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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-16T13:30:27+01:00</updated>
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   <title>"La Distance" Les planètes aussi bien que les êtres s'éloignent, au fil du temps, sous la plume et l'œil de Tiago Rodrigues</title>
   <updated>2025-10-08T20:59:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Distance-Les-planetes-aussi-bien-que-les-etres-s-eloignent-au-fil-du-temps-sous-la-plume-et-l-oeil-de-Tiago_a4374.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2025-10-08T19:54:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Quelques troncs d'arbres abattus et un bloc de rocher séparent l'espace de jeu en deux. C'est la barrière réelle entre ce père et cette fille sur scène. Une distance qui devient vertigineuse dans le texte de Tiago Rodrigues, puisque ces deux personnages sont distants de 225 millions de kilomètres dans leur réalité. L'un sur une planète Terre en complète abandon, l'autre sur Mars en devenir de l'espoir d'une nouvelle humanité. Une histoire qui se déroule en 2077.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91622400-64363863.jpg?v=1759947275" alt=""La Distance" Les planètes aussi bien que les êtres s'éloignent, au fil du temps, sous la plume et l'œil de Tiago Rodrigues" title=""La Distance" Les planètes aussi bien que les êtres s'éloignent, au fil du temps, sous la plume et l'œil de Tiago Rodrigues" />
     </div>
     <div>
      Dans ce postulat d'avenir, la planète en est à son troisième effondrement, suite à des catastrophes sociales, systémiques et climatologiques qui détruisent tout, mais suite surtout à une catastrophe économique, causée essentiellement par la chute des républiques et le règne du grand capital synonyme du formatage des âmes, un peu dans l'esprit de 1984 d'Orwell. Voici pour la situation dans laquelle va se dérouler &quot;La Distance&quot;.       <br />
              <br />
       Distance spatiale et distance générationnelle. Tiago Rodrigues interroge le temps où nous vivons. Il s'interroge sur la vision de la jeunesse d'aujourd'hui, sur les certitudes que les générations précédentes se transmettaient, sur les mises en doutes que les jeunes émettent dorénavant un peu partout dans le monde sur ces certitudes. Il pose la question du dépassement : ce temps où le monde est à tel point détruit qu'il vaut mieux tirer un trait sur celui-ci et le passé qui l'a mené là, une bonne fois pour toutes. Abolir le passé pour créer du neuf à partir de rien… Question que toutes les nouvelles générations sont en droit de se poser, en particulier celle qui vient de prendre conscience des réalités de notre époque. Et de la destruction ininterrompue des ressources de la planète.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91622400-64363875.jpg?v=1759947298" alt=""La Distance" Les planètes aussi bien que les êtres s'éloignent, au fil du temps, sous la plume et l'œil de Tiago Rodrigues" title=""La Distance" Les planètes aussi bien que les êtres s'éloignent, au fil du temps, sous la plume et l'œil de Tiago Rodrigues" />
     </div>
     <div>
      En contraste avec le chaos que porte la pièce, tout est harmonieux sur scène. Un cercle rond comme la circonférence d'une planète, des lumières chaudes, un cercle capable de tourner, tel un objet du cosmos, pour être alternativement la Terre (l'espace du père, symbolisé par ces troncs morts, des livres, une platine vinyle) soit Mars (l'espace de la fille, un grand bloc de roche rouge, une cloche de végétation sous oxygène artificiel). Si proches, si lointains…       <br />
              <br />
       Les deux concepts, proches et lointains, sont sans cesse en friction ici. Ce qui tient en haleine celui qui regarde, ce ne sont pas des questions kilométriques, mais l'éloignement progressif du père et de son enfant et, à la fin, sa perte définitive. Des messages distillés dans le texte à coups de messages vocaux envoyés entre la Terre et l'Espace, entre l'ancien et le futur monde. Le monde de cette jeunesse décidée à oublier définitivement le passé. Car elle a vu que connaître l'histoire pour éviter les erreurs du passé ne sert pas à grand-chose, l'actualité leur donne raison presque tous les jours.       <br />
              <br />
       Un des éléments forts de ce spectacle consiste dans la distribution choisie par Tiago Rodrigues. Les deux interprètes collent étonnamment à leurs rôles respectifs. Non seulement en raison de leurs âges, mais aussi en raison de leurs manières de jouer. Deux styles de jeu, deux manières d'appréhender leurs personnages et de les rendre. Adama Diop, formidable diseur capable de plonger dans l'âme de son caractère et d'en sortir en un éclair, Alison Dechamps, avec un jeu en adéquation avec la jeunesse de son personnage et la nouvelle génération d'actrices : frontale, volontaire, elle épouse son personnage avec un investissement radical, presque sans distance. Et pourtant tous deux parviennent à harmoniser leurs interprétations tout en suggérant, quasiment invisiblement, les différences qui sous-tendent l'éloignement de leur relation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91622400-64363880.jpg?v=1759947331" alt=""La Distance" Les planètes aussi bien que les êtres s'éloignent, au fil du temps, sous la plume et l'œil de Tiago Rodrigues" title=""La Distance" Les planètes aussi bien que les êtres s'éloignent, au fil du temps, sous la plume et l'œil de Tiago Rodrigues" />
     </div>
     <div>
      L'écriture et la mise en scène de Tiago Rodrigues, ainsi que l'ingénieux dispositif scénique constitué d'un immense plateau tournant qui rythme tout le spectacle avec ses ralentissements et ses accélérations, symboles de la course du temps et de la rotation des planètes, créent un système quasi cosmique, emportant les personnages dans un manège qui leur impose sa cadence. N'était une volonté de détailler le récit du voyage et de l'habitabilité de Mars, qui sert peu la profondeur de la pièce, la thématique de la distance croissante entre générations, entre ce père aimant et cette fille aimée, entre ce garant de la mémoire et cette &quot;oubliante&quot; volontaire pour recréer la vie à partir de rien, cette thématique est passionnante et reste longtemps comme une ombre inquiétante dans l'esprit.       <br />
