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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-23T01:17:34+02:00</updated>
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   <title>•In 2026• "La Parabole du Seum" Remake de "La grande bouffe", version queer féministe éclairée</title>
   <updated>2026-07-14T12:20:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2026-La-Parabole-du-Seum-Remake-de-La-grande-bouffe--version-queer-feministe-eclairee_a4619.html</id>
   <category term="Avignon 2026" />
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   <published>2026-07-14T11:41:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Si dans "La grande bouffe" en 1973, Marco Ferreri, "cinéaste primé du mauvais goût", avait poussé à son paroxysme la décadence de bourgeois, mâles blancs et nantis, transformant les femmes en objets de jouissance et s'empiffrant de nourriture jusqu'à en mourir, la metteuse en scène et performeuse de "Carte noire nommée désir" (2023), Rébecca Chaillon, s'en prend, elle aussi, à la folie contemporaine… mais pour magnifier la nécessaire résistance des exclus. Invité dans la cour du Cloître des Célestins, un bataillon représentatif des stigmatisés (racisés, croyants non orthodoxes, queers, trans, gros, malades, etc.) va faire communauté pour mettre à mal le monde réactionnaire, porte d'entrée du fascisme annoncé.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97340819-67801326.jpg?v=1784022929" alt="•In 2026• "La Parabole du Seum" Remake de "La grande bouffe", version queer féministe éclairée" title="•In 2026• "La Parabole du Seum" Remake de "La grande bouffe", version queer féministe éclairée" />
     </div>
     <div>
      Le lieu choisi n'est en rien anodin, il porte en ses murs – ouverts sur la voûte céleste – un sens religieux dont Rébecca Chaillon va s'emparer… pour <span style="font-style:italic">&quot;remuer ciel et terre&quot;</span> afin d'organiser la riposte. Accueillis par une hôtesse débonnaire, animant l'entrée des gradins par des slogans publicitaires à la gloire du &quot;Super Mammouth&quot;, le temple de la consommation qui l'emploie, les spectateurs sont mis à la place de clients convoités pour leur capacité d'achats. Consommateurs chouchoutés, ils ont même droit à participer (sic) à une grande loterie dotée de prix alléchants : 10 % de leur poids en produits Mammouth, <span style="font-style:italic">&quot;Ce soir c'est Mammouth qui remplit ton assiette…&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Et l'imposante animatrice, mutine, d'ajouter : <span style="font-style:italic">&quot;Maintenant qu'on a bien rigolé, j'appelle mes camarades&quot;.</span> Changement de ton radical effectivement lorsque deux queers faits féministes à la carrure d'athlète déboulent dans les travées pour, d'un doigt ferme pointé sur les spectateurs, s'écrier en les désignant un à un : <span style="font-style:italic">&quot;Mince ! Blanc ! Vieux blanc ! Bourgeois ! ou encore : Gros (ticket gagnant) ! Arabe ! Emigré ! Noir !&quot;.</span> La discrimination au faciès, donnée sociétale en vigueur, ne pouvait être mieux actée…       <br />
              <br />
       Bascule dans la fable… Comme un contrepoison à la société de surconsommation, qui n'en est pas à une contradiction près en stigmatisant les gros <span style="font-style:italic">&quot;dégoulinant de gras et de beurre&quot;</span>, les actrices et acteurs aux formes généreuses, vont imaginer une rébellion rappelant celle mise en jeu naguère par un certain &quot;théâtre brut&quot; italien. Occuper collectivement les rayons du Mammouth pour s'empiffrer jusqu'à vomir de magrets graisseux à souhait, de chapelets de saucisses iconoclastes, de beurre saturé de matière &quot;grâce&quot; et autres aliments bien chargés en calories. Pour expier leurs péchés de consommation insatiable de gras, encapuchonnés dans une robe de bure, elles et ils graviront ad vitam æternam, pour mieux la dégringoler l'instant d'après, la pente d'un Golgotha reconstitué pour l'occasion dans un coin du plateau.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97340819-67801338.jpg?v=1784022979" alt="•In 2026• "La Parabole du Seum" Remake de "La grande bouffe", version queer féministe éclairée" title="•In 2026• "La Parabole du Seum" Remake de "La grande bouffe", version queer féministe éclairée" />
     </div>
     <div>
