, qui a su recréer avec les difficultés qu'on imagine cette lutherie impressionnante à partir de photos des instruments d'origine désormais conservés à Los Angeles.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Traduction de &quot;Delusion of the Fury&quot;.       <br />
       (2) Citons les New Kitharas, le Crychord, le Diamond Marimba, le Quadrangularis, le Reversum, les Belly et Gourd Drums…       <br />
       (3) Il s'agit d'une reprise de la création allemande de l'œuvre par H. Goebbels à la Ruhrtriennale de 2013.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9718357-15674129.jpg?v=1466576279" alt=""Delusion of the Fury" au festival Manifeste 2016" title=""Delusion of the Fury" au festival Manifeste 2016" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Festival Manifeste 2016 du 2 juin au 2 juillet 2016.</span>       <br />
              <br />
       <b>Programme complet :</b>       <br />
       [&gt;&gt; manifeste.ircam.fr]urlblank :http://manifeste.ircam.fr/       <br />
              <br />
       Exposition &quot;L'Art pauvre&quot; au Centre Pompidou jusqu'au 29 août 2016.        <br />
              <br />
       <b>&quot;Delusion of the Fury&quot; (1966).</b>       <br />
       Pièce de théâtre musical en deux actes de Harry Partch.       <br />
       Heiner Goebbels, mise en scène.       <br />
       Klaus Grünberg, scénographie et lumières.       <br />
       Florence von Gerkan, costumes.       <br />
       Paul Jeukendrup, réalisation informatique musicale.       <br />
       Matthias Mohr, dramaturgie.       <br />
       Arnold Marinissen, direction musicale.       <br />
              <br />
       Ensemble Musikfabrik.       <br />
       Thomas Meixner, facteur des instruments Partch.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Delusion-of-the-Fury-au-festival-Manifeste-2016_a1622.html" />
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   <title>Le Festival "Manifeste" à Beaubourg invite Franck Bedrossian</title>
   <updated>2014-06-16T09:09:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Festival-Manifeste-a-Beaubourg-invite-Franck-Bedrossian_a1134.html</id>
   <category term="Concerts" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/6728580-10284019.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-06-16T08:51:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jusqu’au 10 juillet, le festival pluridisciplinaire "Manifeste" propose de nombreux rendez-vous avec la création la plus explosive dans les domaines du théâtre, de la danse et de la musique, dans plusieurs lieux parisiens mais aussi hors les murs. Le 20 juin à Beaubourg, "Manifeste" nous convie à un concert dédié à la composition musicale contemporaine avec la création française d’une œuvre de Franck Bedrossian, entre autres.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6728580-10284019.jpg?v=1402902552" alt="Le Festival "Manifeste" à Beaubourg invite Franck Bedrossian" title="Le Festival "Manifeste" à Beaubourg invite Franck Bedrossian" />
     </div>
     <div>
      Cet ancien pensionnaire de la Villa Médicis, enseignant en composition à Berkeley depuis 2008, est un des artistes phares de sa génération. Le Klangforum Wien, un ensemble de vingt-quatre musiciens très impliqués dans le répertoire le plus récent, va donc assurer la création française de &quot;Epigram I et II&quot; ; une œuvre inspirée par les poèmes d’Emily Dickinson et composée sur ordinateur - une première pour Franck Bedrossian. Ses recherches sur le son et les mutations de la matière sonore (souvent impressionnantes) s’enrichissent ici d’un travail avec la voix de la soprano Donatienne Michel-Dansac.        <br />
              <br />
       Cette jeune soprano, lancée à vingt et un ans par Pierre Boulez et complice de longue date du compositeur Georges Aperghis, incarnera avec talent tout le mystère d’une œuvre hantée par les mots de la poétesse américaine. D’autres créations françaises sont programmées avec des compositeurs européens et français confirmés ou tout juste diplômés de l’Ircam - tels Georg Friedrich Haas et Aurélien Dumont.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6728580-10284020.jpg?v=1402902553" alt="Le Festival "Manifeste" à Beaubourg invite Franck Bedrossian" title="Le Festival "Manifeste" à Beaubourg invite Franck Bedrossian" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Concert le 20 juin à 20h30.</span>       <br />
              <br />
       Centre Pompidou (Grande Salle) - Beaubourg.       <br />
       75004 Paris.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.centrepompidou.fr" target="_blank">&gt;&gt; centrepompidou.fr</a>       <br />
       Réservations et renseignements :       <br />
       <a class="link" href="http://manifeste.ircam.fr/event/klangforum-wien/" target="_blank">&gt;&gt; manifeste.ircam.fr</a>        <br />
              <br />
       <b>Programme (créations françaises) :</b>       <br />
       Vito Zuraj, &quot;Fired-up&quot;.       <br />
       Pasquale Corrado, &quot;Grain&quot;.       <br />
       Aurélien Dumont, &quot;Abîme Apogée&quot;.       <br />
       Franck Bedrossian, &quot;Epigram I et II&quot;.       <br />
       Georg Friedrich Haas, &quot;Introduktion und Transsonation&quot;.        <br />
              <br />
       Donatienne Michel-Dansac, soprano.       <br />
       Klangforum Wien.       <br />
       Emilio Pomarico, direction.        <br />
       Serge Lemouton, collaboration informatique musicale Ircam.       <br />
       Aurélien Dumont, réalisation informatique musicale Ircam. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Festival-Manifeste-a-Beaubourg-invite-Franck-Bedrossian_a1134.html" />
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