              <br />
       Et puis comment oublier le morceau formidable de Caetano Veloso qui revient à plusieurs reprises, &quot;Sonhos&quot;, et ses mélodies brésiliennes toujours porteuses de rêves, d'espoir et de nostalgie ?       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Distance"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91622400-64363885.jpg?v=1759947364" alt=""La Distance" Les planètes aussi bien que les êtres s'éloignent, au fil du temps, sous la plume et l'œil de Tiago Rodrigues" title=""La Distance" Les planètes aussi bien que les êtres s'éloignent, au fil du temps, sous la plume et l'œil de Tiago Rodrigues" />
     </div>
     <div>
      Texte : Tiago Rodrigues.       <br />
       Mise en scène : Tiago Rodrigues.       <br />
       Assistant à la mise en scène : André Pato.       <br />
       Stagiaire à la mise en scène : Thomas Medioni.       <br />
       Traduction : Thomas Resendes, Daniel Hahn (anglais).       <br />
       Avec : Alison Dechamps, Adama Diop.       <br />
       Collaboration artistique Sophie Bricaire.       <br />
       Scénographie : Fernando Ribeiro.       <br />
       Costumes : José António Tenente.       <br />
       Lumière : Rui Monteiro.       <br />
       Musique : Pedro Costa.       <br />
       Dramaturgie : Sophie Bricaire.       <br />
       Durée : 1 h 25.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">10 et 11 octobre 2025 :</span> De Singel, Anvers (Belgique).       <br />
       <span class="fluo_jaune">15 et 17 octobre 2025 :</span> Maillon Théâtre de Strasbourg - Scène européenne, Strasbourg (67)       <br />
       22 au 24 octobre 2025 : Teatro stabile di Napoli, Naples (Italie).       <br />
       5 au 7 novembre 2025 : La Comédie - Scène nationale, Clermont-Ferrand (63).       <br />
       13 - 23 novembre 2025 : Théâtre Vidy-Lausanne, Lausanne (Suisse).       <br />
       26 – 27 novembre 2025 : MC2, Grenoble (38).       <br />
       1er décembre 2025 : Équinoxe - Scène nationale, Châteauroux (36).       <br />
       15 au 18 janvier 2026 : Centro Dramatico Nacional, Madrid (Espagne).       <br />
       21 au 25 janvier 2026 : Teatre Lliure, Barcelona (Espagne).       <br />
       29 et 30 Janvier 2026 : Le Bateau Feu – Scène Nationale, Dunkerque (59).       <br />
       3 et 4 février 2026 : Le Volcan Scène nationale, Le Havre (76).       <br />
       7 au 10 mai 2026 : Onassis Steg, Athènes (Grèce).       <br />
       15 et 16 mai 2026 : Piccolo Teatro di Milano – Teatro d'Europa, Milan (Italie)       <br />
       21 et 22 mai 2026 : Théâtre de Grasse - Scène conventionnée d'intérêt national Art et Création, Grasse (06).       <br />
       27 et 28 mai 2026 : Scènes et Cinés - Scène conventionnée d'intérêt national Art en territoire, Istres (13).       <br />
       2 et 3 juin 2026 : Théâtre du Bois de l'Aune, Aix-en-Provence (13).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Avignon, une école" Le Théâtre pour (mon) royaume…</title>
   <updated>2025-10-06T19:58:00+02:00</updated>
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   <category term="Théâtre" />
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   <published>2025-10-06T16:40:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Juillet 2023, Festival d'Avignon… Dans le cadre envoûtant de la cour du Cloître des Célestins était donnée la création in vivo de Fanny de Chaillé. Depuis, la Promo M du Bachelor Théâtre de La Manufacture de Lausanne a pris son envol… Et pourtant, même privé de la magie des deux platanes séculaires au feuillage animé par un zeste de mistral, le souffle des quinze jeunes acteurs et actrices loin de s'affaiblir a pris de l'ampleur. S'emparant avec frénésie des archives du Festival initié par Jean Vilar en 1947, mus par la fougue propre à la jeunesse, ils en délivrent ici une nouvelle version mâtinée d'une maturité grandissante.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91568173-64338172.jpg?v=1759761904" alt=""Avignon, une école" Le Théâtre pour (mon) royaume…" title=""Avignon, une école" Le Théâtre pour (mon) royaume…" />
     </div>
     <div>
      Recomposant au gré de leurs fantaisies créatives les grands moments de cette histoire théâtrale unique en son genre, les comédiens les donnent à voir et à entendre sans artifice aucun. Le corps des acteurs, rien que le corps parlant pour traverser quelque quatre-vingts années d'un magma bouillonnant à porter au crédit des directeurs du festival, actrices, acteurs, techniciennes, techniciens du spectacle, spectatrices, spectateurs, tout ce monde confondu dans ce qui constitue Avignon et participe à l'écriture de son histoire.       <br />
              <br />
       Opposant au &quot;Je me souviens&quot; teinté d'une douce nostalgie de Georges Pérec, la parole performative des corps toniques des jeunes comédiens, Fanny de Chaillé compose un pétillant cocktail, relevé de touches d'humour assumé – frôlant parfois une impertinence de bon ton vis-à-vis des illustres aînés désacralisés – où les éclats de la mémoire sélective recomposent comme dans un kaléidoscope géant un paysage… celui d'Avignon revisité à l'aune des regards singuliers de ces jeunes gens fous de théâtre.       <br />
              <br />
       Tout commencera par un extrait d'&quot;Einstein on the Beach&quot;, donné à l'Opéra d'Avignon en 1976, où deux des comédiennes rejoueront avec application la musique de Philip Glass mise en scène par Robert Wilson en énonçant inlassablement en boucle one, two, three… eight, avant d'être rejointes par leurs complices constituant le chœur. La mélodie lancinante opèrera d'emblée comme un charme, ouvrant &quot;la voix&quot; aux tableaux se précipitant à un rythme soutenu. Les plus avertis des spectateurs auront alors le plaisir de repérer dans ce flux incessant quelques scènes mémorables, les novices savoureront celui de les découvrir interprétées par des talents en devenir (cf. distribution en fin d'article).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91568173-64338177.jpg?v=1759761930" alt=""Avignon, une école" Le Théâtre pour (mon) royaume…" title=""Avignon, une école" Le Théâtre pour (mon) royaume…" />