      &quot;La parabole du Seum&quot;, ce récit allégorique destiné à conjurer le venin des discriminations multiples et (a)variées, prendra alors la forme de la &quot;parabole du gros remplacement&quot;, comme, avec un humour décapant, elle est renommée sur scène… Réactiver le 93, la Seine-Saint-Denis où Rébecca Chaillon a grandi – Aubervilliers, Clichy-sous-bois, Les Lilas, Romainville, Tremblay-en-France, autant de lieux marqués par l'exclusion – apparaît un viatique pour celle qui entend, dans une forme théâtrale investie, diffuser via des &quot;paraboles&quot; les horreurs d'un monde glissant tout droit vers la dictature d'un modèle unique.       <br />
              <br />
       Alors, les participants, dans une révolte jubilatoire, s'en donneront à ventre joie en s'empiffrant de kebabs, gâteaux avalés à pleine poignée, et autres substituts alimentaires, se vautrant dans une orgie de bouffe, allégée ou non, jusqu'à en vomir.       <br />
              <br />
       Alternant le ton de la dérision libératrice et celui plus grave de l'urgence – <span style="font-style:italic">&quot;Faut-il attendre la catastrophe pour détruire le magasin ?&quot;</span> – des tableaux réalistes rendront compte du calvaire quotidien imposé aux grosses et gros… Pas d'ascenseur dans les logements sociaux vétustes et la lave noircie brûlante entre les cuisses échauffées… entrainant comédiennes et comédiens à se mettre à nu, exposant fièrement leur corpulence… et suscitant la sortie immédiate de quelques spectateurs sensibles, ne pouvant – visiblement – supporter l'audace d'une vérité &quot;crue&quot;, vérité prise en l'occurrence en pleine figure.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97340819-67801339.jpg?v=1784023011" alt="•In 2026• "La Parabole du Seum" Remake de "La grande bouffe", version queer féministe éclairée" title="•In 2026• "La Parabole du Seum" Remake de "La grande bouffe", version queer féministe éclairée" />
     </div>
     <div>
      Les corps colonisés par leurs propres cellules gangrénées par les PFAS éternels, les canicules à répétition, les cohortes de gens tombant comme des mouches… et trouver ça normal, distraits que nous sommes par l'effervescence créée par La Coupe du Monde de foot ou encore par La Grande Boucle, pourraient donner l'envie de fuir dans un ailleurs à l'écart… Si récupérer des récits anciens éclaire les désastres de L'Histoire en marche, loin de toute résignation passive, le combat s'impose…       <br />
              <br />
       … y compris avec les armes du théâtre et de la communauté de spectateurs présents invités à signer en direct (QR code affiché à l'écran) la pétition nationale lancée sur les réseaux pour obtenir les 1 % pour la Culture, variable d'ajustement des politiques d'austérité néo-libérales, dont le taux vient d'être scandaleusement réduit à 0,7 %. La metteuse en scène fait alors son apparition sur le plateau pour préciser que, si le quota de signatures venait à ne pas être atteint ce soir, le spectacle s'arrêterait sur le champ... Portables en main, le QR code scanné, l'adhésion à la proposition sera massive et dans la foulée la date de la Manif du lundi 13 juillet, 18 h, sera annoncée signant un théâtre impliqué politiquement, un théâtre rappelant celui porté par les avant-gardistes des années soixante-dix-quatre-vingt où la vie infiltrait l'art.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97340819-67801340.jpg?v=1784023027" alt="•In 2026• "La Parabole du Seum" Remake de "La grande bouffe", version queer féministe éclairée" title="•In 2026• "La Parabole du Seum" Remake de "La grande bouffe", version queer féministe éclairée" />
     </div>
     <div>
      Quant à la chute, elle prendra la forme d'un somptueux oratorio (burlesque), à la gloire des Mammouth et consorts, conclu par un serment d'anthologie. La représentation se prolongera, dans L'Église des Célestins jouxtant le Cloître, par une performance de Rébecca Chaillon accompagnée d'une chanteuse guitariste compagnonne de route. Une opportunité offerte là à la Chevalière des Arts et Lettres, nue sous un tablier lamé découvrant ses arrières, de &quot;recoudre&quot; patiemment deux morceaux de la carcasse d'un agneau, avant de lui adjoindre sa tête extraite elle aussi du frigo de l'Histoire. Echo subliminal du rite de l'Agnus Dei où, Jésus-Christ dans le rôle de victime sacrificielle, est l'objet de célébrations afin de &quot;recoudre&quot; l'Humanité dépecée par le péché.       <br />
              <br />
       Ce que Rébecca Chaillon célèbre, de spectacle en spectacle, avec la même frénésie et sans concession possible, c'est la lutte pour la liberté de chacune et chacun – en dehors de tous facteurs discriminatoires liés aux couleurs de peau, aux morphologies, aux genres électifs, aux croyances religieuses – à être soi, tout simplement soi, en recousant les morceaux épars d'un tissu social fractionné en catégories hiérarchisées… Sa formidable troupe de comédiennes et comédiens à l'unisson en est à nouveau ce soir, sous le ciel d'Avignon, l'incarnation ô combien vivante.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 11 juillet 2026 au Cloître des Célestins, pour la 80ᵉ édition du Festival d'Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Parabole du Seum"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97340819-67801341.jpg?v=1784023073" alt="•In 2026• "La Parabole du Seum" Remake de "La grande bouffe", version queer féministe éclairée" title="•In 2026• "La Parabole du Seum" Remake de "La grande bouffe", version queer féministe éclairée" />
     </div>
     <div>
      France. Création 2026.       <br />
       En français, surtitré en anglais.       <br />
       Conception et texte : Rébecca Chaillon.       <br />
       Avec la participation de : Alexia Alexi, Yanis Boulahia, Solenne Capmas, Céline Champinot, Hassan Gourniz, Loulie Houmed, Camille Léon-Fucien, Living Smile Vidya, Nabila Mekkid, Élisa Monteil, Suzanne Péchenart, Chloé Roger, Camille Riquier, Julie Teuf.       <br />
       Mise en scène : Rébecca Chaillon, Céline Champinot.       <br />
       Stagiaire assistante à la mise en scène : Marie Delpit.       <br />
       Avec : Yanis Boulahia, Hassan Gourniz, Loulie Houmed, Camille Léon-Fucien, Nabila Mekkid, Julie Teuf, Living Smile Vidya.       <br />
       Scénographie : Camille Riquier.       <br />
       Son et régie son : Élisa Monteil.       <br />
       Lumière : Alexia Alexi, Chloé Roger.       <br />
       Costumes : Solenne Capmas.       <br />
       Régie générale de création et plateau : Suzanne Péchenart.       <br />
       Création et régie vidéo : Élisa Bernard, Boris Carré, Tao Klos et Pauline Millet (en alternance).       <br />
       Régie lumière : Chloé Roger.       <br />
       Régie son : Élisa Monteil.       <br />
       Surtitrage : Lisa Wegener.       <br />
       Traduction anglaise pour le surtitrage : Amelia Parenteau.       <br />
       Accompagnement technique : Nicolas Ahssaine.       <br />
       Durée : 2 h 45.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97340819-67801342.jpg?v=1784023091" alt="•In 2026• "La Parabole du Seum" Remake de "La grande bouffe", version queer féministe éclairée" title="•In 2026• "La Parabole du Seum" Remake de "La grande bouffe", version queer féministe éclairée" />
     </div>
     <div>
      Ce spectacle contient des scènes à caractère sexuel et des récits de violences grossophobes, queerphobes, racistes, islamophobes, transphobes, sexistes et sexuelles.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon In 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 6 et du 8 au 12 juillet 2026.</span>       <br />
       A été représenté à 22 h.       <br />
       Cloître des Célestins, Place des Corps Saints, Avignon.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/fr/billetterie" target="_blank">Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/?cat=1001" target="_blank">>> festival-avignon.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Du 16 au 19 juillet 2026 : Nuits de Fourvière, Lyon (69).       <br />
       Du 26 novembre au 12 décembre 2027 : Théâtre Public de Montreuil dans le cadre du Festival d'Automne à Paris, Montreuil (93).       <br />
       Du 14 au 17 avril 2027 : La Criée - Théâtre national de Marseille, Marseille (13).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Le Malade Imaginaire" Une version réparatrice de l'ultime pièce de Molière à usage olympien ou autre !</title>
   <updated>2024-03-20T17:05:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Malade-Imaginaire-Une-version-reparatrice-de-l-ultime-piece-de-Moliere-a-usage-olympien-ou-autre-_a3847.html</id>
   <category term="Trib'Une" />
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   <published>2024-03-20T16:51:00+01:00</published>
   <author><name>Isabelle Lauriou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Oyez, oyez ! Les gens. Tendez les oreilles, ouvrez vos tympans. Je vous apporte cette nouvelle. Bonne ou mauvaise, c'est vous qui décidez ! Non loin des Bouffes du Nord, hier soir, une idée, soudain, a germé. Proposer un remède, pour soigner ce "bobo" qui contamine les ondes depuis deux semaines.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79028359-57295664.jpg?v=1710951253" alt=""Le Malade Imaginaire" Une version réparatrice de l'ultime pièce de Molière à usage olympien ou autre !" title=""Le Malade Imaginaire" Une version réparatrice de l'ultime pièce de Molière à usage olympien ou autre !" />