     </div>
     <div>
      Quant aux jeunes talents d'antan, avant de devenir ces figures de proue du théâtre, ils avaient pour nom, fallait-il le rappeler, Jean Négroni, Germaine Montero, Alain Cuny, Michel Bouquet, Silvia Monfort, Jeanne Moreau, Daniel Sorano, Maria Casarès, Philippe Noiret, Monique Chaumette, Jean Le Poulain, Charles Denner, Jean Deschamps, Georges Wilson et… Gérard Philipe. Leur challenge était, si étonnant cela puisse paraître à des comédiens contemporains, d'avoir pour la première fois à jouer… en plein air, sous le ciel d'Avignon !       <br />
              <br />
       Une jeune comédienne ouvrira le feu en se coulant avec un plaisir palpable dans le corps de son aînée (Silvia Montfort), épousant le phrasé de cette pionnière du théâtre (national) populaire. Avec aplomb et une distanciation jouissive, elle dévidera d'une voix rauque les confidences de l'actrice ayant massacré son texte le jour de la première. Comme quoi le talent à venir n'est pas antinomique de ratés magistraux.       <br />
              <br />
       &quot;Le Prince de Hombourg&quot;, dans une mise en scène de Jean Vilar, renaîtra de ses cendres. Sa couronne (figurée par les deux doigts écartés de chaque main) sera solennellement déposée sur le front princier du comédien jouant Gérard Philipe. Ainsi du &quot;Cid&quot; où l'on retrouvera l'acteur adulé, le problème étant que les jeunes artistes se disputeront vivement le rôle-titre, chacun prétendant qu'il lui revient… L'occasion de rappeler la formidable aura populaire de ce héros romantique, donnant lieu à des anecdotes personnelles rappelant qu'un acteur est une personne comme les autres, dotée d'un ego, et que la rivalité… fait partie du jeu.       <br />
              <br />
       Maria Casarès, incarnant Lady Macbeth de Shakespeare, mise en scène par Jean Vilar dans la Cour d'Honneur, sera non sans malice campée au travers du geste mythique des avant-bras frottés et refrottés à l'excès pour tenter de faire disparaître le sang de l'infamie. Tandis que  &quot;Richard II&quot; donnera lieu au témoignage émouvant d'un jeune homme de milieu populaire, racontant l'éblouissement qui fut le sien pour son certificat d'études de découvrir le théâtre dans le lieu prestigieux du Palais des Papes. Il enchainera en disant comment l'accès à la Cour d'Honneur pour découvrir ensuite &quot;Le Prince de Hombourg&quot;, puis &quot;Le Cid&quot;, a changé sa vie et celle de sa famille tenue jusque-là à l'écart des manifestations culturelles faites pour d'autres qu'eux. Comme un hymne vibrant adressé en direct à Jean Vilar.       <br />
              <br />
       Un tableau vivant présentera les acteurs étendus au sol et Maria Casarès, debout au milieu d'eux, dans le rôle d'une Médée hystérique hurlant face au corps de son frère désarticulé jeté à la mer par ses bons soins. Les comédiens se relèveront alors pour offrir, sur une musique d'enfer, une chorégraphie hip-hop &quot;désarticulée&quot; où une comédienne hurlera à son tour sa difficulté à suivre le rythme… réconfortée aussitôt par ses pairs lui assurant que &quot;l'essentiel est de croire au collectif&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91568173-64338442.jpg?v=1759763129" alt=""Avignon, une école" Le Théâtre pour (mon) royaume…" title=""Avignon, une école" Le Théâtre pour (mon) royaume…" />
     </div>
     <div>
      Jean-Luc Godard et la pensée marxiste-léniniste de &quot;La Chinoise&quot; de 1967 feront irruption. D'autres tableaux foisonnant de créativité ludique se succéderont, aux rangs desquels &quot;Messe pour le temps présent&quot; de Maurice Béjart, la pantomime de &quot;La Création du Monde&quot; du Prince du Silence Marcel Marceau et l'immanquable &quot;Soulier de Satin&quot; d'Antoine Vitez.       <br />
              <br />
       Il sera aussi question de la 57e édition du Festival – annulée en 2003, première annulation de l'histoire du festival suite à la grève des intermittents du spectacle défendant mordicus leur statut. Les comédiens se feront alors les porte-voix des débats animés opposant ceux qui voulaient jouer &quot;à tout prix&quot; et ceux qui considéraient que si l'on se contentait de lire un texte de protestation avant de monter sagement sur scène, c'était annoncer leur mort.       <br />
              <br />
       Mais &quot;l'événement&quot;, en 1968 – et ce soir idem – sera sans nul doute &quot;Paradise Now&quot; du Living Theatre  de Julian Beck et Judith Malina, promouvant dans les actes un autre rapport à la création, l'acteur et son engagement corporel devenant noyau du réacteur créatif. Quant à la place du spectateur, elle en sera radicalement modifiée : de simple regardant qu'il était, il devient actant à part entière… Ainsi, les comédiens déserteront leur zone de confort – ici le plateau nu du tnba – pour rejoindre les spectateurs. Ils se dénuderont, s'enlaceront, feront mine de se chevaucher, invectiveront le poing en l'air, multiplieront les gestes libertaires… rejouant jusqu'à plus soif le &quot;scandale&quot; ayant défrayé la chronique de l'époque.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91568173-64338443.jpg?v=1759763152" alt=""Avignon, une école" Le Théâtre pour (mon) royaume…" title=""Avignon, une école" Le Théâtre pour (mon) royaume…" />
     </div>
     <div>
      Et point d'orgue, ne pas omettre dans le même temps de rendre justice à Jean Vilar qui, même si cette séquence était manifestement en décalage avec l'esprit du TNP, n'était pour rien dans l'intervention policière dont on l'accusait d'être à l'initiative. Elle émanait d'un ordre du préfet, frappant d'interdit le Living Theatre pour &quot;désordre public&quot; et reconduit, sous escorte policière, à la frontière dès le lendemain de l'unique représentation.       <br />
              <br />