     </div>
     <div>
      Diantre ! De partout, résonnent de bien puériles polémiques. Les mots fusent telle une dynamite. D'affront, même, il est question ! Autour de cet événement appelé &quot;Jeux Olympiques&quot;.       <br />
              <br />
       Une femme, me dit-on, en serait la cause.       <br />
       Une dame de nos temps modernes,       <br />
       Aya Nakamura serait son nom de scène.       <br />
       Chanteuse, businesswoman contre intellectuels et ramassis de haine.       <br />
              <br />
       Tel un Molière qui déclenche les rires, provoque l'émotion et déchaîne l'enthousiasme, cette artiste du XXIe siècle anime les débats, déchaîne tempête d'insultes sur les bords de Seine.       <br />
              <br />
       Voici l'heure de vous adresser mon ordonnance,        <br />
       De vous confier mon idée afin d'inaugurer ces jeux de l'opulence.       <br />
       Peut-être que les Français, enfin, tomberont d'accord.       <br />
       Et cesseront cette infantile mise à mort.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79028359-57295668.jpg?v=1710951277" alt=""Le Malade Imaginaire" Une version réparatrice de l'ultime pièce de Molière à usage olympien ou autre !" title=""Le Malade Imaginaire" Une version réparatrice de l'ultime pièce de Molière à usage olympien ou autre !" />
     </div>
     <div>
      Une cuillerée de vers,       <br />
       Un cachet de prose,       <br />
       De bons comédiens pour apaiser la conscience.        <br />
       De la musique, de la chanson et des voix qui emportent tout, à l'unisson.       <br />
       Un doux sirop du jour qui adoucit la langue d'hier.       <br />
       Du hip-hop, de l'allure et une superbe lumière.       <br />
       Un homme pour guider les pas de toute cette trousse, oups ! Troupe de comédiens, complète, efficace et sacrément cocasse.       <br />
       Respectant parfaitement la notice initiale datant, je le rappelle, du XVIIe...       <br />
       La classe !       <br />
              <br />
       Troquons Aya pour Tigran…       <br />
       Laissons Édith et sa foule au paradis.       <br />
       Pensons Molière et applaudissons ce nouveau &quot;Malade imaginaire&quot;.       <br />
       Jean-Baptiste Poquelin aussi a de nombreux fans.       <br />
       Il est l'auteur de théâtre le plus connu au monde et le plus traduit, aussi.       <br />
       Tigran Mekhitarian est un excellent metteur en scène.        <br />
       Sublime comédien d'une force et conviction incroyables.       <br />
       Entouré d'une sacrée &quot;team&quot; haute en couleurs, il mène un spectacle batterie battante, guitare, voix et énergies entraînantes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79028359-57295685.jpg?v=1710951313" alt=""Le Malade Imaginaire" Une version réparatrice de l'ultime pièce de Molière à usage olympien ou autre !" title=""Le Malade Imaginaire" Une version réparatrice de l'ultime pièce de Molière à usage olympien ou autre !" />
     </div>
     <div>
      Aya contre Tigran.       <br />
       Langue d'aujourd'hui contre langue de Molière.       <br />
       C'est exactement ce que propose Tigran Mekhitarian, avec grand talent dans une version réparatrice de l'ultime pièce de Molière.       <br />
       Mes jeux sont faits !        <br />
       Car, du virtuel, je n'aime que le vivant, le spectacle et le réel.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Malade imaginaire"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79028359-57295688.jpg?v=1710951338" alt=""Le Malade Imaginaire" Une version réparatrice de l'ultime pièce de Molière à usage olympien ou autre !" title=""Le Malade Imaginaire" Une version réparatrice de l'ultime pièce de Molière à usage olympien ou autre !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Molière.       <br />
       Mise en scène et adaptation : Tigran Mekhitarian.       <br />
       Assistance à la mise en scène : Lucie Baumann.       <br />
       Avec : Serge Avédikian, Anne Coutureau, Isabelle Gardien, Sébastien Gorski, Camila Halima Filali, L'Éclatante Marine, Tigran Mekhitarian et Étienne Paliniewicz.       <br />
       Direction artistique : La Compagnie de l'Illustre Théâtre.       <br />
       Création sonore et musique : Sébastien Gorski.       <br />
       Chorégraphies : Camila Halima Filali.       <br />
       Lumières : Denis Koransky.       <br />
       Scénographie : Georges Vauraz.       <br />
       Costumes : Axel Boursier.       <br />
       Création vidéo : Jérémy Vissio.       <br />
       Régie son et lumières : Guillaume Rouchet.       <br />
       Habillage : Andréa Millerand.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 14 au 31 mars 2024.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre des Bouffes du Nord, Paris 10e, 01 46 07 34 50.       <br />
       <a class="link" href="https://www.bouffesdunord.com/" target="_blank">&gt;&gt; bouffesdunord.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Malade-Imaginaire-Une-version-reparatrice-de-l-ultime-piece-de-Moliere-a-usage-olympien-ou-autre-_a3847.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Beau geste : "Siam, au fil de l'eau", un superbe conte musical pour Noël</title>
   <updated>2020-11-23T07:42:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Beau-geste-Siam-au-fil-de-l-eau--un-superbe-conte-musical-pour-Noel_a2840.html</id>
   <category term="CédéDévédé" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/51699667-39620571.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-11-23T07:28:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Projet solidaire et collectif, "Siam, au fil de l'eau", est le conte musical à offrir absolument à Noël. Un bijou (un magnifique livre illustré avec CD) conçu par l'Ensemble Contraste, entouré d'une pléiade de grands artistes de la scène et de la chanson, au profit de l'association Le Rire Médecin.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/51699667-39619866.jpg?v=1606060042" alt="Beau geste : "Siam, au fil de l'eau", un superbe conte musical pour Noël" title="Beau geste : "Siam, au fil de l'eau", un superbe conte musical pour Noël" />
     </div>
     <div>
      Dans les bacs depuis fin octobre, le conte initiatique &quot;Siam, au fil de l'eau&quot; est le dernier-né de l'Ensemble Contraste ; un bel enfant qui a vu le jour avec l'association Le Rire Médecin et les éditions Flammarion Jeunesse. Ce projet solidaire vise à créer d'abord un magnifique conte musical initiatique (avec 19 chansons) porté par de grands artistes tels Ariane Ascaride, François-Xavier Demaison, Sara Giraudeau et autres Gérard Jugnot, sans oublier Karine Deshayes, Juliette ou Albin de la Simone, et un bel album devant lequel rêver.        <br />
              <br />
       Réalisé pendant le premier confinement, l'album-cd est donc un rare objet à offrir absolument. Arnaud Thorette (alto, violon des Contraste, guitare basse) a écrit le conte ; Johanne Farjot, directeur artistique de l'ensemble, en a composé la musique (piano, claviers et programmation musicale) ; et, enfin, Olivier Latyk, illustrateur doué d'une centaine d'ouvrages pour la jeunesse, en a proposé (en 48 pages) une belle mise en images du grand voyage de Siam. Le résultat est tout simplement bluffant. Citons aussi les autres musiciens : Antoine Pierlot (violoncelle), Alban Sautour (basse), Jean-Louis Di Fraya (percussions, batterie) et Aurélien Naffrichoux (guitares) - tous indispensables.       <br />
              <br />
       Poésie intense des voix, du chant, d'une musique ciselée et lumineuse (créant les climats envoûtants des lieux et des aventures de Siam), et pouvoir évocateur des images pour faire vivre personnages et paysages (du Vietnam à l'Amérique) avec des dessins superbes, tout concourt à cette réussite. Une réussite au service non seulement des enfants grands ou petits qui écouteront (et regarderont) avec passion l'histoire de Siam, mais aussi au service de l'association Le Rire Médecin, qui fêtera ses 30 ans en 2021.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/51699667-39619877.jpg?v=1606065295" alt="Beau geste : "Siam, au fil de l'eau", un superbe conte musical pour Noël" title="Beau geste : "Siam, au fil de l'eau", un superbe conte musical pour Noël" />
     </div>
     <div>
      Petit rappel, l'association aide les enfants hospitalisés à jouer et à rire pour mieux affronter la maladie, en intervenant dans 48 services pédiatriques en France. Plus de 100 clowns-comédiens professionnels offrent chaque année près de 83 000 spectacles aux enfants, à leurs familles et aux soignants. Gérard Jugnot, Sara Giraudeau et François-Xavier Demaison sont les parrains - marraine de l'association. C'est donc tout naturellement qu'ils ont décidé de participer à ce beau projet.       <br />
              <br />