       Plus proche de nous, en juillet 2023, un autre &quot;scandale&quot; est réactivé. Celui déclenché par   &quot;Carte noire nommée désir&quot; de Rebecca Chatillon faisant exploser &quot;en plein vol&quot; les digues des prérogatives que s'accordent les blancs sur les biens et les corps des noir(e)s. Entourée de performeuses afro-descendantes, la performeuse metteuse en scène et ses complices étaient montées dans les gradins pour &quot;emprunter&quot; les sacs des spectateurs, faisant vivre en direct &quot;les bienfaits de la colonisation&quot;… Fusèrent alors des protestations véhémentes accompagnées de commentaires chers aux identitaires : <span style="font-style:italic">&quot;On est chez nous !&quot;</span>… Et les jeunes comédiens, en guise de chute, de s'emparer de cette réflexion excrémentielle en commentant ironiquement : <span style="font-style:italic">&quot;Avignon, un temple de la culture française…&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91568173-64340937.jpg?v=1759772408" alt=""Avignon, une école" Le Théâtre pour (mon) royaume…" title=""Avignon, une école" Le Théâtre pour (mon) royaume…" />
     </div>
     <div>
      Dotés d'un bel humour ravageur (cf. le tableau inénarrable sur la peur régnant en Avignon, &quot;La Mecque du Théâtre&quot;, suscitée par l'angoisse du &quot;Grand remplacement&quot;… suisse !), ces jeunes comédiens et comédiennes venus(es) de Lausanne rivalisent de savoir-être artistique pour arpenter avec grand bonheur l'histoire fabuleuse de ce Festival. Se saisissant des archives collectées par leur metteuse en scène – Fanny de Chaillé, initiatrice de cette proposition originale méritant à son tour une place dans les archives du Festival –, ils excellent de professionnalisme ardent… Un moment théâtral des plus réjouissants, redonnant des couleurs vives à une création artistique très souvent mise en péril par la politique de régression culturelle &quot;en marche&quot;.        <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le mardi 30 septembre 2025, Grande Salle Vitez du tnba (Théâtre national Bordeaux Aquitaine).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Avignon, une école"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91568173-64340938.jpg?v=1759772439" alt=""Avignon, une école" Le Théâtre pour (mon) royaume…" title=""Avignon, une école" Le Théâtre pour (mon) royaume…" />
     </div>
     <div>
      Conception et mise en scène : Fanny de Chaillé       <br />
       Avec la Promo M du Bachelor Théâtre de La Manufacture – Haute école des arts de la scène, Lausanne : Martin Bruneau, Luna Desmeules, Mehdi Djouad, Hugo Hamel, Maëlle Héritier, Araksan Laisney, Liona Lutz, Mathilde Lyon, Elisa Oliveira, Adrien Pierre, Dylan Poletti, Pierre Ripoll, Léo Zagagnoni et Margot Viala.        <br />
       Assistants : Grégoire Monsaingeon et Christophe Ives.        <br />
       Conception lumières : Willy Cessa.        <br />
       Conception sonore : Manuel Coursin.        <br />
       Costumes : Angèle Gaspar.        <br />
       Régie générale : Emmanuel Bassibé.        <br />
       Régie son : Amon Mantel.        <br />
       Collaboration à la copie d'archives : Tomas Gonzalez.        <br />
       Durée 1h 40.       <br />
              <br />
       <b>Représenté du mardi 30 septembre au samedi 4 octobre 2025, au tnba (Théâtre national Bordeaux Aquitaine), dans le cadre du FAB (Festival International des Arts de Bordeaux Métropole).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 8 novembre 2025 :</span> Chaillot - Théâtre national de la Danse, Paris 16ᵉ.       <br />
       Du 13 au 15 novembre 2025 : Maison Saint-Gervais, Genève (Suisse).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-une-ecole-Le-Theatre-pour-mon-royaume_a4370.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•In 2025• "Yes Daddy" Mémoire brisée… éclats d'un passé recomposé. Un fabuleux huis clos à multiples résonances</title>
   <updated>2025-07-29T11:47:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2025-Yes-Daddy-Memoire-brisee-eclats-d-un-passe-recompose-Un-fabuleux-huis-clos-a-multiples-resonances_a4336.html</id>
   <category term="Avignon 2025" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/90201162-63652183.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-07-29T11:19:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Il est des spectacles où l'on ressort ébranlé, avec le sentiment fort d'avoir vécu un moment théâtral important. Même si – ou justement parce que… – toutes les occurrences ne sont pas élucidées, nous laissant avec plus de questions que de réponses. "Yes Daddy", des Palestiniens Bashar Murkus et Khulood Basel est sans conteste de ceux-là. Ce tête à tête entre ces deux hommes, le vieil homme et l'escort boy qu'il a convié chez lui pour distraire sa solitude, ce corps à corps sanglant, de qui est-il le nom ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90201162-63652183.jpg?v=1753781041" alt="•In 2025• "Yes Daddy" Mémoire brisée… éclats d'un passé recomposé. Un fabuleux huis clos à multiples résonances" title="•In 2025• "Yes Daddy" Mémoire brisée… éclats d'un passé recomposé. Un fabuleux huis clos à multiples résonances" />
     </div>
     <div>
      Est-ce une fable sur les pouvoirs de la mémoire et de la manipulation du passé recomposé ? Est-ce une parabole de l'histoire du peuple palestinien privé depuis 1948 de &quot;la clé de sa maison&quot;, comme suite à la représentation, le suggérait une inconnue avisée ? Après une heure un quart d'intensité dramatique distillée par la seule présence – sur un plateau occupé par un fauteuil roulant, une machine à laver, une table et des cloisons amovibles – de deux acteurs confrontés l'un à l'autre dans un rapport des plus énigmatiques, mouvant et émouvant, on ne sait plus très bien &quot;où on habite&quot;…       <br />
              <br />