       Une bonne raison supplémentaire de se plonger dans la quête initiatique de Siam est que le voyage proposé est intrigant. Dans les années soixante-dix, cette petite fille née d'une mère vietnamienne (Lan incarnée par Sara Giraudeau) part à la recherche de son père, James (ancien GI américain) à San Francisco. Traversant les océans, accompagnée d'oiseaux bienveillants (Demaison, Jugnot, Ascaride) elle trouvera tout à la fois son destin et son père en devenant une grande chanteuse dans la comédie musicale paternelle. Évidemment, le parcours ne peut déboucher que sur cette belle conclusion : la musique est toujours salvatrice. Outre les artistes connus déjà cités, les lecteurs-auditeurs apprécieront les personnages joués ou chantés par Tim Dup (le père), Marie Oppert (délicieuse Siam), Vanille, Rosemary Standley (le Fleuve Mekong) et Yanowski (le Policier).        <br />
              <br />
       Très bel objet, et beau geste, il faut offrir et s'offrir &quot;Siam, au fil de l'eau&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/51699667-39620571.jpg?v=1606065206" alt="Beau geste : "Siam, au fil de l'eau", un superbe conte musical pour Noël" title="Beau geste : "Siam, au fil de l'eau", un superbe conte musical pour Noël" />
     </div>
     <div>
      <b>● Ensemble Contraste + invités &quot;Siam, au fil de l'eau&quot;.</b>       <br />
       Genre : Livre CD.       <br />
       Dès 6 ans.       <br />
       Prix : 23,90 euros (un euro reversé au Rire Médecin par exemplaire vendu).       <br />
       Format : 246 sur 308.       <br />
       48 pages + dépliant + CD (1 h d'écoute).        <br />
       Éditions Flammarion Jeunesse.       <br />
       Sortie : 28 octobre 2020.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Beau-geste-Siam-au-fil-de-l-eau--un-superbe-conte-musical-pour-Noel_a2840.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Perce-neige"… Heurts, amour et tendresse</title>
   <updated>2020-10-15T09:04:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Perce-neige-Heurts-amour-et-tendresse_a2812.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/50610851-39022090.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-10-15T08:52:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le Théâtre 13 organise depuis quinze ans un concours de jeunes metteurs en scène qui s'est déroulé cette année du 2 au 14 octobre. Cinq pièces étaient en compétition dont "Perce-Neige" qui traite de la maladie psychique au sein d'un hôpital.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50610851-39022090.jpg?v=1602746001" alt=""Perce-neige"… Heurts, amour et tendresse" title=""Perce-neige"… Heurts, amour et tendresse" />
     </div>
     <div>
      Traiter de personnes atteintes de troubles psychiques au théâtre dans un lieu où la parole, intime, est rendue publique, relève de la gageure. Peu s'y essaient. Le défi était d'autant plus important pour Juliette Bayi que sa sœur aînée est, depuis de nombreuses années, suivie par des psychiatres ou des psychologues. Celle-ci a d'ailleurs contribué sans le vouloir au titre et à une réplique finale qui s'est largement inspirée du propos suivant qu'elle a tenu un jour : <span style="font-style:italic">&quot;je suis comme un perce-neige, parce qu'un perce-neige ça meurt en automne et puis ça renaît en hiver, comme moi&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Il y a neuf personnages physiques mais la parole et le silence sont les deux principaux. Chaque &quot;patient&quot;, pour reprendre le terme de Juliette Bayi, a son propre langage en butte à une forte résistance pour être, devant le médecin, libérée ; dans la grande salle de l'hôpital, accompagnée ou bousculée ; dans la chambre, intime et révoltée. L'extime prend appui sur le corps et les aides-soignants où le verbe accouche autant dans l'empathie que dans la colère et le rejet. Le silence est en écho autant à un vide qu'à une écoute, comme celui du monde. Quant à la parole, elle est celle du malade.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50610851-39022232.jpg?v=1602746157" alt=""Perce-neige"… Heurts, amour et tendresse" title=""Perce-neige"… Heurts, amour et tendresse" />
     </div>
     <div>
      La scénographie est construite autour de trois pièces délimitées par des bandes blanches sur un sol noir où le déplacement des personnages est quasi géométrique, à angle droit à l'opposé d'un verbe souvent heurté, défaillant. La disposition des salles laisse voir au centre de la scène une grande salle dans laquelle la vie de l'hôpital se déroule. Côté cour, il y a le cabinet du docteur Mertens (Julie Duval) et, côté jardin, la chambre des hospitalisés. Ce rapport en symétrie opposée du corps médical et de la maladie, côtés cour et jardin, met en exergue la représentation du monde extérieur via le médecin et celle, coupée de l'extérieur, du malade où la grande salle au centre fait œuvre de médiation avec sa vie de groupe.       <br />