       Un vieil homme impotent vit seul ici, ou plus exactement en compagnie des fantômes de son passé, eux bien vivants dans sa tête apparemment affaiblie. On frappe à la porte. Il dit ne pas trouver la clé pour ouvrir. Il dit ne pas se souvenir d'avoir invité ce jeune homme qui a dû forcer le verrou pour pouvoir entrer. Il dit reconnaître en lui son fils aimé, ou/et son camarade d'école quand il était petit. Il dit à sa femme morte depuis longtemps et cuisinant dans la pièce d'à côté, de venir les rejoindre. Le jeune homme, lui, réclame son argent. Il ne partira pas tant qu'il n'aura pas été payé. Mais avant, il faudra trouver où le vieux les planque ces billets dont il dit ne pas se souvenir. Un temps nécessaire à la confrontation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90201162-63652184.jpg?v=1753781248" alt="•In 2025• "Yes Daddy" Mémoire brisée… éclats d'un passé recomposé. Un fabuleux huis clos à multiples résonances" title="•In 2025• "Yes Daddy" Mémoire brisée… éclats d'un passé recomposé. Un fabuleux huis clos à multiples résonances" />
     </div>
     <div>
      Les cloisons de l'appartement disparaissent à vue pour réapparaître dans une autre configuration, modulant l'espace de ce huis clos au gré des mouvements de l'intrigue sous-jacente. C'est que, dans ce que l'on peut entrevoir de la nature des relations entre les deux, des mouvements de bascule s'opèrent. Le vieil homme régresse à l'état de bébé implorant à grands cris le sein de sa mère… que le jeune homme ayant revêtu perruque et robe lui donnera volontiers. Comme si la mémoire brisée du vieil homme en quête de re-connaissance entrait par effraction dans celle du jeune homme épousant sa volonté.       <br />
              <br />
       Lui, rétif au début, devient acteur de la mémoire brisée du vieil homme pour recomposer à ses côtés un passé chargé qui ne passe pas. Le trouble du jeune homme ira jusqu'à se faire filmer en direct et brouiller son image en passant un pinceau rageur sur l'objectif. Faisant du dé-lire de ce que, par paresse, on nomme réalité, un délire partagé… Partagé jusqu'à un certain point avec nous, spectateurs de ce huis clos, puisque des pans de l'intimité vécue par ces deux hommes réunis dans un espace-temps faisant fi de toute chronologie resteront à jamais dissimulés derrière les cloisons étanches. Ainsi en est-il du buste du jeune homme, ensanglanté, jaillissant de l'un des paravents, comme atteint par les stigmates d'un traumatisme qui n'était pas le sien, mais celui d'un autre, celui du vieil homme…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90201162-63652243.jpg?v=1753781269" alt="•In 2025• "Yes Daddy" Mémoire brisée… éclats d'un passé recomposé. Un fabuleux huis clos à multiples résonances" title="•In 2025• "Yes Daddy" Mémoire brisée… éclats d'un passé recomposé. Un fabuleux huis clos à multiples résonances" />
     </div>
     <div>
      … à moins qu'il s'agisse de la réitération parabolique d'un traumatisme sanglant élargi à un peuple entier, les Palestiniens arrachés à leurs terres par décision de l'ONU avec promesse de pouvoir y retourner… Ce mystérieux coffret renfermant des clés que le vieillard dissimulait sciemment, n'offrirait-il pas &quot;une clé de compréhension&quot; de ce qui se joue à notre insu devant nous… Ces clés que les Palestiniens ont naguère précieusement emportées avec eux, dans l'espoir qu'elles serviraient à ouvrir plus tard les portes des maisons qu'ils avaient dû abandonner… Et ce drame présent, conçu et joué par des Palestiniens souffrant d'une liberté contrainte pour se produire à l'étranger, n'en serait-il pas l'illustration ? Tout cela n'étant qu'une lecture engageant le seul regard – libre – de celui ou celle qui la produit.       <br />
              <br />
       De rebondissement en rebondissement, d'in-version en in-version, on est entrainé par la magie d'un théâtre créatif dans le sillage d'une mémoire apparemment faillible et pourtant s'avérant productrice de fragments éclatant comme des vérités projetées face à nous. Vérités toutes relatives, l'une s'ajoutant à la précédente en la contredisant tout en l'étayant… Fabuleusement dérangeant. Réellement passionnant…       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le samedi 26 juillet 2025 au Théâtre Benoît XII à Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Yes Daddy - حاضر يا أبي"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90201162-63652246.jpg?v=1753781305" alt="•In 2025• "Yes Daddy" Mémoire brisée… éclats d'un passé recomposé. Un fabuleux huis clos à multiples résonances" title="•In 2025• "Yes Daddy" Mémoire brisée… éclats d'un passé recomposé. Un fabuleux huis clos à multiples résonances" />
     </div>
     <div>
      Palestine. Création 2024. Première en France.       <br />
       En arabe surtitré en français et en anglais.       <br />
       Texte et mise en scène : Bashar Murkus.       <br />
       Dramaturgie : Khulood Basel.       <br />
       Avec : Anan Abu Jabir, Makram J. Khoury.       <br />
       Scénographie : Majdala Khoury.       <br />
       Lumière : Muaz Al Jubeh.       <br />
       Direction technique : Moody Kablawi       <br />
       Machinerie : Basil Zahran.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Nancy Mkaabal.       <br />
       Traduction française et anglaise pour le surtitrage : Lore Baeten.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon In 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Représenté les 24, 25 et 26 juillet 2025.</span>       <br />
       Théâtre Benoît XII, Avignon.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/fr/billetterie" target="_blank">Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com" target="_blank">>> festival-avignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90201162-63652247.jpg?v=1753781335" alt="•In 2025• "Yes Daddy" Mémoire brisée… éclats d'un passé recomposé. Un fabuleux huis clos à multiples résonances" title="•In 2025• "Yes Daddy" Mémoire brisée… éclats d'un passé recomposé. Un fabuleux huis clos à multiples résonances" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       6 et 7 novembre 2025 : Biennale des Arts de la Scène en Méditerranée - Théâtre des 13 vents, Montpellier (34).       <br />
       14 novembre 2025 : Théâtre Alibi, Bastia (20).       <br />
       18 et 19 novembre 2025 : Théâtre Joliette, Marseille (13).       <br />
       Du 24 au 26 novembre 2025 : Mungo Park Theatre, Allerød (Danemark).       <br />
       Du 19 au 21 mars 2026 : Espoon Theatre, Espoo (Finlande).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/In-2025-Yes-Daddy-Memoire-brisee-eclats-d-un-passe-recompose-Un-fabuleux-huis-clos-a-multiples-resonances_a4336.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•Off 2025• "Anatomie d'une actrice" Quand la mémoire s'efface, le théâtre devient la dernière chance de vérité</title>
   <updated>2025-07-18T17:32:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-Anatomie-d-une-actrice-Quand-la-memoire-s-efface-le-theatre-devient-la-derniere-chance-de-verite_a4317.html</id>
   <category term="Avignon 2025" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/89978160-63537747.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-07-18T09:42:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Une pièce intense, bouleversante et pleine d'espoir de vie "en diamant" : la nature humaine mériterait qu'on s'y attarde bien davantage avant qu'elle ne s'étiole définitivement. Dans sa loge, Suzanne se prépare pour une nouvelle représentation. Actrice de renom, elle connaît la scène par cœur, mais, ce soir, quelque chose cloche. Les mots lui échappent, les visages se brouillent. Sa partenaire, Juliette, la pousse à se concentrer. Mais, au fil des répliques, une autre vérité surgit : Suzanne perd la mémoire ! Et… Juliette est sa fille, en plus d'être sa partenaire de jeu !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89978160-63537747.jpg?v=1752824806" alt="•Off 2025• "Anatomie d'une actrice" Quand la mémoire s'efface, le théâtre devient la dernière chance de vérité" title="•Off 2025• "Anatomie d'une actrice" Quand la mémoire s'efface, le théâtre devient la dernière chance de vérité" />
     </div>
     <div>
      Bien souvent, au Théâtre, la mise en abyme est efficace et féconde, et cet effet en miroir interpelle toujours inévitablement le spectateur : mise en relief de la réalité et effet de distanciation tel que Brecht le soulignait, effets tragiques et/ou vertigineux également. Dans &quot;Anatomie d'une actrice&quot;, Hélène Zidi et Lola, sa fille, pour la première fois en co-écriture, interprètent ce thriller psychologique de façon juste et émouvante, augmentée forcément par leur complicité à la ville.       <br />
              <br />
       Être comédien ! Qu'est-ce que cela signifie au juste, et quel est le degré de porosité entre le réel et la fiction ? Jusqu'à quelle limite l'interprétation façonne-t-elle l'intime ou le dévoile-t-il ? <span style="font-style:italic">&quot;Nous avons toujours été fascinées par la manière dont la mémoire façonne nos identités. Dans cette pièce, elle est un personnage à part entière, une force insaisissable qui joue avec les protagonistes, les manipule, les abandonne. Le théâtre devient alors un double espace : celui du jeu et celui de la réminiscence où les souvenirs se figent en se rejouant indéfiniment &quot;,</span> précisent tour à tour les deux comédiennes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89978160-63537749.jpg?v=1752824833" alt="•Off 2025• "Anatomie d'une actrice" Quand la mémoire s'efface, le théâtre devient la dernière chance de vérité" title="•Off 2025• "Anatomie d'une actrice" Quand la mémoire s'efface, le théâtre devient la dernière chance de vérité" />
     </div>
     <div>
      Mais la pièce n'est pas que cela ! Elle ne traite pas que de la force du théâtre, ni de ce qui permet de s'y construire ou d'appréhender ce qui nous y échappe ! Ni exclusivement de la place de l'actrice ou de l'acteur face au temps qui passe ! Elle convoque aussi, et surtout, celui de la mémoire tout court et de la question éminemment existentielle : comment continuer à exister quand l'autre nous échappe bien malgré lui ?       <br />
              <br />
       Après le succès retentissant de &quot;Camille contre Claudel&quot;, l'an dernier à Avignon, ou encore &quot;Libres sont les papillons&quot;, les deux comédiennes optent cette fois-ci pour un univers plus intimiste et introspectif dans lequel le choix d'un huis clos à la scénographie épurée est audacieux, en n'octroyant aucune place à la faille.       <br />
              <br />
       La complicité de la mère et de la fille ne laissera aucun spectateur indifférent et leur jeu virtuose en dit long sur la complexité des relations mère-fille, ainsi que sur les vérités cachées, les non-dits et autres secrets non partagés.       <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;- Pourquoi as-tu voulu devenir actrice ?        <br />
       - J'avais besoin d'amour, alors je me suis glissée dans la vie des autres…&quot;       <br />
       - Tu peux dire les plus beaux textes du monde, c'est la partie silencieuse que j'entends.&quot;</span>       <br />
              <br />
       &quot;Anatomie d'une actrice&quot; est une pièce intense où l'anatomie du cœur au sens large est largement évoquée, et ce, de manière très sensible, mais non dénuée d'humour et d'auto-dérision. Lola Zidi et Hélène Zidi sont bouleversantes – mais employer ce qualificatif ne veut peut-être pas dire grand-chose, ici –, tant leur complicité et leur envergure professionnelles sont vertigineuses.       <br />
              <br />
       La scénographie, dans laquelle le miroir occupe une place prépondérante, renforce brillamment et très symboliquement le propos du spectacle, notamment à la fin, quand les éléments du décor vacillent et ne tiennent plus leur place, eux non plus… ! Dans la vie, quand la mémoire dérape, les mots le font souvent avec elle.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Qui sommes-nous quand on se présente et que ce n'est pas nous en tant que personne que l'on retient&quot;,</span> précise Lola Zidi, petite-fille de Claude Zidi et fille d'Yves Rénier. Réflexion éminemment existentielle qui, à bien y regarder, constitue peut-être la trame essentielle de l'écriture. Question vertigineuse qui connote parallèlement la notion de transmission présente dans cette pièce intense où le pathos, pourtant, ne submerge pas l'ensemble. Loin de là ! Car c'est du &quot;diamant&quot; qu'il faut garder la mémoire en quittant le Théâtre du Roi René ! Le &quot;diamant&quot;. Rien d'autre, sans doute… Merci, Mesdames !       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Anatomie d'une actrice"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89978160-63537750.jpg?v=1752824896" alt="•Off 2025• "Anatomie d'une actrice" Quand la mémoire s'efface, le théâtre devient la dernière chance de vérité" title="•Off 2025• "Anatomie d'une actrice" Quand la mémoire s'efface, le théâtre devient la dernière chance de vérité" />