              <br />
       La scénographie met le docteur Mertens dans une position duale. Bien qu'empathique et à l'écoute, elle est souvent de dos et dans l'obscurité comme la représentation d'un monde extérieur qui occulte les personnes ayant des troubles psychiques alors que ses sorties semblent symboliser celles de nouveaux départs pour les hospitalisés.       <br />
              <br />
       Les propos tournent toujours autour d'une vérité, celle d'êtres où l'artifice, le maquillage social n'ont pas de résonance. Nous sommes dans un pré carré où le faux-semblant n'ose même pas faire entendre sa respiration. Tout est direct, d'une franche clarté même si les mots se cherchent dans l'obscurité d'une élocution parfois hachée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50610851-39022235.jpg?v=1602746190" alt=""Perce-neige"… Heurts, amour et tendresse" title=""Perce-neige"… Heurts, amour et tendresse" />
     </div>
     <div>
      Ce sont des remises en question personnelles, des besoins d'amour, d'être, d'exister qui apparaissent. Un très joli travail d'interprétation est effectué par les comédiens dans leurs incarnations de patients où les troubles sont incarnés avec un corps et une élocution souvent vive, parfois assurée, toujours heurtée. Il y a aussi cette immixtion dans l'intime et l'amour. Les propos, bien que bousculés, n'en demeurent pas moins sujets à ses doutes et ses repères.       <br />
              <br />
       La scène, presque militaire, de la prise de médicaments montre un moment quasi machinal où le patient échappe à ce qu'il est. La création de Juliette Bayi est aussi un hommage appuyé à la pratique au quotidien d'aides-soignants qui se donnent corps et âme aux personnes qu'ils traitent.       <br />
              <br />
       C'est une création qui pose un mot aux mots, celui du malade à ceux d'une société pour faire entendre son propos trop souvent oublié, occulté, voire ignoré, en lui donnant une identité sociale et humaine avec ses envies, ses révoltes et ses tendresses. C'est une pièce vivante et porteuse d'espoir qui fait vivre la parole du malade sans que le regard de l'autre lui imprime une marque ou une empreinte aliénante.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Perce-neige"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50610851-39022438.jpg?v=1602746425" alt=""Perce-neige"… Heurts, amour et tendresse" title=""Perce-neige"… Heurts, amour et tendresse" />
     </div>
     <div>
      Catharsis hospitalière.       <br />
       Texte et mise en scène : Juliette Bayi.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Romain Bouillaguet.       <br />
       Avec : Ilian Bergala, Martin Campestre, Simon Cohen, Hermine Dos Santos, Julie Duval, Charlotte Levy, Laura Puech, Jonathan Turnbull, Geert Van Herwijnen.       <br />
       Création musique : Lisa Petit de la Rhodière.       <br />
       Lumières et régie : Vincent Dupuy.       <br />
       Durée : 1 h 30 sans entracte.       <br />
       Conseillé à partir de 10 ans.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté les 2 et 3 octobre 2020 au Théâtre 13 dans le cadre Prix Théâtre 13/Jeunes metteurs en scène 2020</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre13.com/saison/prix-theatre-13" target="_blank">&gt;&gt; theatre13.com</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Perce-neige-Heurts-amour-et-tendresse_a2812.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Année 2020, rouge rosé ou blanc, avec ou sans les bulles… modérément avant le spectacle vivant</title>
   <updated>2020-01-19T09:38:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Annee-2020-rouge-rose-ou-blanc-avec-ou-sans-les-bulles-moderement-avant-le-spectacle-vivant_a2638.html</id>
   <category term="Trib'Une" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/41917960-35071507.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-01-19T09:00:00+01:00</published>
   <author><name>Isabelle Lauriou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Une fois n'est pas coutume pour ce billet d'année nouvelle et 2020, ma chronique est adressée au public. Plus précisément aux quelques têtes à claques qui composent parfois la jauge d'une salle de spectacle.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/41917960-35071507.jpg?v=1579422014" alt="Année 2020, rouge rosé ou blanc, avec ou sans les bulles… modérément avant le spectacle vivant" title="Année 2020, rouge rosé ou blanc, avec ou sans les bulles… modérément avant le spectacle vivant" />