     </div>
     <div>
      Texte : Hélène et Lola Zidi.       <br />
       Mise en scène : Lola Zidi.       <br />
       Assistant mise en scène : Achille Moleka.       <br />
       Avec : Hélène et Lola Zidi.       <br />
       Scénographie : Jean-Michel Adam.       <br />
       Lumières : Denis Koransky.       <br />
       Création sonore : Alain Governatori.       <br />
       Tout public à partir de 10 ans        <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 26 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 11 h 55. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre du Roi René, 4, rue Grivolas, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 13 68 06 59.       <br />
       <a class="link" href="https://www.festivaloffavignon.com/spectacles/representations/5659-anatomie-d-une-actrice" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatreduroirene.com/" target="_blank">>> theatreduroirene.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-Anatomie-d-une-actrice-Quand-la-memoire-s-efface-le-theatre-devient-la-derniere-chance-de-verite_a4317.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Les Frères Sagot" "Normal, vous avez dit normal ? Comme c'est bizarre…" (Drôle de théâtre)</title>
   <updated>2024-03-27T12:12:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Freres-Sagot-Normal-vous-avez-dit-normal-Comme-c-est-bizarre-Drole-de-theatre_a3856.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/79160448-57370878.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-03-27T11:44:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Il était deux demi-frères, Jules et Luis… L'un, Jules, était né en France et, depuis sa naissance, avait bénéficié de l'amour d'une famille que l'on s'accorderait à dire "normale". L'autre, Luis, né au Mexique, avait été confié à sa naissance à une mère adoptive à haut potentiel toxique, avant d'être adopté en France par la famille Sagot. Devenus frères comme pas deux, complices à la ville comme au plateau, leur témoignage scénarisé est le résultat de leur désir à l'un et à l'autre : faire spectacle de leur histoire d'amour fraternel.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79160448-57370878.jpg?v=1711538128" alt=""Les Frères Sagot" "Normal, vous avez dit normal ? Comme c'est bizarre…" (Drôle de théâtre)" title=""Les Frères Sagot" "Normal, vous avez dit normal ? Comme c'est bizarre…" (Drôle de théâtre)" />
     </div>
     <div>
      Sur le plateau du Studio de création du TnBA, deux hommes en costumes noirs impeccables, chemise blanches et nœuds papillons, se détachent sur fond d'un dédale de briques de béton cellulaires, vestiges erratiques d'archéologies personnelles restant à explorer. En fond de scène, un immense tableau noir révèle des inscriptions soigneusement calligraphiées par Luis. Pendant que les spectateurs s'installent, les deux en sont déjà à &quot;se renvoyer la balle&quot; joyeusement… une balle de tennis, l'un des hobbies de Luis.       <br />
              <br />
       Une annonce liminaire nous prévient que l'un des comédiens souhaite que les portables soient éteints, l'autre pas. D'autre part, à la demande du second, le terme handicap sera remplacé dans le spectacle par un mot commençant par la même lettre, &quot;h&quot; comme hélicoptère. Puis Luis prend la parole pour présenter son frère comédien. Jules lui rend la pareille en disant à son tour quelques mots sur la qualité de cuisinier de son alter ego. Communion des altérités, hors de toutes hiérarchies normatives.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79160448-57370881.jpg?v=1711538157" alt=""Les Frères Sagot" "Normal, vous avez dit normal ? Comme c'est bizarre…" (Drôle de théâtre)" title=""Les Frères Sagot" "Normal, vous avez dit normal ? Comme c'est bizarre…" (Drôle de théâtre)" />
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      Lorsque la lumière se fait sur Jules, le micro amplifie sa voix pour faire entendre comme en voix off la genèse de l'existence de Luis… Il nous parle alors du vent chaud qui souffle sur Oaxaca, la ville mexicaine de sa naissance… De ses yeux clos sur le monde, lui qui, après avoir été abandonné, fut séquestré par une première mère adoptive le cloitrant pendant plus d'un an dans une pièce sans fenêtres… Des troubles de la personnalité dont il a hérité… Mais si, enfant, Luis ne savait pas ce qu'était un double abandon, dans sa tête, il imaginait déjà le fil d'Ariane susceptible de le guider vers la sortie du dédale où l'existence avait voulu l'enfermer. Ce soir, suspendue aux cintres, la piñata mexicaine – recouverte d'un tissu blanc enveloppant un temps révolu – ne sera garnie que de douceurs et éclairera la scène…       <br />
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       Lorsque l'aîné des Sagot s'apprête à parler encore et encore des traumatismes vécus par son jeune frère, celui-ci l'interrompt, gentiment, mais fermement, lui signifiant clairement son refus d'entendre plus longtemps cette version désespérée de son enfance. Depuis, n'a-t-il pas développé de très nombreux talents ? Et ce sont d'eux, et seulement d'eux, qu'il entend parler… Porteur d'une joie contagieuse et animé par une énergie irradiante, il oppose à la conception standardisée d'une normalité triste sa conception positive de l'existence – une norme enviable – faisant accoucher ainsi devant nous, témoins plus que spectateurs, le concept de normalité polyphonique, une normalité revue et corrigée au travers de son regard étonnamment libre.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79160448-57370922.jpg?v=1711538180" alt=""Les Frères Sagot" "Normal, vous avez dit normal ? Comme c'est bizarre…" (Drôle de théâtre)" title=""Les Frères Sagot" "Normal, vous avez dit normal ? Comme c'est bizarre…" (Drôle de théâtre)" />