     </div>
     <div>
      Qu'elle soit grande, petite, connue, nouvelle ou carrément classée - je parle de la salle… et non de la tête à claques - chacune a un véritable point commun : l'emmerdeur(euse), le ou la chiant(e), le ou la surexcité(e) ou souvent le ou la grippé(e), stade 12 ou division 1 qui ne lâche rien sauf ses postillons et autres régalades salivaires. Il a payé sa place depuis des semaines, rien à faire. Il a un bon 39 de fièvre, des suées dont peuvent encore se rappeler quelques fauteuils un peu rouillés par le temps et les fessiers, et une toux à perdre haleine… qui de temps en temps, vient directement se coller à vos oreilles.       <br />
              <br />
       Pour moins que ça, le médecin affilié CPAM refourgue un certificat médical et un arrêt de travail ! Qu'est-ce qu'un <span style="font-style:italic">&quot;specta-bronchite, spectangine, spectaryngite ou spectagrippe&quot;</span> viennent faire dans une salle obscure, au bout de la vie de son poumon droit, de sa bronchiole gauche et de ses ganglions suspendus au cou taille XXL ? Bordel ! Pourquoi est-il là assis à se demander s'il ne serait plutôt pas mieux dans son lit parce que, en plus, à cause des anti-bios son tympan bourdonne et qu'il ne comprend pas tous les mots du texte de Claudel… qui en plus dure trois heures. Une chance ! À l'Olympia, c'était Commandeur…       <br />
              <br />
       Malades, si un satané virus d'hiver squatte votre gorge et vous titille le lob, restez tranquilles ! Chez vous. Le spectacle vivant, ses actrices et acteurs se prennent au passage des microbes, d'autres parasites assez désagréables au confort scénique.       <br />
              <br />
       Notre santé n'étant déjà matériellement pas au top ces temps-ci, soyez gentils ! Optez pour le bon grog de mamie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/41917960-35071508.jpg?v=1579422047" alt="Année 2020, rouge rosé ou blanc, avec ou sans les bulles… modérément avant le spectacle vivant" title="Année 2020, rouge rosé ou blanc, avec ou sans les bulles… modérément avant le spectacle vivant" />
     </div>
     <div>
      Dans un autre genre, il y a aussi le mec ou la nana bourrés. Comme ce 2 janvier, boulevard des Capucines… dans cette salle mythique, fut-elle, au temps de Piaf ou Brel.       <br />
       Une femme portant un grand chapeau masquant la vue des voisins arrière mais pas son haleine malheureusement.       <br />
       - Vin rouge ?       <br />
       - Blanc ?        <br />
       - Les deux ! Avec des cocktails molotov de rhum ! Pari ? Paris…       <br />
              <br />
       Commandeur a atterri. On a ri. C'était le but ! Mais depuis que mon meilleur ami s'est endormi au one woman show d'Axelle Laffont, je me méfie.       <br />
              <br />
       Le spectacle de Jérôme - ça y est ! On est pote. Je l'appelle Jérôme… - a démarré avec 15 minutes de retard et elle, elle a passé les minutes à boire des coups au bar ! Évidemment saoule comme une polonaise, elle riait à tue-tête gesticulant de droite à gauche, un coup sur un ami - un ami de comptoir -, un autre coup sur le voisin qui se retenait de dire quoi que ce soit car sa dulcinée était très enceinte et qu'il la surveillait.       <br />
              <br />
       Et moi… derrière. Comme par hasard ! Le spectateur relou, jamais loin. Trop près quoi !        <br />
       Cette femme se gossait même quand Jérôme n'était pas sur scène c'est dire qu'elle en avait sniffé de l'alcool !       <br />
              <br />
       Vapeurs et hauts de coeur dépassés, Commandeur est vraiment drôle et l'Olympia parfaitement à sa hauteur ! L'ivrogne s'est levée mais ne s'est pas cassé la gueule ! Dommage ! On lui aurait mis des sous dans le chapeau pour la chute tant espérée de la fin de soirée.       <br />
              <br />
       Difficile donc d'éviter le spectateur ingérable ou malade.       <br />
       Sur ce point au moins nous voilà, comédiennes, comédiens, tous égaux !        <br />
              <br />
       Bonne année 2020… et vin avec modération… surtout.        <br />
              <br />
       Spéciales dédicaces à mon chéri et à mon meilleur ami.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Annee-2020-rouge-rose-ou-blanc-avec-ou-sans-les-bulles-moderement-avant-le-spectacle-vivant_a2638.html" />
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