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      Jules, ainsi invité par son frère à abandonner le registre ancien des &quot;pré-jugés&quot;, demandera à Luis d'évoquer ses belles compétences. D'abord une mémoire prodigieuse… si vous lui confiez votre date de naissance – et démonstration est faite en direct ! –, il peut vous en donner le jour, son cerveau étant cadastré selon le plan d'une ville postcoloniale, les quartiers anarchiques en périphérie. Puis le don d'interprétation… de la chanson de Joe Dassin au refrain éloquent <span style="font-style:italic">&quot;Et si tu n'existais pas/Je me sentirais perdu/J'aurais besoin de toi&quot;</span> ; une déclaration d'amour en live entre les deux frères, empruntant pudiquement les mots du chanteur populaire. Ce qui les lie, c'est la vie devant soi et rien ne pourra endiguer cet élan qui les relie l'un à l'autre.       <br />
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       Autre compétence avérée, l'amour de la cuisine acté par la recette, ô combien savoureuse, du jaune d'œuf cuit devant nous par coagulation sur des allumettes géantes, le tout relevé d'un morceau de piano de Chopin interprété avec tout autant de talent. On pense inévitablement à Nicolas, le cuisinier fabuleux de Colin dans &quot;L'Écume des jours&quot; de Boris Vian, et le goût de ses recettes surréalistes nous revient à la bouche. Enfin, le don unique pour la lenteur, privilège de la tortue de la fable, un talent très précieux dans ce monde de la normalité énervée fonçant droit dans le mur de sa destruction.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79160448-57370925.jpg?v=1711538203" alt=""Les Frères Sagot" "Normal, vous avez dit normal ? Comme c'est bizarre…" (Drôle de théâtre)" title=""Les Frères Sagot" "Normal, vous avez dit normal ? Comme c'est bizarre…" (Drôle de théâtre)" />
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      L'amour, l'humour… et la gravité aussi lorsque Jules, lumières éteintes, évoque dans un silence retentissant la solitude de &quot;l'Homme-Hélicoptère&quot; exposé au regard suffisant des gens affichant avec fatuité le complexe de supériorité de la normalité, échos des imbéciles aliénés par le prêt à (non) penser, bêlant à l'unisson et se déplaçant en troupeaux. Lui aussi, Jules, renferme en lui un &quot;h&quot; minuscule, celui de la haine ressentie face à Dame Bêtise, représentante de la crétinerie drapée dans son sentiment de supériorité. Rarement un manifeste pour le droit au respect inconditionnel de chacun, contre l'ignorance crasse des gens dits normaux, n'a résonné avec autant de force. Une force décuplée par la sincérité palpable de son auteur épris d'amour pour celui auquel il accorde une confiance inaliénable.       <br />
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       L'amour, toujours l'amour, l'unique objet de la quête de Luis qui lui reste encore à parachever, lui qui déplore qu'à l'école on ne lui ait pas appris à aimer, lui qui rêve à vingt-sept ans de devenir père… Aussi, quand sur l'air et les paroles de &quot;L'été Indien&quot;, Luis invite à danser une jeune femme du premier rang, on se met, nous aussi, à rêver… ravi de cette parenthèse artistique &quot;extra-ordinaire&quot; où art de la scène se conjugue avec vérité humaine.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79160448-57371015.jpg?v=1711538649" alt=""Les Frères Sagot" "Normal, vous avez dit normal ? Comme c'est bizarre…" (Drôle de théâtre)" title=""Les Frères Sagot" "Normal, vous avez dit normal ? Comme c'est bizarre…" (Drôle de théâtre)" />
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      Jules Sagot (du Collectif &quot;Les Bâtards dorés&quot;, bel hommage à tous les bâtards du monde…), en totale complicité avec son frère Luis, nous offre là un moment théâtral &quot;hors normes&quot; où les étiquettes pré-écrites, rangeant chacune et chacun dans des cases (comme le ferait un organisateur de pilules), valsent à qui mieux mieux sous les manifestations de leur humanité joyeuse, une humanité sensée, affranchie des préjugés enfermant, éclatante de liberté… Merci à Jules et Luis d'avoir été ces passeurs de &quot;l'a-normalité normale&quot; dessillant les yeux des idiots normaux… que – à notre corps défendant – nous pouvons être parfois.       <br />
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       <b>Vu le jeudi 21 mars au Studio de création du TnBA, Bordeaux.</b>
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     <div><b>"Les Frères Sagot"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79160448-57371016.jpg?v=1711538684" alt=""Les Frères Sagot" "Normal, vous avez dit normal ? Comme c'est bizarre…" (Drôle de théâtre)" title=""Les Frères Sagot" "Normal, vous avez dit normal ? Comme c'est bizarre…" (Drôle de théâtre)" />
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      Création 2024.       <br />
       Texte : Jules Sagot et Luis Sagot.       <br />
       Mise en scène : Jules Sagot.       <br />
       Avec : Luis Sagot et Jules Sagot.       <br />
       Collaboration à la mise en scène : Alba Gaïa Bellugi, Manuel Severi.       <br />
       Création sonore : John Kaced.       <br />
       Régie générale : Alexandre Hulak.       <br />
       Création lumière : Marine Le Vey.       <br />
       Construction : La Charpente – Amboise.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
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       <b>Représenté du mardi 19 au samedi 23 mars 2024 au Studio de création du TnBA à Bordeaux.</b>       <br />
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       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">2 avril 2024 :</span> Chapelle des Réparatrices, Pau (64).
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